AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

MCGREEN - If I didnt know better

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: MCGREEN - If I didnt know better Jeu 28 Déc - 2:21

Jean tourne en rond chez elle. Pour la dixième fois en moins d’une heure, elle vérifie son téléphone et constate n’avoir toujours aucune réponse de la part d’Andrew. Elle lui a demandé de venir chez elle, ce soir. Elle a spécifiquement écrit à la pause déjeuner, et est persuadée qu’il a lu le message mais n’a pas jugé bon d’y répondre. En fait, elle se torture autant qu’une adolescente qui flirte par écrans interposés… Sauf que le mécanicien et elle sont en couple, depuis de longues semaines déjà. Mois, années, même. Elle ne sait trop comment compter, vu les montagnes russes émotionnelles qu’ils ont traversées. Mais elle aurait espéré surtout que tout ce temps et toutes ces épreuves lui valent plus que le silence qu’il lui inflige aujourd’hui. Entre son absence de réponse et les messages distants de ces derniers jours, il n’en faut pas plus pour que l’imagination de l’Ecossaise s’emballe. Elle déteste la jalousie qui s’empare soudainement d’elle, alors qu’elle se demande ce que Andrew peut bien chercher à lui cacher en agissant de la sorte ? Une autre femme ? Cela lui semble improbable mais, malgré tout, l’idée s’immisce dangereusement en elle. Pour la chasser, elle tente tant bien que mal de s’occuper et en vient même à se lancer dans la confection de cookies, juste parce que l’envie d’en manger est trop forte… Et qu’elle s’ennuie bien trop, soyons honnêtes. Peut-être que ce sont les hormones. Cette pensée la terrifie, et elle la chasse rapidement. C’est toutefois un nouveau prétexte pour vérifier son téléphone, puis, cette fois-ci, écrire un autre message à l’adresse d’Andrew.

Comme les heures ne semblent pas vouloir s’écouler de façon normale, et que les lieux deviennent trop étriqués à la brune, elle décide d’aller prendre l’air un moment. Marcher n’apaise que peu ses nerfs, si bien qu’elle regrette presque de ne pas avoir contacté Isla pour qu’elles chaussent leurs baskets ensemble. Un bon jogging sur la plage, voilà qui lui aurait vidé l’esprit. Mais elle n’est pas spécialement d’humeur à papoter ensuite avec l’entraineuse. C’est à Andrew qu’elle veut parler – et non de lui. Et puis, elle s’était promis qu’il serait le premier à qui elle confierait ce genre de doutes. Elle n’aurait pas imaginé qu’il ferait l’autruche sans même le vouloir. Clairement, réaliser qu’elle ne peut compter sur lui qu’à moitié ne rassure pas Jean. Et, comme elle n’a jamais été du genre particulièrement patiente, elle revient chez elle déterminée et avec une idée en tête. Un bref détour lui fournit tout ce dont elle a besoin pour se rendre chez le Londonien, ce soir, puisque c’est ce qu’elle compte faire. Elle n’est pas le genre de femmes qui attend patiemment en se lamentant et si Andrew l’évite, elle compte bien comprendre pourquoi. C’est ainsi que Jean guette l’heure où il finit normalement le travail, puis lui laisse quarante-cinq bonnes minutes avant de sonner à sa porte, son petit sac de la pharmacie en main. Elle tambourine à la porte, alors que la chienne de Wade s’affole dans l’entrée. Elle se fiche pas mal de croiser le colocataire d’Andrew, alors qu’elle a réussi à l’éviter jusque-là. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils se retrouvent généralement chez elle. Mais pas ce soir : si Andrew croit pouvoir se planquer chez lui, il se trompe. Elle compte bien le déterrer, d’ailleurs. Enfin, on lui ouvre et Jean tombe nez à nez avec celui qu’elle cherchait. Sans attendre, elle lui tend le sac en papier plutôt que de lui adresser un quelconque bonjour ou même un sourire. Et elle commence à lui balancer ce qu’elle a sur le cœur : « Tu réponds quand à tes messages ? Quand je dis qu’il faut qu’on… » Mais elle s’interrompt soudainement lorsqu’elle remarque un détail qui la perturbe. Aussitôt, elle fronce les sourcils et lui adresse un regard inquiet. Elle oublie ce qu’elle est venue lui dire et lui demande plutôt : « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » Déjà, elle attrape sa main pour le retenir de partir et montre clairement d’un signe de tête la marque qu’il arbore sur son visage. Elle n’aime pas ça surtout que son instinct lui souffle que c’est certainement ça qu’il a voulu lui cacher en l’évitant (et non une éventuelle liaison qui lui ressemblerait peu). Et cela ne peut signifier qu’une chose : celle qu’il a réussi à s’attirer des ennuis. Mais lesquels ?

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 


Dernière édition par Jean McKinnon le Sam 6 Jan - 16:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Sam 6 Jan - 5:39

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


Le téléphone vibre et je ne prends même pas la peine de regarder l'écran. Je sais que c'est elle, encore. Je ne jette même pas un regard vers l'appareil parce qu'étrangement, je me sens moins coupable ainsi. C'est un peu comme si je n'avais pas vu les messages qui s'accumulent ces derniers jours. Oui, ça excuse mon absence de réponse, mon silence, en quelques sortes. C'est de cette illusion que je me berce, même si je devine que les représailles seront violentes. La future confrontation ne sera pas semblable aux dernières où nous finissions automatiquement dans les bras l'un de l'autre. Non, cette fois ce sera différent. Je suis distant, trop distant, et je nous impose cette distance alors qu'elle me manque terriblement et que je rêverais d'aller me réfugier chez elle après une longue journée de travail. Hélas, je ne peux pas y aller avant que les vilaines griffures de Penny ne disparaissent de mon visage. Aussi, je dois m'occuper de la maison qu'elle a saccagé, et autant dire que ça prend du temps. Entre la vitre cassée et la destruction d'à peu près tout ce qu'il pouvait y avoir dans la cuisine, sans compter le canapé qu'elle a littéralement éventrer, il y a du travail - beaucoup de travail. Alors tous les soirs, je rentre et je répare/nettoie jusqu'à ce que la fatigue s'empare de moi et me pousse jusque dans ma chambre où je dors quelques heures avant de devoir me réveiller pour aller au garage.

Hier, j'ai pu m'occuper de la fenêtre, aujourd'hui, c'est le canapé qui est ma mission principale même si je n'ai pas la moindre notion en couture. J'arrive à la maison, observe une nouvelle fois ce canapé, impuissant et j'en conclus que si je ne peux pas le réparer, je peux au moins cacher la misère à l'aide d'un drap le temps de trouver une solution durable.
Je savoure ma bière de la victoire tout en contemplant le rez-de chaussé qui a retrouvé une allure normale quand quelqu'un se manifeste à la porte. Après une courte hésitation je pars ouvrir la porte et je me retrouve face à une Jean qui semble de mauvais poil et qui me fourre un sac en papier dans les mains avant de parler. Elle a à peine le temps de commencer ses reproches (méritées) qu'elle s'interrompt en tombant nez à nez avec les quelques marques laissées sur mon visage. Putain de Penny. Elle attrape ma main que je serre dans la mienne instinctivement, puis je soupire doucement en constatant que l'heure des explications a enfin sonné. « Viens… » Dans un monde idéal, la blonde ne m'aurait pas laissé de marques visibles et jamais Jean n'aurait été au courant de cette histoire. A présent, je n'ai pas d'autres choix que de lui raconter la vérité. Je la guide jusque dans la cuisine et je pose le sac sur le comptoir sans même vérifier ce qui se trouve à l'intérieur. Non, au lieu de ça, je reprends ma bière abandonnée un peu plus tôt et j'en bois une nouvelle gorgée. Pour ne pas faire durer le suspens plus longtemps, je prends finalement la parole. « C'est Penny. » Commence-je en lui indiquant ma joue. « Disons qu'on a eu une rencontre malheureuse il y a quelques jours et que… Et que quelques méchancetés ont été échangées. Entre autres. » Je soupire en repensant à cet événement que je minimalise parce que je ne veux pas inquiéter la brune alors que tout est terminé à présent. « Ce n'était pas grand chose, et c'est terminé. Vraiment terminé. Alors je ne voulais pas t'inquiéter avec ça. » Je regarde la brune, espérant la satisfaire avec mes explications rapides et succinctes. « Je t'ai promis d'arrêter les conneries et je t'assure que cette fois… C'est terminé. » C'est la guerre froide, une paix fragile, même toujours est-il que c'est la relation la plus saine que nous ayons eu depuis ces dernières années.

