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look what you made me do (lloyd ♥)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : spf
TON AVATAR : rachel mcadams
TES CRÉDITS : eilyam (avatar), tumblr (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : (prise 5/5) lloyd - jimmy - adriel - aiden - thomas
à venir : lizzie

RAGOTS PARTAGÉS : 1024
POINTS : 2807
ARRIVÉE À TENBY : 25/03/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : trente-sept ans
CÔTÉ COEUR : lloyd ♥
PROFESSION : professeur universitaire en nano-biologie
REPUTATION : Aloy est discrète mais elle sait se faire apprécier quand on la connait. Certes, ce n'est pas la figure emblématique du coin, mais ses voisins n'ont rien à (re)dire sur elle. On sait qu'elle enseigne à l'université et doit donc être intelligente, mais son domaine de prédilection reste obscur pour beaucoup. Enfin, Aloy fait son bout de chemin sans chercher à marquer les esprits. Et les gens, eux, ont pour l'instant des ragots à raconter sur d'autres... Jusqu'à quand ?



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MessageSujet: look what you made me do (lloyd ♥) Jeu 7 Sep - 20:39


 
yeux disent le contraire


 
Ce soir, c'était le soir le plus important de ta vie. Tu t'étais décidée, enfin, sur ce que tu voulais faire. Ca devait faire une semaine et demi environ depuis que vous étiez rentrés de Tetbury, et autant de temps que tu avais découvert que tu étais enceinte. Vous aviez tous les deux été très occupés entre temps, tu avais enfin emménagé chez lui, même si tu gardais ta maison pour l'instant. Tu savais que ça se passait bien avec lui, mais mieux valait prévenir que guérir. Il avait rencontré ta famille le week-end dernier. Ca s'était assez bien passé selon toi. Tes parents l'adoraient, tes soeurs aussi, et il avait eu l'air de bien s'entendre avec le fiancé de ta soeur, donc ça allait. Bien entendu, tout le monde lui avait posé beaucoup de questions, mais tu trouvais que ça allait. Ils y avaient été un peu fort avec son passé, son ancien mariage. Juste après le décès de Caroline, ça avait été un peu compliqué, mais dans l'ensemble, ça ne s'était pas trop mal passé. Vous ne leurs aviez pas parlé de ta grossesse. Ca ne se voyait pas encore, et rien n'était sûr à ce moment-là. Mais maintenant tu étais sûre de toi, tu étais décidée à garder cet enfant, et tu savais que ça lui ferait plaisir. Ce soir, ça allait être le grand soir. Et pour une fois, tu avais décidé de faire les choses en grand, pour t'excuser un peu de le faire attendre autant de temps pour finalement prendre une décision que tu aurais pu prendre dès le début. Mais peu importe, l'essentiel était que maintenant, tu étais décidée. Tu étais absolument sûre de toi. Tu avais largement eu le temps de te poser les bonnes questions, et tu étais bien décidée. Tu avais préparé ton coup, tu lui avais dit que tu te débrouillais pour rentrer de l'université, et tu t'étais arrêtée faire des courses pour acheter de quoi lui préparer du poisson en papilottes avec une sauce aux agrumes, tu t'étais un peu surpassée. Tu l'avais envoyé t'acheter tu ne sais même plus quoi, tu avais sans doute usé de tes charmes de femme enceinte et de tes envies soudaines pour lui dire d'aller te chercher quelque chose, histoire qu'il quitte la maison quelques temps. Tu lançais le repas très rapidement, tu mettais tout au four. Tu te dépêchais, tu avais tout juste vingt minutes pour tout préparer, tu te hâtais. Tu voulais le surprendre, vraiment. Il t'avait quitté, tu étais en jogging sous un plaid à lire dans le canapé, tu étais à peu près sûr qu'il ne s'attendrait pas à tout ça. Tu avais pris de quoi vous préparer un dîner romantique sur la plage. Tu avais trouvé une petite table pliante dans le garage, et deux chaises, c'était parfait. Il faisait beau, la nuit allait être étoilée, et il ne faisait pas froid, alors un dîner sur la plage c'était parfait. Tu mettais la table avant de retourner à la maison. Tu jetais un coup d'oeil dans le four. Tu n'avais pas de plan B, alors tu étais particulièrement vigilante quand à la cuisson du poisson. Mais ça avait l'air d'aller. Tu filais à la salle de bain, en attrapant dans la chambre la robe que tu avais acheté dans la semaine. Une jolie robe moulante, avec un haut beige et une jupe noire style tailleur. Tu profitais de porter des robes encore un peu près du corps avant d'avoir plus de ventre et de ne plus ressembler à rien. Tu te faisais belle, tu te maquillais légèrement, comme il aimait. Tu te bouclais aussi un peu les cheveux, maintenant qu'ils étaient un peu plus longs. Tu te regardais dans le miroir. Tu voulais que tout soit absolument parfait pour ce soir. Tout. Tu voulais lui plaire, tu voulais le surprendre, tu voulais qu'il soit heureux de te voir et d'entendre ce que tu avais à lui dire.

Le four sonnait. Ca devait faire presque vingt minutes qu'il était parti. Le poisson était cuit, le riz aussi. Tu débouchais une bouteille de vin blanc pour lui et une bouteille d'eau pour toi, que tu amenais sur la table sur la plage. Tu retournais à la maison. Tu trouvais ça un peu bizarre qu'il ne soit pas encore arrivé. Tu prenais ton téléphone. « Tout va bien ? » Tu lui envoies un premier message. Tu étais sans doute beaucoup trop impatiente. Tu avais hâte qu’il passe la porte, qu’il te voit et que vous passiez une agréable soirée juste vous deux. Mais pas de réponse. Il fallait que tu prennes ton mal en patience. Si ça se trouve, tu étais juste trop pressée, et tu ne voyais pas le temps passer. Tu t’asseyais dans le canapé, tu reprenais le livre que tu lisais quand il était parti, mais tu n’arrivais pas à te concentrer pour lui, tu n’attendais que lui. Mais il n’arrivait pas. Tu n’avais pas d’horloge sous la main. Tu reprenais ton téléphone, et tu voyais que tu avais envoyé ton précédent message dix minutes auparavant. « Lloyd ? » Deuxième message. Bon, ce n’était que dix minutes, il était peut être au volant, mais tu commençais à t’inquiéter un peu. Il n’était pas du genre à ne pas te prévenir s’il avait du retard, même si c’était le temps d’aller faire une course. Tu commençais à trouver le temps long, à faire les cent pas. Ca commençait à vraiment t’inquiéter, tu ne savais pas où il était ni comment est-ce que ça se faisait qu’il mette autant de temps à juste aller te chercher tu ne savais même plus quoi. Tu prenais ton téléphone pour essayer de l’appeler, une fois, deux fois, trois fois. Rien du tout. Là tu avais vraiment peur. Qu’il ne réponde pas à tes sms parce qu’il était au volant, c’était normal. Mais s’il voyait que tu l’appelais plusieurs fois, il se serait arrêté, il t’aurait rappelé. Mais non, rien du tout. Tu ne trouvais plus aucun moyen de t’occuper, tu étais très nerveuse. Tu revenais t’asseoir sur le canapé, tu allumais la télé. Tu ne regardais pas ce qu’il y avait sur l’écran, tu attendais, juste ça. Tu ne savais pas combien de temps tu avais attendu. Mais ton attente prenait enfin fin quand tu entendis la porte d’entrée s’ouvrir. C’était comme un soulagement. Tu ne savais même pas si c’était lui qui ouvrait la porte, mais tu en étais sûre. Tu éteignais la télé et tu te levais pour aller dans l’endroit. « Lloyd bon sang où étais-tu… » Tu t’interrompais en levant les yeux et en voyant son visage. Il n’était pas souriant, au contraire. Tu remarquais qu’il était enflé, son arcade était gonflée, sa lèvre… « Qu’est-ce que… » Tu t’arrêtais, tu ne comprenais pas. Tu oubliais que tu étais sur ton 31, qu’il devait sans doute se poser des questions sur ta tenue, mais ça t’angoissait. Pourquoi est-ce que tu avais l’impression que Lloyd s’est fait tapé dessus ? Pourquoi est-ce qu’il avait l’arcade enflée et la lèvre inférieure à moitié éclatée, avec du… sang ? Ton coeur battait très fort, trop fort, tu t’inquiétais mais tu n’arrivais pas à aller vers lui. Il allait devoir t’expliquer parce que là, tu ne comprenais plus rien, du tout.
 
AVENGEDINCHAINS

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MODO ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs Hadsen.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥, tumblr (gifs) & Cody (speedy).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Aloy, Jimmy, William, Malone & Penny . (5/4)
A venir : Haley, Fiona, Chris, Emma & Kainoa.


RAGOTS PARTAGÉS : 6130
POINTS : 4408
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016

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ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-huit ans.
CÔTÉ COEUR : Aloy ♥.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea.


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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Jeu 7 Sep - 21:11


Things couldn't get any worse.
Well...
Le problème avec le téléphone c'est que si personne ne répond quand on appelle ça ne sert pas à grand chose et c'est un problème. Ni Mark, ni Penny ne daignent répondre au téléphone et tu as bien l'air con assit sur le trottoir avec ton arcade ouverte et du sang sur le visage et la chemise. Tu ne comprends pas ce qu'il s'est passé, tu ne saisis pas. Tu viens de te battre ou plutôt de te faire battre par un idiot que tu ne connais pas. Tu jettes un coup d’œil sur ta montre, tu as encore un peu de temps devant toi avant qu'Aloy ne s'inquiète alors... Tu vas directement au poste de police, en même temps, tu appelles ton avocat sans te rendre compte que tu utilises tes derniers pourcentages de batterie. Au moins, celui-ci te répond et te donne des directives. Tu gardes tout bien en tête et tu vas voir la police. Tu es accueillis sous des regard ahuris. On te propose d'appeler les secours, mais tu dis que tout va bien, c'est le cas, non ? Tu expliques en long large et travers ce qu'il s'est passé, insistant bien sur le fait que ce soit ton agresseur que tu ne connais pas qui t'a frappé le premier. Du coup, vu que tu t'es battu aussi, c'est de la légitime défense. Pas question d'ajouter des problèmes parce que tu viens sérieusement d'atteindre le fond du fond. La mort de Caroline, la grossesse non voulue d'Aloy, l’absence de décision, la reprise des cours et là, tu viens de te faire casser la gueule dans la rue par un inconnu. Tu omets quelques détails de ce qu'il s'est passé avec le jeune homme, tu ne parles pas des menaces. Tu ne veux pas impliquer Penny là-dedans avant de savoir ce que elle, en pense. Ce jeune homme la connaît et c'est à cause de leur relation qu'il est venu te filer une correction. Installé sur un chaise terriblement inconfortable du poste de police, tu jettes un coup d’œil sur ton téléphone, dead. Plus de batterie certainement alors, la montre fera l'affaire, celle qu'Aloy t'a offert à son retour de Pologne et là, tu vois... Tu as plus d'une heure et demi de retard. Il fait nuit dehors. Ton téléphone ne fonctionne plus, elle est enceinte avec les hormones en folies, tu sens que ça ne va pas être une partie de plaisir de retour à la maison. Plus que quelques questions et deux papiers à signer, tu laisses le numéro de ton avocat sur le bas de la feuille et puis, tu t'en vas, refusant une nouvelle fois à ce que quelqu'un te conduise à l’hôpital. Tu  vas bien  putain, tu n'es pas au bout du gouffre. C'est quelques égratignures bien que le coup dans le ventre n'est pas de tout repos. Tu te sens bien con sur le chemin de la maison. Heureusement que personne ne peut te voir, tu n'as pas de veste rien et ta chemise, évidemment est blanche, quoi que désormais, plus trop. Tu as la tête dans le gaz, tu ne saisis pas réellement ce qu'il vient de se passer et tu n'as qu'une hâte rentrer à la maison, fondre dans les bras d'Aloy et prier pour que ce soit un mauvais rêve.

Tu fumes quelques clopes sur le chemin. Tu prends un peu plus de temps que d'habitude en plus pour rentrer, ta démarche n'est pas aussi assurée qu'à ton habitude. Tu sors ta clé de la maison de ta poche et tu ouvres la porte avalant péniblement ta salive. Comment est-ce qu'Aloy va te recevoir. Tu as une boule au ventre. Tu viens de te faire frapper par un inconnu et tu ne sais pas comment est-ce que tu vas lui expliquer ce qu'il s'est passé. Tu entres dans la maison, ouvrant la lumière de l'entrée qui te brûle les yeux et tu fermes derrière toi, à peine retourné, Aloy se dresse en face de toi.  Elle te regarde, choquée et tu n'en reviens pas de la voir sur son 31 alors que lorsque tu es parti, elle était enroulé dans une couverture sur le canapé du salon. Tu ouvres la bouche en quête de mots. « Je... je suis désolé... » Dis-tu à voix basse, baissant les yeux une seconde avant de croiser son regard. « J'ai... Enfin un type m'a agressé dans la rue. Je reviens du poste de police et mon téléphone n'a plus de batterie... » Tu joues avec les manches de ta chemise rougeâtre au niveau de tes mains. « Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé. » C'est vrai que là, tu es un peu trop perdu pour réagir, tu as besoin de jeter cette chemise, la garder pour les preuves et prendre une douche, ou au moins te nettoyer le visage, tu en as besoin. Ce goût de sang que tu as dans la bouche est tout simplement immonde. Pas question que tu l'embrasses ou que tu la touches dans cet état là. « Je ne voulais pas t'inquiéter... Mon putain de téléphone m'a lâché. » Grognes-tu. Tu n'as pas l'habitude d'être vulgaire, surtout pas avec elle, tu arrives toujours à te contrôler mais là, tu viens de prendre cher. Ta virilité est tombée au plus bas parce que tu t'es fais refaire le portrait par un gamin qui en veut à Penny. Tu n'es pas du genre à te battre, absolument pas. Tu la regardes dans les yeux, tu essaies de sourire malgré tout. « Tu es magnifique. » Dis-tu simplement parce que c'est le cas, mais tu ne comprends pas trop pourquoi cette tenue. Est-ce que vous aviez quelque chose de prévu ? Tu n'en as aucun souvenir. Si tu as oublié en plus, tu vas te prendre un savon. Ton comportement ne fait absolument pas de toi quelqu'un de responsable comme tu plais à te croire que tu es... Tu ne l'es pas, en tout cas, pas ce soir.

