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i want to see us try (eli & seren)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : stvbrns / crapisun (jo).
TES DOUBLES : amanda, la paumé.
TON AVATAR : Keanu Reeves.
TES CRÉDITS : schizophrenic.
TA DISPONIBILITE RP : (seren) + (adriel) + (cameron) + (julie)

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RAGOTS PARTAGÉS : 237
POINTS : 237
ARRIVÉE À TENBY : 06/01/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 47 ans. (1971) (mais il se comporte comme s'il en avait 80).
CÔTÉ COEUR : après le décès brusque de sa femme, il est encore perdu.
PROFESSION : pasteur, il prend soin des moutons égarés de Tenby.
REPUTATION : il aimerait bien se faire connaître comme le pasteur "cool" du coin mais il a encore pas mal de boulot pour y arriver.



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MessageSujet: i want to see us try (eli & seren) Lun 15 Jan - 23:39




 
i want to see us try.

ELI
&
SEREN

Eli bouge ses épaules en un mouvement circulaire, tentant de détendre le nœud qui commence à se former entre ses omoplates. En vain. Un léger soupir lui échappe accompagné de la pensée qu'il ne se fait plus tout jeune si bien que même faire une vaisselle le casse de courbature. Quand Juliette rentrera d'avoir amené les petites à l'école il faudra qu'il lui rappelle que faire la vaisselle fait parti de son contrat au pair. Certes, certes il s'est proposé aujourd'hui mais on ne l'y reprendra plus, de plus il n'a pas habituellement le temps, trop occupé à gérer les divers besoins de sa communauté. Quand Susan était encore là, il pouvait passer des semaines à ne faire qu’entrapercevoir ses filles mais il sait que ce n'est plus possible désormais, qu'elles ont besoin de sa présence au quotidien. Alors il prend des matinées ou des après-midi ici et là, laissant les rennes à son assistant. Aujourd'hui, Eli a décidé de préparer le petit déjeuner pour ses enfants et de le partager avec elles. Chacune d'entre elles. A bientôt dix heure, il attend encore que sa première se lève. Depuis qu'elle a commencé l'université, Eli n'a aucune idée de son emploi du temps ou d'où elle se trouve la plupart du temps et il n'aime guère cela.

Son omoplate le relance, et les mains encore savonneuses, il décide d'en rester là. Il faut dire aussi que l'évier est trop bas. Ou est-il à la hauteur normale ? Eli n'a pas vraiment idée. C'est Susan qui s'est occupée de tout cela à l'emménagement, il y a presque vingt ans déjà, son mari n'ayant pas vraiment ni le talent ni l'intérêt pour l'aménagement intérieur. Susan ne s'était jamais plainte de la hauteur de l'évier mais il est vrai que cette dernière atteignait avec peine le mètre soixante. La taille parfaite pour permettre à Eli de reposer sa tête sur le sommet de la sienne dans ses moments de tendresse. Alors qu'il se sert un autre café noir (le troisième, ou serait-ce le quatrième de la matinée ?), il se demande distraitement si son mètre quatre-vingt-six aura réussi à trouver son chemin chez ses filles ou bien si, à l'instar de leurs cheveux de feu, elle hériteront davantage de leur mère.  

Pour ses deux plus jeunes, c'est encore incertain mais pour son aîné il est clair qu'elle tient de sa mère. Seren tient énormément de sa mère que ce soit en apparence ou en personnalité, à l'exception peut-être de son caractère borné. Celui la, Eli veut bien l’admettre, c'est de lui qu'elle le tient, ce qui rend les interactions entre les deux Vaughan légèrement explosives. Si seulement elle pouvait concéder à son autorité, une fois de temps en temps ! Il pense avec une pointe d'émotion à la petite Seren à couette qui adorait venir aider à l'église les dimanches matin, qui papotait sans cesse dans le side-car du vélo d'Eli. Les temps ont bien changé en effet, maintenant c'est à peine s'il l'entend prononcer une phrase dans sa journée et il ne se souvient pas de la dernière fois où elle a passé le seuil de l'église. Le deuil de sa mère certainement, on lui répète sans cesse mais voilà Susan est décédée il y a un moment et la situation ne s'arrange pas alors Eli en a assez de lui laisser de l'espace, de la laisser faire ce qui lui chante en permanence. Comme cette idée de prendre des cours de cinéma, quelle idée, quelle perte de temps ! Non, Eli veut des réponses. Il veut qu'elle lui parle de ses projets, ses ambitions. Il veut faire disparaître une bonne fois pour toute les mauvaises ondes qui planent entre eux.