_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Sam 6 Jan - 16:57

Andrew ne cherche pas à fuir ni même à se défiler. Il la fait entrer sans attendre et Jean apprécie qu'il n'essaie pas d'échapper à la confrontation. Si elle était venue ici dans l'idée de lui passer un savon, toutefois, elle s'est bien vite ravisée en le voyant. Vu son air dépité, elle a encore du mal à lui en vouloir et, alors qu'il la conduit dans la cuisine, la brune a un mauvais pressentiment. Quelque chose cloche, par ici. Déjà, l'inquiétude se lit dans les regards qu'elle adresse à son petit-ami. Qu'a-t-il bien pu faire pour que les ennuis le suivent jusque chez lui ? Fort heureusement, elle n'a pas besoin de l'interroger davantage puisque, après avoir attrapé la bière qui trainait sur le comptoir de la cuisine, il répond enfin à sa question initiale. Penny. Jean grimace. Voilà bien un prénom qu'elle aimerait ne plus jamais entendre de sa vie. Mais ce qui retient son attention, c'est le calme avec lequel le mécanicien parle de la blondasse et de ce qu'elle devine avoir été une altercation entre eux. Pas une insulte, pas un mot plus haut que l'autre. Il lui assure que tout est terminé. Assurément, ça sonne faux, dans la bouche d'Andrew. Cela ne ressemble en rien à la relation qui le lie à la Collins et elle a peine à croire qu'il soit aussi naïf. La brune aimerait vraiment croire qu'il dit vrai, et qu'ils n'auront plus jamais à s'inquiéter de Penny. Mais c'est trop beau pour être vrai. Non, elle ne peut décidément pas accepter que les choses aient pu se terminer aussi simplement qu'avec une dernière engueulade. En plus, cela n'explique en rien pourquoi Andrew se retrouve ainsi marqué des ongles de la serveuse. Alors, Jean soupire et oublie encore un peu la raison pour laquelle elle s'est rendue jusque chez Andrew. Elle se pince les lèvres et demande sèchement : « Tu me prends pour une conne ? »

Clairement, elle n'a pas la patience d'écouter ses beaux discours. Pire, ils ne font qu'accroitre sa méfiance. Et elle n'est pas suffisamment naïve pour accepter sans broncher ce qu'il vient de lui dire. « Tu m'as promis d'arrêter les conneries sauf que tu as "échangé quelques méchancetés" avec Penny Collins à la première occasion. » commence-t-elle, bien décidée à relever toutes les incohérences dans le discours et l'attitude du Londonien. « Et te fiche pas moi : j'ai bien compris comment ça fonctionnait entre vous deux. Donc tu ne peux pas vraiment croire qu'elle va se contenter de t'avoir écorché la joue. » Assurément, s'il a réussi à faire flancher la blonde, c'est qu'il a quelque chose de gros contre elle. Mais la Penny que Jean connait est rancunière, tenace et rusée. Si elle a accepté la trêve, c'est pour mieux panser ses plaies... Et revenir leur mener la vie dure à la première occasion. Leur, oui, puisque le destin du Green et de la McKinnon sont désormais liés et les ennuis qu'il peut s'attirer vont la toucher elle aussi. L'Ecossaise n'a aucune envie d'avoir à affronter une Collins déchainée, encore moins que celle-ci la prenne par surprise. « Et puis si c'était aussi simple que ça, tu ne te serais pas terré chez toi pendant des jours. Je te rappelle que j'ai eu à te voir dans un état bien pire. » affirme-t-elle en lançant un regard dédaigneux à ses pauvres griffures.

Elle ne peut pas croire qu'il refusait réellement de l'inquiéter. Il cache autre chose, un truc bien pire et elle est bien décidée à ce qu'il lui avoue tout. Parce que Jean est capable d'accepter beaucoup venant d'Andrew, mais pas un nouveau mensonge. Pas alors qu'il la regarde dans les yeux, et certainement pas quand c'est une crainte plus tenace qui l'a conduit jusque chez lui. Une bombe qui pourrait venir tout chambouler entre eux, dans un sens comme dans l'autre. Il n'aurait qu'à ouvrir le sac en papier qu'elle a collé entre ses mains pour connaitre son secret à elle mais elle espère qu'il ne le fera pas avant de s'être montré plus honnête avec elle. Peu importe à quel point la vérité qu'il lui réserve est sombre. Elle veut l'entendre. Elle ne veut surtout pas qu'il fiche tout en l'air entre eux. Alors, elle lui lance un ultimatum. Sans hausser le ton, mais sans lâcher son regard pour autant. « Donc tu vas me dire exactement ce qu'il s'est passé. Et tout de suite. Sinon, j'me casse. » lance-t-elle froidement, en croisant les bras sur sa poitrine. Si elle feint le calme, ses pensées et ses sentiments se déchainent, à l'intérieur. Ses yeux le défient d'oser la baratiner à nouveau, alors qu'elle voudrait le supplier de ne plus lui mentir. Elle n'a pas envie de partir et de lui tourner le dos. Cela lui briserait le cœur. Mais Jean ne peut pas non plus le croire s'il se comporte de la sorte - et sans confiance, elle n'est pas certaine de pouvoir construire quoi que ce soit avec lui. Alors, s'il a un peu de jugeote, il comprendra bien que si elle se casse ce sera pour ne plus revenir.

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Sam 6 Jan - 22:18

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


La brune ne mâche pas ses mots. Aussitôt mes explications commencées, elle me demande si je la prends pour une conne. Les sourcils froncés, je la regarde et je secoue la tête, mais elle continue en s'insurgeant et en soulignant que nous n'avons jamais fait les choses à moitié avec Penny. Je soupire, les deux mains posées sur le comptoir et je baisse le regard un instant. Je ne voulais pas en arriver à ça. Je lui avais promis d'arrêter les conneries et j'ai tenu ma promesse. Malheureusement, ce sont mes erreurs du passé qui me rattrapent et me mettent dans l'embarras. A cause de la Collins, je vais devoir parler de l'argent, je vais devoir parler des parties de poker et peut-être que je vais devoir parler des coups qui se sont perdus dans le visage de ce mec que je ne connais même pas, mais qui a le malheur d'être l'ami proche de la Collins. Non… Décidément, je ne peux pas mentionner cette dernière partie. Je ne veux pas tester les limites de Jean, je ne veux pas voir jusqu'où son pardon est capable d'aller, quelles erreurs elle peut encore passer outre.
Il faut dire qu'elle était prévenue… Elle savait à quoi s'attendre avec moi : une déception constante.
Elle montre les dents, menace de partir et après un grognement audible, je m'exécute.

« Putain, c'est bon. Pas besoin de partir, j'vais te raconter. » Que je soupire à contrecoeur. Vraiment, j'aurais voulu éviter cette confrontation. Si elle n'avait pas vu les griffures de la blonde, alors rien de tout cela ne se serait passé et je ne me retrouverais pas dans cette panade monstre, à chercher mes mots, à tenter de relativiser mes actes pour qu'elle accepte plus facilement mes erreurs. Je reprends une gorgée de ma bière et je cherche la brune du regard en reprenant mon récit. « Si tu veux tout savoir, non, elle ne s'est pas contentée de m'écorcher la joue. » La mâchoire serrée, j'ai encore du mal à avaler tous les dégâts de la serveuse. « Si ça fait trois jours que je ne sors pas d'ici c'est parce qu'elle s'est éclatée à tout saccager le rez-de chaussé alors que je passais la nuit chez toi. Ça fait trois jours que je passe toutes mes nuits à nettoyer et à réparer ses dégâts. » Porter plainte ? C'était hors de question. « Et pendant qu'elle saccageait tout, elle a eu la bonne idée de me voler la thunes que je gardais dans le salon. » Et ça, je l'ai encore en travers de la gorge, même si par chance, j'ai récupéré la quasi totalité du magot. « Parce que pendant que j'y suis, quand tu es partie à l'étranger, j'ai commencé à tremper dans des parties de poker clandestines et j'ai ramassé un bon paquet de fric. » Que je m'époumone dans la pièce. Oui, autant tout déballer à la jeune femme, surtout qu'elle semble vraiment remontée au point que j'en vienne à me demander si sa colère est entièrement dirigée à mon égard ou si elle a autre chose en tête. Assurément, je ne vais pas poser la question maintenant. Pour l'heure, je dois terminer mes explications.  « Alors, je suis allé la trouver et c'est là qu'elle m'a attaqué. » Oui, c'était là le moment des quelques méchancetés. Je laisse la colère quitter mon corps doucement et je me rapproche de l'Ecossaise pour lui prendre la main. « Elle t'a menacée… Alors j'ai répondu en menaçant sa famille entière, ses proches, sa caisse, tout ce qui a un minimum de valeur pour elle… Et elle a abandonné. » Maintenant, j'attrape ses deux mains doucement. « Tu veux bien me croire, maintenant, quand je te dis que c'est terminé ? S'il te plait… »
J'aimerais l'étreindre, mais je ne suis pas sûr qu'elle soit prête, encore, vu les montagnes russes émotionnelles que je lui fais vivre. Néanmoins, je plaide encore ma cause en ajoutant quelques mots.  « C'était pas des paroles en l'air, quand je t'ai dit que j'allais me calmer. Directement j'ai arrêté ces parties de poker… Et même quand Penny m'a attaqué, je ne l'ai pas touché. C'est juste que… Ce sont mes conneries d'avant qui m'ont rattrapé. » Mais à présent, tout est terminé. La fin des ennuis, la fin de cette guerre avec Penny Collins, la fin des risques inutiles.

