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Fast Car (+) BILLIVER

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MessageSujet: Fast Car (+) BILLIVER Dim 7 Jan - 1:24

fast car

ft. Oliver Matthews


« Maybe we make a deal, maybe together we can get somewhere. »
Peut-être que c’est la frustration causée par les journées de servitude à la radio locale ? Ces mêmes journées qui semblent toujours durer des plombes. Ces journées qu’elle passe à servir du café et à se la fermer, deux choses déjà bien trop compliquées pour elle. Peut-être que c’est le besoin de changement ? S’il s’en est passé, des choses, dernièrement dans sa vie, elle reste l’éternelle indécise. Le changement, elle en est accro. Peut-être que c’est simplement l’ennui ? A force d’être tout le temps occupée, on finit par être incapable de profiter d’un moment de répit. On a besoin de faire toujours plus. Ou bien c’est un mélange de ces trois sentiments qui a convaincu Billie d’accepter aussi rapidement la proposition d’Oliver. Après tout, il n’a eu qu’à lui parler d’une piscine chauffée pour obtenir toute l’attention de la jeune femme. Ça fait bien trop longtemps qu’elle n’est pas allée se baigner pour refuser une telle offre. Elle ne sait pas où il compte les emmener pour ça, un hôtel pas loin a-t-il dit, mais elle s’en fiche royalement. Tout serait mieux que cet appartement dans lequel elle tourne depuis des heures. Et puis, ce n’est pas comme si elle risquait quelque chose à accepter. Tailler la route avec un inconnu, c’est flippant. Le faire avec quelqu’un qu’elle connaît depuis quelques années maintenant, ça l’est beaucoup moins.

Elle se souvient encore de sa rencontre avec l’Anglais. Qui aurait cru que le café du coin organiserait un jour une scène ouverte ? Pire encore, qu’un type comme Oliver veuille y participer ? Billie encore, on pouvait comprendre. Elle ne vit que pour la musique. Rien de surprenant à les voir, sa guitare et elle, faire le show sur scène. C’est une star née, la gamine. Enfin, en l’occurrence, ce soir-là, elle avait choisi un titre assez calme. Fast Car, de la grande Tracy Chapman. Une chanson dont le titre était prémonitoire apparemment. Evidemment, la musicienne en herbe avait séduit les cœurs, comme toujours. Et puis, avait suivi ce garçon débarqué depuis peu en ville, dont les gens se méfient parce qu’il est étranger. Beaucoup d’aprioris qui se sont avérés faux, comme le sont souvent les aprioris. Billie, elle, n’en avait pas. Pour elle, c’était juste un type comme les autres. Un type qui, sur le coup, avait accompli un miracle : clouer le bec de la Carter. Il s’était lancé dans un rap extrême, la forçant à se taire pour l’écouter dépiter sa haine à une vitesse incroyable. Elle était impressionnée. Et forcément, elle ne pouvait pas le laisser filer. Il fallait qu’ils se revoient. Elle voulait un duo avec lui. Et elle avait éventuellement fini par l’avoir, quelques mois plus tard, après qu’ils se soient revus aux scènes ouvertes, devenues récurrentes. Même si, au départ, il n’était pas aussi motivé qu’elle.

