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Ripe dreams, pipe dreams (Thomas)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; brendan ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
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RAGOTS PARTAGÉS : 2281
POINTS : 4300
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 20 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime et un homme pas de son âge (mais chut)
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : un aimant à drama, cette jeune fille



MessageSujet: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Lun 2 Avr - 18:54

If I was dying on my knees
You would be the one to rescue me


« Tiens, garde ça précieusement jusqu'au mois de juin ! Oh et super entraînement aujourd'hui. Continue comme ça. » La jeune femme prend l'enveloppe que lui tend son maître d'armes et elle voit à l'intérieur son billet d'avion pour la capitale de la Serbie. Son visage est fendu d'un sourire qu'elle ne peut réprimer et elle lit encore et encore les quelques informations écrites sur le billet.

Il y a des jours avec et des jours sans. Aujourd'hui, Deborah se sent étrangement bien et c'est peut-être la première fois que ça lui arrive depuis que son petit-ami l'a trompée. Elle s'est remise de la rupture, elle a repris sa vie en main et elle se concentre sur sa passion de toujours : l'escrime. Passion qui se concrétise de plus en plus et elle en a la preuve dans les mains. Depuis quelques mois déjà, elle sait qu'elle va participer aux Championnats d'Europe d'escrime, mais elle n'en a parlé à personne, comme si elle avait peur que ça lui porte malheur si quelqu'un venait à apprendre qu'elle allait s'envoler pour la Serbie d'ici quelques mois. Etant majeure, elle n'a plus besoin de la signature d'un parent pour l'autoriser à partir à l'étranger. Elle peut faire ce qu'elle veut et elle pourrait garder le silence encore longtemps si elle le voulait. Toutefois, elle ne veut pas que sa participation reste un secret indéfiniment, d'autant plus qu'elle a très envie de partager sa joie avec ses proches. Peut-être aussi qu'elle a envie de prouver que tout son travail paye et que toutes les journées qu'elle passe à s'entraîner ne sont pas vaines. D'ailleurs, elle compte bien rentrer de ce championnat avec une médaille à son nom.
Dans sa main droite, elle a les billets d'avion que son maître d'armes lui a donné alors qu'elle quittait le gymnase et elle a encore du mal à réaliser qu'elle va vraiment vivre l'un de ses rêves. Elle a déjà fait des compétitions à l'étranger, mais jamais de compétitions aussi importantes. Si tout se passe bien, ce sera son ticket d'entrée pour toutes les grandes compétitions et enfin, les Jeux Olympiques auxquels elle rêve d'assister depuis son plus jeune âge.

Elle sort de la gare et remonte le chemin jusqu'au domicile familial. Sur le chemin, la jeune femme s'arrête au restaurant chinois qu'elle avait appelé un peu plus tôt pour commander de la nourriture à emporter. Elle récupère sa commande et elle arrive à la maison quand son père est déjà là. Depuis qu'elle est à la fac, la jeune femme rentre de plus en plus tard de ses entraînements d'escrime et aujourd'hui ne fait pas exception à la règle. Ainsi, elle est affamée et elle n'a qu'une envie quand elle arrive à l'intérieur : manger. « La bouffe est prêêêêêêête. » Crie-t-elle depuis le hall d'entrée. Elle avait prévenu le policier qu'elle ramènerait de quoi manger mais elle a certainement oublié de mentionner que c'est de la nourriture asiatique. Elle lance son sac de sport dans un coin de l'entrée et elle dépose les deux paquets sur la table de la salle à manger avant d'aller chercher des couverts parce qu'elle sait éperdument que son père ne saura pas manger avec des baguettes et parce qu'elle a elle aussi un peu de mal même si elle n'est pas prête à l'avouer. « Ça va ? Bonne journée ? » Demande-t-elle, laconique, en s'asseyant à table en même temps que son paternel. Elle sait qu'elle doit lui dire qu'elle va partir en Serbie prochainement et pour ne pas qu'elle ait d'échappatoire et qu'elle se défile, elle pose sa lettre de sélection parfaitement bien pliée à côté d'elle. Elle tendra le bout de papier à son père quand le moment sera venu.

_________________

 

❝ Did my best to exist just for you ❞

My mind was lost in translation and my heart has become a cold and impassive machine. I won't let you control my feelings anymore and I will no longer do as I am told, I am no longer afraid to walk alone.


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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Jaya, Eleanor, Rhys & Trystan
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TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(Aloy - John - Debra)
A venir : Eléa - Amanda - Lexia
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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa. C'est grâce à elle qu'il garde la tête hors de l'eau.
PROFESSION : Flic, présentement suspendu pour 6 mois.
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Sam 7 Avr - 19:49

And if you were drowned at sea
I'd give you my lungs
so you could breathe

Un blâme qui resterait indéfiniment inscrit sur son dossier. Six mois de suspension. Deux ans de mise à l’épreuve. Et sans doute plus aucune chance d’avancement… Les longues semaines d’attente avaient pris fin et les sanctions concernant le faux pas de Thomas étaient finalement tombées. Il s’en sortait bien, compte tenu de la gravité des faits. Il s’en sortait bien tout court. Car contre toute attente, il n’avait pas replongé dans l’alcool. Il était fermement soutenu par deux des femmes de sa vie. Chacune à leur façon, Lexia et Eléa lui permettait de garder la tête hors de l’eau. Lexia l’avait beaucoup aidée à préparer l’audience. Elle l’avait contraint à se défendre, à se battre et à ne pas se laisser couler au nom de la culpabilité. C’était sans doute grâce à la discussion à cœur ouvert qu’il avait eu avec elle qu’il avait eu envie de se défendre et que ses sanctions étaient aussi clémentes… Puis Eléa avait pris le relais, assurant sans doute la partie la plus difficile. Car privé de son métier, qui se trouvait être également une véritable raison de vivre pour lui, le Weston était coincé à la maison, désœuvré, son seul loisir étant de ressasser ses idées noires ou son envie de boire. Heureusement la Fawkes s’arrangeait pour être à ses côtés le plus souvent possible ou pour lui téléphoner quand elle ne pouvait pas être là. Et elle déployait des trésors de patience et de douceur face à l’humeur de dogue dont il faisait preuve parfois. Elle était véritablement son roc dans ce moment difficile…