_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 


Dernière édition par Andrew Green le Jeu 25 Jan - 0:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Dim 21 Jan - 14:23

Malgré la réaction d'Andrew, Jean se radoucit quand elle le voit céder à sa demande. Elle ne voulait pas partir comme une furie, mais elle l'aurait fait s'il avait tenté de la baratiner à nouveau. Malgré tout, la brune est bien consciente qu'il peut encore essayer d'arrondir les angles, de passer sous silence certains détails qui ne l'arrangeraient pas. Elle reste donc indécise un instant, se contentant de le fixer, les bras croisés sur sa poitrine et à une bonne distance de lui. Elle l'écoute patiemment, cherchant dans son attitude ou sur son visage la certitude qu'il ne lui ment pas. Mais rapidement, elle se perd dans tout ce qu'il lui dit. C'est qu'il en dit, des choses et qu'il passe d'un sujet à l'autre trop rapidement pour qu'elle parvienne tout à fait à encaisser les nouvelles. La maison saccagée, l'argent planqué dans le salon, les parties de poker illégales, les menaces contre la Collins... Jean se sent soudainement dépassée par tout cela. Elle sait que Andrew n'est pas un enfant de chœur, mais elle n'aurait jamais cru qu'il puisse trainer autant d'ennuis que cela avec lui. Peut-être que la promesse qu'il lui a faite, quelques semaines plus tôt, aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Quelle idiote elle a été, de ne pas chercher à creuser sur ce sujet pourtant essentiel.

Un instant, l'Ecossaise serre les mains de son petit-ami dans les siennes, elle se raccroche à ce contact tout autant qu'à cet espoir fou que tout pourrait s'arranger. Mais, trop vite, tous ses espoirs sont balayés par des sentiments bien plus négatifs. Le doute, la peur et des dizaines de questions s'emmêlent et menacent de la rendre malade. Très vite, elle s'éloigne pour s'asseoir sur une chaise. Elle y lâche un soupir las tout en passant une main sur son visage. Ses yeux tombent sur le paquet abandonné, celui qu'elle a jeté à Andrew en arrivant, quelques minutes plus tôt. Son cœur manque un battement en le voyant. La panique menace de la gagner alors qu'elle se rappelle à nouveau de ce qui l'a amenée ici. Les emmerdes d'Andrew l'ont détournée et elle se demande combien de fois encore elles vont leur retomber dessus. Elle aimerait pourtant que tout puisse être simple pour eux et elle voudrait pouvoir croire que ce désir est partagé par le mécanicien. Peut-être qu'il est sincère, quand il lui promet de se ranger pour de bon... Mais il a passé plus de trente ans de sa vie comme ça, c'est certainement utopique de penser qu'il peut changer. La brune ne veut pas l'accabler avec ce genre de questions, d'autant que cela les mènerait probablement sur une dispute qu'elle n'est pas certaine de pouvoir endurer. Elle se contente donc de lui demander : « Et combien de fois encore tes conneries d'avant vont te rattraper ? » Penny Collins, les parties de poker clandestines, sa propension à user de ses poings ; elle se doute bien qu'il y a encore bien des choses qu'elle ignore à son sujet. Elle croyait le connaitre parfaitement et s'imaginait qu'ils avaient bien peu à redécouvrir l'un de l'autre. Sauf qu'en dix ans, Andrew, tout comme elle, a vécu bien plus que ce qu'elle ne peut soupçonner. Alors, elle a beau s'efforcer de ne pas s'énerver, elle est plus sèche quand elle ajoute : « Qu'est-ce que ça sera, la prochaine fois ? Un gars que tu as tenté de rouler qui vient retourner ton salon pour récupérer son fric ? Un mec qui te tabasse en pleine rue pour se venger d'une fois où tu as fait la même chose ? »

Elle ferme les yeux et se pince les lèvres pour se forcer à arrêter le flot de paroles qui sort de sa bouche. Elle sait bien qu'elle est en train de faire exactement ce qu'elle ne voulait pas. Elle se laisse emporter au risque de l'accabler et le forcer à se défendre. Et puis après ? Quel bien cela lui fera-t-elle s'ils s'engueulent à cause de choses qu'ils ne peuvent pas contrôler ? Absolument rien. Elle veut juste lui faire comprendre qu'il n'a pas à lui dire ce qu'elle veut entendre, juste la vérité. Alors, elle se décide à revenir sur ce qui l'a amenée ici, dans l'espoir de calmer la tension naissante, ainsi que ses nerfs. Elle a besoin de savoir. Elle lâche donc dans un soupir : « Merde, je suis même pas là pour ça... » Elle aurait voulu lui annoncer ça différemment, sans ce goût amer dans la bouche, sans cette déception et ces craintes qui obstruent son jugement. Mais tant pis. Elle espère égoïstement que la nouvelle lui fera un choc suffisant pour qu'il se montre enfin honnête avec elle. Ou bien, au moins, qu'il panique un peu, lui qui se montre bien trop impassible à son goût. Sans attendre, elle attrape le sac de la pharmacie et le tend à Andrew : « Tiens. » balance-t-elle simplement. Elle lui laisse le soin d'ouvrir le paquet et d'en découvrir le contenu, qu'elle se contente de commenter simplement : « J'ai une semaine de retard. » Voilà, c'est dit. Même un gars comme lui peut comprendre ce que cela signifie. Et comme elle le lui a promis, ce n'est plus le genre de secrets qu'elle entend garder pour elle. Cela ne signifie toutefois pas que le brun réagira bien à cette nouvelle et, déjà, Jean craint de tout gâcher à son tour.

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Jeu 25 Jan - 3:22

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


Je lâche mes explications sans pouvoir m'arrêter. Le flot de parole se fait long et la tirade qui en ressort n'a rien d'optimiste, rien de positif à quoi se raccrocher. Je déverse tout ce que j'ai à dire et notamment je mentionne Penny Collins. Penny, toujours Penny… A croire que cette femme fera toujours partie de mal vie, peu importe à quel point j'aimerais ne plus jamais entendre parler d'elle. Une fois le chapitre sur la blonde abordé, je suis forcé de poursuivre en parlant des parties de poker clandestines que j'ai fait avec Rhys durant quelques mois. Je garde l'identité de mon acolyte secrète, tout comme je garde sous silence le fait qu'en plus d'être clandestines, ces parties de poker étaient également truquées. Comment aurais-je pu me faire autant d'argent sinon ? Bien sûr, sans l'aide de Rhys, tout ceci aurait été impossible et à présent que nous nous sommes posés, j'espère que rien ne nous retombera dessus. Rhys a été le premier à vouloir se retirer de ces parties de poker et sans lui, il m'était inutile de continuer seul. J'aurais pu chercher l'aide de quelqu'un d'autre, j'aurais pu proposer à quelqu'un d'autre et continuer la combine, mais c'est alors qu'est intervenue Jean et ma promesse de me ranger une bonne fois pour toute.
Je raconte presque toutes mes incartades à la McKinnon mais il reste celles que j'espère emmener avec moi dans la tombe, celles dont je ne lui parle pas. Parler du passage à tabac gratuit sur cet ami de la Collins ? c'est hors de question. Jean peut supporter beaucoup de choses, elle peut accepter beaucoup d'erreurs de ma part, mais j'ai peur que si je lui en révèle une nouvelle, ce soit la goutte d'eau qui fasse déborder le vase.
Naturellement, la réaction de la jeune femme n'est pas plaisante et elle s'écarte, prend place sur une chaise avant de reprendre la parole.
« J'aimerais pouvoir te rassurer et te dire que c'était la dernière fois, mais la vérité, c'est que je n'en sais rien. » Je hausse les épaules, misant sur l'honnêteté plutôt que sur un énième mensonge. Non, je ne sais pas ce qu'il va se produire - je ne peux pas prédire l'avenir.  « Je t'ai promis que j'allais me calmer et c'est ce que j'ai fait. Vraiment. Je me sens vraiment mal qu'elles puissent encore avoir de telles retombées et j'espère franchement que c'est la fin… Mais j'en sais rien. » Oui, je n'en sais rien, je ne peux rien promettre et le pire de tout serait si jamais Jean devenait la victime de l'une de mes bêtises, qu'elle devienne un bouc-émissaire. Je balaie rapidement cette idée de mes pensées et je n'évoque en aucun cas ma crainte à voix haute. Clairement, je ne voudrais pas que Jean s'inquiète et je n'ai pas non plus envie de lui donner une autre bonne raison de me quitter.

