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So far from who I was [PV Lloyd]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: tearslights sing:.. en redéfinition
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4328
POINTS : 1602
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Who told you so?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : Divorced with a heart slowly being patched.
PROFESSION : Detective Inspector (en rédaction de papier)
REPUTATION : Visiblement l'opération qu'il a subi lui a pas rendu son sourire... mais il court assez régulièrement avec la nutritionniste.



Wearing the inside out
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MessageSujet: So far from who I was [PV Lloyd] Mer 7 Juin - 20:55

Dans le bureau de ma supérieure, je ne m’étais pas tenu droit, debout devant elle avec une folle lueur de défi dans le fond des yeux. Non, j’avais baissé les yeux de manière coupable en présentant les papiers du médecin qui détaillait (à mes yeux, beaucoup trop) la gravité de mon état. Elle avait lentement pincé les lèvres en me regardant avec un regard qui m’avait fait l’effet d’une gifle. Ses mots avaient été tranchants – sa mi-soixantaine, ses cheveux tirés vers l’arrière en un chignon sévère… tous les éléments étaient en place pour un curieux mélange : à mi-chemin entre ma mère et la proviseure de l’école que j’avais fréquenté enfant. Je n’avais pas l’habitude d’être celui qui se faisait engueuler. Et pourtant, elle avait été moins tranchante que ce que j’avais cru, que ce que j’aurais été. Mais enfant, je n’avais jamais vraiment atterri dans le bureau du proviseur. J’avais d’avantage l’impression d’avoir déçu – un élément qui me rendait étrangement amer.

Il y avait maintenant un peu plus de 394 heures que j’étais placé en arrêt de travail. Seize jours, dix heures et quinze minutes pour être vachement précis. Et j’aurais pu être en taule que mon état n’aurait probablement pas pu être pire que ce que j’étais actuellement. En deux semaines, j’avais vachement compris que ma fille tentait de m’éviter comme si j’étais la peste – si je l’avais vu vingt minutes à l’intérieur de ce grand nombre d’heures c’était beau. Un certain nombre de mes collègues que mon comportement désagréable n’avait pas réussi à faire fuir était passé un court moment. Mais la plupart de mon temps était passé à l’intérieur des murs de ma maison… et je ne daignais pas répondre au téléphone et aux rares textos que je recevais.

J’étais en attente. Ma vie était en attente. Sans mon métier, je n’étais rien de vraiment très intéressant. Je n’avais littéralement rien d’intéressant à faire. La première semaine n’avait pas été si pénible que ce que j’avais appréhender. J’avais du sommeil à rattraper. Mis à part les courses, le rendez-vous chez le cardiologue et une petite marche dans le port, je n’avais pas vraiment quitté la chaleur de mon lit au courant de ces premiers jours. J’étais plus fatigué que ce que j’aurais cru.

La seconde semaine s’était traduite par moi qui avait trainé mon corps jusqu’au salon où je m’étais installé pour lire avec attention un ou deux romans policiers. Mais je devais avouer que malgré la plume intéressante, je n’avais strictement aucun intérêt pour les mots qui se déployaient sur la feuille. Je n’avais jamais particulièrement aimé lire et le manque d’exactitude au niveau des procédures judiciaires m’exaspéraient au sein des romans. J’avais finalement abandonné.

Revenons-en à aujourd’hui donc. Je m’étais réveillé plus tard que d’habitude avec une grimace de douleur. J’avais trainé mon corps jusqu’en bas des escaliers. Après un petit déjeuner léger, un yaourt, un pamplemousse et un bagel que j’avais trempé dans mon thé sans vraiment être attentif, j’avais lu attentivement le journal en m’interrogeant sur le triste état du monde. J’avais fini par m’assoupir comme une larve sur le sofa du salon après avoir allumer la télévision pour écouter une série bidon que j’avais volé dans les DVD que ma fille aimait bien (du moins du temps où je la voyais dans la maison). Combien d’heure de sommeil pouvais-je bien avoir besoin pour ne plus me sentir aussi vide? J’avais passé une bonne partie de l’après-midi en pyjama à tourner en rond prisonnier comme un lion dans une cage. J’avais hésité pendant un instant à envoyer un texto à Lawrence pour lui demander ce qu’elle voulait manger ce soir – avant de réaliser que j’avais reçu un énième texto de sa part m’annonçant qu’elle n’avait pas intention de revenir à la maison.

