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Never back down | Rhys & Andrew

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Lexia & Dylana
TON AVATAR : Katerina Graham
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - pennywifey, signa - anaëlle.
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Max, Liam & Nate
RAGOTS PARTAGÉS : 2292
POINTS : 4908
ARRIVÉE À TENBY : 13/12/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : En couple avec Nate
PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, chorégraphe, boxeuse et menteuse professionnelle. Chanteuse : elle chante surtout de la soul, du pop/rock et du rnb. Musicienne : elle joue principalement de la guitare et de la basse dont elle est une véritable virtuose, elle se débrouille aussi au piano. Danseuse : la danse est l’art dans lequel elle excelle le plus, elle est aussi chorégraphe et donne des cours de danse hip-hop et contemporaine. Boxeuse : elle a un excellent niveau en boxe et est impitoyable avec ses adversaires, elle donne des cours de boxe au club de Tenby. Elle a appris à se battre dans la rue et maitrise donc des techniques de combat bien plus larges. La boxe lui a permis de se recentrer.
REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Never back down | Rhys & Andrew Dim 1 Avr - 17:43

You have that smile on your lips, when you lie
You thought you could easily get through this
Again... and again.

Gwen avait fait sensation ce soir au Three Mariners. Elle avait profité de ce dernier concert dans le pub de Tenby, sa toute première scène lorsqu’elle avait monté un groupe de musique adolescente et celle qu’elle avait gardée jusqu’à présent dans son cœur. Mais les chansons de son premier album trouvaient leur public, les mélodies rencontraient un certain succès, assez pour repartir à Londres dans les prochains jours, tourner un deuxième clip et assurer quelques dates dans la capitale anglaise avant de parcourir les scènes de la Grande-Bretagne durant les deux prochains mois pour défendre ses titres. Nate était déjà reparti deux semaines auparavant, il sillonnait le pays avec le groupe devant leurs fans en délire. L’absence était difficile à gérer mais les deux chanteurs avaient prévu de se retrouver très bientôt car The Unamed passait à Londres lorsqu’elle y serait ; l’occasion de voir le rockeur entre deux dates. Il serait plus dur de le rejoindre au moment où elle débuterait aussi sa tournée et quand le groupe quitterait le Royaume-Uni pour des concerts à travers toute l’Europe.

Il était minuit passé lorsque la métisse quitta le bar, des rêves plein la tête. Elle marcha deux minutes à peine lorsqu’elle remarqua deux hommes qui l’observaient étrangement. Leur visage lui était familier. Rien d’inhabituel. Gwen connaissait la plupart des gens de Tenby et apercevait souvent les mêmes têtes lorsqu’elle montait sur scène. Toutefois, son instinct défensif s’éveilla lorsqu’ils s’approchèrent, le regard mauvais. Elle savait où elle les avait déjà vu. Les soirées de poker clandestines. Quelques mois auparavant, elle les avait croisés en accompagnant à l’une ou l’autre reprises ses amis, pas forcément à une telle soirée de jeu, mais dans les endroits habituellement fréquentés par la même pègre. Rhys ne lui avait-il pourtant pas dit qu’il avait arrêté depuis l’arrivée des enfants dans sa vie de famille ? Elle marcha un peu et leva une nouvelle fois les yeux une trentaine de mètres plus loin. Les deux brutes s’étaient encore rapprochées. Leurs intentions n’étaient pas encore claires mais elles n’étaient visiblement pas bienveillantes. « Si vous tenez à vos derrières, je vous conseille de rester à distance. » Pourquoi la suivaient-ils ? Comptaient-ils l’enlever ? La prendre comme monnaie d’échange ? Coller un avertissement ? Difficile à dire. De toute façon, ils ne l’écoutèrent pas. L’un d’eux se rua sur elle pour lui assener un coup, mais plus prompte que lui, Gwen esquiva. Elle avait un effet de surprise de taille : il ignorait sa capacité à se battre et son passé dans les combats de rue. Vive, la métisse lui assena un violent coup à la gorge et puis dans le ventre. Le malabar toussa et plia sous la douleur. « Tu veux y goûter toi aussi ? » L’autre n’eut pas un mouvement de recul. Il fonça sur elle comme un taureau et la souleva en la plaquant violemment contre le mur. La tête de Gwen frappa contre la brique. Etourdie, elle répliqua instinctivement d’un coup de coude offensif dans le visage de son assaillant, lui explosant le nez par la même occasion. Il relâcha son emprise et elle lui fila entre les doigts. En même temps qu’elle courait, Gwen attrapa son téléphone et elle appela Rhys. Vu l’heure, elle tomba sur la messagerie. « Viens vite ! Il y a des tarés qui veulent ma peau ! » Elle indiqua le Three Mariners et elle envoya un texto à Andrew. Son but était de réussir à retourner au bar. Elle était tout à fait capable de se défendre mais certaines situations exigeaient parfois une méfiance plus accrue. La chanteuse n’avait pas affaire à des petits voyous drogués mais à des hommes au service de bonnets assoiffés d’argent… et de sang si nécessaire.

A croire qu’elle l’avait bien senti… Un autre groupe de deux hommes surgit devant elle et lui barra la route. Elle allait se retrouver encerclée, derrière comme devant. A défaut de pouvoir retourner au bar, elle s’engouffra dans une rue transversale qui menait non loin de l’arrière du Three Mariners. Malheureusement, la rue était déserte et la voie était sans issue. « On va bien s’amuser, minette. » Entendit-elle derrière elle. Les hommes étaient venus à quatre, sûrement pour quadriller la zone et ne pas la louper quand elle quitterait le bar ou plutôt dans le cas où elle serait accompagnée...Même si trois seulement s’étaient engagés dans la rue. Celui au nez explosé devait encore sûrement essayer d’encaisser le coup et de s’éponger le visage. Le groupe avait sans doute pensé que deux gars suffiraient à lui faire peur ou à lui donner une leçon mais elle leur avait bien renvoyé l’ascenseur. « Vous savez la fille de qui je suis ?! La police vous traquera jusqu’à ce qu’il ne reste rien de votre réseau de merde. » Cependant, ses menaces n’avaient pas l’air de les décourager. Gwen ne savait pas ce qui était le plus angoissant : se retrouver face à eux dans cette situation désavantageuse ou le fait qu’ils ne semblaient pas craindre les flics. Fière, elle ne se laissa pas démonter devant le challenge. Toutefois, un liquide chaud coulait le long de sa nuque. Sa tête lui faisait un mal de chien. L’abruti au nez écrasé lui avait bien frappé le crâne contre le mur. L’adrénaline empêcha un vertige de s’emparer d’elle. Elle composa un dernier numéro, celui de son père. Pas de réponse. Elle rangea le téléphone. Durant une dernière seconde, latente, ils se regardèrent tous en chien de faïence. Un sentiment qui lui était peu connu envahit les sens de Gwen. La peur s’infiltra en elle à chacune de ses inspirations, brisant la façade de fer que tout le monde connaissait. La colère se fraya aussi un chemin entre ses pores, la haine possédait cet étrange pouvoir de transformer les gens. Dépourvue d’autres solutions, il n’y avait plus aucune trace d’humanité en elle. Ses yeux perdirent leur lueur pour ne devenir que des étangs noirs et affolants. Une rage meurtrière coulait dans ses veines, se mêlant au liquide rougeâtre qui circulait dans son corps, réveillant chaque cellule de son être. Et puis, tout s’enchaina. Les coups fusèrent. Gwen ne savait pas si leur première intention avait juste été de lui faire peur ; probablement, mais sa rébellion avait réveillé des instincts primaires et ils lâchèrent la bride. Au début, la boxeuse esquiva quelques droites et rendit bien les coups, toutefois elle n’était pas surhumaine. Affaiblie, fatiguée, acculée, elle ne pouvait rien. Trois contre un, c’était beaucoup trop inégal. Elle sentit une douleur lancinante envahir ses côtes, son corps projeté par terre, le bruit fracassant d’un os qui casse. Gwen ne tenait plus debout. Au bord de sombrer dans l’inconscience, la tête en feu, la douleur si vive, la jeune femme faillit tomber. Un de ses trois agresseurs la souleva et se pencha au creux de son oreille. « Tu diras à tes chers amis de rembourser l’argent. Sinon nous reviendrons. » Il la lâcha et la métisse s’écroula au sol, le corps brisé, tandis que les paroles résonnèrent une dernière fois dans sa tête avant qu’elle ne perde définitivement conscience.


***
**


Gwen ne se réveilla que trois jours plus tard, dans la chambre aseptisée d’un hôpital. Elle sortait d’un coma. Traumatisme crânien, plusieurs côtes fêlées, fracture à la jambe, multiples contusions et hématomes sur tout le corps… Elle n’avait pas été épargnée. Brusquement, ses vingt-sept printemps sautaient aux yeux, jeune femme juvénile et vulnérable dans cette pièce si grande. Les traces des jours précédents demeuraient marquées au niveau des cernes noircies sous les yeux clos de la métisse. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, la lumière vive qui inondait la pièce lui éblouit les pupilles. La jeune femme les referma aussitôt mais elle sentit une main bienveillante lui serrer les doigts, une douce sensation en comparaison à la douleur incendiaire qui lui martelait la tête. Les doigts de la métisse se crispèrent autour de cette main, refusant de la lâcher, comme si cette sensation physique était son unique point d’ancrage pour revenir à la réalité. Au bout de quelques minutes, elle s’habitua à la lumière. La métisse aperçut le visage familier de Rhys. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait et ne se souvenait pas encore de ce qui s’était passé. Gwen essaya de parler mais elle avait la gorge trop sèche. Son regard suivit alors le verre d’eau sur la table basse. Après avoir bu quelques gorgées en toussant, la chanteuse parvint à articuler quelques mots. « Pour…quoi.. tu as… l’air triste ? » Gwen essaya de se redresser un peu mais la douleur lancinante de son corps l’en empêcha et lui rappela vaguement que quelque chose de terrible s’était produit. « Comment… ? » Fut tout ce qu’elle réussit à ajouter pour le moment, espérant qu’une bonne âme se dévouerait pour lui éclaircir la situation.

