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Let the bad times roll + John

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Jaya, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : ultraviolences (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3 (Amanda - Richard/Deborah - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1810
POINTS : 3204
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 43 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa. C'est grâce à elle qu'il garde la tête hors de l'eau.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension de six mois.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


MessageSujet: Let the bad times roll + John Jeu 12 Avr - 16:27


Let the bad times roll

John & Thomas


> La suspension rendait fou Thomas. Où plutôt le fait de ne rien faire de ses journées. Il n’était définitivement pas habitué. Tous les matins, c’était pareil. Eléa partait à son cabinet, Deborah allait à la fac et Jaime à l’école, laissant un grand vide dans une maison atrocement silencieuse. Et un Thomas totalement désœuvré et forcément sujet à des idées négatives... Au début, il avait bien essayé de mettre ce temps libre à profit et de tirer le meilleur de sa situation. Il avait réparé tout ce qu’il y avait à réparer dans la maison, il s’était occupé du jardin, de la voiture, de la paperasse en retard… Mais toutes ces tâches n’avaient été que temporaires et vite achevées. A présent, les journées s’étiraient interminablement sans qu’il n’ait l’envie de rien faire, si ce n’était boire. A quoi bon se retenir maintenant qu’il était devenu parfaitement inutile ? Qu’il était en plein déshonneur ? Il avait besoin d’un but, d’un idéal pour avancer et présentement, il n’en a pas. La déprime le ronge, s’imprégnant dans les petits détails. Par exemple, il se lève de plus en plus tard, car au moins quand il dort, il ne pense à rien et réduit le temps où il s’ennuie. C’est pathétique mais c’est à son image actuelle… En ce mardi, il se lève d’ailleurs à 11h30, passant un vague jogging avec l’idée de s’abrutir toute la journée devant la télé. Sa nouvelle routine en somme.

Sauf que des circonstances extérieures en décident autrement. Son téléphone sonne, et pour une fois, ce n’est pas Eléa mais un de ses collègues qui l’appellent pour savoir où il a mis les procès-verbaux d’un dossier. Rien de passionnant, si ce n’est la fin de la conversation et une plaisanterie que lui lance son interlocuteur. « En tout cas, c’est sûr que tu manques à au moins une personne ici. L’architecte n’arrête pas de demander après toi. A croire qu’on est pas assez bien pour lui ! Et il est d’un chiant depuis qu’il a la jambe dans le plâtre. » « Ah bon, tu sais ce qu’il lui est arrivé ? » Demande Thomas, sincèrement intéressé et content d’avoir des nouvelles de l’extérieur. Ce qui était bien, c’est que son collègue lui en donnait en n’utilisant aucun nom, ce qui était véritablement primordial pour la personne dont ils étaient en train de discuter. En tout cas, quand il raccroche, il a un enfin un but : il va aller rendre visite à ce fameux architecte en fin de journée, pour prendre de ses nouvelles et discuter un peu avec lui. Ça lui était sorti de la tête jusqu’à maintenant à cause de son audience et de tout le reste mais il y avait quelque chose dont il voulait lui parler.

Vers 18h, il franchit donc la barrière de chez John Harding, gravissant le porche pour sonner à la porte d’entrée. La porte met relativement longtemps à s’ouvrir et Thomas s’apprête à rebrousser chemin en pensant que le blond n’est pas là, quand tout à coup, celui-ci lui fait face. Le collègue du Weston ne lui avait pas menti, c’est bien une paire de béquille qu’il y a dans les mains de John et un énorme plâtre sur sa jambe. « Salut John ! ça va ? Je ne te dérange pas ? » Le salue t-il en lui tendant une main amicale. A force de le côtoyer dans le cadre de la mesure de protection dont John faisait l’objet, Thomas avait apprécié à l’apprécier et à le respecter. L’ancien mafieux semblait définitivement repenti et prêt à tout pour élever son fils de la meilleure des façons. Le flic n’avait donc aucune raison de lui tenir rigueur de son passé, comme certains de ses collègues le faisaient encore. Le Weston croyait aux secondes chances… « J’ai entendu dire que tu t’étais cassé la jambe alors je viens aux nouvelles ! Tu ne t’es pas raté, dis donc ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »


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❝ to my galaxy of women, thank you ❞ He needed to tell them.. what? That they were lovely and brave and better than anything he deserved. That he was twisted, crooked, wrong, but not so broken that he couldn’t pull himself together into some semblance of a man for them. That without meaning to, he’d begun to lean on them,  to abolutely need them near.


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ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Père célibataire un peu paranoiaque quant à ses relations.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Mar 17 Avr - 1:50

Life is very short, and there's no time
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So, I will ask you once again..
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John Harding n'avait pas une passion pour la police. Non pas que le corps de métiers n'avait pas d'utilité, attention. Les flics lui avaient sauvé la peau et il le reconnaissait volontiers. Mais ce n'était pas pour ça qu'il les tenait en une affection particulière. À la protection des témoins ils étaient plutôt cool, c'était leur boulot, l'humain, et puis John était tellement mal et désespéré qu'il aurait saisi n'importe quelle main tendue à ce moment là. Avec les flics de base, c'était autre chose. Ils voyaient Sonny O'Keefe, le petit mafieux, l'héritier de Shane O'Keefe. Une potentielle menace. La rédemption, ils n'y croyaient pas. Et comme John avait une patience assez limitée, démontrer en permanence sa bonne foi était un exercice qui n'avait pas tardé à l'agacer.

Heureusement pour lui, il y avait, coup de chance, un flic compréhensif au commissariat de Tenby. Il avait rapidement apprécié Thomas Weston. Les gens compréhensifs étaient rares. Ceux qui écoutaient et laissaient aux gens une chance encore plus, assez pour que Harding reconnaisse cette qualité à sa juste valeur.

Depuis quelques temps, cependant, il n'avait pas vu Thom Weston. Au départ, il ne s'en était pas vraiment formalisé. Avec son accident et le boulot, l'architecte n'avait pas imaginé qu'il s'agissait de quelque chose de grave. L'absence se prolongeant et personne ne voulant lui répondre (et l'intégralité du commissariat ayant décidé d'être peu aimable, ce qui l'incitait vraiment à faire de même), John avait commencé à se demander ce qu'il se passait. Il avait hésité à appeler Thomas ou même à passer chez lui, mais il ignorait si ça se faisait, ou s'il avait même le droit de le faire. Et quand bien même, il ne voulait pas déranger, ce qui était une constante inquiétude pour l'introverti total qu'il était.

Avec les quelques problèmes que lui causait Jack, il avait fini par oublier un peu la question. Il eut donc un peu de surprise quand, alors qu'il venait enfin de se poser en rentrant du boulot, quelqu'un sonna à la porte. Il grogna un peu, parce qu'il fallait qu'il traverse la maison avec ses béquilles, et qu'avec le bol qu'il avait, ça allait être quelqu'un qu'il n'avait pas envie de voir - type l'écrivain prétentieux de l'autre fois. « Si c'est vous, Haverford, je vous préviens, vous pouvez aller vous faire f...» Il s'interrompit en ouvrant la porte et en tombant sur Thomas Weston. « Thomas, salut ! Désolé, je pensais tomber sur quelqu'un d'autre, mais non, non, tu me déranges pas du tout. Comment tu vas, toi ? Ta fille ? Tu veux entrer ? Je t'offre un truc un boire, mais je te laisse te servir si tu veux te faire un café, moi ça me tue de rester debout.»

Le fait d'avoir mal et d'être immobilisé faisait ressortir son côté râleur. Il prit cependant le temps d'expliquer à Thomas, s'effaçant pour le laisser entrer dans la maison qu'il avait réaménagée et redécorée à son arrivée. « Oh, une connerie, j'ai fait visiter un chantier à un client et je suis tombé dans un escalier parce que je regardais pas ce que je faisais. Apparemment j'ai eu du bol d'éviter le traumatisme crânien, mais c'est galère. Rien que le fait de pas pouvoir conduire...»

