AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Tax, tax, tax, and pay || Brendan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Knl + Tumblr + (à venir)
TA DISPONIBILITE RP : 4/5
Disponible
RAGOTS PARTAGÉS : 363
POINTS : 674
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Veuf.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Mar 13 Fév - 1:02

Victoria Street était un quartier calme, plus discret que l’Esplanade, et moins cher. Quand bien même Richard Lyon était sûr qu’il avait les moyens de louer une maison bien en vue là-bas – sa maison d’édition l’avait suggéré, il avait refusé aussi sec – il n’en avait pas envie. Trop facile à trouver, trop visible, trop à la portée des paparazzi, et il n’avait aucunement envie de croiser des gens de cette engeance rapidement, il avait eu son compte à Glasgow. Mais d’un autre côté, il voulait quand même une maison avec vue sur la mer, alors Victoria Street, ça lui avait semblé un bon compromis. Ca n’empêchait pas les rencontres avec les photographes, mais ça les limitaient à quelques évenements publics où il avait beaucoup moins envie de leur casser la gueule. Richard était très patient et compréhensif, mais les flashs le poussaient vite à bout.

En parlant de flash, n’en avait-il pas vu un ? Ah, si. Avec l’expérience, il avait développé une forte intuition pour repérer ces oiseaux-là. Lyon changea de trottoir, baissa la tête, et entra dans la première boutique qu’il trouva. Ressortant au bout de cinq minutes, il reprit son chemin vers chez lui : il revenait simplement de cours au lycée et n’aspirait qu’à une chose, qu’on lui fiche la paix, une paix royale. Croyant s’être débarrassé de l’importun, il marcha tranquillement jusqu’à sa porte. Manque de chance, le gars réapparut quasi-instantanément. Il grogna, se retint d’aller lui prendre son appareil photo : il était arrivé et claqua la porte au nez du journaliste.

« Foutu photographe...hey, Fidèle, comment ça va le chien ? »
Le dogue allemand, énorme, lui faisait la fête. Il resta un moment à la fenêtre de l’entrée à observer le journaliste, qui restait planqué là comme un piquet, et maugréa finalement un : « Bah tu peux courir pour que je ressorte, connard. » avant de se diriger vers la cuisine. Apercevant Brendan, son comptable, qui était là, il lui lança avec amusement – la mauvaise humeur durait rarement longtemps chez Lyon :

« On a de la compagnie, Brendan, je serais toi je partirais par l’arrière quand t’auras fini, sinon tu vas te retrouver en une du Sun et ils expliqueront que t’es l’amant de Ritchie ‘l’écrivain raté’ Lyon. »
Plus c'était idiot, plus ça prenait avec eux. Il se prépara un café et se dirigea vers le salon : « Tu t’en sors, alors ? T’as pas l’air d’avoir bougé depuis le début de l’après-midi. Je suis si proche de la faillite que ça ? »

Il aimait bien Brendan. C’était un garçon pas très bavard, a l’air un peu paumé, mais il l’aimait bien. Un genre de grand échalas débraillé et perdu comme il l’était en rentrant au lycée, voilà à quoi il lui faisait penser, le gosse. Alors il méritait qu’on lui donne une chance – même s’il n’avait pas l’air plus enthousiaste que ça à l’idée que Lyon s’intéresse à son cas. Mais bon, puisqu’il avait besoin de quelqu’un pour faire sa comptabilité, autant essayer quand même. Ca faisait trois ans qu’il n’avait rien regardé à ça, et puis il n’y avait jamais compris grand-chose : les maths et Richard faisaient deux. Tant que son banquier ne l’appelait pas, il estimait que ça allait et que ça pouvait rester bordélique. Si on lui mettait un peu d’ordre dedans, pourquoi pas. Il avait décidé de faire confiance à Brendan, lui avait laissé la maison – et le chien et les clefs, preuve de confiance – pour l’après-midi, mais là, juste là, en le voyant, Richard se demanda s’il avait bien fait.

« Putain, c’est un joint, ça ? »
Il posa son café sur la table du salon et se planta devant le gosse. « Tu te fous pas un peu de moi, Brendan, non ? Tu crois pas ? Allez, vire-moi ça. Je te payes pas pour fumer, je te rappelle. Sérieusement, à quel moment, quand les gens te font confiance, te laissent les clés de chez eux, et sont tes clients, tu fais ça chez eux ? T’imagines les problèmes que je peux avoir ? Que tu pourrais avoir ? »

_________________


Say you'll be fine
Cause love is a battle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : hotmess - tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 5455
POINTS : 3661
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Personne en vue
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Mar 13 Fév - 3:21

You don't believe in God
I don't believe in luck
They don't believe in us


Du travail. Il lui faut du travail. Depuis que Brendan est venu à Tenby pour suivre Nina, sa fille et l'autre grognasse qui l'a mise au monde, il la dû renoncer à sa vie et à ses différents gagne-pains. Il a quitté Cardiff sur un coup de tête, car évidemment, Deryn ne l'avait pas prévenu qu'elle déménageait dans une petite bourgade paumée. Par chance, le Gallois n'avait pas de travail à ce moment précis et il avait pu quitter sa ville natale sans trop tarder. Peut-être qu'en voyant l'insistance avec laquelle il la suit partout, Deryn cédera… Peut-être qu'elle le laissera voir sa fille davantage et pas seulement un dimanche sur deux avec une surveillance constante. Comme s'il allait blesser sa fille… La prunelle de ses yeux.
Aujourd'hui, il se retrouve chez un client : Richard Lyon, et bien qu'il soit là pour travailler, il compte bien profiter de l'absence de l'écrivain pour se mettre à l'aise. Ce dernier lui laisse les clés de la maison et le blond n'attend pas que Richard soit au bout de la rue qu'il branche déjà son enceinte portable et qu'il se roule son joint. Sur la table basse, il écarte les centaines de factures pour y étaler ses feuilles, son tabac, ses filtres et sa drogue. Quand la roulée qu'il a entre les doigts devient un cône parfait, il la place entre ses lèvres, l'allume, et se met au travail. La compatibilité de l'auteur est désastreuse et il fouille dans les différentes pochettes et boîtes de chaussures remplies de paperasse pour tenter de retrouver une chronologie correcte et sensée. Clairement, il s'y voit déjà y passer l'après-midi, peut-être plus… De ce fait, il préfère ne pas se prendre la tête et il fait comme chez lui dans la belle maison de son client. Il se balade de pièce en pièce, s'imaginant vivre dans une telle maison, un contraste effarant par rapport à la colocation qu'il partage avec Amanda. Il ne sait pas vraiment ce qu'il cherche - en fait, il veut simplement se dégourdir les jambes et il trouve finalement son bonheur lorsqu'il ouvre la porte du frigo, trouvant quelques canettes de bière. Sans attendre plus longtemps, il se décapsule la Corona qui lui fait face et il reprend son poste. Il échange parfois son stylo et sa calculatrice pour sa bière et un nouveau joint qu'il a roulé, mais il avance sûrement dans la tâche qui lui a été confiée. Consciencieux, il porte même ses lunettes qui lui donne un air d'intello (qu'il déteste).

Le chien qui se met à aboyer informe le Darlington du retour du trentenaire, si bien qu'il décide d'éteindre sa musique sans même quitter ses calculs des yeux. « Uhm ? C'est noté. La porte de derrière. » Oui, autant éviter la presse. Brendan ne doit pas attirer l'attention sur lui d'une quelconque façon s'il veut garder ses chances de voir sa fille plus souvent. Richard aborde sa comptabilité et le tatoué ne sait pas vraiment comment annoncer à l'écrivain qu'il lui faudra mieux gérer ses papiers à l'avenir s'il ne veut pas perdre trop de temps pour s'y retrouver. « En effet, je n'ai pas bougé. Pour ce qui est de la faillite, c'est trop tôt pour le dire. Je passe plus de temps à faire du ménage dans tes papiers qu'à étudier tes factures. » Brendan a fait plusieurs piles distinctes pour ne rien jeter, même si au fond de lui, il avait envie de détruire tous les papiers qui ne lui servaient à rien et qui l'importunaient. D'un côté, il y avait les factures liées à la maison d'édition, aux impressions, aux tournées de promotions etc., d'un autre il y avait des feuilles gribouillées qui ressemblaient à des brouillons - bien que c'était difficile pour Brendan d'en être certain étant donné qu'il n'avait pas la moindre idée du genre littéraire de l'auteur - et sur la dernière pile, il y avait d'autres factures qui n'avaient strictement rien à voir avec les livres.
Pour une première demie journée, le comptable était plutôt fier de lui, même s'il était agacé d'avoir dû faire un travail de secrétaire dans un premier temps avant d'avoir réellement pu se mettre au travail, ce pourquoi il était vraiment payé.

