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We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee (Justine)
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Trystan, Rhys et Thomas
TON AVATAR : Naomi Scott
TES CRÉDITS : signature - blasphemy & ju (♥)
TA DISPONIBILITE RP : Libre (0/3)
En cours : Savannah - Abby - Steven - Adriel - Mohana - Fred
A venir : Brendan
RAGOTS PARTAGÉS : 289
POINTS : 515
ARRIVÉE À TENBY : 27/01/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : En Inde, elle est promise depuis des années au fils de ses voisins mais c'est sur son voisin d'ici qu'elle a des vues...
PROFESSION : Infirmière au Tenby Cottage Hospital.
REPUTATION : Quel adorable bout de jeune femme ! Belle, intelligente et avec une culture bien différente que celle que l'on a ici. Ce sera intéressant de voir comment Jaya va s'intégrer à la ville et de voir comme elle résistera à tout ce beau monde qui ne rêve que d'une chose, connaître tous ces petits secrets...



MessageSujet: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Dim 18 Fév - 21:00


Savannah & Jaya

Tu t’étires, faisant craquer tes articulations douloureuses. La matinée avait été longue. C’était donc une très bonne nouvelle que ce soit l’heure de la pause déjeuner. Tu avais besoin de souffler, aussi physiquement que moralement. Car à ton grand désespoir, les choses ne se passaient pas très bien avec ton chirurgien référent. C’était un homme froid, profondément misogyne et sans doute raciste. Sans compter qu’il entrait parfaitement dans la case du cliché du vieux docteur qui ne voulait pas avancer avec son temps. Tu réunissais donc tous les critères pour qu’il te déteste et il ne s’en privait pas. Tu pousses un petit soupir, le chassant de ton esprit. Tu n’allais tout de même pas penser à lui alors que tu avais une heure de libre devant toi ! Tu te rends aux vestiaires, passant un gilet par-dessus ta blouse bleue et récupérant ton repas dans ton sac (tu emmenais souvent ton déjeuner car les menus de la cafétéria n’étaient pas végétariens). Tu vas ensuite t’installer en salle de pause, regardant la neige tomber dehors. Il faisait vraiment très mauvais à Tenby en ce moment et la fréquentation de l’hôpital s’en ressentait… Tu sais que normalement, tu ne seras pas seule longtemps. Si elle n’est pas retenue par une chirurgie ou un patient, le docteur Cartwright doit te rejoindre. Ce n’est pas très courant que les infirmières déjeunent avec les chirurgiens mais tu avais sympathisé avec elle lors d’une intervention que vous aviez faite ensembles alors que ce n’était pas prévu. Le courant était très bien passé entre vous, vous vous étiez donc promis de trouver une occasion de reparler ensembles dans un contexte plus propice. Ce que vous aviez fait. Et maintenant, vous vous retrouviez pour manger.

Tu réchauffes donc ton dhal, embaumant la salle de pause d’une forte odeur d’épice. Ce n’était peut être pas sympa pour tes collègues mais tu ne pouvais pas vraiment manger la nourriture d’ici. Elle était vraiment trop fade… Tu en es à peine à la première bouchée que celle que tu attends pousse la porte. « Bonjour Docteur Cartwright. » Lui dis-tu dans un sourire enjoué. Elle sourit aussi, ce qui illumine son visage. Non pas qu’elle en ait besoin. C’est une femme magnifique et tu n’es pas loin de l’idolâtrer. Car elle n’est pas seulement belle. Elle est aussi très talentueuse et sait s’imposer dans ce monde d’homme. Non, il ne lui manquait rien.  Tu savais que tu avais beaucoup à apprendre à son contact. Surtout qu’elle était plus sympathique et bien moins prétentieuse  que tous les chirurgiens que tu avais rencontré. Sans doute parce qu’elle était jeune. « Votre matinée a été bonne ? » Tu pousses tes affaires pour lui faire un peu de place, contente qu’elle ait pu se libérer pour ce déjeuner avec toi.

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TON PSEUDO : cam'tagada
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ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : On dirait qu'elle a réapparu, mais pour combien de temps ? Si j'en juge par les cernes sous ses yeux, son boulot l'accapare. Mais il paraît qu'elle part bientôt en France prendre quelques vacances. Retrouver un amoureux peut-être ?



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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Mar 27 Fév - 20:10

Tout en me lavant les mains je repense à la scène dont j’ai été la spectatrice il y a deux jours. Le vieux grincheux de l’hôpital, McInnis, engueulait Jaya dans les couloirs. Pourquoi ? Parce qu’elle avait reposé l’instrument sur la table à un angle qui ne lui convenait pas. C’est de la maniaquerie pure et dure, à moins qu’il n’aime pouvoir passer ses nerfs sur quelqu’un. Je penche pour la seconde solution. Ma grand-mère avait l’habitude de dire : « Écoute... Je n'aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais. Dans la vie tu rencontreras beaucoup de cons. S'ils te blessent, dis-toi que c'est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ça t'évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n'y a rien de pire au monde que l'amertume et la vengeance. Reste toujours digne et intègre à toi-même. » Ma grand-mère ne savait pas combien ses conseils seraient précieux. A l’hôpital nous sommes censés être là par vocation, pour soigner les gens, et donc avoir des valeurs humaines. La vérité c’est que bien souvent, une tomate pourrie fait pourrir toute la caisse… il suffit d’une seule personne malintentionnée dans un groupe pour ficher un bordel montre. Et McInnis serait peut-être celle-là…

Je ne connaissais Jaya que depuis peu mais je décelai chez elle ce supplément d’âme qui la faisait ressortir du lot. Dans le métier les sentiments peuvent vous bouffer. Soyez trop gentille et tous profiterons de vous. Soyez trop dure et on vous cassera du sucre sur le dos. C’est là tout le paradoxe de notre métier ; nous nous devons de faire preuve de sentiments car ils aideront le patient à se rétablir, et vous aideront à communiquer avec lui, en revanche il ne faut pas en avoir trop car cela peut vite vous submerger. Des gens meurent tout les jours, plus encore ces derniers temps j’ai l’impression. C’est difficile d’y faire face. D’autant plus quand je fais un point sur ma vie et que je m’aperçois que rien n’est comme je l’imaginai. A part sur le plan professionnel… Sauf que pour cela j’ai mis de côté ma fille sans m’en apercevoir. J’ai l’impression qu’il est déjà trop tard pour rectifier le tir, mais je vais m’échiner à essayer. Faire moins d’heures, déléguer, … ce n’est pas impossible.

