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take me back to when i was younger // lawrence

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MessageSujet: take me back to when i was younger // lawrence Dim 17 Sep - 21:40

❝take me back to   
when i was younger

LAWRENCE & ROSIE

Une journée de plus commençait à Tenby. Je m’étais levée avec difficulté, ce matin-là. Encore une mauvaise nuit de passée, une autre nuit de face à face vain avec mes démons, mes interrogations. Encore une nuit à regarder les heures passer, seule, uniquement accompagnée de la respiration lente et profonde d’un mari endormi. Il s’était levé tôt, bien avant moi, probablement appelé pour une urgence. Peu importait. Il ne prenait plus la peine de me laisser un mot, maintenant. Je m’étais réveillée seule, presque sans faire de bruit, comme un fantôme. J’avais pris un thé, incapable d’avaler autre chose, comme tous les jours. J’avais attrapé un chandail, et fait un rapide tour du pâté de maison avec mon chien, Julio. Sa compagnie, pourtant chaleureuse et enjouée, ne me suffisait plus, désormais, à me sentir accompagnée. Un fossé s’était creusé entre Abel et moi, un fossé que je ne parvenais pas à m’expliquer. Rien ne semblait avoir changé, de son côté. C’était toujours le même homme simple, souriant, sympathique, charismatique ; il me prenait toujours dans ses bras quand il rentrait du travail et m’apportait toujours un gâteau le soir, quand j’allais me coucher. C’était toujours le même homme que j’avais épousé trois ans plus tôt. Pourtant, il ne me laissait plus de mots quand il partait tôt ; il ne me demandait plus si j’avais bien dormi, si j’avais passé une bonne journée. Quelque chose avait changé, et cela me retournait le coeur, quand bien même j’étais probablement la cause de ce changement, moi et ma mauvaise humeur constante.

C’était avec le coeur lourd et les pensées sombres que j’avais ouvert le musée et m’était enfoncée dans le bureau, sans même prendre le temps de saluer le technicien envoyé par la mairie qui travaillait dans le musée depuis plusieurs jours déjà. Le pauvre homme me regarda passer, la mine chaleureuse, sans que je prenne le temps de lui jeter ne serait-ce qu’un regard. Quand les choses n’allaient pas, je préférais me plonger dans le travail, et noyer mes pensées dans la préparation de ma thèse. Ma soutenance approchait à grands pas. Je travaillai toute la matinée sans discontinuer et surtout, sans voir personne. Je m’étais plongée dans une énième relecture de mes travaux et dans la préparation de flyers pour la prochaine exposition qu’accueillerait le musée. Je ne ressortis de mon bureau qu’en fin de matinée, le ventre tordu par la faim. Je n’avais toujours rien avaler, et c’était toujours l’esprit embrumé que je décidai de sortir m’acheter quelque chose en ville. Je jetai un rapide coup d’oeil dans les salles du musée avant de partir, une sorte d’habitude que j’avais prise depuis ma prise de poste ici. Je m’occupais de cet endroit comme s’il était mon enfant. Il y avait peu de monde, ce qui n’avait rien d’étonnant vu l’heure et le jour, à part un groupe d’enfants de Swansea en sortie scolaire. Alors que je m’apprêtai à sortir, une silhouette attira mon attention - une silhouette qui ne m’était pas inconnue. Grande, fine, dotée d’une chevelure rousse à faire pâlir les princesses des mythologies nordiques, j’aurais reconnu la jeune femme entre mille. Elle faisait partie de ces visages qui m’avaient marqué. Je m’approchai d’elle et me plaçai à ses côtés, silencieusement. Lawrence regardait une statue, pas plus grande qu’une main, grossièrement sculptée dans la roche, et pourtant infiniment précieuse. « C’est une stèle funéraire celte du cinquième siècle. C’est un peu dur à deviner, comme ça, mais elle représente un guerrier, sûrement très important dans sa communauté » dis-je doucement, d’une voix un peu enrouée. C’était la première fois que je parlais de la journée. « Elle est extrêmement précieuse. Il en existe très peu, en Grande-Bretagne ». Je reportai mon attention sur la jeune femme, que je connaissais encore très peu. Simplement, son intérêt pour ce genre de vieilleries m’intriguait grandement. « Tu t’intéresses à l’art celte, alors ? » demandai-je avec un demi-sourire, sachant presque que ce n'était pas cela qui l'avait fait venir ici.