Hélas, tout ne se déroule pas comme prévu quand le jeune homme est interpelé par son client. Brendan relève les yeux vers Richard, surpris, avant de comprendre sa faute. Le joint ? Sérieusement ? Richard décide de l'emmerder pour un pauvre joint ? Il soupire et lève les yeux au ciel pour faire par au Lyon de ce qu'il en pense et il finit par écraser son joint dans l'assiette à dessert qu'il a improvisé cendrier. « J'vois pas le problème. Ça m'aide à me concentrer. » Vraiment ? Il n'en sait rien, en fait. Il ne se souvient même pas de la dernière fois où il n'a pas fumé au petit-déjeuner. « J'avance ! je t'assure. » Dit-il en levant les bras et en indiquant le rangement qu'il a déjà effectué dans ce foutoir. « Les problèmes qu'on pourrait avoir ? Non je ne vois pas… » Qu'il ajoute en fronçant les sourcils. « Si tu veux parler de ton détecteur de fumée, t'inquiètes pas pour ça, je l'ai démonté tout à l'heure. » Continue-t-il en pointant du doigt l'objet en question sur la table de la salle à manger. « Tu devrais fumer toi aussi, j'te jure, ça te détendrais un peu. » Qu'il achève en faisant la moue. Assurément, il pense que tout peu être résolu par quelques bouffées d'herbe, bien que dans son cas, ça fonctionne plutôt pas mal pour combler le manque de Nina.

_________________

feel, don't think
Injustice is the norm, you won't be the first and you know you won't be the last. •• ALASKA

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Knl + Tumblr + (à venir)
TA DISPONIBILITE RP : 4/5
Disponible
RAGOTS PARTAGÉS : 363
POINTS : 674
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Veuf.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Mer 14 Fév - 0:24

La compta, ce n’était vraiment pas son truc, et franchement, ça lui allait bien que Brendan s’en charge à sa place. Richard était un littéraire, un vrai, et tout ça lui semblait bassement matériel et peu intéressant. Par curiosité, il jeta quand même un œil aux tas de papiers que Darlington avait fait. Il y avait un peu de tout, et par égard pour ce dernier, il se promit que dorénavant il allait mieux ranger. Enfin essayer, jusqu’à ce qu’il oublie simplement de le faire. Mais ça ne serait plus aussi grave que ce que ça ne l’était aujourd’hui. D’habitude, Lyon se préoccupait tout de même un minimum de ce qui se passait et des papiers qu’il laissait trainer. Mais avec la mort de Kristin, il n’en avait pas eu envie, ranger lui semblait véritablement totalement subsidiaire. Il commençait des esquisses, des projets, ne les terminaient pas, puis il avait déménagé deux fois. Bref, tout ça finissait par faire un bordel monstre. Il attrapa quelques papiers et commença à trier :

« Poubelle, poubelle, poubelle, ça je garde, ça j’en ferais rien. »
Il sortit un classeur d’une bibliothèque et y rangea quelques brouillons, le reste partit à la poubelle. « Au moins ça me force à faire le ménage, si les huissiers viennent saisir des choses parce que je suis dans le rouge, ils ne verront pas que je le suis juste parce que je suis incapable de ranger. »

Il revint vers le bureau et jeta un œil à ce qu’il restait. Il y avait toute une pile de documents avec l’en-tête des pompes funèbres, du notaire, ou de l’hôpital de Glasgow. L’air sombre, il se les appropria, y jeta un œil rapide, et le tout rejoignit les premiers documents à la poubelle.

« Pas besoin de s’occuper de ces factures-là, celles liées au décès de ma femme, soit la NHS s’en est occupée, soit je les ai réglé dès le départ. »
Il soupira. « C’est moche de résumer la mort de quelqu’un à une série de documents comptables, ça a dû être un bon prétexte que je laisse tout trainer. Puis c’est elle qui s’en occupait, elle a toujours été plus douée que moi pour ça. Elle te surveille, là. »

Une photo de Kristin et de lui occupait une place discrète sur le bureau du salon. Elle était ancienne, prise juste après leur mariage. Mais apparemment, Brendan n’était pas du genre à lui laisser raconter l’intégralité de ses souvenirs sur son mariage. Heureusement, peut-être d’ailleurs, qu’il avait une occasion de se mettre en colère plutôt que de se lamenter.

« Ah, tu vois pas le problème ? Peut-être que j’ai pas forcément envie d’être relié de près ou de loin à des gens qui se cament ? Peut-être que c’est pas extraordinaire au niveau de la confiance ? Peut-être que c’est pas génial au niveau de ta réputation ? Je sais pas, peut-être que tu peux aller le fumer dans la rue, devant le journaliste, ton joint, histoire de voir ce qu’il en pense et ce que ça fera comme article ? Je m’arrête là, ou je continue avec un speech classique sur les effets sur ta santé ? » Il jeta un œil interloqué à la Corona et au détecteur de fumée démonté sur la table. « Ah oui, tant qu’on y est, je sais pas chez toi, mais quand tu travailles pour quelqu’un, quelqu’un qui te fait assez confiance pour te laisser sa maison, tu piques ses bières, tu démontes son détecteur de fumée, et tu te fais un joint ? Je crois pas, moi... »

La colère ne durait jamais chez Richard, sauf si on se foutait vraiment de sa gueule sur la durée. Il eut un rire un peu sec, cependant, lorsque Brendan suggéra qu’il se mette à fumer aussi. S’il avait su.

« Non merci, j'ai déjà donné. J’ai eu ma période avec cette merde, ouais. Avec tout le reste aussi. J’étais un peu plus jeune que toi – fin du collège, début lycée. J’étais un ned. Tu sais ce que c’est, un ned ? Non, évidemment, le Glasgow des années 90 ça te parle pas. Les neds, c’est des gamins des rues. Les pros du couteau et les pros de la came. J’étais comme tout le monde, là-bas. A moitié déscolarisé, à racketter des gens pour me payer de l’héro ou de la cocaine. J’ai vu des gars que je connaissais faire des overdoses, comme ça. » Il claqua des doigts d’un geste sec. « J’en suis revenu parce que j’ai été assez intelligent pour comprendre que j’étais en train de foutre ma vie en l’air. » Il prit un air sérieux, reprit son café et maugréa : « Me sors pas que t’en es loin. Je me disais exactement pareil, au début. Tu crois vraiment que ça t’aide, cette connerie ? Que tu peux passer toute ta vie à faire ça ? C'est pas toi qui m'a dit que tu bossais pour voir ta gamine ? Tu crois vraiment qu'on va te laisser la voir en faisant ça ? »

_________________


Say you'll be fine
Cause love is a battle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : hotmess - tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 5455
POINTS : 3661
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Personne en vue
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Mer 14 Fév - 7:07