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CÔTÉ COEUR : lloyd ♥
PROFESSION : professeur universitaire en nano-biologie
REPUTATION : Aloy est discrète mais elle sait se faire apprécier quand on la connait. Certes, ce n'est pas la figure emblématique du coin, mais ses voisins n'ont rien à (re)dire sur elle. On sait qu'elle enseigne à l'université et doit donc être intelligente, mais son domaine de prédilection reste obscur pour beaucoup. Enfin, Aloy fait son bout de chemin sans chercher à marquer les esprits. Et les gens, eux, ont pour l'instant des ragots à raconter sur d'autres... Jusqu'à quand ?



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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Jeu 7 Sep - 22:24


 
yeux disent le contraire


 
L’attente était interminable. Tu sentais déjà que la soirée ne serait pas du tout celle que tu avais initialement prévu. Tu étais complètement inquiète, tu ne savais pas où il était, ce qu’il faisait. Tu n’étais pas jalouse, juste inquiète. Tu te disais que s’il lui était arrivé quelque chose il t’aurait appelé, mais tu n’avais rien, aucune nouvelle. Ca te faisait peur, et ça t’énervait qu’il ne te réponde pas. Tu voulais juste savoir, ce n’était pas tant que ça, si ? Tu tapais du pied, nerveusement, impatiente de l’entendre rentrer ou au moins d’avoir des nouvelles. Mais rien. Tu n’avais rien du tout. Tu n’avais qu’à attendre. C’était long, tellement long. Tu prenais ton mal en patience, de toute façon, tu ne pouvais rien faire d’autre. Quand enfin tu entendais la porte, tu te levais d’un bon. Tu courrais presque jusqu’à la porte d’entrée pour le retrouver, mais tu ne t’attendais pas au spectacle qui se présentait devant tes yeux. L’homme que tu aimais était là, il était bien là. Mais il avait l’arcade éclatée, la lèvre inférieure ouverte, et sa chemise qui était recouverte de sang. Tu ne comprenais pas. Le temps s’arrêtait. Tu n’osais pas t’avancer vers lui, tu n’osais pas le toucher ou l’embrasser. T’étais là, devant lui à l’interroger du regard. Tu détaillais chaque partie de son corps. Sa chemise, blanche, était ensanglantée, ça faisait presque peur. Comment, pourquoi est-ce qu’il avait autant de sang sur lui ? Est-ce que c’était son sang ? Qu’est-ce qui lui était arrivé, bon sang ? Tu avais tellement de questions en tête, mais pas une ne parvenait à passer la barrière de tes lèvres. Tu ne savais pas si tu étais inquiète ou morte d’inquiétude. Et puis, il sentait le tabac, vraiment très fort, et même si tu avais pris l’habitude de ne rien dire sur sa façon de fumer, là ça ne faisait qu’ajouter à ton énervement et à ton incompréhension. Tu ne savais pas quoi dire, tu ne savais pas quoi lui demander, quelles questions lui poser, c’était surréaliste. Tu avais imaginé la soirée parfaite, et là, elle était déjà bien loin. T’oubliais la table sur la plage, le plat au four, ta tenue, toutes ces choses pour faire face à la triste réalité de Lloyd avec le visage en vrac. Pourquoi ? Pourquoi ce soir, pourquoi est-ce que tu lui avais demandé d’aller te chercher un truc dont tu n’avais même pas besoin ? C’était de ta faute en plus de ça. Et tu restais là, incapable de bouger. « Quoi ? Comment ça un type t’as agressé ? Qui ça ? Il t’a fait quoi ? Et toi tu as fait quoi ? » Tu ne savais même pas ce que tu lui demandais. Des questions qui s’enfilaient les unes après les autres, mais ton regard resté figé sur tout ce sang. Ce n’était pas possible, comment avait-il pu saigner autant que ça ? Et puis pourquoi il t’en disait pas plus ? Tu avais besoin de savoir, sérieusement ça faisait plus d’une heure que tu t’inquiétais, tu ne pouvais pas te contenter d’aussi peu d’explications, tu avais besoin de détails. Enfin, non, pas de détails, mais des précisions. Tu t’étais fait un sang d’encre, tu pouvais bien lui demander ça.

Il râlait. Tu n’avais pas l’habitude de l’entendre râler, encore moins de l’entendre jurer. Ca te choquait presque. Comme si c’était la faute de son téléphone à l’entendre. Tu n’aimais pas l’entendre jurer comme ça, c’était totalement injustifié en plus. Il s’était peut être fait agresser, mais s’il n’avait pas de batterie, c’était sa faute à lui, à personne d’autre. « Oui ben j’étais inquiète. T’aurais pu emprunter un téléphone, tu connais mon numéro non ? Ou au moins le numéro de la maison. » Tu étais sèche. Ca ne te ressemblait pas, mais tu étais comme ça. Tu avais en travers de la gorge que votre soirée romantique tombe à l’eau, mais tu l’avais encore plus que Lloyd ait l’air énervé, et prenne l’excuse de ne plus avoir de batterie pour ne pas t’avoir appelé. Il aurait pu rentrer dans le premier bar et emprunter un téléphone. Mais non. Tu étais restée plus d’une heure à te faire un sang d’encre, sans que ça ait l’impression de le déranger. Tu croisais tes bras sur ta poitrine. Tu ne disais rien. Il ne valait mieux pas. Moins tu en dirais, moins tu t’emporterais sans doute. T’avais pas envie de t’emporter de trop, même si ce soir, c’était relativement justifié. Il te complimente, mais tu n’en as rien affaire. Tu passes une main dans tes cheveux en levant les yeux au ciel. Et maintenant quoi ? « Regarde l’état dans lequel tu es Lloyd… » Tu le dévisageais de la tête au pied. Tu n’en revenais pas, c’était pas possible, c’était un cauchemar. Vous étiez censés passer une soirée agréable, être heureux tous les deux, partager une bonne nouvelle. Mais rien de tout ça n’allait arriver. Tu n’étais même plus certaine d’avoir envie de lui dire que tu voulais garder l’enfant. Tu avais beau être sûre de ton choix, tu ne pensais pas que c’était le bon moment. « Tu devrais aller te doucher, je regarderai après ce que je peux faire pour ton arcade et ta lèvre. » Pendant tes études, tu avais suivi quelques cours sur les premiers soins à apporter. Tu saurais peut être lui donner au moins les premiers soins, histoire de voir s’il doit vraiment aller à l’hôpital ou non. Tu le regardais, il devient bien voir dans ton regard que ce n’était pas une question, qu’il ferait mieux d’aller à la douche. Ton regard était dure, sévère. Un regard que tu n’aimais pas avoir, mais là tu avais l’impression de ne pas avoir le choix. Tu le laissais partir à la salle de bain. En attendant, tu renonçais à la soirée. Tu enlevais tes chaussures à talons que tu déposais près du canapé. Tu allais égoutter le riz dans la cuisine. Tu sortais le plat du four. Pour une fois que tu avais fait un effort, tu n’avais même plus faim. Tu posais le plat sur le plan de travail et tu soupirais. Tu n’aimais pas t’énerver, mais tu n’arrivais pas à te contrôler. Tu essayais, au mieux, mais du coup, tu étais froide. Tu n’aimais pas être froide non plus, encore moins avec lui. Mais c’était comme ça. Tu rangeais un peu la cuisine, tu mettrais le tout dans des tuper ware plus tard, si Lloyd avait faim, il n’aurait qu’à manger ça. Tu partais dans le garage, là où se superposait les cartons que tu n’avais pas encore vidé depuis que tu avais emménagé. Tu fouillais dans un ou deux cartons avant de trouver ton kit de premier secours. Tu passais par la salle de bain, il était toujours dans la douche. « T’auras qu’à venir dans le salon quand t’auras fini. » Tu passais tout juste ta tête, tu ne restais pas. Toi, tu te rendais dans le salon directement, tu posais le kit sur la table, tu l’ouvrais. Tu avais des compresses, du désinfectant, une aiguille s’il avait besoin de points de sutures, ce n’était pas très compliqué, mais son arcade n’avait pas l’air complètement explosée, ça devrait aller. Tu attendais, tu faisais courir tes doigts sur la table en signe d’impatience, en attendant qu’il revienne.
 
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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Jeu 7 Sep - 23:23


Things couldn't get any worse.
Well...
Ça cogne tellement fort dans ta tête. Tu avais oublié que tu avais mal d'ailleurs. Ça te revient en pleine face, comme un revers, enfin, comme les coups du jeune homme quelques heures plus tôt. Tu es pathétique. C'est la première fois que ça t'arrive de te battre et de perdre. Généralement, ça se termine mieux, c'était toujours à la fac qu'il y avait des bagarres, vous finissiez toujours à boire des bières après, mais là, non. Jamais tu n'aurais pu partager une bière avec ce type. Quand tu auras tous tes moyens, éventuellement tu aurais envie de partager une bière avec, pour discuter et comprendre parce que tu es trop gentil, tu as besoin de savoir ce qu'il s'est passé, pourquoi la violence est devenue une solution pour lui. Tu as une sainte horreur des conflits et tu viens de mettre les deux pieds dans le plat. Tu t'excuses maladroitement et tu es accueillit comme tu le dois, froidement. « J'étais en train de marcher sur le trottoir, un type m'a demandé si j'avais du feu pour sa cigarette et... Je ne le connaissais pas, et c'était tellement rapide, j'ai rien vu venir... » Il t'a cassé la gueule, tu as essayé de répliquer mais tu en as pris plus que tu en as donné. Cette douleur physique, elle n'est rien comparé à cette douleur morale qui va te suivre pendant longtemps. Car même si l'attaque était préméditée, tu vas avoir peur. Bêtement certainement, mais tu vas flipper de sortir seul les soirs et encore plus si c'est Aloy. Tu en as la nausée rien qu'à l'idée que ce type puisses toucher ta compagne. Ton estomac commence à se tordre. Tu serres les dents. Putain ce que ça fait mal. Cette histoire va te rendre malade tant que tu ne sauras pas pourquoi il en veut autant à Penny. Tu devras lui en parler, mais pas ce soir, non. Non, ce soir, tu dois prendre une douche, prendre sur toi et faire de vraies excuses à ta compagne qui a du se rendre malade du manque de nouvelles et encore plus de ton arrivée dans un état pareil. Tu hoches la tête, évidemment qu'elle a raison. Oui, tu aurais pu prendre un téléphone, mais tu n'as pas pensé, machinalement, tu as appelé l'avocat sans regarder ton téléphone et la batterie. C'est de ta faute de toute façon, aujourd’hui tu as oublié de charger ton téléphone, tu pensais le faire en bossant mais non. Tu le feras cette nuit et tu culpabiliseras lorsque tu verras les messages et les appels manqués. « Je sais, je suis désolé... » à nouveau, tu regardes le bout de tes pieds comme un gosse prit en faute, tu ne veux juste pas en parler maintenant. Tu as besoin de cette foutue douche, de jeter ces fringues là et de nettoyer ton corps de ces traces de la bagarre. « Je sais... » Enfin, tu ne sais pas exactement à quoi tu ressembles maintenant, mais tu ne dois pas être beau à voir, ça change de ta tenue parfaite habituelle à cause de ton travail. Tu reportes ton regard sur elle cette fois, écoutant attentivement ces mots bien que ton cerveau soit en train de te faire comprendre que tu as déjà besoin d'un break. Avec la police, c'était plus simple, tu agissais comme un automate, pas d'émotion, juste des mots explicatifs, là, tu es en plein dans le sentiment et ça fait mal. « D'accord. » Tu enfonces tes mains dans tes poches, la tête basse après avoir croisé son regard sévère et tu t'éloignes d'elle pour monter à l'étage de la chambre, récupérer des habits propres, un t-shirt Star Wars et un pantalon de costume. Tu vas être beau comme ça.

