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if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Thomas, Jaya Trystan & Rhys
TON AVATAR : Sophie Turner
TES CRÉDITS : amnésia + hilary deffron (image de profil ) + triss (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libres : 2/3
En cours : Robbie - Daniel
RAGOTS PARTAGÉS : 1918
POINTS : 2497
ARRIVÉE À TENBY : 11/08/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 18 ans (16 Décembre)
CÔTÉ COEUR : Elle panse ses plaies.
PROFESSION : Employée au Tenby Golf Club.
REPUTATION : Peut être qu'être au centre de tant de rumeurs l'a un peu calmée, j'ai entendu dire qu'elle avait trouvé un travail et qu'elle reste désormais loin des garçons.



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MessageSujet: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Lun 8 Jan - 21:21


if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best
Jesse & Eleanor

« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
Les dernières décorations de Noël disparaissent alors que la nouvelle année débute. Emmitouflée dans une épaisse écharpe de laine, luttant contre le froid, je traverse les rues de Tenby d’u pas rapide pour aller à la rencontre de mon grand frère que je dois retrouver au salon de thé. Il y avait deux bonnes semaines que je ne l’avais pas vu. C’était à peu près la fréquence de nos rencontres. Malgré les disputes et les divergences d’opinions, nous mettions un point d’honneur à maintenir un lien entre nous, aussi fragile soit-il… Ainsi, la dernière fois que nous nous étions vus, c’était juste avant Noël. Il m’avait fait une gentille surprise en nous emmenant patiner sur le lac gelé, sachant que j’adorais ça. J’avais d’autant plus apprécié le geste que je réalisais à quel point ça avait dû être difficile pour lui de passer deux heures à se livrer à une activité pour laquelle j’étais meilleure que lui. En tout cas, je gardais un bon souvenir de ce moment... Pour une fois, on ne s‘était pas tellement disputés. J’espérais d’ailleurs qu’aujourd’hui, l’esprit de Noël avait subsisté et que nous pourrions continuer dans cette lancée… Dans cet esprit de bonne volonté, j’arrive donc parfaitement à l’heure, et même peut être un peu en avance devant le 221B Baker Street. Je jette un rapide coup d’œil à l’intérieur et aux clients attablés, constatant que Jesse n’est pas encore arrivé. Il fait froid mais je n’entre pas pour autant. J’ai pas trop envie de faire la pauvre fille esseulée qui attend bêtement à une table et de devenir ainsi la cible des regards. Surtout que depuis cette stupide rumeur sur mes soi-disant morpions et mon soi-disant enfant à naître, ce n’est plus vraiment de la paranoïa quand j’ai l’impression qu’on me regarde ou qu’on chuchote dans mon dos…

Ce rendez-vous avec Jesse me rend nerveuse. Déjà parce que c’est plus compliqué que jamais entre nous mais aussi parce que j’ai une faveur à lui demander. Ou plutôt une requête à réitérer parce que la première fois, il m’a opposé une fin de non revoir plutôt catégorique… Instinctivement, mes doigts viennent se poser sur les poches de mon manteau jusqu’à ce qu’ils trouvent la forme rectangulaire qu’ils cherchent. Je sors une cigarette de mon paquet, que j’allume tant bien que mal malgré le vent. Jesse va gueuler, même si je la termine avant qu’il arrive, il sentira l’odeur mais tant pis. J’ai vraiment besoin de me calmer et il pourra ajouter cette nouvelle mauvaise habitude à la longue liste des choses qu’il a à me reprocher… Je me juche sur une table de la terrasse désertée, le regard lointain réfléchissant à ma situation présente qui venait encore sensiblement de se dégrader. Non pas que j’avais envie d’une bonne séance d’auto-apitoiement mais il fallait que je trouve des solutions rapidement… Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça mais je sens soudainement une présence familière près de moi. « Salut grand frère. » Que je dis en posant les yeux sur le principal intéressé que je n’avais pas vu approcher. Trop tard pour tenter de cacher la clope. « Comment ça va ? C’était bien ton voyage en… » Je réalise que j’ai oublié sa destination la plus récente. Ce n’était pas un manque d’intérêt de ma part, non. C’est juste qu’il multipliait tellement les reportages en ce moment que je perdais vite le fil. Sans compter que je n’étais plus allée sur son instagram suivre ses périples depuis que j’avais vu cette horrible photo de Noël avec notre mère. Bande d’hypocrites. Je leur en voulais tellement… Bref, je saute en bas de mon perchoir, écrasant ma clope sous ma botte, me rapprochant de Jesse pour lui faire la bise. « Enfin, tu m’as comprise quoi. On rentre ? Je meurs de faim. » J'avais bien besoin d'une douceur sucrée.

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ARRIVÉE À TENBY : 01/06/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 yo (13.06.1989)
CÔTÉ COEUR : fraîchement célibataire
PROFESSION : journaliste / blogueur
REPUTATION : le fils griffiths, un modèle de réussite ! cela dit, à son âge, il devrait peut-être penser à se trouver une femme et se poser au lieu de voyager aux quatre coins du globe



MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Mer 10 Jan - 6:36

Life is about making mistakes
It's also about trying to be great, right
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Deux jours pour Noël : c'est tout ce que j'ai eu et j'ai chéri ces quelques jours même si mon regard n'a pas arrêté de fixer cette chaise vide. L'an dernier, nous avions passé Noël avec Eleanor et Lylou… Cette année était bien triste en comparaison. Toutefois, les Griffiths ne veulent jamais perdre la face, alors mes parents avaient invités le reste de leurs familles, afin de bien combler l'église pour la messe de minuit et de palier l'absence de leur fille. Ainsi, j'ai revu une tante et un oncle que je n'avais pas vu depuis plusieurs années, des cousins vivant à quelques heures d'ici qui ne prennent que très rarement la peine de passer à Tenby… Oui, les Griffiths ne veulent pas perdre la face.
Pourtant, ma soeur me manque. Elle ne me manquait pas durant toutes ces années où je partais en reportage sur un autre continent des semaines durant, mais elle m'a terriblement manqué pendant toutes ces heures que nous avons passés à table. Certainement que j'ai un peu abusé du whisky ce soir là, mais les parents étaient tellement heureux d'avoir un enfant avec eux qu'ils ne m'ont même pas arrêté. Après tout, le whisky m'aidait à sourire, à prétendre que tout allait bien.
Aujourd'hui, je dois retrouver Lenny après plusieurs semaines passées sans la voir. Malgré mon travail très prenant, je n'ai jamais loupé un réveillon de Noël, alors forcément, j'ai eu l'espoir jusqu'à minuit. J'ai eu l'espoir de voir cette chevelure de feu envahir le salon avec une réplique salée. Elle aurait été mon miracle de Noël… Malheureusement, les choses ne se passent que très rarement comme prévu.

En effet, les choses ne se passent que très rarement comme prévu et j'en ai la preuve sous les yeux. Eleanor, pensive devant le salon de thé, une clope à la main. Pendant un instant, l'agacement me donne envie de rebrousser chemin et de la laisser attendre pour la punir de son irresponsabilité. Or, je me reprends et je m'avance vers la jeune fille. « Hey ! » lance-je, une fois à son niveau. « Irlande du Nord… J'étais en Irlande du Nord. Oui… C'était bien. Un peu trop pluvieux, mais je ne peux pas avoir des destinations paradisiaques à chaque reportage. » Continue-je dans un haussement d'épaules désinvolte.
Elle écrase enfin sa cigarette et je me retiens de soupirer, feignant de n'avoir rien vu, même si je doute que ce soit la bonne technique pour lui faire comprendre mon mécontentement et je la suis à l'intérieur. « Oui, viens. J'ai faim, moi aussi. » Nous rentrons dans le salon de thé et nous nous installons en attendant qu'une serveuse vienne prendre notre commande. J'enlève mon manteau, observe ma soeur avec insistance comme je le fais depuis qu'elle a quitté le domicile familial, une façon à moi de m'assurer qu'elle va bien. Hélas, j'ai l'impression qu'elle a perdu du poids depuis la dernière fois où nous nous sommes vus et ça ne serait pas étonnant. Dieu seul sait où elle traine et si elle a ses trois repas par jour ou si elle se contente à présent de quelques cigarettes comme repas. Le mâchoire serrée, j'ose quand même poser la question la plus hypocrite qui soit. « Et toi, alors, comment vas-tu ? » Ne sachant plus vraiment comment m'y prendre avec la jeune femme - pas que je l'aie déjà su un jour, en fait - je sors un petit boîtier de la poche intérieure de mon manteau et je le pose sur la table, à côté du menu qui liste les cafés et les pâtisseries proposées dans l'établissement. « En fait… Joyeux anniversaire en retard. » Je n'ose même pas lui souhaiter un joyeux Noël vu son détachement vis-à-vis de la religion. Dans le boîtier, elle trouvera une bague celtique incrustée d'une pierre précieuse - de l'ambre - rapportée tout droit d'Irlande du Nord.


