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if you injure your neighbour, better not do it by halves. (penny)

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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : cha/worst.
TES DOUBLES : malone, adriel et daniel.
TON AVATAR : paulSEXYwesley.
TES CRÉDITS : shyia & tumblr.
TA DISPONIBILITE RP : dispo.

(dylana, penny, fiona)
RAGOTS PARTAGÉS : 135
POINTS : 329
ARRIVÉE À TENBY : 24/11/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 33ans (09/02/84)
CÔTÉ COEUR : je crois que je ne l'ai juste jamais oubliée.
PROFESSION : médecin généraliste de la ville, par obligation et non pas par envie.
REPUTATION : un new-yorkais à tenby ... je me réjouis de voir comment il va s'intégrer.



MessageSujet: if you injure your neighbour, better not do it by halves. (penny) Mar 26 Déc - 23:54


real pain in the ass
penny & noah


Et merde ! J'ai crié un peu fort et je regarde autour de moi pour être sûr que je suis seul. Les fesses à terre, sûrement bien trempée, ma chute aurait pu devenir légendaire si quelqu'un avait été présent sur cette route. Dans la lune, je n'ai pas regardé où je marchais ; je dois attendre de pouvoir récupérer mes idées pour regarder autour de moi. Et je remarque que je suis devant chez elle, bien évidemment. J'aurais dû me douter que le bien être des autres ne la tracasserait pas, comme à chaque fois. Tous les habitants ont dégagés le trottoir pour que personne ne se blesse excepté elle. Je n'arrive même pas à prononcer son nom sous le coup de la haine, préférant les surnoms sans signification pour qualifier la chose qu'elle est. Un truc sur lequel tu ne peux pas mettre de nom ; je me souviens, quand je l'ai vu pour la première fois, avoir remarqué sa classe naturelle, une manière d'être bien différente et bien meilleure que tous les fermiers de cette ville. Je l'ai même trouvée assez jolie. Enfin, jusqu'à ce que la Collins ne se mette à me crier dessus pour je ne sais plus quelle raison. Et j'ai fini par la placer dans la moyenne de cette ville, avec tous les autres. Parce qu'en fin de compte, c'est tout ce qu'elle mérite, surtout après le coup qui a été fais aujourd'hui. Il ne me visait pas personnellement mais par manque de chances de sa part, c'est sur moi que c'est tomber. Inutile d’appeler la police pour cela, ils ont mieux à faire puis je ne suis pas sûr qu'elle serve à grand chose dans cette ville. Non, l'adulte que je suis va régler ses problèmes tout seul, à la New Yorkaise.

Je me lève difficilement, sentant le contre coup assez fort. Si j'avais le temps, je serais rentré chez moi pour être sûr de n'avoir aucun hématome mais je dois retrouver Dylana. Debout, je me débarrasse de la neige sur mes fesses ainsi que sur le reste de mon pantalon. Je suis mouillé mais ce n'est pas encore trop gênant et ça devrait sécher vite. Je remets mes vêtements en place, mon écharpe et mon bonnet par la même occasion et je pars en direction de la maison voisine à la mienne. Je sonne à la porte, attend qu'elle ouvre. Je tape du pied, croise des bras, montre un peu trop ma nervosité. Soit je m'énerverais vite, soit elle arrivera encore à jouer avec mes nerfs, comme elle arrive à le faire si bien. J'avais eu toutes sortes de voisins à New-York mais Penny fait partie de la pire des espèces. Vu qu'elle n'arrive toujours pas, je sonne quelques fois d'affilés, histoire de la mettre en rogne mais surtout pour qu'elle se dépêche. Bonjour. Cet air si faux, ce sourire si forcé, ce ton utilisé qui lui fait comprendre que j'en arrive presque à la prendre pour une débile. Je vais éviter les politesses, je ne suis pas d'humeur. Je m'étais juré d'être tranquille, d'être calme mais je commence mal. Passant la main dans le bas de mon dos, je décide d'attaquer le vive du sujet directement. Voyez vous, j'ai fais une magnifique chute sur votre trottoir et je crois que je n'ai pas besoin de faire un dessin pour expliquer comment ça s'est passé. C'est de la paresse ou simplement de la méchanceté gratuite ? Tout le monde dégage son trottoir comme des gens civilisés, sauf Madame Collins bien évidemment. finis-je par lui dire, croisant les bras sur ma poitrine.