Et ne pas pouvoir s'occuper correctement de Jack, livré à lui-même. Et être shooté aux anti-douleurs et ne pas pouvoir bosser correctement. « Et toi, alors ? Ça fait un moment que je t'ai pas vu au commissariat, t'es en vacances ? J'avais dans l'idée de t'inviter à un tournoi de bowling, mais avec ma jambe et comme je savais pas ni ça se faisait ni si t'aimais ça...» Il jeta un œil aux boissons. « Tu veux boire quoi ? Café, coca ? J'ai du thé glacé maison et des scones de ma secrétaire, aussi, je crois qu'elle m'a pris en pitié...» À vrai dire, il n'avait rien de plus à proposer, il fallait qu'il fasse des courses, mais il reportait à cause de sa jambe.

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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Jeu 26 Avr - 22:17


Let the bad times roll

John & Thomas


Thomas avait son petit speech tout prêt en tête, concernant ce qu’il allait dire à John et c’est sans doute pour cela qu’il n’avait pas prêté attention aux petits détails. Comme la porte qui s’était ouverte à la volée. En général, ça ne présageait jamais rien de bon.   « Si c'est vous, Haverford, je vous préviens, vous pouvez aller vous faire f...» Bien sûr, l’irlandais s’était arrêté dès qu’il avait reconnu le moustachu mais ce dernier avait tout de même eu le temps de saisir l’idée générale. Il esquisse un petit sourire, ne pouvant retenir une pique. « Et bien, je vois que tu continues à te faire des amis ! » Le flic n’est rien d’autre qu’amusé, peut être curieux de savoir qui est ce Haverford qui semble causer des ennuis à John. En tout cas, ce dernier se reprend bien vite, faisant tout à coup preuve de bien plus d’hospitalité. « Thomas, salut ! Désolé, je pensais tomber sur quelqu'un d'autre, mais non, non, tu ne me déranges pas du tout. Comment tu vas, toi ? Ta fille ? Tu veux entrer ? Je t'offre un truc un boire, mais je te laisse te servir si tu veux te faire un café, moi ça me tue de rester debout. » Le Weston avait dû laisser tomber son addiction à une certaine boisson et en avait de ce fait développée une nouvelle. Ses yeux s’allument donc quand il entend parler de caféine. « Pas grave ! C’est juste que je n’aimerai pas être ce Haverford… Et j’accepte avec plaisir de me faire un café. » Dit-il, en appréciant comme toujours l’humour de John. N’empêche que ce dernier a l’air d’effectivement souffrir, ce qui éveille bien entendu la compassion du flic. « Et je peux te préparer quelque chose aussi, si tu as besoin… »

Les détails pratiques amorcés, il peut répondre aux questions du Harding. « Ouais ça va merci… » Dit-il en haussant les épaules. Il ne voulait pas s’épancher mais il ne voulait pas non plus feindre un enthousiasme qu’il était loin de ressentir quant à son moral. En revanche, c’était plus facile quand il s’agissait de Deborah. « Et Deborah va très bien aussi. Pour tout te dire, elle rayonne, elle a été sélectionnée pour faire les championnats d’Europe. » Dit-il avec une fierté non dissimulée. « Et Jack, comment il va ? » C’était bien que John mette le sujet des enfants sur le tapis, parce que c’était entre autre un des sujets pour lequel Thomas était venu lui parler. Il n’en dit cependant pas plus pour le moment, attendant déjà de voir la réponse qu’il allait recevoir…. L’architecte s’efface ensuite pour laisser Thomas entrer, tandis qu’il raconte ce qu’il lui est arrivé à  la jambe. « Oh oui, c’est une sacré chute si tu as descendu une volée de marches ! C’est vrai que ça aurait être pu plus grave… Je suis content que ça n’ait pas été le cas. » Dit sincèrement Thomas. Bien qu’il ne veuille pas donner l’impression à John qu’il minimise ce qu’il lui est arrivé. Car comme celui-ci le précise, il galère vraiment au quotidien. « Oui tu dois être bloqué pour tout vu que tu as du mal à rester debout… N’hésites pas à me demander si tu as besoin que je te conduise quelque part ou que je fasse quelque chose pour toi. »

Thomas connait déjà les lieux et va doucement dans la cuisine tandis que John claudique derrière lui. Il s’approche de la cafetière et commence à examiner celle-ci pour voir comment elle marche. Ce qui est une bonne chose parce que derrière lui, John pose LA question qui fâche. Pourquoi ne voyait-on plus Thomas au commissariat ? Comme à chaque fois qu’il pense à sa situation, une émotion violente le traverse et son estomac se noue. Donc heureusement qu’il est de dos, il a le temps de reprendre le contrôle de lui-même. « Je ne suis pas en vacances… Quoi qu’on peut dire que j’ai été contraint de prendre un long congé… Je suis suspendu pour 6 mois. J’aurai pu te prévenir, désolé. » Dit-il en se retournant pour jauger la réaction de John. Il savait bien qu’il était inutile de mentir, il allait être absent longtemps et tout finissait toujours par se savoir par ici… Il était temps d’assumer. « C'est une super idée le bowling… On ira s’en faire un quand tu seras sur pieds. » Ajoute t-il ensuite naturellement, comme s’il ne venait pas de lâcher une bombe. Changer de sujet, ça lui allait parfaitement même s’il se doute que John aurait peut être quelques questions. En tout cas, pour le moment, lui, essaye de préserver le ton léger de la conversation et répond aux suggestions de son hôte quant à leurs boissons. « Comme tu le vois, je suis parti sur le café. Mais les scones iront à merveille avec. » Il sent un éclair de malice le traverser. « Ce n’est peut être pas de la pitié de la part de ta secrétaire, elle en pince peut être un peu pour toi. »



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ARRIVÉE À TENBY : 28/03/2018


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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Mar 1 Mai - 15:04


Life is very short, and there's no time
For fussing and fighting, my friend
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So, I will ask you once again...

Il fallait s'accrocher un peu pour vouloir fréquenter John Harding. Même lorsqu'il s'appelait encore Sonny O'Keefe, c'était quelqu'un d'assez distant et plutôt dur. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas les gens, c'était qu'on lui avait appris qu'exprimer ses émotions était une faiblesse - et de fait, dans le milieu où il avait grandi, ça l'était réellement - et qu'il se méfiait de la foule. Prompte à juger, à catégoriser, à moquer. Tout ce que Tenby pouvait être, ce qui n'aidait pas forcément Harding à devenir sociable, surtout quand des gens comme Stan Haverford lui tombaient dessus. Heureusement, ce n'était pas lui. Voir un visage ami le changeait, et Thom Weston devait bien être le seul à pouvoir le supporter grogner de cette façon là. D'un ton blasé, il répondit : « Je crois que personne n'aimerait être Haverford à part Stan Haverford lui même.» Malgré sa mésaventure avec l'écrivain, il était d'humeur à en rire. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu Thomas, et il voulait bien essayer de faire preuve d'un peu de sociabilité grinçante aujourd'hui. D'un ton moins sombre, il ajouta : « C'est un tocard prétentieux, tu perds rien. Il m'a fait une scène l'autre jour, c'est pour ça que j'ai moyennement envie de le revoir. » Il ajouta par la suite : « Je veux bien un café, ouais, c'est gentil. »