J’entre dans la salle de pause où je suis accueillie par des odeurs d’épices et d’orient. Miam… Jaya doit déjà être là. J’espère que je ne suis pas trop en retard pour notre rendez-vous. Même si nous ne sommes pas du même métier, nous apprécions passer des moments ensemble. Cette semaine a dû être éprouvante pour la jeune Indienne. McInnis ne l’a pas ménagée. Ce vieux con. Ce qu’elle a réalisé ce matin, en revanche, m’incite vraiment à l’encourager. Elle fera des merveilles, j’en suis certaine. A la fois douce et concentrée, elle serait capable de beaucoup de choses si McInnis lui en laissait l’occasion. Il ne voit pas le potentiel en elle alors que les regards bienveillants des autres au bloc m’ont montré qu’elle était beaucoup appréciée. « Bonjour Docteur Cartwright. » dit-elle lorsqu’elle me voit. La jeune femme est assise près de la fenêtre et je la rejoins, arborant un large sourire. « Bonjour Jaya, je t’ai déjà dit qu’il ne fallait pas hésiter à m’appeler Savannah quand on est entre nous. Docteur Cartwright, c’est un peu pompeux quand même. » fais-je en riant, gênée. J’étais de celles qui préféraient qu’on l’appelle par son prénom et qu’on la tutoie. Cela encourageait souvent les aide-soignantes, infirmières et autres collaborateurs à venir me voir dès qu’un problème se présentait. Je détestais que certains aient peur de me demander quoi que ce soit parce que j’étais d’un grade plus élevé. « Votre matinée a été bonne ? » J’acquiesce de la tête et pose mon plat sur la table. On peut dire que l’Indienne a égayé ma matinée. Je ne savais pas que nous serions dans la même équipe, c’était pourtant une excellente surprise car j’ai pu voir à quel point elle était faite pour ce métier. « Elle était superbe, d’autant plus que tu étais avec moi en salle d’op. Tu connais vraiment bien ton boulot je trouve, tu es à Tenby depuis longtemps ? » je lui demande. Nous nous connaissons un peu, mais je ne sais pas depuis combien de temps elle est présente ici. Cela ne fait pas très longtemps que je la vois dans les couloirs. « Ton plat sent super bon, qu'est-ce que c'est ? » je la questionne en humant les bonnes odeurs qui se dégagent.

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Lun 5 Mar - 21:29

« Bonjour Jaya, je t’ai déjà dit qu’il ne fallait pas hésiter à m’appeler Savannah quand on est entre nous. Docteur Cartwright, c’est un peu pompeux quand même. » Tu piques un petit fard baissant la tête. C’est vrai qu’elle te l’avait déjà dit mais tu avais du mal à t’habituer à l’idée de l’appeler autrement que « Docteur Cartwright ». Et même à l’idée qu’elle puisse te traiter comme son égale. Ce n’était pas si fréquent chez les chirurgiens. « Oui, c’est vrai, désolée… Je suppose qu’il me faudra juste un peu de temps pour m’habituer. Donc bonjour Savannah ! » Du coin de l’œil, tu la regardes s’installer à côté de toi et déballer son plateau repas tandis que tu la questionnes sur sa matinée. Apparemment celle-ci avait été très bonne et tu manques de défaillir quand elle t’explique pourquoi. « Elle était superbe, d’autant plus que tu étais avec moi en salle d’op. Tu connais vraiment bien ton boulot je trouve, tu es à Tenby depuis longtemps ? » Le compliment te va droit au cœur. Vraiment. Tu en trembles d’émotion et tu restes muette quelques instants, ne sachant pas quoi dire. Un instant, tu te demandes si tu n’es pas en train de rêver. « Merci… Je.. Je ne sais pas quoi dire. » Bégayes-tu, pour ton plus grand embrassement. Après la semaine de brimades que tu venais de subir, les mots de Savannah étaient comme du baume sur tes plaies encore à vif. Mais ce qui donnait encore plus de force au compliment, c’était bien sûr son auteur. « Ça signifie beaucoup pour moi de vous entendre dire ça. Je vous trouve tellement douée… L’angioplastie coronarienne que vous avez réalisée ce matin… C’était fantastique. »

Tu veux en rajouter sur la dextérité des mains de la blonde, son approche qui ménage les artères de patients mais tu te rends compte que tu as l’air d’une vraie fangirl. Et aussi que Savannah doit entendre ce genre de compliments 17 fois par jour… Tu te forces donc à te calmer. « Bref, pour moi aussi, c’est super d’être avec vous au bloc… Et en fait, non, je viens tout juste d’arriver à Tenby. Je viens de Swansea. En fait, je suis venue ici pour voir si j’avais une chance de pouvoir devenir un jour infirmière spécialiste… » Confesses-tu, te trouvant tout à coup pompeuse. Après tout, tu n’étais qu’en formation et pour le moment, celle-ci était mal engagée. Car malgré le magnifique compliment que tu venais de recevoir, celui qui était chargé de te noter était loin de ressentir la même chose à ton égard. Mais ce ne sont pas des choses avec lesquelles tu veux embêter le docteur Cartwright, ou plutôt Savannah et tu es contente de la diversion qu’elle t’offre en te questionnant à propos de ton plat. « Merci !  C’est du dhal. Des lentilles au curry. Vous en voulez un peu pour goûter ? » Tu n’as rien contre l’idée de partager mais tu as juste peur qu’elle trouve ça un peu fort. En attendant sa réponse, tu ne perds pas une occasion de lui retourner sa question, désireuse d’en apprendre plus sur elle. « Et vous, ça fait longtemps que vous êtes à Tenby ? »