Quant à la troisième femme de sa vie, il avait tout fait pour la préserver de cette tempête, ne lui disant rien de la situation. Il était facile de donner le change avec Deborah. Occupée par ses propres problèmes, son cursus à la fac et surtout par sa carrière sportive, elle n’était pas beaucoup à la maison et rentrait plutôt tard le soir. Elle n’avait aucun moyen de remarquer que son père ne partait plus la journée. Quant à son humeur sombre, il la modérait en présence de sa fille. De toute façon, elle ne s’intéressait pas plus que ça à lui. Souvent encore, il avait l’impression de n’être qu’obstacle à ses projets, ou un vieil emmerdeur… « La bouffe est prêêêêêêête. » Celle qui occupe justement ses pensées fait tout à coup une entrée fracassante et il sursaute vivement sur le canapé en entendant sa voix dans l’entrée. Il n’avait pas remarqué qu’il était si tard. Cela voulait dire qu’il n’avait rien fait depuis 16h30, l’heure à laquelle Deborah lui avait un sms pour le prévenir qu’elle rapportait à manger… « Bonjour à toi aussi… J’arrive. » Dit-il à voix haute, se rendant dans la cuisine sans plus attendre. De ce côté-là, il pouvait admettre qu’ils avaient fait des progrès. Au moins, ils prenaient leurs repas ensembles le soir et le fait que Deb soit allé à chercher à manger était un effort de sa part, il le savait. Tout comme le fait qu’elle soit en train de mettre la table. En revanche, il fronce les sourcils en sentant l’odeur qui flotte dans les airs et en remarquant le logo sur les sacs posés sur la table. Il n’était malheureusement pas un grand fan de nourriture asiatique. « Moi qui rêvait d’un bon steak… » Marmonne t-il donc en prenant place à table.

Debra fait de même, lui demandant comment il allait et s’il avait passé une bonne journée. Ça aussi, c’était un progrès, il le savait. « Oh tu sais la routine… Et toi ça va ? » S’il avait été dans son état normal, il aurait remarqué l’enveloppe qu’elle venait de déposer à côté de son set de table. Ou mieux, il aurait remarqué son regard pétillant. Les pères étaient censés voir ce genre de choses. Mais en raison du contexte, il était incroyablement distrait ces derniers temps, et il  ne voit rien. « Merci d’être allé chercher à manger au fait. » Dit-il en regrettant quelque peu sa réplique de tout à l’heure. Voulant se rattraper et faire preuve de bonne foi, il ouvre donc une barquette en plastique et parvient à garder un visage impassible quand une odeur qui ne lui ouvre pas du tout l’appétit lui frappe les narines. « Qu’est-ce que tu nous a pris de bon alors ? » Demande t-il en attrapant d’instant un petit pot de sauce dans les sacs. Il sait qu’il va en avoir besoin pour couvrir le goût de ce qui est probablement…du chou. Malheureusement, comme dit précédemment, il était distrait et le pot de sauce s’échappe de ses mains, se renversant sur le set de table de Deborah et ce qui est posé dessus. C’est seulement là qu’il voit le morceau de papier, désormais gorgé de sauce soja. « Meeerde… Je suis désolé. »

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❝ to my galaxy of women, thank you ❞ He needed to tell them.. what? That they were lovely and brave and better than anything he deserved. That he was twisted, crooked, wrong, but not so broken that he couldn’t pull himself together into some semblance of a man for them. That without meaning to, he’d begun to lean on them,  to abolutely need them near.


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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Ven 13 Avr - 1:32

If I was dying on my knees
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Ils s'installent à table et Deborah n'attend pas plus longtemps pour prendre un des cartons en face d'elle. Son estomac est à deux doigts de gargouiller, elle le sent et elle préférerait éviter une telle situation. À l'intérieur de sa boite, elle trouve des raviolis au porc et aux légumes qui pourraient encore plus lui ouvrir l'appétit si elle n'était pas déjà aussi affamée. Elle attrape une fourchette. « Oui, ça va. » Maintenant qu'elle s'apprête à manger, elle ne pourrait aller mieux et un sourire de contentement se fige sur ses lèvres dès qu'elle prend sa première bouchée. Ça fait du bien et pour la première fois depuis longtemps, Deborah a l'impression que tout va pour le mieux. Elle est loin de se douter des pensées sombres de son paternel et encore moins d'imaginer qu'il n'a pas travaillé depuis quelques jours. « De rien. » Elle a presque l'impression d'être une adulte, une vraie. Comme si être allée chercher de la nourriture à emporter était une lourde responsabilité. « Alors, là, tu as pris les champignons chinois sautés avec des légumes. Moi j'ai des raviolis au porc et aux légumes avec du gingembre et dans le dernier, je t'ai pris du poulet aux noix de cajou. » Sur le moment, elle avait l'impression d'avoir fait de bons choix, mais quand elle voit la moue du policier, elle se met à questionner son jugement. Probablement que son envie inconsciente de nourriture asiatique a pris le dessus.
L'escrimeuse continue de piocher dans ses raviolis et elle se dit qu'elle pourra parler de ses projets sportifs d'ici quelques minutes, une fois que la conversation sera lancée et qu'ils auront bien mangé. Tout passe mieux avec la panse remplie, pas vrai ? Oui, Deborah aurait voulu attendre encore un peu, mais malheureusement, les choses ne se passent jamais comme on les prévoit alors elle est forcée d'improviser quand sa lettre se retrouve gorgée de sauce soja. « Non non non non non non !!!! » Elle ignore complètement son géniteur et elle attrape le rouleau d'essuie-tout afin d'absorber le plus rapidement possible tout le liquide du papier. « Putain… » Elle jure, serre les dents et continue d'essuyer autant qu'elle le peut. L'encre sur le papier a coulé et il y a quelques passages qui sont à présent illisible.
Pour elle qui avait en tête de donner la lettre à son père pour qu'elle n'ait rien à dire et qu'il apprenne la nouvelle en lisant… C'est raté. Elle soupire et le regarde. « Tu aurais pu faire attention… » Une pointe de déception perce dans sa voix.

