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Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William

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TES DOUBLES : John Harding
TON AVATAR : Joel Kinnaman
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ARRIVÉE À TENBY : 11/02/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 39 ans (13 mai 1979)
CÔTÉ COEUR : Une fille trop jeune pour lui. No comment.
PROFESSION : Professeur d'anglais, écrivain.
REPUTATION : Plutôt apprécié dans la communauté, c'est un bon prof, apprécié des parents d'élèves, et il est plutôt accessible pour un écrivain célèbre. Mais tout de même, les rumeurs qui ont couru sur lui à la mort de sa femme...il n'y a pas de fumée sans feu, pas vrai ?



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MessageSujet: Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William Lun 12 Fév - 23:25

Tenby, c’était une chouette ville. Richard n’en démordait pas. Il avait eu sa passe où il aurait râlé si on lui avait dit qu’il allait quitter Glasgow et se plaire dans ce bled paumé. « Soleil, chaleur, plage et mer...tout ce que je déteste ! » qu’il aurait dit. C’était parce qu’il avait un attachement féroce pour ses racines, pour la culture écossaise, pour les rues du Gorbals où il avait grandi. Mais Glasgow, c’était son ancienne vie, celle d’avant la mort de Kristin. Il s’y voyait revenir, de temps en temps, en voyageur de son ancienne vie. Le cancer de sa femme avait tout ruiné là-bas. Ici, c’était un nouveau départ, une nouvelle chance. « Qu’attendez-vous de la vie, maintenant ? » C’était la psy de l’hôpital de Swansea qui lui avait demandé ça. « Qu’elle recommence. » C’était ce qu’il avait répondu. Et effectivement, elle recommençait, tranquillement. La mer, le soleil, la plage, la tranquillité. Ça lui allait. Il en avait besoin.

Le seul problème de Tenby, c’est qu’il était nouveau. Richard était un type sociable, et en dehors de sa fratrie, il avait vite commencé à voir des gens. Après s’être un peu ostracisé pendant son deuil, voir de nouveau du monde lui faisait du bien.  Des amis, maintenant, il en comptait quelques-uns ici et il aimait assez ça. Parmi eux, était une amitié un peu plus improbable que les autres. Il s’agissait de William Hardy, un des flics du coins. Le simple fait que Richard, pourtant respectable citoyen depuis un moment, dise flic et pas policier en disait long. Il se rappelait de son passé à Glasgow, de son côté délinquant juvénile. C’était ancré en lui et il ne pouvait pas s’en débarrasser. Rien ne le prédisposait donc à fréquenter Hardy, surtout qu’ils avaient des caractères pour le moins...opposés. Mais voilà, Kristin s’en était mêlée. Psychiatre, elle bossait avec la police et s’entendait bien avec William. Ils étaient devenus amis, William avait été témoin au mariage de Ritchie et Kristin. Après la mort de Kristin, quand ils s’étaient retrouvé tous deux à Tenby, un peu par habitude, Lyon avait pris l’habitude de prendre des nouvelles de Hardy. Il l’aimait bien, au fond, son caractère grincheux, sa capacité à tout détester pour un rien. Il le croyait moins méchant et aigri qu’il n’y paraissait. Etant sociable pour deux et décidé à ce que Hardy ne reste pas isolé – contre sa volonté s’il le fallait – l’écrivain le forçait donc de temps à temps à sortir.

Ca faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas vus. Des rumeurs avaient circulé, apparemment il avait fait un malaise, avait été malade, hospitalisé. Il s’était inquiété, un peu. Puis finalement, il avait décidé de lui proposer de sortir. C’était non négociable, il viendrait le chercher s’il le fallait, hors de question de négocier. Et miracle ! Alors qu’il avait entamé un soda en attendant patiemment Hardy, ayant réservé une bonne table au Blue Ball, il vit celui-ci arriver.