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Mer 7 Mar - 2:13

Je ne pensais pas déclencher chez Jaya tant d’émotions. Mes compliments lui vont droit au coeur, et je décèle une fragilité chez elle qui ressemble à un manque de confiance en elle. Aussi étonnant que cela puisse paraître, à mes débuts j’étais loin d’être sûre de moi. Je frôlai les murs, je parlai tout bas et je n’osai jamais répliquer. Etre la petite nouvelle a cet inconvénient. Puis il y a eu d’autres nouveaux, et j’ai pris confiance avec l’expérience, et tout ça est loin derrière moi. Bien sûr que ça fait mal quand quelqu’un nous dit que nous avons mal fait notre boulot ou que nous aurions dû faire différemment. Dans ces situations il y a deux cas de figure : où tu l’écoutes et tu t’en sers pour avancer, ou tu te laisses dépasser. Il y a toutefois quelque chose qui surpasse tout ça, c’est la façon dont on nous dit les choses. Je me souviens d’un stage où l’attitude machiste et condescendante du chirurgien me donnait envie de l’écarteler sans anesthésie.

J’ai bien l’impression que le mentor de Jaya lui fait plus de mal que de bien. Évoluer dans ces conditions est loin d’être formateur : ses épaules voûtées en sont témoins. Cette jeune femme est trop douée pour qu’un vieux croûton lui sape le moral. Les cadres de santé devraient savoir qu’un tel mentor ne fait rien de bon. A ma connaissance, sur les quatre stagiaires qu’il a encadrés dernièrement, seuls deux ont terminé leur période. Et pas sans mal. Je prends sa main, serrant fort pour lui montrer ma sollicitude. « Je t’en prie, c’est normal… ce milieu est un domaine de rapaces. Beaucoup te diront quand tu fais mal les choses, et peu te féliciteront. C’est assez dommage quand tu penses qu’on traite des humains. » Tout le paradoxe du milieu soignant. Il y a des exceptions, toutefois. J’ai l’impression que la jeune génération est plus tournée sur l’humain, plus attentive à la psychée que leurs prédécesseurs. Le traitement de la douleur est un exemple phare. Là où des médecins plus âgés ne prescrivaient rien, les plus jeunes anticipent la douleur et prescrivent un traitement « au cas où ». C’est avec de telles personnes que j’aime évoluer.

A mon tour de rougir lorsqu’elle me complimente sur la chirurgie que nous venons d’effectuer. Son enthousiasme et sa curiosité font plaisir à voir. J’aimerais beaucoup la revoir sur d’autres opérations, à la fois pour confirmer qu’elle est une perle, et aussi pour lui apprendre quelques trucs et astuces que son vieux croûton ne lui apprendra pas. « Merci beaucoup. Ca me touche énormément. » dis-je en cherchant son regard. Ce n’est pas tout les jours qu’on reçoit de tels compliments et cela contribue à égayer cette journée déjà bien entamée.  

« Bref, pour moi aussi, c’est super d’être avec vous au bloc… Et en fait, non, je viens tout juste d’arriver à Tenby. Je viens de Swansea. En fait, je suis venue ici pour voir si j’avais une chance de pouvoir devenir un jour infirmière spécialiste… » Le plaisir était partagé alors. « Sur le planning, tu verra souvent les mêmes équipes tourner… des binômes chirurgien / infirmière qui ne changent pas souvent. Parce que quand deux personnes qui doivent collaborer s’entendent à merveille, ça se ressent. Les patients passent moins de temps sur la table, ils sont mieux traités, et c’est bénéfique pour eux. » Sans doute le sait-elle déjà. Si elle est en spécialisation elle a déjà pu voir à l’œuvre ces binômes, qui ne sont pas si faciles à trouver de prime abord. Je la laisse assimiler, puis reprends avec un sourire compatissant : « Je pense que tu as toutes tes chances… si on devait créer un profil type pour ce boulot ce serait le tien. Ton mentor ne te l’a peut-être pas dit… ça se passe bien avec lui, d’ailleurs ? » je demande mine de rien. Je ne dis pas non plus que j’ai vu la discussion houleuse qu’il a eue avec elle cette semaine, ce qui la gênerait plus qu’autre chose.

Je pique rapidement une cuillère de dhal dans l’assiette de la jeune indienne et la porte à ma bouche. « Mmmh… c’est super bon ! » Un peu trop épicé pour moi, peut-être… Je n’ai pas trop l’habitude même si je mets souvent des épices dans mes plats. « Je vis à Tenby depuis mes dix ans, en fait. On vivait à Auckland avant de déménager, j’ai visité pas mal d’endroits parce que mon père était souvent muté pour son boulot. C’était intéressant aussi, de voyager comme ça. »

[désolée, je me suis peut-être laissée emporter Je ferai + court la prochaine fois ]

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Mer 14 Mar - 19:51

« Je t’en prie, c’est normal… ce milieu est un domaine de rapaces. Beaucoup te diront quand tu fais mal les choses, et peu te féliciteront. C’est assez dommage quand tu penses qu’on traite des humains. » La main de Savannah vient envelopper la tienne et elle la serre avec une chaleur identique à celle contenue dans ses mots. L’admiration et l’affection naissante que tu ressens pour elle, n’en sont qu’augmentés. Car humaine, elle l’était et cela de la plus belle des façons. Ces quelques mots qu’elle vient de te dispenser te remontent le moral et tu es aussi reconnaissante que émue quand tu reprends la parole. « Vous savez quand j’ai commencé la médecine, j’avais cet idéal dans la tête. Je croyais que tous les chirurgiens étaient comme mon héroïne de toujours, Anandi Gopal Joshi… Qu’ils voulaient faire le bien en sauvant des vies, qu’ils voulaient changer le monde. Je me rends compte maintenant… Que c’était naïf. C’est plus une question d’ego et de prestige… Alors heureusement qu’il y a encore des gens comme vous. » Oui, tu pensais que la bonté humaine existait et qu’elle était tout ce qui importait. Et tu es totalement d’accord avec Savannah. Un compliment ne coût pas grand-chose à celui qui le dispense mais peut apporter beaucoup à celui qui le reçoit. C’est pour ça que tu n’hésites pas à complimenter la blonde en retour, non pas pour lui lécher les bottes mais parce que sa technique t’a vraiment impressionnée. Elle reçoit ton compliment avec grâce et modestie, croisant ton regard. Tu lui adresses un petit sourire, et à ce moment précis, tu sens que vous vous comprenez réellement. Une belle complicité était en train de naître entre vous et cela te mettait du baume au cœur.