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : arwiie
TES DOUBLES : Faith S. Swanson
TON AVATAR : Felicity Jones
TES CRÉDITS : bat'phanie & badlands
TA DISPONIBILITE RP : disponible ♥️
en cours: Eléa - Jesse
RAGOTS PARTAGÉS : 6273
POINTS : 1687
ARRIVÉE À TENBY : 21/08/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans
CÔTÉ COEUR : Tout juste mariée à Jimmy Muray et heureuse dans son couple, bien qu'elle craint qu'ils n'aient été trop rapides
PROFESSION : Danseuse à Londres et professeur de danse classique au conservatoire de Tenby
REPUTATION : Quand elle est partie, la demoiselle était anonyme, la voilà qui revient populaire. Personne ne comprend pourquoi elle a abandonné le succès et le luxe pour s'installer à Tenby. Pas même elle.



Wearing the inside out
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MessageSujet: Re: take me back to when i was younger // lawrence Sam 23 Sep - 18:21

I'm well aware of certain things that can destroy a man like me but with that said give me one more, another one to take the sting away I am happy on my own, so here I'll stay Save your lovin' arms for a rainy day ♦ Ed Sheeran



Deux semaines de cours se sont déjà écoulées. Déjà, je m'autorise ce terme car, à raison de deux ou trois heures par jour, je n'ai pas trop à me plaindre du rythme auquel passent les journées scolaires. Certes, les difficultés que je rencontre face à certaines matières, et la réputation que je me suis forgée auprès des professeurs, ne me permettent pas raisonnablement de sécher autant d'heures. Mais c'est cependant plus fort que moi. Je dois bien admettre que si la motivation était déjà peu présente l'an dernier, le fait de redoubler ma dernière année de lycée me décourage complètement. Et puis, je ne vois pas bien où la réussite me mènera de toute façon. Diplômée ou non, je n'irai pas bien loin j'en ai conscience. Je me suis longtemps bercée d'illusions. Mais plus rien ne me fait envie. Je n'ai plus de passion pour quoi que ce soit, et encore moins les possibilités de réaliser n'importe lequel des projets qui me réjouissaient tant par le passé. Pas assez d'argent pour partir étudier à l'étranger, pas assez futée pour intégrer une grande université, pas assez courageuse pour abandonner mon père à son sort. Me voilà donc forcée de rester ici, dans le trou perdu qu'est Tenby. Cause ou conséquence, je n'en sais trop rien et je ne m'en préoccupe que peu, l'histoire et l'art ne sont plus qu'anecdotiques dans ma vie.

Pourtant, me voilà plantée au milieu du musée. Une vieille habitude que j'avais prise pour m'isoler. Pour me réfugier loin des préoccupations du quotidien et du poids devenu insoutenable, de mes responsabilités auprès de William. Me fixer comme un piquet devant une oeuvre et m'y perdre. M'enfuir toute entière dans l’univers parallèle que semblent former les toiles et les sculptures et en oublier la réalité. Quoi de plus beau? Quoi de plus doux? Cela faisait quelques mois que je n'avais plus pris la peine de réaliser l'expérience, dans cette optique d'abandon total de mes anciennes illusions. Seulement, le besoin s'était fait sentir et il me faut admettre que je retrouve un apaisement et une plénitude que je n'avais plus atteins depuis longtemps. « C’est une stèle funéraire celte du cinquième siècle. C’est un peu dur à deviner, comme ça, mais elle représente un guerrier, sûrement très important dans sa communauté. Elle est extrêmement précieuse. Il en existe très peu, en Grande-Bretagne. Tu t’intéresses à l’art celte, alors ? » Ces paroles prononcées d'abord faiblement puis d'une voix plus assurée, me sortent difficilement de mes pensées et je ne saisis finalement que la fin du propos. Rapidement, des mots m'échappent et je bafouille Plus maintenant...enfin plus vraiment... Bien consciente que mes paroles ne sont ni limpides, ni convaincantes, j'abandonne ma contemplation pour me tourner vers mon interlocutrice. Cette grande et ravissante jeune femme n'est autre que Rosie Cerwyn-Hadid, la nouvelle conservatrice du musée. Je me préoccupais encore beaucoup du sort de cette institution à l'époque où elle est arrivée en ville, et nous nous sommes dès lors croisées à plusieurs reprises. Pour le peu que je la connais, je l’apprécie beaucoup. Cependant, je regrette la situation de malaise dans laquelle elle vient de nous mettre. Je n'étais plus venue depuis pratiquement 2 mois et ça commençait à faire long, finis-je par avouer détournant le regard. Pourquoi cet aveux, je n'en sais trop rien.
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can you turn aroud?
You say I'm just another bad guy you say I've done a lot of things I can't undo but before you tell me for the last time I'm beggin' you ▬ maroon V

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