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ARRIVÉE À TENBY : 11/08/2016


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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Dim 14 Jan - 22:19


if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best
Jesse & Eleanor

« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
« Irlande du Nord… J'étais en Irlande du Nord. Oui… C'était bien. Un peu trop pluvieux, mais je ne peux pas avoir des destinations paradisiaques à chaque reportage. » Après un bref salut, Jesse me donne les informations qu’il me manquait. J’opine de la tête. Pour une fois, c’est vrai qu’il n’était pas allé trop loin. Il n’en demeure pas moins que sa vie est plutôt intéressante et je n’ai pas à faire semblant de m’intéresser à ce qu’il dit. Je fais toutefois attention à ne pas être trop enthousiasme ou à manifester mon intérêt trop vivement. C’était comme ça entre Jesse et moi. On se comportait comme un frère et une sœur. « Oui, j’imagine que même dans les coins paumés, il se passent quand même des trucs… C’était bien ? C’était quoi le sujet ? » Je suggère ensuite que nous continuions la conversation à l’intérieur et il opine, précisant qu’il est lui aussi affamé. Nous nous empressons donc d’entrer à l’intérieur du salon de thé, pour nous installer à une table, dans une petite alcôve. Pendant que j’enlève mon écharpe et mon manteau, je sens le regard de mon grand frère peser sur moi. Je relève les yeux, découvrant avec perplexité une expression indéchiffrable sur son visage. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Que je demande avec toute l’insécurité qui me caractérise. Est-ce que j’avais quelque chose sur le nez ? …Nous nous installons face à face et même si ça m’embête de l’avouer, je suis contente de revoir Jesse. Il m’avait manqué. Pour être honnête, j’avais parfois l’impression qu’il m’avait manqué toute ma vie mais depuis qu’il vivait avec Fiona et depuis que je ne vivais plus chez nos parents, ce sentiment s’était exacerbé. Nos rencontres, aussi fréquentes soient-elles me paraissaient toujours trop courtes et trop espacées. Je ne voulais pas qu’il devienne une part infime de ma vie. Je voulais vraiment qu’il en fasse parti. En fait, je regrettais carrément l’époque où il me jetait de sa chambre quand je squattais celle-ci en son absence. Malgré nos disputes, nous partagions réellement un quotidien et souvent, je repensais à cette époque avec nostalgie…  

«  Et toi, alors, comment vas-tu ? » Outch. Grande question. Pour être honnête, je n’étais pas en grande forme. Entre mon premier anniversaire et mon premier Noël sans ma famille, mes parents qui me méprisaient, la dispute avec Danny, ma bêtise avec Cameron et maintenant le départ d’Ezeckiel, j’avais beaucoup à encaisser en ce moment. Mais bien entendu, je n’avouerai rien de tout cela à Jesse. Le but était de donner le change, de continuer à faire croire que tout envoyer valser était la meilleure décision que j’avais prise. Il fallait que je prouve que je me débrouillais très bien seule, sans tous leurs préceptes à la con. C’était dans mon esprit le seul moyen de gagner, de sortir la tête haute de cette crise familiale. Et surtout de ne pas avoir de regrets. Car si je commençais à en avoir, j’étais foutue. « Et ben, ça va plutôt bien. Je cherche du boulot en fait. Vu que j’ai un peu foiré avec la fac, je vais prendre un petit taf jusqu’à septembre l’année prochaine, comme ça je pourrai financer l’école de journalisme. J’ai postulé au cinéma et au Tenby Golf Club. Ils cherchent du personnel… on verra bien ! » Sans m’en rendre compte, j’imite son petit geste d’épaules désinvolte de tout à l’heure. Encore une autre vérité que je ne m’avouerai jamais. J’admirai mon grand frère sur beaucoup de points. Et je cherchais son approbation malgré tout, comme le prouve le laïus de jeune fille rangée que je viens de faire.

Son affection aussi visiblement, car quand il pousse soudainement un petit paquet cadeau en ma direction en me souhaitant un joyeux anniversaire en retard, je fonds littéralement. Ça me faisait chaud au cœur de savoir qu’il y avait pensé, vraiment. Surtout que parfois, au plus noir de mes pensées, je me disais qu’il était du côté de nos parents et qu’il m’en voulait lui aussi. Alors forcément imaginer qu’il avait pensé à moi au cours de son voyage me faisait très plaisir. « Oooh merci. » Que je dis avant même d’ouvrir le paquet, agréablement surprise par le présent. Sauf que bien entendu, je ne résiste pas très longtemps à l’envie de déchirer le papier cadeau. Une fois que c’est fait, je découvre un petit écrin qui contient une magnifique bague aux motifs celtiques,  rehaussée d’une pierre ambrée. Inutile de demander où il l’a trouvée. « Aaaaaw, elle est trop belle. Je l’adore !!! » Je la passe d’ailleurs immédiatement à mon doigt, conquise. Elle n’est pas prête de le quitter. J’agite mes doigts pour juger de l’effet et sincèrement reconnaissante, je me lève brièvement pour déposer un baiser chaleureux sur la joue de Jesse. Un baiser qui n’a rien à voir avec la bise guindée que je lui avais faite tout à l’heure. « Merci vraiment. » Décidément, entre ça et le patinage, il ne cessait de me surprendre. Je lui fais un grand sourire. « Finalement peut être que l'influence de Lylou sur toi n'est pas si mal ! » Que je dis taquine.


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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Mer 17 Jan - 6:30

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« Un château se lance dans un projet de rénovation assez conséquent. Ils essayent de rendre leur "coin paumé" attractif, comme tu dis. » J'emploie l'expression de ma petite soeur, ajoutant les guillemets quand il le faut et bien vite, nous rentrons à l'intérieur du café. Je suis prêt à dévorer tout ce qu'on m'offrira, mais avant qu'une serveuse ne nous approche, j'ai tout le loisir d'observer ma soeur. Mon constat est effrayant et je commence à m'inquiéter pour elle comme je ne m'étais jamais inquiété auparavant. Avant, je m'inquiétais pour ses notes ou à cause les garçons qui lui traînaient autour. Avant, je m'inquiétais à cause de ses tenues un peu trop provocatrices et des teintures qu'elle avait fait subir à ses cheveux. Mais quand je la vois aujourd'hui, j'en viens même à regretter la peur qui m'avait parcouru quand j'avais cru qu'elle s'était faite tatouer. Oui, je m'étais maintes et maintes fois inquiété pour Eleanor, mais jamais mes inquiétudes n'avaient été dirigé vers sa santé. Jusqu'ici, je savais qu'elle vivait à la maison, avec nos parents et qu'ils prenaient soin d'elle. Après tout, ils ont toujours réussi à s'occuper de moi et à cacher mon hyperactivité sévère.
Oui, la santé, ils y font attention. Je la regarde et elle sent mon regard appuyé, c'est donc normal qu'elle me demande ce qu'il se passe. Malheureusement, je suis incapable de lui faire part de mes peurs. Je reste muet et je détourne le regard comme un enfant gêné, pris la main dans le sac. « Uhm rien… » Que je parviens à dire pour ne pas avouer mon ressenti à la jeune femme et pour changer de sujet, je préfère lui demander comment elle va. Sa réponse me laisse pensif. Elle a foiré la fac… Elle doit se trouver un boulot. Encore une fois, c'est difficile de ne pas prendre la porte tant la déception est grande. J'ai du mal à reconnaître ma petite soeur. Elle qui avait un avenir si brillant devant elle, un avenir dont j'étais d'ailleurs jaloux… Elle qui aurait pu être acceptée dans les meilleures facultés du pays et même du Royaume-Uni… Je la gratifie d'un sourire sans joie, d'un hochement de tête. « Je vois. » Je me mords l'intérieur de la joue, réprimant mon envie de lui rappeler que si elle rentrait à la maison, les parents lui payeraient volontiers son école de journalisme. « J'espère que tu trouveras une bonne place. » Que je me force à ajouter. Comment en sommes-nous arriver là ?

Je profite d'un court silence pour lui déposer son cadeau d'anniversaire tardif et je suis surpris par sa joie lorsqu'elle déballe le présent. Assurément, je ne m'attendais pas à une telle effusion de joie de la part de la rousse et encore moins à un baiser supplémentaire, mais j'accueille ma petite soeur avec plaisir et mon sourire se fait réel quand je vois ses yeux pétillants. « De rien. Je suis vraiment content si elle te plait. » Oui, sincèrement content, même si une vilaine voix dans ma tête a envie de lui demander de ne pas la vendre pour quelques paquets de cigarettes. Je balaie ces pensées négatives et je reprends la parole. « C'est de l'ambre. De la couleur de tes cheveux. » Ajoute-je, heureux de partager cet instant avec la jeune femme. Hélas, mon sourire s'effrite quand Lenny mentionne ma petite-amie et la soit-disant bonne influence qu'elle a sur moi. Les lèvres pincées, je ne dis rien et je me contente de héler une serveuse pour qu'elle s'approche de nous et ainsi, qu'elle m'offre une diversion. « Uhm… Je vais prendre un café noir avec une part de carrot cake et un scone, s'il vous plait. » Jamais je n'arriverai à tout manger ce que je commande, mais pour sûr, je compte bien faire manger ma petite soeur et lui faire finir mon assiette s'il le faut. Je me retourne vers Eleanor.  « Prends ce que tu veux, je t'invite. »


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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Dim 21 Jan - 18:13


if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best
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« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
« Uhm rien… » Esquive Jesse quand je lui demande pourquoi il me regarde avec insistance. Je n’insiste pas plus que ça. Surtout qu’au fond, je pense que les minutes suivantes me donnent la réponse sur la nature de ses regards et de ses silences… La tête qu’il fait ensuite quand je lui explique mes projets d’avenir immédiats et les encouragements laconiques qu’il me prodigue me révèlent enfin son état d’esprit. Il est déçu, terriblement déçu. Et je suis sûre qu’il a bien dû prendre sur lui pour répliquer quelque chose de pas trop négatif. « Je vois. J'espère que tu trouveras une bonne place. » Tant pis s’il ne croit pas en moi. Moi je sais que j’y arriverai. J’allais travailler pour les 6 mois à venir et je mettrai un maximum de côté. Avec ça et l’argent qu’il restait sur mon compte épargne, j’aurai de quoi me lancer à la rentrée. Pire l’idée de me débrouiller toute seule me plaisait. Je ne serai pas une de ces petites filles à papa qui se faisait payer la fac. Je serai une self-made-woman. « J’espère aussi ! Mais tu me connais quand je veux quelque chose, je l’obtiens toujours ! Rappelle-toi pour mon stage, j’avais tellement harcelé Sioth… » Je suspends ma phrase en vol, ne parvenant pas encore à prononcer le prénom de celui qui avait été un mentor pour moi. Son suicide m’avait énormément affectée et était sans nul doute l’un des motifs principaux de mon pétage de plombs lorsque j’étais rentrée de Grèce… Je lutte contre la tristesse qui m’envahit soudainement, essayant de me concentrer sur le positif pour maintenir l’atmosphère déjà fragile.