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break my bones
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REPUTATION : Quel beau mariage il a fait ! Tous nos vœux de bonheur pour lui et sa femme.


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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Lun 9 Avr - 19:40

You can break my soul, take my life away,
beat me, hurt me, kill me.
But for the love of God,
don't touch her.

Ce soir là, Rhys termine son service au casino relativement tôt car il n’est que 23h30 quand il sort en sifflotant un petit air qu’il travaille en ce moment au piano. Il est particulièrement content, car il avait eu de la vaine ce soir et les parties avec les clients avaient été intéressantes à la table de Black Jack. Et surtout, il ne faisait pas la fermeture à 5h du matin. Il serait à Tenby dans moins d’une heure. Et s’il avait un peu de chance, Lizzie serait même encore réveillée… C’est donc avec enthousiasme qu’il s’installe au volant de sa voiture pour repartir de Swansea. Le trajet, routinier à force, se déroule sans encombre, si ce n’est qu’à un moment, le téléphone du Blake se met à sonner. Il se garde bien de répondre. Il était un père de famille maintenant, il n’allait pas se livrer à ce genre d’imprudence… Il attend donc d’être garé devant chez lui pour regarder son smartphone. L’appel en absence provient apparemment de Gwen et elle a laissé un message vocal. Il sourit en voyant apparaître le nom de sa meilleure amie sur l’écran. Il était toujours content de l’entendre. Peut être même qu’il n’était pas trop tard pour la rappeler ? Sauf que son sourire s’évanouit quand il entend la voix de la Martins grésiller dans son oreille en écoutant le message. « Viens vite ! Il y a des tarés qui veulent ma peau ! » Il se fige, malade de terreur. Il sait d’instinct que ce n’est pas une mauvaise blague. Déjà parce que ce n’est pas le style de Gwen mais aussi parce qu’il a entendu la peur dans sa voix. Il en faut beaucoup pour effrayer la métisse alors ça ne peut être grave. Des tarés qui voulaient sa peau. Elle n’aurait pas pu être plus claire… Une poignée de secondes plus tard, il redémarre, fonçant à toute vitesse dans les rues de Tenby, en direction du Three Mariners. L’adrénaline parcoure ses veines tandis que la vive terreur qu’il avait entendu dans la voix de Gwen hante ses pensées. Elle lui avait laissé le message à 00h30. Il y avait un quart d’heure. Une éternité.

Cinq minutes plus tard, il se gare devant le bar, se fichant bien de mettre sa voiture en plein milieu d’un stationnement interdit. A première vue, rien n’est alarmant. Il voit des gens devant le bar, fumant une dernière cigarette dans la nuit, riant avec insouciance. S’il y a un danger, il n’est pas dans au milieu de la foule. Il n’est probablement pas dans le bar non plus, il y avait des vigiles les soirs de concert. Peut être que Gwen avait été suivie après le sien ? En sortant par l’entrée des artistes ? L’inquiétude lui donnant des ailes, il contourne donc le Three Mariners, rappelant Gwen. Pas de réponse. Juste de longues sonneries lui donnant envie de taper dans un mur. Désespéré, il tourne sur place, à la recherche d’un indice, continuant à appeler. C’est là qu’il manque de rentrer dans une silhouette familière. « Andrew ! » Le principal intéressé a la même expression effrayée que lui sur le visage et Rhys comprend rapidement que Gwen l’a appelé aussi. Andrew confirme et d’accord sur la gravité de la situation, ils se mettent à quadriller les ruelles attenantes, à la recherche de leur amie. Une trentaine de mètres plus loin, ils la voient enfin. Mais la vision qui s’offre à eux est cauchemardesque. Ramassée sur le sol, elle semble inconsciente, une poupée de chiffon. Le Blake ne parvient même pas à crier son nom, se contentant de courir jusqu’à elle, s’effondrant à genoux à ses côtés tandis qu’Andrew appellent les secours. Ils n’étaient pas arrivés assez vite…

A partir de ce moment, Rhys prend pleinement conscience de ce qu’est le temps et surtout de combien l’être humain peut le ressentir de manière faussée. Car lui qui se plaignait de ne jamais le voir passer, il découvre combien une minute, une heure ou trois jours peuvent être longs… Il y a tout d’abord ces minutes infinies où il attend les secours, n’osant même pas toucher son amie tant elle semble brisée. Puis il y a ces heures interminables à l’hôpital durant lesquelles les médecins prennent en charge Gwen et lui font subir tout un tas d’examens prononçant des mots effrayants tels que « traumatisme crânien sévère » ou «triple fracture ouverte. ». Et enfin, il y a les jours qui semblent sans fin. Ceux où plongée dans un coma « qui lui évite au moins de souffrir » selon les médecins, la Martins gît sur son lit d’hôpital sans qu’aucune trace de vie ne semble animer son visage et son corps meurtris. Durant tous ces moments dont il ressent chaque seconde, Rhys ne vit plus. Alternant tous les états émotionnels destructeurs, il se perd dans une angoisse sourde proche de la folie, refusant de quitter l’hôpital même quand les heures de visites sont terminées. Il veille Gwen avec férocité, convaincu qu’elle va ouvrir les yeux d’un instant à l’autre et que l’insupportable attente va prendre fin bientôt, échafaudant des tonnes d’hypothèses sur ce qui a pu lui arriver …

Bien heureusement, Andrew fait preuve de plus de sang-froid que lui et parvient à lui insuffler un peu de raison quand celle-ci lui fait un peu trop défaut. C’était une inversion des rôles étrange mais salutaire. Grâce à lui et ses visites fréquentes, Rhys traverse cette période sombre et est aux côtés de Gwen quand le miracle se produit. Car le troisième jour, elle se réveille. Il sent tout d’abord les doigts de la Martins bouger légèrement sous les siens puis ce frémissement gagne ses paupières. N’osant y croire, il se redresse brusquement, scrutant son visage. Elle semble avoir de la peine à ouvrir les yeux et il peut le comprendre. Elle était en train de quitter un sommeil anesthésiant la douleur pour regagner le monde brutal qui l’avait laissé dans cet état. Cela doit être pénible. Mais elle n’a pas le choix. Elle doit revenir parmi les vivants. Il serre donc ses doigts dans les siens pour lui donner de la force, pour lui montrer qu’elle ne sera pas seule. Et cela semble marcher. Car petit à petit la prise de Gwen autour de sa main se fait plus solide et ses prunelles sombres fixent bientôt Rhys. « Tu es réveillée… Tu es réveillée… » Murmure t-il tandis que le soulagement déferle dans ses veines. Après tout cette angoisse, tout ce désespoir, cette émotion intense l’achève, et il sent ses yeux le brûler. Ceux de Gwen par contre, cherchent le verre d’eau posée sur sa table de chevet et il s’empresse de l’aider à boire. Ce simple geste de la vie quotidienne semble être une torture pour la métisse, qui s’y reprend à plusieurs fois et en toussant. Elle est en piètre état et le cœur de Rhys se serre en entendant à quel point sa voix est faible.

« Pour…quoi.. tu as… l’air triste ? » Il hoche la tête, incapable de répondre pour le moment. Cela laisse malheureusement le temps à Gwen d’essayer de se redresser mais l’horrible grimace de douleur qui achève de défigurer son visage tuméfié leur fait comprendre à tous les deux que ce n’est juste pas envisageable. « Ne bouge pas… Tu as vraiment des blessures très importantes. » Il serre fort sa main tandis qu’il dispense les mauvaises nouvelles, comme si cela pouvait les atténuer. « Comment ? » Finit-elle par demander, bien légitimement. Il secoue la tête, abattu. « La police attendait que tu te réveilles pour te poser la question… Tu as… été… agressée. Violemment. Vu l’étendu des blessures, ça a été un véritable passage à tabac. » Parvient-il à articuler malgré ses mâchoires qui se serrent un peu plus à chaque mot. L’idée qu’on ait pu infliger ça à Gwen le rendait aussi malade que furieux mais alors le dire à voix haute… C’était indescriptible. « Quand on t’a trouvée avec Andrew, tu étais inconsciente et il était déjà parti… On ne sait pas qui a fait ça. C’est pour ça que ton père n’est pas ici, il est en train de retourner tout Tenby pour trouver ton agresseur. Andrew est là par contre, il est juste parti chercher le café… Il ne devrait plus tarder. … Je vais aller chercher une infirmière dès qu’il sera revenu.» Il n’insiste pas pour savoir si elle se rappelle de quelque chose. Elle aurait bien assez le temps de revivre son traumatisme. Pour le moment, il veut juste profiter du fait qu’elle a ouvert les yeux et que même si elle est mal en point, elle semble n’avoir aucune lésion cérébrale trop importante. Car cette question lancinante s’était posée parmi les autres…. Il lève sa main pour lui caresser le visage et renonce en ne trouvant pas un bout de peau intact. « J’ai eu tellement peur… » Souffle t-il bouleversé.

