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No pain, no gain... ~ ft. William

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Zuzuu
TON AVATAR : Billie Piper
TES CRÉDITS : avengedinchains (vava) / bat'phanie (signa)
RAGOTS PARTAGÉS : 74
POINTS : 379
ARRIVÉE À TENBY : 25/10/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 34 y.o (11 novembre)
CÔTÉ COEUR : Intriguée
PROFESSION : Nutritionniste / Entraîneur personnel


MessageSujet: No pain, no gain... ~ ft. William Ven 27 Oct - 21:37

Certains jours passaient à une vitesse rapide, et en rentrant chez elle le soir, Isla avait l’impression d’avoir littéralement couru toute la journée. Chaque journée était différente de celle qui la précédait ou qui la suivait. Isla ne s’était jamais dit qu’elle tombait dans la routine, elle arrivait toujours à trouver quelque chose pour pimenter sa journée. S’occuper de ses patients la rendait heureuse, c’était ce qu’elle aimait faire par-dessus tout : aider les autres. Pourtant aujourd’hui, Isla s’était remise en question à la suite d’une consultation avec une patiente. Une jeune fille de 13 ans, anorexique, était venue la voir. Isla n’aimait pas voir les effets de cette maladie, et encore moins sur les enfants. Cela lui fendait le cœur. Encore plus lorsqu’elle entendait que pour la jeune fille, cela avait été provoqué par d’autres filles qui faisaient constamment des remarques sur son poids. Lorsqu’Isla entendait des histoires de bullying, cela l’énervait et lui faisait presque hérisser les cheveux sur sa tête. Elle serait bien allée les voir ces filles-là et en prendre une pour taper sur l’autre.

Le fait était qu’Isla avait été préoccupée par cette histoire la plupart de la journée. Elle avait vu d’autres patients, et avait son travail correctement évidemment. Mais un petit coin de son cerveau n’avait pas pu arrêter d’y penser. Cela commençait d’ailleurs à lui donner la migraine, lorsque la blondinette se changea en tenue de sport. Elle prit ses affaires et ferma son bureau derrière elle. Ce petit bol de plein air allait surement lui faire du bien finalement. William Hardy était son dernier patient de la journée. Alors qu’elle conduisait vers la plage, Isla se remémorait de plusieurs évènements. Dire qu’elle n’avait jamais eu aucun problème à Tenby et qu’un beau soir en rentrant chez elle, son appartement avait été cambriolé. Elle n’y croyait toujours pas, même aujourd’hui. Vu de l’extérieur, il n’avait pas l’air d’un grand palace pourtant… Néanmoins, le détective inspecteur Hardy avait été sur l’affaire et il avait été vraiment à son écoute sur la situation.

Isla avait entendu des histoires sur William, mais elle n’y avait jamais prêté attention. Tout le monde disait qu’il était sec, bourru, sans aucune manière. Mais Isla l’avait trouvé tout à fait respectable et professionnel lors de l’enquête. Mais en le voyant quelques mois plus tard dans son bureau, elle s’était soudainement rendue compte d’où venaient ces histoires… Mais Isla ne lâchait pas quelqu’un en plein milieu du chemin. Et c’était exactement ce qu’elle s’efforçait de faire avec William. Même si parfois elle se disait qu’un mouton aurait été plus de bonne volonté, la blonde ne lâchait pas l’affaire.

En arrivant aux abords de la plage, Isla sortit de sa voiture et leva ses bras au ciel pour s’étirer. Elle entendit son dos craquer légèrement et rebaissa ses bras en bougeant sa tête. Elle était bien trop crispée après cette journée, et cette petite marche allait à elle aussi lui faire le plus grand bien. Isla referma la porte côté conducteur et fit le tour de la voiture pour prendre son sac, côté passager avant de le mettre dans le coffre. Elle s’assit sur le rebord et prit une bouteille d’eau juste derrière elle. Elle avait toujours un pack de bouteille d’eau dans son coffre et cela était toujours utile.

En avalant une gorgée, la blonde lâcha un soupire. Il y avait de pires manières de finir la journée après tout. Néanmoins, avec son emploi du temps, Isla n’avait aucune idée de quand elle allait trouver le temps d’aller chercher ou acheter un chien. Depuis des années qu’elle en voulait un, elle était finalement prête à sauter le pas. Prise dans ses pensées, Isla ne vit pas tout de suite quelqu’un entrer dans son champ de vision. Puis elle remarqua finalement et releva la tête. En voyant William devant elle, Isla afficha un grand sourire. « J’espère que vous n’êtes pas contre un petit bol d’air frais, Hardy » déclara-t-elle d’un ton espiègle. Ce n’était pas comme si elle allait lui dire de faire demi-tour après tout…

Isla se retourna et fouilla dans son sac pendant un instant. Elle en sortit un cache-cou et le tendit à William. « Je pensais bien que vous n’alliez pas vous couvrir assez, et comme il y a un petit coup de vent, je me suis dit que vous en auriez besoin » déclara-t-elle avec un sourire en coin. Après tout, elle aurait fait ça avec n’importe lequel de ces patients, n’est-ce pas ? « Et je ne voudrais pas vous donner le plaisir de tomber malade pour louper mes séances » ajouta-t-elle, amusée, en haussant un sourcil comme si elle avait anticipé une remarque. Elle voulait surtout qu’il ne tombe pas malade un mois après son opération… « Vous n’avez qu’à dire que c’est un cadeau d’anniversaire en retard ! …C’était bien votre anniversaire, il n’y a pas si longtemps, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils, prise d’un doute soudainement. Le travail lui avait pris tellement de temps ces dernières semaines qu’elle n’arrivait pas à se rappeller si elle avait au moins souhaité un bon anniversaire au détective-inspecteur devant elle.


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TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
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ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : Divorced with a heart slowly being patched.
PROFESSION : Detective Inspector (en rédaction de papier)
REPUTATION : Visiblement l'opération qu'il a subi lui a pas rendu son sourire... mais il court assez régulièrement avec la nutritionniste.



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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Dim 29 Oct - 21:59

À peu de choses près, un arrêt maladie n’était pas très loin de retourner avec des vacances : disons que si j’avais eu le droit de partir à l’autre bout du monde, ceci aurait probablement été l’image type des vacances de rêves. Après tout… près de cinq mois s’étaient écoulés depuis que j’étais tombé en arrêt maladie, je recevais encore une paie réduite… Vraiment, ce n’était pas en apparence si traumatique que cela. Et pourtant, je détestais autant l’arrêt maladie que les vacances. J’avais eu assez de temps libres pour les dix prochaines années. J’en étais positivement certain en me retrouvant à lire un énième roman policier dont la fin était trop romancée pour être un tant soit peu réaliste et en écoutant ce soap qui n’avait comme seule qualité que de d’être le meilleur somnifère qu’il m’avait été donné de consommer.

Je savais bien pourtant que je n’étais pas encore en état de reprendre le travail. L’autorisation médicale était essentielle pour que je sois en mesure de reprendre mon travail comme si de rien n’était. Je savais très bien que je n’avais pas le choix d’être autorisé à conduire et autoriser à solliciter également mon bras gauche était essentiel pour être un flic potable. Je travaillais donc très fort pour m’assurer d’être en mesure de reprendre sans anicroche ou problème le métier que j’aimais d’amour.

Je réalisais pourtant au courant des journées que ma fille me fuyait comme la peste malgré le fait que j’avais finalement cédé et que j’étais allé me chercher l’aide. Mon attitude était grandement différente de celle que j’étais en train de développer en ce moment précis. Même si… en admettant que je changeais, rien ne lui garantirait que je ne retombe pas dans mes mauvaises habitudes. Il fallait pourtant que la confiance se reconstruise petit à petit.