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Spencer, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
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En cours : Lloyd - Emma - Stan - Noah
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POINTS : 3778
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Elle se remet de sa deuxième rupture avec Sean et s'est promis qu'on ne l'y reprendrai plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Mais peut être plus pour longtemps.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: if you injure your neighbour, better not do it by halves. (penny) Ven 29 Déc - 21:42


if you injure your neighbour, better not do it by halves
Noah & Penny

« The Bible tells us to love our neighbors, and also to love our enemies; probably because generally they are the same people. »
Réglée comme une horloge, tu ouvres les yeux à 7h, l’heure à laquelle tu te réveilles tous les matins pour aller au boulot. Sauf qu’aujourd’hui, tu peux les refermer. Car enfin, le moment de tes vacances était enfin arrivé… Tu t’étires avec volupté sous ta couette bien chaude, prête à te rendormir. La météo annonçait de grosses chutes de neige, ce qui rendait le fait de ne pas devoir te lever encore plus génial. En fait, il n’y avait pas de sentiments plus délicieux que celui-là et confortée dans cette idée, tu as vite fait de retomber dans un sommeil bienheureux… Une bonne heure plus tard, quelque chose d’inattendu se produit. « DRING » Un son strident vient troubler l’expression paisible de ton visage sans pour autant te réveiller. Tu es trop bien. « DRIIIIING » La mise est doublée, le coup de sonnette plus appuyé. Tu bouges un peu tandis que ce bruit percute ta conscience un peu plus profondément que le précédent. « DRIIIIIING. DRIIIIIING. DRIIIIIIIIIIING. » Cette fois-ci, tu ouvres les yeux, pleinement éveillée. Un malade était en train de s’acharner sur ta sonnette, gâchant ta première grasse matinée depuis bien longtemps. Inutile de préciser que tu allais recevoir ce dernier comme il se devait. Pestant contre le froid, tu sors de sous les couvertures, t’enveloppant dans un kimono de soie bleue. Certes, ce n’était pas une tenue adaptée aux températures mais tu préférais rester élégante en toute circonstance. Tu jettes d’ailleurs un œil à tes cheveux dans le miroir avant d’aller ouvrir à l’importun. Tu te permets même un petit sourire quand tu constates que les coups de sonnettes continuent à retentir.

Et enfin, tu ouvres la porte pour te retrouver face à… Noah Miller. « J’aurai dû m’en douter ! » Dis-tu avec l’agacement du monde. Ton nouveau voisin était une plaie, comme il était en train de le démontrer une nouvelle fois. Depuis qu’il s’était installé dans la maison voisine à la tienne, c’était la guerre des mondes. Pourtant au début, tu avais eu hâte de le voir arriver. Un jeune médecin qui venait de New-York, ça faisait rêver. Tu avais même envisagé de le draguer s’il s’avérait être riche… Sauf que même s’il venait plus raffinée des capitales, c’était un rustre patenté. Un homme de cro-magnon dénué de bonnes manières, qui semblait s’être donné comme mission de te pourrir la vie. Les conflits n’avaient pas tardé à fleurir entre vous. Tellement de conflits, que tu ne savais déjà plus lequel avait déclenché votre guerre. Une chose est sûre, tu ne rendrais jamais les armes face à lui. « Bonjour. » Dit-il avec un sourire horriblement fielleux. « Je vais éviter les politesses, je ne suis pas d'humeur. » Quelle entrée en matière ! Tu te demandes bien ce qui a pu provoquer son courroux cette fois-ci… « Bonjour… ça tombe bien moi aussi. » Tu étais pire qu’un grizzly enragé quand on te réveillait. Tu sors d’ailleurs les griffes d’emblée. « Cela dit, vous vous embarrassez rarement des politesses, donc ça ne me changera pas beaucoup… »