Il vous faut toutefois réinstaurer un retour à la normal car n’importe qui pourrait entrer dans la salle de pause et ça serait bizarre s’il vous trouvait ainsi. Tu lâches donc doucement la main de Savannah tandis qu’elle commence à t’expliquer un peu le fonctionnement des équipes au bloc. Ce qui te fait légèrement grimacer, car elle te fait comprendre que les binômes ne changent pas souvent. Est-ce que tu étais condamnée à passer tout ton stage avec McInnis ? Tu devais avoir un très mauvais karma… « Je pense que tu as toutes tes chances… si on devait créer un profil type pour ce boulot ce serait le tien. Ton mentor ne te l’a peut-être pas dit… ça se passe bien avec lui, d’ailleurs ? » Savannah est aussi intelligente qu’elle en a l’air et sait interpréter ton silence. Tu avais d’ailleurs prévu de souffrir en silence mais elle t’inspire une telle confiance que tu commences tout doucement à te confier. « Et bien… Quand vous dites qu’une équipe fonctionne quand les deux personnes qui doivent collaborer s’entendent à merveille… Qu’est-ce qu’on fait si c’est l’exact contraire ? Je crois que le docteur McInnis ne m’apprécie pas beaucoup malgré mes efforts… Et lui dit que je n’ai pas beaucoup de potentiel pour le boulot.» Tu baisses la tête, ayant l’impression de dire du mal de ton mentor. C’était vraiment difficile avec lui mais tu es pratiquement certaine que s’il venait à apprendre que tu te plains auprès d’autres chirurgiens, ça serait encore pire… « Mais je suis contente de vous entendre penser le contraire en tout cas. Je m’en rappellerai la prochaine fois qu’il… » me criera dessus Avais-tu failli dire. Mais c’’était un peu mélodramatique.

Savannnah t’offre d’ailleurs une diversion de choix, acceptant ton invitation à goûter ton plat. Elle a  l’air d’apprécier, ce qui te fait bien sûr plaisir. Tu te dis qu’un jour, tu lui feras des gâteaux pour la remercier de sa gentillesse…  En tout cas, vous continuez à faire connaissance tandis que la Cartwright te donne quelques détails sur son parcours. Tu écoutes, fascinée. « La Nouvelle-Zélande ? II paraît que c’est magnifique ! ça ne vous manque pas trop ? Vous avez visité beaucoup de pays ? » Tu n’y peux rien, ce n’est pas de la curiosité mal placée mais son parcours t’intéresse vraiment.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Mar 27 Mar - 2:22

Mon père (quand il est là) a l’habitude de nous enseigner que chacune de nos actions a des conséquences. Il était à la conférence de Lorenz sur l’effet papillon, conférence qui l’a profondément marqué dans ses certitudes : « le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ». Une action à si petite échelle peut-elle amener à un évènement bien plus important pour quelqu’un d’autre ? Avec mon expérience personnelle je peux dire que oui : cinq minutes passées à bavarder avec un patient peuvent changer totalement le cours de sa journée, lui donner la force de poursuivre son combat. Cedit patient influencera la vie d’un autre, et ainsi de suite… c’est une chaîne sans fin qui rend nos décisions importantes. Jaya et moi nous soutenons mutuellement, nous encourageant l’une et l’autre dans nos carrières respectives. Elle ne mérite pas le traitement que son tuteur lui impose. Au fond je soupçonne McInnis de vouloir la pousser à bout pour disposer d’un autre stagiaire. C’est de la discrimination, pure et simple. Le hic est qu’il n’y a aucun moyen de le prouver. L’histoire de Jaya me touche profondément. Je l’écoute vanter les valeurs soignantes qui sont les siennes, son idéal, ses aspirations, mais aussi ses déceptions. Qui ne connaît pas Anandi Gopal Joshi ? Cette Indienne a eu le courage de défendre ses droits, elle a été la première femme médecin en Inde et a un parcours exemplaire. Je souris tendrement en imaginant Jaya dans la même situation. Tenby est la ville qu’elle se doit de conquérir et j’espère pouvoir l’y aider. « L’hôpital a beaucoup changé… tout n’est plus qu’une question de fric et d’arrogance. Où est le patient dans tout ça ? Je suis tout à fait d’accord avec toi là-dessus… malheureusement je pense que certains chirurgiens se laissent dépasser par ce monde difficile. On nous demande de faire un maximum d’interventions en peu de temps pour pouvoir remplir les caisses de l’hôpital. Alors au bout d’un moment le patient n’est plus qu’un chiffre. » Les patients eux-même se considéraient parfois comme des numéros de chambre et non des individus. Je termine ma tirade par une réflexion : « Malgré mes horaires de dingue je suis probablement celle qui est la moins rentable ici. Pourtant ils ne me virent pas, c’est bien que ça fonctionne quand même. Les patients sont contents, ils bénéficient de nouvelles techniques chirurgicales et on diminue les risques de complications. C’est aussi bénéfique. » Un soupir las m’échappe, signe que la situation est complexe et inextricable. Je sens que nous sommes sur la même longueur d’onde et laisse mon regard parler pour moi plutôt que de me lancer dans des explications scientifiques et des statistiques à dormir debout. « Ce n’est pas naïf de vouloir changer le monde. A notre échelle on peut tout à fait faire évoluer les choses et ce que tu fait, ça commence par là. » J’ai l’impression que nous pourrions parler des heures durant sans nous lasser. C’est agréable de se comprendre ainsi. Une réelle complicité naît entre nous, celle qui est souvent à l’origine des meilleures équipes chirurgicales. Et dire qu’elle est coincée avec le vieux croûton…