Maintenant qu’elle y pense, elle a probablement dû l’avoir à l’usure. Mais en songeant au chemin parcouru, elle se dit ça en valait la peine. Ils ne seraient pas amis autrement. Et contrairement à ce que les apparences peuvent suggérer, Olly est un bon ami. Surtout quand on a besoin d’envoyer le monde se faire foutre. Comme c’est le cas aujourd’hui. Billie en a juste ras-le-bol, c’est pourquoi le message de son ami tombe si bien. C’est pourquoi il tombe si bien, même. Puisque, alors qu’elle l’attendait devant chez depuis quelques minutes, le voilà qui débarque avec sa vieille Volkswagen. Qu’elle soit vieille, en soi, la demoiselle comprend. Tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter le dernier cri en matière de véhicule. Seulement, le fait est qu’elle est orange… avec une portière bleue venue de nulle part. Autant dire qu’il perd toute crédibilité avec ce bolide. « Salut pilote ! » Elle lance gaiement en s’installant dans le véhicule. « Prêt à faire le voyage du siècle ? Que dis-je du millénaire ? » Pour rappel, elle n’a toujours pas la moindre idée de leur destination précise. Elle s’en moque. Du moment que c’est loin de la réalité, ça lui va. « Mon destin est entre tes mains, chauffeur. Du moment qu’on sort de cette ville de merde, je suis contente. » Elle ne se rend alors pas encore compte à quel point sa première phrase est prémonitoire. C’est sur ces bonnes paroles qu’Oliver démarre. Et Billie ne peut s’empêcher de penser à cette fameuse citation de Kerouac : Where we goin’, man? - I don’t know but we gotta go.

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MessageSujet: Re: Fast Car (+) BILLIVER Jeu 11 Jan - 4:31


Fast Car

Billie & Oliver

On tourne vite en rond dans une caravane. C'est souvent le cas d'Oliver qui supporte assez mal de se retrouver enfermé à faire le poisson rouge. Ce soir, comme souvent, il a la bougeotte. Incapable de fermer l'oeil, il a déjà épuisé toutes les nouvelles vidéos à voir sur youtube et ne se sent pas l'âme d'ouvrir un bouquin. Il tourne sur lui même dans son lit comme un rôti sur un broche, cherchant en vain une position assez satisfaisante que pour envisager le sommeil. Mais il finit par s'agacer plus qu'autre chose.
Finalement il se redresse dans un soupire et décide de quitter son lit. Pas pour aller très loin cela dit... A peine cinq pas et le voilà déjà à l'autre bout de son humble logement. Tout ça pour atterrir sur la banquette qui sert de canapé. A nouveau affalé et sans réel progrès. Il n'a finalement rien gagné à quitter sa couette si ce n'est d'avoir plus froid à présent.
En quête d'une activité pour tuer son ennui, il finit par se souvenir d'une adresse qu'un ami lui avait donné. Ils ont une piscine intérieur chauffée, c'est super simple d'y entrer, leur surveillance c'est vraiment de la merde. Il lui avait assuré après en avoir personnellement fait l'expérience. Voilà donc une idée qui pourrait s'avérer alléchante. L'électricien n'a pas besoin de réfléchir longtemps pour penser à un éventuel coéquipier pour mener à bien cette effraction. La petite Carter est toujours partante pour les aventures, et sans surprise elle ne pose même pas de questions avant d'accepter.
Ravi d'enfin tromper son ennui, il se dépêche de se rhabiller, enfilant un pull épais afin de supporter le froid mordant de l'extérieur le temps de rejoindre sa vieille voiture criarde.
Face au vent glacial, il se retrouve à espérer que la piscine sera effectivement chauffée... Car intérieure ou pas, la température actuelle ne donne absolument pas envie de mettre un seul orteil dans de l'eau froide.

La route jusqu'au domicile de Billie n'est pas très longue et il signale sa présence d'un coup de klaxon, sans préoccupation pour tout éventuel voisin endormi. Si le sommeil se refuse à lui, il ne voit pas pourquoi il respecterait ceux qui ont pu le trouver. Peu importe si ce raisonnement est égoïste ou puéril.
La brune sort rapidement de chez elle pour s'engouffrer dans le véhicule et il ne perd pas une seconde pour redémarrer. Il a hâte de pouvoir vérifier ce soit disant bon plan, de briser quelques règles. "Hey." Il lui répond dans un grand sourire. "Mouais, t'emballes pas trop Bil. J'espère qu'on aura l'occasion de faire des voyages meilleurs que celui là quand même... Parce qu'on parle juste d'une piscine dans un hôtel à quelques kilomètres à peine hein." Il rit face à l'enthousiasme débordant de la Carter, probablement un peu optimiste quand elle qualifie leur escapade de voyage du millénaire.
En écho à la volonté de la jeune fille, Oliver accélère au délà des limites pour s'engager plus vite sur la grand route qui leur permet de quitter la ville. "Ben voilà. Tu peux être contente." Il lance d'un ton amusé et comblé, comme si il avait suffit de ça pour qu'il remplisse une éventuelle mission, celle de satisfaire la brune. "Un mot, un geste, Olly fait le reste." Il ajoute dans un flow ironique.