Je ne sais pas si je parviens à la convaincre de mes bonnes intentions, que déjà la brune se reprend en avouant qu'elle n'était pas là pour parler de ça. Dubitatif et les sourcils froncés, je l'interroge du regard, ce à quoi elle répond en me tendant le paquet avec lequel elle est arrivé. Si je ne l'ai pas ouvert un peu plus tôt, c'est parce que je n'ai pas eu le temps et parce que clairement, ce n'était pas le bon moment. A présent, je sens l'inquiétude grossir et cette dernière ne disparait pas quand j'ouvre ledit paquet et que Jean annonce d'une voix blanche ce qu'il en est. Non, l'inquiétude ne disparaît pas, mais elle se transforme en un frisson qui me traverse de la tête aux pieds et qui me pétrifie. A mon tour, je dois m'assoir et supporter cette chair de poule qui est à deux doigts de me rendre malade.
 « Mais… Tu prends la pilule ? » Demande-je de façon rhétorique afin d'avoir la confirmation quelque part que son retard n'est pas ce qu'elle pense être. Ça ne peut pas, pas vrai ? Je garde le paquet entre les mains et je reste là à me morde l'intérieur de la joue. J'essaye de ne pas paniquer, de ne pas m'emporter. D'autant plus qu'une semaine de retard, ce n'est pas grand chose et qu'elle n'a toujours pas fait le test. Ne pas paniquer… Après ce qui doit être une éternité, je relève les yeux vers ceux de la brune.  « C'est… Qu'est-ce que tu voudrais que le test dise ? » Demande-je calmement afin de savoir comment me positionner par rapport à elle.

_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 


Dernière édition par Andrew Green le Ven 23 Fév - 2:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Dim 18 Fév - 23:20

Si la réponse qu'Andrew lui fournit est loin d'apaiser les craintes de Jean, elle a au moins le mérite d'être honnête. Et c'est tout ce qu'elle lui demande : ne pas lui mentir davantage. Ne plus jamais lui mentir, même. La brune n'essaie pas de lui arracher cette promesse, toutefois. Elle a le sentiment qu'elle a déjà perdu assez de temps et craint que si la conversation se prolonge, elle oublie ce pourquoi elle est venue. Peut-être qu'il ne s'agit que d'une fausse alerte, mais elle ne compte plus écarter le mécanicien de ce genre de nouvelles. Tant pis si elle panique, et l'inquiète lui aussi pour rien ; la situation la préoccupe et il mérite de le savoir, vu le rôle qu'il a à jouer là-dedans. Enfin, ce sont ces certitudes qui ont poussé Jean à frapper à sa porte, tout autant que l'envie de le confronter. Mais, à présent que le moment de lui avouer la véritable raison de sa venue arrive, elle se sent douter. Il faut dire qu'il vient juste de lui en fournir un paquet, de raisons de s'inquiéter quant à leur futur. Alors peut-elle réellement envisager d'ajouter un gamin à l'équation ? Cette seule pensée l'angoisse déjà, plus encore que la perspective d'avoir potentiellement à élever un enfant. Ou pire : de découvrir la réaction d'Andrew si elle venait à être effectivement enceinte.

Alors, elle balance son secret avant de changer d'avis, avant que sa lâcheté ne la rattrape. Elle en dit peu, et pour cause : elle crève de peur. Son estomac est tellement noué qu'elle en a la nausée et elle guette avec appréhension la réaction d'Andrew. Elle ne s'attend pas à ce qu'il saute de joie, bien sûr : qu'elle tombe enceinte n'a jamais été dans leurs plans. Mais Jean redoute de lire la colère ou la rancœur dans les traits de son petit-ami. Cela la tuerait qu'il la tienne responsable, ou même la rejette à cause de cela. Elle se sent aussi impuissante que la gamine de seize ans qu'elle a un jour été. Celle qui a préféré ne jamais avoir à prendre ce risque. Mais ils ne sont plus des gamins, à présent, et elle espère cette fois-ci faire le bon choix en lui faisant part de ses doutes, même aussi indirectement qu'en lui balançant un sac de pharmacie dans les mains. Fort heureusement, elle n'a pas à rajouter des explications ; elle croit bien le voir pâlir lorsqu'il ouvre le paquet. Visiblement, il sait bel et bien à quoi ressemble un test de grossesse. Après un instant de silence, et en ayant pris soin de s'asseoir entre temps, comme pour encaisser le coup, il la questionne. Jean hausse les épaules sans grande conviction. Elle a merdé. Et c'est le coeur lourd qu'elle le lui avoue :

« Je... Oui, mais j'ai oublié quelques fois, ces derniers temps. » Elle soupire, un peu sur la défensive. Elle s'en veut. Et elle craint qu'Andrew ne la tienne responsable, d'une manière ou d'une autre. C'est peut-être pour cela que la question qui suit pique sa fierté de la mauvaise manière. Déjà, elle s'emballe. Aussitôt, elle fronce les sourcils, et recule dans sa chaise. « Comment ça ? » l'interroge-t-elle, prête à saisir le moindre prétexte pour y voir une attaque de sa part. Ses doutes s'affolent et, avant même qu'il n'ait le temps de répondre, elle poursuit, bien plus agressive qu'elle ne l'aurait voulu : « Tu veux dire quoi exactement ? Que je l'ai fait exprès ? » Pourquoi faire au juste ? Occuper ses journées désespérément vides avec des pleurs d'enfants ? Donner une raison à son existence ? Ou pire, le prendre au piège ? Elle n'ose pas croire qu'Andrew puisse envisager ce genre d'hypothèses, ni même qu'il cherche à l'accuser de quoi que ce soit. Malgré tout, elle continue à se braquer comme s'il l'avait fait. Elle se redresse, quittant le confort de sa chaise afin de pouvoir récupérer le sac que le brun tient encore. Elle met alors les choses au clair : « T'en fais pas, je sais bien que tu veux pas de gosse. Et c'est sûrement qu'une fausse alerte... » lâche-t-elle, non sans amertume. Elle laisse la suite en suspend. Le cas où il ne s'agirait pas d'une fausse alerte. Cette hypothèse dont ils devraient peut-être discuter là, maintenant. Elle n'a pas le courage de lui demander ce qu'il voudrait, alors - et elle n'est pas assez garce pour le provoquer en lui assurant qu'elle ne rechignerait pas à se débarrasser d'un autre embryon indésirable. Peut-être aussi parce qu'elle espère malgré tout ne pas avoir à en arriver là. Il faut dire que leur situation est tellement différente que quand elle avait seize ans et ne vivait que dans l'espoir qu'il soit celui qui la sorte de sa vie misérable.

Spoiler:
 

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Ven 23 Fév - 5:49

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


C'est un test de grossesse que j'ai entre les mains et je m'agrippe à se sachet, jetant des coups d'oeil de temps en temps pour vérifier que ma vue ne m'a pas trompé. Pourtant, il n'y a aucun doute. Jean a du retard et le test que j'ai dans les mains indiquera s'il s'agit d'une fausse alerte. Mon coeur tambourine dans ma poitrine et mes tempes deviennent douloureuses. Ma vision se trouble un instant, mais quand je m'assois, je parviens à reprendre mes esprits. Ma première question est simple et j'aimerais quand l'Ecossaise y réponde par la positive, seulement par la positive. Hélas, il y a ce mais qui vient gâcher tous mes espoirs. Il ne suffit que d'un oubli… Et si j'en crois ses paroles peu convaincues, je comprends qu'elle ne l'a pas oubliée une seule fois, mais plusieurs. Pris au dépourvu, je soupire. C'est inattendu.
Après avoir géré cette histoire avec Penny et récupéré mon argent, je ne pensais pas avoir à encaisser quoi que ce soit d'autre d'aussi conséquent - ou du moins, pas venant de Jean. Jean… Elle est rapidement devenue mon refuge, celle auprès de laquelle je vais après une longue journée parce qu'être avec elle parvient à me rendre heureux, parce qu'elle est la seule à me faire ressentir cette petite étincelle que je croyais éteinte à jamais et tout simplement parce qu'elle est la seule avec qui j'ai envie d'être. Ainsi, recevoir une telle nouvelle de sa part n'était pas ce à quoi je m'attendais. J'étais naïf. Pendant un court instant, je nous ai cru à l'abris des ennuis et j'ai baissé ma garde - forcément que les ennuis trouvent toujours moyen de s'immiscer dans nos vies.

Je déglutis et je pose une deuxième question. J'attends une réponse simple de la part de la McKinnon : que ce soit positif ou négatif. Toutefois, je suis surpris quand elle s'adresse à moi avec une pointe d'agressivité non négligeable dans la voix. Elle m'accuse de choses que je n'ai pas dites et je fronce les sourcils, confus. Que se passe-t-il ? Pourquoi la brune devient-elle aussi susceptible ? Intérieurement, je me maudis pour la première idée qui me vient en tête : ce sont les hormones… Je recherche un peu de contenance et je secoue la tête. « Quoi ? Non ! J'ai jamais dit ça. » Commence-je, peu désireux de m'engueuler avec elle. Elle se relève, prend le paquet des mains sans que je ne puisse faire quoi que ce soit mis à part la regarder faire et me relever à mon tour pour essayer de calmer le jeu. « Eh eh eh. On va se calmer là, ok ? » Qu'elle le veuille ou non, j'emprisonne Jean dans une étreinte ferme avec pour but de ne plus mettre de l'huile sur le feu : si ce que je dis est mal interprété, peut-être que mes gestes, eux, n'auront pas le même effet.
Je ne suis pas certain de totalement réaliser ce qui est en train de se passer, mais dans un soucis de ne pas inquiéter davantage la brune, je reprends doucement, toujours en la tenant contre moi. « On s'en fout de ce que je veux là, ok ? Ce que je te demande, c'est ce que, toi, tu veux. » Le ton est calme, étonnement calme, pour masquer à quel point je suis en train de flipper en réalité. Enlacer Jean, ça me permet aussi de reprendre le dessus sur les tremblements qui cherchent à s'emparer de mon corps. Ne pas paniquer… Me répète-je.