Et heureusement, Jesse me donne de quoi faire et je ne peux que regarder avec une admiration amoureuse la belle bague qui trône désormais à mon doigt. Je remercie donc mon frère avec effusion, rigolant quand il dit qu’elle est assortie à mes cheveux. « Avoue c’est pour que je me rappelle de rester rousse ! » Que je le taquine, car je me souviens très bien de son énervement quand j’étais devenue blonde pour les vacances. A l’époque ça ne m’avait pas paru si drôle mais il était facile de relativiser maintenant que des choses bien plus graves s’étaient produites. Enfin, visiblement, mon humour laisse à désirer car mon frère oppose une fin de non recevoir à ma blague sur Lylou, l’ignorant délibérément, profitant de l’arrivée de la serveuse. « Uhm… Je vais prendre un café noir avec une part de carrot cake et un scone, s'il vous plait. Prends ce que tu veux, je t'invite. » Décidément les bonnes surprises s’enchaînaient aujourd’hui. « Wow merci ! Alors je vais prendre un thé à la vanille et un muffin chocolat banane, s’il vous plaît. » Il n’y avait pas de petites économies alors je sens une vague de gratitude m’envahir lorsque Jesse propose de payer. La pâtisserie où nous étions était plutôt réputée et ça aurait été dilapider mes économies vainement. Car oui, je gardais mon argent précieusement, quitte à sauter un repas de temps à autre. De toute façon, l’hypocrisie de nos parents me nouait tellement le ventre parfois que je n’avais même pas faim. Bien que quand je reprends la parole, rien de désagréable ne sort de ma bouche. « Alors tu m’en dis plus sur ton château irlandais ? ça a l’air super intéressant ! » Je me rends compte que je ne sais rien d’autre sur la vie actuelle de mon frère et ça me fait un peu de peine. Je décide donc de palier à cette lacune très rapidement. « Enfin, si tu veux, on peut parler d’autre chose que du boulot. Ça va toi ? »

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Ven 26 Jan - 5:37

Life is about making mistakes
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Siothrún… Eleanor n'arrive pas à prononcer son prénom entièrement, mais mon cerveau fait le reste. L'annonce de son suicide avait été un réel choc pour la communauté et pendant quelques instants, les commères ne parlaient plus que de ça, rendant le deuil difficile et rendant les conversations d'autant plus morbides. Je suis violemment renvoyé à la dernière rencontre que j'ai eu avec cet homme, ce jour où il est venu me confronter car il s'était rendu compte que je cherchais à récolter des informations sur lui. Je ne voulais pas lui nuire, rien de tout ça… Je voulais juste m'assurer que le stage de Lenny se passait dans les meilleures conditions possibles malgré la mauvaise réputation du journaliste. Il m'avait alors assurer que tout allait bien et à présent, je m'en veux de l'avoir cru, je m'en veux d'avoir laissé Eleanor se rapprocher de lui pour qu'ensuite il l'a fasse autant souffrir en décidant égoïstement de s'ôter la vie. Avec Siothrún, nous avions justement parlé de la ténacité de la rousse et je ne peux plus en douter à présent.

Je lui offre alors son cadeau d'anniversaire, une façon de ne pas s'enfoncer dans des sujets trop douloureux alors que nous nous retrouvons pour la première fois de l'année après des semaines sans se voir. Je fais une référence à ses cheveux quand elle ouvre l'écrin et elle me fait sourire en notant que c'est une façon peu subtile de la supplier de ne plus se refaire les cheveux blonds. « Tu sais bien que je ne suis pas le mec le plus subtil qui soit. » Je m'esclaffe, mais quand elle mentionne Lylou, je profite de la présence de la serveuse pour détourner la conversation. Je passe commande, puis c'est au tour de la rouquine et la serveuse repart en nous laissant seuls. Il est évident que j'invite ma soeur aujourd'hui, car même si j'ai voulu lui faire quelques leçons de morale pour souligner le fait qu'elle ne peut pas s'en sortir toute seule, je commence à me dire qu'elle a besoin d'aide et que cette fois, je serai là pour lui tendre la main. « Non… Parler travail ne me dérange pas du tout… Pour tout t'avouer, je crois que Lylou et moi c'est bientôt terminé et je ne suis pas sûr de vouloir en parler alors il ne me reste plus que le travail. » Je lâche la bombe en précisant que je n'ai pas spécialement envie de parler de ma relation avec la Blake. C'est encore trop douloureux de se rendre compte qu'on s'est trompé, qu'en fait nos parents avaient raison et que je ne suis pas fais pour finir avec la jeune femme - peu importe à quel point je l'aime encore. « Alors pour le château… Ils sont en train de vendre de terres tout autour et les investisseurs sont encore en plein brainstorming, mais a priori, ils devraient construire quelques haras et ils étaient en train de vérifier si la terre peut supporter un terrain de golf. » Mais qui irait faire du golf en Irlande avec toute cette pluie incessante ? Dans tous les cas, la foule qu'ils essayent de rameuter reste très limitée, à savoir des gens riches et d'un certain âge. « Je dois attendre qu'ils commencent les constructions avant de pouvoir publier quoi que ce soit. » En effet, le journal ne voudrait pas avoir des ennuis si jamais les investisseurs décidaient finalement de revoir leurs projets. « Et qui sait, s'ils m'invitent pour l'ouverture, tu pourras peut-être m'accompagner pour voir de tes propres yeux. Enfin… Si ça t'intéresse. »
Nos boissons chaudes et nos pâtisseries arrivent à notre table et je me retrouve à sourire bêtement devant ma part de carrot cake. Je souhaite un bon appétit à Lenny et j'entame mon gâteau et mon café. «  Je crois que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre… Il faudra que tu m'aides avec ce scone. »

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REPUTATION : Peut être qu'être au centre de tant de rumeurs l'a un peu calmée, j'ai entendu dire qu'elle avait trouvé un travail et qu'elle reste désormais loin des garçons.



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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Dim 28 Jan - 18:45


if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best
Jesse & Eleanor

« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
« Tu sais bien que je ne suis pas le mec le plus subtil qui soit. » « En effet. » Je pars d’un petit rire en disant ça à Jesse, parvenant à recaler le fantôme de Sio dans un coin de mon esprit. C’était un coin bien rempli, où se trouvait déjà mes parents, Daniel et bien d’autres. Un endroit où je reléguais toute pensée désagréable, histoire de ne pas trop y penser. J’étais la reine du déni et c’est pour ça que je parviens à me focaliser sur ma nouvelle bague et sur une conversation classique avec Jesse plutôt que sur le reste. « Non… Parler travail ne me dérange pas du tout… Pour tout t'avouer, je crois que Lylou et moi c'est bientôt terminé et je ne suis pas sûr de vouloir en parler alors il ne me reste plus que le travail. » Je me mords la lèvre. Ok, ce n’était pas une conversation classique du tout. Je prends quelques instants pour digérer l’information et réfléchir à ce que je vais dire. Certes, mon grand frère avait précisé qu’il ne voulait pas parler du sujet mais quelle genre de sœur est-ce que je serai si je respectais instantanément son vœu ? Vu comme il aimait sa Lylou, je ne pouvais pas laisser l’information tout simplement glisser sous le tapis et se faire absorber par les châteaux en Irlande. « Je suis désolée de l’apprendre… Et je t’ai entendu quand tu as dis que tu ne voulais pas en parler… Je sais aussi que je ne suis pas vraiment une confidente pour toi et que je n’ai pas toujours été très tendre avec elle mais… Si jamais tu as besoin d’en parler, plus tard ou juste de te changer les idées, je serai là. » En vrai, je brûle d’en savoir plus car je les voyais vraiment comme le couple parfait mais brusquer mon aîné alors qu’il a l’air tout à coup si désemparé et qu’il m’a expressément demandé de ne pas insister, serait particulièrement insensible.