Décidé, il attrape l'une des poêles attendant d'être essuyées et sans prendre la peine, la remet sur le feu en espérant que l'odeur du bacon réveille sa fille.

MAY


 

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"We all change, when you think about it, we're all different people; all through our lives, and that's okay, that's good, you've gotta keep moving, so long as you remember all the people that you used to be." (c) by anaëlle.


Dernière édition par Eli J. Vaughan le Sam 3 Fév - 6:09, édité 1 fois
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ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : exhausted to be in a closet / breaking free at last
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle n’était sensée partir que quelques mois. Elle a passé neuf mois au loin. Mais elle semble étrangement épanouie. Vous croyez qu’elle a un copain? Pourtant elle est toujours entourée de filles!



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MessageSujet: Re: i want to see us try (eli & seren) Ven 26 Jan - 4:56

« Honesty is the best policy » qu’ils disent. Je m’étais promis dans le TGV entre Marseille et Paris que j’étais pour jouer la carte de l’honnêteté en revenant à la maison. J’avais été partie plus de neuf mois. J’avais goûté à une indépendance nouvelle et exploré des facettes de ma vie que je n’aurais jamais osé : disons-le clairement… le vœu de chasteté que j’avais un jour porté avait été assez sauvagement relégué aux oubliettes. Ma première fois m’avait été volée de toute façon et je n’avais fait que craquer doucement mais violemment pour plusieurs pêchés dont j’avais pourtant si besoin.

Je m’étais personnellement juré que je ne mentirais pas à mon père. Que je trouverais le courage de lui parler de cette jeune femme que j’avais rencontrée et qui m’avait amené à prolonger mon séjour pour agrandir mon bagage. Je lui aurais parlé de ce premier baiser qui m’avait fait l’effet d’un feu d’artifice. Peut-être que l’on aurait pu avoir cette discussion sur mon silence, sur ce que j’avais vécu mais que je n’arrivais pas à expliquer, sur les raisons de cette frustration encore plus grande à son égard que je ressentais en raison de sa profession.

Mais quelque part entre Paris et Cardiff dans le vol… cette belle intention avait fondu plus vite que neige au soleil. Encore pire quand j’avais vu mon comité d’accueil : Ces deux têtes rousses à portée de mains que j’avais étreinte avec tout l’amour du monde… et ce père élancé, intimidant et si autoritaire avec ses cheveux sombres. Dès lors, j’avais prétendu être fatiguée pour expliquer mon silence. J’avais beaucoup à penser et il y avait beaucoup à faire.

Voilà. Noël qui servait d’excuse et puis le début des cours qui avait aidé à fuir la réalité. Dieu que de retomber dans ces vieux patrons était chose aisée! Il n’y avait qu’à jouer à l’autruche et à éviter savamment de me trouver dans la maison aux moments où il y était. Une technique pour le moins discutable.

Tout cela pour en arriver à ce vendredi. Mon horaire de cours étant plutôt clément et j’avais hérité d’une journée de compenser. Pendant les deux trois premières semaines de cours, j’avais prétendu que je n’avais pas le choix d’aller à la bibliothèque pour préparer les plans de mon tournage. Mais j’étais tombée comme une masse sur mon lecteur DVD portatif dans mon lit… oubliant de régler le réveil matin qui ferait le boulot de me tirer des doux bras de Morphée.