Je sonde la jeune femme à propos de son mentor. Ses épaules se voûtent et son air s’assombrit tandis qu’elle se confie à propos de ce dernier. Elle semble porter tout le poids du monde sur ses épaules. Je tombe des nues quand j’apprends qu’il ne lui trouve aucun potentiel pour la chirurgie, malgré ma connaissance de l’incident de cette semaine. Bon sang, toute l’équipe ce matin a pu constater le naturel avec lequel Jaya exerçait. Elle ne dit pas directement qu’il lui en fait baver, mais apporte quelques nuances… à sa place j’aurais réagi de la même façon. En tant que stagiaire elle est dans une position vulnérable, dire du mal de son mentor peut l’éjecter du programme… « Quel imbécile. Je trouve ça abject. » soufflai-je de sorte que personne à part elle ne l’entende. « Mais je suis contente de vous entendre penser le contraire en tout cas. Je m’en rappellerai la prochaine fois qu’il… » Je hoche la tête, comprenant ses craintes. La révolte s’insinue en moi comme un ras-de-marée, ravageant les dernières traces de respect que je vouais à cet homme prétentieux. Doué, oui, il l’était, mais il n’était doté d’aucun esprit d’équipe. « En général quand ça se passe mal dans un stage, l’étudiant peut changer de mentor. » Les réflexions fusent dans ma tête. Des solutions existent, et ça se passe si bien entre Jaya et moi… peut-être accepterait-elle de changer de faire équipe avec moi ? « Si tu en avais la possibilité, tu voudrais venir avec moi ? Je n’ai pas d’étudiant en ce moment et un coup de main ne serait pas de trop. Ce serait bénéfique pour nous deux... » demandai-je à la jeune femme avec un sourire confiant. Nous pourrions même dire à McInnis que ce n’était pas Jaya qui avait souhaité changer de mentor, mais que je l’avais demandée car j’avais besoin d’une étudiante pour m’épauler. Il penserait (à tort) que je voudrais exploiter Jaya et la déstabiliser alors qu’en réalité il n’en était rien.

Finalement nous parlons d’un sujet plus léger. Tenby est ma ville d’adoption, tout comme elle. « Bien sûr ça me manque… mais j’ai ma vie ici, à présent, et je l’adore. C’est vraiment magnifique, si jamais tu veux y aller n’hésites pas je pourrais te recommander quelques sites à visiter. Mes parents étaient souvent mutés alors j’ai résidé dans quelques pays, oui. J’espère faire un petit voyage en France bientôt, mais te voir me donne bien envie de faire un tour en Asie. » dis-je avec enthousiasme. « Et toi tu as beaucoup voyagé avant de t’installer ici ? »

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Lun 2 Avr - 22:02

« L’hôpital a beaucoup changé… tout n’est plus qu’une question de fric et d’arrogance.. » Savannah rebondit sur une de tes remarques, se lançant dans un discours passionné sur les politiques de fonctionnement des hôpitaux et sur la déshumanisation des chirurgiens. Tout ce qu’elle disait avait beaucoup de sens et tu te retrouves à hocher la tête avec conviction. « C’est ce que je commence à comprendre… J’ai été naïve, je pensais que mes idéaux étaient partagés par un plus grand nombre. Imaginez ce que peu ressentir un patient en étant traité de la sorte… » Le fait de partager les mêmes idées semble vous rapprocher encore plus et c’est en pleine confiance que la Cartwright te fait une confidence, t’expliquant qu’elle est sans doute la chirurgienne la moins rentable de l’hôpital. Tu la sens fatiguée de tout cela et à juste titre. Elle a vécu tout cela bien plus longtemps que toi. « Ils peuvent pas vous virer ! Vous êtes la meilleure ! Et vous avez raison, c’est votre méthode qui est la plus bénéfique ! » Tu t’enflammes, pleine de conviction. S avannah était ton héroïne et tu la défendrais coûte que coûte… Ce qui est marrant, c’est que de son côté aussi, elle te défend. Et comme si elle avait lu dans tes pensées, elle fait en sorte de te glisser que ce n’est pas si naïf d’avoir des idéaux. Sa vision sur le changement te plaisait aussi beaucoup. Décidément ! Tu te sentais vraiment connectée à elle. « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde. C’est ce que disait Ghandi. » Dis-tu dans un sourire rasséréné. C’était plaisant de voir qu’il existait encore des esprits à même de positiver.

Et puisque vous êtes dans cette atmosphère de confiance et de confidences, un autre sujet épineux parvient à être abordé : ton mentor. Tu ne voulais vraiment pas jouer la fille qui se plaignait mais tu avais aussi vraiment besoin de te confier à quelqu’un car tu sentais que si tu te taisais plus longtemps, tu allais craquer. « Quel imbécile. Je trouve ça abject. » Souffle à voix très basse celle que je considérais de plus en plus comme une alliée. Ce n’est pas bien mais entendre McInnis se faire insulter me met un peu de baume au cœur. Tout comme voir Savannah embrasser rapidement ta cause. « En général quand ça se passe mal dans un stage, l’étudiant peut changer de mentor. Si tu en avais la possibilité, tu voudrais venir avec moi ? Je n’ai pas d’étudiant en ce moment et un coup de main ne serait pas de trop. Ce serait bénéfique pour nous deux... » Tu pourrais en pleurer de joie tant l’idée te séduit. Travailler avec une chirurgienne aussi douée et douce que Savannah, c’était littéralement tout ce dont tu rêvais. Surtout maintenant que tu t’étais rendue compte à quel point vous étiez en phase intellectuellement et moralement. Hélas, tu commençais à comprendre que les contes de fées, n’étaient justement que des contes. « Ce serait un tel honneur de travailler avec vous… Et ça serait tellement enrichissant, je n’en doute pas une seconde. Seulement… Si je quitte McInnis parce qu’il est trop dur, je vais être poursuivie par ça toute ma carrière ici. On dira que je suis trop faible, pas capable de recevoir des critiques ou d’accepter la difficulté… Plus aucun chirurgien ne voudra me faire confiance. Ça serait forcément mal vu, par beaucoup de monde. » Franchement, tu ne voyais pas comment quitter le vieux McInnis sans entacher ta réputation… Mais travailler avec Savannah, c’était tellement tentant… Surtout que la proposition venait d’elle, ce qui renforçait l’immense honneur qu’elle te faisait.