Sans considération pour la sécurité, l'électricien regarde son portable pour s'assurer d'être sur la bonne route. De toute façon, à cette heure ci, elles sont désertes. Il ne se sent donc pas obligé d'être particulièrement vigilant. Quand bien même... Il ne l'est jamais vraiment et c'est presque un miracle qu'il n'ait jamais été impliqué dans un accident. Il roule trop vite, est distrait et brusque. Il est le roi de la route et ne prend absolument pas les autres automobilistes en considération. Une vraie plaie, un danger. Mais il s'en fout, il sait qu'il assure et il se sent invincible.
Prit d'une inspiration soudaine qu'on ne pourrait pas réellement qualifier de génie, il se tourne vers Billie. Son sourire traduit son idée peu recommandable. C'est un plan foireux, lui même le sait, mais ça ne l'empêche pas de vouloir le mettre à exécution. "Bil... Ça fait combien de temps qu'on est potes... Trois ans? " Il commence par l'interroger pour amener le sujet. "Est-ce que tu penses qu'après tout ce temps on peut considérer qu'on se fait confiance ? Genre... aveuglément confiance ?" Il hausse les sourcils d'un air entendu.
Son inspiration nait d'une envie de frisson, une fois de plus pour pousser les limites. Les siennes. Celle du danger et de la peur. C'est aussi une façon de tester leur relation. Si elle est solide, tout se passera bien. Dans le cas contraire, ils finiront sûrement dans un arbre... Ce dont il est certain, c'est que si il se trouve dans le premier cas de figure, ils y gagneront un instant des plus distrayants.
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MessageSujet: Re: Fast Car (+) BILLIVER Sam 13 Jan - 22:16

fast car

ft. Oliver Matthews


« Maybe we make a deal, maybe together we can get somewhere. »
Un coup de klaxon au milieu de la nuit, il y a plus discret tout de même. Heureusement que les commentaires déplaisants du voisinage, Billie s’en contrefiche royalement. Autrement, voilà longtemps qu’elle se serait barrée du quartier. Ils la voient déjà comme l’illuminée du coin, celle qui passe son temps à sortir, qui rentre tard, qui semble organiser des fêtes tous les week-ends tant elle fait de bordel dans son appart et surtout, qui passe son temps à jouer de la musique bien trop fort à des heures peu raisonnable. Bref, c’est l’emmerdeuse du quartier et ils le lui font bien ressentir. Peut-être, mais en attendant, elle, elle paye son loyer tous les mois. On ne peut pas dire que ce soit le cas de tous les habitants du coin. C’est sûrement pour ça qu’on ne l’embête pas. Et puis, ils peuvent bien se réjouir, ses voisins, ce soir elle ne sera pas là pour mettre l’ambiance. Le coup de klaxon, c’est le signe qu’elle attendait. Le signe annonciateur d’une virée nocturne des plus prometteuses. Essentiellement parce que son partenaire de crime n’est autre qu’Oliver le rebelle. Lui non plus, il ne doit pas être beaucoup apprécié par les gens du quartier. C’est plutôt un emmerdeur quand il s’y met. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Carter l’apprécie. Ils aiment foutre le bordel là où ils passent, deux sales gosses qui s’assument pleinement. Et ce soir ne fera pas exception.