You don't believe in God
I don't believe in luck
They don't believe in us


Brendan ne ménage pas son client. Il pourrait mettre les formes à la situation, dire qu'il a avancé même s'il a eu quelques inconvénients en travaillant, mais non… Il est franc et il fait comprendre à Richard que ses papiers ressemblent à une poubelle de recyclage. L'écrivain attrape les feuilles en question et il fait aussitôt le ménage, jetant ce qui ne fait que l'encombrer depuis des années. En levant les yeux au ciel, le tatoué se dit qu'il aurait pu gagner du temps si Richard s'était décidé à se débarrasser de cette paperasse inutile plus tôt. Qu'importe, au final, il sera payé à l'heure, n'est-ce pas ? Le Lyon commente ses factures, mais Brendan reste silencieux, peu désireux de commenter tous les souvenirs glauques et morbides de son épouse. Cependant, il ne se gêne pas pour s'esclaffer quand Richard souligne que c'était sa défunte femme qui s'occupait de cette lourde tâche.
« Tu m'étonnes qu'elle était plus douée que toi. » Il faut dire que même si Brendan ne connait pas son client depuis longtemps, il a pu comprendre que ce dernier ne s'entend pas très bien avec les mathématiques et tout ce qui touche à l'administratif de près ou de loin.
Le Gallois se débarrasse de ses lunettes, cherchant à reprendre un peu de contenance face à Richard qui commence à lui faire une leçon de morale. ll se lève de sa chaise, soupire bruyamment et ne peut s'empêcher de devenir provocant. S'il y a bien quelque chose que le Darlington déteste, c'est l'autorité, et ce que Richard s'efforce de faire ressemble bien trop à une vilaine tentative pour lui faire ouvrir les yeux sur les dangers de la drogue. Seulement, si personne n'a réussi à le convaincre de s'arrêter à Cardiff, ce n'est pas ce banlieusard bien propre sur lui qui va y parvenir. « Des gens qui se cament… Non mais tu ne vas pas un peu loin, par hasard ? D'autant plus que ça fait beaucoup de "peut-être" dit donc. » Dit-il dans un calme qui commence à flancher. Brendan fait partie de ces gens qui ne voient pas le danger de la marijuana. Après tout, si elle est légale dans quelques pays, à quoi bon en faire tout une histoire ? Clairement, il se dit parfois que tout serait plus facile s'il vivait aux Pays-Bas. Hélas, c'est aux Pays de Galles que sa fille se trouve et il est hors de question qu'il s'éloigne de cette dernière. « Tu me laisses chez toi tout une après-midi et je n'avais même pas le droit de me servir dans ton frigo ? Bizarrement, mon petit doigt me dit que tu ne réagirais pas comme ça si je m'étais servi dans ta réserve de thé, je me trompe ? » Malheureusement pour l'auteur, Brendan n'a jamais été frappé cette vénération du thé qui touche habituellement tous les Britanniques.

Néanmoins, le blond n'est pas au bout de ses surprises quand il entend la réponse de son client à son offre de tirer quelques taffes. Il fronce les sourcils dans un premier temps, puis cherche à masquer son étonnement. Un ned ? Richard doit répéter pour que Brendan comprenne qu'il ne s'agit pas de nerd, mais bien de ned. Devinant que son interlocuteur n'a pas la moindre idée de quoi il parle, Richard développe et se lance dans un récit des plus surprenant. Jamais le blond n'aurait pu imaginer une image si terne de l'homme qui lui fait face, pourtant… Il n'a aucune raison de lui mentir. Brendan l'écoute et croise les bras sur son torse. A présent, il est sur la défensive et il n'aime pas beaucoup ce que le trentenaire insinue. Ce qui lui plait encore moins ? Qu'il mentionne Nina et qu'il lui dise qu'il fout lui-même en l'air les chances qu'il a de passer du temps avec elle. Trop c'est trop. « Et ben si, je vais te sortir que j'en suis loin ! Je ne suis pas un pauvre lycéen, moi. Et tu sais quoi ? Je n'ai même pas fini le lycée et pourtant, je n'ai jamais touché à l'héro ou à la coke. » L'alcool et le shit, par contre… C'est une autre histoire. Le racket aussi fait partie de ses crimes, bien qu'il se soit calmé récemment… Toutefois, le jeune homme ne se sent pas prêt à se lancer dans une diatribe alors qu'il a l'impression de se faire agresser à tort. « Et tu laisses ma fille en dehors de ça ! » Les dents serrées, il ne se laisse pas intimider. « J't'ai pas parlé d'elle pour que tu le retournes contre moi à la première occasion. » Il regrette presque d'avoir abordé le sujet de Nina, mais il sait que c'est plus fort que lui… Il ne peut pas passer plus de trente minutes sans parler d'elle… « Maintenant tu vas me laisser finir ta compta ou tu vas continuer de me saouler ? Parce que si c'est le cas, dis le moi direct et je me casse. Je ne suis pas un gosse, j'ai pas de leçon à recevoir de quiconque. » Qu'il dit franchement, l'air mauvais.  

_________________

feel, don't think
Injustice is the norm, you won't be the first and you know you won't be the last. •• ALASKA

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Knl + Tumblr + (à venir)
TA DISPONIBILITE RP : 4/5
Disponible
RAGOTS PARTAGÉS : 363
POINTS : 674
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Veuf.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Lun 19 Fév - 23:40

L’herbe, la coke, les gueules de bois non-stop et sa vie de dingue, c’était loin derrière Richard Lyon. Toute cette histoire avec Brendan, ça le ramenait plus de vingt ans en arrière. C’était avant de connaitre Kristin, avant la fac. Quand il y repensait, il avait un peu pitié de lui. Il se prenait pour un dur, mais n’était qu’un gosse, un gamin au bord de l’abyme, croyant que la principal venait des coups de couteau des autres et pas de la coke qu’il lui faisait saigner du nez. On n’est jamais armé pour se battre contre soi-même. Kristin disait ça de ses patients, que c’était pour ça qu’ils avaient besoin d’aide. Richard adhérait à cette théorie. Si personne ne l’avait aidé, si ses profs n’avaient insisté, s’il n’était pas tombé sur des travailleurs sociaux compréhensifs, il aurait sans doute fini par faire une O.D. comme les autres, et par crever, face contre terre, dans un caniveau.

On n’est pas intelligent quand on est jeune. On ne l’est pas plus quand on est vieux, Richard ne se la jouait pas vieux sage, mais on devient – généralement – moins fier quand il s’agit d’accepter des conseils ou de l’aide. Mais les gens n’aiment pas avoir tort, n’aiment pas être pris en défaut. Ce que les gens veulent, c’est avoir raison. Si on pense qu’il y a un monstre au coin de la rue, on préférerait littéralement se faire bouffer tout cru que d’admettre qu’on a eu tort. Il s’engageait peut-être sur la mauvaise voie en prenant frontalement Brendan ; son but n’était pas de le mettre en colère – quoiqu’il admettait un peu l’avoir été lui-même, il n’avait pas envie de se quereller avec quiconque. Richard n’avait pas oublié le journaliste dehors, et qui plus était, au fond, ce n’était pas ce qu’il voulait. Hurler ne ferait que braquer le jeune comptable. Outre qu’il ne voulait pas non plus se retrouver seul à faire ses comptes, Richard était bien décidé à ne pas le laisser tomber, peut-être contre son gré s’il le fallait.

« Tu serais déçu, je carbure à la caféine. »
Il s’offrit un sourire, amusé par la provocation. « Ce qui me dérange, ce n’est pas que tu te serves, c’est la manière dont tu le fais. Je ne suis pas sûr que tu apprécierais si quelqu’un te faisait ça. J’ai raison, ou j’ai tort ? »

Sur le plan de la politesse, il avait sans doute raison, ça lui paraissait du bon sens. Mais manifestement, le bon sens était hors de portée dans la conversation. Un instant, Richard se sentait exceptionnellement vieux. Pour lui, peu importait que vingt ou vingt-cinq ans aient passé, il restait toujours le même gamin errant dans les rues à la recherche d’aventures, d’une baston, de sa dose, ou d’une famille. D’un avenir. Tout le monde cherchait ça, au fond, simplement, il était souvent plus facile de le ruiner. Il savait qu’il était, quelque part, en quête de ça, et que comme tout le monde, comme Brendan, pour lui, il n’était qu’un gamin paumé. Mêmes tatouages, même passion pour la moto. Mais les choses avaient changé. Il avait quasiment l’âge d’être le père de Brendan Darlington. Il soupira alors que le ton montait de l’autre côté, décida que le café ne suffirait pas, et écoutant d’une oreille distraite Brendan dont le ton devenait de plus en plus hargneux, récupéra une bière dans son frigo avant de revenir voir le gamin.