« Ah ! J’ai donc réussi à te faire sortir de ta tanière, je vais prendre un verre de vin pour fêter ça. »
Il inspecta de la tête aux pieds l’inspecteur de police. « Hm. T’as l’air décavé, un peu. Tu manges assez ? Kristin disait toujours que tu étais capable d’oublier de manger. » Ca allait. Il arrivait à parler d’elle au passé, sans pleurer, ni quoi que ce soit du même style. « Ses parents te passent le bonjour, au fait, ils t’adressent tous leurs vœux de rétablissement. »

Il avait toujours été plus proche, même maintenant, des parents de sa femme que des siens. Conscient d’être très (trop ?) bavard, il laissa William souffler un moment et observa le menu, avant de reprendre la parole pour dire.

« On m’a dit, pour ton opération...tu vas encore dire que les gens d’ici sont pénibles à toujours l’ouvrir pour un oui ou pour un non, je sais, et que tu t’en sors très bien. Ca a l’air de s’être plutôt bien passé, je suppose, si t’es là. »

Avantage de William : il n’était pas lourd comme les autres à toujours lui parler de Kristin. Et passé les commentaires sur son opération, Richard était convaincu qu’il parviendrait à l’entrainer sur un terrain plus léger. Toujours aussi grincheux, mais plus léger.

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REPUTATION : Visiblement l'opération qu'il a subi lui a pas rendu son sourire... mais il court assez régulièrement avec la nutritionniste.



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MessageSujet: Re: Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William Mar 13 Fév - 5:24

Je n’avais jamais cru que je finirais par m’ennuyer du manque d’action du poste de police : il y avait eu le malaise cardiaque qui m’avait obligé à me sortir la tête du sable, les six longs mois d’attentes avant que la NHS ne se sorte les doigts du cul pour me fournir l’opération (après avoir tenté de me l’imposer de force pendant près de 42 mois), la douleur des trois premières semaines, la lente réhabilitation de trois mois, la réintégration progressive au poste avec un statut qui n’avait que frôler celui d’une coquerelle. Gratter des papiers… non ce n’était pas vraiment mon genre d’activité. Une semaine plutôt, j’avais fini par récupérer ma pleine autonomie et mon autorité dument gagnée.

Il n’avait pas fallu une semaine pour que je me réjouisse d’être de retour dans le feu même de l’action. Tant pis pour le port d’armes – il me fallait encore repasser l’examen. Tant pis pour le permis de conduite – je devais me rappeler de reprendre le rendez-vous d’ailleurs. J’étais heureux d’être de retour dans mon environnement. Ma relation avec ma fille frôlait encore et toujours une catastrophe mais elle s’était payé une année d’échange à peine arrivée à la fac : bonne chose… sans doute.

Il me restait donc mon travail, ma passion… Normalement, je serais probablement resté jusqu’à pas d’heure au bureau… Mais Ritchie s’était montré insistant. Moi qui m’étais plaint d’ennui pendant mes mois de convalescence, je n’avais jamais osé retourner un seul de ses appels. Lâche (probablement). Peut-être simplement que je n’avais pas envie qu’un autre ne me tombe sur le nez en apprenant que j’étais dans un piteux état. Après tout, je m’étais bien gardé d’envahir sa vie quand Kristin était tombée malade… et je me doutais bien qu’il comprendrait que je ne voulais pas d’invasion de ma vie privée non plus.

Tout ça pour en venir au fait que je n’avais pas vu filer l’heure. Deux plaintes déposées sur mon bureau avec un portrait-robot et un visage un peu familier sur une bande vidéo d’un vol de dépanneur correspondaient à la perfection à celui d’un visage. J’en oubliais presque le rendez-vous fixé en prenant les empreintes digitales avant d’envoyer mariner un peu dans la cellule de rétention le délinquant dans la jeune trentaine. L’interrogatoire irait au lendemain… le temps que monsieur dégrise… pour mon plus grand malheur. En attendant le taxi, je fixais mon téléphone pour voir encore une fois (et pour mon plus grand malheur) le numéro de ma mère s’y inscrire. Un soupire bien senti, je remontais doucement le col de mon manteau en serrant l’écharpe un peu plus.