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I found my oxygen and it's you
I found my oxygen. It brings me back to life.It always looks like you. You make me wanna be better. Taking me back to the life. We'll always be stronger together. Take on the world when you're mine(by anaëlle)
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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Sam 14 Avr - 18:57

I see you lying next to me
With words I thought I'd never speak
Awake and unafraid
Asleep or dead


Les nouvelles qui tombent au beau milieu de la nuit sont souvent mauvaises. Elles sont synonymes d'urgence, de quelque chose qui ne peut pas attendre jusqu'au lendemain et ce soir ne fait pas exception à la règle. En effet, ça n'aurait pas pu attendre jusqu'à demain. Mon téléphone vibre sur la table de nuit et je l'entends malgré l'état de demi sommeil dans lequel je me trouve. J'hésite pendant de longues secondes à regarder qui est l'expéditeur de ce message, d'autant plus que Jean est endormie, allongée à côté de moi et par conséquent, ça ne peut pas venir d'elle. Ai-je vraiment envie de me retourner, de perdre cet état de flottement et tout ça, pour un message qui doit probablement être de la publicité ?
Ma curiosité a raison de moi et j'attrape le téléphone. Si la luminosité m'aveugle les premières secondes, c'est la panique qui s'empare de moi quand les lettres finissent par se dessiner avec netteté sur ma rétine et que je comprends que l'heure est grave.
Quelques minutes plus tard, je me retrouve aux environs du lieu du crime, et tout est beaucoup trop calme, beaucoup trop pesant. Je cherche dans les ruelles adjacentes, je cherche une trace de la présence de Gwen ici avec une émotion qui me broie l'estomac et qui est à deux doigts de m'en prendre au premier crétin qui se met en travers de mon chemin. Heureusement, ce crétin n'en est finalement pas un puisqu'il s'agit de Rhys, aussi affolé que moi.  « Il faut qu'on la retrouve. » L'inquiétude prend le dessus sur toutes les autres émotions et nous recherchons la jeune femme sans nous déconcentrer.

Elle apparaît, là, à quelques mètres de nous, dans un état que nous aurions préféré ne jamais voir sur ses traits et tout le reste s'enchaîne à une vitesse tantôt trop rapide, tantôt trop lente.

Les heures se suivent et se transforment en journées. De longues journées éreintantes et inquiétantes pendant lesquelles nous attendons un signe de vie de la part de la jeune femme, quelque chose en plus de son rythme cardiaque, quelque chose qui symboliserait un réveil imminent et qui soulagerait cette peine de laquelle nous ne pouvons plus nous dissocier. Je rêve de cet instant où la Martins ouvrira les yeux et où tout ira bien à nouveau. Ce moment où elle reprendra connaissance et où cette histoire ne sera qu'un lointain souvenir désagréable. Je rêve de ce moment, mais en attendant, pour rester éveillé, j'ai besoin d'une dose de caféine. « J'vais me chercher un café. » Aussi, j'ai besoin d'une cigarette, de prendre l'air, de sortir de cette atmosphère lourde qui ne me rappelle que trop bien mes séjours à l'infirmerie de la prison après ces passages à tabac qui m'ont laissé bon nombre de cicatrices sur le corps. Je m'évade quelques minutes à l'extérieur, dans la zone réservée aux fumeurs et j'inspire de longues bouffées de fumée avant de les recracher lentement. Ça calme les nerfs, et ça fait du bien, mais pas suffisamment. L'inquiétude et le manque de sommeil se font ressentir eux aussi et je me retrouve bien vite à deux doigts d'être expulsé de l'hôpital après avoir donné quelques coups à un distributeur automatique de nourriture qui refusait de faire tomber ce que je venais de payer.
Je retourne dans la chambre avec le poignet endolori, un gobelet de café dans une main et quelques barres chocolatées dans les poches que je compte bien partager avec le Blake. « Je crois que si tu veux te chercher un truc à grignoter tout à l'heure, faudra éviter la machine de ce service. » Je relève les yeux et je remarque que le miracle s'est produit en mon absence : Gwen est réveillée. Elle ne semble pas en bon état, mais malgré son visage tuméfié, elle a les yeux ouverts et j'ai comme l'impression d'avoir interrompu une conversation, ce qui prouve qu'elle a dû parler à Rhys. « Gwen ! » Je pose le gobelet et le contenu de mes poches sur la table la plus proche et je me précipite à son chevet, à côté de Rhys. Le soulagement est immense et son réveil est similaire à une dose d'adrénaline tant je me sens éveillé. Pendant quelques secondes, j'ai envie de bombarder la brune de questions pour savoir qui lui a fait ça. Oui, j'ai envie de connaître les faits et j'ai envie de les connaître avant la police - comme si avoir une longueur d'avance me permettrait de faire justice moi-même. Toutefois, je réprime cette envie parce qu'elle n'est certainement pas en état de répondre à un interrogatoire et aussi parce que j'ai fait une promesse il y a quelques mois : celle de me tenir éloigné des ennuis. C'est bien grâce à cette promesse que je reste sagement à l'hôpital et pas dans la rue à la recherche des coupables. « Gwen, comment tu te… » Comment tu te sens ? Je m'arrête avant même de finir ma question tant je me rends compte qu'elle est inutile et inappropriée. Elle mérite plus que quelques politesses. « Tu nous a vraiment fait flipper. » Et c'est tellement bon de la voir éveillée après ces trois jours de coma. « C'est si bon de te revoir. » Je la gratifie d'un sourire sans joie car malgré son réveil, je n'arrive pas à faire abstraction du reste. « Est-ce que tu te souviens de quelque chose ? » Puis je me retourne vers Rhys. « Ça fait longtemps qu'elle est réveillée ? » Entre ma pause cigarette et mon arrêt vers la machine à café, j'ai dû partir environ un quart d'heure. « Tu as pu prévenir quelqu'un ? Tu veux que j'y aille ? »

_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Dim 22 Avr - 16:08

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Again... and again.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, Gwen essaya de parler mais sa gorge sèche lui conféra une voix particulièrement rauque. Rhys bondit de joie sur elle comme s’il venait d’ouvrir un cadeau de Noël et suivit son regard en lui donnant le verre. Après avoir bu une gorgée, elle toussa à plusieurs reprises et essaya de se redresser, sans succès. La douleur qui lui parcourait le corps la brûlait de l’intérieur et lui rappela qu’un événement terrible avait eu lieu. La métisse essaya de rassembler le peu de pensées cohérentes qui la traversaient pour interroger son meilleur ami. Son regard perplexe l’aidait beaucoup à se faire comprendre car elle n’eut pas besoin d’utiliser beaucoup de mots. Maintenant que la lumière agressait moins ses yeux, Gwen observa la pièce et comprit qu’elle était dans une chambre d’hôpital. Triste, Rhys veillait sur elle. Il lui serra la main comme pour rester son point d’ancrage et lui résuma ce qui était arrivé. La chanteuse avait des blessures importantes suite à une agression violente qu’elle avait subie. La jeune femme frémit tandis que quelques souvenirs commençaient à remonter à la surface au fur et à mesure que le blond développait la situation. Elle était sortie du Three Mariners, avait été suivie et avait fui en appelant ses amis… La suite était encore un enchevêtrement confus mais les battements de son cœur avaient suffisamment accéléré pour indiquer à Rhys qu’elle pourrait très vite les renseigner. Il lui expliqua ensuite qu’Andrew et lui l’avaient retrouvée inconsciente et que personne ne savait qui s’en était pris à elle. Son père sillonnait d’ailleurs les moindres recoins de Tenby pour retrouver ses agresseurs. Gwen ne pipa mot. Elle était bouleversée, en état de choc. Elle essayait de bouger sa jambe depuis plusieurs secondes mais celle-ci était fixée par un plâtre. Elle avait du mal à respirer comme si un étau de fer lui compressait les côtes mais le plus douloureux c’était cette migraine qui frappait dans sa tête comme un marteau. Dans quel piteux état était-elle ? Elle essaya de bouger légèrement le dos et se rassura de sentir celui-ci douloureusement craquer. Elle pouvait sentir le bout de ses pieds, signe qu’elle n’était pas atteinte dans sa colonne, ce qui l’aurait profondément angoissée. Pour le reste, la douleur était tellement importante à travers tout son corps qu’elle ne savait pas ce qui la consumait le plus hormis son crâne. Rhys lui apprit alors qu’Andrew était là aussi et qu’il irait chercher une infirmière dès que l’Anglais serait revenu. Emu, il avait eu tellement peur pour elle… Gwen n’avait cessé de le fixer depuis plusieurs secondes. Elle était encore en train de rassembler ses pensées, d’encaisser ce que Rhys lui avait dit. En temps normal, elle aurait sorti une bêtise pour alléger la situation, lui faire sentir qu’elle allait bien… Pourtant elle ne pouvait pas mentir aujourd’hui car elle était certaine de deux choses. Non, elle n’allait pas bien. La seconde, la métissa le lui exprima à voix haute. « J’ai eu très peur aussi, et j’ai encore peur… Je ne me suis jamais sentie aussi impuissante… » C’était les premiers mots qu’elle arrivait à formuler clairement sans couper toutes les syllabes. Ce sentiment de terreur lui nouait encore les entrailles. Elle si forte, qui savait si bien se défendre, avait succombé à plus fort qu’elle.