Une petite heure avant le rendez-vous avec McTavish… bien qu’elle aurait probablement préféré que j’utilise les prénoms, je réalisais qu’il fallait aller me changer de mon jean et de mon chandail de laine pour un ensemble plus adapté pour la séance de sport qui m’attendait et qui faisait nécessairement partie de cette longue réhabilitation à laquelle je me devais de me plier si je ne voulais pas que ma chirurgie n’ait été qu’une vaine opération : un pansement léger sur une plaie par balle profonde. Je devais avouer que même si la présence d’Isla n’était nécessairement désagréable (j’avais vu plus déplaisant comme la Collins), je n’étais pas nécessairement heureux qu’elle ait à être témoin de cette sauvage humiliation qu’allait représenter la séance.

J’avais un problème d’orgueil. C’était pratiquement à se demander comment mon orgueil et moi faisions pour passer à travers les portes par moment… mais je me soignais un peu. Je n’avais pas réalisé à quel point ma forme physique laissait à désirer jusqu’au mois de mars où je n’avais plus pu me mettre simplement la tête dans le cul pour prétendre que tout allait bien quand le plus court sprint du monde s’était traduite par une crise arythmique sévère qui m’avait officiellement poussé à me reprendre en vie que je le veuille ou non.

En me glissant dans l’ensemble de jogging noir aux lignes jaunes fluorescente nécessaire pour me voir au cas où nous reviendront une fois la nuit tombée, je me sentais RIDICULE. Purement et simplement ridicule. J’étais clairement rendu trop vieux pour aborder ces vêtements que l’on retrouvait clairement sur des jeunes qui avaient pas loin de la moitié de mon âge en moyenne. Je me sentais clairement nu sans une cravate ou un pull de laine épais pour aborder une telle situation. Pour rajouter à l’humiliation, il fallait rajouter cette gourde d’eau que je glissais dans un tout petit sac et des souliers de courses jaune à défaut de ne pas avoir trouver chaussure à mon pied.

J’étais donc déjà un peu grognon d’avoir l’air aussi ridiculement chaussé en me rendant au point de rencontre sur le bord de la plage. D’ailleurs… Pourquoi la plage? Pourquoi un endroit qui était plein de sable qui indéniablement finirait dans mes chaussures, juste pour m’embêter. Elle était naturellement déjà arrivée au moment où j’arrivais sur la plage. Probablement une technique pour m’empêcher de m’enfuir dans la direction opposée si elle était arrivée ne serait-ce qu’avec un millième de seconde de retard. La nécessité était d’être actif, pas d’être humilié publiquement.  « Je n’ai rien contre l’air marin, McTavish! Mais je ne comprends pas pourquoi ça doit être dehors. » grondais-je davantage pour la forme que par mauvaise humeur réel. Le vingt-et-unième siècle venait avec des grandes inventions dont le fameux tapis roulant intérieur que je détestais pourtant chez le cardiologue.

La bonne intention m’arracha pratiquement un sourire. Je ne savais pas nécessairement comment m’adapter à ce genre de température. J’avais été si obsédé par mon emploi pendant des années et des années que j’en avais oublié comment s’habituer. Pourtant, la ville dans laquelle j’avais grandi enfant dans le nord de l’Écosse recevait même de la neige en hiver. « C’est une erreur de débutant visiblement. Je devais avoir vingt ans la dernière fois où je me suis entrainer dehors. » dis-je en observant d’un air méfiant le cache-cou. Mais elle perdit automatiquement les quelques point gagner en rappelant mon anniversaire. « Ce n’est pas obligatoire de le mentionner. » Quarante-deux… Un nombre tristement impressionnant… L’an prochain, j’aurais exactement le même âge que mon père au moment où il était décédé.

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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Dim 29 Oct - 23:14

Isla buvait tranquillement un peu d’eau lorsque William entra dans son champ de vision. Isla était presque étonnée de voir qu’il avait réellement fait un effort vestimentairement parlant. Il avait troqué son pull pour un sous-vêtement de sport et la blonde en fut presque impressionnée. Elle avait été tentée de faire une remarque amusante sur son jogging mais elle savait pertinemment que si elle le faisait, William ferait demi-tour immédiatement. C’était définitivement ce qu’elle ne voulait pas. Alors elle se contenta de sourire avant de demander si le détective-inspecteur avait quelque chose contre un bol d’air frais. Le brun sembla se renfrogner avant de dire qu’il ne comprenait pas pourquoi ils devaient être dehors pour prendre l’air marin. Isla haussa les épaules, faussement innocente. « Il est prouvé que l’air marin a beaucoup d’effets positifs sur le corps » répondit-elle avec un sourire en coin. Elle aurait presque voulu élaborer mais la blonde se retint. Ce n’était pas le moment d’étaler sa science comme une je-sais-tout. Pourtant, elle savait que l’air marin diminuait le rythme cardiaque et la pression sanguine chez les personnes souffrant déjà de troubles cardiaques, comme William.

Isla fouilla dans son sac et en sortit un cache-cou avant de le tendre vers son patient. Pour être honnête, elle ne savait pas exactement pourquoi elle l’avait acheté. En allant s’acheter un sweater de sport, elle était tombée dessus et s’était dit instinctivement que le détective allait en avoir besoin pour leur séance d’aujourd’hui. Son instinct ne l’avait pas trompé mais pour cacher l’intention, elle déclara qu’elle ne voulait pas qu’il tombe malade pour louper ses séances avec elle. Il répondit alors qu’il avait fait une erreur de débutant et Isla inclina sa tête sur le côté et lui lança un regard comme pour dire « don’t you dare ». Il n’aurait pas été jusque-là pour louper une séance… Si ? La blonde fut prise d’un doute pendant un instant. Peut-être bien qu’il aurait pu le faire, mais pourtant, Isla pensait qu’il voulait réellement changer et prendre les bons réflexes.

Isla pensa que l’intention gêna peut-être le détective, et elle ajouta qu’il n’avait qu’à dire que c’était pour son anniversaire. Non pas qu’elle faisait des cadeaux d’anniversaire à tous ses patients… Mais parfois quand elle s’entendait bien avec eux, elle en faisait. Non pas qu’elle s’entendait bien avec William -il pouvait réellement manquer de tact parfois- mais elle ne s’entendait pas mal avec lui non plus. Néanmoins, avec la remarque sur son anniversaire, le détective semble se renfrogner encore plus. Allons bon, il n’aimait pas son âge ? William confirma effectivement cette pensée en précisant qu’elle n’était pas obligée de le mentionner. Isla haussa les épaules gentiment. « Entre nous, vous ne les faites pas du tout » déclara-t-elle dans le plus grand des calmes avant de se lever du coffre de sa voiture. Elle savait que certaines personnes n’aimaient pas parler de leur âge, et Isla respectait ce choix. Personnellement, elle s’en moquait d’avoir 35 ans dans quelques semaines, même si sa mère ne cessait de lui répéter que son horloge biologique continuait de vieillir. Et ça, c’était une conversation qu’elle n'aimait définitivement pas avoir.

Sa bouteille d’eau en main, Isla s’avança vers un des poteaux en bois, délimitant le début du sentier de la plage. Elle posa sa bouteille d’eau dessus et prit sa cheville pour la coller contre sa fesse, étirant son quadriceps. « Alors, comment s’est passé votre semaine ? Avez-vous réussi à suivre le programme nutritionnel que nous avions fait ensemble l’autre fois ? » demanda-t-elle en relevant la tête vers le détective. Elle réalisa seulement à quel point il était grand… Alors qu’il allait faire deux pas, elle allait surement en faire deux pendant leur séance. Isla se fit une note mentale de faire un peu plus d’étirements sur son bras gauche, doucement, avant qu’ils marchent.