Cependant, ce déjeuner est une pause et nous essayons de garder l’esprit détendu en parlant de sujets plus neutres. Tu en apprends un peu plus sur la biographie de Savannah et les voyages qu’elle a effectués, te livrant ensuite à ton tour. « C’est vrai que la vie ici est agréable ! Je ne pensais pas m’y faire aussi facilement. En fait… Je ne suis pas du tout comme vous. La première fois que j’ai quitté l’Inde, c’était pour venir ici et c’est le seul endroit que j’ai vu... J’ai une sœur en France mais je ne suis jamais allée la voir… J’espère pouvoir voyager un peu plus tard. Et par exemple, oui aller en Nouvelle-Zélande. Donc oui au cas où, je n’hésiterai pas à vous demander. Et bien sûr si vous voulez des conseils sur l’Inde, je vous en donnerai aussi. » C’était vraiment gentil de sa part de vouloir te conseiller, donc si tu as l’occasion de faire de même, tu n’hésiteras pas. « Ce n’était pas trop difficile de toujours changer de pays ? » Demandes-tu, attachée à tes racines comme tu es.

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Sam 28 Avr - 20:49

Je suis triste que Jaya se considère comme quelqu’un de naïf. Ici dès que quelqu’un a des idéaux et veux les défendre, on le qualifie de « bisounours » ou « naïf », une façon de mettre à mal ses idéaux. C’est ainsi qu’on les perd ensuite et que la désillusion arrive. Sauf qu’on a besoin de ces personnes là pour continuer à croire que tout peut s’arranger. Si on abandonne tous dès le départ sans essayer, on court à la catastrophe. Son empathie la pousse à adopter la vision du patient, c’est exactement ce qu’il faut pour pouvoir adopter une attitude qui le rassurera. « On peut changer les choses, vraiment… n’abandonnons pas. » je fais avec conviction. Jaya monte au créneau pour défendre ma place dans l’hôpital, cela me touche profondément même si je ne me qualifierai pas de meilleure chirurgienne. Des nouveaux internes arrivent année après année, nul doute que quelques uns adopteront ma technique et deviendront aussi voire plus performants que moi. « Je te remercie… je ne pense pas que j’ai à m’inquiéter pour mon emploi à vrai dire, sinon ils m’auraient virée depuis longtemps. » Et je sais qu’en cas de pépin à Tenby, je peux opter pour l’hôpital de Swansea où j’ai fait mes armes. Je sens renaitre l’enthousiasthme débordant de Jaya. Un sourire nait sur mes lèvres. C’est agréable de converser avec quelqu’un qui a les mêmes idéaux et qui croit que tout est possible. Ce n’est pas de la naïveté ni de l’inconscience, c’est juste de l’espoir. L’optimisme ne devrait jamais être brimé. « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde. C’est ce que disait Ghandi. » Je hoche la tête de haut en bas, appréciant beaucoup cette citation. « Belle citation ! Je ne peut qu’être d’accord avec ça. »

Un type qui n’est pas dans cet état d’esprit, c’est McInnis. Je n’hésite pas à casser du sucre sur son dos. Beaucoup savent qu’il y a de l’animosité entre lui et certains membres du personnel. C’est lui qu’on devrait virer… mais évidemment monsieur est là depuis bien trop longtemps et le licencier viderait les caisses. Une alternative m’apparaît comme une bonne solution à ce problème car le cas de Jaya me tient beaucoup à cœur ; pourquoi ne l’encadrerais-je pas ? Hélas Jaya soulève un problème de taille : l’opinion qu’auront les autres… j’aimerais lui dire que l’on peut s’en foutre complètement sauf que ce n’est pas vrai, le point de vue que nos collaborateurs ont peut modifier nos façons de travailler et impacter beaucoup. Le choix lui appartient. « On pourrait retourner la situation. Dire à McInnis que je t’ai forcée à venir avec moi pour m’aider… ainsi il pensera qu’il te fait du tort en me laissant t’encadrer. Non ? » Puisque tant qu’il peut la rabaisser, il le fera. Et je me battrai pour elle si il le faut. « Tu as le choix, vraiment, c’est toi qui décides ! En tout cas tu as les clés en mains, si tu veux changer de mentor je te prendrai avec plaisir dans l’équipe Cartwright. » dis-je en riant sur ces derniers mots. L’équipe Cartwright… ça pourrait devenir réalité, qui sait ? « Et je peux faire courir le mot qu’il me faut absolument une collaboratrice pour… disons… des essais cliniques ou un projet de recherche sur la technique chirurgicale. Ainsi les gens ne se feraient pas de mauvaises idées sur toi. » Je mange quelques bouchées de mon plat, réfléchissant encore à une solution. Je ne veux pas laisser tomber Jaya alors qu’elle me semble si pleine de talent. Si elle quittait ce métier nous perdrions une excellente infirmière en devenir.