Il a l’air tellement agacé que ça t’amuserait presque. Mais non, tu es fine énervée parce qu’il vient de te réveiller, et il ne va pas tarder à le comprendre. « Voyez vous, j'ai fais une magnifique chute sur votre trottoir et je crois que je n'ai pas besoin de faire un dessin pour expliquer comment ça s'est passé. C'est de la paresse ou simplement de la méchanceté gratuite ? Tout le monde dégage son trottoir comme des gens civilisés, sauf Madame Collins bien évidemment. » Tu remarques qu’il se frotte le bas du dos et un sourire carnassier vient se dessiner sur tes lèvres quand tu l’imagines chuter lourdement sur ses fesses et son égo. Mais juste après, tu ressors les crocs. « C’est marrant que vous Monsieur Miller, vous parliez de gens civilisés alors que vous étiez à la limite de défoncer ma porte pour entrer. On n’a pas idée de sonner chez les gens comme ça ! » Dis-tu en imitant ses tournures de phrase. Pas un instant, tu te demandes s’il s’est vraiment fait mal. De toute façon, il est médecin, il peut se soigner tout seul... « Vous avez vu l’heure qu’il est ? Vous vous êtes cognés la tête trop fort ou votre cerveau est trop limité pour imaginer qu’il y a des gens qui dorment encore à cette heure-là ? » Ok, là c’est toi qui était discourtoise en sous-entendant qu’il était débile mais tu avais les nerfs en pelote. Et tu n’hésites d’ailleurs pas à pousser la mauvaise foi un peu plus loin. « C’est comme si vous l’aviez un peu cherché… Pourquoi vous n’avez tout simplement pas traversé quand vous avez vu que mon trottoir n’était pas déneigé ? Il suffisait d’aller sur celui d’en face, vu qu’apparemment tous les autres sont déneigés. Il suffisait d’aller sur le trottoir d’une personne civilisée… Je vais finir par croire que vous cherchez des prétextes pour me rendre visite. » Dis-tu d’une voix mielleuse. Il y avait aussi ce jeu entre vous. Il avait beau être insupportable, tu le trouvais plutôt canon et tu étais presque certaine que la réciproque était vraie. Aucun de vous ne l’avouerai et c’était bien pour ça que c’était marrant de se taquiner là-dessus.

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MessageSujet: Re: if you injure your neighbour, better not do it by halves. (penny) Sam 6 Jan - 16:48


real pain in the ass
penny & noah


Je prendrais le temps de rire un peu plus tard. dis-je en riant jaune face à sa remarque. Qu'est-ce que je déteste ces filles qui se croient tout permis simplement parce qu'elles ont un physique avantageux. Surtout que bon, c'est déjà bien que vous sachiez ce que c'est, être poli. Si elle veut me faire un sermont sur la politesse, je ne vais pas me gêner pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas mieux. Je ne sais pas ce qui est le plus fatiguant, qu'elle parle pour ne rien dire ou si c'est le fait qu'elle passe son temps à se moquer de moi depuis le début, me renforçant sur cette image de campagnard qui n'ont réellement aucune façon de vivre. Ce n'est pas de ma faute si vous mettez des heures avant d'ouvrir la porte. J'en suis même venu à me demander si elle n'avait pas pris sa douche, si elle avait sécher ses cheveux et si elle s'était habillée avant de daigner voir qui sonnait à la porte. C'est imagé et exagéré, surtout quand on voit la tête de la Collins. Je m'en fou un peu en fait. Des gens qui dorment ou qui ne dorment pas. Si elle n'a aucune carrière et qu'elle passe son temps à faire des grasses matinées, c'est son problème, pas le mien. Je me retiens d'ailleurs d'exprimer mes pensées à voix haute, déjà fatigué par ces bêtises. J'ai une patiente qui m'attend et je n'ai pas envie qui lui arrive quelque chose tout ça parce que vous aviez décidé de faire une énième grâce matinée. finis-je par lui dire, exaspéré. Un petit mensonge ne fait jamais de mal, puis elle ne saura jamais que c'est ma ... Mon amie que je cherchais à aller retrouver ce matin. Un petit café avant d'aller travailler, histoire de se voir le plus souvent possible. Mais vu comment la discussion est partie, je sens que je vais devoir annuler mes plans.