La conversation amorcée, elle reprit un ton plus normal. On se donna des nouvelles des uns et des autres. John remarqua un instant que Thomas n'était pas très prolixe lui-même sur sa situation, mais sincèrement impressionné par les performances de sa fille, il préféra commenter ce dernier point. « Oh les championnats d'Europe, woaw. Elle a un sacré niveau, ta fille, dis donc.» Même s'il n'y connaissait rien en escrime, le niveau européen, ça voulait dire quelque chose pour toutes les compétitions. Il aurait bien voulu être à ce niveau là en bowling, qu'il pratiquait depuis pas mal de temps en amateur. John haussa les épaules quand le policier évoqua Jack, répondant d'un ton nettement moins guilleret : « Hmf. Moyen, je dirais. Il me cause pas mal d'ennuis en ce moment. Haverford a pété un plomb parce qu'il y a rayé sa voiture. Ça ne méritait pas les insultes qu'il m'a envoyé à la gueule, il était vraiment à baffer, mais bon, ce n'est pas un incident isolé en ce moment...enfin, je fais avec. J'ai l'impression que c'est la crise d'adolescence qui me pète à la gueule, faut bien que je gère. »

De nouveau, un haussement d'épaules, avant de suivre le moustachu à l'intérieur. C'était entre autre pour ça qu'il voulait voir Thomas : Jack avait quand même failli balancer sa véritable identité en pleine cour de récréation, et maintenant, il avait du avouer une partie de la vérité à Keelin Harper. Au-delà, Harding savait que son fils n'allait pas totalement bien, mais ne voyait pas bien comment se sortir de cette situation par le haut. Il aurait bien voulu demandé conseil à Weston, mais par fierté, il avait aussi envie de s'abstenir. Ca sonnait comme un aveu d'échec en tant que père, et ça, il n'était pas prêt à l'admettre. Aussi il se contenta d'un sourire lorsque Thomas commenta son état de santé. Il appréciait la proposition, et se mit à rire avec bonne humeur : « Ils m'enlèvent le plâtre mi-mai, je crois, t'imagine pas à quel point j'ai juste envie de pouvoir reprendre la voiture. Mais c'est sympa de proposer, en tout cas. Si ça te dérange pas, j'aurais peut-être besoin d'un chauffeur pour aller à Swansea d'ici là. La plupart de mes clients me filent un coup de main, mais ça fait un peu loin pour eux... »

S'attaquer au frigo, sortir les scones, la confiture, tout ce nécessaire qui lui donnait l'impression d'être à une réunion tupperware - merci Tiffany, sa secrétaire, qui avait vraiment pensé à tout - était une sorte d'épreuve, qui demandait à John de lâcher une béquille sur deux, mais qui eut l'avantage de lui donner une contenance lorsque Thomas lui annonça qu'il était suspendu. John accusa le coup, surpris. Qu'est-ce que le flic avait bien pu faire pour que sa hiérarchie le suspende ? Ca n'arrangeait pas ses histoires, ces affaires là, en plus, même si de façon très honnête, même lui voyait ça de façon très accessoire. « Je vois... » Dit-il lentement, cherchant la bonne réaction, le bon moyen de réagir. « Je suis désolé de l'apprendre. Je suppose que ça doit être pénible à gérer. »

Il n'avait jamais été très doué pour exprimer de la compassion, même si comme là, il était sincère. Il installa les scones et les tasses sur la table de la cuisine, et s'assit, s'appuyant contre le mur, laissant enfin tomber les béquilles. « Oui, on se tiendra au courant. Parait que c'est le seul sport où je suis bon, c'est une plaie de même plus pouvoir jouer. » Quand il était arrivé ici, il avait vaguement songé à carrément ouvrir un bowling. Mais ça coutait trop cher, même pour John et même aidé par la protection des témoins. Il attaqua un scone avec amusement, se mit à rire en entendant Thomas suggérer que sa secrétaire avait peut-être un peu le béguin pour lui : « Tiff ? Nan, arrête, c'est tellement cliché...quoique remarque, on a le même âge, et je crois pas qu'elle ait quelqu'un. T'en penses quoi ? » Il parlait des scones, qui au demeurant n'étaient pas mal du tout. Puis d'un ton fataliste, il ajouta : « De toute façon, même si c'est le cas, c'est pas vraiment possible... »

C'était son lot commun, de mentir, mais John ne voulait pas s'engager dans une relation en mentant, et ça, ce n'était pas possible. Revenant à un sujet plus sérieux, il reprit la parole : « Je peux te demander pourquoi ils t'ont suspendu ? Je m'y connais un peu, depuis le temps, et t'es loin d'être un mauvais flic. » Ca aussi, il le pensait. Les flics pourris, ceux qui méritaient vraiment la suspension, ne ressemblaient pas à Thomas Weston.

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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Mer 9 Mai - 15:17


Let the bad times roll

John & Thomas


« Je crois que personne n'aimerait être Haverford à part Stan Haverford lui même. « C'est un tocard prétentieux, tu perds rien. Il m'a fait une scène l'autre jour, c'est pour ça que j'ai moyennement envie de le revoir. » Thomas laisse échapper un rire franc tandis que John lui donne les détails réclamés sur ce fameux Stan Haverford. Le flic voulait bien croire que l’écrivain était prétentieux. Déjà parce qu’il avait pleinement confiance dans le jugement de John mais aussi parce qu’il était personnellement convaincu, qu’effectivement, la célébrité pouvait vous monter à la tête. « Un scène carrément ? On a pas besoin d’une drama queen en plus à Tenby, on en a déjà suffisamment comme ça ! » Plaisante Thom dans la lignée de John tandis qu’ils se mettent d’accord pour aller boire un café à l’intérieur. En s’échangeant des potins et des nouvelles de leurs enfants autour d’une tasse de café, les deux amis vont sans doute avoir l’air de deux commères, voir de deux femmes au foyer désespérées mais Thomas s’en fiche. Il se rend compte qu’il est réellement content de retrouver John. Surtout que celui-ci reçoit les nouvelles concernant Debra avec l’enthousiasme qu’il faut. « Oh les championnats d'Europe, woaw. Elle a un sacré niveau, ta fille, dis donc.» Le Weston ne parvient pas un instant à faire preuve de modestie. « Oui, elle a toujours été douée et elle s’entraîne beaucoup. Donc je ne suis pas surpris, juste très fier. » Malheureusement, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes du côté du fils de l’irlandais, qui lui cause visiblement quelques soucis. D’ailleurs, c’est apparemment Jack qui est à l’origine de l’animosité entre son père et le fameux Haverford.

« Ah merde… En effet, ça n’a pas dû aider si l’autre est monté sur ses grands chevaux en plus. » Thomas reste indécis quelques instants, se demandant s’il doit dire autre chose à propos de l’incident et surtout si c’est vraiment sa place de faire plus de commentaires. Puis finalement, il se lance, se disant que s’il outrepassait ses limites, John ne manquerait pas de lui signaler. « C’est ça le problème, maintenant, ils font leur crises d’adolescence vraiment de plus en plus tôt. Il doit être en train de tester tes limites en multipliant les conneries. Ils sont fragiles à cet âge là et parfois, certains facteurs compliquent les choses. Je vois bien comme est Jaime depuis que son père est revenu… » Et bien entendu, pour John, les choses étaient encore plus complexes du fait de son statut de témoin protégé… En tout cas, puisque le sujet est lancé, Thomas peut mettre un peu plus les pieds dans le plat. « D’ailleurs, je voulais aussi un peu de parler de Jack et Jaime. J’ai pas réussi à savoir grand-chose mais j’ai l’impression qu’ils se sont brouillés, voir même qu’ils se sont battus… Jaime avait la lèvre fendue… Jack ne t’aurait pas dit quelque chose à ce propos ? » Normalement, le fils d’Eléa et celui de John étaient deux gamins sympas mais à la lumière de ce que Thomas et John venaient de s’avouer, les choses avaient pu dégénérer rapidement entre les deux gosses… En tout cas, le flic avait envie de tirer ça au clair…