« Allez, on se calme. Tu veux bien m’écouter ? J’essaie pas de t’enfoncer ou te donner une leçon, espèce de foutue tête de pioche de gallois. Ni d’utiliser ta gamine contre toi.  J’essaie de t’aider. Tu peux me foutre ton poing dans la gueule si ça te plait pas, si ça t’aide à accepter – je te garantis pas que je te le rendrais pas, par contre. »
L'espace d'un instant, sa voix était devenu un grondement et il avait envisagé la baston comme un amusement possible. Le seul reste des années passées dans la rue. Il adressa un sourire calme à Brendan. Ca faisait longtemps que Richard ne se battait plus, mais il s’entretenait assez pour avoir conservé la même carrure, sans parler de sa taille. « Tu crois vraiment que ça me plait, de te gueuler dessus ? J’ai l’air d’avoir que ça à foutre ? Franchement, Brendan. T’as du talent, t’as une chance de faire quelque chose, de voir ta fille. Mais tu crois vraiment que si moi je râle, un juge va te faire confiance ? Tu sais ce qu’ils valent, les juges, non ? Ouais, je crois que tu sais. Et je crois aussi que t’as tort d’essayer de faire ça tout seul en gueulant sur les gens qui te tendent la main. Mes conseils te plaisent pas ? Tu peux partir. Je te fous pas à la porte, tu seras payé quand même. Mais je suis pas sûr que ça change grand-chose, franchement. » Il n'était plus en colère, alluma une cigarette, pour accompagner la bière, désigna celle de Brendan. « Tu en prends une autre ? »

_________________


Say you'll be fine
Cause love is a battle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : hotmess - tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 5455
POINTS : 3661
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Personne en vue
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Ven 23 Fév - 7:05

You don't believe in God
I don't believe in luck
They don't believe in us


« Ha-ha-ha. » Brendan détache ses syllabes, imitant un rire alors que sur son visage, il n'y a qu'un air grave. Il n'aime pas qu'on le provoque, il a toujours détesté ça autant qu'il déteste l'autorité. « Si la façon dont je me sers te dérange, t'avais qu'à pas m'inviter. T'avais qu'à m'apporter tous tes papiers chez moi. » Répond-il, amer. Il soutient le regard de son client, espérant parvenir à lui faire comprendre qu'il ne voit rien d'anormal ou de déplacé dans son comportement. Brendan se comporte chez Richard comme il se comporterait chez n'importe qui, et ça, c'est sa propre règle de savoir vivre. Qui sait, peut-être qu'il videra l'assiette dont il se sert comme cendrier avant de partir afin d'être un minimum correct.
Toutefois, Brendan comprend qu'il ne peut pas être aussi relâché maintenant qu'il est en présence du propriétaire des lieux. Heureusement, ce dernier ne sait pas que le blond s'est autorisé une petite visite guidée dans toute la maison, passant toutes les pièces au peigne fin afin de rêver de la maison qu'il pourrait peut-être avoir un jour. Un jour lointain. Ainsi, le jeune homme, sur la défensive, s'emporte et explique à Richard qu'il n'est pas comme lui, qu'il n'a rien à voir avec lui. A l'heure actuelle, Brendan serait prêt à tout pour prouver au trentenaire qu'il a tort et qu'il ne fait pas partie des déchets qu'il vient de décrire. Intérieurement, il cherche à se rassurer, se félicitant même de n'avoir jamais touché aux drogues dures et de s'être contenté de l'alcool et autres drogues aux effets hallucinogènes ou relaxant.

« Foutue tête de pioche de Gallois. » Qu'il répète, encore interloqué par cette insulte qui est certainement la plus ridicule qu'il n'ait jamais entendu. « J'espère que tu te rends compte que cette insulte décrédibilise toute ton histoire de bad boy là… Même ma fille peut avoir un langage plus fleuri que ça. » Si Richard se permet de provoquer Brendan, le tatoué ne va pas se gêner pour se moquer légèrement. Il faut dire qu'à sept ans, les enfants commencent à développer une écoute sensible et ils aiment beaucoup répéter ce qu'ils entendent dans la cour de récréation. Evidemment, il ne se passe pas un jour sans qu'un marmot se ramène avec la superbe insulte que son frère a prononcé la veille. Les bras croisés sur le torse, il poursuit d'une voix blanche. « Je n'ai pas besoin d'aide. De personne. Et aussi tentante que soit ton offre, je passe mon tour. Trouve toi un autre mec pour te foutre une bonne dérouillée. » Il ne veut pas qu'on l'aide, il ne veut pas devoir quoi que ce soit à quiconque. Aussi, il ne veut pas frapper Richard tout simplement car ce n'est pas son genre. Il ne refuse généralement pas une bagarre, mais il lui faut une bonne raison pour sortir ses poings : aujourd'hui, Richard ne l'a pas poussé à bout, ou du moins, pas encore. « Je suis conscient des conneries que j'ai faites et je sais ce que les juges pensent de moi. » Même si à chacune de ses comparutions dans un tribunal il fait en sorte d'avoir des manches longues afin de cacher ses tatouages, il en a toujours quelques uns qui s'échappent. Les juges n'aiment pas beaucoup les tatoués, il a fini pas le comprendre assez tôt alors qu'il n'avait même pas vingt ans. « Je m'en fous de ce que les juges pensent, et je m'en fous de ce que cette pétasse de Deryn pense aussi. La seule qui m'importe, c'est Nina. » Oui, elle est la seule à pouvoir le juger et la seule à pouvoir le faire changer. Bientôt… Elle sera assez grande pour pouvoir prendre ses décisions part elle même et plus personne ne pourra les empêcher de passer du temps ensemble. « Ouais… Je veux bien. » Qu'il répond quand l'écrivain lui propose une nouvelle bière. Il referme son cahier de comptes, sachant pertinemment qu'il ne pourra pas travailler avec Richard à ses côtés. Il prend la bière qu'on lui tend et n'attend pas pour en boire une première gorgée. Perdu dans ses pensées, il commence alors à se confier. « Si je fume autant… C'est parce que ça m'aide à m'évader un peu, à relativiser le fait qu'à chaque fois que je vois Nina, elle a pris quelques centimètres… Ca m'aide à encaisser c'te situation. » Il soupire longuement, puis il ne peut se retenir quand une question indiscrète effleure son esprit. « Pourquoi t'as pas de gamin, toi ? »

_________________

feel, don't think
Injustice is the norm, you won't be the first and you know you won't be the last. •• ALASKA

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Knl + Tumblr + (à venir)
TA DISPONIBILITE RP : 4/5
Disponible
RAGOTS PARTAGÉS : 363
POINTS : 674
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Veuf.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Dim 25 Fév - 2:45

Il n’aimait pas la provocation et avait toujours été un peu trop prompt à y répondre, jeune. Richard serra légèrement le poing, se retint, décida que ça n’en valait pas la peine. C’était une connerie, celle d’un gosse, comme celles qu’il avait pu faire auparavant, et Brendan ne l’aurait pas à l’insolence. Il n’avait pas géré une dizaine de classes de gamins dont la plupart frisaient le niveau de Darlington pour céder maintenant. Il aurait pu dire qu’il ne l’invitait pas, qu’il le payait, deux choses assez différentes, mais ça n’apportait rien au débat, ni à ce qu’il se passait. Il aurait pu sortir une demi-douzaine d’autres vacheries. Il laissa tomber d’un geste vague de la main. Avec un peu de chance, la prochaine fois, l’autre s’en souviendrait et en tiendrait compte. La plupart du temps, la meilleure défense c’était l’attaque quand on était pris en faute, et parfois chercher à totalement convaincre l’autre, c’était une perte de temps. Il fallait laisser les gens le temps de comprendre, d’admettre par eux-mêmes les erreurs : les prendre en faute ne revenait qu’à les laisser sur la défensive. Néanmoins, ce n’était pas pour autant qu’il allait se laisser faire. Mais la provocation ne l’atteindrait pas.

« Tu préfères que je te dise que t’es un connard immature, et un abruti fini infoutu d'écouter les gens qui veulent l'aider, qui pense qu'à sa gueule ? Je peux, si tu veux. Ou on reste sur l’idée que ça fait vingt ans que j’ai pas foutu les pieds dans la rue et que je suis devenu un gentil écrivain un peu réac sur les bonnes manières ? »

Richard pouvait être con et provocateur aussi. Mais il n’était certainement pas effrayé. Brendan n’avait pas de chance sur quelque chose : Ritchie Lyon avait toujours eu un problème avec l’autorité lui aussi, et l’insolence avait toujours été sa came. Le sarcasme et la provocation allaient de pair chez lui. Ca ne l’avait jamais quitté, il avait juste appris à y mettre les formes. Parfois.