Tu entres dans la salle de bain, tu laisses tes chaussures sur le côté, tu mets tes chaussettes dans le bac de linge sale, de même pour ton pantalon. Ton téléphone quand à lui reste posé sur le rebord du lavabo. La chemise quand à elle reste par terre, tu dois la garder comme ça. Tu laisses ton boxer au sol lorsque tu entres dans la douche, tu allumes l'eau gelée qui ruisselle sur ton corps et tu vois l'eau prendre une couleur rougeâtre qui te rend malade. Tu sursautes lorsque tu entends la voix d'Aloy. Elle te dit de la rejoindre dans le salon quand tu en auras terminé. Tu prends le gel douche d'une main tremblante et tu t'actives à te laver, faire partir le sang, tu restes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien dans l'eau. Tu as besoin qu'elle soit claire et pure, comme d'habitude. Tu sors dès que c'est bon, tu tires une serviette sur ton visage, tu frottes te cheveux vigoureusement, ton corps tout entier. Tu enfiles ton boxer et tu te regardes dans le miroir. Tu vois enfin les dégâts. Tu es pathétique. Tu sens le contenu de ton estomac se précipité, tu as juste le temps de t'approcher de la cuvette des toilettes pour le vider. Tu en as les larmes aux yeux. C'est douloureux, acide. Tu restes quelques secondes immobile puis tu nettoies machinalement avant de te rincer la bouche et de te brosser les dents jusqu'à t'en faire rougir les gencive, à ce qu'elle brûlent.  Tu enfiles le pantalon, le t-shirt et tu passes tes mains dans te cheveux pour te coiffer. Tu ne peux pas te regarder dans le miroir pour le moment. Tu récupères un sachet dans les placards pour y mettre la chemise et la ranger dedans. Tu vas ensuite mettre le sachet dans la chambre, au fond du placard derrière toutes tes autres chemise. Tu souffles, tu essaies de te calmer. Tes mains tremblent encore. Tu ne peux pas faire ça à Aloy. Tu faire les yeux un instant, tu te concentres sur ta respiration et tu descends les escaliers pour la rejoindre dans le salon. Tu n'as pas les mains dan les poches cette fois, tes bras sont le long de ton corps. Tu t'avances presque timidement vers elle. « Voilà. » Tu ne sais pas quoi dire d'autre, ni quoi faire. Tu sais que t'excuser ne vas pas arranger les choses mais tu ne sais pas quoi faire, quoi dire. Tu t'approches d'elle et tu oses la toucher, poser ta main légèrement bleutée sur son épaule que tu caresses tendrement. Et dire que quelques heures plus tôt, cette même main était dans le visage d'un autre, ou ailleurs, ta mémoire commence à te jouer des tours. Tu essaies de sourire, sans succès, tu n'as pas le droit de sourire, tu n'as pas le droit de lui dire qu'elle est magnifique comme tout à l'heure. Tu as le droit de fermer ta gueule et d'assumer tes actes, comme un adulte.

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TON PSEUDO : spf
TON AVATAR : rachel mcadams
TES CRÉDITS : eilyam (avatar), tumblr (gifs)
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POINTS : 2807
ARRIVÉE À TENBY : 25/03/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : trente-sept ans
CÔTÉ COEUR : lloyd ♥
PROFESSION : professeur universitaire en nano-biologie
REPUTATION : Aloy est discrète mais elle sait se faire apprécier quand on la connait. Certes, ce n'est pas la figure emblématique du coin, mais ses voisins n'ont rien à (re)dire sur elle. On sait qu'elle enseigne à l'université et doit donc être intelligente, mais son domaine de prédilection reste obscur pour beaucoup. Enfin, Aloy fait son bout de chemin sans chercher à marquer les esprits. Et les gens, eux, ont pour l'instant des ragots à raconter sur d'autres... Jusqu'à quand ?



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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 13:50


 
yeux disent le contraire


 
T’étais là, toute seule, à ruminer. Ca t’énervait. Tu avais tout préparer, tu voulais que ce soit une soirée exceptionnelle pour vous deux, mais non, ça ne le serait pas. Tu savais déjà que tout était gâché. Tout simplement parce que tu ne pourrais pas passer au dessus du fait qu’il était rentré avec le visage ensanglanté, ainsi que sa chemise. Tu allais garder cette vision en tête pendant très longtemps. Tu ne comprenais pas comment tu avais réagi, tu avais eu peur, pendant qu’il n’était pas là, qu’il ne te répondait pas, et tout c’était justifié quand tu l’avais vu. Tu n’avais pas le droit d’être énervée contre lui, il n’y était pour rien. Mais tu ne pouvais pas t’empêcher de t’en vouloir, de te dire que si tu ne l’avais pas envoyé chercher quelque chose, oui, tu n’aurais pas pu préparer tout ce que tu avais préparé pour ce soir, mais il serait resté à la maison. Et en même temps, tu lui en voulais à lui. Tu t’étais promis de ne jamais lui faire de reproche sur le fait qu’il fume, tu l’avais pris comme ça et jamais tu lui demanderais d’arrêter de fumer. Mais si seulement il n’avait pas fumé, peut être que ce type ne serait pas venu le voir, et qu’il serait rentré sans encombre et… Ca t’énervait d’avoir autant de trucs en tête. Bon sang il s’était fait agressé tu devais être là pour lui, et tu n’y arrivais pas. Parce que tout ce que tu voyais, c’était que votre parfaite petite soirée était ruinée. Tu étais égoïste, tellement égoïste. Mais tu devais lui dire ce soir que vous alliez avoir un enfant, et non. Ca ne serait pas ce soir, et tu allais devoir dormir avec ça, et ça te faisait mal. Tu allais essayer de lui parler le moins possible, parce que tu savais que tu risquais de partir au quart de tour. Tu avais tellement de choses à lui dire ce soir, tu n’allais pas y arriver, tu garderais tout ça pour toi, et tu verrais ça plus tard. Tu attendais qu’il revienne. Tu voyais le plat que tu avais préparé dans la cuisine. Pour une fois que tu réussissais à cuisiner quelque chose, ça n’aurait servi à rien. Tu respirais fort, tu prenais sur toi pour te dire qu’il ne fallait pas que tu sois énervée après lui, tu n’avais pas le droit. Mais ça allait être assez compliqué. Tu ne l’avais pas entendu arriver, tu sursautes presque en sentant sa main se poser sur ton épaule. Tu te levais, tu avais du mal à le regarder dans les yeux. Au moins il ressemblait un peu plus à quelque qu’avant qu’il n’aille à la salle de bain. Tu te tournais vers lui. « Tu n’as qu’à t’asseoir là. » lui dis-tu en désignant la chaise sur laquelle toi tu étais assise. C’était assez lumineux, donc plus facile pour regarder ce qu’il avait. Tu t’avançais vers lui, tu te mettais debout entre ses jambes. Tes mains venaient se placer sur ses joues, et tu faisais doucement basculer sa tête en arrière, pour bien voir ce qu’il avait. Il y avait quand même une certaine tendresse dans tes gestes, juste que tu ne disais pas grand-chose. Tu commençais par regarder son arcade, c’était un peu ouvert mais ça n’avait pas l’air très profond. Et ça ne saignait plus. Tu prenais une compresse pour essuyer les restes de sang sécher. Puis, tu prenais un morceau de coton sur lequel tu mettais du désinfectant. « Ca va piquer un peu… » murmures-tu doucement avant d’appliquer le coton sur la plaie, histoire de désinfecter un peu. Ce n’était pas vraiment ouvert, ça n’avait pas exploser, un sparadrap ferait sans doute l’affaire. « Tu ne devrais pas avoir besoin de points. » Tu as des pansements assez fins, tu allais lui mettre ça, ça devrait suffire et au moins, ça serait relativement discret. Tu lui mettais ça, avant d’examiner sa lèvre.

C’était une autre affaire, c’était enflé, et ça avait l’air de saigner encore un peu. Ce type ne l’avait vraiment pas loupé. Tu reprenais le même schéma. Tu nettoyais la plaie, qui finalement ne saignait pas tant que ça. Tu désinfectais, tu sentais son visage se contractait, sans doute parce que ça piquait un peu. Tu déposais le coton sur la table. « Je vais pas pouvoir te mettre de pansement ici, mais ça devrait aller. » C’était une zone trop humide, ça ne tiendrait pas. Ce n’était pas arrangeant, surtout que tu savais qu’une blessure dans cette zone mettait du temps à cicatriser. Et en plus c’était enflé. Tu réfléchissais un instant, et sans rien dire, tu repartais dans la cuisine. Tu sortais un sac en plastique qui se fermait, un truc avec un zip, dans lequel tu mettais quelques glaçons que tu trouvais dans le congélateur. Tu enrobais le sac d’un torchon, pour éviter que ça ne dégouline de partout. Tu retournais voir Lloyd, et tu lui tendais le pochon que tu venais de faire. « Tiens. Tu mets ça sur ta lèvre, pour que ça dégonfle un peu, et tu peux mettre ça sur ton arcade aussi, ça calmera la douleur si tu as mal. » Tu le posais dans sa main, et tu t’écartais. Tu croisais les bras sous ta poitrine. Tu ne savais pas quoi faire d’autre. Il ne fallait pas que tu parles trop, tu risquais de dire des choses que tu n’avais pas envie de dire. « Est-ce que tu as mal autre part ? » tu lui demandes, sans vraiment le regarder. Tu espérais que non, tu espérais que ça se limitait à ça. Ca te fichait la trouille de voir qu’il pouvait se retrouver comme ça. Tu levais les yeux pour le regarder, mais ils s’arrêtaient sur les mains de Lloyd qui tenaient la glace que tu lui avais apporté. Tu remarquais que les articulations de ses points étaient très rouges, comme si c’était dû au froid, mais non, pas à cette période de l’année. Et il semblait avoir des bleus aussi. « Lloyd, tes mains… » Tu ne savais pas trop ce que tu devais comprendre, et assez malheureusement tu te doutais vite ce à quoi c’était dû. Tu avais pris l’habitude il y a longtemps. Quand tu étais avec Jimmy. C’était un bagarreur, il n’était pas rare qu’il rentre après s’être battu, même si en général, ce n’était que des bastons de bar. Il avait le main comme ça, enflées parce qu’il avait donné des coups. Mais non, tu ne voulais pas que ce soit ça. Pas Lloyd. « Tu… » Tu n’arrivais même pas à t’exprimer, ça te paraissait surréaliste de t’imaginer Lloyd taper sur quelqu’un, même quelqu’un qui avait ‘commencé’, si on pouvait dire ça comme ça. « Tu t’es battu ? » Ta voix n’est qu’un murmure. Tu n’attendais pas de réponse, ça ne pouvait être que ça de toute façon. Tu soupirais, tu essayais de te contrôler pour ne rien dire. Tu passais une main dans tes cheveux, tu fuyais son regard. Il valait mieux que tu ne dise rien. Tu récupérais les compresses et les cotons usés que tu avais laissé sur la table. Tu partais dans la cuisine, mettre tout ça dans la poubelle. Dos au salon et à Lloyd, tu prenais un instant pour toi, tu fermais les yeux. Tu respirais. Tu étais en train de t’énerver toute seule et ça ne servait à rien. Mais ça t’énervait qu’un mec comme Lloyd qui était un homme bien, un homme gentil, adorable, et bourré de qualités, se rabaisse à taper sur quelqu’un comme ça, dans la rue. Tu n’avais pas envie d’y croire. C’était Lloyd, ce n’était pas Jimmy. Et ça t’énervait de faire ce lien dans sa tête, mais tu ne pouvais pas t’en empêcher. Tu essayais de te reprendre. Tu venais te laver les mains. « Il y a de quoi manger dans la cuisine si tu as faim. » Toi, tu n’avais plus faim, du tout. Tu te contentais d’attraper un verre dans un des placards et de te servir en eau. Tu t’appuyais contre l’un des éléments de la cuisine, tu avais ton regard dans le vide. Là tout de suite, la seule envie que tu avais, c’était d’aller te coucher. Tu oubliais la table installée sur la plage, ta tenue élégante, et toutes tes bonnes intentions. « Je vais me changer. » dis-tu en quittant la cuisine pour monter dans la salle de bain. Tu le fuyais un peu, parce que tu savais que si tu restais avec lui, ça allait être difficile. Tu montais, et mais tu ne te changeais pas. Même si tu avais envie de quitter cette robe qui n'était pas non plus des plus confortables, tu t'en fichais un peu. Tu te regardais dans le miroir. Cette soirée n’était vraiment pas ce que tu voulais. Et sans trop comprendre pourquoi, les larmes te montaient aux yeux. Tu étais en train de te regarder pleurer. Mais pas à gros sanglots, juste quelques larmes. Tu les essuyais d’un revers de la main. Ca allait être une nuit difficile.
 