Du point de vue de Thomas, les brouilles des enfants n’avaient pas d’impact sur les relations entre adultes et c’est tout naturellement qu’il s’inquiète ensuite de l’état de John et lui propose son aide pour le temps où il aura la jambe dans le plâtre. Et de manière surprenante, le Harding accepte plutôt spontanément. Thomas avait pensé qu’il aurait eu plus besoin d’insister. « Pas de soucis, tu as un chauffeur alors ! Mi-mai, ça va aller, ton calvaire est bientôt fini ! » Ajoute t-il pour tenter de lui remonter le moral. Il avait  aussi voulu dire qu’il avait plein de temps devant lui pour l’aider mais ça l’aurait amené à expliquer pourquoi… Bien que malgré tout, le sujet vient quand même sur le tapis et qu’au final, le Weston est obligé d’annoncer sa suspension. Logiquement, John avait remarqué qu’il n’était plus en service… Le blond reste muet quelques instants, cherchant sans doute la bonne chose à dire. Thomas compatissait avec tous ceux qu’il plaçait dans cette situation chaque fois qu’il annonçait la nouvelle, car il n’y en avait pas forcément… Et pourtant, John s’en sort bien. « Je vois...  Je suis désolé de l'apprendre. Je suppose que ça doit être pénible à gérer. » Finit-il par dire tandis qu’il s’installe à la table de la cuisine tant bien que mal après y avoir installé les scones. « Merci… Et en effet, ce n’est pas facile… » Murmure Thomas en prenant à son tour place  à table le temps que le café finisse de couler.

D’un côté, il aurait voulu s’épancher auprès de John maintenant que celui-ci était au courant de sa situation mais il y avait toujours cette foutue honte de l’autre, cette incapacité à assumer son geste. A partir de là, toutes les diversions sont bonnes à prendre et le Weston ne s’en prive pas. Il commence déjà par attaquer un scone avant de faire dévier la conversation tout d’abord sur une éventuelle partie de bowling quand John sera guéri puis sur un éventuel béguin de la secrétaire de ce dernier pour lui. Evidemment, le principal intéressé repousse immédiatement l’idée. « Tiff ? Nan, arrête, c'est tellement cliché...quoique remarque, on a le même âge, et je crois pas qu'elle ait quelqu'un. T'en penses quoi ? »  Thomas a un petit sourire quand il lui répond. « Les scones sont délicieux, ce qui fait déjà une autre qualité pour cette fille, en plus de sa gentillesse à ton égard. Et puis, tu apprendras mon cher que les clichés existent bien pour une raison, c’est justement parce qu’ils se produisent trop souvent qu’on parle de clichés…. » Quand on y réfléchissait, John et lui étaient déjà deux clichés ambulants à eux seuls… D’un côté, le mafieux irlandais repenti et de l’autre, le flic ripou alcoolique… « De toute façon, même si c'est le cas, c'est pas vraiment possible... » Finit de toute façon par conclure John avec un air triste. Thomas secoue la tête. « C’est vrai que tu as une situation particulière mais ça ne veut pas dire non plus que tu dois arrêter de vivre complètement… »

Un petit silence s’installe entre les deux hommes, seulement interrompu par le bruit du café qui coule. Le temps pour John de réfléchir à ce que vient de dire Thom ? Ou le temps de réfléchir à autre chose ? Sans doute la seconde possibilité car les mots qui sortent ensuite de la bouche du blond n’ont rien à voir avec les talents en pâtisserie de la fameuse Tiffany. « Je peux te demander pourquoi ils t'ont suspendu ? Je m'y connais un peu, depuis le temps, et t'es loin d'être un mauvais flic. » Thomas délaisse son scone quelques instants et regarde John avec une certaine émotion. Ça le réconfortait de savoir que quelqu’un pouvait encore penser qu’il était un bon flic. Le fait que John soit si choqué de sa suspension lui mettait du baume du cœur. Et c’est sans doute pour ça qu’il finit par répondre sincèrement. « C’est gentil de penser ça… Hélas, je l’ai été. Un mauvais flic. J’ai vu rouge avec un suspect et je l’ai malmené. Un gamin en plus. Il a menacé de faire des trucs à Debra… Et l’instant d’après, je lui pointais mon flingue dessus. J’ai merdé dans les grandes largeurs. Je suis entré dans son jeu. Et aujourd’hui, c’est moi qui en paye les conséquences. »

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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Mar 22 Mai - 23:34

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John pouvait s'apercevoir en direct qu'il vieillissait. Ça s'entendait à ses sujets de conversations. Il n'avait jamais eu beaucoup d'amis mais avec les rares personnes avec qui il s'entendait bien, il avait pu autrefois passer des heures à parler de tout et n'importe quoi, de la politique à l'architecture. Maintenant, il le voyait bien, ça tournait autour des gamins, de la vie professionnelle, des nouvelles de ce que chacun devenait... C'était peut-être ça être adulte. Se rencontrer sur ce qui comptait vraiment. Et finalement, qu'est-ce qui comptait vraiment à part les enfants ?

Là-dessus, John avait parfois l'impression de nager en eaux troubles et sa foutue situation n'aidait absolument pas. Thomas pouvait peut-être l'aider là-dessus, après tout sa fille était plus vieille que Jack, il avait peut-être un peu plus d'expérience. D'autant que là, ça dépassait vraiment les simples bêtises d'un ado rebelle dans sa période classique de révolte. « Je me demande si on dépasse pas la crise d'adolescence. Enfin, il est allé menacer ses copains au collège en leur balançant des trucs sur sa mère...ça le tracasse, je vois bien, mais je sais pas très bien quoi faire. Faut que j'arrive à joindre la protection des témoins, maintenant...»

Il se serait volontiers dispensé de l'explication de texte à Keelin Harper, franchement. Jack se mettait en danger lui même en faisant ça. Il fallait qu'il lui explique, et puis bien sûr John savait qu'il ne pouvait pas toujours éviter le sujet de l'absence de sa mère. « Sérieusement, j'ai du expliquer une partie de la vérité à une de ses profs, et lui parler de Nell. C'est safe pour elle ? Je veux dire, je lui ai pas parlé de mon identité ni rien, mais j'ai quand même du lui expliquer que la mère de Jack était une junkie. Je voudrais pas qu'il lui arrive un truc alors qu'elle y est pour rien et qu'elle a jamais entendu parler de Sonny O'Keefe...»

C'était tout John : derrière ce caractère bourru d'ours mal léché, il s'inquiétait bien plus des gens qu'il en avait l'air. Même chose pour le fils d'Eléa, la compagne de Thomas. « Oh c'est pas vrai...non, il ne m'en a pas parlé. Sa prof m'a dit qu'il avait tendance à faire des conneries au collège, il suit ses petits camarades pour pas être emmerdé...je pensais pas que ca prenait de telles proportions. »

Et surtout, comme il n'avait aucune confiance en lui, John était mortifié. Thomas allait sans doute lui dire qu'il était un père catastrophique, un inrattrapable raté, dont le fils était également un cas désespéré. Pourtant il se battait vraiment pour que Jack suive une autre voie, et le jugement d'une des seules personnes qu'il considérait comme un ami comptait. Réellement.

Heureusement, ou malheureusement pour Thomas, il n'en fut rien. Ce fut avec soulagement qu'il passa à autre chose, et il fut finalement content que Thom lui propose de lui servir de chauffeur - il ne semblait pas décidé à l'accabler, ce qui soulagea l'architecte, et il se sentit obligé de préciser : « C'est seulement si ça ne te dérange pas, hein. Je veux pas t'emmerder, tu dois avoir mieux à faire que de servir de taxi...» Au vu de la révélation que lui fit Thomas par la suite, John se mit à en douter. Au final il n'était pas mécontent d'avoir accepté cette proposition. Ça aiderait peut-être le Weston à se changer les idées. S'il était suspendu, il devait tourner en rond comme un lion en cage, une situation qui ne convenait pas aux gens actifs.