« Bien. Tu n’as donc pas besoin d’aide et tu t’en sors parfaitement tout seul. Et tu te fous de ce que pense ton ex et les juges. Alright, punk. »
Il écarta les bras, blasé. « Super attitude. Non, vraiment.  Manque de bol, je crois que c’est un peu eux qui décident. Un peu eux qui jugent si tu vois ta gamine, ou pas. » Aucune méchanceté, juste un constat. Il soupira, commença à fouiller dans des papiers. « Oublie deux minutes la fumette, oublie deux minutes pourquoi je râle. Ton problème, il est plus général que fumer de la weed chez un client, punk. Et t’auras beau me dire que t’as pas besoin d’aide, tu me feras pas acheter ça. Oh, ouais, je sais, pas de la mienne, d’accord, d’accord, j’ai compris, t’as pas de besoin de moi. T’as vu un avocat, pour ta gamine ? Un vrai ? Pas un qui te dit « non, monsieur Darlington, il faudrait essayer de mettre un costume et de bien parler poliment au juge des enfants, et en même temps l’attitude de votre ancienne compagne est très compréhensible... ». » La même engeance qui disait des années plus tôt « Richard, vous devez comprendre que vous êtes responsable, vous ne pouvez pas agresser des gens dans la rue, peut-être qu’il faudrait trouver un boulot, vous ne finirez jamais le lycée, je ne peux rien faire, désolé, au revoir Richard ». Les mêmes connards, qui se foutaient de comprendre et voulaient simplement être payés. «  Un qui serait capable de vraiment t’aider de te dire concrètement comment faire pour obliger ton ex à te laisser voir ta fille plus que ça. Moi j’en ai un, qui est capable de t’aider. Il est à Cardiff, c’est un ami. » Nick l’avait aidé avec la mort de Kristin, il était spécialisé dans les affaires familiales. C’était un type bien. Il serait capable de vraiment faire avancer les choses. « Dis pas non.  Prends sa carte. Réfléchis y et décide. Plus tard. »

Ce n’était pas sa vie, pas sa décision, c’était une suggestion. Il pouvait aider, essayer, mais forcer les gens à prendre une décision n’était pas son délire. Donner les clés et laisser les gens explorer les pistes. Donner une chance. Richard aurait tué, gamin pour en avoir une. On avait fini par la lui donner. Et il croyait fermement que Brendan en méritait une. La rédemption, le changement de cap, Lyon y croyait dur comme fer. Il vida une gorgée de sa bière sans plus trop penser à grand-chose après en avoir tendu une à Brendan, et releva la tête avec un peu de surprise lorsque ce dernier commença à se confier un peu. Il lui flanqua une bourrade amicale.

« Je sais, punk. Je sais que c'est difficile. »
Il but une nouvelle gorgée, et alluma une cigarette. « Mais, au moins, t’es là, et tu te bas pour la voir, ta fille. C’est pas si mal, déjà. Moi, j’aurais tué pour que mon père se préoccupe de moi, à son âge. » Avant qu’il ne comprenne que Richard Baxter était un enfoiré irrécupérable et qu’il n’avait pas envie de le voir. « Avant qu’il m’expédie en pension à l’autre bout du pays et se foute de savoir si je finissais mort ou en taule. Si ça peut te rassurer, à mon avis, t’es un meilleur père que lui. »

La question sur le fait que lui n’ait pas d’enfant prit un peu Richard de court et il mit un peu de temps à répondre – c’était un peu douloureux. Il fit tourner une ou deux fois la bouteille dans ses mains, et aspira une bouffée de tabac, soufflant la fumée et la regardant se disperser dans l’air le temps de réfléchir, avant de répondre sur un ton qu’il espérait égal.

« Parce que ça s’est pas fait, tout simplement. »
Il haussa les épaules. L’idée de la paternité lui avait toujours trotté dans la tête, mais ça faisait partie des projets qu’il n’avait pas pu réaliser. Celui-là et tant d’autres. « Quand j’ai rencontré ma femme, on était tous les deux un peu dans la dèche, c’était le bordel, on venait de s’installer, alors on a remis ça à plus tard. Et quand on a voulu y penser sérieusement, on lui a diagnostiqué son cancer. » Nouveau haussement d’épaule, le ton redevint moins amer : « Maintenant j’ai plus personne, alors c’est compliqué, et puis j’ai des tas de lycéens à gérer, c’est un peu pareil, dans le fond... »


_________________


Say you'll be fine
Cause love is a battle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : hotmess - tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 5455
POINTS : 3661
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Personne en vue
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Dim 25 Fév - 15:26

You don't believe in God
I don't believe in luck
They don't believe in us


Tout compte fait, Richard sait faire usage des insultes et Brendan hoche la tête quand il entend le venin du trentenaire. Les injures résonnent dans sa tête… Connard immature, abruti fini. Soit, ce n’est pas la première fois qu’il les entend et ce ne sera pas la dernière non plus, d’autant plus qu’il a clairement provoqué l’écrivain en le mettant au niveau verbal de sa fille, ce qui n’est pas un compliment, peu importe à quel point il aime sa fille.
Il espère que c’en est fini, qu’il va le laisser tranquille, mais clairement, ça s’appelle de la désillusion. Le blond a l’impression d’être pris dans son propre piège et pour la première fois depuis longtemps, il regrette de s’être allumé un joint. Il n’aurait pas pu prédire la réaction de Richard, c’est vrai, et dans tous les cas, il ne se serait pas imaginé une réaction aussi virulente. Encore une fois, il a envie de répéter que de la weed… Ce n’est pas grand chose. Il n’a pas commis un crime contre l'humanité, il a juste décidé de s’éteindre quelques neurones afin de pouvoir travailler sans que son esprit ne commence à aller trop loin, beaucoup trop loin et à l’envoyer dans des recoins sombres de sa tête. Il ne sait pas quoi répondre tant la détermination du Gallois est impressionnante. Il a l’air de vraiment s’inquiéter du sort de Brendan et de sa fille, ce qui le surprend. En fait, il ne pensait pas réellement que Richard l’écoutait quand il avait commencé à déblatérer sans pouvoir s’arrêter sur sa fille et sur les prouesses de cette dernière : l’année précédente, elle était arrivée première de toute sa classe au Sport’s day, et il y a peu, elle avait réussi à résoudre un problème de mathématique de la classe supérieure. Qu’est-ce qu’il avait été fier, ce jour là… Aussi, il n’avait pu s’empêcher de penser qu’elle avait pris de son génie, qu’elle serait douée dans les mathématiques, quoi qu’il advienne et ça, ça le rendait heureux. Pour le reste, elle peut bien ressembler à Deryn. Il n’est pas dupe et il ne veut pas que Nina se créé des problèmes à l’adolescence comme il l’a fait. Il préférerait qu’elle suive les pas de sa mère, qu’elle devienne quelqu’un de bien, même si en son for intérieur, il déteste Deryn de toutes ses tripes. Il se retrouve dans le récit que lui chante le Lyon : en effet, on lui dit de bien parler et de bien s’habiller… On lui dit qu’il n’a pas beaucoup de chance, mais que le principal, c’est qu’il n’aggrave pas son cas… Brendan les écoute sans sourciller. Il voudrait avoir la chance de prouver qu’il est un bon père.
« Tsss. Si Deryn veut m’empêcher de voir Nina, c’est juste parce que c’est une pauvre fille mal baisée qui veut me faire payer son égo blessé. » Oui, quand il avait 18 ans, Brendan s’était donné comme mission de séduire cette jolie fille beaucoup trop coincée et après quelques semaines, il avait réussi à la faire craquer. Bien sûr, il ne l’a jamais rappelée et elle a fait de même quand elle a appris qu’elle attendait un enfant. Cette grossesse, il l’a apprise par un de ses amis qui avait vu Deryn dans la rue quelques mois plus tard avec un ventre arrondi.
Dès le jour où il ne l’a plus contacté, elle s’était donnée la mission de faire de la vie de Brendan un enfer, et elle y parvient à mercier.
Le tatoué prend la carte que Richard lui tend et il hoche la tête. C’est certainement un avocat qu’il ne pourra jamais payer, mais après tout, ça ne coûte rien de lui passer un coup de téléphone.
« Je vais y réfléchir. » Dit-il en regardant la carte puis en la rangeant dans la poche de son jeans. « Mais je doute qu’il puisse vraiment m’aider… Elle a des plaintes contre moi. » Notamment une plainte pour kidnapping alors qu’il essayait simplement de passer du temps avec sa petite. Nina est trop jeune pour s’en souvenir et il ne la pas réellement kidnappé… (ou peut-être que si…) Il est juste allé la chercher à la crèche et l’a emmené avec lui sans prévenir qui que ce soit. Si ça n’avait été qu’une fois, peut-être que son fameux avocat pourrait l’aider, mais Brendan a poussé le vice encore une fois il y a deux ans. Il a bien failli finir en prison, d’ailleurs.