Déjà excitée à l’idée de pouvoir un peu se défouler, après une semaine de merde, Billie ne cache pas sa joie au pilote de la soirée. « Tu sais ce que c’est ton problème, Olly ? T’as un peu trop tendance à voir le verre à moitié vide. » Elle commence par lui faire remarquer, alors qu’il casse son enthousiasme avec une remarque gentillette, ponctuée par un sourire. « C’est pourtant simple, dis-toi que cette soirée sera la meilleure de ta vie et elle le sera. Hôtel, piscine, roadtrip… y a moyen de rendre ça mémorable. » Elle en est persuadée. Elle a bien réussi à rendre mémorable un simple action ou vérité. Alors un road trip en bonne compagnie ? Elle compte bien faire son maximum pour marquer les esprits. Ou au moins, l’esprit du rappeur. D’ailleurs, son optimisme ne fait que s’accroitre alors qu’ils rejoignent l’autoroute. Aussitôt, Oliver accélère, dépassant les limites autorisées. Rien que ce simple geste est déjà grisant pour la jeune femme. Elle est à côté, elle ne peut rien anticiper, elle se contente de se laisser guider. « Oh comme je suis comblée, d’avoir Olly à mes côtés. » Elle constate alors ironiquement en essayant vaguement d’imiter le flow de son ami. Ça ne l’empêche pas de le penser, d’une certaine façon. Elle est heureuse d’être là, c’est toujours agréable de pouvoir passer un peu de temps avec ses rares amis. Elle a beau avoir une certaine réputation, rares sont ceux qu’elle compte réellement comme ses amis, la gamine. Il faut croire qu’Oliver Matthews en fait partie. D’ailleurs, c’est ce qu’il lui demande soudainement, alors qu’ils poursuivent leur ascension à une vitesse assez élevée. « Ouais, ça doit être ça. » Elle remarque, attendant de voir où il veut en venir. Il ne se fait pas prier pour poursuivre, posant une nouvelle question qui intrigue la jeune femme. Une confiance aveugle, hein ? Si l’interrogation est déjà étrange en elle-même, l’insistance faite sur le terme « aveuglément » pousse Billie à réinterpréter le tout. Olly a une idée derrière la tête et il semble attendre de son amie qu’elle le perce à jour sans qu’il n’ait à la formuler. Dans le fond, ça n’a rien de compliqué. Ils sont sur une route déserte, en pleine nuit, le rappeur est au volant. Que peuvent-ils bien faire pour rendre leur roadtrip un peu plus amusant ? Des conneries. Une en particulier. Une qui demande de se faire confiance… aveuglément. « Aveuglément ? Tu veux dire… comme ça ? » Elle demande soudain, tout en posant ses mains sur les yeux du pilote. Si ça le surprend, il ne le montre pas en tout cas. De son côté, Billie est déjà à moitié hilare par leur bêtise. Elle prendrait même un peu trop de plaisir à jouer avec leur vie comme ça. Même si, en soi, ils ne prennent pas un grand risque, après tout la route est droite… pour l’instant. « C’est tout droit, mon commandant. » Elle lui signale, amusée, énonçant une évidence.

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MessageSujet: Re: Fast Car (+) BILLIVER Ven 19 Jan - 16:29


Fast Car

Billie & Oliver

Voir le verre à moitié vide ou simplement rendre toujours chaque jour plus exceptionnel que la veille. Tout est une question de perspective.
Oliver ne veut pas appeler cette escapade l'aventure du siècle parce que l'idée qu'il ne vivra jamais rien de plus excitant que ça lui parait bien déprimante. Il veut vivre en espérant que chaque lendemain lui réserve des souvenirs encore plus intenses que ceux du présent. Sinon à quoi bon ? Si la vie ne va pas en s'améliorant, en étant plus excitante, alors ça ne vaut pas la peine de rester pour finir ses jours dans la léthargie. Nostalgique d'un passé plus palpitant.
Rend chaque aujourd'hui meilleur qu'hier et vis comme si il n'y avait pas de demain. C'est sa devise personnelle. "Mémorable, c'est certain. Meilleure de ma vie ? Non." Il campe sur sa position tout en ricanant, envoyant un coup de coude complice dans les côtes de la brune pour la charrier.