Il se doutait que ce n'était pas un sujet facile pour Thomas, alors Harding le laissa faire diversion, quitte à être la cible d'une blague sur sa relation avec sa secrétaire. « Ouais mais à ce point, quand même...on dirait un mauvais remake de Love Actually, c'est pas possible ! » John se mit à rire, mais ne tarda pas à reprendre un air grave. « Non, mais...je m'imagine pas mentir à quelqu'un en permanence à propos de ce que je suis. Et puis révéler ça à quelqu'un c'est juste...enfin ce serait dangereux en soi, et puis totalement awkward. T'imagines un peu ? "En fait, faut que je te dise, John Harding, c'est même pas mon vrai nom et tu sors avec un repris de justice" ? Je me ferais plaquer en moins de deux...»

Ils étaient beau, tous les deux, à ressasser leurs malheurs et à être désespérés pour des situations qui finalement n'auraient peut-être pas été si insurmontables s'ils avaient accepté de l'aide ou pris du recul. Cependant, la situation de Thomas ne manqua pas d'étonner John. « Mais euh... c'est tout ? C'est pour ça qu'il t'ont suspendu, vraiment ? » Vraiment, ça ne correspondait pas au comportement d'un flic pourri : « Je suppose que n'importe quel parent aurait réagi de la même façon, ils ont jamais eu de gosses ou quoi ? Fin j'aurais fait pire, moi, sans doute, mais je suis pas un modèle, je veux bien avouer...»  Il se permettait le trait d'humour parce qu'il était lucide sur lui-même. John savait ce qu'il valait, mais il tentait aussi de remonter comme il pouvait le moral du flic. « T'es pas un flic pourri, Thomas. Ni même un mauvais flic. Je les connais, moi, j'ai joué dans le même camp qu'eux, et tu leur ressemble pas beaucoup. T'as peut-être déconné, mais t'es trop dur envers toi-même. » Il secoua la tête, attrapa des tasses. Le café était passé et il poussa une tasse pleine vers le policier. « Qu'est-ce que je devrais dire, moi, si toi t'es un salaud...»

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PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension de six mois.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Dim 3 Juin - 12:49


Let the bad times roll

John & Thomas


Thomas avait des problèmes mais il n’était pas le seul. Le fils de John lui donnait visiblement beaucoup de fil à retordre puisque comme le lui explique le Harding, en plus d’avoir abîmée la voiture de Stan Haverford, il mettait leur nouvelle identité en danger. Le Weston émet un sifflement destiné à manifester son inquiétude quand il entend que Jack a dit des trucs sur sa mère à certains de ses camarades et qu’il a même dû mettre une prof dans la confidence. « Si tu as juste dis que c’était une junkie, elle ne risque rien je pense… La question la plus importante est de savoir si elle est fiable. Et si elle ne va pas essayer de creuser ou de vous aider. C’est quoi son nom ? » Malgré ces mauvaises nouvelles, le flic essaye de ne pas être pas alarmiste car il voit bien que tout cela angoisse John. « Et oui… Il faut à tout prix que tu joignes le bureau et que tu leur dises sans rien omettre tout ce que tu viens de me dire. Ils seront aptes à décider s’il y a un vrai danger ou pas… » C’était la chose à dire mais Thomas  a hésité. Notamment parce que s’il y avait effectivement un danger, John changerait à nouveau d’identité et de coin, et ils ne se verraient plus… « Est-ce que tu as réussi à avoir une conversation avec Jack ? A savoir ce qui se passait dans sa tête ? Les choses sont toujours très compliquées entre Deb et moi mais on arrive toujours à rendre les choses plus simples quand on communique… » Le moustachu n’en rajoute pas plus sur l’incident avec Jaime. Car celui-ci n’a pas pris de trop grandes proportions et car il comprend désormais que ça fait parti d’un problème bien plus épineux qu’une querelle entre deux gamins.

Et Thomas prouve vite qu’il n’est pas rancunier, se proposant d’être le chauffeur de John quand il en aurait besoin. Ça lui serait aussi bénéfique, lui permettant de sortir de chez lui et d’arrêter de broyer du noir… Bien que pour le moment, il n’en broie pas. C’est même plutôt le contraire puisqu’il plaisante avec John à propos de sa secrétaire. « Attends… Tu as vu Love Actually ?! Mais comment ? Pourquoi ? » Thomas regarde le blond d’un air interdit et faussement horrifié. « En tout cas, c’est sûr que si tu présentes les choses comme ça, elles vont fuir. » Dit-il pour continuer à le taquiner. Mais il retrouve vite son sérieux quand il voit que les plaisanteries à propos de la secrétaire renvoient l’irlandais à un sujet sensible. Il délaisse son scone quelques instants pour poser une main réconfortante sur l’épaule de John. C’est vrai que si un jour il tombait amoureux, il serait confronté à un sacré dilemme : mentir ou mettre en danger l’heureuse élue…   « Je comprends… C’est vraiment un problème sans bonne solution… Mais  je ne sais pas, ça me paraît tellement injuste d’imaginer que tu doives renoncer à toute vie amoureuse. Cette nouvelle vie, c’est ta seconde chance, tu devrais pouvoir la vivre à 200%... » Murmure Thomas, concerné. C’était important d’avoir quelqu’un à vos côtés. S’en serait-il seulement sorti sans Eléa ? Il connaissait la réponse avant même de poser la question.

En tout cas, John est aussi prompt à prendre son parti que lui à prendre le sien. Il s’insurge vite du motif de suspension de Thomas, qu’il trouve un peu léger. « Je lui ai quand même pointé mon flingue sur sa tête… J’étais tellement en colère… Ils ne peuvent pas laisser armés des flics qui n’arrivent pas à se contrôler. Et puis le père du gamin est riche et déterminé alors il fallait faire un exemple…Et puis, j’avais déjà un passif alors ils m’attendaient au tournant. » Dit-il pour les détails techniques. Mais le Harding est aussi déterminé et il entreprend d’expliquer à Thom pourquoi selon lui il  ne pouvait pas être qualifié de mauvais flic. Ce sont des mots touchants, importants. Lexia et Eléa avaient déjà entrepris de lui montrer qu’il n’était pas un flic pourri mais l’entendre de la bouche de quelqu’un qui avait fréquenté des mafieux et des ripoux donnait une autre dimension à cette assertion. « Merci de le penser… Vraiment… Merci. » Dit-il en attrapant la tasse de café que John venait de pousser devant lui. Il était réellement touché. Si seulement il pouvait croire ce qu’il venait d’entendre facilement. Mais c’était plus facile d’apprécier la valeur des autres que la sienne, comme le montre la suite de la conversation. « Et pour ce que ça vaut… Tu n’es peut être pas un modèle mais tu n’es pas un salaud non plus… Tu as fais des mauvais choix mais ils ne te définissent pas. Surtout maintenant que tu as eu le courage de recommencer et de faire autrement… Comme je l’ai dit, il faut croire aux secondes chances. Tu as changé, sinon tu ne raisonnerais pas comme ça… Et n’oublie pas que moi aussi, je peux faire des comparaisons. Je vois assez de salauds chaque jour pour ça. Et tu ne leur ressembles pas non plus. » Dit-il en usant de la propre stratégie de John pour le rassurer. Finalement, il avait bien fait de passer ici aujourd'hui, visiblement ils avaient tous les deux besoin de parler.