Je cogite donc en silence, écoutant toutefois ce que Jesse me raconte à propos de ce fameux château. « Oh ce que tu me racontes est hautement confidentiel alors ? » Que je demande quand il me dit qu’il ne peut encore rien publier. Je plaisante un peu, utilisant encore et toujours l’humour comme garde-fou. Bien qu’au final, je suis réellement intéressée par le projet. « C’est un vieux château ? Il a un intérêt touristique ? Parce qu’ils risquent de rencontrer des oppositions si ça fait parti du patrimoine local. Même moi qui n’ai jamais mis les pieds là-bas, j’ai l’impression que ça va défigurer le paysage. » Lorsque je visualisais l’Irlande dans ma tête, je voyais de vastes étendues vertes et sauvages. Pas de vieux Messieurs jouant au golf et polluant l’ensemble de la végétation. « Par contre, l’idée des haras est sympa… ça ferait un très beau cadre pour des balades à cheval j’imagine. » A condition que 5 hôtels ne fleurissent pas à côté, bien entendu… En tout cas, je ne suis pas au bout de mes surprises aujourd’hui, car après celle du cadeau d’anniversaire, mon frère me fait tout à coup une proposition aussi agréable que surprenante. « Et qui sait, s'ils m'invitent pour l'ouverture, tu pourras peut-être m'accompagner pour voir de tes propres yeux. Enfin… Si ça t'intéresse. » Je n’ai pas besoin de méditer pour savoir si ça m’intéresse. Je lui adresse un sourire aussi large que la pâtisserie que la serveuse est en train de déposer devant lui. « Oh oui, ça m’intéresserait !! Rien que d’aller en Irlande. Ou même de te suivre dans un de tes reportages ! C’est trop cool…. Merci ! » Bon bien entendu, il faudrait régler les problèmes pratiques. A savoir celui de l’argent ou encore de mes disponibilités vu que j’allais devoir travailler de toute urgence. Mais pour le moment, c’est l’enthousiasme qui prédomine.

Pour un peu, je battrai des mains comme une gamine. Mais à la place, je me fais soudainement un tout petit peu méfiante. « Tu es vraiment gentil aujourd’hui… Est-ce que je dois m’inquiéter ? Tu as quelque chose d’autre à m’annoncer ? » Le ton est resté léger mais je commence à me demander sérieusement à quoi je dois m’en tenir. Surtout que ça continue car à peine Jesse a-t-il goûté une part de son carrot cake qu’il me fait déjà une nouvelle proposition. « Je crois que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre… Il faudra que tu m'aides avec ce scone. » Cette fois, je n’ai pas le temps d’être intriguée car je comprends rapidement le but de la manœuvre. Je plisse les yeux, plus amusée que fâchée. « Tu te rappelles tout à l’heure, quand on parlait de subtilité ? » Je croque une bouchée de mon propre muffin puisque je pense avoir compris que c’était le point névralgique des inquiétudes de mon frère. « Depuis combien de temps penses-tu que je n’ai pas mangé ? » Que je demande, réellement curieuse de savoir. Je commençais à me dire qu’il devait imaginer ma vie bien pire que ce qu’elle était réellement. M’imaginait-il comme une SDF réduite à faire les poubelles pour trouver à manger ?

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Lun 29 Jan - 21:34

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« Merci… » Parler de mes problèmes de couple avec ma petite soeur de dix ans ma cadette ? Je ne pense pas, d'autant plus que nous avons des visions bien différentes de la chose, principalement à cause de son détachement récent de la religion. Lylou, j'aurais voulu la demander en mariage et avoir des enfants avec elle - ce que Lenny est probablement trop jeune pour comprendre. Prendre mon temps, j'en avais assez, mais il faut croire que j'étais pareil à son âge et qu'elle n'a pas été la première à balancer son voeu de chasteté à la poubelle. Je ne pense pas vouloir me confier à quoi que ce soit, en fait… Mais peut-être que pour sortir Eleanor du brouillard, je lui expliquerais les quelques raisons qui me poussent à croire que mon couple touche à son fin. Après tout, mon annonce est venue de nulle part, elle n'aurait jamais pu se douter que nous traversions des difficultés. Personne n'aurait pu le savoir en fait… Même si mes parents nous avaient averti, ainsi que le frère de la Blake. Tiens… Lui aussi il faudrait peut-être lui en parle afin de ne pas me faire mépriser par tous les membres de la famille Blake.
Toutefois, au lieu de m'épancher sur mes sentiments, j'en viens à parler boulot et à lui révéler quelques détails que je ne suis pas censé dévoiler. Evidemment, Lenny étant une journaliste en herbe, elle comprend très vite que ce que je lui apprends est encore classé confidentiel. Amusé, je hoche la tête, partageant ce petit moment de complicité avec la rousse. « On peut dire ça. » Je la gratifie d'un clin d'oeil. « Mais comme tu ne sais pas de quel château je te parle, tu n'as qu'un bout de l'information. » Reprends-je. En vrai, je ne sais pas ce que la jeune femme pourrait bien faire de ces informations, mais la situation est amusante. « Oui, il est assez ancien… Et ça t'étonnera peut-être, mais l'Irlande du Nord regorge de parcours de golf. D'ailleurs, à Newcastle, il y a le même le meilleur parcours de Grande-Bretagne. Il est classé quatrième dans le classement mondial. » En effet, c'est un beau record et si j'aimais ce sport, j'en aurais profité pour faire quelques trous, mais malheureusement, ce n'est pas ma tasse de thé. L'action est bien trop lente sur un terrain de golf et elle demande une concentration bien trop méticuleuse pour moi.
La jeune fille avoue par contre apprécier l'idée des haras et j'aurais pu le deviner à l'avance. En effet, je ne suis pas la personne qui connait le mieux Eleanor, mais je sais qu'elle apprécie l'élégance des chevaux.  « Super alors ! Ce n'est pas dit que j'aie des nouvelles, mais au cas où, je te tiendrais au courant pour qu'on regarde si on peut s'organiser quelque chose. »

Lenny remarque que mon comportement avec elle est inhabituel et je sais que je n'ai pas le droit de me vexer. En effet, ce n'est pas dans ma nature d'être aussi bienveillant avec la jeune femme que j'ai longtemps considéré comme peu digne de mon attention - la différence d'âge a toujours été un problème et surtout pendant ces dernières années où la demoiselle entrait dans l'âge ingrat de l'adolescence. « Non, voyons. Je n'ai pas le droit d'être gentil avec ma soeur ? » Que je demande toutefois en tentant de garder le sourire. Pas facile quand je suis sur le point d'être pris la main dans le sac. Et ça ne loupe pas car la prochaine remarque de la rousse ne pourrait pas être plus appropriée. Pris au dépourvu, je repose ma fourchette dans mon assiette et je me laisse tomber en arrière sur la chaise, fixant Lenny dans les yeux. Un haussement d'épaule plus tard, je reprends : « C'est bien ça le problème. J'en ai aucune idée. » Que je lâche avec franchise. Non, je ne sais pas de quand date son dernier repas. Cette situation me pèse et je regrette amèrement d'avoir refusé de lui venir en aide quand elle me l'avait demandé quelques semaines plus. « Je ne sais pas où tu vis… Je ne sais pas ce que tu fais pour avoir de l'argent, mais j'ai pu voir que tu dépenses plus de dix livres sterling pour t'acheter des paquets de cigarettes. » Je me pince les lèvres, prenant conscience de ce que je viens de dire. « Désolé… » Commence-je pour ne pas que la rouquine prenne la mouche et décide de me faire payer mes assertions en tirant sa révérence. « Je ne veux pas faire une scène, ni même te faire la morale… Mais… » Je soupire, tire mes cheveux en arrière avec mes deux mains pour me remettre les idées en place. Oui, il est temps de dire à Eleanor ce qui me tracasse. « Mais je m'inquiète pour toi, Lenny. »

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Sam 3 Fév - 19:27


if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best
Jesse & Eleanor

« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
Sans surprises, Jesse ne semble pas vraiment décidé à s’épancher sur les problèmes qu’il rencontre avec Lylou et esquive ma main tendue. Je ne le prends pas mal. Nous ne parlions pas de nos histoires de cœur, c’était comme ça. Je ne lui jamais raconté ce que j’avais vécu avec Danny alors je pouvais pas m’offusquer… Nous nous concentrons donc sur ce château et ce reportage qui semblent raviver une certaine complicité entre nous. Je réplique donc fièrement quand il me fait remarquer que je ne pouvais pas briser la confidentialité puisque j’ignorais de quel château nous étions en train de parler. « Ne me mets pas trop au défi de chercher… Je pourrai trouver. » Mon grand frère me fait ensuite une véritable petite leçon sur le golf et je l’écoute avec une certaine fascination. « Et bien ! Quelqu’un a fait ses recherches ! » Je le taquine comme il me taquine, et je dois avouer que j’apprécie réellement ce moment. Sans compter que dans quelques semaines, je réutiliserai les informations qu’il vient de me donner pour mon entretien d’embauche au Tenby Golf Club, mais ça, je ne peux pas encore le savoir. En tout cas, on organise ce potentiel petit voyage en Irlande du Nord et pour la première fois depuis longtemps, j’ai un projet qui m’excite réellement. Je mange mon muffin d’un bel appétit pour fêter cela mais cependant un détail me turlupine. A tel point que je ne peux pas être complètement enthousiasme. En fait, je me fais carrément méfiante, demandant carrément à mon aîné pourquoi il est si gentil. Cela ne conduit qu’à une nouvelle esquive de Jesse. « « Non, voyons. Je n'ai pas le droit d'être gentil avec ma sœur ? » Il est mignon quand il me dit cela en souriant mais je ne suis pas aussi naïve que j’en ai l’air.