Je lui explique la situation, lui parle de ma douloureuse chute et vu le sourire qui naît sur ses lèvres, elle est totalement en train de se foutre de ma tête. J'étais persuadé que j'avais pu voir toutes les sortes d'individus possibles à l'hôpital comme à New York, mais cette Collins fait réellement partie de la pire espèce. Oh bah oui, parce que je n'ai que ça à faire, changer de trottoir parce que vous n'êtes pas capable de faire au moins semblant d'être quelqu'un de civilisée. D'un côté, je comprends presque son point de vue. Nous ne sommes pas maître du temps et dès qu'il y a de la neige ici, il y a tout qui tombe d'un coup. Je me souviens encore du moment où je l'ai bougée de devant chez moi, j'avais tellement de choses à faire comme rattraper des dossiers de patients et pourtant, pour éviter de me faire encore plus de clients, j'ai pris sur moi pour devenir quelqu'un de civilisé. Même si je reste mieux que tous ces campagnard, que cette blonde platine qui n'a rien dans la tête. Mais oui, bien sûr. J'aime me faire des hématomes seulement pour pouvoir sonner à votre porte pour vous voir. Faut arrêter d'avoir un égo aussi surdimensionné. Je ne suis pas douée quant à la drague, mais je n'en arriverais jamais à ce point. Son égo est encore plus gros que ce que je pensais, même si ce jeu devient de plus en plus commun avec elle. On se déteste, on se tape dessus mais on sait que physiquement, on est le truc de l'autre. Et c'est tellement difficile de ne pas en jouer. Puis bon, je crois que tout le quartier a eu le temps de voir la bave couler de votre bouche quand je suis sorti chercher mon courrier en pyjama. C'est à dire avec un pantalon et le torse à l'air libre. Je n'ai pas mis longtemps vu le froid qu'il fait dehors mais quand j'ai vu la manière dont elle me fixait, je me suis bien amusé. Puis elle qui veut jouer à qui est le plus fort, j'en aurais encore d'autres des comme ça. On ne cherche pas des mouises au Docteur Miller ou on finira par le regretter.

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MessageSujet: Re: if you injure your neighbour, better not do it by halves. (penny) Dim 14 Jan - 21:56


if you injure your neighbour, better not do it by halves
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« The Bible tells us to love our neighbors, and also to love our enemies; probably because generally they are the same people. »
« Je prendrais le temps de rire un peu plus tard. Surtout que bon, c'est déjà bien que vous sachiez ce que c'est, être poli. » Tu roules des yeux. « Ce qui serait bien surtout, c’est que vous alliez rire loin de ma porte et que vous me foutiez la paix. » Qu’est-ce que tu détestais ce type et son ironie à deux balles ! En fait, chaque fois qu’il ouvrait la bouche, il aggravait son cas à tes yeux. Malheureusement, il ne s’en rend pas compte car il continue à débiter des insanités. « Ce n'est pas de ma faute si vous mettez des heures avant d'ouvrir la porte. » A-t-il l’audace de dire quand tu lui reproches la façon dont il a tapé de manière répétée et abusive à ta porte pour que tu viennes de lui ouvrir. « Oh ben bien sûr, c’est toujours de la faute des autres. C’est tellement plus facile de les blâmer plutôt que de reconnaître qu’on agit comme un gros abruti sans raison. » Tu croises les bras, de plus en plus énervée, faisant en sorte de lui faire comprendre qu’il a interrompu ton sommeil. Mais sans surprise, cette information ne l’émeut pas le moins du monde. En fait, il te dit littéralement qu’il s’en fout royalement. « Non mais quel culot ! Autant pour la politesse maintenant ! » Que tu assènes, presque avec un sourire triomphant. Alors que dans cette triste histoire, il n’y a pas grand-chose d’autre que le dernier mot à gagner… Cela dit, vous essayez tous les deux avec une ardeur qui peut laisser pensif.  Ton cher voisin se sent donc obligé de t’expliquer qu’il avait été obligé de sortir pour une urgence, sous-entendant que lui n’avait pas le temps de faire une grasse matinée. « Oh pardonnez-moi, j’avais oublié que j’avais affaire au grand docteur Miller qui sauve des vies…  N’empêche si l’état de votre patiente était si préoccupant que cela, vous seriez allé l’aider au lieu de venir me casser les pieds. »