J’avais ouvert les yeux quand une douce odeur de bacon était venu me caresser les narines… Je remontais doucement d’un geste ma longue tignasse rousse que je remonte en un demi-bun informe qui s’effondre déjà à peine formé. Un chandail de sport blanc trop grand, un vieux pantalon de sport gris. Mes pieds se firent mi-silencieux, mi-trainant sur le sol du passage. Sur le seuil de la cuisine, une autre odeur vint réveiller un peu mes neurones encore engourdis par cette quarante-cinquième écoute de Love Actually dans laquelle je comptais bien puiser une petite partie d’inspiration pour mon nouveau film dont le scénario n’est pas aussi avancé que ce que voudrait les professeurs qui m’ont vu revenir du néant. Caféine. Oh! Douce et tendre amante. Bon… le problème, c’est que mon géant de père se dressait entre moi et la cafetière quand même.

Là… c’est le moment de peut-être se sortir la tête du sable pour affronter au minimum la triste réalité qu’il va falloir que l’on parle à un moment. Je me raclais doucement la gorge. « Hey, papa. » bonne technique n’est-ce pas que de prétendre que je ne le fuyais pas comme la peste depuis que j’étais revenue du continent de peur d’avoir à laisser complètement déborder toute cette histoire… en même temps, il en saurait une partie si j’acceptais de lui montrer ce que je voulais faire – personne d’hétérosexuel n’écrirait autant de scénario qui traitent d’homosexualité. Je me faufilais entre lui et le comptoir pour mettre la main sur une tasse et un café. Je m’assis sur l’un des petit tabouret de l’autre côté et le regardais doucement. « Bien dormi? demandais-je en glissant un seul sucre dans ma tasse.

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MessageSujet: Re: i want to see us try (eli & seren) Dim 4 Fév - 6:37




 
i want to see us try.

ELI
&
SEREN

Perdu dans ses pensées, Eli n'a pas entendu Seren entrer dans la pièce et par conséquent en lâche presque sa spatule de surprise lorsque cette dernière lui adresse la parole. Il se retourne pour la contempler et ne peux retenir la pensée qui lui traverse l'esprit : à la voir ainsi vêtu d'un pull bien trop grand, elle semble plus frêle que jamais et il s'inquiète pour sa petite fille. Si rarement à la maison,  il n'a aucune idée de sa routine. Mange-t-elle correctement ? Est-ce qu'elle prend soin d'elle ? Bizarrement il ne pense pas pouvoir lui poser ces questions directement et fait une note mentale de questionner Juliette plus tard.

« Hey, papa. »

Deux petits mots qui brise un silence bien trop présent. Comment deux petits mots peuvent-ils lui apporter tant de joie ? Un sourire se glisse sans sa permission sur ses lèvres au doux son de la voix de sa fille dont il a été trop longtemps privé. Les parents qui se plaignent d'entendre toujours jacasser leurs gamin ne réalise pas le tourment de ne pas pouvoir communiquer avec son enfant. Ce silence pertinent qui envahit sa tête plus qu'aucune dispute ne pourrait.

« Bonjour chérie, dis, il va falloir que je t'accroche une clochette autour du cou ! Je ne t'ai pas du tout entendu arriver. »

Eli rigole mais la blague tombe à plat et la réaction de Seren laisse plus qu'à désirer. Il se racle la gorge de manière gênée, mal à l'aise dans sa propre maison c'est un comble. Le temps qu'il reprenne ses esprits, elle s'est déjà faufilée à côté de lui, ses cheveux atteignant avec peine son menton à lui, pour atteindre le café (ah ! Le fruit ne tombe pas loin de l'arbre) . Elle s'assoit ensuite en face d'Eli, mettant (intentionnellement ?) l'îlot entre eux. Eli sait qu'il ne peut pas passer son temps à analyser chacun des mouvements de sa fille afin de tenter d'y lire un message quelconque mais confronté au silence que lui reste-t-il à faire d'autre ? Elle le question nonchalamment sur sa nuit et bien que la question reste banale, il est heureux d'y répondre.