Je ne le laisse donc pas s’en sortir à si bon compte et je le confronte jusqu’à ce que j’aie ma réponse. Je me rends alors compte que la nourriture n’est que le catalyseur d’inquiétudes plus profondes que je ne soupçonnais même pas que Jesse puisse éprouver. « Je ne sais pas où tu vis… Je ne sais pas ce que tu fais pour avoir de l'argent, mais j'ai pu voir que tu dépenses plus de dix livres sterling pour t'acheter des paquets de cigarettes. » Je me raidis à la mention des cigarettes, craignant d’être quitte pour une nouvelle leçon de morale et mon grand frère doit le voir car il se reprend aussitôt, me disant qu’il ne veut pas qu’on se dispute mais qu’il est très inquiet pour moi. Je pousse un long soupir. « On me les a données les cigarettes, je ne fume même pas. » En vrai, je les avais volées mais je sais que c’est un détail qu’il ne voulait absolument pas entendre. Par contre, je lui dis la vérité quand je dis que je ne fume pas. C’était juste une tocade des derniers jours, je n’aimais pas vraiment ça et je n’y aurais jamais pensé avant d’avoir ce paquet dans les mains… « Et l’argent, c’est celui de mon livret d’épargne. Pour le moment, ça me suffit pour vivre jusqu'à ce que je trouve un job, ce qui ne devrait plus tarder…» Je garde la question du logement à part, car en ce moment, elle est épineuse. Et il y quelque chose que j’ai besoin de dire aussi.

« Ecoute, Jesse… Je suis touchée que tu t’inquiètes pour moi. Mais tu dois me faire confiance quand je te dis que je vais bien. » Je lui dis ça le plus gentiment possible, me rappelant que j’hésitais plus ou moins à lui demander une faveur. Mais une remarque me brûle les lèvres et je ne peux guère la retenir plus longtemps. « Et… toutes ces inquiétudes, tu aurais pu les éviter facilement… Alors je ne vois pas pourquoi ce revirement maintenant. » Je bois une gorgée de thé, fuyant son regard. Moi non plus, je ne voulais pas faire de scène mais c’était étrange de l’entendre dire qu’il s’inquiétait pour moi alors qu’il avait précisément refusé de me tendre la main quand j’en avais le plus besoin. Ce rejet avait été difficile pour moi et aujourd’hui encore, j’y repensais souvent. C’était précisément pour cela que je mettais désormais une certaine distance entre nous et que je lui cachais les détails pratiques de ma vie. Cette porte avait été fermée. Littéralement et au sens figuré. Et vu la tournure que la discussion prenait, il aurait peut être mieux fallu que ça reste ainsi.


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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Lun 5 Fév - 3:42

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C'est Lenny qui crève l'abcès et je n'ai plus qu'à m'exprimer sur le sujet. Oui, je m'inquiète pour elle. Je n'ai aucune idée d'où elle loge, ce qu'elle fait pour ce qui est de ses finances et je ne sais même pas avec qui elle traîne. Aux dernières nouvelles, elle avait même été accusée de relations non protégées. Chaque fois que j'entendais la mention du prénom de ma soeur, mon coeur faisait des bonds dans ma poitrine sans que je ne puisse l'arrêter. Alors autant, Fiona avait pu mettre un peu d'ordre dans l'histoire de la pharmacie et c'était très bien, mais elle ne pouvait pas me renseigner sur l'état de la vie de Lenny. Personne ne pouvait m'aider de ce côté là. Seule Eleanor pouvait me donner des informations… Si seulement j'avais été moins fier. Alors le moment de la discussion a sonné et je regarde la jeune femme tout en lui exposant mes inquiétudes. Elles sont nombreuses et j'en passe certaines sous silence parce que je ne voudrais pas la blesser.
« S'il te plait, Eleanor, je t'ai vue avec une clope allumée dans les doigts. » Je n'aime pas me faire prendre pour un con. « Tu l'as tenais pour quelqu'un, peut-être ? » Demande-je avec ironie alors qu'elle était seule lorsque je suis arrivé à son niveau tout à l'heure. Je me demande pourquoi elle est en train de me mentir et j'ai l'impression que cette confrontation commence bien mal, malheureusement. Ne peut-elle pas simplement comprendre que nous ne voulons que son bien-être ?
Elle aborde ensuite le problème de l'argent et sa réponse m'apaise. Un soupire de soulagement plus tard, je hoche la tête, presque sonné à cause de cette ambiance pesante. « Ok… Bien… Tant mieux ! » Oui, c'est sincèrement une bonne nouvelle de savoir qu'il lui reste de l'argent et qu'elle n'a pas à mendier dans la rue.

Lui faire confiance ? Plus facile à dire qu'à faire quand le parcours de la jeune femme ne cesse de dégringoler. Même malgré mes nombreuses absences et le fait que je ne vivais plus sous le même toit que le reste des Griffiths, j'ai pu me rendre compte que la demoiselle avait de plus en plus de problèmes : d'abord les notes qui dégringolent, puis les bagarres au lycée, les soirées que j'ai d'abord couvert jusqu'au moment où elle a accidenté la voiture et qu'elle s'est enfuie à l'étranger avec ce garçon plein aux as. La mâchoire serrée, j'ai du mal à encaisser ce que la jeune femme me dit, surtout quand elle sous-entend que je suis coupable de ce que je ressens. A ce moment là, les yeux écarquillés et encore sous le choc, je ne peux plus me taire. « Te faire confiance, c'est trop me demander. » Je serre le poing quand je sens mon bras droit se mettre à trembler sous le coup de l'émotion.  « Je t'ai fait confiance trop de fois cette dernière année et tu en as abusé. La bagarre au lycée avec la Weston, les fois où tu faisais le mur, cette soirée où je t'ai récupérée en pleurs alors que tu avais tous ces vautours autour de toi qui ne pensaient qu'à une chose. » Je garde ma voix basse alors qu'intérieurement j'ai envie de crier à l'adolescente que ça ne va pas. Rien ne va depuis des mois déjà et j'ai peur d'avoir contribué à sa chute alors que je ne cherchais qu'à la protéger de nos parents. En effet, Lenny a abusé de ma confiance si bien que la dernière fois qu'elle m'a demandée de l'aide, j'ai refusé. Je ne voulais pas encore avoir un rôle dans ses bêtises et surtout, nos parents ne me l'auraient jamais pardonné. Dès l'instant où elle m'a demandé de la couvrir, elle m'a mis dans une position délicate vis-à-vis de nos parents. Bien sûr, le mensonge est proscrit dans la famille… Cependant, je ne pouvais pas tenir les promesses que j'avais faites à Lenny si je disais la vérité. Alors j'ai décidé de ne rien dire. Un mensonge par omission, puis un second… Jusqu'au moment où j'ai refusé de l'aider.

Ce jour là, je ne voulais pas craquer en voyant ses beaux yeux bleus me supplier, alors j'avais été froid, très froid même, pour lui faire comprendre qu'elle ne pouvait plus compter sur moi. Est-ce que je regrette mon choix aujourd'hui ? Oui et non… Pour sûr, si c'était à refaire, je prendrais les mêmes décisions, j'aurais ce même espoir… Celui qu'elle retrouve la raison et qu'elle revienne au bercail. « C'est ta façon de me faire comprendre que tu m'en veux pour avoir refusé de t'héberger, c'est ça ? » Demande-je doucement. « Ecoute… Je ne pensais pas que tu réagirais comme ça. Je pensais que si je refusais de t'aider cette fois, tu retrouverais la raison et tu retournerais chez Père et Mère. » Oui, toute ma stratégie reposait sur le fait que Lenny décide de rentrer à la maison. « Tu les détestes peut-être, et c'est vrai qu'ils ne sont pas les gens les plus faciles à vivre, qu'ils sont très strictes… Mais enfin, Lenny, c'est pour ton bien ! Ils n'ont jamais voulu que ton bien. » Et conserver leur bonne réputation. « Tu crois que j'ai aimé la façon dont ils ont traité Lylou ? Non. Je leur en voulais un max, mais en fait, même si ça m'a pris plus d'un an pour m'en rendre compte… Ils avaient raison… Elle et moi, c'était voué à l'échec. »

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Lun 5 Fév - 21:08


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« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
« S'il te plait, Eleanor, je t'ai vue avec une clope allumée dans les doigts. Tu l'as tenais pour quelqu'un, peut-être ? » Fini les châteaux en Irlande, le bon vieux Jesse est de retour. Et la bonne vieille Lenny ne tarde pas à le suivre car je pousse un soupir particulièrement bruyant pour lui montrer que je n’apprécie pas le changement d’attitude. « Quand je dis que je ne fume pas, c’est d’une manière générale. C’est une de temps en temps quoi. Et de base, tu me questionnais seulement sur le fait de savoir si j’avais acheté le paquet, pas sur savoir si je fumais. » Bon au moins, il a l’air soulagé par ma façon d’obtenir de l’argent pour mes autres dépenses. Le connaissant, il avait dû s’imaginer que je me prostituais ou je ne sais pas quelle ineptie… Et je sais que je ne me trompe pas trop quand je vois son visage se décontracter. Hélas, cette accalmie est de courte durée. Car lorsque je finis par demander à mon grand frère de me faire confiance, j’ai l’impression que les yeux vont lui sortir de la tête tant la requête l’irrite. Il retrouve tout de même l’usage de la parole, déployant un argument imparable pour m’expliquer pourquoi j’avais justement perdue sa confiance, faisant même une liste de tous mes méfaits. « Oh… » Oui, je n’avais pas vues les choses sous cet angle. Je n’avais pas pensé à Jesse comme à un dommage collatéral de mes conneries. Et pourtant, je le réalisais seulement maintenant, c’est ce qu’il avait dû être. Tiraillé entre sa loyauté pour mes parents et les promesses que je lui avais arrachées pour qu’il me couvre. Hanté par les mensonges que je l’avais forcé à dire, se sentant complice de ma rébellion. Ou de ma déchéance, parce que j’étais pratiquement certaine que c’était ainsi qu’il voyait les changements qui étaient intervenus dans ma vie.