Dix minutes à peine plus tard je poussais la porte du Blue Ball pour y repérer assez rapidement mon ami. Je ne soulevais pas le commentaire sur l’alcool en me glissant sur ma chaise après avoir retiré le manteau et le bouton du complet. « Je m’excuse du retard. J’ai été retenu au poste pour une arrestation. » me contentais-je de dire. Je me retiens de lever les yeux au ciel lorsqu’il mentionna que j’avais l’air d’avoir maigri. Moi qui avais l’impression d’avoir gagné un minimum de force musculaire avec toutes les séances d’entrainement, de course et d’horreur innommable que la McTavish me faisait faire comme un rite obligatoire du patient en cardiologique. « T’inquiète… J’ai une nutritionniste qui gère que je ne mange plus de gras, de sel et de sucre en excès… mais que je mange… et que je bouge. C’est une horreur dans le principe… mais elle est chouette. » dis-je en regardant distraitement le menu avant de réaliser que c’était peine perdu sans mes lunettes.

À tâtons, je fouillais dans la poche de mon manteau pour en sortir la paire qui me servait… m’arrêta quand il mentionna les parents de Kristen. « Ce qui explique les huit appels de ma mère. Merci beaucoup d’avoir ébruité mon état jusqu’à Hopeman. Je vais m’en rappeler. C’est gentil de leur part. » Sa défunte femme était ma voisine dans le village minuscule au sein duquel j’avais grandi. Disons que Tenby semblait pratiquement être une grande ville face aux quelques 1800 âmes d’Hopeman… Et nécessairement que ça n’avait pas pris plus de cinq minutes pour que la nouvelle ne se rende de la maison d’enfance de Kristin à la mienne. Mon ton était bourru et pas nécessairement certain de tolérer l’affront suprême d’en parler avec ma mère avant que je ne lui mentionne que je ressemblais encore un peu plus à mon père que ce qui était nécessaire. « Ouais. Je suis en vie alors ça le fait. Ça aurait probablement été moins effrayant si j’avais accepté le défibrillateur sans attendre près de quatre ans entre le diagnostic et la solution un peu plus stable que la tonne de médoc. » c’était presque lancé sur le ton de la conversation. Quatre ans d’attente avant d’accepter de me faire traiter convenablement. J’entendais déjà ce que Kristin aurait dit si jamais elle en avait été informé. Ce ne serait sans doute pas mieux avec Ritchie remarquez. C’était peut-être une bonne idée de s’enfouir la tête dans le sable pour relancer directement la conversation en l’éloignant le plus possible de moi. « Comment tu vas sinon… ? Tu as recommencé à écrire ? »

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MessageSujet: Re: Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William Mar 13 Fév - 23:10

Il y avait certaines choses qui étaient constantes dans la vie de Richard Lyon. La première était son inquiétude pour les autres, pour les gens. Sociable, ouvert, bavard, il s’intéressait en fait assez peu à lui-même, bien plus aux autres, et sûrement pas à ce qui était matériel – les courses, la comptabilité, le rangement. Ce qui comptait, c’était la littérature, les amis, la famille. Tout cela, c’étaient des choses immuables, constantes, des choses qui duraient, qui élevaient. Qui étaient éternelles. Imaginez donc le choc de la mort de Kristin. Elle ne pouvait pas mourir, sa femme. Elle était flamboyante, tellement vivante, lumineuse, elle ne pouvait pas disparaitre. Le choc et l’incompréhension étaient venus avant la douleur, parce que ce n’était pas comme si le monde entier s’effondrait avec elle, non, ça Richard ne l’avait compris qu’après, c’était que son monde était remis en cause dans son existence même. C’était une grande claque dans la gueule, un rappel conséquent : les choses finissent.  

Pour autant, certaines paraissaient cependant durer. La tête de pioche et la mauvaise humeur de William étaient constantes depuis un bon bout de temps. Kristin disait qu’elle l’avait toujours connu un peu râleur, mais sa maladie et son divorce, ainsi que le scandale du meurtre de la petite fille dans lequel il avait impliqué, n’avaient sans doute pas arrangé les choses.