Isla changea de jambe et prit une grande respiration. « Ne vous en faites pas pour l’entraînement en plein air, cela ne sera pas à chaque séance. En hiver, je préconise plutôt les entraînements en intérieur, si ça peut vous rassurez » déclara-t-elle soudainement, en écho à la conversation de quelques minutes plus tôt. « Et concernant aujourd’hui, nous allons y aller gentiment avec de la marche rapide » déclara-t-elle. Surement pensait-il que cela allait être une marche tranquille, une marche de vieux, pas le moins du monde fatigante. Et bien il allait être surpris.

Isla ne se faisait pas un plaisir de le voir souffrir un peu, elle savait que William se devait de passer par là pour aller mieux. Mais malgré elle, elle aimait se dire qu’elle l’emmerdait un peu. Cela le challengeait, et Isla sentait que c’était surement ce dont il avait besoin en ce moment. Si elle était à sa place, n’ayant pas été au travail depuis quelque temps, elle aurait besoin d’un challenge, d’un objectif à atteindre, quelqu’un qui lui disait merde. Si c’était effectivement ce dont il avait besoin, et bien il allait être servi. Isla relâcha sa jambe et passa son bras devant elle, pour l’étirer. En voyant William reproduire le mouvement de son bras gauche, Isla se stoppa et s’approcha de lui avant de mettre une main sur son épaule. « Baissez un peu votre épaule » murmura-t-elle presque alors qu’elle se concentrait sur sa deuxième main, qui poussait doucement un peu plus le bras du détective. Elle ne remarquait absolument pas la proximité entre eux dans un premier temps, restant focalisée sur le mouvement du brun.


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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Jeu 2 Nov - 3:56

À peu de choses près, mes origines rappelaient étrangement Tenby. Petit, j’avais grandi dans un village typique des Highlands écossais. Un petit village côtier qui comptait à peine sept cent maisons. L’accent y était différent mais certaines choses restaient : Ici, l’air salé venait nous chatouiller le nez à la plus petite occasion. Une douce chaleur qui émanait de la nature. La température y était certes plus clémente en hiver que ceux que j’avais connu mais… Enfant, l’air salin de Moray firth entrait dans la fenêtre de ma chambre que je laissais entrebâillée pendant la saison chaude. J’avais couru pendant mon cours élémentaire et mon high school sur la grande piste de foot pour les cours de sport en sentant les bienfaits que cette nature presque sauvage avait sur le corps humain. Néanmoins, j’avais cherché à fuir plusieurs autres des caractéristiques des petites villes : je savais trop bien que, dans les petits villages, rien de très intéressant ne s’y passait d’un point de vue du métier de policier. Après tout, les Highlands de mon enfance avaient un taux de criminalité minime, presque inexistant. Les meurtres y étaient si rares qu’ils étaient traités pratiquement comme des anomalies statistiques. Ceci nous amenait à un autre reproche que je pouvais aisément faire aux petites villes de campagnes : tout finissait nécessairement par se savoir. Il y avait déjà des tas de femmes et d’hommes qui à l’instar de ma mère jouaient à être de vrais rapporte-panier. Bien trop contents d’observer dans la cour du voisin pour en déterminer les problèmes, ils ne réalisaient même pas que cette obsession de se comparer à autrui et à décrire aux autres ce qu’ils croyaient voir miroité qu’une bonne partie de leur vie passait à côté d’eux. Ma mère n’avait saisit qu’à la mort de mon père l’importance du désert qui la séparait de son seul fils qui l’avait laissé seul dans un village familier sans regarder derrière en apparence.

L’ironie dans tout ça, c’était que je me retrouvais dans une pareille situation dans un village simplement étranger. Après toutes ses années à fuir le port de jeans, l’allure décontract de la campagne… je me retrouvais prisonnier d’un village côtier dépendant d’une industrie touristique et ou les ouï-dire avaient une importance capitale. « Il est aussi prouvé que dehors les gens nous voient faire du sport. » ironisais-je amer. Je savais très bien que mes déboires en matière de santé avaient fait le tour de la ville dans l’espace des presque cinq mois de mon arrêt maladie. Bien sur que quelque chose d’aussi long voulait dire quelque chose de grave pour la plupart des observateurs… Mais j’aurais préféré ne pas être l’objet du prochain ragot.

Son commentaire sur le fait que je ne faisais pas mon âge passa très prêt de m’arracher un semblant de sourire. Faux. Je la faisais aisément ma petite quarantaine. J’avais eu l’impression de prendre un coup de vieux depuis mes trente-sept ans quand mon mariage avait violemment éclaté pour mon plus grand étonnement. Et j’aurais sans doute été capable d’apprécier le compliment si je n’avais pas remarqué ces débuts de ridules qui se dessinaient lentement. Des pattes d’oies qui marquait le sillon des années. « Le compliment ne fera pas gagner de point, McTavish. » déclarais-je avec ce qui ressemblait vaguement à un sourire.

Je la suivis jusqu’au poteau de bois et entrepris de copier lentement ses mouvements. J’étais rassuré que les entrainements extérieurs allaient être remplacer par des entrainements à l’intérieur avec l’approche de la saison froide mais j’étais prêt à lui laisser le bénéfice du doute sur la pertinence de l’exercice aujourd’hui. Lentement je tirais silencieux ma jambe droite derrière en copiant ses mouvements. J’étais content que les trente premières journées post-opérations se soient écoulées : progressivement, j’avais eu l’autorisation de relever mon bras sans avoir peur de déplacer les électrodes. Avec le temps… j’étais certain que j’étais pour reprendre une forme similaire à celle que j’avais eu il y a longtemps dans une vie antérieure. J’étais presque assez détendu pour baisser légèrement ma garde : « Elle s’est passé trop tranquille. C’est une horreur les soaps à la télé. De la torture. » déclarais-je. J’avais épuisé les rares émissions policières qui passaient en me plaignant ouvertement du manque de rigueur et je me trouvais devant un néant qui était pratiquement désespérant au niveau télévisuel. Vivement que mon état soit jugé assez stable pour que je puisse reprendre le boulot. J’en avais besoin. Au fur et à mesure de ce manque de stimulation… j’étais pour finir abruti et mort d’ennui plutôt que d’un problème cardiaque… Cela n’en serait guère mieux. Je m’efforçais toutefois de trouver du positif en changeant de jambe. « Mais j’ai suivi le plan alimentaire à la perfection… certaines des recettes étaient particulièrement délicieuses. » dis-je. Était-ce vraiment un compliment? C’était du moins le plus proche qui sortirait de ma bouche.

L’étirement des jambes allait visiblement être essentiel compris-je en entendant le type d’activité qu’elle avait l’intention de me faire pratiquer. J’étais au moins soulagé que ce ne soit pas quelque chose de sérieusement bizarre comme du yoga ou je ne sais trop quel type de zumba. Horreur et damnation. Si jamais elle se lançait dans une expérience semblable et je n’étais pas certain que cette récente prise en main n’était pour tenir bon avec un tel affront. « Je meure d’envie d’essayer. » dis-je avec une ironie palpable. Je devais avouer que je n’étais pas particulièrement rassuré à la mention de la rapidité de l’exercice. Étais-je vraiment assez prêt? Une partie de moi était sérieusement inquiète à l’égard de la fiabilité du défibrillateur – même si les quelques décharges avaient toujours réussi à me stabiliser.

Je cédais lentement à l’étirement du haut du corps et le bras droit fut lui particulièrement aisé : normal à étirer en soit… mais je fus à mi-chemin entre piquer au vif qu’elle vienne m’aider avec l’étirement du bras gauche et content de ne pas être seul. Elle avait un peu plus d’une tête de moins que moi… mais une détermination dans ses paroles. Je savais qu’elle voulait m’aider et que c’était une bonne chose à la fin… mais je ne pouvais qu’appréhender l’idée d’avoir à repousser mes limites de la sorte. « Quand l’action commence…? » demandais-je en oubliant un peu le fait que le muscle qui avait si peu travailler tirait légèrement pendant cet étirement… Il fallait absolument que je n’ai pas l’air tout bonnement effrayé par l’optique de n’avoir qu’à marcher. Après tout… rapide ou pas. De la marche restait de la marche et non pas un sport qui visait à vraiment me mettre sur le derrière. Ce n’était probablement pas une distance de marathonien qui était l’objectif visé.  « Nous en avons pour quelle distance environ? » rajoutais-je.