C’est à mon tour d’être ébranlée quelques instants puis de retrouver l’usage de la parole. « J’ai été égoïste… Je n’ai pas pensé à toi… Je n’ai pas pensé que je te mettais dans une situation difficile… Mais cette Lenny là… Cette sale gamine… Elle n’existe déjà plus. Etre à la rue du jour au lendemain, ça m’a fait grandir. Je ne suis plus la même. Et tu peux peut être ne pas me croire maintenant mais je suis prête à te le prouver sur la durée. Et je suis désolée. Sincèrement. » Que je lui dis penaude. Il était rare que je reconnaisse mes torts quand il s’agissait de mon aîné mais je sentais que ce qui était en train de se passer était important. Nous avions rarement parlé si sérieusement l’un avec l’autre. Sans que ce ne soit prémédité, nous mettons fin aux non-dits, aux rancœurs qui n’auraient peut-être même pas dû exister. Je glisse alors à mon frère que ses inquiétudes auraient pu facilement être évitées. Il n’a jamais été bête alors il comprend à demi-mot ce que je mets derrière cette phrase. « C'est ta façon de me faire comprendre que tu m'en veux pour avoir refusé de t'héberger, c'est ça ? » Sa voix est douce, étrangement douce. Cela me pousse à répondre sur le même ton. « T’en vouloir est un peu fort mais j’avoue que j’ai du mal à comprendre ta logique. » Finalement, on avait grandi tous les deux, on pouvait être assez matures pour discuter calmement et envoyer le bon vieux Jesse et la bonne vieille Lenny faire un tour.

Jesse finit d’ailleurs par m’expliquer les raisons de son choix de l’époque où plutôt sa stratégie. Hélas, son raisonnement comporte une faille et je dois faire appel à tout mon self-control pour ne pas interrompre ce qui commence à malheureusement ressembler à un plaidoyer pour nos parents. Mais quand il a terminé, je ne me prive pas de le lui dire. « Tu crois franchement à ce que tu viens de dire ? Non parce que je ne sais pas ce qu’ils t’ont raconté mais ce n’est pas vrai. Mon bien-être a cessé de compter pour eux dès que j’ai cessé d’être leur petite fille modèle. » Ma voix s’éraille, les larmes me montent aux yeux. Au fond, je n’étais qu’une petite fille qui avait déçus ses parents et qui ne pouvait pas supporter leur rejet. Ils avaient été infâmes mais je ne parvenais pas à les détester tout à fait. Et pourtant, je suis en colère contre eux quand même. « Je n’aurai pas pu retourner à la maison après ton refus, même si je l’avais voulu. Tu ne comprends pas, Jesse ? Je n’ai pas fugué, je ne suis pas partie sous un coup de colère, je n’ai pas « perdue la raison »… Ils m’ont foutue dehors. Littéralement. » Et soudain, je revis la scène comme si j’y étais. « Tu sais ce que Mère a dit ? Elle m’a cité la Bible pendant des heures. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.… Si un homme a un enfant méchant et rebelle, n'obéissant point à la voix de son père, ni à la voix de sa mère, et qu'ils l'auront châtié, et que, nonobstant cela, il ne les écoute point… Et on connaît tous les deux la fin…. Oh il y avait aussi : Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle. . Ça c’était juste avant de me dire qu’ils n’avaient plus de fille. »

Ce souvenir là, c’est le plus difficile pour moi. Et encore, je n’ai même évoqué les versets sur la prostitution et Marie-Madeleine. Non, je n’ai pas envie d’en parler. Alors je suis bien contente que Jesse ait évoque Lylou qui me crée une diversion. Une diversion désagréable, certes mais une diversion quand même. Quoi qu’au fond, le sujet reste le même. Nos parents aiment tellement Dieu qu’ils le font passer avant leurs enfants. « Ils se sont débarrassés de moi parce que je n’étais pas à leur image. Et ils n’ont pas bien traité Lylou pour la même raison. Et peut être que si aujourd’hui vous n’êtes plus ensembles, c’est justement parce qu’ils ont passé un an à t’empoisonner l’esprit en te disant qu’elle ne ferait pas une femme convenable. » Je me doute que Jesse les admire trop pour que j’ai gain de cause mais ça me faisait du bien de sortir tout cela de ma poitrine.


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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Mar 6 Fév - 23:23

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Les politesses sont terminées, nous nous en rendons compte rapidement et tout de suite, j'attaque la jeune femme sur un sujet que j'avais retenu quelques minutes plus tôt. Malheureusement pour elle, ça doit sortir maintenant et même si sa réponse ne me satisfait pas, je ne m'attarde pas là dessus. Bien sûr, je ne soutiens pas un tel comportement, mais je sais qu'il ne s'agit que du sommet de l'iceberg. Bientôt, j'en suis à lui faire la liste de toutes ces choses que j'ai fait pour elle et dont elle ne se rend pas compte. En effet, ces derniers mois Lenny a occupé mes pensées plus que d'habitude et les quelques jours que je passais dans le mois à Tenby lui étaient consacrés - du moins, ça, c'était quand elle n'avait pas encore fugué à l'étranger. Dès lors, tout a changé. C'est d'ailleurs par texto alors qu'elle était à quelques centaines de kilomètres du pays que je lui ai annoncé que j'abandonnais, que je ne voulais plus être mêlé à ses mensonges. Je n'attends pas de réaction de la part de la rousse quand je lui fais mon discours, alors je suis vraiment surpris quand je l'entends répondre en avouant ses fautes. Pour la première fois, elle prend conscience de l'enfer qu'elle m'a fait vivre et j'en suis soulagé. J'avais peur qu'elle se ferme, qu'elle me traite d'égoïste, qu'elle ramène notre conversation à sa petite personne, mais non. Elle a changé, en effet et cette nouvelle Eleanor sait faire preuve d'un discernement et elle sait même s'excuser. Si je n'en crois pas mes oreilles quand les mots sortent de sa bouche, il suffit que mes yeux tombent sur son regard désemparé pour comprendre qu'elle est sincère, qu'elle regrette vraiment le comportement qu'elle a eu quelques mois plus tôt. « Uhm… Merci. » C'est à mon tour d'être pris au dépourvu et d'accepter les excuses de la rouquine. Clairement, je ne m'attendais pas à autant de clairvoyance de la part de l'adolescente alors je poursuis en lui expliquant les raisons pour lesquelles j'ai refusé de lui venir en aide quelques semaines plus tôt. Bien sûr, ma stratégie fut en fait un échec cuisant et aujourd'hui, je me demande comment la situation pourrait bien s'arranger.

Même si le sujet "Lenny" est un sujet sensible à la maison, mes parents m'ont fait comprendre à demi-mots ce qu'il s'est passé avec la jeune femme. Hélas, c'est une autre version que je reçois aujourd'hui et je ne sais pas comment accueillir les paroles de ma soeur. Pour sûr, je suis sceptique. Depuis le début du conflit qui a animé la famille, je me suis retrouvé entre les deux partis. Heureusement, mon travail m'offrait souvent un échappatoire et je pouvais mettre les voiles lorsque la tension était trop forte. L'inconvénient de mes fuites, c'est que je n'étais pas présent pour les moments les plus cruciaux. J'avais des brides d'information ça et là, sans pour autant avoir l'histoire complète, et jusqu'ici, je m'en contentais… Maintenant, je veux tout savoir.
Ca me brise le coeur de savoir que notre mère ait pu traiter la jeune femme aussi mal, d'autant plus que j'imagine parfaitement notre génitrice détacher ses syllabes en pleurant des versets de la bible, en lui criant l'infamie qu'elle apporte à notre famille… « Ils t'ont virée de la maison… » Répète-je, pensif. J'ai du mal à leur trouver une excuse, mais pour ne pas perdre totalement la foi que j'ai en eux, j'ai envie de savoir s'ils m'ont menti sur autre chose. « Mais… Tu t'es bien enfuie de la pension… Oui ? » Il n'y a aucun jugement ici, aucune reproche, juste une recherche d'informations. L'important pour un journaliste, c'est de rester neutre et c'est ce que je m'efforce à faire aujourd'hui, même si ce n'est pas facile. « Ecoute… Je ne sais pas quoi te dire… Je n'avais pas compris que Mère avait réagi ainsi… Mais, je suis sûr qu'elle a dit des mots qui ont dépassé sa pensée. Si tu l'avais vue à Noël… Elle n'attendait qu'une chose, on attendait tous qu'une chose… Que tu reviennes. » Avoue-je. Je ne parle peut-être pas pour nos géniteurs, mais je parle pour moi. Tout au long de la soirée et jusqu'à la messe de minuit, j'ai eu l'espoir de voir la rousse passer la porte. « C'est juste qu'elle avait tellement d'attentes te concernant… Je ne dis pas que c'est saint et je sais que tu avais une pression constante sur le dos, mais ils étaient tellement fiers de toi. Tu réussissais tout ce que tu entreprenais avec facilité… » Je soupire longuement, cherchant mes mots. « Tu étais trop jeune pour t'en souvenir, mais ils vivaient très mal mon hyperactivité, surtout quand j'étais ado. J'en ai eu aussi des sermons… » Encore aujourd'hui, je vais chercher mes prescriptions dans des pharmacies en dehors de Tenby car ils ne veulent pas que ça se sache. « Toi, tu étais leur petite princesse, qui n'avait aucun problème d'apprentissage ou de concentration. Pour eux, tu étais la perfection, leur plus belle réussite. » Combien de fois j'ai été jaloux de cette petite fille et de ses facilités. « Tout ça pour te dire que… Je reste persuadé qu'ils ne le pensaient pas quand ils ont dit qu'ils n'avaient plus de fille. » Je l'espère en tout cas. Une infime partie de mon être ne peut s'empêcher de penser qu'ils étaient peut-être sincères, qu'ils ne veulent vraiment plus revoir la jeune fille, mais je ne peux pas me résoudre à y croire pour de bon. J'ai l'espoir. J'ai la foi. Avec un sourire sans joie, j'attrape la main de Lenny et je la serre dans la mienne. « Et puis, quoi qu'il se passe, tu restes ma soeur. » Il m'aura fallu longtemps pour que je me sente proche de la jeune femme - principalement à cause de notre différence d'âge - mais à présent, elle est l'une des personnes qui compte le plus pour moi. « Mais si je ne suis plus avec Lylou… Je t'assure que ce n'est pas à cause des parents. Ils ne sont même pas au courant. » Non, la décision je l'ai prise moi-même et ce ne fut pas chose facile. « En tout cas, je n'aurais jamais cru que tu en viendrais à prendre sa défense. » Dis-je en souriant tendrement, sachant pertinemment que la jeune femme n'a jamais été une grande fan de ma petite amie.