Ce n'était pas comme ça qu'elle avait prévu de faire son annonce, mais tant pis, elle n'a pas vraiment d'autres choix. « Bon ben… Ce papier que tu viens de détruire… C'était ma lettre de sélection pour un championnat, au mois de juin. » C'est la première fois qu'elle l'annonce à voix haute et elle s'attendait à avoir plus d'entrain. Comme quoi, il suffit d'une seconde pour changer la tournure des événements. Elle tamponne une dernière fois la lettre et elle la tend finalement au policier. « Je vais participer aux championnats d'Europe d'escrime. » Qu'elle ajoute maintenant qu'il a la lettre dans les mains et qu'il peut lire les quelques informations encore lisibles. « C'est en Serbie. » Encore heureux qu'elle n'avait pas posé ses billets d'avion sur la table sinon ceux-ci se seraient également retrouvés attaqués par la sauce soja.

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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Dim 22 Avr - 22:01

And if you were drowned at sea
I'd give you my lungs
so you could breathe

« Oui, ça va. » Une réponse automatique sur laquelle il était difficile de rebondir mais de toute façon, la priorité de Deborah ne semblait pas être de faire la conversation. Elle dévore d’un bel appétit un plat qui semble lui convenir à elle, signe que son entraînement et sa journée de fac lui avait ouvert l’appétit. L’appétit était un concept plus compliqué ces derniers temps pour le Weston, et les choses n’allaient pas s’arranger face à cette nourriture qu’il ne portait pas dans son cœur. Il essaye toutefois de ne pas trop ronchonner là-dessus, conscient que ça serait vraiment méchant de saper le moral de sa fille alors qu’elle faisait des efforts pour leur relation. D’ailleurs, quand il la remercie d’être allée chercher à manger, elle a l’air on ne peut plus fière. « De rien. » Avant ça l’aurait fait sourire mais ce soir, il n’était définitivement pas dans son assiette. Si on pouvait se permettre une expression aussi ironique. « Alors, là, tu as pris les champignons chinois sautés avec des légumes. Moi j'ai des raviolis au porc et aux légumes avec du gingembre et dans le dernier, je t'ai pris du poulet aux noix de cajou. » Toujours cette fierté quand elle lui débite le menu. Mais au moins, le moral de Thomas remonte sensiblement quand elle annonce le contenu de la boîte qu’il n’avait pas encore ouverte. « Du poulet, je peux me débrouiller avec ça ! C’est une valeur sûre, le poulet. » Le flic ou plutôt le flic en suspension n’était pas très moderne pour un tas de sujets et la nourriture était l’un d'eux. Il aimait les plats classiques, encore plus quand ils étaient à base de viande. Il n’était pas très aventureux pour le reste…

Cependant, il y avait aussi peu de choses qu’il ne ferait pas pour Deborah et il se dit qu’il va tenter de manger les légumes pour lui faire plaisir. Il veut juste les asperger de sauce pour atténuer le goût fade de certains d’entre eux. Hélas, en essayant d’attraper les pots, il fait une catastrophe et inonde le set de table de Debra et tout ce qui se trouve dessus. Il a à peine le temps de se demander si le papier qu’il vient de ruiner est important que la réaction de l’adolescente l’éclaire immédiatement. « Non non non non non non !!!!  » Elle tente d’essuyer le carré de papier blanc du mieux qu’elle peut, non sans laisser échapper un tonitruant juron au passage. Dans d’autres circonstances, Thomas aurait peut être dit quelque chose mais là, il ne peut pas, alors qu’il avait lui-même juré et que de toute façon, c’était lui le fautif. Deborah ne se prive d’ailleurs pas de lui faire comprendre. « Tu aurais pu faire attention… » Le mal-être qu’il traîne sans cesse revient avec plus de force tandis qu’une lame d’auto-dégoût le transperce. Combien de temps encore, allait-il continuer à tout faire de travers ? « Je suis désolé… Vraiment. Je n’ai pas fais exprès. » Les hommes ne pleuraient pas mais la voix de Thomas est aussi éraillée qu’il est penaud. Il était à bout, et ce petit incident mettait en exergue tout ce qui n’allait pas dans sa vie actuellement.

Déception et colère se lisent sur le visage de sa fille, qui continue à tenter de sauver son papier avec l’obstination qui la caractérise toujours. Et finalement, elle lui annonce de quoi il retourne. « Bon ben… Ce papier que tu viens de détruire… C'était ma lettre de sélection pour un championnat, au mois de juin. » Donc, c’était effectivement important, rajoutant au malaise du policier. Elle lui tend le papier qui ressemble plus à un chiffon qu’autre chose mais par soucis de ne pas augmenter les griefs de la jeune femme à son égard, il fait mine de le lire. Aussi difficile que ça puisse être. Heureusement, Debra lui donne l’information cruciale à voix haute. « Je vais participer aux championnats d'Europe d'escrime. » Sa voix est presque monotone, lé dépit de l’accident gâchant sans doute le bonheur qu’elle aurait dû avoir à annoncer cette grande nouvelle.  On dirait presque une actrice n'arrivant pas à trouver le bon ton pour sa scène. Toutefois, devant l’ampleur de la nouvelle, il parvient, pendant quelques instants, à oublier qu’il a tâché la précieuse lettre. « Mais ma chérie, c’est fantastique ! » Son ton sonne un peu faux, comme si lui était aussi un mauvais acteur. Pourtant, il ne veut pas gâcher ce moment précieux pour sa fille alors il essaye vraiment de remettre la scène sur la voie de l’entrain. « Tu en rêves depuis que tu es toute petite…Félicitations ! Ton coach doit être ravi. »  Les championnats d’Europe, était un premier pas vers les jeux olympiques. Ils le savaient tous les deux même si aucun des deux n’en parlait pour le moment. « Je savais que ton travail payerai mais wow quand même ! Tu passes dans la cour des grandes. »