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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 15:06


Things couldn't get any worse.
Well...
Tes doigts se contractent et se retirent de son épaule, elle a sursauté. Elle n'avait jamais sursauté avant lorsque tu la touchais et ça, même pas surprise. Ton bras revient se mettre le long de ton corps et tu suis ses instructions sans broncher. Docilement, tu t'installes sur la chaise et tu poses tes mains sur tes genoux. Tu ne la touches pas lorsqu'elle se glisse entre tes jambes pour regarder ton visage marqué par les quelques coups. Tu tends ta tête en arrière pour lui laisser le champ libre et tu fermes yeux, tu ne peux pas affronter son regard, de toute façon, elle ne peut même pas te regarder non plus. Jackpot Lloyd. Ce type a non seulement réussi à te faire peur, mais il est en train de foutre la merde dans votre couple. Si seulement tu avais choisi un autre chemin, un autre soir pour sortir. Tu ne sais même pas pourquoi tu étais dehors au lit d'être resté sur le canapé avec Aloy. Tu respires par accoups, tu es incapable de faire autrement. Tu as mal lorsqu'elle désinfecte, mais ce n'est rien comparé à tout le reste. Tu pries au fond de toi qu'elle ne touche pas ton ventre, le simple fait de te pencher te fait mal. L'adrénaline n'est plus là, elle ne couvre plus la douleur des coups. Péniblement tu avales ta salive, toujours en silence, il n'y a qu'elle qui parle si on peut appeler ça parler. Elle s'occupe de ton arcade dans un premier temps et tu es ravi d'apprendre que tu n'auras pas besoin de points de sutures, pas question de mettre les pieds à l’hôpital de toute façon. Elle met un pansement, tu le sens, tu as cette impression qu'elle pose quelque chose sur cette arcade qui continue de brûler. Ses mains lorsqu'elles sont sur ton visage c'est normalement pour des caresses, tu y trouves toujours une tendresse qui te rend fou d'elle, mais là, c'est totalement différent. Aloy est toujours aussi tendre, mais ce n'est plus la même chose, elle doit te soigner parce que tu n'as pas su tenir ta langue, parce que tu as agis sous l'impulsion et parce que tu as défendu ton honneur devant ce petit merdeux. Tu manques de sursauter lorsqu'elle désinfecte ta lèvre, là par contre, c'est plus douloureux et pourtant c'est le coup de moins fort. Le pire était celui dans le ventre, le premier que tu as reçu, celui qui t'a envoyé au tapis. Celui qu'elle ne voit pas. Enfin la douleur physique n'a rien comparé à cette douleur lancinante qui est dans ta tête, parce qu'elle ne parle pas, parce qu'elle ne te regarde pas et parce que tu as l'impression de tout foutre en l'air. Les gens qui pensent que tu es intelligents, ils se trompent. Tu es un idiot comme tout le monde, tu réponds à des attaques, tu subits ton impulsion et tu te laisses guider par l'adrénaline. Tu ouvres enfin les yeux lorsqu'elle te quitte l’absence se fait immédiatement sentir, mais pour peu de temps, elle revient avec un torchon. De la glace, une bonne idée, ça va t'aider à oublier une douleur. Tu la remercies du regard et tu portes la poche de glace sur ta lèvre, l'arcade ça va franchement. Tu essaies de respirer normalement mais tu as toujours l'impression d'avoir quelque chose dans ta gorge qui te bloque. Tes yeux se referment à nouveau jusqu'à ce qu'elle te demande si tu as mal autre part. « Oui. » Partout, putain de partout tu as mal.

Tu n'en dis pas plus, tu ne te sentiras pas à l'aise à montrer que tu es encore plus faible que ce qu'elle voit déjà. Bah oui, tu t'es battu enfin, tu t'es défendu. Si vous vous étiez battus vraiment, tu serais à l’hôpital et lui aussi sans doute. « Oui. » Dis-tu simplement, tu ne mens pas, à quoi bon mentir ? Tu regardes tes pieds et par la même occasion les siens, elle s'active à ranger ce qu'elle a sorti pour te soigner et elle s'en va tout mettre à la poubelle sans doute. Aloy revient, elle te propose de manger et la simple idée de mettre quelque chose dans ton estomac te donne à nouveau la nausée. Tu serres les dents et tu tentes de te calmer. Ton sent que ton cœur reprend du service en battant de plus en plus fort. Tu as envie de fumer, de sortir, de respirer, de tout oublier, de revenir en arrière, de l'embrasser, de pleurer dans ses bras, de dormir avec, de tout sauf ce qu'il se passe à cet instant. Tout est en train de t'échapper. Tu ne réponds pas, tu culpabilises. Elle a cuisiné. Évidemment qu'elle a cuisiné et puis, elle est tellement bien  habillée, elle avait prévu quelque chose et toi, tu as été faire le con dehors. Tu es en colère. Tu n'as pas le droit d'être en colère. Aloy n'a pas à te voir en colère. Toi qui est si calme et si gentil en temps normal. Tu ne sais pas où est-ce qu'elle est, tu gardes tes yeux fermés, tu mets la poche de glace sur ton arcade pour te donner une contenance. Elle s'en va. Elle va se changer. Aloy te quitte un moment et tu ne bouges pas, tu ne cherches pas à le rejoindre, tu as l'impression de ne pas mériter de proximité. Tu souffles rapidement et tu t'appuies sur la table pour te redresser. Tu quittes la cuisine,  tu titubes dans le salon manquant de renverser un vase sur le côté pour sortir dehors, poussant la porte de la baie vitrée. Tu prends une immense bouffée d'air frais. Tu as encore les cheveux mouillés, le frais te fait tellement de bien. Tu ne te sens plus oppressé comme à l'intérieur. Tu abandonnes la poche de glace que tu poses sur ta table en bois et tu t'installes sur une chaise, prenant ton visage entre tes mains. Est-ce que tu pleures ou est-ce que c'est encore du sang qui coule de tes joues, tu ne sais pas. Tu viens de faire une énorme erreur ou alors est-ce que c'est une erreur qui t'est tombé dessus, est-ce que c'est possible au moins ? Tu n'en sais rien, tu subis juste des aléas de la vie. Tu fais par la même occasion souffrir ton entourage. Tu n'as pas le droit d'être comme ça, tu vas avoir cinquante ans, tu veux devenir père, tu veux te marier et tu as tout, sauf l'air responsable. Tu sèches tes larmes et tu reprends la poche de glace contre ta lèvre. Tu ne sais pas ça fait combien de temps que tu es là, tu as du mal à te rapprocher de la notion du temps, elle t'échappe, tout comme cette situation toute entière. Il faut que tu te concentres sur ta respiration  pour ne pas paniquer et ta position pour ne pas que ton ventre te fasse te tordre de douleur. Ça va aller, non ?

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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 17:12


 
yeux disent le contraire


 
Oui. Tu avais impression qu’il n’avait que ça à dire. T’aurais pensé que de lui même, il t’aurait montré où est-ce qu’il avait mal. Mais non, il se contentait de répondre te de rester assis là. Même si tu te trouais un peu égoïste de réagir comme ça, tu le trouvais encore plus égoïste de garder ça pour lui. C’était trop bizarre. Lloyd et égoïste, c’étaient deux termes qui n’allaient pas du tout ensemble. Et pourtant là, tu ne pouvais pas t’empêcher de te dire qu’il pensait un peu trop à lui et pas assez à vous deux. Tu avais besoin qu’il te parle, qu’il t’explique, mais il restait silencieux. Tu étais en train de bouillonner de l’intérieur, et ce que tu gardais en toi ne faisait que grandir quand tu notais les bleus sur ses mains. Là encore, il n’avait rien d’autre à dire que oui. Il s’était battu. Tu avais envie de craquer, de pleurer. Tu essayais de garder le peu de fierté que tu avais là tout de suite. Tu te grouillais dans la cuisine et tu t’en allais dans la salle de bain. Tu l’abandonnais là, tu n’arrivais pas à rester devant lui comme ça. Une fois dans la salle de bain, tu prenais deux minutes pour toi. Tu te regardais dans le miroir. Les larmes te montaient aux yeux et tu commençais à pleurer. Tu essuyais directement les larmes qui perlaient au coin de tes yeux. Tu pouvais pas pleurer. Tu n’avais pas vraiment le droit de t’énerver. Mais entre la fatigue et la frustration de votre soirée qui tombait à l’eau, tu étais à bout de nerf. C’était aussi pour ça que tu préférais venir t’enfermer dans cette salle de bain, pour éviter de déverser ta colère sur lui. Bon sang il s’était battu, tu n’arrivais pas à y croire. C’était Lloyd, le doyen de l’université, l’homme qui donnait tout pour son travail. Il était sérieux, et attentionné. Il n’était pas un mec comme ça à se battre dans la rue. A rendre les coups. Non c’était pas possible, c’était pas l’homme que tu aimais, c’était pas le futur père de ton enfant qui était comme ça. Les larmes continuaient de couler, tu respirais, tu essayais de te contrôler. Tu n’arrivais pas à réaliser, tu n’avais pas envie de réaliser ce qu’il s’était passé. Tu respirais fort, tu essayais d’arrêter de pleurer. Tu te regardais, tu n’allais pas pouvoir rester là éternellement. Tu essayais de t’arranger un peu, de nettoyer le mascara qui avait coulé avec les larmes. Tu ne te changeais même pas, tu avais oublié, peu importe. C’était juste une excuse pour ne pas à avoir à pleurer devant lui. De toute façon, il avait bien vu que tu n’allais pas bien, et pourtant il ne te disait rien. Donc ça ne servait à rien de pleurer devant lui de toute manière. Tu sortais de la salle de bain, en te donnant un minimum de contenance. Tu ne savais pas ce que tu allais faire en bas, si tu allais vers lui ou encore ce que tu allais lui dire. Tu n’étais même pas certaine d’avoir envie de te retrouver devant lui. Tu le sentais mal, tu avais l’impression que ça allait exploser entre vous.

Tu descends, tout doucement. Tu constatais directement qu’il n’était plus là, mais que la baie vitrée était ouverte. Il devait être dehors. Est-ce que tu devais aller le rejoindre ? Tu ne savais pas. S’il était sorti, c’est qu’il voulait être tranquille, non ? Tu ne savais pas trop, mais tu sentais des maux de ventre qui revenaient. Tu n’arrivais pas à savoir si c’était le bébé ou si c’était dû au stress de la situation. Mais du coup, tu prenais les médicaments que le gynécologue t’avait prescrits. Juste un truc pour le mal de ventre. Bon, et maintenant ? Est-ce que tu devais le rejoindre ? Ou bien est-ce que tu te mettais dans le canapé à lire sans chercher d’en savoir plus ? Tu restais un moment le regard dans le vide, à te poser la question. Une partie de toi te dit qu’il vaut sans doute que vous restiez chacun de votre côté, sans chercher à rajouter de l’huile sur le feu. Mais d’un autre côté il t’avait aussi dit qu’il avait mal autre part. Et même s’il n’avait rien dit de plus, tu te voyais mal rester là alors que quelque chose n’allait pas. Tu étais vraiment très énervée contre lui. Mais quand même pas au point de le laisser souffrir de son côté sans rien faire. Tu t’avançais vers la terrasse. Il était bien là, assis à la table. Il n’avait pas l’air de remarquer ta présence. Tu pourrais faire demi-tour. Mais tu restais là, quelques instants, sans qu’il ne te remarque. Le voir comme ça, ça te faisait mal, sans doute pas autant que la douleur physique qu’il pouvait avoir, mais ça te faisait quand même super mal. Et malgré tout, c’était plus fort que toi, tu n’arrivais pas à aller vers lui, à le rassurer. Tu lui en voulais de ne pas t’avoir appelé, de ne pas te parler. Tu avais presque l’impression qu’il te repoussait. Tu t’asseyais sur la marche entre la maison et la terrasse. Tu te tenais le ventre, tu avais mal, et ce n’était sans doute pas le bébé, juste l’angoisse. Tu baissais les yeux. « Alors c’est tout ? Tu t’es battu, et tu ne vas rien me dire de plus ? » T’étais super sèche dans tes paroles, ça ne te ressemblait pas. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il te parle, c’était plus pour lui annoncer ta présence. Mais rien que de lui avoir dit ça, les larmes te remontaient aux yeux. Tu levais les yeux, tu passais tes mains en dessous de ces derniers. « Peu importe. » Tu lançais ça comme ça, l’air de rien. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il te dise quoi que ce soit de plus de toute façon. T’étais froide, distante. Ce n’est pas que tu ne voulais pas être plus proche de lui, mais tu ne pouvais pas. « Où est-ce que tu as mal ? » Tu lui demandes, parce que là tout de suite, tu essayais de te convaincre toi-même que c’était la seule chose qui importait, mais plus ça allait, plus tu te disais que ça n’allait pas, que ça n’irait pas mieux. Et que ça allait finir par dégénérer.
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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 18:45


Things couldn't get any worse.
Well...
C'est le moment parfait pour éclater, pour tout lâcher, toute cette pression que tu accumules en toi depuis des mois et des mois. Le sport ça marchait au début, mais c'est de trop, la bagarre, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Tu as besoin d'éclater de rejeter toute cette douleur que tu gardes ne toi, toute cette pression. C'est vrai, tu as toujours l'air parfait avec tes sourires, tes mots doux, tes caresses. Tu es parfait sous tous les angles. Ça plaît aux autres. Mais tu as des défauts et c'est justement de ne rien dire, de tout garder, d'avaler, de prendre sur toi et puis de faire comme-ci. Ton divorce, le procès, le départ de Quinn, les quelques jours d’absence d'Aloy, la mort de Caroline, la grossesse et là, la bagarre. C'est tout d'un coup, c'est trop. Tu as besoin d'exploser, tu n'es pas aussi fort qu'on puisse le croire, tu subis la plupart du temps que quand ça ne va pas, tu travailles. Tu te caches dans ton travail parce que ça t'empêche de penser et oui, là, tu donnerais tout pour avoir des copies à corriger,  passer la nuit s'il le faut. Tu dois arrêter de penser, ça te fait bien trop mal. C'est impossible pour toi de t'imaginer craquer devant Aloy, tu ne peux pas crier, tu ne peux pas être en colère. Tu dois rester calme alors oui, tes phrases ne sont que des simples mots. Ça doit la mettre en colère, mais elle est enceinte. Tu te dois de faire attention alors même si c'est terriblement maladroit, tu ne vas en aucun cas lever la voix. Pas question de lui faire peur. Tu es fort et quand bien même si tu ne l'es pas du tout à cet instant, tu dois tout faire pour la protéger. Tu profites de l'air extérieur, c'est apaisant pour toi et tu sens que ton rythme cardiaque se calme, doucement mais sûrement. Tu dois pouvoir respirer correctement, mais pas encore. Il faut que tu attendes, mais encore combien de temps. Demain, tu as du boulot. Qu'est-ce que tu vas faire ? Appeler un médecin, prendre quelques jours et prévenir ta secrétaire que tu vas bosser à la maison ?C'est la première fois que tu vas mentir pour le travail mais tu ne peux en aucun cas te rendre là-haut avec cette tête là. Tu vas essuyer trop de regards de travers, trop de questions et tu n'en es pas capable. Il suffit de te voir là avec tes phrases courtes et ton refus d’obtempérer. Aloy ne doit pas comprendre que tu fais ça pour elle. Tu as juste peur de craquer. Ne pas crier, encore moins hurler, garder des propos cohérents et se concentrer sur la respiration. Tu manques de sursauter, lâchant presque la poche de glace lorsque tu entends sa voix, sèche et glaçante. Au moins, c'est certain, tu n'auras aucun réconfort venant d'elle et ça te bouffe. Ta mâchoire se serre immédiatement à t'en faire grincer les dents. Tu restes cependant silencieux. Tu la laisses parler et notes dans sa voix qu'elle se force, il y a quelques chose qui ne sonne pas rond. Tu te décales sur le côté prenant soin à ne pas aller trop vite et cette fois, tu la regardes, assise sur le rebord de la porte, elle se tient le ventre. Tu fronces immédiatement les sourcils et ton degrés d'inquiétude commence à grimper en flèche. Putain Lloyd, elle est enceinte, tu peux pas faire le con. Tu n'as pas le droit de faire le con alors tu prends le reste de tes forces et tu fais ce que tu sais si bien faire.