« Très bien et toi ? Tu es restée tard hier soir, qu'est ce que tu faisais ? Tu regardais un film ? »  

Eli se force à ravaler le reste de sa phrase: si Seren se complet dans le silence ce n'est clairement pas son cas à lui et cette simple question est presque suffisante pour qu'il se lance sur un long récit du dernier film qu'il a regardé. Un film policier en l’occurrence. Eli a toujours été un bavard alors il n'arrive vraiment pas à comprendre le comportement de sa fille mais il est prêt à faire un effort, c'est après tout, l'objectif de cette matinée père-fille. Même si cela doit se faire à l'insu de la dite-fille. Afin de contrôler sa bouche, Eli s'occupe les mains. Il saisit une assiette et y verse le contenu de sa poêle qui consiste de quelques tranches de bacon et des œufs brouillés. Simple mais efficace. Il glisse l'assiette devant Seren avec un grand sourire.

« Tiens, mange. J'ai déjà mangé avec tes sœurs alors tu m'excuseras de ne pas t'accompagner. Un homme de mon âge ne peut prendre que tant de protéines avant 10h ! Tu as vu ce que ta sœur avale ces derniers temps ? Elle va être plus grande que moi.» Il met un peu d'ordre sur le plan de travail avant de rajouter un peu plus de café dans sa propre tasse et vient enfin s'installer en face d'elle, la surplombant inévitablement.

« Il fait beau aujourd'hui, tu as des projets ? »

MAY


 

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Dernière édition par Eli J. Vaughan le Mar 27 Fév - 4:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i want to see us try (eli & seren) Dim 11 Fév - 18:44

Je ne me rappelais pas de la dernière fois que j’avais eu un semblant de complicité avec mon père. Ça devait dater de bien longtemps avant que maman ne meure – déjà dans les mois qui avaient précédés l’accident d’automobile, elle avait bien trop souvent été comme un paravent qui permettait de contenir nos explosions respectives. Dieu et moi étions déjà dans une relation compliquée : comme s’était difficile d’en venir à gueuler après quelqu’un qui n’était pas tangible, ma frustration était ressortie sur mon père – un de Ses sages représentants.

Le silence n’aurait pas été le même si ma mère avait encore été présente auprès de nous. Quatre mots. Probablement les quatre premiers mots que je lui adressais depuis au moins deux semaines. Juste mon petit accueil qui le fit sursauter alors qu’il était concentré sur le contenu du poêlon. J’avais probablement étendu un peu trop longtemps le silence radio remarquer mais il ne réussit même pas à m’arracher un semblant de sourire en mentionnant qu’il devrait me rendre plus bruyante en m’accrochant une petite clochette autour du cou. Je me contentais de le dépasser pour aller me chercher une tasse de café.

Grimpée sur un des tabourets de l’autre côté, je l’observe en prenant la petite cuillère pour brasser le sucre. Il a pris de l’âge au courant des dernières années : des petites pattes d’oies sur le côté de ses yeux mais pas encore une petite ombre de cheveux vraiment grisonnant qui pointait son origine sur sa tête. Je l’avais probablement inquiété pour causer les petits sillons d’inquiétude… mais comment pourrais-je arriver à parler quand j’étais bombardée de questions avant même d’avoir eu le temps de prendre la première gorgée de mon café. Oh ! hey ! Une formule de politesse de deux mots et une question d’elle aussi deux mots ce n’était pas une bonne raison pour y aller avec un interrogatoire en bonne et due forme ! Je retiens péniblement de rouler mes yeux, consciente que ce geste pourrait probablement être vu comme une provocation ou de l’attitude. Pour être honnête, je n’étais pas certaine que j’eusse envie de retenir tout ce qui sortirait comme frustration si jamais il me poussait un peu trop.