Je dois me montrer à la hauteur, aujourd'hui - ne pas lui faire regretter de m'en avoir parlé, de ne pas avoir gardé le silence comme la dernière fois, ce qui m'avait mis en rogne. Aujourd'hui, je dois faire preuve de maturité alors qu'elle a pourtant raison… Je ne veux pas de gosse, ou plutôt, je ne m'imagine pas avec un gosse. Quel genre de père ferais-je alors que je n'ai jamais eu d'exemple ? En relâchant mon emprise, je poursuis. « T'as raison, c'est certainement une fausse alerte, mais il n'y a qu'une façon de le savoir. » Qu'elle entre dans la salle de bain et qu'elle fasse ce test. « Tu peux le faire maintenant… Ou tu peux attendre encore un peu si tu préfères qu'on en parle avant. » La maturité… Je ne sais pas si ça me réussit, mais je n'aime pas ce rôle, je n'aime pas devoir être consciencieux et penser aux autres. Je m'éloigne, lâche un long soupire pour relâcher toute cette tension qui ne cesse de s'abattre sur mes épaules, et je termine ma bière qui était abandonnée sur le comptoir de la cuisine.


HJ : t'en fais pas

_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Lun 26 Fév - 20:25

Jean est sur la défensive. Dès qu'Andrew ouvre la bouche, elle réalise qu'elle a réagi trop vite et de manière injuste. Il ne l'a accusée de rien. Mais elle a la désagréable impression de le prendre au piège, même de les enfermer tous les deux dans une situation qu'ils n'ont jamais voulue. Ils commencent tout juste à s'apprivoiser à nouveau et ils sont loin d'être prêts à devenir parents. Elle ne sait même pas s'ils le seront un jour, très honnêtement. Et les ennuis que le mécanicien pourrait leur attirer, qu'il le veuille ou non, ne sont qu'une partie des raisons qui feraient d'eux de mauvais parents, aux yeux de la brune. Pour autant, elle a tout autant peur de devoir mettre un terme à cette éventuelle grossesse que d'avoir à l'assumer (et à potentiellement élever un enfant ensuite). Très vite, Andrew la serre contre lui. Le contact l'apaise et, pendant quelques secondes, Jean arrive à se persuader qu'ils s'en sortiront quoi qu'il arrive. Doucement, elle hoche la tête alors qu'il tente de la rassurer. Ce qu'elle veut ? Elle n'en sait absolument rien. Elle aimerait qu'il ne s'agisse que d'une fausse alerte, mais que se passerait-il si le test se révélait positif ? Elle aimerait pouvoir être un minimum sereine, et ressent le besoin de ne pas courir dans la salle de bains pour se rassurer absolument. Au risque d'en déplaire à Andrew, elle veut effectivement en discuter avant. Elle lâche donc un soupir et, le cœur serré, elle lâche :

« On n'est pas à quelques minutes près... »

Une manière détournée de lui faire comprendre qu'elle veut parler. Elle en a besoin. Et le verdict final ne changera pas, peu importe qu'ils prennent ce temps ou qu'elle se précipite pour pisser sur un bâton. Elle repose donc le sac, préférant l'oublier un instant et se concentrer plutôt sur le Londonien.

« J'ai besoin de te dire quelque chose, avant. » Elle le souffle difficilement, parce qu'elle a bien du mal à se dévoiler de la sorte. Mais elle a réclamé qu'il se montre honnête avec elle ; à son tour aussi d'être franche. Tant pis si c'est douloureux. « J'ai... déjà avorté une fois. Quand j'avais seize ans. C'était peu après que j'ai fugué du foyer où je vivais à l'époque. » Elle plante son regard dans celui d'Andrew ; il a suffisamment d'informations pour comprendre ce qu'elle veut dire exactement. Elle aimerait bien ne pas avoir à le dire à voix haute, après toutes ces années à avoir gardé cela pour elle. « C'était le tien. » confirme-t-elle d'une voix blanche, anticipant certainement une question de la part d'Andrew. « C'était la meilleure chose à faire. La seule chose à faire, même. » explique-t-elle avec une légère grimace. « Mais je me suis aussi demandée, parfois, ce qu'on serait devenus, si j'avais géré ça différemment. » Elle avait cherché à en savoir le moins possible, et beaucoup de détails ne sont pas restés dans sa mémoire. Pourtant, elle s'est surprise plus d'une fois à comparer des enfants qu'elle a pu croiser avec celui qu'elle aurait pu avoir. Quel âge aurait-il eu ? Douze ou treize ans ? Elle ne sait plus trop... Mais l'idée lui donne le tournis. « Je suis désolée de ne te l'avoir jamais dit... » Mais elle avait peur, puis c'était trop tard, jamais le bon moment. Et ensuite, lui balancer cette information quand ils se déchiraient n'aurait rien apporté de bon. « Mais je ne sais pas si je pourrais avorter à nouveau. Encore plus si c'est le tien... » parvient-elle à souffler malgré sa gorge nouée. Parce qu'ils sont adultes, à présent, et qu'elle ne craint pas qu'Andrew la jette à cause d'une grossesse non désirée. Elle a confiance en leur relation, parce qu'elle l'aime et elle est persuadée qu'il saurait faire face ensemble à cet imprévu.

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Mar 27 Fév - 2:18

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


On n'est pas à quelques minutes près... Par ces quelques mots, je comprends que Jean ne va pas s'enfermer tout de suite dans la salle de bain pour faire ce foutu test de grossesse. Je masque ma déception tant bien que mal, lui tournant à moitié le dos pour souffler et encaisser l'éventualité que je devienne père d'ici peu. Soit ! j'ai proposé la possibilité d'une discussion avant qu'elle n'aille sceller notre avenir, alors j'assume et je ne bronche pas. Elle reprend la parole la première et je me tourne pour lui faire face entièrement. L'air qu'elle affiche m'inquiète et j'ai toute les raisons d'avoir peur. Elle a déjà avorté. C'était le mien. Elle n'avait même pas besoin de me le dire, je l'avais deviné en repensant à cette époque. Nous n'étions peut-être pas le couple le plus romantique de Londres, mais au moins, nous étions fidèles l'un à l'autre. C'était le tien. Un noeud se forme dans mon estomac, dans ma gorge. Je ne peux même pas la regarder, fixant plutôt une chaise à quelques pas de nous deux. Elle continue, s'excuse et confie qu'elle ne pourra pas repasser par ce genre d'intervention si le test s'avère être positif. Ainsi : si ce putain de bâton indique que la brune est enceinte, elle le gardera… On le gardera.

« Faut que je sorte cinq minutes. » J'ai besoin d'air et peu importe si la température à l'extérieur n'a rien d'agréable. « Ne me suis pas. » Je passe devant Jean tel une fusée et je reste sur le perron, à respirer à plein poumons, priant que ce soit suffisant pour faire disparaître ce malêtre soudain. Jean a avorté quand elle avait seize ans… A l'époque, j'en avais dix-huit… Ca ne faisait qu'un an que nous étions ensemble et trois ans plus tard, nous faisions la plus grosse connerie de notre vie en nous lançant dans le braquage de la bijouterie. J'inspire, j'expire et j'analyse ma propre respiration pour ne pas sombrer dans une folie passagère. Pourquoi est-ce que je le prends comme ça ? Pourquoi est-ce que ça m'affecte alors que je sais pertinemment qu'elle a pris la bonne décision à l'époque. À dix-huit ans, je n'aurais pas hésité une seule seconde à la quitter. Je l'aurais laissé avoir cet enfant si elle le voulait, mais je n'aurais pas été là pour elle, je ne l'aurais pas reconnu. A moins que ? Tous les scénarios s'enchaînent dans ma tête et il y a des centaines d'hypothèses qui s'imposent violemment à mon esprit. Et si j'avais accepté la grossesse et l'enfant ? Peut-être qu'on n'aurait jamais braqué cette bijouterie ? Peut-être qu'on ne serait jamais allé en prison ? Peut-être qu'on ne se serait jamais séparé ? Peut-être qu'on serait devenu des ivrognes à la place ? Des junkies ? Peut-être qu'on se serait calmé ? Que j'aurais pris des cours du soir pour trouver un boulot décent et subvenir à leurs besoins ? Trop c'est trop. Il y a trop de possibilités et je ne dois pas penser à cette confession de cette façon. Après tout, qu'est-ce que ça change ?

