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I wouldn't look stupider if I had walked in the room without any clothes | Emizabeth

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MessageSujet: I wouldn't look stupider if I had walked in the room without any clothes | Emizabeth Lun 29 Jan - 2:10




I wouldn't look stupider if I had walked in the room without any clothes


Si y’a une chose qu’on peut dire de moi c’est que j’ai vécu pas mal de choses. Je dis pas ça pour me vanter, non c’est pas du tout mon genre mais c’est vrai c’est pour ça que me voir maintenant, un livre à la main ça peut être assez étonnant quand on connaît la personne que j’ai pu être. Dire que par le passé j’étais une petite frappe est plutôt un euphémisme. Effectivement j’ai pu avoir un passé un peu tumultueux. Je m’en cache pas d’ailleurs j’ai fait sept année de prison et s’il a été difficile pour moi de trouver du travail j’ai la chance maintenant d’être le garde du corps d’un jeune homme plutôt extravagant mais somme toute plutôt pas mal quand on apprend le connaître. C’est vrai qu’il faut juste passer sur son caractère un peu particulier surtout son envie de tout faire pour embêter son père. Mais je pense que c’est un petit peu ce que tout jeune homme veut de faire moi-même ça aurait probablement été le cas, enfin ça c’est une autre histoire. Quoi qu’il en soit j’apprends chaque jour à connaître sa famille, mais que j’en découvre encore un peu plus chaque jour.

En prison j’ai découvert un nouveau passe-temps. Avant les salles de classe et moi c’était pas vraiment ça, j’ai jamais été vraiment la personne qui aime apprendre, ou encore qui a la tête plongée dans les livres, qui passe son temps à réviser ses cours apprendre l’algèbre les mathématiques la littérature les sciences la chimie et autre chose du genre. Non j’ai été plutôt tremper dans des histoires un peu louche pour avoir fait de la prison de toute façon je vous apprends pas grand chose. Mais du coup depuis que je m’occuper de Vlad j’avais toujours un livre avec moi. J’avais pris cette habitude en prison c’était peut-être la meilleure chose que j’ai pu commencer. Et bientôt c’était devenu une obsession une chose que je devais absolument faire lire, lire encore et encore. Oui je sais c’était pas forcément très viril et quand on voit mon physique c’est vrai qu’on se dit pas forcément tout de suite que je suis le genre de personne qui aime lire, mais au final je m’en fiche totalement de ce que l’on pense de moi. Oui j’ai perdu mes parents un âge très jeune, j’ai vécu avec tante abusive désagréable, j’ai traîné dans des squat, j’ai même été en prison pendant ce temps pourri pour éviter à mon frère d’aller en prison. Il était pas question qu’il prenne ma place et du coup c’est moi qui ai tout pris à ma charge, mais je m’en fiche parce que tout ça, je l’ai fait pour Cameron.

Du coup onavait dit que je pouvais aller autant que je le souhaitais dans leur bibliothèque. Ce matin je me trouvais dans cette bibliothèque énorme. Mes yeux étaient emplis de petites étoiles, j’étais comme un enfant qui était entré dans un magasin de bonbons. Je parcourais les étagères des yeux et finalement j’avance. Ces meubles étaient massif il y avait une quantité de livres incroyable. J’étais vraiment impressionné je me sentais tout petit et tellement minuscule devant ce spectacle. Doucement et en essayant de faire le moins de bruit possible je me mis à contempler ses étagères, refermant plein d’histoire plus délirantes et plus agréables les unes que les autres à lire.

C’est alors que j’ai la vit. Tout d’abord sa chevelure rousse. Je suppose que c’était elle Elizabeth. J’en avais beaucoup entendu parler, et pourtant je n’avais pas encore eu l’occasion de la voir depuis ces trois mois que j’étais ici. La maison était immense et il faut dire que nous n’étions pas forcément toujours dans le manoir. Et si je l’avais déjà vu auparavant je m’en serai très certainement souvenu. C’était idiot, je me sentais comme un adolescent. Vous savez comme quand on voit une jolie fille et que on se sent totalement idiot et que l’on balbutie. Heureusement elle ne m’avait pas vu ou en tout cas pas encore. D’un pas décidé je me dis qu’il fallait bien remédier à tout ça, elle avait peut-être entendu parler de moi comme moi j’avais entendu parler d’elle mais il fallait peut-être enfin faire une présentation formelle lui dire que j’étais le garde du corps de son frère. Arrivé à sa hauteur je m’éclaircis un petit peu la gorge pour lui faire comprendre que j’étais là puis prenant une profonde inspiration je me lançais: « Bonjour je crois qu’on a pas encore eu l’occasion d’être présentés je suis Emerson Burgess, le garde du corps de votre frère. Vous êtes Elisabeth Fitzroy n’est-ce pas ? ». Nerveusement je passais ma main dans mes cheveux attendant qu’elle me réponde, sauf que je pouvais toujours attendre.