Je pris une gorgée de café pour me donner le courage de répondre au moins par plus que les réponses minimales. Après tout, il fallait être deux à faire des efforts pour avoir un semblant de conservation. Je n’avais pas vraiment bien dormi – un sommeil sans rêve comme ceux que je faisais ici. Mars se rapprochait. J’espérais sincèrement que les cauchemars ne reviennent pas de manière aussi violente que l’an dernier mais je n’étais pas pour lui dire ça. « Ouais, disons… » bon d’accord… on était pas trop loin du monosyllabique mais c’était déjà un effort de ma part. Il restait alors la question de ce que j’avais fait hier soir. Il ne m’avait pas vraiment entendu rentré sur la pointe des pieds à une heure relativement décente. J’hochais la tête pour répondre en confirmant ce que j’avais fait : « Je regardais Love Actually… pour l’école. » déclarais-je doucement en repoussant une mèche de cheveux roux d’un geste délicat en ramenant presque automatiquement ma main sur la tasse de café.

Mon estomac émet un petit grognement devant le contenu de l’assiette qui est transvidé d’un geste d’expert que je n’arrive absolument pas à faire sans qu’un désastre ne s’en suive. J’ai un petit éclat de rire quand il mentionne ce que ma sœur avale. Elle a une poussée de croissance beaucoup plus évidente que moi. « En même temps, Stella a toujours mis n’importe quoi dans sa bouche. » J’avais un souvenir très clair de ma sœur qui devait avoir quoi… un an pas plus avec du sable plein la bouche. Petite, j’avais été une petite difficile, le genre à faire le tri pour ne pas que les petits pois ne touchent les pommes de terre dans l’assiette… un comportement que j’avais abandonné vers mes huit ans mais qui était revenu un peu moins fort quand je m’étais fermée. Mon couteau triait doucement le bacon pour en enlever la petite couche de gras.

Il me fixait en me surplombant. J’avais l’impression d’étouffer même s’il n’avait rien fait de condamnable. Mes plans pour aujourd’hui ? Je mâchouillais doucement la bouchée sans oser le regarder. Je savais que je devais répondre mais je n’avais rien pour me pousser de la maison… même pas la moindre fête qui pourrait me permettre de me terrer à l’autre bout de l’univers pour la soirée. « Non… pas vraiment. J’ai de la lecture à faire pour la fac. » finis-je par déclarer d’une petite voix.

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MessageSujet: Re: i want to see us try (eli & seren) Mar 27 Fév - 4:53




 
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ELI
&
SEREN

Eli a du mal à quitter sa fille des yeux mais il ne peut faire taire la petite voix à l'arrière de sa tête qui lui répète incessamment que s'il cligne des yeux une fois de trop elle va disparaître comme cela en est devenu son habitude. Eli a l'impression d'avoir non seulement perdu sa Susan dans ce terrible accident mais aussi sa fille par la même occasion. Chaque jour elle lui glisse entre les doigts un peu plus et même maintenant alors qu'elle se trouve en face de lui, il peut ressentir son envie d'être ailleurs.

Oh bien sûr leur désaccord a émergé bien avant le départ de Susan mais cette dernière était toujours là pour adoucir les mœurs et rappeler à l'ordre les deux bornés que sont Eli et Seren. Seren qui ne supporte pas l'autorité. La moindre occasion est bonne pour contredire son père et lui ne veut qu'une chose, que les disputes cessent. On ne racontera pas qu'Eli Vaughan ne sait pas tenir ses enfants. Il connaît les langues de vipère qui peuplent Tenby ayant vécu ici toute sa vie et le comportement de Seren est bon pour attirer les regards et les remarques. Alors il faut à tout prix qu'il arrive à réparer leur relation d'une manière ou d'une autre. C'est peu dire que leur relation est instable, Eli a l'impression de marcher sur des œufs dans un magasin de porcelaine à chaque fois qu'il tente de parler à la rousse. Comment en sont-ils venus à ça ? Il reprend une gorgée de café, sa langue depuis longtemps anesthésiée à la chaleur de la boisson.  