Je soupirais en trainant les pas vers la grande bibliothèque dans laquelle était rangé les albums de photos de famille que j’avais réussi à récupérer. Comment diable avais-je réussi à me retrouver aussi loin que cela de ma fille? Pensais-je amèrement en contemplant une des photos qui datait de peu de temps avant le divorce. J’aurais voulu pouvoir effacer ces dernières années pour pouvoir tout recommencer à zéro. Avouer directement mon état, me faire soigner avant que je me retrouve suspendu dans l’attente.

Une interminable et pénible attente. Une saoulante, chiante, emmerdante attente. Il y avait le rendez-vous avec le cardiologue mardi prochain qui me ferait sortir de la maison. Mais aller faire un test d’effort ne me tentait ironiquement pas du tout considérant que lorsque j’entendis la sonnette je soupirais et que l’effort nécessaire pour me relever me fit perdre la vision de la pièce pendant quelques secondes – RIDICULE! Ce n’était pas aussi pire que ça il y a seize jours! J’en étais certain. Mais mon cardiologue avait insisté en disant que c’était nécessaire pour savoir où me classer sur la liste d’attente d’un défibrillateur implanté – la seule option qui restait et qui me rendait probablement un peu maussade.

J’avais envisagé de ne pas répondre mais devant l’insistance, j’arrivais en grognant à la porte. J’ouvris sans penser au fait qu’il était passé dix-sept heures, que j’étais dans un pyjama aux couleurs de l’Écosse (bonjour patriotisme du moment) et que je ne m’étais pas rasé depuis cette fameuse rencontre avec ma supérieure. Version un peu rajeunie du vieux Ebenezer Scrooge que je serais probablement dans une petite trentaine d’année si la putain de chirurgie ne me tuait pas. Et disons que j’étais partagé sur le fait de voir Lloyd Jenkins sur le porche. J’avais besoin de compagnie mais il faisait partie du nombre de personnes avec qui j’avais une certaine complicité. Je n’avais pas envie de traiter de l’éléphant dans la pièce – mon état de santé étant ce dernier. Je soupirais : « Hey… Tu veux entrer je suppose? »

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MODO ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥, tumblr (gifs) & Cody (speedy).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Aloy(2), mariage Lhys. (3/4)
A venir : Penny, Fiona, Hedd & Kainoa.

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ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-neuf ans.
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PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.


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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mer 7 Juin - 22:30

You look like shit, do you know?
C'est quand même dingue tout ce qui a changé dans a vie depuis que tu as rencontré William. Lorsque tu es arrivé à Tenby, tu étais encore bloqué sur ton mariage et tu ne te doutais pas de tout ce qui allait se passer. Tu te souviens de votre première discussion comme si c'était hier. C'était dans un bar, tu avais d'ailleurs un  peu abusé sur le whisky. Une rencontré hasardeuse qui vous a mené tous les deux à une certaine complicité, une amitié aussi, vous prenez de vos nouvelles mutuellement sauf que William a abusé ces derniers temps. Tu as eu vent de ce qu'il c'était passé, qu'il avait terminé à l’hôpital, c'est dingue comme les nouvelles vont vites. Malheureusement, tu n'as pas eu l'occasion de lui rendre visite là-haut. Tu étais occupé à passer ton temps avec Aloy avant son départ en Pologne. Tu t'en veux un peu, mais d'un autre, tu ne pouvais pas ne pas passer tout ton temps avec elle, William comprendra ton choix, de toute façon, c'est décidé, ce soir, enfin, en fin de journée, tu vas le rejoindre, parce que tu sais qu'il ne va rien te demander alors tu fais l'effort de faire le premier pas et d'aller le voir, discuter, prendre de ses nouvelles et de s'assurer qu'il va bien, qu'il prend soin de lui (et ce n'est pas donné). Il est tellement têtu que tu doutes un peu de ce qu'il va faire, de ce qu'il est capable de faire pour reprendre son travail au plus tôt. Pas question que tu lui gueules dessus, mais tu vas lui donner une bonne leçon, même si toi aussi, tu ferais tout pour bosser tout le temps, lorsque ta santé est en jeu, tu marques une pause, ou quelqu'un t'oblige à le faire, lorsque ce n'est pas ta secrétaire ou Mark et Penny, c'est ta moitié qui s'occupe de toi. Tu ne sais vraiment pas ce que tu ferais si tu ne les avais pas dans ta vie.