Je soupire une dernière fois, longuement et bruyamment, et je retourne à l'intérieur de la maison à pas lents. Je retrouve Jean au même endroit, toujours aussi inquiète et je mets fin à ses doutes. « T'as eu raison de faire ce que tu as fait. D'avorter et de me le cacher. En effet, c'était la seule solution. » Réponds-je, honnêtement. Nous étions si jeunes, si maladroits, sans oublier que nous étions également des aimants à problèmes - surtout moi. « Et je comprends que tu m'en parles maintenant. » Hélas, cette révélation ne me laisse pas de marbre, au contraire, j'ai soudain cette impression que quelque chose m'a été enlevé, volé. « C'est juste que d'un seul coup… Ca fait remonter beaucoup de choses à la surface. » Je me mets à calculer l'âge qu'aurait l'enfant et je secoue aussitôt la tête. Je n'ai jamais voulu être père… Pourquoi ai-je cette sensation dérangeante que ça n'aurait peut-être pas été si mal que ça ? « Des trucs dont je n'avais même pas conscience, en fait. » Et c'est effrayant. « Et si je te comprends bien… Ca veut dire que si c'est positif, si tu es enceinte… Ca veut dire qu'on le gardera. » Les lèvres pincées, j'ai besoin d'une nouvelle bière pour me remettre de ce que je viens de dire. J'en offrirais bien une à l'Ecossaise, d'autant plus que c'est un excellent diurétique, mais je suppose que ce serait malvenu vu la teneur de notre conversation. « Quoi que le test dise… Je suis avec toi, jusqu'au bout. » Je récupère mon courage aussi loin qu'il m'est possible d'en trouver. « Je t'aime, Shiv. » Des mots que je n'avais pas prononcé depuis plus d'une décennie, et déjà la première fois, ils lui étaient destinés.  « Et si c'est la prochaine étape… Advienne que pourra. »


_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Mer 28 Fév - 1:21

Cinq minutes seul. Jean doit bien cela à Andrew après la bombe qu'elle vient de lâcher. Alors, même si ça lui arrache le cœur de le sentir soudainement si distant, elle ne cherche pas à le retenir. Et elle attend. De longues minutes. C'est une torture de le savoir tout près, mais si loin à la fois. Alors que les secondes s'égrainent, dans le silence de la cuisine, la brune craint soudainement d'avoir fait une connerie. A quoi bon lui avouer cela ? C'est un secret qu'elle a longtemps porté seule, un choix qu'elle a fait il y a des années et qu'elle n'a jamais regretté. Mais cela fait partie d'elle, et des raisons pour lesquelles elle aurait envie, aussi, d'aborder une éventuelle grossesse différemment à présent. Il était donc temps, certainement, qu'Andrew l'apprenne - et qu'il comprenne qu'elle aurait du mal à avorter à nouveau, plus encore quand elle les imagine bien plus facilement devenir parents qu'à l'époque.

Pourtant, l'attente parait très vite insoutenable. Et Jean doit se contenir pour ne pas aller chercher Andrew, ou pire, attraper ce sachet et vider le contenu de sa vessie sur le test de grossesse pour enfin être fixée. Mais elle attend le retour du brun, malgré la crainte qu'il revienne le cœur teinté d'une rancœur qu'ils ne pourront pas dépasser. Alors, quand elle entend la porte se rouvrir enfin, l’Écossaise se redresse aussitôt sur sa chaise, et guette nerveusement la silhouette du mécanicien. Heureusement, il n'attend pas pour rendre son verdict. Une partie des craintes qui habitent la brune s'envole à ses mots et elle lui adresse un vague sourire en réponse. Malgré ce qu'il dit, elle le sent plus affecté par ses révélations qu'il ne veut bien l'admettre - et cela l'inquiète. Jean se retient difficilement d'initier un contact physique entre eux, de peur qu'il ne la repousse. Elle n'est pas sure qu'il l'accepterait tout de suite. Pourtant, elle voudrait lui attraper la main et lui assurer à son tour que tout ira bien, parce qu'elle espère plus que tout qu'ils sauront s'en sortir, peu importe ce que le destin leur réserve. Mais c'est de loin qu'elle le regarde arpenter la cuisine et se contente d'un vague : « Je sais... »

Elle est désolée de lui imposer ce genre de choses, et de le prendre par surprise ainsi. Enfin, elle doute qu'il y ait un moment correct pour avouer à quelqu'un qu'on a avorté en secret douze ans plus tôt, ni une manière d'amoindrir le choc et les questions qui accompagnent cette révélation. Son cœur se serre à la question suivante. Elle se raisonne pour ne pas y entendre une accusation quelconque, pourtant, elle a la terrible impression de le prendre au piège. Mais ses sentiments pour Andrew sont si forts qu'elle ne pourrait pas se débarrasser délibérément d'un éventuel fruit de leurs amours. A moins, bien sûr, qu'ils aient discuté et n'aient pas trouvé d'autre solution. Parce qu'elle se leurre très certainement en les imaginant élever un enfant... Ils ne vivent même pas ensemble et n'ont jamais discuté de l'éventualité de le faire, peu importe si le mécanicien passe le plus clair de ses soirées chez elle. Jean réalise alors qu'elle est bien égoïste de vouloir leur imposer quoi que ce soit. Elle ouvre la bouche pour corriger son petit-ami mais est coupée nette dans son élan par de nouvelles paroles de sa part. Étrangement émue, la brune sent ses yeux s'embuer. Elle se garde bien d'y voir un lien quelconque avec le retard qui l'a amenée ici. Sans attendre, elle se lève pour retrouver le corps d'Andrew. Elle se serre contre lui, l'embrasse. Sa manière à elle, sans doute, de lui dire qu'elle l'aime aussi. De le remercier de l'accepter, encore et encore, malgré ses failles. Elle a l'impression que rien de ce qu'elle pourrait dire ne serait à la hauteur des émotions qu'il éveille en elle. Mais elle oublie sa réserve pour lui glisser, entre deux baisers : « Je t'aime aussi. » Cela lui fait un bien fou, de le lui dire et elle sourit, le cœur léger malgré l'épreuve qui les attend peut-être. Elle se fiche pas mal à présent de ce que le test pourra révéler, de tout les changements qui l'attendent, parce qu'ils seront ensemble pour les vivre. Et c'est le plus beau cadeau qu'Andrew aurait jamais pu lui faire. Après un instant, elle parvient à s'écarter et lui souffle : « Bon. Je suppose qu'on ne va pas garder le suspens plus longtemps. » Elle lui adresse un bref sourire. Ce n'est pas la première fois qu'elle se retrouve dans cette situation, mais les choses sont tellement différentes, aujourd'hui. Elle n'est pas seule, elle n'a pas peur. En fait, elle est presque sereine, même si une pointe d'appréhension la saisit quand elle sort le test de grossesse du sac abandonné sur la table. A présent, elle veut être fixée au plus vite et c'est donc sans plus attendre qu'elle va se plier aux consignes de la notice. Hors de question d'avoir à attendre le verdict toute seule, la peur au ventre enfermée dans les toilettes, cela dit. Et elle rejoint donc, lui expliquant : « Il faut attendre un peu. Deux bâtons, c'est un test positif. » résume-t-elle, avant de poser ça entre eux. Elle pensait que l'attente serait plus facile à gérer, à deux. Mais elle découvre bien vite que ce n'est pas le gars ; en fait, elle a l'impression que le temps s'écoule plus lentement. Et, sans s'y attendre, elle s'entend dire : « Si c'est positif, il faudra qu'on emménage ensemble. » Une évidence, surement. Un changement parmi d'autres, dont ils auront bien le temps de parler. Mais ce que Jean voudrait surtout lui dire, c'est qu'elle aimerait bien qu'ils le fassent, peu importe si elle attend un enfant ou non.

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Mer 28 Fév - 6:58

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


Elle a eu douze ans pour se remettre de son avortement, Jean… Elle a eu le temps d'arrêter d'y penser, même. Aujourd'hui, je m'accorde cinq minutes pour digérer l'information et ce qu'elle engendre. Je ne lui en veux même pas. Elle sait qu'elle a fait le bon choix, qu'il n'y a rien à regretter et je m'efforce de voir les choses du même oeil. Elle a eu raison, je ne pourrai jamais contester sa décision. Pourtant, mon esprit vagabonde quand je pense à toutes les éventualités à prendre en compte. C'est de la torture… Et c'est pour cette raison que je regagne le salon afin de rejoindre Jean. Dans un premier temps, je lui dis que je ne lui en veux pas, qu'elle a pris la bonne décision, la seule, puis j'enchaîne la gorge serrée pour lui faire comprendre que je ne l'abandonnerai pas, même si elle attend effectivement un enfant et que je ne me suis jamais imaginé endosser le rôle de père. C'est ce qu'on fait quand on aime une personne, pas vrai ? On affronte toutes les épreuves, quelles qu'elles soient et on se relève, plus fort que jamais. J'ai envie d'y croire, encore pendant quelques minutes au moins. J'ai envie de croire que les prochaines minutes ne seront pas nécessairement synonymes d'un avenir de misère si jamais la McKinnon attend bien un enfant, notre enfant. J'ai envie d'y croire, mais alors que je lui dis que je l'aime, je me sens hanté par une panique intérieure qui ne semble pas vouloir me laisser respirer. Elle m'embrasse et je l'embrasse à mon tour, soulagé par ce contact si familier et si agréable. Comme quoi, peut-être que tout ne changera pas ? Je m'accroche à cet espoir tandis que ma tête est encore en train de chauffer.