Il se focalisait sur la bonne nouvelle, sachant que c’était précisément ce genre de nouvelles qui pourraient l’aider à sortir des ténèbres. Sa sœur allait avoir un bébé. Son bébé à lui allait devenir la championne qu’elle méritait de devenir… L’espoir n’était pas mort. « Comment tu te sens, toi ? » Demandes t-il alors. Connaissant la demoiselle, elle allait sûrement répondre un truc qui montrerait sa détermination mais c’était une nouvelle d’ampleur pour un jeune esprit et il voulait qu’elle se sente libre de partager son ressenti. Déjà, elle partage une autre information avec lui. « C'est en Serbie. » Il réfléchit quelques instants à tout ce que ça peut impliquer. Quoique, il était peut être un peu tôt pour penser aux détails pratiques, non ? « Et bien voilà, tu n’auras plus à te demander ce que tu vas faire pendant les vacances. Tu sais déjà comment tu y vas ? » Puis, il décide de terminer son mea culpa comme il se doit, car il trouvait qu’il avait été un peu léger. « Je suis d’autant plus désolé d’avoir tâchée ta lettre... »

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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Mer 2 Mai - 8:24

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D'une petite voix, son père s'excuse et elle est presque encline à le croire quand il dit qu'il est désolé. Pourtant, ses excuses ne changent pas le fait qu'il vient de détruire l'annonce de sa fille en détruisant ce bout de papier. Ce bout de papier que Deborah aurait bien voulu encadrer quelques semaines, le temps qu'elle revienne de ce championnat avec une médaille pour prouver sa participation et sa victoire. « Je me doute bien que tu ne l'as pas fait exprès. » Soupire-t-elle. Elle sait que même si leur relation n'est pas un exemple pour tous les autres pères qui vivent avec leurs filles, le policier ne cherche pas à lui nuire.
Ainsi, elle lui dit de quoi il en retourne sans l'entrain qui l'habitait depuis tout à l'heure, mais par chance, les félicitations de son père parviennent la lui décrocher un sourire. Elle baisse les yeux, soudain gênée et elle hausse les épaules avec nonchalance : un comportement qui ne traduit pas du tout ses pensées parce qu'au fond d'elle, la brune bouillonne de joie (et de peur, aussi). « Merci. Oui, McCall, est ravi. Il va venir avec moi. » Ca la rassure, d'ailleurs, de savoir qu'elle va passer cette semaine en Serbie avec son maître d'armes. Il pourra l'aider une dernière fois sur ses faiblesses et il n'aura personne d'autre à coacher. Elle l'aura pour elle toute seule et elle pourra bénéficier pleinement de ses enseignements. « Ça va… » Répond-elle, un peu mal à l'aise. « En fait, ça fait plusieurs semaines que je suis au courant… Mais je crois que je n'osais pas y croire encore. En dehors des licenciés du club, tu es le seul à savoir. Je ne l'avais jamais dit à personne. » Elle sent ses jambes trembler et se rassoit pour ne pas que son père s'en aperçoive.

Elle ressent à nouveau cette sensation qui lui donne beaucoup trop chaud et son coeur s'accélère considérablement. Elle sourit franchement et ose enfin regarder son paternel. « Oui, l'été va être chargé. Surtout que comme ça tombe en même temps que certains examens, j'ai dû faire une dispense alors je vais les passer en septembre. » C'est-à-dire qu'à son grand désespoir, la jeune femme va devoir continuer ses révisions pour la fac, et ce même pendant l'été. « D'ailleurs… Ca fait quelques semaines que je ne suis pas allée à la fac à cause de mes entraînements… Mais c'est pas grave, je vais rattraper dès que j'aurai le temps. » Elle se confesse avant que son père ne s'en rende compte par lui-même et peu importe si elle est majeure et que son inscription en temps que sportive de haut niveau l'autorise à ne pas venir en classe, elle préfère être honnête avec le flic. « J'y vais en avion. On y va quelques jours avant le début du championnat pour se familiariser avec les lieux et pour ne pas que je sois trop fatiguée à cause du voyage. McCall m'a donné mes billets tout à l'heure. C'est en les ayant en mains que je me suis dit qu'il fallait que je t'en parle. » Son sourire ne se décolle plus de son visage et à force d'en parler, elle se rend compte que c'est du concret, qu'elle va bel et bien aller en Serbie pour participer aux championnats d'Europe, en d'autres mots, qu'elle va commencer à réaliser son rêve en se rapprochant de son but ultime.

Aux dernières excuses de son père, la future championne sourit et relativise. Après tout, que la lettre soit détruite ne change rien au fait qu'elle va quand même participer à la compétition et qui sait, peut-être que ça la motivera d'autant plus à remporter une place sur le podium pour ramener une preuve de sa participation. « Merci… Mais ce n'est pas très grave, je suppose. » L'ambiance s'est à nouveau détendue et la Weston en profite pour reprendre quelques légumes. Sa faim est toujours aussi présente malgré l'excitation et elle profite d'être aussi enthousiaste pour faire une dernière proposition. « Je sais que tu es occupé avec le boulot et tout, mais si jamais ça te tente… Je pourrais peut-être demander à McCall de te prendre une entrée. »

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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Lun 21 Mai - 17:22

And if you were drowned at sea
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so you could breathe