« T’excuses pas pour le retard, je comprends, t’en fais pas, on aurait pu reporter si ça ne t’arrangeait pas. Pas comme si j’avais beaucoup de choses de prévues de mon côté. »


La vie de mondain, de réceptions en expositions en invitations, qu’il avait mené avant la mort de Kristin, c’était fini depuis longtemps. Il laissait ça à d’autres.  Il jeta un œil intrigué à William en écoutant son discours sur la nutritionniste avec laquelle Hardy travaillait.

« Est-ce que je rêve ou est-ce que je t’aurais presque entendu dire que tu appréciais quelqu’un ?  Qui êtes-vous donc ? Rendez-moi le William Hardy que je connais. »
Il se mit à rire, mais n’insista pas. Richard était bavard, mais connaissait ses limites. Heurter les gens, les ennuyer volontairement, ce n’était pas son trip. « Plus sérieusement, rassures-moi, tu peux manger quelque chose ici ? Sinon on va ailleurs, tu choisis. J’ai préféré aller ici que Chez Victor, je les trouve assommants, là-bas, mais on peut changer. »

Il se retint de lever les yeux au ciel lorsque le détective-inspecteur râla à propos des nouvelles qui allaient vite. Non pas à cause de sa relation de Hardy avec sa mère, il comprenait parfaitement qu’on puisse ne pas s’entendre avec ses parents – lui le premier n’aurait pas forcément parlé de son état de santé à sa mère vu la relation qu’il entretenait avec elle. Mais les parents de Kristin n’étaient pas méchants, et lui n’avaient pas vu le mal.

« A ma décharge, je n’avais pas imaginé qu’ils allaient en parler à tout le village. Ils m’ont demandé de tes nouvelles. Les connaissances de Kristin leur sont chères, et je n’allais pas envoyé promener mes ex-beau-parents. Tu aurais préféré que je mente ? »

Question rhétorique, ce n’était pas le genre de Ritchie de toute façon. Il sourit d’un air un peu pince-sans-rire lorsque William évoqua son opération.

« Si tu râles, c’est que tu te remets. C’est le principal. Comment ça se passe au boulot, du coup ? Tu pourras retourner sur le terrain ? »
Le serveur arriva prendre leur commande. Il laissa William commander et choisit finalement un fish’n’chips gastronomique. « Et avec Lawrence ? Comment ça va ? »

La question s’orienta vers lui. Estimant que ce n’était que justice et que William avait le droit de souffler un peu, il répondit avec bonne humeur :

« Ouais, on dirait que le passage à vide est terminé. »
Et il avait duré longtemps, le passage à vide, Hardy le savait, inutile d’y revenir. « J’ai fini les travaux préparatoires de mon prochain roman, cette fois ce sera de la SF. J’en avais jamais fait, mais je suis content du résultat. Et puis je participe à la rédaction du scénar’ d’une série, ce sera un feuilleton policier, cette fois. Je me disais l’autre jour qu’il faudrait que je t’embauche comme consultant, tiens ! »

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MessageSujet: Re: Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William Jeu 8 Mar - 5:21

Entretenir une amitié demandait un investissement que je ne prenais que très rarement le temps de faire. Si je savais me montrer un père exemplaire étant prêt à donner plus que nécessaire pour ma fille, je savais que c’était plus compliquer pour moi en ce qui avait trait aux relations normales avec les autres adultes : la majorité de mes bons amis d’aujourd’hui étaient dans les forces de l’ordre. Peu d’entre eux résidaient ici. Comme je m’étais amené ici avec mes habitudes de vieux policier de la ville aux routines bien roulées, je savais très bien que je n’avais pas tout mis de mon côté pour bien m’intégrer… Et puis, je n’étais clairement pas le genre qui était particulièrement doué pour me lier d’amitié avec autrui. Néanmoins, je savais très bien qu’il fallait que je fasse des efforts pour me lier avec autrui.

J’étais particulièrement heureux de voir que certaines de mes amitiés s’étaient perpétués par-delà la distance : celle que j’avais eu avec Kristin en étant un bon exemple. Il me faisait un véritable plaisir de voir son mari. J’avais bien peau de pas avoir une grande affection au début pour Richard avec son petit côté délinquant, j’avais appris à l’apprécier avec le temps. Je l’avais épaulé autant que faire se pouvait pendant le décès de sa femme… Mais j’était pendant le pire de l’enquête Latimer. Assis face à lui, je me concentrais sur ce qui nous préoccupait. « Non… ça fait du bien de sortir du bureau un peu… Donc même si je n’ai pas beaucoup de prévu. » Dis-je avec un petit sourire. Je n’avais strictement rien de prévu à l’extérieur du travail.