Vie qui a bien changé depuis que tu es à Tenby et tu ne sais pas qui remercier pour ça, parce que tu n'as jamais été aussi heureux que maintenant. Tu as une personne que tu considères comme ta fille, des amis et surtout une compagne tout simplement parfaite. Ta vie va bien, malgré quelques rebondissements liés à ton passé, jusqu'à présent, tu t'en sors comme un chef. Tu espères que ça va rester comme ça et que les choses vont dans l'avenir bien se dérouler. Tu vas t'installer avec Aloy, vous allez vivre tous les deux. Enfin, tous les trois, il y a le chat aussi. D'ailleurs en parlant de celui-là, il faut que tu passes t'en occuper avant d'aller voir William. Tu as eu cours toute la matinée afin d'avoir ton après-midi de libre. Enfin, façon de parler, tu quittes quand même l’université vers seize heures. Tu ne passes pas par chez toi, tu vas directement chez ta belle afin de vérifier que le chat a tout ce dont il a besoin et puis tu repars, cette fois, passant chez toi, prendre une douche, te changer et hop, direction chez William, à pieds, comme ça tu peux fumer tranquillement, tu sais que tu ne pourras pas le faire chez lui alors tu en profites pour en griller quelques unes, te perdant dans l'observation de ton fond d'écran de téléphone qui est une photo d'Aloy. Elle te manque, même si elle n'est pas partie depuis longtemps, elle te manque. Tu ne dors que très peu, tu as constamment envie de l'appeler et d'entendre sa voix, mais tu te retiens, pas question que tu la fasses se sentir mal. Tu te contentes de l'appeler tous les soirs, parfois pendant des heures afin de discuter de tout et de rien, mais surtout de lui dire que tu l'aimes et que tu n'as qu'une hâte, la retrouver.

En attendant, ce n'est pas elle que tu vas retrouver là, mais bien William, vous avez certainement pas mal de choses à vous dire, en tout cas, tu as des choses à lui dire et pas nécessairement des reproches, mais surtout des inquiétudes. Tu ne sais pas comment les cacher de toute façon. Tu as besoin de lui en parler, tout comme de faire ton possible pour lui apporter ton soutient et lui faire comprendre qu'il n'est pas seul, tu es là si besoin. Tu marches tranquillement, terminant ta troisième cigarette, tu jettes le mégots dans une poubelle et tu t'avances vers sa maison, tu n'as jamais été dedans, mais tu as toujours eu l'adresse. Vous avez toujours passé du temps tous les deux en ville, jamais ni chez toi, ni chez lui, pour des raison que tu ignores. C'était bien comme ça, autour d'un verre sur une terrasse ou à l'intérieur, à refaire le monde, parler de vos vies respectives. Cette fois, c'est simplement de lui dont vous allez parler parce qu'il te doit des explications sur son état de santé, il n'en a jamais réellement trop parlé. Tu ne lui en veux pas non, pas du tout, mais l’inquiétude grandissante en toi t'oblige à agir. Tu n'es pas du genre à rester les bras croisés à attendre que les choses se passent alors, tu arrives chez lui et tu sonnes, une fois, puis deux, sait-on jamais, tu veux être sur qu'il ouvre la porte. Tu insistes un peu, mais tu veux entrer et lui parler. « Hey William. » Dis-tu avec un grand sourire lorsqu'il ouvre enfin la porte et la tête qu'il tire vaut tout l'or du monde. « Seigneur, tu t'es regardé dans un miroir aujourd'hui ? » Tu lui offres une accolade amicale et rapide avant d'ajouter. « Oui, je veux bien. » Et tu ne te fais pas prier, tu entres, rangeant ton téléphone dans la poche, tu t'avances dans l'entrée avant de retirer ta veste et de la déposer sur un porte-manteau. « Alors, comment est-ce que tu vas ? » Tu te tournes vers lui, lui faisant face et tu ne lui offres pas de porte de secours, tu vas voir, sentir si il te ment et vu ta détermination du jour, il ne pourra pas passer entre les mailles du filet Lloyd.
 