« Je me doute bien que tu ne l'as pas fait exprès. » Admet Deborah dans un soupir. Et pourtant, elle ne fait rien pour réconforter son père ou lui faire comprendre que ce n’est pas si grave. Il reste donc avec son malaise, n’ayant pas son énergie habituelle pour chercher à se faire pardonner. Cependant, malgré cette fausse note, ou plutôt cet important couac, il reste largement de quoi se réjouir. Thomas félicite donc sa fille comme il le faut, posant toutes les questions nécessaires. C’est comme ça qu’il apprend qu’elle ne se rendra pas seule en Serbie. De quoi rassurer le Weston, qui sait combien sa progéniture  a besoin d’être encadrée, surtout quand elle est loin de la maison. « Oh c’est super si tu as ton coach avec toi. » Réplique t-il le plus neutrement possible pour ne pas qu’elle suive le cours de cette pensée. Le dialogue se rétablit fragilement après l’incident de la sauce soja et Debra accepte de livrer à son paternel son ressenti par rapport à la bonne nouvelle. Malheureusement, comme souvent l’accalmie entre ces deux là ne dure pas. Car ce qu’elle lui révèle à de quoi le faire bondir. « En fait, ça fait plusieurs semaines que je suis au courant… Mais je crois que je n'osais pas y croire encore. En dehors des licenciés du club, tu es le seul à savoir. Je ne l'avais jamais dit à personne. » « Plusieurs semaines… » Murmure pensivement le flic en suspension. « Et bien me voilà heureux d’être enfin autorisé à le savoir…» Réplique t-il d’une voix légèrement plus cassante que ce qu'il aurait voulu. Il n’aurait pas dû s’arrêter à ce genre de détails et pourtant il le faisait, ne comprenant pas que Deborah lui faisait en réalité honneur. Peut être que les longues journées déprimantes qu’il passait à la maison le rendaient plus susceptible que d’ordinaire. Ou peut être qu’il en avait assez de continuer à être exclu de la vie de sa fille malgré les efforts qu’il avait fait pour y entrer.

Jamais consciente d’à quel point elle peut être blessante, l’ingrate continue à sourire pour continuer à annoncer de charmantes nouvelles d’une voix guillerette. Notamment qu’elle repoussait le passage de ses examens à Septembre et que de toute façon, ça faisait un petit moment qu’elle n’était pas allée à la fac. « Et bien, tu en as gardé des informations pour toi… » Réplique d’abord Thomas faute de mieux. Finis les sourires timides qu’il avait tenté d’échanger avec Debra. Son humeur était en train de considérablement s’assombrir. Et ce n’étaient pas des petits nuages qui s’amoncelaient mais les signes précurseurs d’un véritable orage. « Je suppose que tu as gardé ces informations pour toi parce que tu sais déjà ce que je pourrai te dire… Et aussi, parce que tu sais que malgré cela, tu peux faire ce que tu veux. Mais laisse moi te le dire, même si ça ne te fera probablement ni chaud ni froid. Je désapprouve totalement. C’est vraiment n’importe quoi. » Elle avait beau avoir un avenir certain dans l’escrime, les champions ne brillaient jamais trop longtemps et prenaient leurs retraites jeunes. Qu’allaient faire Deborah une fois son heure de gloire passée, si elle avait négligé ses études à ce point ? Et question subsidiaire non moins importante, que foutaient-elle de ses journées, vu la durée de ses absences quotidienne ? Il voulait bien admettre qu’elle s’entraînait beaucoup mais personne n’était un surhomme et s’entraînait aussi longtemps chaque jour…

En tout cas, à la lumière de ces deux révélations, la situation ne fait qu’empirer et Thomas ne se prive pas de montrer son mécontentement. Peut être qu’il avait été trop coulant pendant un trop long moment avec Deb parce que là, on atteignait de sacrés sommets d’absurdité. « J'y vais en avion. On y va quelques jours avant le début du championnat pour se familiariser avec les lieux et pour ne pas que je sois trop fatiguée à cause du voyage. McCall m'a donné mes billets tout à l'heure. C'est en les ayant en mains que je me suis dit qu'il fallait que je t'en parle. » Encore une fois, c’est une réponse teintée d’ironie et plutôt acrimonieuse qui s’échappe des lèvres de Thomas. « Non tu sais, tu aurais pu attendre encore un peu. Tu sais m’appeler depuis l’avion où même en arrivant en Serbie. » Il détestait le ton qu’il employait mais il détestait aussi le fait que lorsque sa fille avait appris ce qui était sans doute la meilleure nouvelle de sa vie, elle n’avait pas eu envie de se précipiter pour le lui annoncer…. Debra doit sentir le vent tourner car enfin, elle lui dit que ce n’est pas si grave d’avoir tâché sa convocation. Mais c’est trop tard. Vraiment trop tard. A tel point que Thomas porte son estocade finale avec une mauvaise foi avérée lorsqu’elle lui propose de se joindre à lui en Serbie. « Je ne sais pas, Deborah, tu as vraiment envie que je vienne ou tu te sens obligée de me proposer ? »

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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Mar 29 Mai - 11:10

If I was dying on my knees
You would be the one to rescue me


Deborah ne se croyait pas capable de perdre l'appétit vu l'état dans lequel elle se trouve. Toutefois, il ne faut jamais être persuadée de quoi que ce soit. Assise pour que ses jambes arrêtent de trembler sous le coup de l'excitation, elle a soudainement l'impression de se faire incendier par son paternel et elle ne comprend pas bien pourquoi. Les sourcils froncés, elle le dévisage déjà quand il lui répond sur un ton peu agréable. Elle se demande bien ce qui le met dans cet état alors qu'elle a justement pris son courage à deux mains pour lui annoncer la bonne nouvelle. Et malheureusement, les choses sont loin d'aller en s'arrangeant quand elle décide de tout lui avouer, notamment le fait que ne soit pas allée en cours depuis quelques temps. Elle espérait qu'il comprendrait, qu'il aurait deviné à quel point elle n'avait pas envie de se polluer la tête avec ses cours alors qu'elle était sur le point de réaliser la première étape de son rêve.

Elle écarquille les yeux face à la réaction disproportionnée de son père et elle sait qu'elle ne pourra pas se retenir bien longtemps. Déjà, elle commence par se relever pour ne plus avoir cette impression d'être une enfant en train de se faire gronder et elle répond dans un mélange d'agacement et d'incompréhension.
« Quoi ?! Non mais tu ne m'as pas entendue ? J'ai dit que je passais mes examens en septembre. Y'a rien de dramatique à ça, ce n'est pas comme si j'abandonnais la fac ! » Certes, elle devra vraiment bosser pendant tout l'été pour se remettre au niveau de ses camarades, mais déjà, ses cours l'intéressent bien plus que ceux du lycée, alors elle se dit que ce sera plus facile de trouver la motivation pour réviser. « En fait, tu sais quoi ? ça ne m'étonne même pas que tu désapprouves. Tu désapprouves tout ce que je fais. T'es même pas capable de te réjouir pour moi alors que c'est le meilleur truc qui me soit jamais arrivé. » Lâche-t-elle en haussant la voix sans même s'en apercevoir. Et encore... Son père est loin d'être au bout des surprises qu'elle lui réserve, mais elle risque de garder son dernier secret encore bien longtemps pour elle.