« Je suis tellement désolé mon cœur.... » Tu baisses les yeux. « Ce type m'est tombé dessus dans la rue, je ne le connais pas, je ne sais pas ce qu'il me voulait et il s'est jeté sur moi. » Tu marques une pause, tu respires. « Je me suis défendu, mais... » Tu es vieux, il est jeune, on connaît le topo. « C'était court, j'ai perdu la notion du temps, comme si ma raison c'était enfuit et je me suis retrouvé devant la poste de police, machinalement j'ai expliqué. » Comment est-ce que tu fais pour parler comme ça Lloyd ? Comment tu y arrives ? « Je suis rentré ensuite, j'ai oublié de charger le téléphone et j'avais l'impression d'être comme un veille, comme si je comprenais pas... » On respire, ça va pas aller du tout, mais on respire quand même. « Je suis tellement désolé... Je suis vraiment un c... un idiot. » Non, pas de gros mots, tu es Lloyd, ne l'oublies pas, pas d'insultes, pas de colère, pas de gros mots. « Je ne voulais pas te mettre dans un état pareil, je ne veux pas te faire de mal, te mettre en colère, je ne veux pas.... » Et voilà, ça commence à trembler dans la voix, mais tu ne vas pas pleurer, tu ne veux pas qu'elle te prenne en pitié. Tu ne t'attends pas à ce qu'elle accepte tes excuses directement, tu penses que tu vas en prendre plein dans la tronche, mais tu vas être fort. On inspire, on expire, voilà. « Le premier coup que j'ai eu était dans l'abdomen. » Un coup assez fort pour te faire tomber en arrière et te couper un peu plus que le souffle. « Le reste au visage. » Tu poses la poche de glace sur la table. « Je me suis défendu. » Tu bouges un peu ta main légèrement bleutée et rougie en même temps. Il va  certainement avoir du mal à mâcher pendant quelques jours, penses-tu, pas question de dire ça à voix haute sinon tu vas t'en prendre plein dessus. Tu ne sais pas quoi dire de plus, enfin si, tu peux dire que tu pensais que les choses là, ça n'arrive qu'aux autres, mais non, toi, tu es une belle cible, tu es une cible parce que tu connais Penny. Elle et ce jeune homme ont un passé certainement commun et tu as besoin de savoir, mais plus tard. Là, tu donnerais ta main à couper pour un peu de tendresse, pour un câlin, un baiser. Tu as juste besoin de ça. « Je suis tellement désolé mon cœur... Tu ne peux pas imaginer... » à  nouveau, tu regardes le bout de tes pieds, ils sont beaux, non ?

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ÂGE DU PERSONNAGE : trente-sept ans
CÔTÉ COEUR : lloyd ♥
PROFESSION : professeur universitaire en nano-biologie
REPUTATION : Aloy est discrète mais elle sait se faire apprécier quand on la connait. Certes, ce n'est pas la figure emblématique du coin, mais ses voisins n'ont rien à (re)dire sur elle. On sait qu'elle enseigne à l'université et doit donc être intelligente, mais son domaine de prédilection reste obscur pour beaucoup. Enfin, Aloy fait son bout de chemin sans chercher à marquer les esprits. Et les gens, eux, ont pour l'instant des ragots à raconter sur d'autres... Jusqu'à quand ?



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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 20:01


 
yeux disent le contraire


 
Tu n’étais vraiment pas sûre que ce soit une bonne idée d’aller le voir. C’était difficile, comment est-ce que tu arrivais à te dire que ce n’était pas une bonne idée d’aller le voir. Comment est-ce que c’était possible d’en arriver là ? Mais il t’avait dit qu’il avait mal autre part, tu pouvais pas le laisser comme ça. Tu étais tiraillée, c’était beaucoup trop dure, c’était pas ce que tu voulais, ce n’était pas comme ça que tu avais imaginé votre soirée, ni votre relation d’ailleurs. Mais bref, tu prenais quand même la décision de le rejoindre. Tu n’allais pas t’asseoir avec lui, tu restais assise sur la marche qui donnait dehors. Tu attendais un moment avant de l’interpeller. Même toi tu constatais à quelle point tu n’étais pas gentille, tu étais beaucoup trop sèche avec lui, mais c’était plus fort que toi. Tu te tenais le ventre à cause de cette situation stressante, tu te mordais l’intérieur des joues. Tu l’écoutais, il se confondait en excuse, et même si tu sentais bien dans sa voix qu’il était désolé, tu n’arrivais pas à l’accepter. Tu le fuyais du regard, tu regardais sur le côté, ou la mer au loin, mais pas lui. Tu sentais que tu étais à deux doigts de te mettre à pleurer. Si ton regard croyait le sien, c’était terminé tu le savais très bien. Alors tu veillais à le fuir. Mais tu écoutais. Tu écoutais ce qu’il avait à te dire sur ce type. Tu ne comprenais pas pourquoi lui, il ne faisait de mal à personne Lloyd, tu ne comprenais pas comment il avait pu se retrouver dans une situation pareille. Mais tu baissais les yeux quand il te disait qu’il s’était défendu. Lui appelait ça se défendre, pour toi ce n’était rien d’autre que rendre les coups qu’il avait reçu. C’était peut être une histoire de fierté masculine, mais tu ne concevais pas que Lloyd puisse se rabaisser à simplement rendre les coups. Les enfants, les adolescents rendaient les coups, pas les adultes, pas les hommes, les vrais, comme lui. Ca t’énervait, tu continuais de le fuir du regard et tu tapais du pied. En plus d’apprendre qu’il avait été au poste de police, on lui avait forcément proposé d’appeler quelqu’un non ? Ou il aurait pu demander ? Mais non, rien, pas un coup de fil, pas un message, rien du tout. Et c’est ça qui t’énervait vraiment, qu’il t’ait laissé comme ça, sans rien te dire pendant presque deux heures, alors que tu l’attendais au bout de vingt minutes. Tu étais d’accord, il avait agit comme un idiot, comme un imbécile. Mais c’était ses derniers mots qui finissaient par t’achever. Il voulait pas que tu soit en colère. Alors quoi, tu étais censée ne pas réagir, ne rien dire du tout ? « Oui ben, ça, c’est un peu tard. » Tu dis à voix basse, presque plus pour toi. Tu étais déjà en colère. Mais tu évitais de lui répondre, ça n’avait pas d’importance de toute façon, ce qui était fait était fait.

Tu savais qu’il avait mal autre part. C’était tout ce qui t’importait là maintenant. Tu lui demandais où est-ce qu’il avait mal. Tu allais t’occuper de lui, et après, tu passerais sans doute le reste de la soirée dans ton coin. T’avais pas envie que ça dégénère entre vous. Tu étais déjà assez méchante sans le vouloir avec lui, c’était suffisant. Il te dit qu’il a eu un coup dans l’abdomen, et le visage. Le visage tu avais bien vu. L’abdomen, tu devrais voir parce que ça risquait de marquer rapidement. Tu te levais. Tu allais lui demander de te montrer son ventre, mais il ajoutait qu’il s’était défendu. Ca te faisait grincer les dents, il appuyait encore là dessus. « C’est ça le problème, t’aurais pas du te défendre. » Tu avales ta salive, ça te fait super mal de lui reprocher ça. Mais sans ça, il ne serait peut être pas autant amoché, il n’aurait pas eu autant de retard. Mais non, il avait préféré se défendre et taper sur un inconnu. Ton regard se levait en même temps que toi, et tu finissais pas le regarder directement, sans doute la première fois depuis qu’il était revenu. « T’aurais pas du te défendre. T’aurais dû tourner les talons, et t’en allais. T’aurais dû être plus intelligent que ce type. » Tu t’en voulais de lui reprocher ça, mais une partie de toi était convaincu qu’il n’avait pas bien réagi. Il valait tellement mieux que ça, tu le savais. Tu le pensais du moins. Tu l’espérais, là maintenant tu avais peur de t’être trompée. « Et puis tu pourras dire autant que tu veux que tu t’es ‘‘juste’’ défendu, finalement, c’est comme si tu t’étais battu avec ce mec que tu ne connais pas. La question c’est juste qui a donné le premier coup. C’est… » Ridicule, imbécile, puérile. Mais tu te rendais compte de ce que tu disais. Tu l’enfonçais, et ça ne servait à rien, ce n’était pas ce que tu voulais. « Bref… » Tu soufflais. Tu levais les yeux vers lui. Il s’excusait encore une fois, mais ça ne t’atteignait pas. « Et toi tu peux pas t’imaginer à quel point j’ai pu m’inquiéter, à quel point ça m’énerve que tu puisses te comporter comme ça et à quel point… » Tu étais en colère, à quel point tu lui en voulais et tu t’en voulais encore plus de réagir comme ça. Tu respirais un bon coup, tu fermais les yeux un instant. « Peu importe… Montre moi ton ventre, si t’as un hématome trop important, il vaudrait mieux aller à l’hôpital. » Clairement, tu essayais d’éviter une discussion, ou plutôt une dispute sérieuse par rapport à votre couple, mais plus ça allait, plus tu savais que ça finirait par exploser.
 
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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 21:03


Things couldn't get any worse.
Well...
C'est quand même dingue de voir à quel point tu t'es acharné sur un type pour défendre ta fierté masculine alors que là, tu l'écrases jusqu'à ce qu'elle ne soit plus existante. Tu as d'ailleurs l'impression de tout perdre. L'idée de lui donner raison et de ne pas la contrarier te rappelle des doux moments avec Caroline ou tu ne disais jamais, elle avait toujours raison de toute façon. Caroline aurait même été contente de savoir que te sois défendu, que tu aies été un homme pour la première fois dans ta vie. Mark aurait ragé sur le coup, mais il aurait comprit. Pas Aloy. Tu n'as pas besoin de t'engueuler, de te mettre six pieds sous terre et pourtant, tu sais que l'un des deux va arriver. Il faut que ce soit six pieds sous terre, tu ne dois pas lever la voix, tu ne dois pas hurler, tu ne dois pas perdre le contrôle. Enfin, si tu l'as déjà eu une seule fois ce soir. Tu te prends te prends comme des claques à l'entente de ses mots et tu regardes toujours le bout de tes pieds, tu ne la regardes pas. Tu n'en as visiblement pas le droit et puis, si tu remarques qu'elle te fuit du regard, tu ne supporteras pas. Au fond de toi, tu as l'impression de prendre la pire des correction que tu n'as jamais eu. Ce qu'Aloy te fait subir là, c'est pire que les quelques coups que tu t'es mangé quelques heures plus tôt. Chacun de ses mots, c'est un coup de pelle donné en plus dans ta tombe que tu te creuses toi-même parce que tu ne peux pas lui demander de se salir les mains pour un type comme toi. Tu as l'impression d'être une sous-merde. Bah oui Lloyd, pourquoi répondre à des coups, pourquoi ne pas se laisser tabasser à mort par terre et crever sur le trottoir ? Ça semble si logique pourtant. Bah oui, qu'est-ce que tu es débile Lloyd. Pourquoi faire compliqué quand tu peux faire simple. Ça aurait été tellement mieux que l’hôpital l’appelle pour lui annoncer qu'ils ont récupéré ton corps inanimé sur le bord de la route. Tu es comme l'autre merdeux, tu es pareil. Vous êtes des idiots qui pensent à la virilité et à la fierté. Voilà ce que tu te martèles dans la tête évidemment qu'Aloy a raison. Tu ne peux pas t'être battu pour l'honneur de Penny, celle que tu considères comme ta fille, non, tu es juste un pauvre idiot qui rend les coups qu'on lui donne. Putain, la douleur au ventre, c'est rien absolument rien à la violence de ses mots. Qu'est-ce que tu vas faire Lloyd ? Comment est-ce que tu vas t'en sortir ? « Je sais... » Murmures-tu pathétiquement, tu lui donnes raison, tu lui offres ton corps, ton cœur, ton âme sur un plateau d'argent et qu'elle en fasse ce qu'elle veut. Tu as bien trop peur de la perdre que tu préfères étouffer sur place dans ton anxiété. Tu as oublié de respirer, tu as peur de respirer. Tu continues de serrer la mâchoire. Elle se lève, elle veut voir ton abdomen, elle ne verra rien, c'était juste un peu rouge tout à l'heure sou la douche, mais c'est tout. Tu ne tiens pas son regard, tu te redresses en t'aidant de la table et tu lèves ton t-shirt et effectivement on ne voit rien alors tu baisses le t-shirt. Tu as l'impression d'être humilié. Si Caroline était là, elle hurlerait de rire, elle se foutrait de toi jusqu'à s'étouffer en riant. Mark tournait la tête, honteux. Et Penny ? Elle ferait quoi si elle apprenait que tout ce que tu fais là, c'est pour la protéger ?