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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Ven 3 Nov - 12:12

Isla aimait terriblement son métier. Elle aurait presque pu dire que c’était sa passion d’aider les gens de cette façon. Les aider à adopter une meilleure alimentation pour qu’ils aient une meilleure dynamique de vie. Les aider à retrouver leur mobilité quand elle pouvait. Elle avait besoin de ça. Peut-être bien qu’elle avait ce syndrome du sauveur dont sa mère lui parlait si souvent. Isla trouvait que c’était plutôt normal d’aider quand elle pouvait. Mais quand elle se forçait à réfléchir sur elle-même, en prenant du recul, elle prenait effectivement conscience que ce n’était peut-être pas que cela. Peut-être était-elle autant investie dans son travail parce qu’elle voulait trouver une alternative à la réalité. Sa réalité. Qu’elle n’était pas aussi altruiste que tout le monde le pensait. Et quand elle y pensait, la culpabilité l’envahissait d’une force qu’elle ne pouvait supporter.

Par amour sur son métier, elle se renseignait toujours sur les nouveautés. Peut-être qu’elle pouvait apprendre d’avantage. Et c’était ce qu’elle avait vu sur l’air marin. Alors elle déclara simplement que c’était prouvé que l’air marin était bon pour le corps. Le détective lâche un son ironique en répondant qu’il était aussi prouvé que les gens les voyaient faire du sport. Isla haussa les épaules, comme si ce n’était rien. « Laissez-les parler. Vous faites du sport pour vous. Pas pour eux. S’ils veulent perdre leur temps à parler sur les autres, ils le feront tous seuls » déclara Isla avec un sourire franche, regardant le brun directement dans les yeux. Isla n’avait jamais été du genre à suivre les rumeurs. D’ailleurs cela l’insupportait terriblement de savoir que certaines personnes avaient simplement pour but de ruiner la vie d’autres personnes en racontant et déformant tout ce qu’ils entendaient. La blonde pouvait être naïve, mais elle savait qu’elle ne devait pas tout raconter à tout le monde, et encore moins son secret bien gardé.

Si offrir le cache-cou au détective avait semblé le plomber à cause de son âge, Isla répondit qu’il ne faisait pas du tout son âge. Et elle le pensait. Isla ne pouvait pas mentir, c’était aller contre sa volonté d’essayer. Tout comme elle n’était pas du genre à dire des choses qu’elle ne pensait pas. William afficha un sourire discret en répondant que le compliment ne lui ferait pas gagner de point et la blonde ferma le coffre en rigolant franchement. Isla pouvait facilement passer pour une gamine espiègle. Si on lui demandait, elle aurait répondu que c’était à cause de son rire enfantin. Si elle avait pu le changer, probablement qu’elle l’aurait fait. Elle était impressionnée par ceux qui réussissaient à changer leur rire.

Isla se dirigea vers les pilonnes en bois marquant le début du chemin et commença à s’étirer les jambes, l’une après l’autre, en prenant soin de faire les bons mouvements, que le détective pourrait reproduire. Alors qu’elle s’étirait, elle demanda curieusement au brun comment s’était passé sa semaine et s’il avait suivi son programme nutritionnel. Isla s’était presque attendu à ce qu’il dise non. Non parce qu’il était parfois plus grincheux que la moyenne, mais parce que la plupart de ses patients ne suivaient pas directement le programme nutritionnel. Ils avaient généralement besoin d’un élément déclencheur, une prise de conscience. Visiblement William l’avait eu, malgré son ennui pour les soaps. Isla s’autorisa un léger rire. Isla n’avait pas réellement le temps de regarder la télévision. Mais quand elle tombait sur un épisode de Friends ou bien Brooklyn 99, elle prenait plaisir à les regarder. Bien sûr, c’était loin d’être les pires… En entendant le détective ajouter qu’il avait suivi méticuleusement le programme nutritionnel, Isla afficha un regard à la fois curieux et impressionné. Isla changea de jambe, manquant son pied une première fois sur la surprise de la réponse du brun, et releva son regard vers lui alors qu’il déclara avoir trouvé certaines recettes délicieuses. Isla ne put empêcher son sourire en coin. « Tant mieux ! J’essaierais de trouver d’autres recettes dans le même esprit alors » répondit-elle en laissant tomber lentement sa jambe. Etait-elle réellement en train de vouloir lui faire plaisir avec d’autres recettes. En prenant conscience de cela, Isla se frappa mentalement.

Finalement, et pour changer de sujet, Isla déclara qu’ils n’allaient pas être en extérieur à chaque séance. L’hiver approchant, ils allaient vite revenir aux entrainements en intérieur. Elle rajouta quelques secondes plus tard qu’ils feraient de la marche rapide et Isla guetta la réaction du brun avec curiosité. Dans un petit coin de sa tête, son cerveau savait que ça l’amusait de le voir dépité d’être en plein air. Mais il devait se résoudre que c’était bon pour lui. Et, comme elle s’y attendait, le détective répondit avec sarcasme qu’il mourrait d’envie d’essayer. Isla sautilla presque sur place et rigola chaleureusement. « C’était exactement le genre de réaction que j’attendais ! » répondit-elle avant de progressivement se retenir de rire. Elle ne rigolait pas de lui, elle était plutôt contente de savoir qu’elle apprenait à le connaitre de mieux en mieux. Isla s’étira un à un les bras et quand William fut sur le bras gauche, la blonde fronça les sourcils et s’approcha du détective pour appuyer légèrement sur son épaule. Elle ne voulait pas qu’il fasse de faux mouvements ou qu’il ne tire trop dans les premières séances.

Le détective demanda quand ils commenceraient et Isla recula en lâchant délicatement le bras du détective. Etait-il impatient d’y aller ? Isla reprit sa bouteille et s’avança sur le sentier, le détective sur ses talons. Elle prit une respiration et fit face au détective alors qu’il demandait pour quelle distance ils avaient. « Nous allons partir sur 10 minutes de marche rapide, puis 5 minutes de marche normale pour refaire une deuxième fois le circuit » expliqua-t-elle. Ils feraient surement demi-tour au bout des premières 15 minutes. « Je ne veux pas trop forcer pour le moment, je préfère voir comme votre corps réagit à l’effort avant de pouvoir adapter les exercices » ajouta-t-elle avec un sourire. « Si vous sentez que quelque chose ne va pas, surtout vous m’arrêtez directement Hardy. Vraiment, d’accord ? J’ai confiance en vous, je suis persuadée que tout se passera bien » finit-elle avec un sourire chaleureux.

Isla n’était absolument pas inquiète. C’était son métier, elle savait ce qu’elle faisait, et elle voulait rassurer William du mieux qu’elle pouvait. « C’est parti ? » déclara-t-elle avant d’appuyer sur le chronomètre de sa montre et de s’avancer sur le chemin. « Je vais courir doucement à côté de vous, mais ne vous en inquiétez pas. C’est que vous êtes bien plus grand que moi et je ne ferais que vous ralentir si je marchais aussi » déclara-t-elle un peu honteuse. « Restez simplement à mon niveau » finit-elle avec un sourire en coin alors qu’elle démarrait sa course lente.


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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Lun 8 Jan - 18:07

L’important dans la vie, c’était d’aimer ce que l’on faisait de notre vie. J’aurais pu faire un métier dix fois plus payant que mon métier. Policier n’était pas si payant dans les premières années. Les échelons du bas de l’échelle n’était ni gratifiants, ni payants. Ils étaient non loin de frôler l’esclavage pour la charge de travail à abattre. Être juge, avocat, pompier ou médecin venait avec une plus grande fortune en matière d’un capital financier ou humain. Ils étaient généralement plus populaires auprès du grand public passés les petites classes que nous, les policiers.