« Love Actually ? Ce n'est pas cet horrible film qui chante les louanges de l'infidélité et du divorce par hasard ? Quel choix étrange de la part de ton professeur ! »

Susan avait tenté de le lui faire regarder mais il n'avait pu supporter l'étalage de vices présent dans ce pseudo film.  En réalité, Eli n'a que très peu de patience devant les films, lui qui a l'esprit qui bouge à 100 à l'heure s'ennuie terriblement à rester assis devant une télévision alors que tout ce temps perdu pourrait être utilisé à meilleur escient. Il s'attriste de voir ses filles perdre le leur devant l'écran de l'écran de leurs téléphones ou leurs ordinateurs, même s'il fait bien attention ce qu'elle ne passe pas trop de temps devant, l’hypnotisante lumière bleue finit toujours pas les rappeler à elle. Si seulement elles étaient aussi assidues dans leurs devoirs. Enfin, un truc de génération il suppose.

Alors que Seren commente sur le comportement spécial de sa sœur, Eli ne peut acquiescer avec un sourire. Si Seren est calme et effacée, sa sœur cadette est tout le contraire : c'est une vrai boule d'énergie. « Il est vrai qu'elle n'est pas difficile. Pas comme toi, oh je me souviens qu'il était impossible de te nourrir plus jeune. »

Eli peine à réaliser la vitesse avec laquelle le temps passe, ses bébés sont maintenant grands et les souvenirs s'effacent doucement. Eli aime ses souvenirs qu'il chérit avec attention, ceux de Seren en particuliers tant la jeune fille est aujourd'hui si différente. Il veut cependant créer de nouveaux souvenirs et des bons souvenirs. Seren ne répond que vaguement concernant ses plans pour la journée et Eli voit son ouverture et la saisit promptement. Il sait que s'il laisse une chance de s'enfuir à Seren, cette dernière la saisira aussitôt. Dieu sait les après-midis qu'elle a soit-disant passé à la bibliothèque.

« Oh, tu penses pouvoir faire cela cet après-midi ? Je pensais m'occuper du jardin maintenant que la météo se réchauffe un peu et je ne dirais pas non à un petit coup de main si cela ne te dérange pas bien sûr... » Il jette un coup d’œil à l'assiette encore débordante. « Et après ton petit déjeuner cela va de soit. »

Susan était toujours très fière de son jardin et il est vrai que depuis son départ, Eli l'a un peu laissé à l'abandon. Il espère que sa fille sera sensible à sa demande et qu'elle ne prétendra pas avoir soudainement autre chose à faire.

MAY


 

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MessageSujet: Re: i want to see us try (eli & seren) Mer 7 Mar - 16:58

Il fallait tous les deux que nous faisions des effort dans notre relation père-fille. Mais j’avais très logiquement l’impression que j’étais la seule qui devait se piler sur le cœur et raconter un gros tas de mensonges qui lui ferait probablement plus plaisir que la vérité. Le silence avait été une des méthodes que j’avais utilisé pour éviter d’être confronté à un discours plus que moralisateur à l’égard de mon père. Le tout, c’était que nous étions confrontés à un véritable gouffre qui nous séparait tous les deux. Le jugement sur mon choix de film me fit pratiquement roulé : j’aurais du prétendre que c’était un film religieux comme To Save a Life. Ça aurait déjà été moins pire au niveau des opinions religieuses de mon père. Je fermais doucement les yeux pendant un petit instant pour contenir cette petite frustration qui se bousculait à la base de mes lèvres. Non. J’optais pour la forme la plus responsable… bien que je me retrouvais sur la défensive. « Ce n’est pas un choix du professeur. C’était mon choix. À mes yeux, ce film montre davantage que l’amour n’est pas aussi blanc et noir. On peut parfois le trouver dans des endroits inattendus et auprès de personnes surprenantes… » Oh non! Ce n’était clairement pas le territoire dans lequel j’étais en train de m’orienter pour le moment. Ce n’était pas nécessairement la morale qui m’avait servi de base d’analyse ni qui captait mon attention avec une précision chirurgicale. J’haussais doucement les épaules bien décidée à remettre à plus tard cet aveu plus direct de mon homosexualité – parce que cette bases très minime de relation, c’était déjà quelque chose de base. « Et puis j’en ai besoin pour mon nouveau court-métrage : c’est la technique des récits croisés qui est intéressante tu vois… C’est une toile de personnage qui comme dans la réalité se côtoient, mais ne sont pas nécessairement à se rencontrer… » rajoutais-je avec un petit sourire.