Sur ces entrefaites, Andrew arriva dans la chambre. Lorsqu’il constata que Gwen était réveillée, il abandonna ce regard hagard qui l’habitait en entrant dans la pièce et se précipita pour lui exprimer son soulagement après ce temps d’absence. A lui non plus, elle ne réussit pas à sourire, pas maintenant que les souvenirs continuaient à lui revenir par flashs. « Ça fait combien de temps que je suis ici ? » Demanda-t-elle, encore plus clairement cette fois. Malgré les coups reçus, sa conscience était intacte. Andrew posa lui aussi des questions, trop d’un coup pour elle, mais heureusement, il s’adressait à Rhys pour la plupart d’entre elles. Celle pour laquelle ses deux amis étaient pendus à ses lèvres concernaient les souvenirs en rapport à cette soirée. Des souvenirs douloureux, pas seulement parce qu’elle avait reçu des coups, pas seulement parce qu’ils n’étaient pas arrivés à temps, mais parce que cette histoire était directement liée à eux. Et qu’elle avait subi les conséquences de leurs actes imprudents. Un sentiment d’exaspération envahit Gwen envers son corps, elle essaya de repousser ses draps et de bouger mais elle était trop faible pour tenter ce type de mouvement. Enervée par cette motricité limitée, elle abandonna cette initiative. La douleur et la sensation que son corps était vide eurent raison de sa détermination. « Non, pas l’infirmière maintenant. Est-ce que quelqu’un peut me dire à quel point c’est grave ? » L’énervement donna place à la frustration, une frustration qui fit briller les yeux de Gwen. Elle n’avait même plus envie de parler, perdue entre l’envie de tout leur raconter, ce qui serait juste intolérable pour eux ou de les préserver. Angoissée et inquiète, elle les fixa tour à tour à la recherche de réponses supplémentaires.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Dim 29 Avr - 20:13

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But for the love of God,
don't touch her.

Rhys n’avait pas spécialement eu envie de raconter d’emblée à Gwen qu’elle avait subi une terrible agression mais il avait pris sur lui, trouvant injuste de la laisser dans le flou plus longtemps. Surtout qu’il fallait peut être mieux qu’elle l’apprenne de sa bouche que de celle de subordonnés de son père… Cependant, le sentiment de malaise qu’il avait ressenti s’était accentué lorsqu’il avait entendu le moniteur cardiaque de la brune s’affoler tandis qu’elle replongeait dans son traumatisme. Tout cela n’était qu’un affreux cauchemar et il aurait bien voulu pouvoir s’en réveiller… A nouveau, il serre la main de la métisse dans la sienne. « Hey… Ne t’inquiète pas… Tu es en sécurité maintenant. » Dit-il d’une voix douce pour l’apaiser. Sauf qu’à l’intérieur de lui, une colère brûlante envers ceux qui ont mis sa meilleure amie dans cet état, bouillonne et ravage ses veines. Et il compte bien la laisser se déverser, une fois qu’il sera sûr de pouvoir laisser Gwen seule. Sauf que pour le moment, ce n’est définitivement pas le cas. Car chose extrêmement rare chez elle, la jeune femme a peur, comme elle finit par le lui avouer traduisant en paroles ce que révélaient déjà ses pulsations cardiaques anormalement élevées. « J’ai eu très peur aussi, et j’ai encore peur… Je ne me suis jamais sentie aussi impuissante… » Un sentiment très courant chez les victimes, comme l’avait très souvent lu Rhys. Sauf que le voir expérimenté par une personne qu’on aimait reléguait la théorie très loin. Que répondre à cela ? Il devait pourtant essayer de dire quelque chose. Le blond plante son regard dans celui de son amie, ne supportant pas sa souffrance, autant physique que psychologique. « Je comprends… Tu sais très bien te défendre dans des circonstances normales… Mais là tu as été attaquée par surprise et ils étaient sûrement plusieurs… » La lave continue de bouillonner dans ses entrailles mais encore et toujours, il essaye de conserver un visage humain. « Mais tu ne seras pas impuissante quand on les retrouvera et qu’on les traduira en justice… Ce sera toi qui aura le pouvoir de les faire condamner. Et on le fera. »

« Je crois que si tu veux te chercher un truc à grignoter tout à l'heure, faudra éviter la machine de ce service. » Andrew entre soudainement dans la chambre, s’adressant à Rhys uniquement, comme au cours des trois derniers jours. Mais les yeux de l’anglais tombent soudain sur Gwen et  il abandonne le café qu’il s’était ramené pour se précipiter à son chevet, avec un soulagement similaire à celui que le Blake avait éprouvé tout à l’heure. Sa joie est sincère quand il dit à la Martins que c’est bon de la revoir parmi eux. Rhys s’écarte légèrement, leur laissant un peu de place. Mais bien vite, c’est vers lui que le Green se retourne. « Ça fait longtemps qu'elle est réveillée ? » Le gallois secoue la tête. « Non, quelques minutes à peine… » Ce petit échange et les interjections d’Andrew doivent faire réaliser à Gwen qu’elle est resté endormie un certain temps car elle demande tout à coup à Rhys depuis combien de temps elle est là. « Trois jours… » Réponds le blond, hanté par ces derniers. Mais il n’est pas au bout de ses émotions. Car les questions continuent de fuser de la part de Gwen et Andrew dont une de la part du brun qui lui fait particulièrement peur. « Est-ce que tu te souviens de quelque chose ? » Le Blake n’était vraiment pas sûr de réussir à se contrôler en entendant un potentiel récit de l’agression… Mais aucune réponse ne vient de Gwen et la question suivante est pour lui.

« Tu as pu prévenir quelqu'un ? Tu veux que j'y aille ? » Rhys adresse un regard reconnaissant à son ancien partenaire. Andrew gérait vraiment bien la situation contrairement à lui. Il va lui répondre oui quand Gwen reprend la parole. « Non, pas l’infirmière maintenant. Est-ce que quelqu’un peut me dire à quel point c’est grave ? » La voix de la métisse est toujours faible et pourtant une certaine fermeté s’entend dans cette dernière. Elle reprenait un peu de poil de la bête. Sauf que s’il y avait bien un point sur lequel Rhys se sentait assez téméraire pour la contredire, c’était la santé. On ne plaisantait pas avec ça, surtout quand on avait été passée à tabac. « Gwen… C’est grave. Tu as été trois jours dans le coma. Tu as un traumatisme crânien de type 2. Plusieurs côtes fêlées. Une fracture ouverte de la jambe droite. Et je ne sais même pas si quelqu’un a réellement réussi à compter tous tes hématomes et tes contusions. C'est exactement pourquoi tu as besoin de te faire examiner tout de suite. Ta convalescence va être longue et tu vas avoir besoin de te ménager. »  Il ne voulait pas mettre Andrew dans une situation délicate alors il est prêt à s’attirer les foudres de la métisse tout seul comme un grand. Il se retourne donc vers le son compère. « J’attendais que tu sois là pour aller chercher quelqu’un. J’y vais maintenant… » Du coin de l’œil, il voit que Gwen avait déjà essayé de se redresser un peu et les fixait à présent les yeux brillants de colère. Rhys baisse la voix. « Essaye de l’empêcher de bouger s’il te plaît… » Il a pleinement conscience de la complexité de sa requête et jette donc un regard désolé à Andrew. Puis, il sort quelque chose qu’il a sur le cœur depuis de longues minutes mais seulement à l'attention du brun. « Maintenant qu'elle est réveillée, je vais aller chopper les types qui ont fait ça et je peux te garantir qu’ils ne recommenceront plus, une fois que j’en aurai terminé avec eux. » Dit-il les dents grinçant de rage.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Mar 1 Mai - 17:28

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J'arrive dans la chambre comme toutes les fois depuis ces trois derniers jours, c'est à dire le regard perdu, la mine inexpressive.  Cela dit, tout change au moment où je réalise que les yeux de Gwen sont ouverts. Elle est réveillée et je me précipite à son chevet pour m'enquérir de son état. Bien sûr, je ne lui demande pas comment elle va, même si c'est mon premier instinct. Je lui demande plutôt ce dont elle se souvient, et je pose aussi quelques questions à Rhys qui me répond aussitôt. Quelques minutes seulement... Cela dit, la métisse réalise qu'elle a dû rester dans ce lit d'hôpital quelques temps, et son meilleur ami l'informe alors du temps qu'elle a passé ici. Trois jours déjà. Trois longues journées durant lesquelles nous nous sommes inquiétés avec le Blake. Des journées principalement silencieuses parce que nous ne savions pas quoi dire, nous ne savions pas quoi faire. Toutefois, ces journées semblent bien lointaines maintenant que Gwen est parmi nous. Certes, son état est toujours aussi effrayant, mais c'est quand même bon de l'entendre parler.