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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Lun 30 Juil - 23:19

Life is very short, and there's no time
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Sa situation était infernale. Il ne pouvait pas mentir à son gosse éternellement. Mais il ne pouvait pas non plus prendre le risque de tout raconter à Jack et qu’il raconte tout autour de lui. John se maudissait de s’être mis dans une situation telle qu’il ne pouvait même pas faire confiance à son fils. Et la preuve, c’est que maintenant, c’était alerte rouge vu qu’il avait expliqué des choses à ses camarades. John poussa un soupir un peu désespéré : même Thomas, malgré ses paroles rassurantes, affirmant que ça ne poserait pas problème s’il n’avait pas raconté toute l’histoire, semblait inquiet, ce qui n’était pas de bon augure. Il eut une grimace en répondant à la question du policier, attrapant de la confiture d’orange pour accompagner les scones. « Keelin Harper, tu dois la connaitre. » John émit un rire jaune, sans joie aucune : « La conseillère municipale que tout le monde adore, toujours prête à filer un coup de main... »

Sur le plan de la sécurité pure, ça n’aurait pas pu être pire. Mais d’un autre côté, il s’inquiétait pour elle. Justement parce qu’elle avait essayé de l’aider, d’abord, ce dont il lui était malgré tout reconnaissant. Et ensuite parce qu’en dehors de toutes ces considérations, John l’aimait bien en tant que personne. « Elle m’a assuré qu’elle n’en parlerait pas, et je veux bien la croire, mais bon, la plupart du temps, une simple révélation involontaire ça peut suffire. Je ne voudrais pas être emmerdé, ni qu’elle le soit elle... Puis je voudrais pas non plus que ça se sache, quand je vois le délire que les gens font pour la marche des fiertés, j'imagine pas pour un ancien mafieux.»

Voilà pourquoi il voulait s’adresser au bureau directement, comme ça ils pourraient l’aider un peu. Et peut-être qu’ils se diraient enfin que ça serait plus facile de le faire disparaitre dans une grande ville plutôt que dans un trou comme celui-ci. Quoique John regretterait des gens s’il partait, comme Thomas, Keelin Harper, ou encore sa secrétaire. Mais il en avait vu des vertes et des pas mures, et il savait que dans sa situation, parler, ça devenait souvent rapidement dangereux, et il ne voulait pas prendre de risque. « Non, il me dit rien, tu sais. C’est un taiseux, comme moi, Jack. Il parle pas. Je sais qu'il faudrait que je lui explique, hein. Mais je sais pas si c'est pas jeune...il a le droit de grandir sans subir les conséquences de mes actes aussi. »

Parce qu'il y en avait toujours et qu'il ne pouvait pas y échapper. Boire un café avec quelqu'un d'amical, déconner, se marrer, lui permettait d'éviter d'y penser. « Si tu répètes à qui que ce soit que je regarde ce genre de conneries et que je suis fleur bleue, ce qui est totalement le cas, t'es mort, Weston. » Thomas était de ceux avec qui il pouvait se permettre de rire. C'était rare à Tenby : John ne faisait pas confiance au ramassis de pipelettes de la ville, ni à leur coté intrusif. Ou alors il assumait mal sa timidité naturelle. De toute façon, il ne pouvait pas trop se permettre de faire mieux. Quand ils revinrent sur les relations amoureuses, John sourit d’un air triste. « Une deuxième chance, ou une punition. J’ai pas été en prison, mais...tout se paye. J’y échappe pas non plus. » Et la punition, c’était de ne jamais être en paix, de toujours se retourner pour voir si son père n’avait pas envoyé quelqu’un lui courir après, et de rester tout seul parce qu’il ne pouvait pas, pas plus qu’il ne voulait, imposer cette vie à quelqu’un.

Pour lui, il n’y avait pas grand-chose à y faire. Pour Thomas, c’était différent. « Bah, c’est vrai, après tout. »[ Il lui adressa un sourire bourru. « Ils n’ont pas été très compréhensifs, et tout le monde peut faire des erreurs. Et sans doute que tout le monde, dans la même situation, aurait fait pareil. » Lui le premier. « Fin, si t’as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver. Jambe dans le platre ou pas, d’ailleurs. » Il le regarda avec curiosité : « Tu t’ennuies pas trop, d’ailleurs ? Et euh...ta fille se pose pas de questions ? » Jack s’en serait sans doute posé à la place de Deborah, mais il n’avait pas le même âge. Il imaginait bien que ça devait être difficile à gérer, et peut-être que Thomas n’avait même pas abordé le sujet. Pourtant, il serait sans doute arrivé à l’expliquer, tout comme il parvenait à être un peu rassurant avec lui. « Je fais ce que je peux. Pour Jack au moins. Moi, ça me suivra toute ma vie, quoique je fasse. J’essaie juste, pas d’être un mec bien, juste...quelqu’un. Même être un type moyen sans rien d’extraordinaire, c’est mieux que ce que j’étais avant. » Il baissa les yeux vers son café. « Sont définitivement pas mal, les scones. » Histoire de passer à autre chose.

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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Dim 16 Sep - 13:04


Let the bad times roll

John & Thomas


« Keelin Harper, tu dois la connaitre. La conseillère municipale que tout le monde adore, toujours prête à filer un coup de main... » John rit jaune et Thomas comprend aisément pourquoi. A vrai dire, il se joint même à lui. Lui-même aurait préféré que John lâche un nom de professeur qu’il ne connaissait pas. Ça aurait voulu que ce dernier était discret, effacé… Alors que la description qui venait d’être faite de Keelin était exacte. Le flic se rappelait bien de cette jolie brune pleine de caractère, qui n’hésitait jamais à ce battre pour le bien être de la ville ou de son prochain… « Elle m’a assuré qu’elle n’en parlerait pas, et je veux bien la croire, mais bon, la plupart du temps, une simple révélation involontaire ça peut suffire. Je ne voudrais pas être emmerdé, ni qu’elle le soit elle... Puis je voudrais pas non plus que ça se sache, quand je vois le délire que les gens font pour la marche des fiertés, j'imagine pas pour un ancien mafieux.» On aurait dit que John essayait de se rassurer à voix haute en même temps qu’il les rassurait tous les deux. « Elle me semble être une femme de parole en tout cas… Et oui, peut être que c’est un risque pour vous deux… Mais maintenant que le mal est fait… Au moins, tu as quelqu’un à qui parler un peu. Je veux dire en dehors de tes grands amis les flics. » Complète Thomas en essayant de voir du positif dans tout ça et tente même une blague pour désamorcer les inquiétudes du Harding qui en est même à déjà imaginer la réaction des gens si sa véritable identité et sa véritable histoire étaient découvertes. Le moustachu grimace. Il ne pouvait pas affirmer que les gens seraient tolérants, il savait d’avance que ça ne serait pas le cas. « C’est vrai qu’ici, les gens peuvent être… étroits d’esprit. J’ai une amie qui avait fait de la prison, lorsque ça s’est su, elle a vraiment souffert. Je ne sais pas comment elle a trouvé la force de s’accrocher et de rester ici… »

La conversation revient ensuite sur celui qui en était à l’origine, Jack. Aussi taiseux  que son père selon ses propres dires. « Deb et moi, on est pas les rois de la communication non plus mais je te jure que parfois, ça fait du bien… Visiblement, Jack est dans une période compliqué et tu devrais essayer de lui faire dire ce qu’il ressent. Il est certes trop jeune pour connaître toute la vérité mais il l’est aussi pour tout garder pour lui. Enfin, à mon avis. C’est ton fils, tu le connais mieux que moi. » Dit Thomas d’une voix douce. Il donnait ce conseil avec beaucoup d’humilité, sans chercher à rallier John à tout prix à son point de vue. Et pour cause, il détestait qu’on lui dise comment élever sa fille. Il n’allait pas faire la même chose aux autres… Les mots suivants de Thomas sont bien plus légers car les deux amis partagent un moment inattendu de légèreté quand l’architecte fait une confession plutôt surprenant au flic. Ce dernier part d’un grand éclat de rire malgré les menaces de mort de John. « Même si je le répète, personne ne me croire jamais… ça colle tellement pas à ton profil… Comme quoi, il faut savoir se défaire des clichés parfois. » John pourrait bien entendu compter sur son silence vis-à-vis des tiers. En revanche, quand ils seraient les deux, il ne le lui lâcherait pas les baskets de sitôt. « Et alors, The Notebook, c’est ton préféré ? » Demande Thomas faussement sérieux.