Une nouvelle bière en main, il boit quelques gorgées et il se confie à son client. Il ne sait pas ce qu’il deviendrait s’il n’était pas constamment dans cet état second duquel il n’arrive même plus vraiment à se dissocier tant il n’est jamais clean. Sans surprise, il paye des mecs pour ses tests urinaires parce que ces amis sont dans le même cas que lui, incapable de dire non à un joint ou à d’autres drogues.
Il ne veut pas vexer Ritchie, pas maintenant que la situation s’est enfin calmée et qu’il a commencé à se confier, mais il ne pense pas que le veuf sache à quel point c’est difficile. Avoir un enfant, ça l’a changé à tout jamais et il n’arrive même plus à se souvenir de l’homme qu’il était avant que Nina naisse. C’était un goujat, certes… Un connard qui ne voulait qu’agrandir son tableau de chasse sans se soucier des filles avec lesquelles il était. Sa fille a fait ressortir le meilleur en lui.
« Jamais je ne pourrai mettre Nina en pension. Je la vois tellement peu souvent que cette idée me rend malade en fait. » Oui, il veut profiter du temps qu’il peut avec la petite et heureusement, Deryn ne semble pas emballée à l’idée d’envoyer sa fille loin d’elle - ce qui arrange bien le comptable. « J’pense que je suis un bon père. Ou du moins, que je pourrais l’être si j’avais l’occasion d’endosser le rôle plus souvent »
Dit-il, pensif. Il sait pour sûr que personne n’aimera plus sa fille qu’il ne l’aime. C’est dans cet option d’amour filial que Brendan pose une question indiscrète à Richard. Il y va sans détour, demandant pourquoi il n’a pas d’enfant alors que clairement, il a l’âge d’être père depuis bien longtemps. « Je vois. » Les confessions du Lyon laisse Brendan muet un instant, tandis qu’il cherche une façon de répondre sans avoir l’air indélicat. « C’est peut-être pas trop tard. Un accident arrive très vite, crois moi. » Qu’il rigole. Assurément, Nina était un accident, mais le plus bel accident de sa vie. Il reprend un gorgée de sa bière et s’allume une cigarette à son tour. « J’suis désolé pour ta femme, en tout cas. J’imagine pas le calvaire que ça a dû être. » Achève-t-il étant donné que c’est la première fois qu’ils évoquent des sujets aussi personnels l’un à l’autre.

_________________

feel, don't think
Injustice is the norm, you won't be the first and you know you won't be the last. •• ALASKA

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Knl + Tumblr + (à venir)
TA DISPONIBILITE RP : 4/5
Disponible
RAGOTS PARTAGÉS : 363
POINTS : 674
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Veuf.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Mer 28 Fév - 0:12

L'abandon ne faisait pas partie des options. Richard Lyon ne l'avait jamais considéré comme tel en tout cas. Il était un battant, le genre à se révolter, en permanence. Tout ça, plus ou moins, à cause de son père. Il détestait Richard Baxter - et c'était en grande partie pour cela qu'il préférait qu'on l'appelle Ritchie, rejetant tout lien avec son géniteur, jusqu'à l'identité qu'ils partageaient - mais Richard Baxter lui avait appris à penser, à penser contre lui. La révolte, le combat, la persévérance : tout ça faisait partie de lui. Richard Baxter avait été un père absent, brutal, sévère, qui l'avait expédié loin de lui. S'il avait tenté de jouer les caids pour attirer son attention, Lyon avait fini par changer d'avis.

Les pères brutaux ont en cela un avantage : ils ne vous engourdissent pas avec leur douceur, leur mièvrerie, ne cherchent pas à jouer les grands frères ou les copains. Ils vous réveillent comme une décharge électrique, font de vous un éternel combattant ou un éternel opprimé. Il était un éternel combattant.

Oui, il fallait qu'il se batte, mais qu'il se batte pour devenir autre chose qu'un minable comme lui. Il avait fait le choix de la gentillesse et de la présence pour les gens qu'il aimait, mais aussi le choix de se battre et de ne pas fuir ses responsabilité, mais il était toujours révolté contre une chose ou une autre. La première injustice qu'il avait connu en ce monde était le comportement de son père, mais l'injustice se répercutait ailleurs et à sa manière il essayait de lutter contre en rendant le monde un peu moins injuste, croyant fermement que chaque homme est plus grand que lui-même et porte en lui des ressources de bonté qu'il ignore.

Il croyait fermement que Brendan Darlington était meilleur que ce qu'il prétendait être et que ce pourquoi il essayait de se faire passer. Ou qu'il me serait si on lui en laissait l'occasion. Il avait fait des erreurs, peut-être - mais est-ce qu'être paumé pouvait vraiment être qualifié d'erreur ?

« Peut-être qu'elle est foncièrement mauvaise, peut-être pas. C'est pas à moi de te dire. »
Un coup bas aurait été de dire qu'elle avait été mal baisée par Brendan, mais c'était un jugement immérité. « Ni à moi de prouver qu'elle a tort.»

Au mieux, il pouvait aider un peu. Essayer de faire réaliser à Brendan que ce qu'il faisait, c'était foireux. Oui, la weed, ce n'était pas grave, une fois à l'occasion...mais la fuite permanente, est-ce que c'était mieux ? Ça n'effaçait pas les problèmes. Mais ça donnait un certain signal. Parfois quand on fuit, c'est qu'on veut être rattrapé : Richard le savait. C'était pour cela qu'il prêtait une oreille attentive à ce que disait Brendan.

« Des plaintes, ça veut pas dire des condamnations. Et puis bon, ça dépend de ce que c'est, comme plainte, c'est toujours pareil. Un bon avocat serait foutu de les utiliser à son avantage, c'est dingue ce qu'ils savent faire...»


Il en toucherait un mot à Nick, quitte à payer lui même, sans en toucher un mot à Brendan, qui serait foutu de refuser par fierté. Il se mit à rire, amusé par le commentaire de Brendan sur la pension :

« Pour ça que je te dis que t'es pas un salaud. Mais je regrette pas. S'il m'avait pas collé en pension, j'aurais jamais rencontré les gens qui m'ont poussé à bosser et à écrire. J'aurais rien de tout ça.»

Lyon désigna d'un geste vague la pièce, ses bibliothèques pleines de livres, la vue claire et lumineuse sur la mer. C'était un raccourci mais si ses profs du lycée ne lui avaient pas donné envie de lire et d'écrire, il aurait probablement crevé d'une O.D. comme ses potes. Aucun regret donc.

« Un accident heureux, hein ? »
Il sourit et se mit à rire. « Tant qu'à faire, je préfèrerais ne pas faire ça tout seul. Je suis à peine foutu de faire ma compta, alors imagine gérer un gosse tout seul...»

Kristin avait le sens pratique qu'il lui manquait. Elle aurait fait une bonne mère. C'était peut-être le noeud du problème : il ne voulait pas être un mauvais pere, ni ressembler au sien. Oui, d'une certaine façon, Richard avait peur et c'était presque plus rassurant de parler de la mort de sa femme.