Le fait est que pour le moment, c'est la jeune femme qui n'est pas au bout de ses surprises. Elle pensait que le pire était arrivé avec son géniteur, mais elle s'était lourdement trompée. Le dernier aveu qu'elle lui fait a le malheur de recevoir une réponse peu satisfaisante, pour ne pas dire carrément désagréable et elle sent la colère l'étreindre et la forcer à répliquer. Trop c'est trop. Elle voulait être gentille ; Elle voulait qu'il soit le premier au courant de sa participation aux championnats et elle a l'impression de se prendre une claque en pleine figure, tout ça, parce qu'elle a été incapable de le lui annoncer plus tôt, parce qu'elle-même n'arrivait pas à réaliser que c'était vraiment en train de lui arriver. « Non mais qu'est-ce qui te prends ? » Elle est en colère. Elle en veut vraiment à son père de gâcher ce moment alors qu'elle pensait sincèrement que ça les rapprocherait. Au final, elle se retrouve elle aussi à faire des reproches. « Ouais t'as raison ! Et ce n'est même pas que je me sens obligée de te demander, c'est juste que t'es même pas capable de te libérer pour me voir combattre à Swansea, alors en Serbie, je ne me faisais pas d'illusions. Je voulais juste être polie. » Crache-t-elle avec amertume. L'atmosphère donne envie à Deborah de s'en aller, mais elle a trop longtemps fui les conflits avec son père alors pour une fois, elle ne part pas s'enfermer dans sa chambre, elle reste stoïque, bien qu'avec la voix tremblante sous le coup de l'émotion, et elle ajoute. « Ouais... J'pense qu'il vaut mieux que tu ne viennes pas, en fait. » Dit-elle en le toisant, blessée que la situation tourne si mal alors qu'elle avait tant d'espoirs quand elle était en chemin.

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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Mer 6 Juin - 21:27

And if you were drowned at sea
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Loin de troubler Deborah, les remarques de Thomas la font bondir sur ses pieds et elle répond avec flamme. Comme toujours, l’orage entre le père et la fille explose en une fraction de secondes. « Quoi ?! Non mais tu ne m'as pas entendue ? J'ai dit que je passais mes examens en septembre. Y'a rien de dramatique à ça, ce n'est pas comme si j'abandonnais la fac ! » Elle le toise mais il s’en fiche. Il reste assis, repoussant la boîte en carton qui lui servait d’assiette, croisant les bras devant lui. « Je t’ai très bien entendue, je ne suis pas stupide, merci. Mais laisse-moi te dire une chose, ma belle, tu te mens à toi-même si tu penses que ce que tu viens de dire est vrai. Imagine un peu, ce qui va se passer après les championnats… Tu vas sûrement faire une très bonne place. Tu ne crois pas que ça va augmenter les sollicitations te concernant ? Tu crois que tu vas pouvoir retourner à la fac tranquillement ? Que tu auras moins à t’entraîner ? Tout va changer après ces championnats... Ce n’est que le début… Et après, tu vas repousser tes examens, une fois, deux fois, trois fois… Jusqu’au temps qu’il soit trop tard. Tes entraîneurs te vendent du rêve, avec ces programmes jeunes espoirs, te faisant croire que tu peux tout avoir, une carrière professionnelle et une carrière sportive mais c’est faux. Tu es obligée de choisir entre les deux. Et d’après ce que je vois, tu as déjà clairement fais ton choix… » Assène t-il, plus mécontent que jamais, osant dire à voix haute ce qu’il ressassait depuis un petit moment. Il avait voulu faire confiance à Debra, ne pas être le père chiant qu’elle pensait qu’il était mais les faits commençaient à lui laisser entrapercevoir qu’il s’était trompé. Il ne pouvait pas en être autrement alors qu’elle lui annonçait avec tant de désinvolture qu’elle faisait désormais passer ses études au second plan.

« En fait, tu sais quoi ? ça ne m'étonne même pas que tu désapprouves. Tu désapprouves tout ce que je fais. T'es même pas capable de te réjouir pour moi alors que c'est le meilleur truc qui me soit jamais arrivé. » Comme toujours, elle se méprend sur ses intentions. Mais justement, parce que comme depuis le début, elle ne lui en prête que des mauvaises. « Et moi, ça ne m’étonne pas du tout que tu me places dans le rôle du méchant de service. C’est le rôle que tu m’as attribué depuis le début, n’est-ce pas ? Peu importe ce que je fais, rien ne changera ça… Mais est-ce que parfois, tu te rends compte d’à quel point tu es injuste ? « Tu désapprouves tout ce que je fais ? » C’est vraiment ce que tu penses ? Combien de fois t-ai-je dis que j’étais fier de toi ? Mais comme toujours, tu ne retiens que le négatif me concernant. » Pendant longtemps, il avait souffert de cet état de fait en silence, sincèrement convaincu que ce n’était pas le rôle d’un père de blâmer ou d’accabler sa fille malgré les blessures qu’elle lui infligeait. Mais bon sang, pourquoi se donnait-il autant de peine pour la ménager alors qu’elle semblait incapable de faire preuve de la même générosité ? Il s’emporte aussi Thomas, lasse qu’elle se cantonne à cette vision mesquine de lui. Il hausse la voix à son tour. « Je ne veux que ton bien, Debra. Et c’est pour ça que je n’ai pas envie, qu’à trente ans, tu te retrouves sans perspective d’avenir alors que ta carrière dans l'escrime sera sur le point de se terminer… Tu ne serais pas la première athlète de haut niveau à qui ça arriverait… »