Imprudent, l'anglais ne se prive pas d'appuyer sur la pédale de droite pour donner de la vitesse à sa poubelle sur roues. La voiture n'a rien d'un bolide, mais il peut tout de même lui faire prendre une allure déraisonnable afin d'atteindre l'autoroute plus rapidement.
Il a toujours été de nature impatiente et, pour lui, les trajets sont une perte de temps. Il est donc toujours pressé d'atteindre sa destination et cela se ressent dans son rythme de croisière. S'il se fait souvent klaxonner pour ça, il répond en offrant son indexe au mécontent et en enfonçant un peu plus encore l'accélérateur. Il aime dire que ces gens sont juste jaloux de son aptitude à conduire vite.

Parce que chaque instant devrait être vécu comme le dernier, Oliver aime pimenter même les moments les moins palpitants de sa vie. Un trajet en voiture ne devrait pas être une simple banalité, il a besoin de le transformer en quelque chose de divertissant. C'est de là que lui vient l'idée stupide de tester la confiance entre la Carter et lui. Si certains se contentent de se jeter en arrière pour être rattrapé, lui est bien au delà de ces tests enfantins. La vraie confiance se joue avec la vie. Rattraper quelqu'un n'est qu'un réflexe et ne reflète pas réellement la solidité d'un lien. Être prêt à mourir ensemble bien...
Il commence par interroger Billie sur leur relation, une question innocente qui pourtant ne dissimule pas qu'elle regorge d'un sous entendu. C'est sa façon un peu sournoise de la poser et son petit sourire malicieux qui traduisent le fait qu'un mauvais plan se prépare dans sa tête.
Lorsqu'il avance finalement son idée, c'est avec subtilité. Il l'annonce comme une énigme, comme pour voir si la jeune fille est assez complice avec lui que pour le comprendre. Après 3 ans d'amitié, les mots ne sont plus toujours nécessaires entre eux. Ils ont assez bien apprivoisé le comportement de l'autre pour anticiper ce genre de choses.
Il rit lorsqu'elle pose ses mains sur ses yeux, prouvant ainsi qu'elle a bel et vu là où il voulait en venir et qu'elle est prête à jouer le jeu.
Amusé mais pas non plus entièrement stupide, il ralenti néanmoins sa vitesse de course pendant qu'ils exécutent ce test périlleux. Si ils doivent se prendre un arbre, inutile de le prendre à pleine vitesse. Il leur laisse au moins une chance de s'en sortir avec seulement quelques membres cassés...
Toutefois, il ne va pas non plus trop lentement, sinon il n'y'a pas d'excitation. Il garde simplement le bon rythme pour que leur expérience soit encore dangereuse sans pour autant avoir la garantie d'être fatale.  

Dans sa poitrine, son coeur palpite face au danger. Pourtant ses lèvres s'étirent comme celles d'un enfant qui a reçu l'accord d'aller essayer le nouveau toboggan géant.
Il est attentif aux directions de la brune. Droite, gauche. Moins brusque. Redresse un peu le volant.
Il sent bien que ses roues sont irrégulières sur la route et un autre véhicule les dépasse soudain d'un grand coup de klaxon qui le fait sursauter un instant avant qu'il n'éclate à nouveau de rire. "Connard." Il grommelle simplement, n'ayant aucuns remords d'avoir pu mettre cet autre conducteur en danger.
Les virages sont délicats et après avoir survécut à trois d'entre eux, Oliver décide que leur jeu a suffisamment prouvé leur confiance.
Il pose sa main sur celle de Billie pour l'enlever et libérer ses yeux puis il ébouriffe amicalement les cheveux de la jeune fille. "Meilleure co-pilote." Il lui dit dans une moue approbatrice, hochant la tête avec fierté. Ils ont réussi cette connerie tout en restant en vie, c'est bien la preuve qu'ils forment un duo de choc. "T'as eu peur ?" Il lui demande amusé.