« C'est... dévastateur. D'une certaine façon, tu penses que tu vas t'habituer, parce que le cancer pardonne pas et qu'il n'y a que cette issue, mais en vrai, tu t'habitues pas. Tu fais juste avec le vide. Ça va mieux, maintenant, mais ça a mis du temps. »

Move on. La chose la plus dure au monde. Mais il avait réussi. Lyon n'en était pas peu fier, parce que c'était ce que Kristin voulait. Mais il n'avait pas envie de continuer à parler de ça. Il vit une nouvelle gorgée de bière, et changea de sujet :

« Alors, est-ce qu'on doit prendre le risque que je t'engueule une nouvelle fois parce qu'il reste des monceaux de compta, où est-ce qu'il ne reste pas des monceaux de compta ?»

_________________


Say you'll be fine
Cause love is a battle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : hotmess - tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 5455
POINTS : 3661
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Personne en vue
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Mer 28 Fév - 5:12

You don't believe in God
I don't believe in luck
They don't believe in us


En effet, ce n'est pas à Richard de dire si Deryn est foncièrement mauvaise ou non, il ne la connait même pas, mais Brendan s'accorde à penser qu'elle reste la plus grosse pourriture qu'il connaisse étant donné qu'elle fait de sa vie un enfer depuis bon nombre d'années. Toutefois, l'auteur ne veut pas se mouiller et il ne rejoint pas Brendan dans son point de vu. Evidemment, le blond n'apprécie pas beaucoup, mais qui est-il pour dire quoi que ce soit ? Déjà que Richard n'a pas aimé qu'il fume et qu'il se serve une Corona, il ne va pas aggraver son cas avec une nouvelle divergence d'opinion. Ce sujet est bien trop épineux pour être abordé aussi légèrement, il s'en rend bien compte, pourtant, parfois il n'est plus maître de sa haine et il déverse ce flot de venin sur cette fille sans pouvoir se retenir. Néanmoins, il a commencé à se confier alors il va éclairer son client tant bien que mal, afin qu'il comprenne un peu mieux à quel point sa situation est délicate. Deryn a un pouvoir infini et il ne pas luter contre.
« Enlèvement… C'est ça la plainte. J'ai failli aller en prison un long moment. » Et cette fois, l'emprisonnement aurait été bien plus long que les quelques heures auxquelles Brendan est habitué. « Ce qui m'a aidé, c'est qu'à l'époque, Deryn n'avait utilisé aucun moyen légal pour m'empêcher de voir Nina. » Au départ, il pensait qu'il ne risquait pas grand chose si sa fille montrait qu'elle était heureuse d'être avec lui, mais malheureusement, l'enfant n'a rien à dire dans ces cas là. « Dès la naissance de la petite, elle a voulu me faire signer une renonciation des droits parentaux et j'ai toujours refusé, mais ce jour là, c'est le juge qui a décidé de tout me retirer. » S'il n'avait pas fumer, certainement que le jeune comptable serait en train de trembler, mais par chance, il se maintient et termine son récit sans laisser paraître son désespoir - ou du moins, pas trop. Un jour, il espère que sa demande pour récupérer son autorité parentale lui sera accordée, qu'il puisse emmerder Deryn autant qu'elle l'emmerde, mais avant tout, qu'il puisse voir sa fille grandir et profiter des bonnes choses de la vie avec elle.

Son histoire est particulière, alors ça le tue quand il entend qu'il y a des parents qui profitent de la première occasion pour se débarrasser de leurs enfants. Brendan n'a rien du père de Richard. Il n'abandonnerait jamais sa fille qui grandit déjà beaucoup trop vite à son goût. Toutefois, son interlocuteur ne semble pas en vouloir à son géniteur, ce qui laisse le Gallois perplexe. « Mouais… Je suppose que c'est une façon de voir les choses. » Au final, tant mieux pour Richard s'il pense s'en être mieux sorti grâce à son parcours si particulier.
Le jeune homme ne tarde pas à se faire indiscret et il s'enquit de savoir pourquoi Ritchie n'a pas fondé une famille alors que ce dernier avait l'élément essentiel pour une telle création : une femme. Une femme dont il était amoureux, qui plus est, pas juste une femme de passage. Il explique alors les complications de sa vie et Brendan hoche la tête, lui rappelant au passage que ce n'est pas trop tard, ce à quoi l'écrivain rit de bon coeur. « Le plus heureux des accidents. » Ajoute-t-il dans un rire à son tour. Toutefois, Richard n'est pas convaincu par cette idée de la paternité. « Possible ! Cela dit, tu sembles déjà avoir tous les sermons qui peuvent exister en mémoire, alors c'est déjà pas mal. » Leur conversation en est la preuve même. Sa clope au bec et sa bière à la main, il écoute le brun se confier sur la tragédie qui l'a frappé et il baisse le regard, à la fois par respect, mais aussi parce qu'il est mal à l'aise d'être en présence de quelqu'un qui a vécu une perte si tragique. Pour la première fois de leur conversation, le Lyon aura réussi à rendre muet Brendan.
Toutefois, il reprend assez vite en évoquant le travail du blond. En effet, la comptabilité… Voilà pourquoi il a squatté toute la journée dans cette belle maison. A son tour il reprend un gorgée de sa bière. « On ne t'a jamais dit qu'engueuler, ça n'a rien de motivant ? » Il commence tranquillement et hausse les épaules avant de tendre à son client les comptes qu'il a déjà fait. « J'ai pas eu le temps de terminer à cause du bordel qu'il y avait dans ta paperasse, mais je peux finir demain sans problème. » Dit-il avec honnêteté. Demain, les comptes de l'écrivain seront terminés avec une précision dont Brendan sera très fier.  « Et si tu préfères, je peux travailler depuis chez moi. Mais c'est toi qui te déplace pour tout récupérer. » Hors de question qu'il se déplace avec ses cartons remplis de factures. « Et puis comme ça, je n'aurai pas peur de croiser un journaliste qui s'amusera à prétendre que je suis ton amant. D'ailleurs… Il est parti ? Tu penses que je vais bientôt pouvoir y aller ? » Sur ces belles paroles, Brendan termine sa cigarette puis se met debout sur une chaise pour remettre le détecteur de fumées à sa place.

_________________

feel, don't think
Injustice is the norm, you won't be the first and you know you won't be the last. •• ALASKA

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Wanguard, COM, crazyoilmachine
TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
TES CRÉDITS : Knl + Tumblr + (à venir)
TA DISPONIBILITE RP : 4/5
Disponible
RAGOTS PARTAGÉS : 363
POINTS : 674
ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 38 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Veuf.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Jeu 1 Mar - 0:42

Richard avait relativement peu de rancœur envers les gens et globalement, il était assez peu enclin à juger sans connaître. Il voulait bien admettre et croire Brendan sur parole quand il disait que Deryn était une connasse, mais son point de vue était subjectif : le comptable était aveuglé par l'idée de voir sa fille. Richard pouvait d'ailleurs comprendre, au vu de la journée et de la conversation qu'ils venaient d'avoir, pourquoi les choses se passaient mal.

D'un autre côté, il trouvait que les juges étaient durs. Et qu'ils l'étaient pour pas grand chose. Oui, bon, d'accord, ils devaient bien avoir quelques raisons de pencher vers l'enlèvement. Mais quand même, Brendan ne semblait pas être un type violent et lui retirer tous ses droits alors qu'il faisait un peu comme il pouvait pour voir sa fille, Richard trouvait ça rude. Il hocha la tête et maugréa d'un ton blasé :

« Justice anglaise.» Dans son coin de Glasgow où l'administration détestait l'Ecosse et les Écossais, ça voulait simplement dire qu'il n'y avait pas de justice. « On disait ça quand j'étais gamin. Ça voulait dire que même si on n'avait rien fait, on était les salauds et qu'on avait perdu d'avance.» Il haussa les épaules et suggéra : « Tente le coup quand même. Moi j'aurais tendance à dire que ca révèle que t'es motivé pour voir ta fille et  qu'en bloquant tes droits c'est eux qui créent une situation merdique...un tribunal normal comprendra, si c'est bien argumenté.»