La véritable question qu’il fallait se poser concernait le bonheur : est-ce qu’un salaire à six chiffres était nécessairement ce qu’il fallait pour rendre une personne heureuse? Je n’étais pas de ceux qui prônaient le succès et l’image. Mon apparence débraillée servait sur ce point d’un criant exemple de mon manque d’attrait pour les apparences. Certes, j’étais la plupart du temps en chemise et cravate du point de vue professionnel. Mais j’avais tendance à négliger ce qui dépassait mes vêtements et ma douche quotidienne. Barbe en bataille, cheveux en désordre… ça avait sans doute été une certaine manière de gérer cette frustration de ne plus être en contrôle. Je faisais plus attention depuis quelques temps simplement parce que je n’avais rien d’autre.

Néanmoins, je n’aurais jamais échangé mon boulot pour quoi que ce soit d’autre au monde. Il m’avait rendu malade par son niveau de stress, m’avait probablement rendu plus blasé quant à la nature humaine que ce que je voulais bien admettre… J’adorais mon boulot. C’était pour lui que je me levais le matin. Naturellement que j’avais hâte de reprendre le boulot. Dès que le tout se serait replacé, je serais de retour comme si de rien n’était au poste à japer et à grogner pour que tout soit fait normalement et dans le respect des normes.

Je ne l’admettais pas aisément mais c’était facile à suivre ces saines habitudes de vie parce que ma routine était hautement ennuyante. Je devais avouer que je n’étais même pas certain que je serais en mesure de respecter tout ce régime de vie sain. Je n’avais jamais vraiment été particulièrement doué malgré les efforts que j’avais fait pour me préoccuper de mes propres affaires… La solitude me pesait encore plus de plus depuis que ma fille était abonnée aux absentes. Avec un sourire, je continuais : « C’est une bonne nouvelle… Et je me doute que c’est facile à suivre comme je suis encore en arrêt. » J’étais au minimum capable d’admettre les limitations qui étaient impliquées avec le genre d’homme que j’étais quand j’étais au boulot. Le genre qui oubliait aisément de manger, qui s’était servi de la cigarette pour oublier de manger plus aisément et de me laisser lentement mais surement hypnotisé par un dossier d’enquête bien plus que parce ce qui se passait dans mon corps.

Elle m’arracha pratiquement un petit sourire en soulignant mon enthousiasme qui me ferait un véritable petit plaisir de fouler le sol de l’extérieur. Visiblement mon ironie n’avait pas été assez criante pour que la jeune femme comprenne. Elle sautillait et rigolait comme une enfant. Elle avait une de ces attitudes qui n’étaient pas loin de faire une allure de ma fille. Je roulais les yeux en poursuivant doucement à voix basse avec allure ironique. « Tortionnaire, bubbly et qui ne comprend pas l’ironie… de mieux en mieux. » dis-je en roulant les yeux avec toutefois une petite pointe de sourire au fond des yeux. Sa bonne humeur contrastait de manière criante avec mon allure presque morose.

Je l’écoutais attentivement décrire ce qu’elle avait de prévu pour cette séance de torture. Qu’est-ce qu’elle sous-entendait par de la marche rapide? Je n’avais jamais été particulièrement sportif. De la marche je connaissais… mais la variante rapide était on ne peut plus inconnue à ma connaissance. Je me gardais de cacher mon ignorance. Quinze minutes deux fois. Ça semblait énorme considérant que la dernière fois que j’avais tenté de courir, il m’avait fallu un peu moins d’un kilomètre pour m’effondrer au sol… Je n’avais pas eu non plus eu fière allure sur l’ensemble de ces tests à l’effort que j’avais fait au courant des derniers mois. Certes, j’avais repris du poil de la bête. Monter et descendre les escaliers n’était plus nécessairement un effort inhabituel et trop exigeant.

J’avais quand même de l’orgueil et je n’étais pas nécessairement certain d’être prêt à admettre devant une femme que cet exercice me rendait anxieux plus que ce que je voulais bien admettre. Elle continua en affirmant qu’elle ne voulait pas trop pousser l’effort. « Juste assez ambitieux en effet. » Si j’avais vraiment été honnête, j’aurais admis que c’était probablement un peu trop ambitieux selon moi. Je continuais dans ma barbe, baissant doucement mon ambition : « Nous sommes alors deux à vouloir savoir comment il va réagir à un tel effort. ». Je tentais toujours de garder la tête haute et de prétendre que je n’avais peur de rien. J’avais eu peur de mourir beaucoup trop souvent au courant des dernières années. Je n’étais pas pour autant capable de défaire le stress que je ressentais. Avec un peu plus d’ironie, je rajoutais : « Ne vous inquiétez pas… avant de crever, je préviens. ». Je savais que c’était inquiétant mais j’avais appris à ironiser sur l’état de mon cœur qui me trahissait. J’avais beau vouloir, si elle n’était pas inquiète… Je savais très bien que je ne pouvais pas prendre pour autant le contrôle. Nerveux, je choisis d’emboîter le pas sur elle en la suivant. « Parfait pour moi… Imposez le rythme. ». Je respirais lentement mais surement en laissant l’air au plus profond. Je passais une main nerveuse dans mes cheveux en désordre pour la suivre.

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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Mer 24 Jan - 15:44

S’il arrivait rarement à Isla de ressentir de la flemme, elle avait quand même ses moments. Elle savait que dernièrement, elle avait moins pris de temps pour elle, pour aller courir. Le fait de sortir emmener le détective-inspecteur courir en plein air était donc un réel plaisir pour elle. Même l’air grognon du brun n’arriverait pas à changer l’humeur de la blondinette. Alors quand William murmura quelque chose dans sa barbe, Isla le regarda curieusement avec des yeux brillants de malice, et sourit de plus belle.

William demanda alors plus de détails sur la séance et Isla le regarda d’un air presque impressionné. Etait-il impatient de démarrer ? L’écossaise expliqua alors qu’ils en avaient pour 30 minutes en démarrant avec un rythme assez peu soutenu. Isla avait pensé démarrer de cette façon afin de pouvoir voir comment le corps de son client réagirait. Elle expliqua sa façon de penser et pourquoi elle voulait faire cette méthode et William sembla en accord avec cela. Isla sentit que cela pouvait peut-être angoisser le détective et Isla s’approcha en inclinant sa tête sur le côté, pour capter le regard du brun. « Tout va bien se passer parce que je suis avec vous, d’accord ? » ajouta-t-elle avec un sourire en coin tout à fait honnête. William sembla se reprendre et il répondit en lui disant de ne pas s’inquiéter, qu’il prévenait généralement avant de mourir. Isla se redressa en fronçant légèrement les sourcils. Elle prit un air déterminé en posant ses poings sur ses hanches. « Moi vivante, ça n’arrivera pas Hardy » rétorqua-t-elle. Ah, ça c’était certain.

Isla se tourna et s’avança vers le chemin, sa bouteille à la main. Elle déclara que William devrait rester à son niveau et qu’elle courrait simplement afin d’aller à la même vitesse que lui. Il répondit positivement mais Isla sentit que c’était une expérience pour lui aussi. La blonde se doutait que la crise qu’il avait eue à la station de police ne lui avait certainement pas gardé un bon souvenir. La blonde appuya sur son chronomètre et commença à courir doucement, le détective-inspecteur à côté d’elle. Du coin de l’œil, Isla pouvait voir la concentration du brun, néanmoins elle avait peur qu’il réfléchisse trop, et qu’il s’auto-fasse peur.