Ils croisent alors une pompe à essence encore ouverte et l'anglais décide soudain de s'y arrêter. "On devrait aller acheter une bouteille de Gin." Il propose tout en coupant le moteur. Ses yeux se posent alors sur une pancarte sur pied publicitaire en forme de pot de glace pour le marque Ben&Jerry's. Posé en bord de route, l'objet fait envie au garçon. "Ça donnerait vachement bien devant ma caravane ça non ?" Il demande sans vraiment poser la question. Il exprime plutôt son envie de dérober la chose de manière détournée. "Enfin... Allons déjà chercher de quoi boire." Il décide, comme pour se répondre à lui même, tout en sortant de la voiture.
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MessageSujet: Re: Fast Car (+) BILLIVER Dim 28 Jan - 0:11

fast car

ft. Oliver Matthews


« Maybe we make a deal, maybe together we can get somewhere. »
Elle s’emballe peut-être un peu trop vite, la gamine Carter. En fait, maintenant qu’elle y pense, c’est quelque chose que les gens ont tendance à lui reprocher. Cette excitation qui l’anime un peu trop facilement. Beaucoup trouvent cela épuisant, à la longue. Ce n’est pourtant pas de sa faute si elle trouve de l’amusement dans tout ce qu’elle fait. C’est d’ailleurs le but. Elle a toujours fait en sorte que sa vie soit un éternel jeu. Bien sûr, elle aurait pu mener une vie bien rangée, comme le font bon nombres d’habitants de Tenby. Mais quel en serait l’intérêt ? S’installer dans une routine, ça ne fait tout simplement pas partie de ses projets. C’est sûrement pour cela aussi qu’elle a accepté aussi facilement la proposition d’Oliver. Il ne lui promettait rien, si ce n’est un pur moment de fun. Pas besoin de plus. Elle était déjà conquise. Et c’est également pour cette raison qu’elle tente de convaincre son ami de l’importance de ce road trip. Parce que pour elle, il faut vivre chaque instant en se disant qu’il va être le meilleur de notre vie. C’est le seul moyen d’en profiter pleinement. Cela dit, Olly n’est pas son ami pour rien. Il est aussi têtu qu’elle quand il s’y met. En l’occurrence, il met un point d’honneur à casser son enthousiasme, en lui signalant que, non, cette soirée ne sera pas la meilleure de sa vie. « Roooh, t’es pas marrant. » Elle se contente de lui répondre, feignant l’exaspération quand il lui donne un petit coup de coude. Bouder. Sûrement sa meilleure arme quand elle est à court d’arguments. Par chance, ça ne dure jamais bien longtemps. Ses petites crises de gamine pourrie gâtée finissent par la lasser aussi vite qu’elles lassent ses compagnons. Et puis, Oliver ne lui laisse pas non plus l’occasion de camper sur ses positions. Le voilà qui accélère en se lançant sur l’autoroute, un geste qui, évidemment, plaît à la demoiselle. Si certains se shootent aux médocs, Billie, elle, préfère largement les poussées d’adrénaline. C’est ça, sa drogue. Mettre sa vie en danger, il n’y a rien de plus excitant. Alors certes, Olly n’a fait que dépasser la limite autorisée, ce n’est pas non plus follement dangereux, mais c’est déjà un début. Un début prometteur, même, annonciateur d’une virée des plus trépidantes.