Jean s'en va dans la salle de bain et je profite de cet instant en solitaire pour soupirer, souffler, les mains sur le visage puis dans les cheveux pour les tirer en arrière. Tout est en train de se jouer et quand elle ressort, je ne peux pas me débarrasser de cette crispation étourdissante.
Attendre, encore attendre, toujours attendre. Cette attente me rend malade et je commence à culpabiliser face à la détente de la jeune femme qui semble aborder la situation avec un calme olympien. Je lui prends la main, à la recherche d'un quelconque contact physique et je jette un petit coup d'oeil furtif en direction du test - Il n'y a encore rien d'affiché et je prends conscience qu'à présent, je n'arrive même plus à le regarder. L'attente est insurmontable, mais je ne trouve plus de mots pour rassurer Jean. En fait, je n'ai même pas de quoi me rassurer moi-même. Ainsi, Jean est la première à reprendre la parole, déclarant quelque chose de logique : en effet, il faudra emménager ensemble si c'est positif. Je hoche la tête. « Oui. » C'est un petit oui qui s'échappe de mes lèvres, mais je continue avec un peu plus de ferveur. « Et même si ce n'est pas positif, en fait. Non ? » Que je propose. Une proposition qui n'est pas dite en l'air même si bien sûr, il aura fallu ce déclic pour qu'on finisse par passer une telle étape. « Je suis tout le temps chez toi de toute façon… » Je souligne les faits d'une voix un peu plus assurée et je gratifie la brune d'un sourire troublé. Soudain, ces choses que je considérais comme des montagnes à gravir deviennent aussi simples que des jeux d'enfants. Emménager ensemble… C'est une étape importante, pas vrai ? Encore dix minutes plus tôt, j'aurais hésité. Maintenant, j'accepte l'idée sans sourciller. Ca devient tout de suite plus simple quand une étape encore plus importante est peut-être déjà en cours de route.
« Je ne sais pas comment tu fais… Je flippe, putain. » Avoue-je dans un rire nerveux que je peux plus réprimer. Trop d'émotions d'un coup. Mon rire est victime de mes nerfs encore quelques secondes et je laisse le trop plein d'émotion s'échapper en même temps que le long soupire que je lâche pour me ressaisir. « Ca fait suffisamment de temps, tu crois ? » Ma main sert celle de Jean un peu plus fort. « Oh bordel, je ne vais pas pouvoir regarder. » Un constat qui se vérifie quand je prends conscience que je suis tout bonnement incapable de me retourner en direction du bout de plastique qui nous dira ce qu'il en est.


_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Mer 28 Fév - 11:50

C'est long, deux minutes, quand il est question d'un changement aussi important qu'un bébé. Si Jean se rassure en se disant qu'ils sont capables d'élever un enfant, elle se sent parfois prise d'une panique sourde face à tous les changements que cela impliquerait. Il lui faudrait une chambre, à ce gosse. Et puis, elle devrait trouver un travail de toute urgence. Et comment devrait-elle annoncer cela à Magnùs ? Même, est-ce que rester à Tenby serait judicieux, là où le gamin entendrait toute sa vie que ses parents ne sont que des criminels bons à rien ? Tout cela l'étourdit et elle se raccroche à un premier pas, qu'elle suggère sans détour à Andrew. Enfin, il n'y a pas vraiment de question : ils devront vivre ensemble pour être des parents. Ce n'est pas comme s'ils ne l'avaient jamais fait ; ils vivaient presque l'un accroché à l'autre, la première fois. Mais les choses sont si différentes, cette fois. Et la brune veut qu'ils les fassent correctement. Sauf qu'il n'y a pas de guide à suivre, juste leur instinct pour les guider... Et les aléas de la vie. Sûrement qu'elle aurait attendu quelques semaines, voire des mois, avant d'oser suggérer qu'ils vivent sous le même toit. Ou peut-être qu'elle aurait attendu que cela se fasse naturellement. Mais la suggestion faite, elle craint à présent que son petit-ami se sente pris au piège, qu'elle lui force la main. Sa première réaction ne la rassure d'ailleurs guère, mais son cœur s'emballe lorsqu'il poursuit. Ils sont visiblement sur la même longueur d'ondes... Elle se sent sourire en répondant paisiblement : « Seulement si tu en as envie... » Elle ne veut pas le forcer, quand bien même ils vivent effectivement pratiquement ensemble. Mais la différence peut être de taille entre ce pratiquement et le fait de vivre bel et bien sous le même toit. « Mais j'aimerais ça, oui. » qu'elle lui assure, les yeux dans les yeux et en resserrant un peu son emprise sur sa main.

Soudain, la pression retombe et Andrew les ramène à la réalité. Pendant quelques secondes, Jean a oublié qu'ils attendent un autre verdict, bien plus important. Elle lâche elle aussi un rire nerveux et se garde bien de lui dire qu'elle est étrangement habituée à cette attente. Pire, elle apprécie cette fois-ci de ne pas être seule à se torturer. A sa question, elle jette un rapide œil à l'horloge et estime rapidement que deux minutes sont effectivement passée. Sa gorge se serre. Elle hoche simplement la tête, et sourit lorsqu'il lui avoue qu'il ne pourra pas regarder. « T'en fais pas, je m'en occupe. Mais en échange, tu iras couper tes cheveux dès que tu peux... » le défie-t-elle, taquine. Elle lui prend visiblement un peu trop de son temps libre pour qu'il s'occupe de sa coupe. A moins que ça soit un style qu'il cherche à se donner, auquel cas elle devra bien supporter ses nouvelles lubies capillaires. De toute façon, dans un instant, ce genre de détails lui paraitra peut-être anodin... Elle lâche donc un soupir et attrape sans attendre le test. La réponse lui tombe sous les yeux instantanément mais elle patiente juste un peu plus, au cas où un deuxième trait apparaisse soudainement. Rien ne change et elle s'autorise enfin à être soulagée. « Eh bien c'est négatif. » déclare-t-elle. Elle se surprend à ressentir une pointe de déception. Pendant quelques secondes, elle y a cru, quand bien même cela n'a jamais fait partie de leurs plans. « Andrew Green, tu peux respirer, tu ne vas pas être papa tout de suite... » ajoute-t-elle, sur un ton se voulant léger. Ce n'est qu'une fois qu'elle a balancé cela qu'elle réalise que cette phrase en dit bien trop sur ces envies qui la taraudent. Jean s'imagine avec des enfants, et elle craint parfois que l'opportunité passe s'ils prennent trop leur temps. Mais la brune sait aussi que père, c'est un rôle qu'Andrew ne s'imagine jamais tenir. Et si elle doit choisir entre lui et une vie bien rangée, c'est lui qu'elle choisirait. Alors, jusqu'ici, elle ne les a jamais lancés dans la conversation clichée sur leur avenir en tant que couple. Elle a espéré naïvement qu'ils pourraient rester sur leur petit nuage pour l'éternité, et avancer comme ils le voudraient. Mais il faut croire qu'elle a mis les pieds dans le plat.

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : january cosy (avat) | penny (gif) | astra + tumblr + lloyd (signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 8375
POINTS : 3370
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 yo (10.11.85)
CÔTÉ COEUR : mcgreen
PROFESSION : mecano
REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Jeu 1 Mar - 5:18

Is it cruel to be kind not to speak my mind
And to lie to you rather than hurt you
Well I'll confess all of my sins after several large gins
But still I'll hide from you, hide what's inside from you


L'attente interminable sert au moins à faire de nouveaux projets. Jean propose qu'il faudrait vivre ensemble si jamais elle se révèle être enceinte et je soumets l'idée que nous devrions quand même le faire même s'il n'y a pas d'enfant en route. Avec une attention que j'apprécie tout particulièrement, elle m'offre l'occasion de me défiler, ce à quoi je réponds d'abord par un sourire. « Passer plus de temps avec toi ? Bien sûr que j'en ai envie. » La décision est prise. A partir d'aujourd'hui, nous pouvons avoir ce sujet sur lequel nous inquiéter, nous questionner. Est-ce qu'on vivrait chez elle ? Est-ce qu'on chercherait un autre logement pour nous deux ? À Tenby ? Ailleurs ? Et le nombre de chambres…? Toutes ses questions se bousculeront et nous devront peut-être nous précipiter selon le nombre de traits affichés sur le test de grossesse. J'aimerais profiter davantage de cette étape que nous sommes en train de réaliser, mais c'est impossible : l'angoisse reprend bien vite le dessus et je fais part de cette peur à la brune. C'est l'heure de lire le résultat, mais j'en suis incapable. Par chance, elle se s'offusque pas de ma lâcheté et elle en profite même pour faire une plaisanterie.  « Promis. » Rigole-je. Je me fais une note mentale de regarder à quoi mes cheveux ressemblent la prochaine fois que je croise un miroir même si je sais qu'elle a probablement raison, qu'il faut parfois passer chez le coiffeur, prendre le temps d'arranger les choses au lieu de les repousser toujours au lendemain.
Elle s'écarte pour attraper le bâton en plastique qui saura nous dire à quoi nous préparer et après quelques secondes que je ne sais pas comment interpréter, Jean lâche le verdict : elle n'est pas enceinte. Je prends conscience, alors, que j'avais arrêté de respirer et que ma tête était sur le point d'imploser.