La blonde laissa passer quelques minutes, pour voir comment William réagissait dans la durée. Pour l’instant, les choses semblaient durer. Isla regarda la côté et semblait fasciner par ce qu’elle voyait. Pour distraire un peu les pensées du brun, Isla décida d’engager la conversation. « Le paysage me fait un peu penser à l’Ecosse parfois. Les vagues qui s‘éclatent contre les rochers, quelques rayons de soleil traversant les nuages, l’air marin, les mouettes… Ça me rend un peu nostalgique parfois » déclara-t-elle avec le regard vague. Elle ne savait même pas pourquoi elle parlait de ça, pourquoi elle parlait d’elle-même. Elle n’attendait aucune réponse de William. Elle parlait simplement pour le distraire un peu de l’exercice. « Je trouve qu’il y a un certain côté apaisant d’écouter les vagues. Un peu comme si c’était la seule constance dans votre vie, vous voyez ? Que tout pourrait changer autour mais que les vagues, elles, ne changeraient en rien. A Manchester, il n’y avait pas la mer, c’était terriblement frustrant  » ajouta Isla en finissant par rigoler doucement.

En se rendant compte de ce qu’elle venait de dire, Isla se sentit rougir. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il lui avait pris de raconter sa vie comme. Elle se trouvait ridicule et si elle avait pu, elle en aurait soupiré. Son chronomètre sonna les 10 minutes et Isla se surprit elle-même à penser que cela était passer vite. La blonde ralentit et marcha normalement, pour que le détective ralentisse sa cadence pour reprendre un rythme normal lui aussi. Isla regarda du coin de l’œil le brun. « Alors, traumatisé ou pas encore ? » demanda-t-elle en prenant de grandes respirations. Elle-même ne savait pas si elle parlait de son monologue ou de l’exercice. Elle aurait voulu s’excuser qu’elle parlait trop mais pourtant, il avait semblé que sa stratégie avait plutôt bien marché finalement. William ne semblait pu aussi paniqué qu’à son arrivée. Peut-être que de voir que son corps tenait bien le rythme devait le rassurer dans un sens.

Isla enclencha son chronomètre pour les 5 minutes de pause en marchant et se fit la réflexion qu’elle ne se sentait pas si mal que ça de s’être ouverte finalement. C’était plutôt surprenant parce qu’elle faisait confiance à très peu de personnes à Tenby. Les rumeurs passaient d’un coin de la ville à l’autre tellement rapidement qu’Isla ne voulait rien risquer. Non seulement elle voulait garder sa vie privée mais en plus, il y avait une chance sur deux que les gens fassent le téléphone arabe. Et bien plus important, elle ne voulait pas qu’on sache quoique ce soit de sa vie à Manchester. Du moins, sa vie personnelle.


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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Sam 27 Jan - 20:38

Bien sûr que j’étais anxieux de commencer une activité dans ce genre-là. Il y avait longtemps que je m’imposais des restrictions en ayant commencé à prendre conscience de l’instabilité de mon cœur – le manque de traitement chirurgical n’avait pas pour autant voulu dire que je n’avais pas limité les activités que j’étais en mesure de faire. Elle pensait juste en pensant que j’étais pour me refermer comme une huître et me pencher sur mon corps. Les signaux qu’il m’avait envoyé depuis des années étaient alarmants. Et la dernière crise m’avait laissé plus traumatisé que ce que je voulais admettre. Par conséquent, c’était un véritable effort qu’il m’était demandé lorsque je laissais mes pieds suivre ceux de la blonde.

Respirer calmement. Un souffle, un autre. Je sentais l’air qui entrait dans mes poumons. Tout était pour bien aller après tout. J’avais un coussin de support au cas où mon cœur décide de flancher sur le poids de l’effort : le fameux défibrillateur implanté. Mais je n’avais pas non plus une folle envie de le voir se déclencher. J’avais connu assez de chocs pour savoir que ce n’était pas agréable – c’était même plutôt la définition d’un mal pour un bien. Et puis je n’avais jamais véritablement été un sportif de haut niveau. Il y avait plusieurs raisons pour laquelle je n’étais pas resté aussi longtemps un patrouilleur et que j’avais préféré bougé dans les sphères les plus intellectuelles des forces de l’ordre. Pendant que mes pieds foulaient le sol avec une fréquence, je devais avouer que je me refermais assez solidement dans ma tête. Un pas, un autre. En entendant presque mon cœur qui battait un peu plus vite dans mes oreilles. Tout irait bien, qu’elle avait dit. Mais j’en doutais.

Sa voix brisa le silence qui n’était interrompu que pas le bruit de nos souliers de courses et le clapotis des vagues. Ce fut d’ailleurs sur cette nature qu’elle réussit à me distraire de la concentration à l’égard de mon rythme cardiaque. Comparer ici à l’Écosse. Elle qui avait marqué des points en étant d’Écosse venait certainement d’en perdre en pensant uniquement que la mer était la seule chose qui pouvais nous amener à une ressemblance. Personnellement, je n’étais pas très aquatique. Le bruit des vagues, j’avais partiellement chercher à le fuir pendant une bonne partie de ma vie. Le paysage fur mon premier sourire un peu moqueur : « Il y a des ressemblances à cause de la mer. Mais nous sommes à des kilomètres des paysages des Highlands. Je m’ennuie probablement plus de la neige en hiver et des montagnes qui se perdent dans l’horizon que je m’ennuyais de la mer et de son bruit pourtant rassurant. » avouais-je à mon tour. Je n’étais pas nécessairement non plus du genre qui s’ouvrait aisément en regard à mon Écosse natale. C’était probablement plus d’ouverture que ce que j’avais fait au courant des dernières années. « Ma fille n’a jamais grandi près de la mer avant qu’elle ne me rejoigne ici. Je ne suis pas très… eau de manière générale. Je préfère le sol. » que j’étais concret et en train de baisser ma garde. J’avais pourtant remarqué qu’elle avait rougi en parlant de ces origines. Et j’avais fait la même chose en me confiant sur le fait que ma fille n’avait pas grandi près de la mer.

Je ne remarquais qu’à peine que nous avions ralenti le rythme de marche. C’était plus facile que ce que j’avais pensé à faire. J’eus un petit sourire. La marche était quand même connue sans nécessairement être mon sport préféré. Je devais avouer que si elle avait choisi de débuter avec un truc comme du yoga j’aurais sans doute été plus traumatisé que ce que j’étais en ce moment. « Il m’en faut plus que ça pour être traumatisé. » déclarais-je. Il fallait dire que j’avais de l’orgueil plus que ce qui était nécessaire. Mais non… pour l’instant, je m’en tirais plutôt bien.

Mais quelque chose me disait que le fait de parler aidait. Après tout, je passais la majorité de mon temps seul maintenant que le boulot était en arrêt pour le moment. Je décidais donc de faire quelque chose que je ne faisais que très rarement en choisissant de prendre des informations que l’on échange généralement dans ces conversations d’une banalité que je trouvais plus souvent qu’autrement ennuyante. « Vous êtes de quel coin de l’Écosse? » demandais-je en la regardant. J’étais bien conscient que cette question pouvait revenir mais j’étais même prêt à parler un peu de ce que j’avais vécu. Je savais très bien que je n’étais simplement pas dans ma zone de confort mais j’étais capable de faire une telle chose et je le savais bien.