Je suis prêt à aller appeler une infirmière si jamais Rhys ne l'a pas encore fait, mais Gwen semble aussitôt réfractaire à cette idée. Les sourcils froncés, je la regarde faire sa requête et je secoue la tête. Par chance, le croupier est plus réactif que moi et il fait comprendre à quel point la situation de la jeune femme est délicate. Ce n'est pas le moment de jouer avec sa santé et il le lui fait remarquer avec la fermeté qu'il faut. C'est grave. Oui, c'est grave. La liste des dégâts me fait mal au coeur et je me demande bien comment nous en sommes arrivés jusqu'ici. Je sais que la Martins sait très bien se battre. J'ai été témoin de sa force et le seul moyen pour qu'elle se retrouve dans cet état, c'est qu'ils étaient plusieurs contre elle. Il n'y a pas d'autres possibilités. Une bande de lâches, certainement, car se mettre à plusieurs sur quelqu'un qui est seul, c'est injuste.
Je hoche la tête une première fois quand Rhys me confie la tâche d'empêcher la chanteuse de bouger, puis une seconde fois quand il avoue ce qu'il rêve de faire à ces hommes qui lui ont fait tout ce mal. J'ai promis de ne plus me fourrer dans les ennuis, de ne plus risquer quoi que ce soit et jusqu'à présent j'ai réussi à tenir ma promesse. Cependant, jusqu'ici, ça faisait bien longtemps qu'une telle rage ne m'avait pas habitée. Un hochement de tête, c'est tout ce que je peux offrir à Rhys tandis qu'à l'intérieur, ma raison bataille avec ma soif de vengeance pour savoir quoi faire. Ca semble si tentant d'aider le jeune homme dans cette tâche... Mais c'est dangereux et pour la première fois de ma vie, je réalise que je ne peux pas me permettre de prendre de risques. Je ne peux plus me permettre d'être aussi irresponsable qu'avant et de laisser libre cours à mes accès colériques.
Ainsi, le jeune homme s'éclipse le temps d'aller chercher une infirmière et je profite de ce temps en tête à tête avec Gwen.
« N'essaye pas de bouger, Gwen. Tu te feras plus mal qu'autre chose. » Et je ne veux pas aggraver son état en essayant de l'en empêcher. « On est tous de ton côté, tu sais. » Je la regarde, essaye de retrouver son visage derrière tous les hématomes qui la couvrent et je lui prends délicatement la main que je garde précieusement dans la mienne.
« Ca va aller, tu verras.... T'es une battante. La plus forte que je connaisse. » Je cherche à la rassurer si jamais elle en doute. Parce que pour avoir fini plusieurs fois à l'infirmerie de la prison après de violents passages à tabac, je me souviens de ce sentiment d'impuissance et de cette rage dévastatrice. « Tu peux te sentir impuissante, mais je t'assure que ce n'est pas le cas... Ca passera. »

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REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Mer 2 Mai - 17:00

You have that smile on your lips, when you lie
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Again... and again.

Malgré la voix rassurante de Rhys, Gwen ne parvenait pas à se calmer. Les souvenirs remontaient les uns après les autres à la surface et la violente vérité lui éclatait au visage tandis qu’elle prenait conscience de sa situation à l’hôpital. Non, elle n’était en sécurité. Cette histoire était loin d’être terminée. Elle qui avait toujours réussi à se défendre lors des combats de rues d’une incroyable force et dureté à Londres, elle n’avait pas résisté à cet assaut décuplé. La métisse n’était pas facilement effrayée, alors si elle affichait un sentiment de peur, Rhys devrait entendre ce qu’elle avait à lui dire. « Oui… plusieurs. » Confirma-t-elle sa supposition. « Quatre, je crois… puis trois. » Gwen en avait mis un hors-jeu avant de se ramasser la baston qu’elle avait reçue. Ce n’était pas très important mais elle racontait simplement ce dont elle se souvenait pour le moment. « Ce n’est pas le genre de types à se rendre sans broncher. » Souffla-t-elle en frissonnant de plus belle. La métisse songea à son père qui se lancerait à leurs trousses dès qu’il aurait appris son réveil et lui aurait tiré les vers du nez. Toutefois, elle connaissait son paternel et il était susceptible de s’en prendre à Rhys et à Andrew si elle lui disait toute la vérité. Il fallait qu’elle réfléchisse à la question, or pour l’heure son cerveau n’était pas en état de tourner à plein régime. Gwen continua donc d’interroger Rhys sur des informations pratiques. Depuis quand était-elle clouée dans ce lit d’hôpital ? Trois jours. La métisse comprit davantage la gravité de l’affrontement et de sa douleur à la tête. La tristesse de ses deux amis prenait tout son sens : ces salauds l’avaient bien amochée. « Trois jours… » Trois jours de sa vie lui avaient été arrachés mais pas seulement. Rhys lui expliqua enfin ce qu’elle avait exactement : trauma crânien, côtes fêlées ce qui expliquait sa difficulté à respirer et bouger, fracture à la jambe, nombreux hématomes divers. « Fracture ?! » Siffla-t-elle d’une voix désespérée. Ce n’était guère surprenant, elle avait entendu ses os se briser pendant le combat. Gwen s’en sortait même plutôt bien niveau fractures. Pourtant, la chanteuse avait nourri le secret espoir que le plâtre à sa jambe n’était qu’une lubie de médecin. En entendant Rhys lui confirmer le diagnostic, elle réalisa que ces salauds lui avaient aussi volé une grande partie de son rêve qui se réalisait enfin. Sa jambe cassée ne lui permettrait pas de danser avant de longs mois. Pourrait-elle même redanser comme elle le faisait un jour ? Et la promotion de l’album qu’on lui avait enfin promis alors ? Clouée au lit, incapable de se tenir simplement debout pour le moment, Gwen voyait son projet lui échapper. Et le pire, c’était qu’elle n’avait même pas cherché la bagarre pour une fois. Elle s’était parfaitement tenue à carreaux. Au moment où elle réalisait enfin son rêve de toujours, tout était à nouveau remis en question. Pas sûr que la maison de disques soit très tolérante pour une débutante. Ta convalescence va être longue. Les paroles de Rhys résonnèrent comme un couteau que l’on enfonçait dans le cœur de la jeune femme. « Le projet d’album va partir en fumée… » Elle devait s’estimer heureuse d’être en vie et ne pas penser à de telles futilités, mais ces futilités représentaient une grande partie de sa vie, de ce pourquoi elle s’était battue. Tout risquait de s’évanouir en un claquement de doigts, tout comme sa passion première avant même la musique : sa capacité à danser. Ces types lui avaient tout enlevé… parce que Rhys et Andrew avaient joué au plus malin avec eux ; elle devait encore s’en assurer. La jeune femme retint la boule dans sa gorge, elle n’avait pas la force actuellement de contrer son meilleur ami et elle le laissa dicter des consignes à Andrew tandis qu’il partit chercher l’infirmière. La suite de la discussion pouvait attendre la fin de l’examen.

Le mécanicien resta un moment seul avec elle et essaya de la rassurer. L’avantage avec lui était que Gwen pouvait prendre moins de gants, aussi elle se rebella un peu lorsqu’il lui demanda de ne pas bouger « Tu ne vas pas te mettre à jouer l’infirmière toi aussi ? J’ai entendu ce qu’a dit Rhys, ne pas bouger, ces types ne m’ont pas rendue sourde. » Sa voix était basse, elle essayait de retenir cette frustration qui continuait de prendre de l’ampleur en elle. L’artiste ne voulait pas lui répondre aussi abruptement, touchée que même un Andrew réputé pour être détaché, n’avait pas quitté son chevet durant trois jours, toutefois les circonstances étaient loin d’être normales. Probablement en raison de l’état de la chanteuse, Andrew resta calme et continua de la rassurer. « Pas assez forte, non. Pas contre eux. » Elle se rappela alors qu’il avait été battu à plusieurs reprises en prison sans pouvoir se défendre correctement, il comprenait donc en partie ce qu’elle ressentait. La voix de la métisse se radoucit un peu. « Non, ça ne passera pas… Je sais que tu vas me penser étourdie par le trauma, mais je ne le suis pas. Ce n’est pas terminé… » Elle marqua une pause et le fixa de ses prunelles sombres. « Andrew, je vais te poser une question très importante et… au nom de ce qu’on a partagé… et de ce que je viens de vivre, je te demande de me répondre honnêtement. » La jeune femme passa sa langue sur ses lèvres sèches. Elle aurait bien repris une gorgée d’eau, mais elle n’avait pas envie de s’étirer jusqu’au verre ni de demander au mécanicien de l’attraper pour elle vu le sérieux du moment. « Au poker, est-ce que Rhys et toi, vous avez beaucoup triché auprès d’une personne qu’il ne vaut mieux pas se mettre à dos ? On parle de combien d’argent ? » La métisse connaissait déjà la réponse en partie, puisque ces types lui avaient cité les noms de ses deux amis, mais elle voulait en être sûre ; l’entendre de la bouche du Green. A moins qu’il n’y ait erreur sur la personne, cependant elle en doutait. Ces gars-là ne rigolaient pas. Du même coup, la jeune femme venait de donner un sacré indice à l’Anglais sur ce qui s’était passé.

Quelques instants plus tard, Rhys revint dans la chambre, accompagné de l’infirmière. La métisse rangea sa frustration au placard le temps de l’examen d’usage. L’infirmière alluma une lampe dans ses yeux pour vérifier ses pupilles, elle prit sa tension et posa quelques questions à la jeune femme pour vérifier si sa mémoire était bonne. Elle continua de l’examiner pendant un moment, tandis qu’Andrew et Rhys s’étaient éloignés pour parler entre eux. La bonne femme termina les observations, préconisa quelques conseils à Gwen et expliqua que le médecin passerait bientôt. En attendant, la métisse devrait se reposer. L’infirmière quitta ensuite la chambre et la chanteuse, malgré la fatigue, demanda à ses deux amis de rester un instant. Elle voulait leur parler et leur raconter ce qui s’était passé avant qu’ils ne préviennent son père. Toutefois, le cœur meurtri, Gwen s’adressa d’abord à Rhys. « Tu m’avais promis ! D’arrêter le poker à temps… » Souffla-t-elle, mi-triste, mi-fâchée. Sa détresse et son incompréhension étaient palpables. « Ils m’ont piégée à la sortie du Three Mariners. Comme j’ai résisté, ils m’ont poursuivie dans la rue où vous m’avez retrouvée. » La métisse ne donnait que les grandes lignes, les détails étaient encore flous et inutiles, puisque ceux-ci étaient clairement visibles sur son corps. « Ils m’ont parlé de vous et ont demandé que l’argent leur soit rendu, sinon ils reviendront. J’étais un putain d’avertissement ! » Elle plongea un regard dans ceux de ses deux amis et les interpella une nouvelle fois directement. « Je vous avais dit que ça finirait mal ! » Ces types y étaient peut-être allés plus forts parce qu’elle ne s’était pas sagement laissée faire. Et ils s’en étaient sûrement pris à elle car elle avait eu le malheur de les croiser en présence d’Andrew et Rhys un jour. « Ça aurait pu être Jean… ou Lizzie ! S’ils ne récupèrent pas leur fric, ça pourrait arriver. » Autant dire qu’aucune des deux femmes citées ne réussiraient à se défendre non plus. Une partie de la métisse leur en voulait. Elle avait un jour souligné la dangerosité de leur initiative mais chacun à leur tour, ils l’avaient remballée : qui était-elle pour les empêcher de vivre leur moment d’adrénaline, alors qu’elle ne se privait pas de chercher la bagarre de temps en temps ? Aucun d’eux ne l’avait frappée, ils avaient répondu présent pour venir la rejoindre sur place dès qu’ils avaient reçu les messages qu’elle leur avait transmis, ils avaient tenu son chevet pendant des jours… et pourtant, elle n’était qu’un dommage collatéral de leurs tricheries. C’était comme si Andrew et Rhys avaient tenu le flingue qui la visait et que ces types avaient appuyé sur la gâchette pour finir le travail. « Qu’est-ce qui vous est passé par la tête ? Vous vous êtes cru plus malins ?! » Les larmes coulaient le long de ses joues, des larmes de rage, de peine et de déception. Gwen vivait un ascenseur émotionnel qu’elle ne contrôlait plus. Sa colère n’était contenue que par sa difficulté à s’exprimer correctement entre les inspirations difficiles et les reniflements. Elle voulait enfoncer sa tête dans le sable comme une autruche, partir loin, se réveiller de ce cauchemar.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Dim 13 Mai - 9:57