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Mer 7 Fév - 18:34


if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best
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« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
Dans un laps de temps très court, je parviens à causer deux véritables petits chocs à mon grand frère. Je le surprend une première fois en lui présentant mes excuses puis une seconde en lui révélant que je n’avais pas quitté le domicile familiale mais que c’était nos parents qui m’avait ordonné de le faire. Comme je l’avais pressenti, il a du mal à le croire et répète même les mots à ma suite, comme s’il voulait leur donner une réalité. J’ai ébranlé ces certitudes et la manière dont il essaye de reprendre pied serait plutôt comique si la situation s’y était prêtée. « Mais… Tu t'es bien enfuie de la pension… Oui ? » Demande t-il d’une voix pressante, résumant les faits comme le parfait journaliste d’investigation qu’il était. « Oui… Je me suis enfuie. Mais je ne pouvais pas faire autrement… C’était tellement horrible là-bas… » Je le confesse consciente que ce n’est pas le moment de mentir. Dans un frisson, je repense aux bonnes sœurs, à leur froideur, à la rudesse. Aux prières à genou sur les dalles froides. Aux repas qui devaient se dérouler dans le silence… J’avais crû devenir folle là-bas… « Si c’était à refaire, je recommencerai à chaque fois. » Que j’ajoute, retrouvant un peu de la flamboyance de l’ancienne Lenny. Mais cet élan ne dure pas. Car Jesse se remet rapidement de ses émotions, entreprenant désormais de trouver des excuses à notre génitrice. Il me dit ainsi que je leur avais manqué à Noël et que les mots avaient sûrement dû dépasser la pensée de Mère. Une boule d’amertume se forme dans ma gorge et cette fois, je ne fais rien pour tempérer le climat. « C’est vrai que sur les photos que tu as publié sur Instagram, vous avez l’air déprimés par mon absence. » Dis-je en repensant au grand sourire de mère et au commentaire affectueux de Jesse…

Et pourtant, j’arrive à me rappeler qu’il n’est pas mon ennemi. Je ne dois pas me tromper de cible. Je l’écoute donc poursuivre son argumentation le plus posément possible. Surtout que même s’il continue à être aveuglé par l’amour qu’il porte à nos parents, il y a du vrai et du cohérent dans ce qu’il dit. J’avais été longtemps à l’image de leur rêve de fille parfaite alors que Jesse les avait déçus très tôt à cause de sa maladie. Peut être que c’était pour cela que la chute avait été plus brutale lorsque c’est moi qui avait déconné. Mais ça n’excusait rien. Absolument rien. « Je reste persuadé qu'ils ne le pensaient pas quand ils ont dit qu'ils n'avaient plus de fille. » C’est la conclusion de Jesse à la plaidoirie en faveur de nos parents. Je ne m’énerve pas. A vrai dire, j’adopte le même ton que lui pour lui exposer mes contre-arguments en douceur. « Et moi je pense exactement le contraire. Si Mère s’était simplement emporté et que ses mots et ses réactions avaient dépassé sa pensée, comme tu cesses de me le répéter, tu crois que depuis le temps, elle n’aurait pas fait machine arrière ? » J’étais sur un terrain connu, j’avais ruminé cela pendant de longues heures. « S’ils me considéraient toujours comme leur fille, tu ne crois pas qu’ils m’auraient cherchée ? Qu’ils auraient cherché à savoir si j’allais bien ? Où je dormais ? Ce que je faisais ? Tu ne crois pas qu’ils auraient ne serait-ce que essayer d’arranger les choses pour que je revienne à la maison ? Tu crois que j’ai eu une invitation à Noël ? » J’avais espéré qu’ils fassent quelque chose. Oh combien, je l’avais espéré oui. Aussi pathétique que cela puisse être. J’avais même prié pour ça. Mais rien ne s’était produit et j’avais ma réponse à une interrogation cruciale qui m’avait torturée depuis mes 15 ans. « Ils ne m’ont jamais aimé pour ce que j’étais vraiment. Ils ont aimé l’image qu’ils ont façonnée de moi. Tout ce qui comptait, c’étaient les bons résultats et la bonne réputation. Maintenant que je n’ai plus ça, je ne suis rien pour eux. »

Je commence à me laisser submerger par un tas d’émotions négatives que j’avais refoulées jusqu’à maintenant. C’était vraiment une vérité douloureuse à admettre. Et pourtant, elle parvient quand même à créer quelque chose de bon. Car Jesse attrape soudainement ma main, la serrant dans la sienne. « Et puis, quoi qu'il se passe, tu restes ma soeur. » La beauté du geste et la simplicité de cette phrase me touchent au-delà de tout ce que j’aurai pu imaginer. C’est la plus belle preuve d’amour que je pouvais espérer et je reste longtemps silencieuse, bouleversée. L’adversité nous avait finalement rapprochés. « Je t’aime, grand frère. » C’est ce que mes yeux lui disent alors que mes cordes vocales en sont incapables. « Merci. » Que je finis par murmurer, comprenant que cela signifie aussi qu’il avait accepté mes excuses. Alors je me sens un peu mieux. Je me sens moins seule. Il y a encore une personne sur cette terre qui m’aime, quoi je fasse. Je puise du réconfort dans cette idée tout comme j’en puise dans la chaleur de sa main dans la mienne, dans la tendresse de son sourire, dans les taquineries qu’il me fait à propos de Lylou. Par contre j’ignore la partie relative à nos parents, m’étant suffisamment épanchée sur le sujet à mon goût. « Je suis la première surprise quand je vois que j’ai envie de prendre sa défense. Mais je me rends compte que ça n’a rien à voir avec elle. » Je retourne un peu ma main sur la table, pour pouvoir serrer à mon tour les doigts de mon frère entre les miens. Lui aussi souffrait, je le sentais. « C’est plus à propos de combien elle te rendait heureux. Ce que je pense d’elle ne compte pas. Je veux juste que tu sois heureux… Et tu avais l’air si épanoui avec elle… Rien que pour cette raison, j’aurai dû l’apprécier. » Comme je l’avais dit, j’étais en train de grandir et de voir certaines choses sous un nouvel angle. Père et Mère pensaient peut être que je m’étais égarée mais je ressentais tout le contraire. Pour la première fois, j’avais l’impression de m’être trouvée. Et j’aimais la personne que j’étais en train de devenir. « Je suis sincèrement désolée que ça n’ait pas marché entre vous. » Que je dis avec sollicitude. Puis je le lui laisse un peu d'espace, relâchant sa main pour attraper l'assiette contenant le scone qu'il m'avait proposé tout à l'heure, acceptant enfin l'offrande en gage de bonne foi.

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Jeu 8 Fév - 5:34

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Au moins, Lenny n'essaye pas de mentir. Dès que je lui pose ma question, elle répond avec franchise et elle avoue s'être enfuie de le retraite religieuse dans laquelle nos parents l'avait envoyée. Ma gorge se serre et je me dis que si elle avait fait des choix différents, nous n'en serions pas là. Pourtant, une part de moi peut comprendre la rébellion de la jeune femme. Qui n'a jamais été adolescent, à vouloir tester ses limites et celles de ses parents ? Dommage pour Lenny que ses parents soient les plus strictes de tout Tenby. Elle avoue qu'elle referait exactement les mêmes actions si c'était à refaire et je soupire, impuissant. Si en plus elle ne regrette pas sa fugue de la pension, je ne suis pas sûr de pouvoir faire quelque chose pour elle. Les mâchoires serrées, je cherche à être l'avocat de nos parents, je lui dis qu'elle nous a terriblement manqué, surtout en cette période de Noël, mais la jeune femme m'attend au tournant et je baisse les yeux à sa remarque, incapable de la contredire sans être blessant. Petit à petit, elle détruit tout ce que je viens de dire, démontant nos parents en ne révélant que leurs mauvais côtés. En effet, ils ne sont pas faciles et j'ai de plus en plus peur que ce soit Lenny qui ait raison dans cette histoire. Et si je me faisais des idées ? Et si Père et Mère étaient plus heureux maintenant qu'ils n'ont plus Eleanor dans les pattes ? Cette idée me rend malade. Je ne peux pas croire à un tel revirement de situation. Pourtant les faits son là… Les moments heureux de mon enfance se comptent sur les doigts d'une main tant la pression qu'ils me mettaient était constante. « Je suis désolé. » Répète-je une nouvelle fois. Je m'excuse pour nos parents ; Je m'excuse car elle n'a pas eu la vie facile - moins facile que moi, en tout cas - car elle a eu le malheur de naître femme dans une famille arriérée. « Je sais qu'ils sont strictes… Et Mère est certainement la femme la plus fière que je connaisse. » Dis-je en roulant des yeux. Oui, jamais la mère Griffiths ne reviendrait sur ses paroles ou ne s'excuserait. « Mais… J'espère que tu te trompes. » J'ai bien compris que ça ne sert plus à rien de parler à la place de nos géniteurs, alors j'exprime simplement mon envie. J'espère que la rousse a tort, qu'ils l'aiment malgré ses erreurs, qu'ils seront prêts à l'accueillir à nouveau dans leur foyer.
Je ne suis pas prêt à voir ma famille imploser pour de bon.