Difficilement tu avales ta salive et tu te remets assis. Tu t'en sors pas mal pour bien cacher cette colère, cette envie de faire valoir ton point de vue. Mais non, elle a raison, tu ne vas pas la contrarier. Tu dépéris sur place. Tu le caches bien, c'est intérieur. Tu as une sale gueule de toute façon, même après la douche. Elle ne verra pas la différence, mais tu as peur de la suite. Tu te souviens de cette promesse, tu ne vas jamais la quitter et c'est ce que tu fais là. Si tu t'étais énervé, tu serais sans doute parti, passer la nuit chez quelqu'un d'autre pour respirer, ou alors, tu auras dormi sur le canapé et elle dans la chambre. Tu ne vas pas t'en aller. Tu fais de ton mieux pour lui donner raison, est-ce que c'est une bonne idée ? Peut-être pas. Tu essaies de te mettre à sa place. « Non... Je ne peux pas imaginer...Je suis désolé... » Tu finis par le dire avec un sacré train de retard, mais ton cerveau est sans dessus dessous. Tu te concentres tellement pour ne pas plus la froisser que tu viens de le faire en t'expliquant que tu ne sais pas quoi dire comment le dire, quels mots choisir. Tu te bouffes l'intérieur parce que tu n'oses pas lui demander comment elle va, parce qu'elle n' pas l'air d'aller. Elle était inquiète pour toi, c'est normal, mais tu es là désormais, tu as foutu en l'air une surprise apparemment. Enfin, dans ta tête, tu as foutu en l'air bien plus que ça. « Je suis un idiot. » Aller une de plus. Lloyd l'idiot. Ça va bien non ? Mais tu sais que faire tout ça, ça va servir, Penny elle doit comprendre et un jour, Aloy te pardonnera, mais toi, tu ne sais pas si tu pourras te pardonner. Il y même plus de chances que tu pardonnes celui qui t'a frappé que toi-même. Au moins, on peut dire que tu t'en sors bien, tu ne gueules pas, tu restes calme. Tu n'as pas remarqué que tes mains tremblaient de nouveau, certainement un mélange du froid et de la fatigué, tout ça, mêlés à cette peine, cette colère, cette honte et l'anxiété en toi. Tu vas tout foutre en l'air avec tes conneries. Aloy est enceinte, elle ne doit pas éprouver de stress et ça, même si elle ne veut pas de votre enfant. Tu ne lui en voudrais même pas si elle refusait l'enfant d'ailleurs. C'est de ta faute de toute façon, si tu agissais comme un adulte, on en serait pas là.

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REPUTATION : Aloy est discrète mais elle sait se faire apprécier quand on la connait. Certes, ce n'est pas la figure emblématique du coin, mais ses voisins n'ont rien à (re)dire sur elle. On sait qu'elle enseigne à l'université et doit donc être intelligente, mais son domaine de prédilection reste obscur pour beaucoup. Enfin, Aloy fait son bout de chemin sans chercher à marquer les esprits. Et les gens, eux, ont pour l'instant des ragots à raconter sur d'autres... Jusqu'à quand ?



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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Ven 8 Sep - 22:51


 
yeux disent le contraire


 
Tu étais très dure avec lui, mais les mots t’échappaient et s’enchaînaient sans que tu n’aies le temps de mettre une barrière. Et chaque mot qui sortait de ta bouche tu les regrettais, mais il y avait cette toute petite, même infime partie de toi qui te disait que tu avais besoin de lui dire ces choses, de bien lui montrer que tu avais beau l’aimer de tout ton coeur, tu n’étais absolument pas d’accord qu’il agisse comme ça. Tu ne pouvais pas, tu ne voulais être avec un homme qui ne ressentait rien, un homme qui n’était pas dérangé par le fait d’écraser son poing dans la figure de quelqu’un d’autre. Alors oui, tu savais que Lloyd n’était pas celui qui avait initié cette violence, mais quand même, pour toi, répondre par la violence c’était nul, c’était débile. Et ça t’énervait de te dire que l’homme que tu aimais plus que tout au monde se rabaisse à ça, alors qu’il valait tellement, tellement mieux, tu le savais très bien. Et pourtant il avait fait ça, et tu avais beau te dire que oui, qu’il s’excusait, qu’il était désolé, ça ne te faisait rien, tu n’arrivais pas à accepter ça. En plus de ça, il ne te répondait pas, tu avais presque l’impression qu’il ne t’écoutait pas, qu’il voulait que tu te taises. C’était encore plus frustrant, de le voir là, en face de toi à ne pas répondre. Mais tu essayais de passer outre. C’était dure. D’être en face de lui, aussi proche de lui, et ne pas réussir à avoir l’envie de le prendre dans tes bras, de l’embrasser. Tu t’approchais de lui en lui demandant de te montrer son ventre. Il y avait peu de lumière. Tu ne voyais pas grand-chose alors tu passais doucement ta main dessus. Tu le frôlais à peine, juste pour voir si c’était un peu gonflé, mais ça avait l’air d’aller. Tu t’écartais de lui, tu le laissais redescendre son tee-shirt. Tu baissais les yeux. C’était la première fois que cette proximité entre vous te mettait mal à l’aise. Rien que de toucher sa peau, ça t’avait fait quelque chose. C’était chiant, horrible, tu ne comprenais pas ce que tu ressentais vis-à-vis de lui là tout de suite. Ca te détruisait de l’intérieur, c’est tout ce que c’était en train de faire.

Machinalement, tu te reculais de lui. Il ne te regardait pas de toute façon. Plus ça allait, plus t’avais l’impression qu’il n’en avait rien à faire, que tu pourrais dire n’importe quoi, ça ne marcherait pas, ça ne ferait rien, ça ne changerait rien. Tu n’aimais pas avoir à te disputer avec quelqu’un mais ça t’énervait encore plus quand la personne en face ne te répondait pas. Enfin si, il te répondait. Il se confondait en excuse. Alors oui, c’était très gentil de sa part, mais franchement, ça ne servait à rien. Tu n’arrivais pas du tout à accepter ses excuses. Et ça t’énervait, mais tu n’y arrivais pas. Tu ne comprenais pas ce qu’il avait fait, pourquoi il l’avait fait. Tu savais que la frustration de votre soirée fichue en l’air, de ton annonce et de tout ça t’énervait encore plus. « Je sais que t’es désolé, je l’ai compris. Mais… » Mais c’est pas assez. Tu peux pas effacer ça comme ça. « Je peux pas. Je peux pas juste prendre tes excuses et agir comme si de rien était. Je peux pas juste accepter que t’as agit comme un adolescent. Je peux pas me faire à l’idée que l’homme que j’aime agisse comme ça. » Tu regardais dans le vide. Les mots s’échappaient trop vite, et au fond, ils suivaient le rythme de tes pensées. Tout allait très vite dans ta tête, trop vite. Autant tu ne comprenais pas ce qu’il s’était passé, autant tu avais du mal à suivre exactement ce que tu lui disais. Tu mordais la langue, l’intérieur des joues. Tu te détestais de réagir comme ça. D’avoir l’impression dans faire des tonnes, d’ajouter de l’huile sur le feu. « Sérieusement. J’ai quitté Jimmy parce qu’il agissait comme ça, qu’il se battait à chaque fois aux sorties de bar, comme un gamin. Et je veux être avec toi parce que de tous les mecs de cette ville, je pensais que t’étais le seul à être plus sérieux que ça, à être différent, à valoir mieux que ça mais… » Tu te rendais compte de ce que tu venais de dire. Tu venais de comparer Lloyd à Jimmy. Les mots étaient sortis trop vite, tu avais pensé à voix haute. Mais en soit, c’était le cas, c’était vrai. Mais tu n’avais pas à le faire, c’était… C’était nul. C’était pas. Mais c’était fait. « Lloyd, on vit ensemble. On… Je suis enceinte. Tu peux pas faire ça. » Tu disais ça, comme pour effacer tes dernières paroles, te donner un peu plus de contenance, mais tu savais qu’il ne devait plus t’écouter déjà. Et pourtant, tu n’arrivais pas. A lui dire que tu étais désolée de l’avoir comparé à ton ex, à lui dire que tu savais qu’il n’était pas la même personne, même si Jimmy était vraiment quelqu’un de bien. Tu n’arrivais pas à revenir en arrière. Tu étais là, les bras croisés. Les larmes recommençaient à couler. Parce que tu t’en voulais. « Je voulais juste que cette soirée soit… » parfaite. Il ne savait même pas pourquoi tu étais habillée comme ça, il ne savait pas pourquoi tu avais cuisiné, il ne savait même pas que là, en bas sur la plage, il y avait une table dressée pour vous deux, pour cette soirée. Tu voulais qu’elle soit parfaite, qu’elle soit spéciale. Que vous vous souveniez tous les deux de cette soirée comme celle où vous aviez décidé d’avoir un enfant ensemble, d’aller jusqu’au bout de cette grossesse. Tu voulais juste passer une bonne soirée avec lui, lui faire l’amour, t’endormir et te réveiller dans ses bras. Hors là, tu n’étais même pas sûre de te coucher dans le même lit que lui, étant donné qu’il avait une deuxième chambre… « Et puis merde Lloyd ! Dis quelque chose ! » Ca sortait tout seul, un mélange entre tes pleurs, de la tristesse et de la colère, de le voir là, en face de toi, à ne rien dire, à ne rien faire. Tu avais besoin de l’entendre te dire autre chose que des excuses. Même si là, tu étais à peu près sûre qu’il ne voulait plus te parler.
 
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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Sam 9 Sep - 0:49


Things couldn't get any worse.
Well...
Lloyd réveille-toi.
Lloyd secoue-toi.

Plus elle parle et plus tu t'enfonces, ça ne change pas. Mais sincèrement, tu ne vois pas quoi lui dire de plus, tu ne peux pas te défendre, tu vas te faire détruire. Tu ne peux plus t'excuser, ça ne sert plus à rien alors le silence semble être une idée, mais même ça, c'est non pour elle. Qu'est-ce que tu dois faire, parce que c'est hors de question que tu te mettes à hurler ou quoi que ce soit. Elle est enceinte, elle n'est pas fragile certes, Aloy est forte, mais là tu viens de bien casser quelque chose. Tu dois faire attention à ne pas la stresser de trop ni l'énerver, mais ce soir, ça semble impossible. Tu es un incapable Lloyd. C'est tout ce que tu es, tu devrais le savoir depuis le début. Ce n'est pas pour rien que ton mariage ou que toutes tes anciennes relations soient un vrai fiasco. Parce que tu es trop gentil, tu te laisses faire et puis tu glisses lentement et sûrement. Tu fais des immenses erreurs et tu ne sais pas les rattraper. Tu ne peux pas perdre Aloy, c'est impossible. Jamais tu ne pourras te pardonner ça. Tu l'aimes bien trop pour la laisser filer. Car même si ça ne va pas là. Même si elle t'enfonce, elle est là. Tu t'accroches à cette simple idée. Il n'y a rien de mieux que de savoir qu'elle est ici, avec toi, qu'elle ne te quitte pas. Elle ne peut pas te quitter, pas après ça, si ? Non, tu ne peux pas prendre le risque qu'elle puisse avoir une seule seconde cette idée là alors. Tu prends le peu de courage qu'il te reste.

Tu décides de te sortir de ton presque mutisme. Tu ne seras pas en colère non. Tu n'es pas lassé, évidemment que je voudrais lui parler, mais pas comme ça. Qu'est-ce que tu peux lui dire qui va changer les choses, rien. Tu lui offres ton dernier élan de raison. Tu vas aller te cacher sous ta carapace que tu pensais avoir percé quelques mois plus tôt avec Aloy. C'est dingue, en l'espace d'une discussion, tu arrives à retomber dans tes plus gros défauts. C'est dommage de tout foutre en l'air. « Je sais que tu ne vas pas me pardonner ou laisser couler ce qu'il vient de se passer comme ça, je ne te le demande pas, je n'en ai pas le droit. Mais est-ce que faire ce que tu fais là, ça nous aide ? Je ne peux pas imaginer un instant ce que tu as ressenti, mais... Je suis là, toi aussi et ça va aller. » Demandes-tu à voix basse. Alors oui, elle peut t'en vouloir à mort, être en colère, te traiter comme un idiot, mais pas besoin de te le répéter, tu le sais. C'est bien ancré en toi, pas de soucis. Tu grinces soudainement des dents et c'est de la colère qui revient en surface. Tu es Jimmy maintenant. Non, jamais. Tu n'es pas son ex, tu ne le seras jamais tout comme elle ne sera jamais Caroline. Jamais tu ne pourrais la comparer à ton ex, jamais. Tu n'es pas un bagarreur, elle doit bien se dire au fond d'elle que tu n'es pas comme ça, que c'était une erreur ? Tu es un homme droit, tu parles pour régler les conflits, ou pas. Rien que de te voir ici, ça casse tout ça. Tu n'es pas un monstre, tu es juste Lloyd, tu fais des erreurs, tu n'as pas tout le temps de la chance et tu fais avec, mais il faut qu'elle se rappelle que tu es un tout, tu n'es pas parfait, tu as des défauts et ce soir, ils sont omniprésents. Tu ne dis rien sur Jimmy, mais tu le prends personnellement. Ça fait très mal. Il faut que tu coupes court à la conversation qui ne va que dans un sens. Tu as déjà le mauvais rôle de toute façon, si tu t'en vas te coucher, ça ne changera pas grand chose. Enfin, tu l'espères.