Cela dit, c’est encore trop soft pour la jeune femme, qui se décide à pimenter le tout, soutenu par son pilote. Il lui tend une perche en lui parlant de leur relation. En trois ans, ils ont largement eu le temps de forger une confiance aveugle en l’autre. Aveugle. C’est sur ce mot qu’insiste Oliver, soufflant ainsi son idée à la brunette. Il ne lui en faut pas plus pour le prendre au mot, posant ses mains sur les yeux du chauffeur, alors concentré sur la route. Son job de co-pilote n’a jamais été aussi important qu’à cet instant où elle se doit de guider son ami qui n’y voit plus rien. Entretemps, il a légèrement ralenti, souhaitant probablement leur éviter une mort douloureuse, sans pour autant les priver de leur amusement. Et l’amusement est au rendez-vous. Elle ignore si c’est le cas de son partenaire de crime, mais de son côté, Billie s’éclate comme rarement. Bien entendu, elle s’efforce de rester concentrée sur la route. C’est sur ses yeux que tout repose, après tout. Cela dit, elle n’oublie pas non plus d’en tirer du plaisir. Ainsi, si une part d’elle est pleinement plongée dans sa tâche, une autre reste consciente du danger de la situation dans laquelle ils se retrouvent. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. Se dire qu’une simple erreur de sa part ou un mauvais geste du pilote pourrait les envoyer dans le décor, ça a clairement quelque chose d’excitant. Celui qui a dit que la vie ne tient qu’à un fil n’a jamais eu aussi raison. Et pourtant, même si elle s’éclate, la gamine ne peut s’empêcher de sursauter quand un automobiliste visiblement mécontent de la conduite du Matthews klaxonne en les dépassant. Elle sent presque son cœur rater un battement, la forçant à s’arrêter de rire un instant. « Putain, quel crétin. » Elle souffle, faisant écho à l’insulte lâchée par son ami. Néanmoins, la frayeur passée, les rires fusent à nouveau dans l’habitacle. Ce klaxon ne leur a fait que prendre pleinement conscience de leur connerie. Une connerie dont ils s’amusent encore un peu. Ils commencent même à prendre le pli et, alors qu’il conduisait comme un pied au départ, Oliver se retrouve même capable de rouler droit à présent. Cela dit, toute bonne chose a une fin et c’est le pilote lui-même qui met un terme à celle-ci. Il la félicite alors pour son rôle de co-pilote, tout en ébouriffant ses cheveux. « Je sais. » Elle rétorque en affichant un sourire fier, tout en essayant vainement de se recoiffer. « Faut croire qu’on forme une bonne équipe, tous les deux. » C’est sa façon à elle de lui dire qu’il a géré. Elle ne le reconnaîtra pas à haute voix, parce qu’ami ou pas, elle est trop fière pour ça. Cela dit, ils se connaissent depuis si longtemps maintenant, pas de doute qu’Oliver ait saisi le message. « Moi, peur ? Tu déconnes. C’était génial ! » Elle lui avoue, encore toute excitée en repensant à la montée d’adrénaline en elle, face à leur dangereux jeu. A leur connerie. « Et toi ? T’as pas été trop effrayé par le coup de klaxon de l’autre abruti ? » Elle a bien noté que, tout comme elle, Olly n’a pu s’empêcher de sursauter à ce moment-là. Mais contrairement à elle, lui n’a pas pu la voir. Elle est donc en position de force et c’est bien pour cela qu’elle le taquine sur le sujet.