Je suis heureuse d’apprendre qu’elle s’acclimate bien à la vie galloise. Quitter son pays n’est pas chose aisée et j’admire le courage dont elle fait preuve. « Oh la France ! Je compte y passer quelques jours prochainement pour me reposer et visiter un peu. Du repos ne sera pas de trop ! Mais l’Inde m’a l’air d’un pays plein de traditions et de coutumes… j’aimerais beaucoup découvrir la culture et la gastronomie locale. Les épices, les couleurs… ce pays respire la gaîté malgré la pauvreté qui y règne. Tu n’as pas trop souffert de la précarité ? » je demande avec sympathie. Les jeunes indiennes doivent encore plus se battre pour accéder aux études, ce qui me fait penser que Jaya a déjà connu quelques obstacles sur le chemin… « Ca a été difficile quand j’ai quitté la Nouvelle-Zélande. Nous y étions restés plus longtemps que les autres pays et je m’étais fait beaucoup d’amis, que j’ai du laisser. Sinon… j’essayai de voir le bon coté des choses, cela nous faisait voyager et découvrir beaucoup. » dis-je en repensant à Jackson, avec qui je n’ai plus eu de contact depuis plusieurs mois. C’est dur de le voir s’éloigner sans pouvoir rien faire. Peut-être que si je lui rendais visite, nous nous rabobicherions ?

[HJ : Désolée du retard, j'ai eu une absence imprévue à cause du stage Rolling Eyes J'espère que ma réponse te convient N'hésites pas à me MPotter sinon ]

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Lun 21 Mai - 17:09

« On peut changer les choses, vraiment… n’abandonnons pas. » La conviction et l’assurance de Savannah te laissent admirative. Pas étonnant que tu l’avais presque instinctivement choisie comme modèle. Elle était vraiment inspirante. Le monde avait besoin de plus de femmes comme elle. Et toi… Si tu devenais ne serait-ce qu’un quart aussi brillante et confiante qu’elle, ça te suffirait amplement. Il n’y avait qu’à voir comment elle défendait sa position et ses valeurs en face à la hiérarchie de l’hôpital, se fichant visiblement de se mettre en danger. « Je te remercie… je ne pense pas que j’ai à m’inquiéter pour mon emploi à vrai dire, sinon ils m’auraient virée depuis longtemps. » Tu hoches la tête, de plus en plus convaincue par elle. Franchement, vous étiez en train de vous trouver un nombre de points communs assez impressionnant. Vous terminez d’ailleurs votre petit échange révolutionnaire par une citation que vous semblez chérir tous les deux, plus complices jamais. De quoi te faire réfléchir de plus belle à l’offre que t’avais faite la chirurgienne. Celle-ci était incroyablement généreuse mais tu voyais tout un tas de raisons pour lesquelles tu ne pouvais pas l’accepter. Mais c’est sans compter la ténacité de Savannah. « On pourrait retourner la situation. Dire à McInnis que je t’ai forcée à venir avec moi pour m’aider… ainsi il pensera qu’il te fait du tort en me laissant t’encadrer. Non ? » Tu as un sourire amusé face à un plan aussi diabolique mais bien vite tu te refais à nouveau très pensive. « Le pire, c’est que ça pourrait marcher… Si on a l’air de ne pas trop bien s’entendre au début… Vu qu’il semble me haïr, il doit être logiquement pressé de se débarrasser de moi… » Murmure-tu en réfléchissant à voix haute.

L’idée est définitivement en train d’éclore dans vos deux esprits. Savannah continue d’ailleurs sur sa lancée, disant qu’elle peut déjà commencer à faire courir des bruits comme quoi elle a besoin d’une collaboratrice. « Oh vous feriez ça ? » T’exclames-tu tandis qu’un véritable espoir est en train de naître en toi. Si tout cela était vraiment possible, ce serait tellement merveilleux… « Tu as le choix, vraiment, c’est toi qui décides ! En tout cas tu as les clés en mains, si tu veux changer de mentor je te prendrai avec plaisir dans l’équipe Cartwright. » Savannah continue d’essayer de te persuader d’une voix douce, se méprenant sans doute sur la nature de tes hésitations. « L’équipe Cartwright… J’aime comme ça sonne. J’aime vraiment l’idée, ne vous méprenez pas sur ce point… C’est juste que je me sens un peu gênée à l’idée d’accepter. C’est comme si j’avais un peu un passe-droit par rapport aux autres. » Après tout, tu ne devais pas être la seule à avoir souffert entre les mains de McInnis et d’une manière générale, tu n’étais certainement pas la seule infirmière qui ait souffert tout court. « Je vais vous donner une réponse rapidement… Mais en tout cas… Merci du fond du cœur pour cette proposition. C’est vraiment très généreux. » Finis-tu par dire à la Cartwright en guise de conclusion.

Vous finissez donc votre pause en évoquant quelques sujets un peu plus neutres, et notamment les pays dans lesquels vous êtes allées ou ceux vous voulez aller un jour. « Oh vous profiterez bien de vos quelques jours alors. Vous allez à la campagne ou plus dans la capitale ? » Dis-tu quand tu apprends qu’elle va aller en France. Elle livre aussi une description plutôt adéquate de ton propre pays, s’intéressant à ta situation lorsque tu vivais là-bas. « C’est exactement cela… Peut être que je pourrai vous servir de guide un jour ? Je retourne souvent voir ma famille… Et pour vous répondre, non, je suis plutôt chanceuse. Mon père est ambassadeur, donc nous appartenons à une caste aisée. C’est pour cela que j’ai été à même de faire des études. Bien qu’au fond, tout le monde pense que ce n’est qu’une distraction et qu’ensuite, je me marierai et que je resterai au foyer pour élever mes enfants… » En tout cas, Savannah est une déracinée comme toi, et elle sait ce que c’est de vivre entre deux cultures et loin de ses proches, comme elle ne tarde pas à te l’expliquer en te disant quelques mots sur la Nouvelle-Zélande. « Oui, j’imagine que ça n’a pas dû être facile… Mais avec une vision aussi positive des choses, c’est sûr que vous avez dû être heureuse de voyager autant. » Lui dis-tu en souriant. Elle ne cessait de te surprendre agréablement. Malheureusement, tes yeux ne tardent pas à tomber sur ta montre. Et c’est d’une voix bien plus morne que tu reprends la parole. « Ah je vais devoir y retourner bientôt… Vous avez des opérations programmées pour cet après-midi ? »  Lui demandes-tu pourtant pas pressée de mettre fin à cette agréable pause.