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C'est principalement mon acolyte qui annonce les mauvaises nouvelles, notamment le temps qu'elle a passé dans le coma, mais aussi l'étendue des blessures de Gwen. Bien sûr, elle a du mal à digérer les informations. Qui pourrait ? Je sens ma gorge se nouer tellement cette vue m'attriste, mais quand Rhys s'en va pour chercher l'infirmière, je prends mon courage à deux mains et je cherche à la rassurer du mieux que je peux... Par les paroles dites à Rhys, je devine qu'elle s'inquiète pour sa carrière artistique, mais clairement, je ne peux rien dire à ce sujet. La chanson, la danse, la musique, très peu pour moi... La recherche de la gloire est insipide et inutile... Comment peut-elle s'inquiéter de son projet d'album alors que pendant trois jours nous avons eu peur qu'elle ne se réveille jamais ?! Alors non, je ne dis rien et je ne tente pas de la rassurer quant à son avenir musical parce que c'est bien le cadet de mes soucis. Je m'en moque car l'important, c'est qu'elle ait finalement ouvert les yeux et qu'elle ne semble pas affectée par un quelconque traumatisme ou par une amnésie.

Seuls dans la chambre d'hôpital, j’esquisse un sourire amusé quand elle me demande si je compte moi aussi la couver comme une infirmière. Il n'en est rien, mais le fait est que je me suis fait un sang d'encre pour mon amie et qu'encore maintenant, je me demande comment nous avons pu en arriver là. Malheureusement, Gwen me met sur la voie alors que Rhys n'est toujours pas revenu et je sens mes jambes faiblir lorsque je commence à comprendre... Le poker. Nos petites activités illégales se sont vraisemblablement retournées contre nous et c'est la Martins qui en a fait les frais la première. Ma gorge se serre tandis que mon coeur s'accélère. J'accuse le choc, mais clairement, je sens mon poing se serrer, comme si j'étais sur la défensive : et je le suis.
Je ne veux pas être la raison pour laquelle la danseuse se retrouve dans cet état. Je ne veux pas avoir le moindre rapport avec cette agression, peu importe ce qu'elle peut dire. Je la regarde, égaré et incapable de formuler une phrase complète ou cohérente. « Environ 40k. » Ce sont les seuls mots que je suis capable de dire et ça confirme la première question de la jeune femme : oui, nous avons arnaqué quelques personnes qu'il ne faut pas arnaquer. Nous nous sommes laissés emporter par le frisson et l'adrénaline, nous étions si sûrs de nous. Apparemment, nous avions tort. Comment ont-ils pu se rendre compte que nous les avons arnaqués ? Comment ont-ils pu être mis sur la bonne voie ? Je déglutis, et je tire mes cheveux en arrière, réfléchissant à toutes les soirées que nous avons passé à Swansea et ses alentours pour arnaquer ces joueurs...
J'avais promis à Jean de me ranger... Je l'ai fait, mais apparemment, le passé parvient toujours à nous rattraper.  

Rhys revient avec l'infirmière et je profite du fait que cette dernière nous demande de rester à l’écart pour parler à mon ami. Tout comme moi, il doit être loin de se douter que c'est à cause de nos parties de poker que sa meilleure amie s'est retrouvée dans un lit d'hôpital. « Rhys... C'est de notre faute. » Notre faute. Après s'être accéléré, mon palpitant me fait à présent mal au point que je doive me concentrer pour tenter de retrouver une respiration convenable. « Le poker... » Le voilà prévenu et je dois prendre sur moi pour ne enfoncer mon poing dans la petite armoire qui me fait face. L'infirmière sort de la chambre et nous pouvons nous rapprocher de la métisse.
Le Blake était à présent au courant, mais c'est bien Gwen qui poursuit son récit en nous éclairant davantage sur les conditions de son attaque. Ils veulent récupérer leur argent. Un argent que j'ai déjà dépensé en grande partie. Un argent que je ne pourrai pas rendre, surtout avec les derniers projets dans lesquels nous nous sommes lancés avec Jean. Sur le point d'exploser, je dois tourner le dos à la chanteuse et regarder par la fenêtre, mais cette vue est bien loin de m'apaiser. Pire, la rage gagne du terrain et je continue de nier toute responsabilité, surtout quand elle mentionne nos petites amies respectives. Ça aurait pu être Jean… Trop, c'est trop. Mon pied vient à la rencontre de la chaise que j'occupais ces derniers jours et elle vole dans les airs pour atterrir avec fracas à l'autre bout de la chambre. « Non, putain ! Gwen, c'est de ta faute !! Tu l'as cherché autant que nous. » Commence-je à vociférer. «Tu savais ce qu'on faisait ! Tu le savais et tu as quand même voulu venir. Si ça se trouve, c'est à cause de ça qu'on s'est fait prendre. » Crache-je, mauvais, aveuglé par la peur et par la rage, incapable de reconnaître mes torts. Ses larmes me brisent le coeur, mais je n'arrive pas à me calmer, je n'arrive pas à me reprendre, ni à lui dire qu'en effet, j'ai ma part de responsabilité dans cette histoire, pas quand elle me dit que ce n'est probablement pas terminé et que Jean risque elle aussi quelque chose.
Pendant trois jours, j'étais parvenu à rester d'un calme olympien malgré la situation, mais il faut croire que tout explose à présent. Tout comme Rhys, je n'ai plus qu'une envie : retrouver ces types et leur rendre la monnaie de leur pièce.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Lun 21 Mai - 15:32

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Rhys était censé être à la recherche d’une infirmière mais dès qu’il avait franchi la porte de la chambre d’hôpital de Gwen, il avait tombé le masque rassurant qu’il avait essayé d’afficher pour sa meilleure amie. Ses traits s’étaient tordus sous le coup de l’émotion, tandis qu’il s’était appuyé contre le mur, l’air d’avoir pris dix ans en 20 minutes. Les paroles de Gwen le hantaient et cela dureraient sûrement très longtemps. « Oui… plusieurs. Quatre, je crois… puis trois. » Quatre types… Quatre types s’étaient acharnés sur la Martins. L’idée le mettait dans un tel état de rage et de détresse qu’il resta un long moment tétanisé, son cerveau étant incapable d’englober cette information. Malheureusement, il y avait encore d’autres choses à encaisser. « Le projet d’album va partir en fumée… » Il ferme les yeux, se rappelant de la déception qui avait percée dans la voix de la métisse. C’était vraiment trop injuste. Gwen avait mis toute son énergie et son ardeur dans ce projet. Et enfin, elle avait rencontré le succès mérité. Malheureusement, elle ne pourra profiter de son moment, ni capitaliser sa notoriété de fraîche date à cause de cette horrible agression. Plus que tout à l’heure, l’envie d’en découdre avec ses assaillants lui transpercent les veines, comme une épée chauffée au fer rouge… Par miracle, il parvient tout de même à se reprendre après quelques minutes et parvient à ramener une infirmière dans la chambre. Celle-ci commence à examiner Gwen tandis qu’Andrew et lui se mettent de côté pour ne pas gêner.