Je savais bien sur que mon avis ne lui plairait pas : Il ne comprenait probablement pas ce que je voulais faire et mon nouveau court-métrage avait beau être écrit (la date de remise se rapprochant), je n’avais pas non plus envie de parler de ma thématique : du destin croisé de quatre adolescents dans une école que la différence rassemblerait en un certain sens. Je n’avais pas envie de sentir son jugement. J’en avais marre d’être le vilain petit canard. Je repoussais du bout de la fourchette le petit bout de gras que je venais de réussir à retirer et je m’attaquais à une bouchée du bacon. Impossible. Il exagérait définitivement. J’eus un petit éclat de rire. « Pas impossible. Juste exigeante face à ce qui rentre dans mon corps. » Je faisais attention à ce que je mangeais pour m’assurer d’être bien dans ma peau. Bon… il suffissait de me regarder pour comprendre qu’à moins d’un miracle, je n’aurais jamais la forme d’une baleine obèse. J’étais minuscule mais je préférais de beaucoup l’ombre et l’arrière-plan… Je savais me faire belle, mais c’était plus difficile.

Je pris le restant de la tasse de café en le regardant d’un air presque joueur. Mais cette petite étincelle brève disparut bien plus vite que ce qu’elle avait pris d’effort pour s’installer dans mes yeux. Oh? Passer du temps dans le jardin? Celui de maman? Bien sur que c’était celui de maman dont il parlait. On en avait pas des tonnes de jardin dans la cour… Juste celui de maman. Je déglutis lentement en le regardant : « Tu vas replanter des pensées et des jonquilles comme elle le faisait à chaque été? » demandais-je doucement. Maman avait un don pour s’assurer que nos plate-bandes soient les plus belles de tout Tenby – du moins c’était mon avis d’enfants… Je savais très bien que je ne pouvais que céder même si l’optique de passer beaucoup de temps à proximité de mon père dans le petit jardin me nouait l’estomac. Je relevais les yeux vers lui : « Oui… Je peux bien t’aider avec plaisir. » dis-je avec un beau petit sourire tendue. Je jouais doucement du bout de la fourchette dans mes œufs. « C’est bon en passant… mais je n’ai pas super faim. » murmurais-je en prenant une petite bouchée d’œuf sans grand appétit. Je savais que c’était délicieux… Et que c’était ridicule qu’il ne me fasse me sentir aussi nerveuse dans cette situation. Je fermais les yeux et je me contentais de me raisonner qu’un simple café n’était pas un repas complet et qu’il fallait au minimum que je mange la moitié de l’assiette que mon père avait préparer avec amour.

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Would you still love me, Father, if you knew what happens in my wildest dreams? Would you see me as a monster, a unforgivable sinner?
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TON PSEUDO : stvbrns / crapisun (jo).
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ARRIVÉE À TENBY : 06/01/2018


ÂGE DU PERSONNAGE : 47 ans. (1971) (mais il se comporte comme s'il en avait 80).
CÔTÉ COEUR : après le décès brusque de sa femme, il est encore perdu.
PROFESSION : pasteur, il prend soin des moutons égarés de Tenby.
REPUTATION : il aimerait bien se faire connaître comme le pasteur "cool" du coin mais il a encore pas mal de boulot pour y arriver.



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MessageSujet: Re: i want to see us try (eli & seren) Mer 4 Juil - 2:07




 
i want to see us try.