Mon discours bascula presque naturellement sur Isla. À voir le sourire et le rire de mon ami, j’aurais bien du me douter que je montrais un peu plus d’attachement que ce que je voulais faire. Je me surpris à être un peu plus sur la défensive. « Je peux faire des efforts parfois quand l’humain en vaut la peine… Et tu vois, la McTavish, elle est bien. Elle a des discussions intéressantes… elle réussit à me faire suivre une diète de vie qui est presque normale. » déclarais-je avec un petit sourire. Avec le recul, je ne me montrais que rarement aussi attaché auprès d’une autre personne. À un pas de plus, j’utilisais presque son prénom pour y référer : un truc que je ne faisais presque qu’en parlant de ma fille… Je l’avais longtemps fait avec mon ex mais depuis longtemps je référais à Ellie avec des mots bien moins gracieux.

Lunettes sur le bout du nez, je feuilletais le menu du restaurant. Je n’avais pas tendance à manger l’extérieur de la maison. Attentivement, je sélectionnais un choix qui n’était pas trop catastrophique. « Mon porte-feuille re remercie de ne pas avoir choisis les pétants de Chez Victor. T’inquiètes… Il doit bien y avoir une salade que je peux prendre dans le pire des cas. » dis-je avec un petit sourire attentif. Je savais bien qu’il fallait que je fasse des efforts.

Dans l’absolu, je savais qu’il n’avait pas voulu faire des mauvaises choses à mon égard. Il avait simplement tenu à rendre ma vie misérable. Il n’était pas un menteur pathologique comme ce que j’étais et qui me causait des soucis immenses avec ma fille. Sauf qu’une petite partie de moi avait tenu à ne pas effrayer les gens qui m’avaient vu grandir. « Oui… Tu as vu la vitesse à laquelle ça se répand ici, des rumeurs? Divise le nombre d’habitant par quatre, rajoute le fait que les parents de Kristin sont littéralement les voisins… Ça a du prendre moins de quinze secondes. Je vais me retrouver à aller la voir.» soupirais-je. L’optique de me payer le déplacement en bus jusqu’à Hopeman ne me tentait pas. Je n’avais pas encore été récupérer mon permis et je n’avais pas crié sur les toits que j’avais volontairement renoncé à mon permis et à l’indépendance qui y était nécessairement relié comme une évidence que nous ne pouvions pas estimer. La conversation dériva naturellement vers les conséquences qu’avaient eu mon opération. Je repris après avoir opté pour la salade au poulet avec une belle petite quantité de fruit qui semblait une bonne option. « Je suis réintégré dans mes fonctions de manière progressive. Je reste avec une médication assez imposante. Mais je peux retourner faire du boulot d’enquête… Pas de patrouille. Et puis disons que je croyais que ça améliorait les trucs avec Lawrence… Mais disons que le fait que j’ai tardé à accepter qu’ils m’ouvrent fait en sorte que l’on est à deux bout de l’univers. » dis-je en étant plus ou moins honnête. Je n’étais pas de bonne humeur pour jouer essentiellement carte sur table.

J’étais heureuse de voir que les choses s’améliorait de notre côté. « C’est tout un progrès. Le livre pourrait plaire à Law’. Elle aimait ça avant je crois… Le boulot de consultant pourrait être intéressant… Et ça me donnerait une raison de ne pas fuir tes appels pendant près de neuf mois » dis-je avec un petit rire en rangeant mes lunettes de lecture.