Tout comme cette soirée, tu ne l'imaginais pas de la sorte tu voulais rentrer de ta sortie et manger un morceau avec elle, lui voler son bouquin, l'embrasser, éventuellement lui faire l'amour dans le salon, marcher pieds nus dans le sable et t'endormir dans ses bras après lui avoir murmure des mots doux, comme tu sais si bien le faire. Vous êtes bien loin de ça.

Tu as tout foutu en l'air Lloyd, c'est de ta faute.

« Il commence à faire froid. » Tu es personnellement gelé, tes pieds deviennent bleus. Tu l'obliges à rentrer. Tu passes ta main dans son dos et bizarrement, elle se laisse faire. Tu fermes la porte derrière vous et tu baisses le volet. Tu ne le fais jamais, mais ce soir, tu dors sur le canapé. Pas dans l'autre chambre, sur le canapé. Tu ne t'accordes pas le luxe d'un lit. « Je te laisse aller te coucher. » ta voix est sans émotions et tu luttes, putain qu'est-ce que tu luttes pour ne pas te mettre à genoux et lui demander de te pardonner. Tu avales doucement ta salive et tu évites son regard, à tout prix. Tu vas pleurer, tu le sais. Tu t'avances dans le salon, tu prends la couverture qu'elle a laissé sur le côté et tu la places, lui faisant comprendre que tu ne vas pas venir cette nuit, que tu vas la laisser tranquille, elle n'a pas besoin d'un idiot bagarreur dans son lit. Tu la laisses s'éloigner de toi, dans la pénombre et puis. « Aloy. » Tu attends une seconde, espérant avoir son attention. « Je t'aime. » Tu ressens le besoin de le lui dire, te rassurer, comme tu peux, même si tu sens que tu n'as pas le droit de le lui dire. Tu vas fermer tous les volets ouverts, tu piques une bouteille d'eau dans la cuisine et tu viens te poser sur le canapé. Tu prends ton visage entre tes mains pendant de longues minutes. Tu pleures, silencieusement, seul. Horriblement seul. Tu es exténué. Tu décides de te coucher, prenant soin de ne pas te faire mal et tu prends la couverture sur toi, complètement habillé, tu serres le tissu contre toi, il porte l'odeur d'Aloy. « Aloy... » murmures-tu entre deux sanglots avant de sombrer dans un semi-sommeil.

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CÔTÉ COEUR : lloyd ♥
PROFESSION : professeur universitaire en nano-biologie
REPUTATION : Aloy est discrète mais elle sait se faire apprécier quand on la connait. Certes, ce n'est pas la figure emblématique du coin, mais ses voisins n'ont rien à (re)dire sur elle. On sait qu'elle enseigne à l'université et doit donc être intelligente, mais son domaine de prédilection reste obscur pour beaucoup. Enfin, Aloy fait son bout de chemin sans chercher à marquer les esprits. Et les gens, eux, ont pour l'instant des ragots à raconter sur d'autres... Jusqu'à quand ?



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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Sam 9 Sep - 17:40


 
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Tu ne comprenais pourquoi est-ce que tu te mettais à pleurer. Tu avais chercher tout ce qui était en train de se passer, tu lui avais dit des choses que tu n’aurais jamais du lui dire. Et il ne te dit rien, et ça t’énerve. Tu avais besoin qu’il te dise quelque chose, tu avais besoin qu’il te parle. Tu n’aimais pas voir qu’il était là, mais qu’il ne disait rien. Tu avais l’impression que quoi que tu lui dises, il approuverait, et ça ne t’allait pas. Tu avais besoin qu’il te dise ce qu’il pensait, tu savais que ce n’était pas son point fort, mais là maintenant plus que jamais tu avais besoin de savoir ce qu’il pensait. Tu n’arrivais plus à penser, c’était trop difficile. Tu ne contrôlais plus les mots qui sortaient de ta bouche. Tu voulais lui dire que tu étais désolée, que tu ne pensais pas ce que tu disais, mais tu n’y arrivais pas. Et tu l’écoutais et ça t’énervait encore plus. Oui, c’est toi qui lui avait demandé de te dire ce qu’il pensait, mais tu ne comprenais pas. Qu’est-ce que tu étais censé faire ? Rester là, l’écouter, et attendre, sous prétexte que vous étiez là tous les deux, ça irait, alors ça ne servait à rien de parler ? « Non t’as raison, je ferai mieux de me taire et de faire comme si de rien n’était, ça irait tout de suite mieux. » Ca te faisait mal, qu’il te dise que ce que tu disais ne servait à rien de toute façon. Enfin merde, lui ne te disait rien, il fallait bien que tu dises, que tu fasses quelque chose. Tu pouvais pas rester là sans rien faire. S’il voulait quelqu’un qui se comporte comme une plante verte, il s’était trompé de personne. Peut être que tu avais tord de régir au quart de tour, sans doute. Mais tu ne pouvais pas, tu ne pouvais pas ne rien dire face à ça. Il était rentré avec la chemise ensanglantée, quelle femme en dirait rien en voyant l’homme qu’elle aime rentrer dans cet état là ? Non tu n’avais pas le choix que de réagir. Si tu disais rien, est-ce que ça allait se reproduire ? Non, hors de question ! Mais tes mots étaient horribles. Le pire dans cette histoire, c’est que tu t’en rendais compte. Mais tu n’arrivais pas à te calmer, à arrêter de pleurer. Tu finissais par te taire, tu en avais trop dit.

Lloyd disait qu’il avait froid. Tu n’avais pas froid, tu ne savais pas trop pourquoi. La pression, l’adrénaline, et la peur de le voir t’échapper à tout jamais sans doute. Tout ça devait te tenir chaud, un peu… Il s’avançait vers toi, et tu sentais sa main glisser dans ton dos. C’était en train de te tuer. Cette tendresse qu’il avait dans son geste, malgré tout. Tu ne savais pas si ça te rendait encore plus triste ou si ça te rassurait. Il ferme les volets. Jamais tu ne l’as vu faire ça. Il ne te regardait même pas. Tu comprenais, tu comprenais très vite qu’il n’allait pas monter, qu’il allait rester là. « Lloyd… » Tu n’as pas le temps de dire quoi que ce soit de plus qu’il te dit d’aller te coucher. Sa voix était froide, et autoritaire. Un frisson te parcourait le dos. Ca ne faisait qu’un tour dans ta tête, tu l’avais perdu, définitivement, et quand tu te lèverais demain, il te dirait de prendre tes affaires et de t’en aller. Tu ne voulais pas être demain, et le ton de sa voix ne te laissait pas d’autre choix que de monter. Ca te faisait tellement mal au coeur de le voir préparer ses affaires dans le salon sans qu’il ne te lance un seul regard, que tu te tournes pour commencer à monter les escaliers. Tu essuies les larmes qui continuent de couler sur tes joues. Tu entends sa voix t’appeler, et tu t’arrêtes. Tu te retournes, il ne lève toujours pas les yeux vers toi. Mais il te dit qu’il t’aime. Tu prends une grande inspiration. « Je t’aime aussi… » dis-tu en étouffant un sanglot. Tu ne sais même pas s’il a entendu, mais tu te presses dans la chambre à la suite de ça et tu exploses. Tu n’as même pas le temps d’atteindre le lit, tu fermes la porte et tu t’assoies par terre, dos à celle-ci. Tu te vides de tes larmes, tu ne fais même pas de bruit, tu pleures juste. Tu te vides de tout ce que tu ressens, de la haine que tu as contre toi, d’avoir réagir comme une égoïste, de ne pas avoir assez pensé à lui, juste à votre soirée qui au fond pouvait très bien être reportée. Merde Aloy, il s’était fait agressé, et toi tu n’avais pensé qu’à ton monde à toi. Tu avais été beaucoup trop conne, et maintenant il te détestait. Mais il t’avait dit qu’il t’aimait. Est-ce que c’était juste ça ? Est-ce que ce n’était qu’une dispute ? Toi, ça ne changeait rien, tu l’aimais toujours autant, tu savais que c’était l’homme de ta vie, et même au sujet du bébé, ça ne changeait rien pour toi. Pas maintenant que tu étais décidée, tu savais ce que tu voulais et même si tu avais eu des pensées opposées, là, rien n’était changé de ton côté. Mais lui ? Tu avais tellement peur qu’il te déteste. Tout ce que tu lui avais dit, c’était horrible. Tu n’avais pas le droit de lui dire tout ça, tu aurais voulu te l’interdire. Mais c’était trop tard, le mal était fait.

Tu ne savais pas combien de temps tu restais là assise au sol à pleurer, à cogiter sur ta relation. A lister toutes les peurs que tu avais. Sans doute une heure, peut être plus. Tu finissais par te lever, tu allais dans la salle de bain qui était collée à votre chambre. Tu te regardais dans le miroir, c’était catastrophique. Tu ne ressemblais à rien, tu avais les yeux rouges, gonflés. Tu te lavais un peu le visage, tu ne savais pas trop pourquoi, de toute façon, tu n’arriverais jamais à dormir. Tu pensais à lui, seulement à lui. Tu n’arriverais pas à dormir, seule dans ce lit. Tu ne te changeais même pas, tu venais juste t’asseoir au bord de votre lit. Il était si grand, si vide sans lui. Tu te sentais minuscule au bord de ce grand lit. Tu continuais de cogiter, de penser à pleins de choses, à ce que tu allais lui dire en te levant le lendemain. Ca te faisait trop peur. Tu avais été atroce avec lui, et tu trouverais ça logique qu’il soit justement mauvais avec toi, peut être qu’il allait t’ignorer. Bon sang, tu n’en revenais pas d’avoir pensé ne pas dormir avec lui et là, être tellement malheureuse en étant à un étage de lui. Tu ne savais pas ce que tu faisais, là, assise sur ce grand lit, mais tu n’arrivais pas à te résoudre à t’allonger. Pas là, pas sans lui. Tu ne savais pas ce que tu devais faire. Tu avais arrêté de pleurer. Tu étais toujours en robe. Tu avais une pulsion. Tu sortais de ta chambre. Tu descendais les escaliers, pieds nus, sans faire le moindre bruit. Tu descendais dans le salon, et tu te rendais compte que tu n’arrivais pas à te faire à l’idée qu’il dorme seul dans le salon, encore moins dans le canapé. Tu attrapais sa veste qu’il avait laissé sur l’une des chaises de la salle à manger avant de partir en vadrouille. Tu l’enfilais parce qu’il avait raison, il ne faisait pas si chaud. Tu t’avançais dans le salon, tu le voyais. Il avait l’air endormi, presque paisible. Il paraissait tellement grand dans ce canapé. Tu t’approchais de lui, tu constatais que la couverture ne couvrait pas ses jambes, alors tu venais la remettre convenablement. Machinalement, tu venais déposer un baiser sur sa joue. Dans ta tête, tu n’arrêtais pas de te dire que c’était le dernier. Tu étais douce, tendre, tu ne voulais pas le réveiller. Tu t’écartais à pas de loup, et tu venais t’asseoir dans un des fauteuils près du canapé. Tu ramenais tes jambes vers toi, tu t’emmitouflais complètement dans sa veste. Tu ne voulais pas bouger de là, même s’il ne voulait pas dormir avec toi, tu voulais être proche de lui. Tu t’installais dans le fauteuil, tu t’accoudais sur l’une des accoudoirs, et tu restais là. Tu fermais les yeux, sans vraiment dormir pour autant. Tu gardais un œil sur lui, comme si tu avais peur qu’il t’échappe. Tu avais peur. Tu avais tout fichu en l’air.
 
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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Sam 9 Sep - 18:08


Things couldn't get any worse.
Well...
Ton demi-sommeil te guide dans un cauchemar, c'était évident. Ta tête te fait mal, tu es exténué, trop d'émotions. Tu viens de prendre sur toi pour te contenir comme jamais tu as eu l'occasion de le faire. Tu as tenté de te rassurer tout seul, tu t'es loupé. Au fond de toi, tu espérais que tu allais pouvoir dormir, tu croisais les doigts. Ce n'est pas du sommeil  absolument pas. C'est de la torture. Tu ne fermes les yeux que très peu de temps mais assez pour que tu rêves d'elle, quitter la maison avec sa valise et te dire qu'elle ne veut plus rien à voir avec toi, qu'elle va avorter et qu'elle te hait, tu la dégoûtes. Tu ne peux même pas bouger, même pas parler, tu essaies, mais rien et elle te le dis, que tu es un bon  à rien, que tu mérites tout ce qui t'arrive et que tu devrais par la même occasion, rejoindre Caroline. Heureusement que c'est un cauchemar. Tu ne supporterais pas cette réalité. Tu serais mort de l'intérieur. Enfin, faut dire que là, tu ne fais pas le malin non plus. Tu as mal partout, tu n'as pas envie de dire un seul mot, tu cherches seulement à fermer les yeux et à avoir un peu de repos. Tu viens de te faire agresser et la seule personne qui t'a rassuré, c'est cet agent de police qui était là pour ta déposition. Juste un peu de tendresse, un simple câlin, tu ne demandais rien de plus. C'était de trop après ta bagarre, tu es responsable de tout ça, c'est de ta faute de toute façon.