[Pas de soucis, j'ai du mal à me mettre à jour aussi en ce moment Ta réponse était parfaite, ne t'en fais pas ]

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MessageSujet: Re: We need a break… And maybe a breakthrough + Savannah Jeu 14 Juin - 2:36

Notre petite stratégie pourrait bien fonctionner, en effet. McInnis ne considère pas Jaya comme une infirmière potentielle. Quelle erreur de sa part… du coup je ne sais pas bien si il sera pressé de se débarrasser d’elle ou si il souhaite continuer à la blâmer. Peut-être sait-il qu’elle sera une infirmière spécialisée très douée dans son métier et qu’il l’en blâme. Je ne vais pas me lancer dans la psychologie à deux sous. Dans sa vie il ne peut exercer de pouvoir que dans son boulot, et donc sur ses subordonnés car il n’est pas chef de service. « Il ne sera pas pressé de se débarrasser de toi, il veut juste quelqu’un sur qui exercer son pouvoir. Quelqu’un à emmerder… Au début je pourrais faire semblant d’être affreuse, si tu veux. » Sa mauvaise humeur trouvera autre preneur. Car Jaya ne mérite pas cela. Elle mérite un terrain d’enseignement à son image. Je propose donc à Jaya de faire semblant d’être méchante, au début du moins. Je ne sais pas si je saurais m’y tenir mais ma foi, si elle est au courant que c’est juste pour la protéger, cela pourrait rendre la situation supportable. Les autres infirmières et aides-soignante iraient vite bavasser auprès du chirurgien en lui disant que je traite Jaya d’une façon encore pire que la sienne et il en sera heureux. L’indienne est étonnée de cette proposition et je ne tarde pas à lui confirmer mon désir de la voir avec moi : « Bien sûr. Je n’ai personne en ce moment… et j’aime beaucoup former les gens. Si un jour je devais me reconvertir je pense que je pourrais donner des cours ou faire quelque chose dans le genre. » Un large sourire naît sur mon visage en pensant à ce que nous pourrions accomplir ensemble. On ne va pas changer le monde, pour le moment en tout cas, mais je sens que notre collaboration ne sera qu’enrichissante.

En l’écoutant attentivement je me rends compte de mon erreur. Elle n’hésitait pas pour les raisons que je devinais, mais parce qu’elle ne voulait pas obtenir une faveur. J’aimais beaucoup cette attitude de solidarité et d’égalité vis-à-vis des autres stagiaires. Je la rassure sur ce point : « Ce n’est pas un passe-droit. Ou une faveur… mais tu as le droit de changer de mentor si tu sens que celui que tu as en ce moment peut nuire à ta formation. » dis-je en insistant sur le mot droit. Elle finit par me dire qu’elle y réfléchira. L’idée continue de germer dans mon esprit et je suis comme un enfant devant son cadeau de Noël. J’attendrai cette réponse avec une impatience non dissimulée. « Je t’en prie, ça me ferait très plaisir aussi. N’hésites pas. » Et le sujet est clôt. Je pense que cette proposition doit mâturer dans son esprit. J’essaie de me mettre à sa place et je me dis que j’aurais également eu du mal à croire ce type de proposition si on me l’avait faite. Jaya a tellement eu l’habitude que son mentor la rabaisse, qu’elle a probablement du mal à croire qu’un chirurgien puisse être bienveillant.

Nos voyages viennent étoffer la conversation. Le plat indien de Jaya me faisant penser à tout ces pays que j’aimerais visiter un jour. Pour le moment, mon projet ne se situe pas très loin puisque c’est en France. A quelques heures d’ici. La campagne ou la ville ? Me demande-t-elle. Je réfléchis un peu, parce que je n’y ai pas vraiment pensé en détails pour le moment. « Aucune idée, ça me viendra en prenant les réservations. Peut-être un mélange des deux ? » Paris sera un bon commencement, pour quelques jours, puis j’irai ensuite visiter le pays lorsque Amélia me rejoindra. J’apprends ensuite qu’elle est fille d’ambassadeur. Ça alors …. je ne m’y serais pas attendue. Je ne cache pas mon admiration ni mon étonnement. Elle a pu venir faire ses études ici grâce à ce statut plûtot aisé, et j’en suis heureuse. Davantage de jeunes devraient avoir cette occasion. « Si le projet d’aller en Inde se concrétise, oui je pense que je te demanderai d’être mon guide parce que je n’y connais rien... » Je trouve sa proposition très gentille. Beaucoup conseilleraient juste quelques monuments et attrape-touristes, alors que Jaya me propose de me faire visiter elle-même. Pour visiter un pays on ne peut pas mieux le faire qu'avec un habitant. Les représentations que me dépeint Jaya à propos des jeunes indiennes m’étonnent. Je le savais, je l’avais lu, seulement quand quelqu’un vous le raconte c’est toujours différent. Ça devient plus réel. « C’est dingue cette image de la femme... »

Le repas de Jaya se termine tandis qu’il me reste encore quelques bouchées du mien. Je n’ai pas fait attention à mon repas, captivée par la conversation que nous avions. Le temps nous rattrape, pourtant. Je sais que Jaya, en position d’étudiante, se doit de respecter les horaires à la lettre. J’acquiesce, compréhensive. « Trois petites interventions oui, et deux consultations pré-opératoires. Rien de spécial. » Je lève les yeux vers elle, avec le plus grand sérieux du monde : « J’ai été très heureuse de travailler avec toi ce matin. Je serais vraiment contente si cela se reproduisait… n’hésites surtout pas si tu as besoin de quoi que ce soit. » Je lui tend alors ma carte professionnelle, où mon numéro personnel est écrit au dos. Personne ne le saura. Et cela me rassurera de savoir qu’elle peut me joindre si elle a un problème. « Bonne après-midi. » finis-je, clin d’œil à l’appui.

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