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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Mer 31 Jan - 18:00

Bercée par le bruit des vagues, saccadé par les bruits de pas, Isla ne pensait à rien. S’autorisant un coup d’œil vers le détective-inspecteur, elle sentit qu’il réfléchissait peut-être un peu trop sur l’exercice. Isla pensa qu’il serait bon de lui changer les idées, et pour une raison inconnue, commença à parler de l’Ecosse. Elle ne savait pas vraiment ce qui lui prenait. William devait bien assez écouter les autres dans le cadre de son travail, il ne manquerait plus qu’elle lui rappelle le boulot. Alors qu’Isla s’attendait à reprendre ses pensées avec les vagues et leurs pas, William enchaina. Il avoua qu’il y avait certaines ressemblances au niveau du paysage et admit qu’il préférait certainement l’hiver et la neige. Isla tourna la tête vers lui et le regarda presque fascinée. Elle ne le connaissait pas du tout, et pourtant il faisait probablement partie des personnes les plus intéressantes qui lui aient été données de rencontrer. Isla regarda finalement devant elle en continuant d’écouter le détective. William aborda alors le sujet de sa fille qui n’avait pas grandi près de la mer avant Tenby. Isla aurait voulu poser mille et une questions à William, mais elle sentait que s’il ne s’ouvrait pas de lui-même, Isla ne ferait pas avancer la situation. « La terre ferme, c’est bien aussi » répondit Isla avec un sourire. Isla aurait presque voulu rajouter que ce qu’elle préférait dans les terres écossaises, c’était de voir les poneys fjords courir. Quel âge avait-elle ? 4 ans ?

Isla s’arrêta finalement de parler et ralentit la cadence en entendant le chronomètre sonner les dix premières minutes de leur exercice. Elle enclencha cinq minutes et en reprenant son souffle, afficha un sourire en coin. Elle demanda au détective s’il était traumatisé déjà et celui-ci répondit qu’il lui en fallait plus que cela. Isla lâcha un petit rire. « Ce n’est que la première séance. Je vous reposerai la question dans un mois pour voir si vous n’avez pas changé d’avis » répondit-elle d’un air malicieux. Nul doute qu’avec les séances en intérieur qu’ils feraient allaient sincèrement l’ennuyer au plus haut point. Isla garda cette information pour elle-même mais ne pouvait s’empêcher de sourire. Elle espérait simplement qu’il ne finirait pas par la détester.

Finalement après quelques instants, William demanda d’où Isla venait et cette dernière le regarda curieusement. Elle ne s’attendait pas à une question pareille c’était certain. Elle avait des patients qui parlaient à longueur de temps mais elle savait depuis le début que William n’était pas de ceux qui parlaient pour rien dire. « Je suis née et j’ai grandi vers Inverness. Mes parents étaient persuadés qu’une ville à la fois proche de l’eau et des highlands était le meilleur endroit. Allez savoir pourquoi… » répondit Isla, amusée. C’était son père qui avait voulu la proximité entre les deux éléments, sa mère avait simplement suivi. A cette pensée, Isla se sentit à la fois nostalgique et un brin triste. Parfois, elle se disait qu’elle aurait voulu que son père connaisse Tenby. « Et vous ? Depuis combien de temps avez-vous quitté la terre natale ? » demanda Isla à son tour et utilisant un ton presque dramatique. Isla savait qu’il y avait plusieurs camps parmi les écossais originaires : ceux qui y restaient toute leur vie, ceux qui partaient et qui revenaient, et ceux qui n’y revenaient jamais. Isla ne s’était jamais vraiment posée la question pour elle-même. Elle ne pensait pas aussi loin dans le long-terme.

Isla jeta un coup d’œil à son chronomètre et, en remarquant qu’il ne restait que dix secondes, prit une grande respiration. « On y retourne ? » déclara-t-elle avec un grand sourire. Elle voulait dire à William qu’il s’en sortait bien, mais elle ne voulait pas qu’il se repose sur cette déclaration, elle voulait qu’il continue à se concentrer sur ses mouvements. Isla appuya sur son chronomètre pour lancer les dix minutes une nouvelle fois et lâcha une respiration avant de se relancer dans sa petite course. Attendant que William se remonte à son niveau, une fois chose faite, Isla prit une expression de pure dilemme. « Pour être honnête avec vous, ça doit faire des années que je ne suis pas retournée en Ecosse. Je ne sais même pas si j’y retournerais un jour » déclara-t-elle. Elle ne savait même pas pourquoi elle parlait de ça. Sa mère la tannait souvent de revenir pour une semaine ou deux, mais la blonde ne se voyait jamais arrêter le travail aussi longtemps. « Vous pourriez retourner en Ecosse du jour au lendemain ? » demanda Isla, intriguée. Elles savaient que certaines personnes étaient à Tenby de façon temporaire, elle se demandait simplement si William en faisait partie.


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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Mar 6 Fév - 19:16

Je ne savais pas vraiment ce que j’avais attendu de cette séance d’entrainement. Certes, je n’étais pas pour être celui qui courait seul dans les rues encore. Mais le paysage permettait d’ignorer l’idée que d’autres personnes auraient très bien pu nous voir et nous juger amèrement. Oh! Oui! C’était noble de se remettre en forme… mais je n’étais pas certain que je fusse prêt. Malgré le fait que l’activité n’était pas cruellement plus exigeante que ce que j’avais craint. Certes, je fus heureux de ralentir et de reprendre mon souffle. Elle avait bien fait de me distraire en me parlant du paysage. Le silence s’était fait dans ma tête. Je n’avais pas tendance à m’inscrire dans cet éternel moment présent. C’était trop facile de se projeter dans l’avenir ou de paniquer en m’imaginant tout ce qui pourrait mal aller dans cette course pourtant pas plus exigeante que ce que je craignais. Je lui en étais reconnaissant parce que je savais très bien que ce n’était pas vraiment sain que je conserve toute mes énergies pour alimenter des peurs. Mais bon, si j’avais quelque chose pour me caractériser c’était bien mon orgueil qui nous amenait même à se questionner sur comment je passais à travers une porte. « J’aurais probablement changé d’avis d’ici là et vous détesterez profondément plus que les autres professionnels de la santé qui me suivent… mais ne vous inquiétez pas, je ne serais pas plus désagréable. » dis-je avec un air moqueur encore une fois. Elle me faisait visiblement un bien fou pour que je me sente assez à mon aise d’ironiser sur mon caractère de cochon comme si c’était un fait que je tolérais très bien.

Mon divorce et ma carrière m’avaient grandement rendu plus ermite que ce que je voulais bien admettre. Mon regard regarda doucement la blonde. Je n’avais pas besoin de réfléchir pour comprendre pourquoi. Inverness était LA grande ville pas très long de chez moi – là où nous sortions pour faire les courses quand la petite épicerie d’Hopeman ne suffisait pas à la tâche. C’était un bon entre-deux qui ressemblait bien moins à mon village. Mais je n’étais pas pour lui justifier la décision de son père selon moi. « J’ai grandi à Hopeman, à peine 1700 habitants qui vivent complètement souffler par l’air salin. Mais je suis parti à mes dix-huit ans, après mes A-Level. » Elle avait vu mon dossier médical et avait donc mon âge. Hors de question que je mentionne les 24 années écoulées (cet orgueil encore). Que je glisse des mots sur mon ex qui m’avait poussé à m’installer ailleurs. Je n’avais jamais vraiment regardé vers l’arrière après mon départ.

Dans le froid de l’hiver écossais, j’avais laissé la complexité de ma relation avec ma mère. Je prenais de ses nouvelles une fois de temps en temps. Mais je n’avais jamais vraiment repris le temps d’y retourner pour la voir. Mon père était mon point d’attache. Après sa mort, il m’avait semblé qu’il n’y avait aucun sens à retourner à la maison. Et puis la vie m’avait rattrapé. Je m’étais marié sur un coup de tête. J’étais devenu père probablement trop jeune quand je regardais ma grande et sa petite vingtaine qui se rapprochait.