D'un geste de tendre, je lui fais comprendre que quoi qu'il se passe entre elle et nos parents, ça n'affectera en rien notre relation et mes paroles semblent soulager la jeune femme. Ses grands yeux bleus me regardent et m'offrent la chaleur dont j'ai besoin en cet instant pénible.
Elle reconnaît que Lylou me rendait heureux et son constat ne fait qu'aggraver le sourire triste qui se forme sur mes lèvres. Je déglutis. Il est vrai que j'étais heureux avec la Blake, mais nous ne pouvons plus continuer comme ça. « J'apprécie, merci. » Commence-je. « J'étais vraiment heureux et j'ai cru qu'elle était la femme de ma vie, mais… On voulait des choses trop différentes pour finir et… On aurait fini par se rendre misérables. » J'aurai voulu me marier et fonder une famille, mais clairement, ce n'était pas dans les projets immédiats de la Blake.

Mais la rousse sait me sortir de ma morosité et il lui suffit d'attraper le scone que je lui avais proposé un peu plus tôt pour me faire sourire tendrement. Cherchant à nous éloigner de cette ambiance pesante, je reprends à mon tour un gorgée de mon café et cette dernière est suivie par une bouchée du gâteau que j'avais commandé. On profite de ce court silence pour se remettre de nos émotions respectives et étonnamment, je me sens bien, même si je viens de parler de ma rupture avec ma petite soeur. Si seulement tout pouvait être aussi facile… Mettre les choses à plat sans perdre la tête et sans partir dans la violence verbale. Sans pouvoir m'en empêcher, je continue de jeter des coups d'oeil vers Lenny, comme pour mémoriser ses traits… Tout ça, parce que je me rends compte à quel point elle m'a manqué ces dernières semaines. Je la regarde aussi tant j'ai du mal à la reconnaître car elle ne ment pas quand elle dit qu'elle a changé… Ca se lit dans ses yeux. « Bon… Et sinon… Pas que ça me plaise d'être le rabat-joie de service, mais tu n'as pas répondu à ma question. Tu m'as dit pour les cigarettes, tu m'as dit pour l'argent, mais tu ne m'as pas dit où tu loges et ça m'inquiète. » Oui, si elle m'a rassuré sur plusieurs points, je reste méfiant et je ne peux pas lui faire confiance. Ainsi, je pose la question qui me pose problème et dont la réponse m'effraie. Aussi, j'aimerais lui demander si elle est toujours en contact avec ce garçon qui l'a emmenée en Grèce, mais je suppose qu'elle ne désire pas me divulguer ce genre d'informations. « Est-ce que tu es chez quelqu'un en particulier ? » Je me pince les lèvres et enfin, je tente de me rattraper pour mon erreur passée. « Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Est-ce que je peux t'aider d'une quelconque façon ? » Achève-je en lui adressant un sourire sincère. Je n'aime pas savoir qu'elle doit se débrouiller toute seule et maintenant que j'ai compris qu'elle ne risque pas de retrouver le foyer Griffiths, je ne peux pas la laisser comme ça.

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MessageSujet: Re: if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths Sam 10 Fév - 17:50


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Jesse & Eleanor

« I got issues just like you got issues. I been hurt I seen the scar tissue. If I show you would you run away ? Do I gotta hide 'em for you to wanna stay ? Do I, even need you ? Do I, gotta be you, just to please you ? I shout, I swear, I get angry, I get scared, I fall, I break, I mess up, I make mistakes. But if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best."
Ma diatribe passionnée contre nos parents et mon argumentaire à leur encontre réduisent Jesse au silence. Je n’entends pas sa voix pendant de longues minutes. Et quand le flot de mes paroles se tarit enfin, il ne se lance pas dans la contre argumentation que j’attendais. Il se contente de murmurer une nouvelle fois qu’il est désolé et à son attitude, je sens qu’il l’est pour de bon. Il semblait que j’avais quelque peu réduit à néant ses illusions sur nos parents. A vrai dire, il a l’air si malheureux que je suis presque désolée à mon tour. J’avoue que l’époque où je croyais qu’ils œuvraient pour notre bien et rien d’autre me manque un peu… Alors je n’en veux pas à mon grand frère de pousser encore un peu le déni, de tenter un dernier baroud d’honneur pour nos géniteurs. Bien que je sois sceptique à propos de ce qu’il dit. Fière, c’était un bel euphémisme pour dire les choses avec tact. « J’aurai voulu m’être trompée aussi… Mais si « fière » est le qualificatif le plus négatif que tu puisses attribuer à notre mère, j’en ai hélas d’autres. » Cependant, je ne les énonce pas à voix haute. Je comprends que ce débat doit prendre fin doucement, que nous ne serons pas d’accord à la fin de toute façon. Nous admettions déjà chacun le point de vue de l’autre, et ça, ce n’était pas rien. Il fallait se contenter des petites victoires dans cette sombre histoire. Et puis, c’était mieux pour Jesse s’il cessait d’être au milieu d’un conflit qui opposait des êtres chers…

De toute façon, maintenant qu’il m’a fait comprendre qu’à ses yeux, je restais sa sœur, je me sens beaucoup mieux. J’aime cette idée qu’on puisse s’épauler l’un et l’autre, qu’on puisse se dire les choses. C’était tout nouveau mais ça me plaisait. Et je sais que mon aîné ressent la même chose car finalement, nous abordons à nouveau le sujet « Lylou ». « J'étais vraiment heureux et j'ai cru qu'elle était la femme de ma vie, mais… On voulait des choses trop différentes pour finir et… On aurait fini par se rendre misérables. » Finit donc par m’expliquer Jesse, un sourire triste aux lèvres. Il me brise le cœur ce sourire et si je suis soudainement dévorée par l’envie de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour le faire disparaître. Hélas, on est bien peu de choses et je ne peux me contenter que de paroles maladroites. « Si tu es sûr que ça aurait été le cas, alors oui, c’est peut être mieux comme ça. » Je ne veux pas le démoraliser plus en sous-entendant que sa rupture était peut être une bonne chose mais je ne suis pas loin de le penser. Jesse avait été élevé par des gens très fermés et très réactionnaires et n’aimait pas le changement. Lylou le poussait trop dans ses retranchements u du moins pas assez progressivement. Et puis, s’ils s’étaient mariés, Jesse n’aurait jamais divorcé ensuite, alors oui, ils auraient pu être misérables toute leur vie…

A la recherche de n’importe quelle idée brillante pour remonter le moral de mon grand frère, je m’attaque donc au scone qu’il avait commandé en trop exprès pour moi, comme je l’avais désormais deviné. Malheureusement, cela lui rappelle que j’ai éludé l’une de ses autres questions. Toutefois, il me la repose sans agressivité, avec une sincère d’inquiétude et encore une fois, je choisis de faire preuve d’honnêteté pour répondre, même si je crains que ma réponse ne lui plaise pas de A à Z. « J’ai fini par trouver un logement régulier. Je m’étais arrangée avec le patron du Prankster Ghost et j’avais une chambre là-bas. Malheureusement, il a dû laisser son affaire et quitter la ville. Alors pour le moment, je suis à droite à gauche. Je ne reste jamais trop longtemps chez quelqu’un en particulier parce que les gens veulent bien rendre service mais ils prennent peur si ça dure. » Et à vrai dire, la liste de mes plans commençait à diminuer. Alors quand Jesse me demande avec une sollicitude touchante si j’ai besoin de quelque chose, je romps soudainement la promesse que je m’étais faite il y a quelques mois : ne plus jamais rien lui demander. Il m’a mise en confiance en me traitant comme une adulte aujourd’hui, atténuant ma rancœur. Et aussi, je serai bientôt vraiment dans la panade donc je ne pouvais pas me permettre de repousser cette main tendue. Sans compter que je serai une menteuse si je disais que l’idée ne m’avait pas traversée l’esprit avant. « Alors puisque tu demandes… est-ce que je peux venir chez Fiona et toi pour quelques temps ? Ça ne sera pas long, dès que j’aurai un salaire, je me trouverai un plan. Mais pour le moment… Je pourrai avoir besoin de souffler quelques jours. » Je n’ai pas fait l’ajout final pour l’apitoyer, même si ça sonne plutôt pathétiquement. Je me rends compte que c’est vrai. J’ai besoin d’arrêter de m’inquiéter de l’avenir, juste quelques jours. J’ai besoin de sentir au quotidien cette tendresse dont Jesse a fait preuve aujourd’hui. J’ai besoin d’un foyer même si j’ai perdu le vrai, le seul que j’avais et que je reste persuadée que plus rien ne sera comme avant. « Je me ferai toute petite. Vous ne verrez même pas que je suis là. » Que j’ajoute très sérieusement, désireuse de plaider ma cause.


(c) DΛNDELION

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if you can't take me at my worst you don't deserve me at my best (+) Griffiths

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