Ils expriment chacun leurs opinions, élevant la voix, faisant de grands gestes mais paradoxalement le dialogue est déjà rompu. Et bientôt, il s’agit plus de blesser que de partager des points de vue. Les choses dégénèrent donc encore un peu plus quand le flic en suspension demande à sa fille si elle a vraiment envie qu’il l’accompagne en Serbie. « Ouais t'as raison ! Et ce n'est même pas que je me sens obligée de te demander, c'est juste que t'es même pas capable de te libérer pour me voir combattre à Swansea, alors en Serbie, je ne me faisais pas d'illusions. Je voulais juste être polie. » Elle a cette expression amère sur le visage et c’est d’ailleurs le parfum qu’ont ses mots. Ces derniers ne sont que pure amertume. « Ah oui, vraiment ? Ne suis-je pas venu te voir à Swansea la dernière fois ? Tu vois, tu fais encore preuve de ton injustice habituelle. Mais tu sais quoi ? Cette fois, j’en ai marre d’encaisser sans rien dire. Tu ne peux pas repousser les gens en permanence et s’attendre à ce qu’il continue à revenir ensuite… » L’accusée ne se démonte pas, relevant le menton avec fierté et répliquant au tac au tac. « Ouais... J'pense qu'il vaut mieux que tu ne viennes pas, en fait. » Réel souhait ou simple bravache ? La réplique a fusé avec tant de rapidité que le Weston se dit qu’il a dû rêver la légère fêlure qu’il a entendu dans la voix de sa fille. En fait, elle doit être soulagée en pensant qu’il faisait semblant de vouloir venir.   « Oui, vu ce que tu sembles penser de moi, je ne crois pas que tu me veuilles vraiment à mes côtés. » Elle n’avait apprécié aucun des efforts qu’il avait faits ces deux dernières années. Pourquoi continuer à en faire ? Il n’avait tout simplement plus l’énergie.

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Dernière édition par Thomas E. Weston le Dim 17 Juin - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Mar 12 Juin - 11:14

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L'excitation, la joie, le bonheur… Tous ces sentiments positifs ne sont que trop lointains à présent, à se demander s'ils n'étaient pas de simples mirages, des chimères… Face à tous les rêves de sa fille, Thomas reste pragmatique, trop pragmatique, selon la jeune femme. Elle touche son rêve du bout des doigts, mais se sent tirée en arrière à cause des questions du flic qui s'inquiète beaucoup trop pour la fac. Elle reste stoïque, se demande même comment il peut avoir une telle réflexion alors que depuis son plus jeune âge, la brune avait fait part de son souhait de faire de l'escrime sa carrière. Elle ne lui a jamais menti à ce sujet, elle lui a toujours dit ce qu'elle voulait, ce qu'elle attendait de sa vie… Alors oui, forcément, elle est prête à mettre les études sur le plan secondaire si c'est ce qu'il faut pour qu'elle puisse réaliser son rêve.
« Pourquoi est-ce que tu es aussi pessimiste ? En effet, si je dois choisir, mon choix est déjà fait, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Y'a toujours les reprises d'études ou… J'en sais rien, moi. » Elle se perd dans ce qu'elle dit car elle n'avait pas pensé qu'elle aurait dû préparer une défense argumentative avant d'annoncer à son père qu'elle participait aux championnats.
Et si la Weston pensait qu'ils avaient touché le fond, elle n'était pas au bout de ses surprises, car pour la première fois, son père rétorque avec une véhémence qu'elle ne lui connaissait pas. Il lui prouve que lui aussi il sait l'accuser, lui faire des reproches, lui faire comprendre qu'elle est loin d'être la fille exemplaire, et bien qu'elle l'ait toujours su, ça ne rend pas la dispute plus facile. « Jamais maman ne m'aurait parlé comme ça… » Dit-elle avec amertume, la voix qui flanche. « Tu as fait le même coup à Lexia aussi, quand elle s'est lancée dans la natation ? » Du côté de la famille de son père, c'est en effet Lexia qui lui ressemble le plus, au point d'avoir été une nageuse olympique avant de se blesser. « Elle a réussi à rebondir après sa carrière sportive alors pourquoi t'es là à m'ennuyer avec ça ? » Qu'elle crache méchamment. Elle a la gorge sèche et douloureuse à force de faire monter le ton et malheureusement, elle n'est pas certaine de pouvoir s'apaiser… Pas en présence de son paternel en tout cas, qui ne manque pas de l'appeler encore une fois Debra, quand bien même il sait à quel point elle déteste ça.

Cependant, quand le flic ose lui rappeler qu'il a assisté à l'un de ses combats, la brune ne peut réprimer un rire jaune. « Une fois, à Swansea. Wouah. Et j'aurais dû t'applaudir, c'est ça ? » Qu'elle rétorque, mauvaise. Son géniteur ne prend plus de gants et Deborah n'en prend plus non plus depuis un petit moment. « La mère de Mackenzie m'a déjà vue combattre des centaines de fois alors qu'elle vit en Irlande du Nord. Et maman… Elle n'a quasiment jamais loupé mes rencontres. Alors c'est vraiment moi qui suis injuste ou c'est toi qui ne fait que le minimum ? » Essoufflée et les bras croisés sur le ventre, la jeune femme prend quelques secondes pour reprendre sa respiration. Elle est dure et elle s'en rend compte, mais elle n'arrive pas à s'en vouloir ou à montrer le moindre signe de regret. Sa colère est beaucoup trop alimentée pour qu'elle puisse se ressaisir, mais elle devine qu'elle ne pourra pas rester dans la même maison que son père ce soir, pas après tout ce qu'ils se sont dit. « Je n'attends rien du tout. Je ferais peut-être mieux d'aller chez Lexia. » Ce soir ou pendant une semaine… Le temps que de l'eau coule sous les ponts, qu'ils se calment chacun de leur côté, au moins, même si pour sûr, la jeune femme a l'impression que quelque chose vient de se casser.