Je m’étais égaré dans un souvenir que je n’étais pas nécessairement prêt à partager (et je me doutais qu’elle n’avait aucun intérêt pour la raison de ce départ). Je le justifiais toujours par un demi-mensonge. Une partie de moi aurait aimé retourner à mes racines pour y terminer ma vie. Elle me tira de cette pensée avec le fameux appel du retour de la course : « Comme vous dites. » déclarais-je en emboîtant le pas. Mon souffle avait eu le temps de ralentir. Je me relançais en me reconcentrant de nouveau sur mes gestes mais elle vient encore me tirer de mon obsession de bien le faire. M’appliquer, le fameux perfectionnisme qui faisait de moi un flic pour le moins exigeant. « Une raison pour ne pas être remonté dans le nord? » demandais-je un peu intrigué. Je savais que je frôlerais les explications de mon cataclysme. Mais j’étais un champion pour me trouver des excuses qui justifierait probablement les visites que je n’avais pas fait. Je blâmerais probablement mon boulot ou une quelconque enquête qui ne convaincrait personne. « Je m’excuse… c’est indiscret. » rajoutais-je quelques secondes plus tard avant même qu’elle ne puisse me répondre.

Je pensais aux couchers de soleil multicolore, aux grands ciels étoilées d’Hopeman, aux forêts des Highlands pendant un instant face à sa question, songeur. Est-ce que je pourrais vraiment retourner. Peut-être plus tard. Je n’y avais jamais vraiment pensé. Parce que les quatre dernières années s’étaient fait secondée d’une lourde mission de redorer mon blason sans vraiment faire des plans pour ce demain dont je ne savais rien de la possibilité d’exister. « Pas tant que je travaille. L’Écosse a un taux de crime violent ridiculement bas. Je m’y ennuierais professionnellement. Mais à ma retraite, ça m’est passé dans la tête. » avouais-je. C’était à la fois pratique et rêveur. Un curieux mélange. Je me reconcentrais sur le bruit de mes pas et mon souffle. C’était exigeant finalement comme le sentier remontait doucement.

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MessageSujet: Re: No pain, no gain... ~ ft. William Jeu 15 Fév - 16:39

Isla se rendait compte à quel point elle avait eu besoin de prendre l’air et de parler de tout et de rien avec quelqu’un. Parler avec William Hardy était totalement différent que quand elle parlait avec Faith. Avec Faith, c’était instructif et divertissant. Avec William, c’était révélateur, comme si Isla aurait pu remettre tout ce qu’elle savait en cause.

Lorsqu’ils commencèrent la première pause de marche, Isla demanda si William était déjà traumatisé. Visiblement il lui en fallait plus que ça et Isla lâcha un rire avant de dire que d’ici un mois, il aurait changé d’avis. D’un air moqueur, le détective répondit qu’il aurait changé d’avis et qu’en plus il la détestera plus que les autres professionnels de la santé. Isla prit une mine faussement choquée et mit sa main droite sur son cœur pour accentuer sa comédie. « Ce serait un réel honneur d’avoir cette position de gagnante dans votre vie Hardy » répondit Isla d’un air théâtrale. Isla était habituée à parfois se faire envoyer bouler par certains de ses clients. Tout le monde n’aimait pas faire des efforts et encore moins quand ils étaient épiés par une blondinette Ecossaise. Néanmoins, Isla espérait que William ne la déteste pas trop. Pour une raison qu’elle n’aurait pu expliquer, il n’était pas comme ses autres patients, et elle avait su parler d’elle aussi.

William demanda d’où Isla venait et la blondinette lui répondit naturellement sans réfléchir, avant de finalement retourner la question vers le brun. Hardy répondit qu’il venait d’une ville plus petite mais qui visiblement lui avait convenu jusqu’à sa majorité. Isla ne calcula pas depuis combien de temps William était majeur, elle n’avait pas besoin, et elle s’en moquait de son âge. « ça a dû vous changer avec Tenby. A 3000 habitants près mais surtout les touristes » répondit Isla, légèrement pensive. Entre Inverness et Manchester, Isla s’était toujours habituée à voir des touristes mais sa mère détestait ça. Soit disant ça cassait la routine de la ville. Isla pensait plutôt que cela enrichissait les villes et les façons de penser, de fonctionner.

Réalisant finalement que les cinq minutes de pause étaient passées plus rapidement qu’elle ne le pensait, Isla déclara qu’ils devaient y retourner. William acquiesça et ils se remirent à la bonne allure. La blonde reprit la conversation, sachant que cela divertissait William pour ne pas qu’il se concentre trop sur son rythme, et déclara au détective qu’elle n’était pas retournée en Ecosse depuis des années et elle ne savait pas si elle y retournerait. Et c’était le cas. La dernière fois qu’elle était en Ecosse, il y avait encore son père et ses frères avec elle. Elle trouvait cela débile d’avoir un blocage simplement parce qu’elle se serait attendue à revoir son père 20 ans après sa mort dans sa maison d’enfance. William posa alors la question qu’Isla attendait, lui demandant alors pourquoi. Isla afficha un sourire en coin nostalgique, presque instinctif. Le détective s’excusa alors, rajoutant que c’était indiscret. Isla balaya son excuse de la main. « Non, aucun problème. C’est simplement… J’en ai un peu honte. Cela me ferait bizarre de rentrer dans la maison de mon enfance 20 ans après que mon père y soit décédé » répondit Isla d’un ton normal. Nom d’un chien, mais qui parlait de son père mort pendant une séance. Isla se passa une main exaspérée sur le visage. « Désolée, c’était complètement déplacé de ma part et complètement glauque… Sur un autre point, je pense que je pourrais revenir en Ecosses, juste pas à Inverness » ajouta Isla en se sentant mal d’avoir répondu sa remarque précédente. On aurait dû lui apprendre à fermer sa bouche quand il fallait, ça lui aurait évité bien des soucis…

Isla préféra changer de sujet pour son confort personnel et demanda alors au détective Hardy s’il pourrait retourner en Ecosse du jour au lendemain. William sembla perdu dans ses pensées pendant un instant, comme s’il pesait le pour et le contre intérieurement. Finalement, il répondit par la négative, du moins pendant qu’il travaillait. Isla pouvait comprendre que ce soit plus challengeant ici pour William. Elle pensait que le travail de détective était plus qu’un gagne-pain pour William, il semblait réellement aimer son travail. « Votre travail, c’est une vraie partie de votre vie pour vous, n’est-ce pas ? Je n’arrive même pas à vous imaginer sans travail, vous êtes un vrai workaholic » répondit Isla avant de sourire légèrement. Oh elle ne se moquait pas de lui loin de là. Elle-même se sentirait probablement trop mal si elle ne travaillait pas.

Ils continuèrent à marcher et courir pendant quelques minutes encore avant que finalement le chronomètre d’Isla se mette à sonner encore une fois. La blonde le stoppa et ralentit la cadence afin que William la suive. De retour à sa voiture, Isla ouvrit avec ses clés et ouvrit le coffre avant d’y prendre une bouteille d’eau. Elle l’a tendis à William et attendit qu’il la prenne avant qu’elle n’en prenne une pour elle à son tour. La blonde prit plusieurs gorgées et jeta un regard à son patient. « Je compte sur vous pour me finir cette bouteille d’eau avant d’aller vous coucher » déclara Isla d’un ton faussement menaçant avant de lui lancer un sourire chaleureux. La blonde se mit en position et commença quelques étirements afin que William la suive dans ses mouvements, comme ils l’avaient fait avant de commencer la séance. Après quelques minutes à s’étirer, Isla revint dans une position normale et fouilla dans son sac. Elle y sortit un tube d’homéopathie et le tendit à William. « Prenez 3 granules ce soir, éloignées des repas, et aussi demain matin. Si vous buvez beaucoup et que vous prenez ça, vous n’aurez aucune courbature demain » déclara Isla avec un grand sourire. La blonde referma son coffre et ouvrit la portière côté conducteur avant de s’assoir devant le volant. « Je vous vois la semaine prochaine, et ne vous défilez pas, vous savez que ça vous fait du bien » déclara Isla amusée avant de refermer la portière. Est-ce que ça lui faisait du bien à lui de faire du sport, ou bien est-ce que cela lui faisait du bien à elle de le voir ?


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No pain, no gain... ~ ft. William

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