Tu es presque certaine qu’il était en train de te baratiner. Par contre toi, tu es très sérieuse à propos de ta grasse matinée interrompue. « Et vous allez sûrement encore me répondre que vous vous en foutez mais ce n’était pas une « énième » grasse matinée. C’était la première depuis bien longtemps alors vous pouvez être fier de l’avoir gâchée. » Les répliques de mauvaise foi continuent de fuser des deux côtés, aucun des deux ne voulant reconnaître ses torts. Tu as d’ailleurs l’impression qu’il va  vraiment perdre son calme quand tu lui dis qu’il n’avait qu’à tout simplement changer de trottoir s’il ne voulait pas chuter. Sa réponse est aussi marrante que les autres (à condition d’avoir un sens de l’humour très développé). « Ah oui c’est vrai, vous étiez tellement pressé… Pas le temps de changer de trottoir, elle est bien bonne celle-là ! » La dispute change ensuite de tonalité. Les échanges peu aimables continuent, bien entendu mais il y a un petit quelque chose en plus qui vient s’ajouter. Ce petit jeu stupide auquel vous jouiez de temps en temps depuis qu’il s’était installé à côté de chez toi. Ce petit jeu motivé par cette étincelle si particulière qui vous animait en présence l’un de l’autre.

Alors quand tu insinues avec un malin plaisir qu’il cherchait des prétextes pour te rendre visite, tu n’es absolument pas déçue de sa réponse. « Mais oui, bien sûr. J'aime me faire des hématomes seulement pour pouvoir sonner à votre porte pour vous voir. Faut arrêter d'avoir un égo aussi surdimensionné. Puis bon, je crois que tout le quartier a eu le temps de voir la bave couler de votre bouche quand je suis sorti chercher mon courrier en pyjama. » Tu repenses à la scène. C’est vrai que tu n’avais pas fermé les yeux, quand il avait décidé de traverser le jardin torse nu. Il était très sexy et avait de beaux abdos, tu n’allais pas le nier. En fait, c’était sans doute une part de son problème. Il était beau et il le savait. Mais plutôt mourir plutôt que de reconnaître à voix haute que tu t’étais effectivement  rincé l’œil. « Qui a un égo surdimensionné maintenant ? Et aussi probablement une mauvaise vue parce qu’aucune bave ne sortait de ma bouche. En fait, si je vous regardais avec autant d’insistance, c’est parce je me disais que c’était particulièrement stupide de la part d’un médecin de sortir aussi peu vêtu en plein hiver. Vous êtes bien placé pour savoir que ce n’est pas conseillé. » Mauvaise foi, mauvaise foi, encore et toujours. Tu le checkes discrètement de la tête au pied, faisant mine de regarder son état. « En tout cas, vous avez l’air d’aller bien, alors cette chute ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. » Conclus-tu, priant pour qu’il s’en aille parce que tu commences à avoir légèrement froid, pieds-nus en peignoir sur le pas de ta porte.

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MessageSujet: Re: if you injure your neighbour, better not do it by halves. (penny)

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