Eternel battant et optimiste. Ça pouvait être agaçant parce que ça pouvait passer pour de la naïveté, et qu'à la longue on pouvait avoir envie de lui dire de remettre les pieds sur terre. Mais il avait les pieds sur terre. Il croyait simplement que tout le monde méritait d'avoir une chance, et que tout le monde pouvait se tromper. Si être naïf c'était croire en son prochain alors être naïf ne dérangeait pas Richard.

Ce n'était pas tellement la philosophie de Brendan, apparemment, qui n'avait pas l'air de comprendre pourquoi  il n'en voulait pas plus à son père. En vérité, Ritchie détestait sincèrement son vieux, mais le rayer de sa vie était sa revanche pour toutes les voix où ce dernier avait été odieux.

« Bah, tu sais ce qu'on dit. Les gens qui essayent de te faire du mal, faut être plus fort qu'eux. Leur faire se demander comment t'as tenu le coup.»

Il était battant et en plus, têtu. D'une application hallucinante de maître d'école qui se serait mis en tête de faire faire ses devoirs à l'humanité et qui n'hésiterait pas à la punir si elle refusait. Il continua à rire, cependant : lui aussi avait fait des erreurs, comme tout le monde, et il était moins rigide et moins donneur de leçon qu'il ne le paraissait.

« Ah ! C'est parce que tous ces sermons là, on me les a déjà fait. Probablement pour ça que je les connais bien.»

Travaille dur. Couche toi tôt. Traine pas la nuit. Arrête de te camer. Ne pique pas les sacs à mains. Arrête de te battre. Tu vas foutre ta vie en l'air, tu vas passer ta vie tout seul. Il fallait croire qu'il ne fonctionnait pas comme Brendan parce que ce genre de sermon le faisait plutôt réagir dans le bon sens, juste pour prouver à la personne d'en face qu'elle avait tort. Il termina sa bière et partit d'un franc éclat de rire :

« C'est mon côté prof principal. Déformation professionnelle, si tu veux. Je gueulerai un peu moins la prochaine fois, probablement. »
Ça restait à voir, mais au moins il savait à présent à quoi s'en tenir. « Tu peux les emmener si tu veux, je passerai les récupérer demain, tu m'offriras une bière vu que tu m'en dois une, pas vrai ? Au fait, je te paye aujourd'hui, ou demain ? Les deux me vont.» Il se leva pour regarder par la fenêtre. Pas de paparazzi en vue. Bon. « Il a l'air de s'être tiré. Je vais bientôt partir de toute façon, je passerai par devant, il me suivra moi, normalement...tant qu'à faire, je foutrais sa caméra à l'eau, ils me gavent quand ils font ça. Passe par derrière quand même, on sait jamais. » Il se tourna vers Brendan. « Fin si tu tombes pas de la chaise en essayant de remettre le détecteur de fumée.» Il attendit que le comptable soit descendu de la chaise pour le chambrer une dernière fois : « Fais gaffe à toi, punk. Et à ma comptabilité, hein ?»

La vieille chanson, le vieux classique. Beware of darkness.

_________________


Say you'll be fine
Cause love is a battle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : hotmess - tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 5455
POINTS : 3661
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Personne en vue
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan Ven 2 Mar - 4:22

You don't believe in God
I don't believe in luck
They don't believe in us


Encore une fois, Brendan se retrouve dans les paroles de Richard. Quoi qu'il fasse, il a toujours été le jeune paumé, celui accusé, celui dont l'affaire était perdue d'avance. A quoi bon s'occuper de son cas, en fait ? Il n'a jamais eu les moyens de se payer un avocat digne de ce nom et même si ceux qui le prenaient en charge n'étaient pas méchants, ils étaient surchargés de travail et inefficaces. Brendan ne croit pas vraiment avoir une chance avec cet ami de Richard. D'autant plus qu'il ne sait pas comment il le payerait et qu'il refuserait la charité. A moins que pour Nina, il mette son égo de côté ? Ça semble improbable. Il aurait surtout trop peur de voir ses espoirs grossir pour être finalement arrachés une nouvelle fois. C'est trop douloureux. A chaque fois qu'un jugement tombe, qu'un homme de loi lui dire qu'il n'aura rien de plus, qu'il ne peut rien réclamer de plus. Pourquoi est-ce si difficile d'aimer sa fille ? Il hausse les épaules aux conseils de Richard, peu convaincu. S'il accepte ses conseils, s'il appelle cet avocat à Cardiff, cela reviendrait à dire à Richard qu'il avait raison, qu'il avait besoin d'aide, alors qu'il clame haut et fort depuis toujours qu'il n'a besoin de personne. Il sait que c'est faux, mais il ne veut pas dépendre de qui que ce soit. Il ne veut pas penser que son avenir repose sur quelqu'un d'autre… C'est accorder trop d'importance, trop de responsabilités. Il ne sait pas s'il est prêt pour ça. Pour le moment, le Darlington espère surtout que Deryn sera plus complaisante, qu'elle lui donnera plus de permissions, qu'elle se calmera. Son déménagement à Tenby l'éloigne de sa famille qui est restée à Cardiff. Peut-être que sans cette dernière, il parviendra à avoir une certaine emprise ou simplement à lui prouver qu'il peut s'occuper de la petite quand elle ne le pourra pas. « Je verrai. » Il ne confirme rien. Il ne veut pas donner cette satisfaction à Richard, tout simplement parce que son égo l'en empêche.

Le sujet déborde sur d'autres parents et en particulier le père du Lyon auquel le blond n'arrive pas à s'identifier. Il hoche la tête, comprenant là où il veut en venir. En effet, sur certains points, Brendan et Richard se ressemblent vraiment, même si pour sûr, il n'adoptera jamais cette attitude ringarde de professeur moralisateur. Il fait d'ailleurs la remarque à voix haute, ce à quoi Ritchie plaide la déformation professionnelle. Le comptable sourit et le laisse s'en tirer aussi simplement. Il se demande s'il aurait poursuivit le lycée si Richard avait fait partie du corps enseignant de son école, mais il en doute fortement.  « J'espère que tu gueuleras moins. » Il a toujours été trop têtu et même la psychologie inversée n'a jamais fonctionné avec lui. C'était une cause perdue (encore une fois) et il ne regrette rien. Il gère les maths comme personne dans son entourage et ça, il s'en vante dès qu'il en a l'occasion. « Tu me payeras demain. Quand j'en aurai terminé pour de bon. » Quand le trentenaire saura enfin s'il frôle la faillite ou pas. A priori, ce n'est pas le cas, mais Brendan a bien envie de le faire patienter une journée de plus - et qui sait, peut-être qu'il va trouver de nouvelles factures exorbitantes dans le lot qui changeront toute sa courbe. Il ne peut mettre aucune éventualité de côté.
Richard se charge de regarder si le journaliste est toujours dans le coin et la réponse qu'il offre à Brendan est satisfaisante, même s'il n'est pas sûr de lui. Une telle vie rendrait le Gallois hors de lui. Etre suivi tous les jours ? Non merci. D'autant plus qu'il se demande vraiment pourquoi on s'intéresse autant à Richard. Après tout, il ne fait qu'écrire des bouquins, foutre des jolis mots sur du papier, pas de quoi mériter un tel traitement. « Moi, tomber ? Tu me connais mal. »
Il redescend de sa chaise sur laquelle il était perché pour remettre le détecteur de fumées et il se frotte les mains avant d'empiler toutes les données qu'il lui reste à examiner et qu'il va devoir rapporter chez lui. « Je te vois demain, alors. » Il récupère toutes ses affaires, sans oublier ses lunettes qu'il déteste tant elle lui donne cet air d'intello et son joint qu'il avait commencé, mais qui fut interrompu par le retour du propriétaire des lieux. « Mouais. » Répond-t-il avec nonchalance. « Comme toujours. » Il adore l'ironie. Il en abuse souvent et au moment précis où il dit ces deux mots, il en fait usage encore une fois. Il se dirige vers la porte indiquée par Richard et il ne tarde pas à rentrer chez lui.

_________________

feel, don't think
Injustice is the norm, you won't be the first and you know you won't be the last. •• ALASKA

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Tax, tax, tax, and pay || Brendan

Revenir en haut Aller en bas

Tax, tax, tax, and pay || Brendan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-