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MessageSujet: Re: I wouldn't look stupider if I had walked in the room without any clothes | Emizabeth Jeu 1 Fév - 19:52

Une plume à la place d'une langue
ft. Emerson


L' écriture.Les mots qui se suivent et s'enlacent, les lettres qui petits à petits forment des mots, ces mots qui deviennent des phrases, des paragraphes, des textes. La façon dont mon esprit se vide sur le papier, devenant des aventures, des histoires, ces choses que je ne sais comment formuler par une voix que je n'ai pas. La douleur, la tristesse, le remord. Chaque jour dans cette grande bâtisse je me sens vieillir un peu plus. Perdre de ma jeunesse, ma fraîcheur. Ce n'est pas forcément physique. Les rides ne sillonnent pas encore mes joues, mes cheveux n'ont pas pris la teinte de l'hiver et pourtant, mon cœur se flétri, doucement, lentement. Une histoire me viens à l'esprit. Et comme toujours en ce genre de cas, je me rend à la bibliothèque, mon refuge. Mon lieu ou j'ai appris à lire, à écrire, ou les mots se sont formé ou j'ai su ce qu'était la vie ou je me suis imaginé les musiques et les sons. Lentement, je m'approche du bureau de merisier, mes doigts parcourant la délicatesse du bois, ouvrant le coffret à correspondance pour en saisir une feuille blanche, un stylo plume et puis...je laisse ma main tracer les lettres. L'écriture est plus naturelle à la main que sur un pc pour moi. Même si je n'hésite pas pour mes romans, quelques nouvelles ou textes écrits rapidement peuvent l'être à la main. Et puis je les dissimule. Je les disperse pour qu'ils soient lu par qui souhaitera les lire, qui voudra s'en émouvoir. Les mots se forment donc, les phrases s'inscrivent et l'histoire...l'histoire prend vie.

"Les pattes tricotent le moelleux du lainage.
Le chat la fixe de son regard empreint de mille ans de compassion.
Le chat sent qu’elle s’en va la vieille, elle a pris l’odeur de la tristesse, l’odeur de de la résignation et de l’abandon.
Elle a l’œil qui suinte la vieille, larme arrêtée à mi-course entre l’iris devenu pâle et vide et le sillon des rides.
Elle souffre, cette pauvre vieille, elle qu’il a connue vive et joyeuse.
Le chat se rappelle du jour où il est arrivé dans la maison. Il avait été choisi parmi une portée de quatre autres chatons. Ce sont ses poils dans ses oreilles qui l’avaient séduite, se plaisait à conter la vieille quand elle avait encore du rire et de la malice.
Le chat s’était retrouvé lové dans les bras encore chauds et vibrants. Ça avait tout de suite été une belle histoire entre eux, une histoire de câlins et de douceurs. Car elle en avait à donner, la vieille, de la tendresse soyeuse tissée de gestes doux et de mots susurrés dans un velouté de voix.
Le chat s’était installé dans la maison.
Et puis, un jour, la vieille qui ne l’était pas encore, s’était mise à ruisseler. Le chat ne comprenait pas d’où venaient ces torrents d’eau salée. Elle sanglotait bruyamment et reniflait la morve qui débordait.
Et de ce jour, elle l’était devenue, vieille.
Elle s’était fripée petit à petit, rabougrie, l’éclat s’en était allée ne laissant qu’un visage terne.
Le chat la voyait diminuer chaque jour un peu plus.
Il observa ce phénomène étrange avec curiosité d’abord, puis avec peur.
Et c’est quand elle s’est figée avec la larme arrêtée au coin de l’œil, qu’il a compris.
Alors, il s’est approché à pattes de velours, s’est mis à ronronner en mettant dans ce son particulier toute la tendresse qu’il a pour elle. Il veut qu’elle parte le cœur pansé de ces blessures qui l’ont tuée.
Le chat se blottit contre, tout contre le visage de la vieille. Il le recouvre peu à peu de son corps doux et chaud, sans cesser de ronronner.
Elle, elle sait et elle accepte.
Et là, il recueille son dernier souffle qui rejoint dans leurs regards étreints les mille ans de compassion. "


La plume se relève, lentement. Une larme perle au coin de ma paupière roulant lentement le long de ma joue car cette vieille, c'est moi.  Cette femme brisée qui a pleurée à chaude larme, laissant son cœur de flétrir n'est autre qu'une vision de moi même disparaissant sous le chagrin et la solitude de cette demeure aussi froide et glacée que le cadavre de mon époux lorsque mes lèvres ont éffleurés pour dernière fois les siennes avant qu'on ne l'enlève à ma vue. Lentement, je prend le papier en main, me relevant, me retournant pour quitter la pièce, cacher mon écrit dans une des pièces de la maison, à moins que je n'en fasse un avion qui volera vers son lecteur.

Mais stupeur. Un homme est là, m'observant de son air surpris, incompréhensible. Depuis quand est il là ? Il semble agacé, blessé, comme si il était là depuis un long moment attendant...que je l'entende ? Surprise, je laisse voleter mon ecrit vers le sol, alors que ma main essuie ma joue, geste rapide pour effacer le sillon d'une larme, je souris timidement, faisant un petit geste de main, signant de mes mains un bonjour, ainsi que mon prénom, même si je doutais fortement qu'il comprenne.
☾ ANESIDORA
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