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MessageSujet: Re: Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William Lun 12 Mar - 0:59

Ce n'était pas compliqué d'être ami avec Richard Lyon. Il aimait à peu près tout le monde et voyait les gens de façon assez positive. On pouvait le trouver naïf ou agaçant, ou même parfois les deux. Il admettait lui même que cela pouvait constituer un défaut, mais vivre sa vie en détestant et en se méfiant de tout le monde lui semblait assez triste. Il n'avait pas voulu de l'existence solitaire d'un vérifiée même après la mort de Kristin, n'avait pas voulu devenir ce type austère et sérieux que les gens attendaient qu'il devienne. Richard avait besoin de lumière, de musique et de futilités. Et surtout des autres. Les hommes ont besoin d'amitié, avait écrit Romain Gary. Il ne voyait pas comment vivre autrement qu'avec les gens, sans croire en eux.

Et l'auteur était persuadé d'avoir raison. Par exemple, William Hardy était a priori un flic ronchon avec qui il n'avait rien pour s'entendre, un ours mal léché et un peu sauvage. N'empêche que malgré tout, Hardy avait été là, dans la mesure de ses moyens, pour lui, quand Kristin était morte. De cela, Ritchie lui gardait  une grande gratitude. Preuve, sans doute, que parfois, les personnes qui paraissaient le plus rudes étaient les plus sensibles. Et ça continuait, d'ailleurs, de façon un peu surprenante. Le professeur eut un sourire en entendant le nom McTavish.

« Alors comme ça tu connais Isla ? C'est dingue ça, mes amis se connaissent, se fréquentent entre eux, et personne ne me dit rien, c'est un vrai scandale.»
Le ton était à la plaisanterie, mais il ajouta avec sincérité. « Elle est un peu tyrannique...mais c'est quelqu'un de bien, Isla.» Il ajouta en guise d'explication : « Elle m'a aidé, quand ça n'allait pas bien.»

Quand il était en pleine dépression et tendait à ne plus manger, et à se rapprocher de l'alcoolisme. Ça avait été en s'arrangeant, mais il se rappelait de matins où il avait débarqué au lycée avec une gueule de bois à faire peur. Seule la volonté lui avait permis de le masquer un peu. Son thérapeute lui avait recommandé de voir McTavish. Elle lui avait mené la vie dure, mais ça l'avait aidé et finalement ils étaient devenus les meilleurs amis du monde. Il faudrait qu'il l'interroge au sujet de Hardy, tiens. Vu la manière dont il en parlait, il y avait peut-être plus qu'un rapport patient-medecin entre eux, et comme la base de l'amitié entre Isla et Richard, c'était la glace et les potins, le sujet n'allait pas manquer d'être discuté.

Mais la conversation s'orienta de nouveau vers l'état de santé de William. Richard était désolé qu'il le prenne comme ça, l'ennuyer n'était pas dans ses intentions.

« Tu pourrais peut-être simplement l'appeler ? Ça suffira peut-être à la rassurer, sans que tu aies besoin d'y aller ? »
Il comprenait qu'on puisse mal s'entendre avec ses parents, mais d'un autre côté, si Lyon s'entendait mal avec les siens, c'était justement parce qu'ils l'ignoraient quasiment en permanence, alors si sa mère c'était inquiétée - elle ne le faisait que rarement - il aurait été content. « Je vois. C'est quand même bien que tu puisses reprendre, même à petite dose. T'as du détester ta convalescence, te connaissant. » Il s'arrêta pour commander un fish'n'chips gastronomique. « Avec ce genre d'emploi du temps plus light, peut-être que tu pourras passer plus de temps avec elle. Ça pourra peut-être arranger un peu les choses. »

Il était content de pouvoir parler de son travail, d'ailleurs, et content de voir, comme d'habitude, que ses livres pouvait intéresser quelqu'un.

« Elle devra attendre un peu avant de le lire, mais je serais content si ça lui plaît.» Il se mit à rire en entendant William avouer qu'il l'avait ignoré pendant neuf mois. « Ça te donnera une excuse pour sortir ton nez du commissariat  si tu recommences à te prendre pour Robocop, surtout ! Tu pourras visiter les plateaux de tournage, tout ça. Tiens, tu pourrais même emmener Lawrence, ça lui plaira peut-être, non ?»

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MessageSujet: Re: Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William

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Plus une amitié est improbable, plus elle dure || PV William

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