Tu ne sais absolument pas quelle heure il est lorsque tu ouvres les yeux en pleine nuit, dans la pénombre. Tu n'as pas la force de te lever pour allumer la lampe et regarder l'heure sur ta montre et évidemment, ton téléphone est dans la salle de bain. Alors tu as eu un cauchemar, un vrai, mais ça ne te rassure pas pour autant. Tu as tout foutu en l'air. Tu es couché sur le canapé, tu n'es pas avec elle, dans la chambre comme tu devrais l'être. Elle ne veut plus de toi.  Elle a certainement raison, ton comportement a été honteux. Tu n'as rien d'un futur père ou d'un bon mari. Tout du moins, simplement hier soir. Tu n'es jamais comme ça en temps normal. Tu es quelqu'un de particulièrement responsable, travailleur, compréhensif et pas impulsif ni colérique. Alors oui, comme tout le monde tu peux atteindre tes limites et péter des piles, mais ça n'arrive que presque, jamais ?  Tu prends tout sur toi et tu assumes, après, ça te cause des problèmes d'anxiété parce que tu vas tout le temps réfléchir, douter tes choix, etc... Lorsque vous étiez dehors, tu étais à deux doigts de lui dire ce que tu avais sur le cœur, que tu étais en colère, que tu avais mal. Ce n'était pas le moment. C'est ta compagne, elle est enceinte, tu n'as pas le droit de lui faire mal. Tu la protèges et tu vas le faire jusqu'à la fin. Certes, tu n'es pas le plus doué, le mieux placé, mais tu es là, pour elle, quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive, même si tu as fais le con la nuit dernière tu seras là, toujours.

Tu ne bouges pas dans ton canapé, faut dire que tu es particulièrement grand et que le canapé lui, pas autant que ça. Mais au moins, tu te sens protégé parce que tu es collé au dossier, certes ce n'est pas comme si tu avais Aloy contre toi, mais c'est quelque chose non ? D'ailleurs, en pensant à elle tu ouvres les yeux, intrigué tu sens une présence. Tu ne bouges pas et tu la vois, difficilement certes, mais elle est bien là, sur le fauteuil en face de toi. Tu fais le moins de bruit possible et tu te mets en position assise, repoussant la couverture sur le côté. Elle va se faire mal au dos si elle reste comme ça, ce n'est pas une position pour dormir. Tu t'inquiètes, comme à ton habitude, tu t'oublies pour elle. C'est normal. Lentement, tu passes ta main dans tes cheveux et sur ton visage avant de grogner de douleur. Tu avais oublié l'arcade. Tu respires doucement et enfin, tu décides de te déplacer vers elle. Tu remarques en t'approchant qu'elle porte ta veste et ça te fait sourire, malgré tout. Tu t'annonces en posant ta main sur son genou. « Chut. » Murmures-tu, elle n'a pas besoin de parler, ça va aller. « Je suis là. » Ajoutes-tu avant de te redresses tout en passant ta main gauche en dessous de ses jambes et à la droite en dessous de ses bras. Tu la soulèves avec aisance et ça, malgré ton abdomen qui commencer à hurler de douleur. Pas question de faiblir, Aloy avant tout. « Ce n'est pas la bonne position ni l'endroit pour dormir mon cœur. » Tu gardes ta voix basse, tu te veux rassurant, tendre, comme tu l'as toujours été. Tu avances dans la pénombre et tu te diriges vers l'escalier, heureusement pour vous, tu peux voir de la lumière venant de la rue alors les marches ne te font pas peur. Tu serres le bout de ta langue entre tes dents ce qui doit te donner un drôle d'air,  mais tu arrives à te concentrer assez pour gérer la douleur et le corps de ta belle dans tes bras. Parfait, te voilà en haut des escaliers et tu pousses la porte de votre chambre d'un léger coup d'épaule. « Voilà. » Tu la déposes le plus tendrement du monde sur le lit et tu lui retires ta veste sur ses épaules. « Ne bouge pas, je m'occupe de tout. » Tu n'oses pas la déshabiller, tu ne sais pas si tu as le droit de la toucher ou ? Tu secoues légèrement la tête sur les côtés e tu tires le draps jusqu'à ce qu'ils touchent son dos. Tu gardes une de tes mains sur son épaule, lui montrer que tu es là, que tu ne bouges pas. Tu la soulèves une nouvelle et dernière fois pour qu'elle puisse se coucher, de ton côté du lit afin que tu puisses venir immédiatement te coller derrière elle, l'enveloppant dans tes bras après avoir tiré les draps sur vous deux. « Je suis là. » ta voix est presque inaudible. Tu poses tes lèvres dans sa nuque et tu fermes les yeux et sans que tu ne puisses rien n'y faire d'autre, cette fois, tu sombres dans le sommeil.

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MessageSujet: Re: look what you made me do (lloyd ♥) Sam 9 Sep - 20:14


 
yeux disent le contraire


 
Tu ne pouvais pas rester toute seule dans votre chambre. Il devrait être là, avec toi, mais non. Alors tu prenais sa veste pour te sentir un peu mieux, tu n’allais pas le réveiller, hors de question. Tu voulais juste être là, près de lui, tu n’avais pas besoin de le toucher, tu n’avais pas besoin de l’embrasser, juste le savoir près de toi, ça te suffisait largement. Tu t’emmitouflais dans sa veste sur ce petit fauteuil. Tu le regardes de temps en temps, comme pour te rassurer, t’assurer qu’il était là en face de toi, qu’il n’était pas parti. Tu avais beaucoup trop peur qu’il s’en aille, qu’il te laisse. Ca te tuerait, vraiment. Tu ne voulais pas. Tu le voulais lui, rien d’autre. Tu t’en fichais, tu étais au point où il pouvait faire ce qu’il voulait, tant qu’il était avec toi. Tu essayais de lutter contre le sommeil, de te convaincre que tu n’avais pas sommeil juste parce que tu voulais le savoir là, mais le sommeil finissait par t’emporter. Dormir te faisait peur, tu avais peur de t’endormir et de ne plus le voir à ton réveil. Mais tu t’endormais. Et tu ne savais pas combien de temps est-ce que tu avais dormi, mais comme tu ne dormais que d’une oreille, tu entendais du mouvement, un bruit infime mais un bruit qui était là tout de même. Tu sens une main se poser sur ton genou. Tu bouges un peu comme pour t’étirer, tu savais qu’il était là, près de toi. Ta main venait se poser sur la sienne, la caressant doucement. Tu ouvrais les yeux, tu avais besoin de le voir. Tu te frottais les yeux de l’autre main, émergeant tout doucement. Il était là, il était bien là, et c’était très rassurant. Tu avais l’impression d’être rassurée, que ton coeur se remettait à battre après s’être arrêté pendant un long moment, de revivre quand il te touchait comme ça. Tu te laissais porter, tu ne pensais pas vraiment à sa douleur sur le coup, tu passais juste tes bras autour de son cou et de coller ton visage contre son torse. Tu caresses doucement sa peau, tu es tendre avec lui, à l’opposé de celle que tu avais été plus tôt dans la soirée. Tu l’écoutes, tu entends sa voix, elle aussi à l’opposé de celle qu’il avait avant de partir se coucher. « Le canapé non plus n’est pas un endroit pour dormir. » lui dis-tu tout doucement. Ta manière bien à toi de lui dire que tu avais besoin de lui, que tu avais besoin de sa présence dans votre lit pour être paisible, pour te sentir bien. Ca résumait bien votre relation, tu ne te sentais bien que quand il était là. Tu avais une confiance aveugle en lui. Il te posait sur le lit, il t’enlevait sa veste. Tu aurais aimé la garder, mais si ça voulait dire qu’il restait avec toi, tu la sacrifiais très volontiers. Tu savais qu’il s’occupait de tout, tu lui faisais confiance, bien entendu. Mais tu n’étais pas très à l’aise dans cette robe, et maintenant tu étais un peu plus réveillée, alors tu t’asseyais deux secondes. « Attends. » lui dis-tu avant qu’il ne remonte un peu trop le drap sur toi. Tu déboutonnes à l’aveugle le haut de ta robe avant de la faire glisser, et de l’enlever. Tu le laisses te porter, en sous-vêtement dans ses bras. Tu gardes ton visage proche du sien. « Reste avec moi… » Tu lui murmures, tu le supplies, parce que tu ne voulais pas qu’il s’en aille. Tu ne savais pas, peut être qu’il avait l’intention de redescendre, ou de partir tu ne savais pas, mais tu ne voulais pas de ça. Tu voulais qu’il reste avec toi. Et tu sentais qu’il te déposait sur le lit, et qu’il venait se coller à toi, dans ton dos. Tu te blottis complètement dans ses bras, contre son corps, en prenant soin de ne pas trop t’appuyer au niveau de son ventre. Tu sens sa peau contre la tienne, la chaleur de son corps, son souffle, et par dessus tout ses baisers. Tes mains passaient sur ses bras, les doigts les caressaient tout doucement. Il était là. Il était bien là, contre toi. Tu ne le voulais nulle part ailleurs. Tu avais eu tellement peur, que là encore, les émotions se mélangeaient en toi et que malgré tout, une larme venait couler sur ta joue, juste avant que tu ne t’échappes pour le royaume de Morphée.

Tu avais bien dormi. Tellement bien. Tu te réveillais dans ses bras, c’était parfait. Tu l’aimais, plus que tout, et tu étais prête à te plier en quatre aujourd’hui pour lui. Tu voulais te faire pardonner à tout prix. Et tu étais décidée aussi à lui annoncer ce que tu aurais dû lui annoncer la veille. Mais comme plusieurs matins, tu étais réveillée par la nausée. Tu ne pouvais pas dire que tu t’y habituais, et le gynécologue t’avait dit que pour beaucoup, le premier trimestre était synonyme de nausées, mais tu commençais à les sentir venir à l’avance. Doucement, tu te tournais dans les bras de Lloyd. Tu ne pouvais t’empêcher de regarder ses blessures, il n’avait pas saigné, c’était déjà bien. Tu venais doucement caresser sa joue et déposer un baiser sur le coin de ses lèvres, de l’autre côté de là où il était blessé de peur de lui faire mal. « Je descends, je reviens… » murmures-tu sans trop savoir s’il était réveillé ou non. Tu t’extirpais de ses bras. L’avantage de sentir les nausées venir, c’est que tu avais le temps de descendre et ne pas imposer ça à Lloyd. Ca ne devait pas être terrible d’entendre quelqu’un vomir quand on était à moitié endormi. Tu enfilais un débardeur que tu prenais dans la commode. Tu descendais les escaliers tout doucement. Tu te rendais dans les toilettes en bas. Tu t’asseyais près de la cuvette des toilettes, en attendant. Après quelques minutes, tu finissais par vomir. Le problème, c’est que tu n’avais rien mangé la veille au soir. Ca te faisait très mal au ventre, tu n’avais rien à vomir. C’était la première fois que ça te faisait aussi mal, et tu te faisais la promesse de ne plus jamais louper un repas avant d’aller te coucher si c’était pour que ce soit aussi insupportable. Pour autant, tu n’avais pas faim tout de suite. Après avoir nettoyé après toi, tu remontais les escaliers sans faire de bruit. Tu allais rapidement dans la salle de bain te brosser les dents, ça devenait presque une habitude. Puis, tu retournais dans le lit. Tu revenais te glisser sous les draps, dans ses bras. Tes mains remontaient le long de son torse, au-dessus de son tee-shirt. Et tu venais enfin te coller contre lui. Tes mains montaient jusqu’à dans son cou, tu étais complètement contre lui et tu venais poser tes lèvres contre les siennes. Tu ne savais pas trop si tu le réveillais ou s’il était déjà réveillé. Mais tu l’embrassais. Tendrement, doucement, parce que tu avais peur de lui faire mal à où il était blessé. Tu l’embrassais pendant un long, très long moment, comme pour compenser de tous les baisers que tu avais manqué la veille au soir. Tu ne disais rien, tu l’embrassais juste. Au moins, s’il n’était pas réveillé avant que tu ne remontes, il l’était maintenant. Tu finissais par décoller tes lèvres des siennes. Tu rouvrais les yeux, tu plongeais ton regard dans le sien. Comme tu regrettais la soirée de la veille. Tu regrettais tout, absolument tout. « Je t’aime tellement Lloyd, et je suis tellement, tellement désolée d’avoir agit comme ça hier soir. J’ai été stupide, vraiment. Je suis vraiment, un million de fois désolée. Je… » Tu ne savais pas quoi dire de plus. Hier, tu lui reprochais de se confondre en excuses et là, c’était ton tour. Tu caressais doucement sa joue. « J’aurais dû être là pour toi, j’aurais dû t’aider, et… Je sais pas, juste te montrer que j’étais là pour toi quoi qu’il arrive. Et je ne l’ai pas fait, et je t’ai dit des choses que je n’aurais pas dû te dire, que je ne pense même pas… Je suis vraiment désolée. » Tu le regardais, tu ne le quittais pas des yeux, tu ne fuyais pas son regard. Pas comme hier. Tu étais juste là, face à lui. C’était le réveil, tu le savais, et c’était peut être beaucoup, mais tu t’en fichais, tu t’étais endormie avec le besoin de t’excuser, et tu le faisais maintenant, ça ne pouvait pas attendre. Tu avais envie de te faire toute petite, mais en même temps, tu te sentais tellement bien là, dans ses bras. Que même si c’était difficile de devoir repenser à la soirée de la veille, tu ne voulais être nulle part d’autre au monde que là, dans ses bras.
 
AVENGEDINCHAINS

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