L’hilarité du Weston se calme quand ils en viennent à parler de sa suspension  mais son humeur ne s’assombrit pas pour autant. Et ça, c’est grâce à John qui lui répète que tout le monde peut faire des erreurs, qu’il aurait réagit pareil. Le blond a l’air de le soutenir à 100% et c’est réconfortant. Tout autant que lorsqu’il lui répète que s’il a besoin de quoi que ce soit, il sera là pour lui, plâtre ou pas. Thomas lui jette un long regard reconnaissant. « Merci… J’apprécie. Vraiment. » Autant la proposition que le reste… John lui demande ensuite s’il ne s’ennuie pas trop lorsqu’il est à la maison et si Deb ne posait pas trop de questions. C’est la première fois que quelqu’un lui pose la question mais il n’a pas besoin de réfléchir trop longtemps à sa réponse. « Si c’est horrible… Ça me bouffe d’être à la maison à ne rien faire… Au début, je me suis dit que je ferai des trucs, des petits travaux, du sport et tout mais la plupart du temps, je finis devant la télé à attendre qu’Eléa sorte du travail… C’est plutôt pathétique. » Il hausse les épaules, un peu honteux. Il n’aurait sans doute pas avoué ça à John s’il n’avait pas eu une conversation aussi profonde avant. C’était comme si leurs malheurs récents renforçaient leur connexion.

« Quant à Deb, j’ai de la chance, elle est pas mal occupée avec les championnats d’Europe qui se rapprochent. Entre les entraînements et la fac, elle n’est pas beaucoup à la maison. Mais je pense qu’elle ne tardera pas à se rendre compte de quelque chose, j’avais tendance à faire beaucoup d’heures avant, là je suis souvent à la maison… » Mais si ça n’arrivait pas, il serait content aussi. Le pire dans toute cette histoire, ça serait sans doute d’avouer ce qu’il avait fait à sa fille. Il avait honte rien que d’y penser… Pour cela, il devrait peut être s’inspirer de John. Les mots de l’ancien mafieux trouvent un écho tout particulier chez le flic. « Je fais ce que je peux. Pour Jack au moins. Moi, ça me suivra toute ma vie, quoique je fasse. J’essaie juste, pas d’être un mec bien, juste...quelqu’un. Même être un type moyen sans rien d’extraordinaire, c’est mieux que ce que j’étais avant. » Thomas hoche la tête, admiratif devant ce réalisme, devant cette acceptation d’une situation compliquée et ce désir d’avancer quand même. Il aimerait toutefois trouver d’autres mots pour réconforter John car ça restait déprimant mais le principal intéressé lui coupe l’herbe sous le pied. « Sont définitivement pas mal, les scones. » Le Weston a l’impression de comprendre le message et de l’approuver. Ils avaient assez parlé de trucs déprimants pour une seule journée. Ce n’était pas une mauvaise idée d’aller sur un terrain moins glissant. « Tu m’étonnes ! Garde cette secrétaire précieusement, surtout. » Dit-il en attrapant justement un nouveau gâteau.

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❝ to my galaxy of women, thank you ❞ He needed to tell them.. what? That they were lovely and brave and better than anything he deserved. That he was twisted, crooked, wrong, but not so broken that he couldn’t pull himself together into some semblance of a man for them. That without meaning to, he’d begun to lean on them,  to abolutely need them near.


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ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans (20 avril)
CÔTÉ COEUR : Père célibataire un peu paranoiaque quant à ses relations.
PROFESSION : Architecte, ancien mafieux placé sous programme de protection des témoins
REPUTATION : Il est discret, cet homme là. C'est tout de même bizarre, on dirait qu'il fuit les gens...et puis un père qui élève tout seul son fils, ce n'est pas banal. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.


Wearing the inside out
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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Lun 24 Sep - 23:48


Life is very short, and there's no time
For fussing and fighting, my friend
I have always thought that it's a crime
So, I will ask you once again...

Maintenant que le mal était fait...Oui, Thomas avait raison, mieux valait relativiser, il n'y avait pas grand chose à faire d'autre, de toute façon. C'était quand même une situation difficile, mais sans doute que l'affronter seul, même si John aurait largement préféré procéder de cette manière, au final. Mais il s'était lui même fourré dans une situation complexe alors il supposait que c'était aussi sa punition, de devoir gérer des choses comme ça. Surtout qu'il avait de son propre chef décidé de donner un autre tour à sa relation avec Keelin Harper. " Eh ouais. Désolé de vous faire des infidélités, les gars." Cette fois, il le prenait sur le ton de l'humour, mais franchement, vu l'inimitié que pouvaient déployer les forces de l'ordre à son égard, Thomas étant clairement une exception, si c'était sûr, John avouait qu'il préférait largement parler à Keelin Harper. "De toute façon, j'ai pas vraiment le choix, maintenant, je lui ai proposé de boire un verre avec moi pour la remercier de m'avoir filé un coup de main." Il se mit à rire de façon plus naturelle, avant d'ajouter avec franchise. "Je l'aime bien, mais bon, me connaissant, je vais bien réussir à la faire fuir, avec mes manières d'ermite. Le problème sera réglé si elle veut plus jamais me voir comme ça."

Vrai, il avait parfois du mal avec les relations sociales. Heureusement, parfois, que Tiff se chargeait des clients pour lui, et de l’aspect communication. Il arrivait plutôt correctement à gérer son cabinet d’architecte, parce que John était plutôt doué en tant que praticien, mais clairement, l’aspect humain n’était pas son favori. Ca se sentait même dans ses relations avec son fils. L’adolescence n’aidait certainement pas, cela dit. « Je pense que t’as raison. » John secoua la tête, avec un léger sourire : « Putain, personne m’avait préparé pour la crise d’adolescence. C’est rude. » Surtout dans ce contexte là, qui n’aidait absolument pas. La sienne n’avait pas ressemblé à ça non plus, mais après tout, c’était dans un contexte de guerre civile qu’elle s’était déroulée. Mais s’il voulait éviter que son propre foyer se transforme en champ de bataille, il allait falloir que John prenne sur lui, au moins qu’il essaie. Et il le ferait sans trop rechigner. Il voulait ce qu’il y avait de mieux pour Jack, parce qu’il avait eu un sale type en guise de père et qu’il ne voulait pas être ce type là pour son fils. Alors il allait essayer de suivre le conseil de Thomas. Et faire ce qu’il pouvait.