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Dernière édition par Lloyd Jenkins le Mar 4 Juil - 18:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Ven 9 Juin - 2:42

Je n’avais jamais été particulièrement social comme personne. En arrivant à Tenby, ma supérieure avait tenté de m’inculquer des notions qui venaient avec la gestion d’un poste à petite échelle où l’application de la loi était moins impersonnelle que dans les grandes villes. Mais j’avais de la difficulté. Après avoir bossé dans plusieurs milieux distincts mais tous caractérisé par le terme de grande ville, j’avais pris des plis qui étaient un peu plus difficile à défaire. Je m’étais fait répété d’être gentil avec les locaux… mais j’avais de la difficulté avec ce genre de rapport. Il fallait se créer une carapace pour ce métier, construire une espèce de mur autour de son cœur.

Je n’étais pas nécessairement prompt à la confidence. Je n’étais pas nécessairement un menteur compulsif avant que je sois diagnostiqué. Mais je n’aimais pas beaucoup parlé de moi. Pourtant, avec Lloyd, j’avais parfois baissé ma garde un peu. J’avais parlé quelque fois de mon ex, mais jamais en allant dans les détails les plus profond de la discussion. La majorité du temps, nous parlions de refaire le monde à l’instar de deux adolescents attardés, nous avions versé dans la confidence aussi à quelques moments. Et j’aurais sans doute du parler à un moment au détour d’une des conversations pour confier mon état de santé.

Je l’avais donc sagement écouté me parler de sa flamme, Aloy, avec les yeux brillant. J’avais été évasif sur le sujet de mes amours parce que je devais admettre que c’était une cause perdue. Je n’avais plus de désir de ce type depuis un long moment et les rares rancards que j’avais eu au courant des dernières années s’étaient traduites par de franc désastre qui m’avaient encore plus traumatisé face à la romance.

En le voyant retentir sur le pas de ma porte avec un sourire, une petite partie de moi avait envie de lui claquer la porte au nez sans plus de cérémonie. Je n’étais pas social et je n’avais pas envie de parler de ce qui se passait. Et en plus, il se ramenait avec un sourire et une bonne humeur qui me donnait simplement envie de lui sauter à la gorge pour qu’il s’étouffe avec son sourire et sa bonne humeur. Non mais! Ce n’était pas le genre de journée qui se portait à ça. Je n’étais pas d’humeur et je le savais. J’aurais dû simplement refermer la porte en répliquant que c’était dommage mais que je n’avais pas l’intention de le laisser entrer s’il était pour m’embêter et tenter de comprendre.

Je réalisais que je n’étais pas présentable au moment où il me regarde de haut en bas avant de commenter avec un sourire et de compléter avec une amicale accolade dont je me serais bien passé. Je grognais probablement plus désagréable que nécessaire. « Non, pas regarder. Et pour être honnête, je m’en fous. » avant de me pousser et de le laisser rentrer dans la maison. Sa veste trouva la juste place sur le porte-manteau – à côté du mien qui n’avait pas bougé depuis au moins deux jours. J’étais ridicule sans doute à m’isoler de la sorte et à repousser tout ce qui se rapprochait de moi.