ELI
&
SEREN



Eli parvient de justesse à contenir un soupir, bien sûr c'est sa fille qui a fait le choix de se film si dévergondé. Il ne sait pas s'il doit être surpris ou juste déçu, une question qui revient de plus en plus souvent ces derniers temps quand il est confronté à son aînée. « l’amour n’est pas aussi blanc et noir. On peut parfois le trouver dans des endroits inattendus et auprès de personnes surprenantes… »  Lui qui pensait que sa fille avait un peu plus de jugeote que cela, voilà qu'elle parle comme la quatrième de couverture d'un livre pour adolescente. « L'amour c'est pas quelque chose qui tombe du ciel, c'est une décision, un engagement. Pas une fantaisie. » Eli n'a jamais eu peur de parler à ses enfants comme à des adultes car il sait qu'elles sont capables de comprendre bien plus de choses que ce que la société suppose, cela l'énerve d'autant plus alors lorsqu'elle font preuve d'immaturité. Cependant, il admet être un peu impressionné lorsqu'elle se met à parler avec un vocabulaire plus théorique. Même s'il ne comprend pas vraiment l’intérêt de se tracasser autant pour un film, il est conscient que sa fille est douée car après tout elle est partie à l'étranger grâce à son travail, c'est qu'elle doit faire quelque chose de bien... pour des films. Il murmure son approbation ne sachant que lui répondre car si il semble comprendre le principe son esprit très fermé l'empêche d'imaginer l'intérêt d'un tel sujet, « Et quelle est la morale d'une telle histoire ? Je veux dire... à première vue c'est juste... triste ? » Définitivement, Eli en comprend pas vraiment pourquoi quelqu'un irait perdre son temps si c'est pour finir déprimé. Toutefois, Eli s'y connaît en morale lui qui écrit toujours soigneusement ces sermons  et dans un sens, un film n'est-il pas juste un très long et coûteux sermon ?


Il se permet de rouler les yeux face à la remarque de sa fille, « Appelons un chat, un chat veux-tu , tu étais impossible. Et regarde-toi maintenant, tu as bien survécu non ? Bien que des fois j'ai peur pour toi quand le vent souffle. » Il rigole et se permet, dans un rare moment de complicité de la tapoter du doigt sur le bras, soulignant la maigreur de ce dernier. Dire que ce petit bout de chose est presque adulte désormais.  « Ta mère était une brindille aussi en grandissant. » Que ce soit au travers de la ville, de la maison ou bien de ses filles la présence de Susan, ou plutôt son absence, est impossible d'oublier.

« Oui des jonquilles exactement, peut-être innover avec quelque chose d'autre ? Ça me ferait plaisir que toi et les filles choisissiez des fleurs aussi, lesquelles tu préfères ? » Eli ne voudrait qu'une chose, figer le temps. Il aimerait conserver la maison comme Susan l'a laissée avant de monter dans la voiture, il ne voulait pas enlever le dernier livre qu'elle lisait de la table basse ou bien laver les draps qui portaient encore son odeur cependant il sait aussi que cela n'est pas sain pour les filles et qu'il doit être fort pour elles. Pour cela, il suit les conseils d'un psychologue qu'il consulte en secret afin de ne pas effrayer les filles. Il veut pouvoir les aider du mieux qu'il peut. Alors entretenir le jardin si important pour Susan sans pour autant le transformer en moment au mort semble être tout indiqué.Avec bonheur, Seren accepte et en retour, il lui offre un sourire honnête et ravi qui sera néanmoins de courte durée.

« Oh vraiment, tu n'as rien avalé portant ! » Eli s'exclame surpris, une expression légèrement inquiète se glissant sur son visage. « Tu ne te sens pas bien ? »

MAY


 

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"We all change, when you think about it, we're all different people; all through our lives, and that's okay, that's good, you've gotta keep moving, so long as you remember all the people that you used to be." (c) by anaëlle.
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i want to see us try (eli & seren)

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