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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


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MessageSujet: Re: Ripe dreams, pipe dreams (Thomas) Dim 17 Juin - 15:05

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« Pourquoi est-ce que tu es aussi pessimiste ? En effet, si je dois choisir, mon choix est déjà fait, mais qu'est-ce que ça peut faire ? Y'a toujours les reprises d'études ou… J'en sais rien, moi. » Cette discussion avec Deborah a déjà des airs de disputes, alors il est inutile de se perdre en arguments et pourtant Thomas continue à en avancer. Comme toujours, il se raccroche à l’illusion qu’il peut faire entendre raison à sa fille. « Tu n’en sais rien, tu vois tu le reconnais toi-même ! » Il a un presque un air triomphant, ce qui est bien entendu inapproprié compte tenu de la situation. « C’est mon rôle d’être pessimiste, de m’inquiéter pour toi, de prévoir ce qui pourrait aller mal. Et rien de ce que tu pourras dire ne me persuadera du contraire. » Car oui, elle a beau l’agacer à ce moment précis, à se complaire dans son entêtement, il ne veut que son bien. Sa fille ne mérite rien de mieux que le meilleur. Hélas, elle pense qu’il veut juste l’emmerder. Et elle n’est pas à court de flèches empoisonnées à envoyer pour se dépêtrer de lui. « Jamais maman ne m'aurait parlé comme ça… » Elle a beau avoir la voix qui flanche, qui chevrote, il entend distinctement ce qu’elle vient de dire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fait mal. Souvent Debra lui avait fait comprendre qu’elle était bien mieux quand elle vivait avec sa mère, mais jamais elle ne l’avait clamé avec autant de force. Cruellement blessé, il ne met aucun filtre à ce qu’il a envie de répondre, même s’il devrait être le plus mature des deux et agir en bon père de famille. « Je suis désolé que ce soit elle qui soit morte et que tu n’ais plus que moi. Je sais que tu aurais préféré le contraire mais les choses sont telles qu’elles sont. J’ai bien compris que je n’arriverai jamais à la cheville de la merveilleuse personne qu’elle était mais il faudra te contenter de moi. Ou pas. Tu es majeure maintenant, si je t’insupporte tant que ça, tu es libre de suivre ta propre voie. » Dit-il avec une certaine ironie pour masquer sa peine. Bien sûr, la voir le quitter est la dernière chose qu’il veut mais la colère et le chagrin lui font dire n’importe quoi. Il est las de l’entendre lui dire qu’il n’est qu’un père misérable.

Alors quand elle replace le débat sur un autre terrain, il n’est plus vraiment certain d’avoir envie de lutter. « Tu as fait le même coup à Lexia aussi, quand elle s'est lancée dans la natation ? Elle a réussi à rebondir après sa carrière sportive alors pourquoi t'es là à m'ennuyer avec ça ? » Il pousse un long soupir. « Je n’avais aucun coup à faire à Lexia, elle n’était pas ma fille, la décision ne m’appartenait pas. De toute façon, comme je viens de le dire, j’ai fini de « t’ennuyer ». Après tout, tu fais bien ce que tu veux. Puisque tu as tout compris au monde et à la vie, tu t’en sortiras sûrement très bien. » Encore de l’ironie mordante, comme s’il n’était plus capable de faire autre chose que d’aboyer et d’attaquer, faute d’une meilleure défense. Sur ce point, pour une fois, il était possible d’appliquer tel père, telle fille. Parce que Deborah entreprend aussi de démonter les arguments de Thomas à grand coup de rires sarcastiques. Elle lui rappelle qu’il n’est venu la voir qu’une fois à Swansea et que ça ne lui donne pas le droit de dire qu’il avait fait des efforts. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Car il s’était donné effectivement donné comme projet de désormais rater le moins de compétitions possibles mais que pouvait-il faire quand elle lui faisait comprendre qu’elle préférait partir seule à l’autre bout du pays avec son groupe et son coach ? Qu’elle préférait faire la route avec ses amis, que c’était la honte de se faire emmener par son père ? Et surtout que pouvait-il faire quand elle continuait à tenir des comptes aussi sordides ? Il était certain que Keira avait vu plus de compétitions qu’il n’en verrait jamais mais le fait qu’elle ait emmené Debra loin de Tenby lui avait facilité la tâche alors que ça avait compliquée celle de Thomas. Mais il ne rentre pas là-dedans. Il savait qu’il perdrait les dernières onces de respect que la jeune femme avait pour lui si elle pensait qu’il s’amusait à salir la mémoire de sa mère. Pour autant, la réponse qu’il lui fait n’est pas plus sympathique. « Et ben tu n’as qu’à te faire adopter par la putain de mère de Mackenzie si elle est si forte que ça ! » Hurle t-il donc à bout de patience.

Le point de non retour est franchi et c’est Debra qui signe le glas de la conclusion. « Je n'attends rien du tout. Je ferais peut-être mieux d'aller chez Lexia. » Toutes les fois précédentes, il l’avait suppliée de ne pas partir. Il lui avait couru tant de fois après, lui clamant son amour pour ne pas qu’elle s’échappe. Quand elle avait fugué, il l’avait cherchée sans relâche. Quand elle s’était enfuie du gymnase à Swansea, il l’avait poursuivie aussi. Mais aujourd’hui, il n’avait pas envie de la retenir. Il en avait marre d’être celui qui arrondissait toujours les angles. Ce n’était pas parce que c’était lui le père, l’adulte et elle la fille qu’il devait accepter tout et n’importe quoi. Elle l’avait blessé une fois de trop. Il n’avait plus envie de se battre. Il était un échec en tant que flic. Il était un échec en tant que père. Tant pis, il allait apprendre à vivre avec cette idée plutôt que d’essayer de rectifier le tir et de toujours se faire renvoyer dans les cordes. Elle n’avait pas besoin de lui et semblait bien partie pour ne jamais lui pardonner ses erreurs du passé alors il allait arrêter d’essayer de se faire une place dans sa vie contre son gré. « Oui, c’est une bonne idée.  Ferme bien la porte en partant, je pars me coucher. » Sans un mot et un regard de plus pour elle, il quitte la cuisine d’un pas lourd, marquant son abandon de manière définitive.

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