Le soulagement s'exprime par un long soupir suivi  d'un nouveau rire nerveux incontrôlable. C'est négatif. Le plus grand chamboulement auquel nous aurons droit prochainement sera un déménagement et rien d'autre, ce qui me convient parfaitement.
Délesté de ce poids immense qui m'oppressait la poitrine, je prends la jeune femme dans mes bras, prêt à la soulever pour la faire virevolter dans les airs tellement je me sens mieux. Toutefois, je me retiens et mon étreinte se relâche aussitôt que les paroles de la jeune femme me reviennent en tête. Tu ne vas pas être papa tout de suite. Tout de suite. Il me faut deux secondes supplémentaires pour comprendre ce qu'une telle déclaration implique. La conversation n'est pas terminée. Loin de là. Il y a encore tant de choses à aborder. Je prends les mains de la jeune femme dans les miennes, et je pose la question qui parait la plus légitime dans notre situation. « Tu as dit "pas tout de suite"… T'en veux vraiment, hein ? » Malgré ce que je suis en train de comprendre, je reste calme. Ma question est rhétorique, au final, mais j'ai envie qu'elle me confirme ce que je pense déjà avoir saisi. Elle veut un enfant, vraiment. Je me dis qu'après tout ce que nous avons traversé - surtout lors de cette dernière demie heure - nous pouvons compter l'un sur l'autre contre vents et marées. Nous pouvons avoir cette conversation et toutes les autres qui peuvent en découler.
Plus j'y pense, plus je me dis que c'était à prévoir, mais il faut croire que  nous étions si éloignés ces dernières années, que j'ai perdu de vue ce qu'elle pourrait vouloir, ce qu'elle pourrait aimer. Est-ce qu'elle sait beaucoup de fois imaginer devenir mère ? Probablement qu'elle serait une bonne maman en plus… Il suffit de voir le calme avec lequel elle vient de gérer cette situation. Et sa douceur au quotidien… Je m'écarte à nouveau, ressentant le besoin soudain de faire les cent pas dans la cuisine et je poursuis. « Tu penses… Qu'on pourrait y arriver ? » Parce qu'après tout, ses désirs d'enfants, peut-être qu'elle les a eu en pensant à un autre homme, quelqu'un qui serait capable d'être un modèle et qui ne ramènerait pas des ennuis à la maison tous les soirs. Quelqu'un qui ne me ressemble pas et qui ne fait pas constamment preuve d'égoïsme. « Tu penses qu'on pourrait le faire alors qu'on a jamais eu d'exemple ? Qu'on a jamais eu personne pour nous soutenir ? » Demande-je en sentant une pointe d'anxiété me prendre les tripes.


_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par Valtersen ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 6488
POINTS : 2245
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better Jeu 1 Mar - 23:49

C'est fou comme les choses semblent naturelles, bien plus faciles entre eux depuis qu'ils se sont retrouvés. Elle aurait cru qu'emménager ensemble serait un obstacle de taille, et qu'ils mettraient des mois avant de l'aborder. Mais Andrew ne discute pas : il saute même sur l'idée. Bien sûr, il y aura encore un tas de détails à régler. Mais ils auront le temps d'en parler, puisque pour l'heure, ils ont surtout besoin de savoir si c'est à deux ou à trois qu'ils vivront. Jean se dévoue sans souci pour vérifier le résultat du test de grossesse ; elle est après tout la première concernée par ce qu'il pourrait révéler. Et, si elle a encore du mal à s'imaginer enceinte, plus encore avec un enfant, elle croit sincèrement qu'elle pourra s'en sortir, tant qu'elle a le mécanicien à ses côtés. Mais ce scénario s'estompe dès qu'elle voit le résultat. Un seul bâton, c'est bien une fausse alerte qui l'a amenée ici. Andrew est soulagé et elle voudrait l'être tout autant. Pourtant, la brune ressent bien un pincement au cœur ; vu ce qu'elle sait de son petit-ami, un accident était surement leur seule chance d'avoir un enfant. Et il y a fort à parier qu'il saura se montrer doublement prudent à l'avenir pour ne pas avoir à revivre ce genre de frayeur. Alors, Jean se persuade d'enterrer bien fort ses souhaits qui, si ça se trouve, ne sont que son horloge biologique qui la tiraille. Elle n'a pas envie de gâcher ce moment avec une discussion trop sérieuse : elle est déjà suffisamment heureuse qu'ils vivent sous le même toit d'ici peu.

Mais ses paroles dépassent sa pensée et elle trahit cette envie un peu folle qui tourne dans sa tête depuis de longs mois. Alors qu'Andrew la prend dans ses bras et qu'ils rient ensemble de la fausse alerte, la brune espère qu'il n'a rien relevé. Sauf qu'il revient rapidement sur le sujet. A sa question, Jean baisse les yeux, mal à l'aise. Elle a le sentiment atroce de le piéger en lui faisant part de ses envies. Alors, elle se contente de hausser les épaules pour répondre un vague : « Je sais pas... » Pourtant, si elle prenait quelques secondes pour y réfléchir, elle saurait clairement que sa réponse n'a rien de vrai. Elle s'imagine mère un jour, elle les voit avec des enfants et, plus que tout, elle veut aimer inconditionnellement des êtres uniques qui ressembleront à l'homme qu'elle aime. Et cet homme, c'est Andrew et aucun autre. Alors elle passe par-dessus sa peur et ses doutes pour se montrer entièrement honnête avec lui. « Je veux pas des enfants. Je veux tes enfants, Andrew. » Elle le fixe pendant quelques secondes, la respiration suspendue. Elle espère que la nuance soit suffisamment claire pour qu'elle n'ait pas besoin de s'étendre davantage là-dessus. Et, déjà, elle anticipe la menace que cela pourrait constituer sur leur relation en ajoutant dans un soupir : « Et ça veut aussi dire que si tu n'en veux pas, je m'y ferai. » Elle le lui assure et elle veut sincèrement y croire - quand bien même elle espère contre toute attente qu'il ne rejette pas en bloc l'idée de fonder une famille ensemble.

Et ce qu'il dit ensuite la rassure, au moins un peu. Il ne dit pas non, il ne la traite pas de folle, et c'est déjà suffisant pour Jean. Au point qu'elle ne peut retenir un rire, à moitié nerveux et à moitié enjoué. « J'en sais rien. » Là encore, la franchise à l'état pur. Mais la brune croit sincèrement que tout futur parent se pose ce genre de questions. Et c'est peut-être la meilleure chose qu'on peut faire, avant même d'y être, se demander si on y arrivera, et craindre de tout foirer. Mais comme Andrew continue d'exposer ses doutes, l'orpheline s'efforce de les accueillir sérieusement. Elle ne peut pas retenir une pointe de cynisme quand elle lâche entre ses dents : « Eh bien, déjà, on n'abandonnera pas nos gamins... » Elle secoue la tête et se pince les lèvres pour s'arrêter là. Son attitude n'a rien de constructif. Alors, elle tente de résumer le raisonnement qu'elle a eu, des mois plus tôt, quand elle a cru, déjà, attendre un enfant d'Andrew. Cette fois-là, elle lui avait caché ses craintes et elle s'était demandée si elle serait réellement capable de devenir mère. « Tu sais ce que je crois ? Qu'on va sûrement merder, si on fait ça. Au moins quelques trucs. Mais... C'est pas ce que tout le monde fait ? Et je me dis que si on est là l'un pour l'autre alors, ça ira. Et, c'est sûrement con ou niais mais j'ai l'impression qu'on pourrait faire ce qu'on veut, tous les deux. Que si on essaie vraiment, on réussira ensemble. Parce que je t'aime et que je sais trop bien à quel point je suis vide, sans toi... Et forte, avec toi. » Elle se force à s'arrêter, avant de s'enfoncer dans d'autres clichés romantiques. Pourtant, elle ressent vraiment tout ce qu'elle a dit, et elle sait qu'elle n'a jamais eu des sentiments aussi forts pour personne. Elle a vécu la douleur de l'avoir perdu et savoure le bonheur qu'ils se soient retrouvés. Peut-être qu'elle regrettera et qu'elle sera moins sure, quand la réalité les rattrapera. Mais pour l'heure, Jean a l'impression qu'elle pourrait aller au bout du monde avec Andrew, ou pour lui. Qu'ils sont complets, ensemble et qu'ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent.

_________________

You are the one ♒︎ i want to reconcile the violence in your heart, I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart © endlesslove.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: MCGREEN - If I didnt know better

Revenir en haut Aller en bas

MCGREEN - If I didnt know better

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-