On verrait bien. La conversation du policier l’aidait à relativiser et à penser à autre chose, et clairement, il était content de recevoir la visite de Thom, même si ce n’était que pour parler film et comédies romantiques idiotes. « Eh, qu’est-ce que tu crois, même les ex-mafieux vont au ciné. Mon père adore les comédies musicales. Imagine un boss de la mafia irlandaise en train de regarder Les Misérables. Plus aucune crédibilité non plus. » Il se marrait, mais c’était bien le seul trait un peu drôle de son père, la seule chose qui le rendait un peu humain. Ca et son amour pour le dessin et l’art – c’était ce qui l’avait rapproché de sa mère et la seule chose qu’ils avaient en commun. Il secoua la tête, faussement indigné par le jugement de Thomas sur les comédies romantiques : « Nan, les meilleures comédies romantiques sont avec Hugh Grant, cherche pas, Ryan Gosling est pas vraiment drôle. La meilleure c’est définitivement Coup de foudre à Notting Hill. »

La conversation pourrait continuer de façon plus détendue, mais évidemment, chaque sujet est grave et on dirait que les scones sont un appel aux confidences. John ne pouvait que compatir au malheur de Thomas : quand il attendait que le bureau lui trouve une nouvelle identité, il était coincé dans un appartement, tout seul, pendant que Jack allait à l’école sous haute protection, et il tournait en rond comme un lion en cage. « Tu auras peut-être repris avant, non ? Si elle a ses compétitions, elle ne s’en rendra peut-être pas compte. » La conversation continua de façon assez sérieuse, à propos de lui, et de ses erreurs. Il faisait ce qu’il pouvait pour les rattraper, ce qu’il expliqua pragmatiquement à Thomas. Mais assez de trucs déprimants comme ça. Il eut soudain une idée qu’il s’empressa d’exposer à son ami. « Au fait, vous avez un jardin ? Parce que, si tu veux un truc pour t’occuper, sinon, je peux te filer quelques plantes. » John était fier de son jardin, qui était tenu au cordeau. Enfin, qui le serait de nouveau quand il serait sur pied. Il en avait déjà parlé à Thomas, et ajouta : « Ou sinon, tu peux venir me filer un coup de main. J’arrive encore à entretenir les plantes de la véranda et à tailler, mais bêcher et tout, c’est au dessus de mes forces. Ca t’aiderait peut-être. En tout cas je trouve ça pas mal, en général, pour se vider la tête et se détendre un peu. Je te montrerai ça à l'occasion. »

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Are we lost

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PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension de six mois.
REPUTATION : La famille Weston s’agrandit ! Il se murmure que ce cher Thomas a un nouveau neveu et un nouveau gendre... Inutile de vous préciser qu'il ne se réjouit que pour un des deux...


MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John Mar 2 Oct - 20:01


Let the bad times roll

John & Thomas


" Eh ouais. Désolé de vous faire des infidélités, les gars." Sauf que ça allait plutôt bien à Thomas si John faisait ces infidélités avec une femme qui semblait aussi honnête que jolie. A vrai dire, il se réjouit carrément quand John lui explique qu’il a proposé à Keelin Harper d’aller boire un verre. « Il faudra que tu me racontes ! » Réplique alors le flic sincèrement intéressé avant de contredire le Harding qui continue à faire preuve d’autodérision. « Je n’en serai pas si sûr que toi… Les femmes adorent les hommes mystérieux, taciturnes et solitaires. Paraît qu’elles trouve ça sexy ! » Le Weston note bien que John a carrément avouer « bien l’aimer » en parlant de la conseillère municipale mais il ne le taquine pas sur ce point pour ne pas le braquer. « Mais si tu l’aimes bien, à toi de faire en sorte qu’il y ait d’autres verres. Tu peux quand même te faire quelques amis… » C’était quelque chose que Thomas avait déjà remarqué chez les personnes qui subissait le programme de protection des témoins : la solitude les abattait autant que la peur d’être tué ou retrouvé. Il se disait que John avait bien le droit de s’entourer s’il faisait preuve de prudence… De toute façon, rien n’était simple dans cette vie imposée par le programme, surtout quand un enfant était impliqué. Les deux hommes parlent donc longuement de Jack avant que la conclusion qu’en tire John fasse sincèrement rire Thomas. « Putain, personne m’avait préparé pour la crise d’adolescence. C’est rude. »   « Même préparé, je ne pense pas que tu puisses lutter, c’est le pire phénomène que la nature n’ait jamais crée. » Souffle t-il en écho.

L’ex-flic et l’ex mafieux ont de la légèreté à revendre. Sans en être forcément conscients, ils s’apaisent momentanément l’un et l’autre, en parlant profondément comme ils le font puis en plaisantant comme deux gamins cinq minutes plus tard. Thomas part d’un nouveau rire homérique quand John lui dit d’imaginer que son père est fan des Misérables avant d’écouter avec ahurissement le sérieux de la réponse du blond à propos de sa pique sur les comédies romantiques. « Nan, les meilleures comédies romantiques sont avec Hugh Grant, cherche pas, Ryan Gosling est pas vraiment drôle. La meilleure c’est définitivement Coup de foudre à Notting Hill. » « Et bien c’est noté, à l’avenir, je sais à qui je pourrai demander conseil quand je voudrais impressionner Eléa. » Il se voyait déjà organiser une petite soirée surprise avec un bon DVD. Ils avaient besoin tous les deux de se détendre. « Et je suis d’accord avec toi pour Ryan Gosling, lui je ne sais pas ce qu’elles lui trouvent toutes. » Quoique si le Weston continuait à devenir fou à force de tourner en rond chez lui, il se mettrait peut être à regarder les films du bellâtre de désespoir. L’inactivité le tuait tout comme le fait de n’avoir rien dit à sa fille sur sa situation, comme il finit par l’expliquer à son confident du jour.

« Je crois que oui, je pourrai faire en sorte qu’elle ne se rende compte de rien. » Opine le Weston lorsque John fait remarquer que la saison des compétions se terminera pas de sitôt et qu’il aura sûrement repris avant. « Mais je sais que ce n’est pas « bien » de ne pas lui dire la vérité. Je n’arrête pas de lui reprocher de ne pas être plus ouverte sur sa vie mais il faut que j’en fasse autant s je veux que ce soit équitable. » Sauf que bien entendu, il redoutait le jugement de sa fille plus que celui de tous les autres. Elle pensait déjà qu’il était un mauvais père, il ne voulait pas qu’elle pense en plus qu’il était un mauvais flic. Un mauvais homme tout court. Alors encore une fois, il est heureux et reconnaissant que John lui offre une diversion plus que bienvenue pour refouler ce dilemme le plus loin possible. « Au fait, vous avez un jardin ? Parce que, si tu veux un truc pour t’occuper, je peux te filer quelques plantes. Ou sinon, tu peux venir me filer un coup de main. J’arrive encore à entretenir les plantes de la véranda et à tailler, mais bêcher et tout, c’est au dessus de mes forces. Ca t’aiderait peut-être. En tout cas je trouve ça pas mal, en général, pour se vider la tête et se détendre un peu. Je te montrerai ça à l'occasion.» Le Weston ne s’était jamais imaginé pouvoir avoir la main verte mais il y réfléchit sérieusement pendant que John développe son idée. Il faut dire que ce dernier parvient à le lui vendre vraiment bien en quelques mots. « Ouais, on a un jardin mais il est plutôt en mauvais état… Le truc, c’est que je ne suis pas sûr d’être doué pour ça… Mais du coup, je pourrai peut être venir t’aider avec le tien et voir si ça m’intéresse. Et si c’est le cas, on fera le mien. Un passe-temps qui me vide la tête, c’est tout ce que je demande. Oui, je veux bien essayer. » Effectivement, une activité physique, exigeante mais potentiellement gratifiante si ses efforts portaient ses fruits, pouvait être exactement ce dont il avait besoin. Et même si le jardinage s’avérait ne pas être son truc, il pourrait au moins bénéficier de la compagnie de John, parce que celle-ci lui faisait du bien aussi, c’était indéniable. Il était content de lui avoir rendu visite aujourd’hui, d'avoir pu faire preuve de légèreté mais aussi d'avoir pu se confier à cet homme qu’il estimait décidément de plus en plus. Son moral était sensiblement remonté et ce n'était pas seulement imputable aux scones, même si ceux-ci aidaient clairement aussi.

(c) DΛNDELION

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MessageSujet: Re: Let the bad times roll + John

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Let the bad times roll + John

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