Les deux amis restent tout d’abord silencieux, le regard du Blake fixé sur sa meilleure amie. Elle a l’air de bien s’en sortir pour le moment, ce qui est un véritable soulagement. Il n’y avait pas de séquelles trop importantes… « Rhys... C'est de notre faute. » Sur le moment, Rhys entend à peine ce que dit Andrew, concentré sur Gwen. Puis… « Hein mais qu’est-ce que tu racontes ?! » Il ne veut pas le croire, si bien qu’il empêche son cerveau de chercher une connexion logique entre l’agression et une quelconque responsabilité de sa part. Mais Andrew n’a besoin que de deux mots pour le remettre sur le droit chemin. « Le poker... » Le ciel tombe sur la tête du blond. Il reste muet d’horreur tandis qu’il sent des remontées de bile acide lui brûler l’estomac. Il se donnait la nausée… Et maintenant, il allait devoir face à Gwen car l'infirmière quitte déjà la chambre. Et malgré son affaiblissement, cette dernière se fait aussi directe que d’ordinaire dès qu'ils sont seuls dans la chambre. Et c'est Rhys qu'elle interpelle en premier. « Tu m’avais promis ! D’arrêter le poker à temps… » C’est le regard du Blake qu’elle cherche et la moindre des choses est de la laisser le trouver. Malgré la honte, il relève donc les yeux. C’est un nouveau choc. Car ceux de Gwen ne reflètent que des sentiments qu’il aurait préféré ne jamais la voir éprouver à son égard. « J’ai arrêté… Dès que je te l’ai promis. Enfin le plus tôt possible... On a juste fait un dernier gros coup… » Ces mots ne sont pas de nature à arranger les choses. Bien au contraire, car il réalise avec horreur que c’est sûrement ce fameux dernier gros coup qui avait conduit la Martins, ici, aujourd’hui…

Après cela, Gwen donne les détails qu’elle avait tus lors de son réveil, expliquant qu’elle était un avertissement, qu’elle avait été traquée et battue simplement pour transmettre un message. Et ce n’est pas tout. Apparemment, si Andrew et lui ne remboursait pas rapidement la somme réclamée, Lizzie ou Jean pouvait potentiellement subir le même sort. Des mots devraient être prononcés mais cette fois, Rhys est pratiquement certain qu’il va vomir s’il ouvre la bouche. La peur et le dégoût de lui-même lui tordaient les entrailles. Comme toujours, il détruisait les personnes qu’il aimait par ses actes inconséquents… Cela ne pouvait plus durer...  Cette immobilité donne donc à Andrew la primeur de la réaction. Malheureusement, cette dernière est complètement disproportionnée et sa colère définitivement mal dirigée. Il explose une chaise avant de se mettre à gueuler sur la Martins, plaçant une partie du blâme sur elle… Cela a au moins le mérite de faire sortir le Blake de sa torpeur. « Putain mais je t’interdis de lui parler comme ça… Ok ? » Gueule t-il à son tour en direction d’Andrew, ne se laissant pas impressionner par l’état de rage pourtant apparent de celui-ci. Sans doute parce qu’il en avait à revendre de son côté. Il se déplace vivement, se mettant entre le lit de Gwen et Andrew, connaissant le caractère emporté de ces deux-là. Et c’est aux deux qu’il s’adresse quand il reprend la parole. « Vous croyez que se balancer mutuellement le blâme est la meilleure chose à faire pour le moment ? Vous ne pensez pas que notre problème le plus urgent en ce moment est de trouver le fric ? Ne serait-ce que pour qu’on n’y passe pas tous aussi ? »

Sa colère le protège quelques instants des autres émotions mais ces dernières ne sont pas de celles que l’on peut refouler facilement. Car lui est d’accord : c’est de sa faute. Et il en chialerait de rage et de désespoir. D’ailleurs, il sent ses yeux le brûler. Il se retourne vers Gwen. « Oui, on s’est cru malins et on a jamais imaginé que les conséquences pourraient être aussi désastreuses. On n’a pas pensé aux conséquences tout court. » Que pouvait-il faire d’autre qu’admettre ses torts ? Sa culpabilité était telle qu’il ne pouvait que l’embrasser. Il devait endosser ce fardeau, le porter aussi longtemps que nécessaire. « Et je sais que maintenant tu es probablement trop en colère ou choquée pour m’entendre mais… je ne me pardonnerai jamais ce qu’ils t’ont fait, ok ? Tu n’aurais pas dû payer les conséquences de nos actes… Je ne peux même pas te décrire ce que je ressens à l’idée de ce que tu as subi par ma faute. » Il était rare qu’il reconnaisse ses torts ainsi. D’ordinaire, il ne parvenait pas à étouffer son caractère susceptible. D’ordinaire, il aurait bondit en entendant cette simple phrase ô combien provocatrice et rarement porteuse d’apaisement dans les situations de crise. « Je vous avais dit que ça finirait mal ! » Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il était à bout de forces, à bout de souffle. Le repentir lui semblait la seule porte de sortie envisageable alors qu’il avait blessé l’une des personnes à laquelle il tenait le plus sur cette terre par pur appât du gain et amour de l’adrénaline. « Je suis désolé, Gwen… Vraiment désolé. » Dit-il d'une voix brisée en essayant d'attraper sa main comme tout à l'heure.

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REPUTATION : Elle se remet doucement de son agression. Il paraît qu'elle va quand même bientôt partir en tournée, mais comment alors qu'elle peine encore à marcher ?


MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Dim 3 Juin - 10:08

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Avant les observations de l’infirmière, Andrew lui avait donné le détail d’une belle somme d’argent salement gagnée. Pendant que la bonne femme l’examinait, Gwen se doutait que le mécanicien rapportait leur conversation à Rhys. Elle attendait que les tests soient terminés pour reprendre le fil de la discussion et détailler ce dont elle se souvenait. La métisse avait été frappée pour leur donner un avertissement. Si Andrew et Rhys ne trouvaient pas rapidement une solution, d’autres personnes de leur entourage pourraient connaître le même sort… voire pire. L’évocation du nom de leur petite amie respective acheva de leur donner un électrochoc. Rhys venait de lui avouer que le mécanicien et lui avaient fait un dernier gros coup, sûrement celui de trop. Tandis que Gwen pleurait de colère et de déception, comme une soupape qui évacue la frustration et la peur vécue lors de cette terrible agression en plus de l’horreur de découvrir qui en était la cause, Andrew explosa complètement. De rage, il balança une chaise dont l’écho s’entendit certainement dans le couloir. La métisse sursauta alors qu’il cria sur elle qu’elle était autant responsable qu’eux. Affaiblie par sa condition et sous le choc de sa réaction, elle ne trouva pas tout de suite les mots pour lui répondre et encaissa l’information comme un nouveau poignard qu’il lui enfonçait. Il ne manquait pas de toupet ! Ce n’est qu’une d’une voix faible mais déterminée qu’elle lui remit sa propre culpabilité en pleine face. « Ce n’est pas moi qui ai passé mon temps à arnaquer les autres. Tu n’as peut-être pas été aussi bon que tu le crois ! »

Rhys choisit judicieusement ce moment pour intervenir et remettre Andrew en place. Il s’interposa entre les deux en se plaçant devant le lit, devinant que la situation risquait de dégénérer si l’Anglais et la Galloise continuaient à s’engueuler. Le Blake leur rappela alors le problème le plus pressant : trouver l’argent pour rembourser les agresseurs. N’était-ce pas de leur responsabilité ? « Parce que vous avez déjà tout dépensé ?! » Demanda Gwen les yeux écarquillés, le regard visiblement affolé. Elle ne voulait pas revivre ce qui s’était passé, cependant elle ne pouvait même pas les aider sur ce point : elle venait de dépenser toutes ses économies dans son projet musical. « Je ne saurai même pas dépanner, je n’ai plus rien. » Les deux amis devraient assumer leur connerie et trouver une solution dans les plus brefs délais (Gwen ne se doutait pas encore que la solution viendrait d’ailleurs). Toutefois, elle ne digérait toujours pas la façon dont Andrew lui avait parlé. « Sors d’ici ! » Pour le moment, la métisse ne voulait plus le voir.

Son meilleur ami se tourna alors vers elle en lui expliquant que les deux partenaires de poker n’avaient pas pensé aux conséquences, loin d’imaginer qu’il y en aurait. La chanteuse avait de la peine à le voir ainsi, le visage tordu de douleur, mais la tristesse et la déception étaient encore bien trop présentes chez elle pour que ce paramètre rentre en considération. Au fond d’elle, elle savait pertinemment que Rhys et Andrew n’auraient jamais souhaité un tel dénouement, que le Blake s’en voulait à mort de ce qui s’était passé cependant la pilule était encore trop fraîche pour qu’elle puisse l’avaler. Ce n’était pas seulement à elle que ses agresseurs s’en étaient pris, mais à tous ses rêves aussi. Pour quelques milliers de livres arnaquées, Gwen ne pourrait pas redevenir la personne qu’elle était avant de longs mois, pour autant qu’elle le réussisse un jour. Rhys et Andrew n’étaient pas directement responsables de son agression mais bien de leur appât du gain. Alors qu’ils profitent de leur belle maison, de leurs nouveaux biens matériels, peu importe ce qu’ils avaient acheté avec cet argent… Elle n’arriverait pas à passer au-dessus de cette histoire avant un bon moment. « Je m’en doute Rhys, mais… je vais avoir du mal pendant un moment. » Les larmes de Gwen continuaient à couler chaudement le long de ses joues, elle n’affichait jamais un tel désarroi, pourtant aujourd’hui, c’était bien différent. Elle avait été touchée en plein cœur. La main de la métisse glissa finalement de celle de Rhys, comme si quelque chose s’était cassé entre eux et que la confiance aveugle qui existait entre eux avait besoin d’être réparée, d’attendre que les morceaux se recollent. La chanteuse aurait besoin de temps. « Je suis fatiguée... Pourras-tu prévenir mon père ? » Souffla-t-elle entre deux inspirations, signifiant qu’elle avait désormais besoin d’être seule, de reprendre ses esprits et de se reposer. Gwen demandait à Rhys de signaler à son père qu’elle était réveillée, même s’il l’aurait fait naturellement. Elle faillit poser une question pour savoir où était Nate, mais elle s’abstint, ne voulant pas relancer la discussion. « Promets-moi de ne rien faire d’irréfléchi. Et de tout faire pour aider à arrêter ceux qui ont fait ça… Je ne veux pas qu’il s’en prenne à quelqu’un d’autre. » L’obligea-t-elle à lui donner sa parole. Sur ces mots, la métisse reposa sa tête et, enfouie sous le drap, elle ne retint plus toute l’ampleur de la peine qu’elle ressentait, à la fois envers ses deux amis, et par rapport à ses rêves brisés.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Lun 11 Juin - 11:07