C’est à cet instant que son chauffeur décide de s’arrêter, en justifiant son geste d’une simple phrase qui convainc aisément la demoiselle. Rien de mieux pour pimenter une soirée qu’un peu d’alcool. Voire même, beaucoup d’alcool. « Bonne idée. » Elle lui répond s’apprêtant à sortir de la voiture. Sauf qu’Oliver n’est visiblement pas du même avis. Toujours installé dans le véhicule, il semble plongé dans ses réflexions en admirant une pancarte que la brunette n’aurait sans doute même pas remarqué si son ami ne le lui avait pas montré. Cela dit, elle a l’air de plaire au rappeur, ce qui, évidemment, donne une idée à la Carter. Voler une pancarte. Pas vraiment le genre de projet qu’elle avait en tête lorsqu’elle a accepté de sortir avec le Matthews. Cela dit, c’est un défi comme un autre. « Tu sais quoi ? Reste là. » Elle lui ordonne gentiment, ayant déjà réfléchi à un plan. « J’vais chercher le gin et occuper le vendeur par la même occasion. Toi, tu te charges de mettre cette pancarte dans la voiture. » Elle lui adresse alors un clin d’œil avant de se diriger vers le magasin, sans lui laisser le temps d’émettre une objection. Avant que les portes ne s’ouvrent devant elle, elle a déjà passé une main dans ses cheveux pour les recoiffer, tiré sur son tee-shirt pour élargir son décolleté et préparé son sourire le plus aguicheur. Avec tout ça, ils auraient un sacré manque de bol si la personne à la caisse ne s’avérait pas réceptive au charme de la jeune femme. Cela dit, son entrée remarquée la rassure, le vendeur ne fait pas défaut au cliché des vieux pervers des stations essence. Et coup de chance, il est seul. Plus encore, c’est l’endroit même qui est désert. En même temps, étant donné l’heure, ce n’est pas surprenant. Bon, ce n’est pas tout ça, mais il est temps d’appliquer le plan séduction. D’une démarche assurée, elle se dirige vers le fond du magasin –pas très loin, l’endroit étant plutôt petit-, ayant repéré le rayon-alcool. Evidemment, tout ne peut pas être parfait. Elle comptait jouer sur sa petite taille, demander de l’aide au caissier, pour l’éloigner des baies vitrées. Or, la bouteille de gin est à sa hauteur. Le whisky, en revanche, est plus élevé. Après tout, on n’a jamais assez d’alcool, pas vrai ? Alors, elle se lance, prend sa voix la plus suave et s’approche du vendeur. « Excusez-moi –bonsoir-, est-ce vous pourriez m’aider, la bouteille est trop haute pour moi. » Le type ne se fait pas prier pour apporter son aide à la pauvre demoiselle en détresse qu’elle est. Pendant ce temps, elle espère qu’Olly se bouge le derrière pour mettre la pancarte dans le coffre. Elle, de son côté, poursuit son plan, en en faisant des caisses, une fois que son « sauveur » a récupéré la bouteille de whisky. Elle en profite également pour lui faire porter d’autres victuailles. Chips, biscuits… que de la malbouffe, bien sûr. Puis, estimant que son partenaire de crime a largement eu le temps de remplir sa part, elle décide de passer à la caisse, remerciant une énième fois le pauvre vendeur qui vient juste de se faire avoir comme un bleu. Pour peu qu’il ne regarde pas à travers la fenêtre. Et jusqu’à ce qu’elle ne sorte, il ne l’avait pas fait. Sauf qu’évidemment, c’était trop beau. « Eh ! » Il s’écrie alors qu’elle franchit la porte. Au début, Billie hésite à s’arrêter. Elle a peut-être oublié un truc. Ou alors, il s’est décidé à lui demander son numéro. Sauf qu’elle remarque bien vite la tête du vendeur, fou de rage de s’être fait roulé de la sorte. Alors, elle balaie son idée première et se met à courir jusqu’à la voiture. « Démarre ! Démarre ! » Elle ordonne à Oliver, en essayant tant bien que mal d’ouvrir la portière, tout en tenant ses achats. Finalement, elle parvient, au dernier moment, à monter à l’intérieur du véhicule. Et alors qu’ils quittent la station, la brunette ne trouve rien de mieux à faire que d’ouvrir la fenêtre pour adresser un magistral doigt d’honneur au pauvre type qui vient de se faire avoir. « On est des putains de voleurs de pancarte. » Elle remarque alors en un souffle, relâchant ainsi la pression. « Mais eh ! Au moins maintenant, on a du gin, du whisky, de la bouffe et toi, t’as une nouvelle déco pour ta caravane. » Elle lui indique alors, en ponctuant sa phrase d’un petit coup de coude amical.

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MessageSujet: Re: Fast Car (+) BILLIVER

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