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Les temps sont durs… Ce que j'apprends à cause de la jeune femme me rend fou de rage et je n'arrive pas à accepter mes torts. Non, je ne suis pas le seul dans cette histoire, je ne veux pas endosser tous les blâmes et je continue de penser que si la jeune femme ne nous avait pas accompagnés, elle ne serait jamais dans ce lit d'hôpital à l'heure actuelle, à nous maudire et à s'inquiéter pour des futilités telles que son album. Je serre les dents, mais ce n'est pas suffisant et j'explose en envoyant une chaise à l'autre bout de la pièce tout en criant ma colère. Rhys s'interpose et c'est bien parce que c'est lui que je me tais et que je retiens mon envie de vociférer de nouvelles critiques. Le point serré, je fais demi-tour, incapable de regarder Gwen ou Rhys pour le moment et je soupire longuement.
Il n'a pas tort sur ce point, le plus important est de retrouver l'argent. En effet, il ne reste malheureusement pas grand chose de tout cet argent gagné illégalement. Pas une seule seconde j'ai pensé qu'un tel retournement de situation serait possible et après le vol de Penny Collins, j'ai préféré dépenser l'argent que j'avais de façon utile. Payer des loyers d'avance, rembourser les crédits effectués quelques années plus tôt, meubler la nouvelle maison dans laquelle nous avons emménagé avec Jean, se préparer à la venue d'un nouvel être… Non, il ne reste vraiment plus grand chose de ces sommes d'argent que nous avons perçu au cours de nos parties de poker.
Je n'ai pas été suffisamment prudent et à présent, nous sommes tous pris pour cibles. Gwen, Rhys et sa petite famille… Jean et moi.

Les soupires ne sont plus suffisants pour traduire le néant qu'est devenu mon cerveau et je dois me retenir de faire davantage de dommages aux meubles qui m'entourent. La Martins est effarée quand elle comprend que nous n'avons plus l'argent et je lance un regard au Blake en secouant la tête pour lui faire comprendre que pour ma part, je n'ai plus rien. Il s'en doute probablement, mais autant confirmer le drame le plus tôt possible pour essayer de trouver une solution dès à présent. De plus, la métisse annonce aussitôt qu'elle ne pourra pas nous venir en aide car elle n'a plus d'économies non plus. Hélas, je vais devoir réfléchir seul, de mon côté car je me fais congédier par la jeune femme. Dans le fond, ça n'a rien de surprenant et c'est peut-être pour le mieux tant je ne sais pas combien de temps je vais parvenir à me retenir de donner des coups violents.
Je me retourne pour la regarder une dernière fois et sans le moindre mot, je m'exécute et je prends le chemin de la porte.  C'est toujours aussi douloureux de la voir dans cet état et ce que j'ai appris aujourd'hui ne fait que de rendre cette situation encore plus invivable. Que faire ? Combien de temps avons nous avant qu'ils repassent à l'offensive ? Toutefois, je tente de relativiser et je me dis que nous serons prêts s'ils tentent à nouveau quoi que ce soit. Bien sûr, il va falloir prévenir Jean du danger qu'elle court, peut importe à quel point j'appréhende sa réaction.
Je retrouve l'intérieur de ma voiture et je frappe quelques fois le volant, une clope entre les lèvres, avant de me mettre en route, pas sûr de pouvoir retrouver mon calme avant que toute cette histoire se termine.

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MessageSujet: Re: Never back down | Rhys & Andrew Dim 17 Juin - 11:42

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« Ce n’est pas moi qui ai passé mon temps à arnaquer les autres. Tu n’as peut-être pas été aussi bon que tu le crois ! » Rhys adorait Gwen mais il lui aurait bien mis une main devant la bouche pour la faire taire. Vu son état physique et vu la colère qui bouillonnait en Andrew, le provoquer à cet instant était vraiment la pire chose à faire. Ces deux là avaient beau s’apprécier, ils avaient vraiment mauvais caractère et les choses pouvaient vraiment dégénérer rapidement. Or, ils n’avaient pas besoin que la situation devienne encore plus merdique que ce qu’elle était déjà. Parce que oui, ils n’avaient même plus l’argent, comme le découvre la Martins avec un effarement légitime. Rhys jette un regard à Andrew avant de confirmer mais le regard dépité de l’anglais confirme ce qu’il craignait déjà. « On a pas volé cet argent simplement pour s’amuser… On en avait vraiment besoin. Pas mal de dettes à régler et moi j’ai une famille à faire vivre maintenant. Alors oui, il ne reste plus grand chose. » Murmure alors le blond sur la défensive, supportant de plus en plus difficilement les reproches de Gwen. La colère de la métisse était certes légitime mais ça ne rendait pas ses propos acérés plus faciles à accepter. Rhys détestait qu’on lui jette les vérités désagréables à la face. Il n’avait pas envie de se confronter au fait qu’il avait été particulièrement imprudent et insouciant. Il n’avait pas envie de faire face à sa responsabilité dans l’histoire. « Je ne saurai même pas dépanner, je n’ai plus rien. » Déclare ensuite Gwen. « Ce n’est certainement pas à toi de payer cette dette… » Murmure le Blake, sur le point de vomir. Il était en train de réaliser qu’ils devaient rembourser vite sinon, la prochaine fois, ça serait Lizzie sur ce lit d’hôpital. Ou pire. Charles ou Anne. Les types qu’ils avaient dévalisés n’étaient vraiment pas des enfants de cœur. Rhys avait la triste certitude qu’ils n’hésiteraient pas à s’attaquer à des enfants…

Il frissonne, anéanti par toutes les émotions négatives qui le submergent. « Sors d’ici ! » Au début, il pense qu’elle lui parle à lui mais il relève la tête, voyant le regard incandescent de la métisse fixé sur Andrew. Et contre toute attente, ce dernier s’exécute docilement et sans un mot, l’air aussi abattu que Rhys. Les deux amis avaient joué avec le feu mais ils avaient fini par se brûler les ailes… Sauf que la plus difficile des sanctions n’est pas tombée. Le Blake essaye en effet de plaider sa cause auprès de sa meilleure amie mais c’est bien trop tôt, et il ne tarde pas à se heurter à une fin de non recevoir. « Je m’en doute Rhys, mais… je vais avoir du mal pendant un moment. » Les larmes coulent sur les joues de Gwen tandis que sa main se détache de celle du Blake. Il n’est pas loin de se mettre à pleurer pour de bon aussi. Qu’est-ce qu’il pouvait faire d’autre alors que sa meilleure amie venait de lui dire qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui pendant une durée indéterminée ? Il avait perdu sa confiance, son amour, son respect et tout ça, en une seule nuit. Ce qu’il avait de plus précieux en résumé. Car ses trois composantes étaient essentielles dans sa vie, elles contribuaient à son équilibre, à son bien-être. C’était ce qui l’avait sorti de la période la plus sombre de sa vie à Londres, ce qui lui avait permis de continuer à avancer à Tenby. Sans la force rassurante de Gwen dans sa vie, il n’arriverait à rien, il en était convaincu. Et l’idée la plus dévastatrice dans tout cela, c’est qu’elle puisse le détester alors que lui l’aimait de toutes ses forces… « Gwen… » Commence t-il, conscient qu’il doit absolument dire quelque chose pour enrayer la catastrophe, pour ne pas la perdre. Mais elle ne lui en laisse pas le temps.

« Je suis fatiguée... Pourras-tu prévenir mon père ? » Faire face à son père, le chef de la  police qui pouvait détecter un mensonge à des kilomètres était la dernière chose qu’il avait envie de faire mais il ne pouvait décemment pas lui refuser cette requête. « Ok… » Dit-il, la mine sombre, son cœur déchiré en mille morceau dans sa poitrine. Il tourne les talons pour quitter la chambre et la laisser se reposer,  n’essayant plus de la toucher pour lui dire au revoir. Un seul rejet était déjà assez difficile à encaisser, autant ne pas en rajouter. Pourtant quand il a atteint la porte de la chambre, la voix de Gwen retentit dans son dos. « Promets-moi de ne rien faire d’irréfléchi. Et de tout faire pour aider à arrêter ceux qui ont fait ça… Je ne veux pas qu’il s’en prenne à quelqu’un d’autre. »  Cette fois-ci, il  ne se montre pas conciliant. Il hausse les épaules avec consternation. « Non, je ne peux pas te promettre ça. Déjà parce que je ne semble bon qu’à faire des trucs irréfléchis. Et aussi, parce que te promettre quoi que ce soit serait inutile, maintenant qu’il est clair que tu ne veux plus de moi dans ta vie et que tu ne me fais plus confiance. Je réglerai cette situation comme je le pourrai. La seule chose que je peux dire c’est que je ferai en sorte que tu ne sois plus impliquée. » Il voyait bien comme elle le regardait présent. Ou justement comme elle ne le regardait plus. Car elle enfouit sa tête dans les draps, signant toute fin de contacts entre eux. Il quitte donc la chambre, gagnant  le parking. Il cherche Andrew du regard mais celui-ci est vraiment parti. Il se laisse donc tomber sur un banc, le cerveau en ébullition. Il devait trouver quelque chose pour apaiser la situation. A tout prix. Même si ça signifiait prendre le risque d’aller voir ses types et de marchander un arrangement avec eux. Il était prêt à vendre son âme au diable, à se faire tabasser ou pire. Il devait prendre ses responsabilités. Il devait au moins ça à Gwen.

SUJET TERMINE

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