Nous étions donc plantés dans le hall d’entrée. Il se retourna et me fixa attentivement. Je connaissais ce regard, j’avais une adolescente. Le regard inquisiteur venait dans deux des ensembles de base que je contenais : flic et père. Visiblement, il venait aussi dans l’ensemble "doyen de faculté" et "enquiquineur numéro un". Parce que la question qui suivit était NATURELLEMENT celle que je ne voulais pas répondre. Celle que je redoutais le plus amèrement. Comment j’allais? Vraiment… Il avait l’audace et le culot de me demander comment j’allais. Comme tous ceux, médecins et amis, qui passait me voir ou que j’allais voir. Je le fixais à mon tour sévèrement en disant un : « Je vais bien. ». Il était sec et empreint d’une ironie si forte que c’était impossible qu’il ne le voie pas même sans utiliser le regard inquisiteur d’enseignant.

Je n’allais pas bien. J’étais exactement le contraire qu’il aurait fallu que je dise à ce moment précis mais que je répétais en boucle comme un mantra pour me convaincre et convaincre les autres que la gravité de la situation n’était pas celle que l’on pensait. Ça ne prenait pas des talents de détective très avancés pour comprendre que tous mes « Ce n’était pas dramatique bon » étaient de jolis mensonges. Je me retrouvais simplement complètement désemparé devant la situation qui était, on ne tant soit peu, incompréhensible et qui me ressemblait uniquement à un joyeux bordel qui me rendait amer. Je croisais les bras en le fixant avec un air de défi. Aucun interrogatoire ne serait le bienvenu dans mon cas. Je n’étais pas celui qui les subissait, je les dirigeais et ce n’était pas demain la veille que ça allait changer. Dire la vérité m’aurait probablement envoyer au tapis bien plus vite que ce que j’aurais espéré. Et je n’avais pas intention de baisser les bras et de déclarer que tout n’était pas nécessairement parfait.

Dans un effort surhumain pour avoir l’air social ou simplement humain, je lui renvoyais froidement un « toi? Comment va Aloy? » qui aurait sans doute pu faire passer les mers arctiques comme des océans bouillant tellement mon ton était glacial et différent de ce que j’avais toujours adopté avec le sociologue. Ce qui m’avait valu ma si mauvaise réputation en ville paraissait cruellement pour une fois. Ce mur que j’avais dressé entre moi et autrui et que je me sentais obligé de renforcer maintenant que j’étais justement vulnérable. Je ne demande pas son avis et le pousse doucement en me faufillant comme un savon pour passer dans le salon qui mène sur la cuisine en grognant à voix basse : « Je vais aller faire du thé. » dont j’ai significativement réduit la consommation après m’être fait taper sur les doigts par le cardiologue mais cette information-là, je ne l’ai pas diffusé non plus.

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Ven 9 Juin - 11:45

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Évidemment que tu regorges de bonne humeur, tout se passe bien dans ta vie, tu ne peux pas mentir, tu ne sais pas ce que c'est que de mentir. Tu devrais faire attention à ne pas trop étaler ton sourire, mais souvent les gens disent qu'il est communiquant, mais ces gens n'ont jamais eu l'occasion de rencontrer William. Il en faut des tentatives pour réussir à le faire simplement sourire et c'est vraiment plus simple d'abandonner que de lui forcer la main. Mais, tu n'es pas du genre à abandonner, pas du tout, surtout pas avec lui, ça serait lui donner raison sur se choix complètement illogiques qui pourraient foutre sa vie en l'air et pas que. Il a une fille. Même si son passé n'est pas tout rose, même si même sa vie en générale n'a pas été facile, on dirait que William fait tout pour se mettre lui même dans des situations difficiles. Tout aurait pu être simple, mais non. Tu passes ta main gauche sur ton visage en l'entendant, le ton qu'il emploie, glacial, il doit te détester à cet instant et c'est bien, c'est que le début. De nouveau, William fait tout pour s'isoler, pour se retrouver seul, il rejette la quelconque forme d'aide et se plaît dans son mensonge. Lorsqu'il te dit qu'il va bien, tu ris, clairement, tu te moques de lui. Franchement faut pas être un inspecteur de police pour comprendre qu'il ment comme il respire. C'est vrai que tu peux vraiment être un con parfois, mais lui, il dépasse les bornes, tu ne sais pas du tout à quoi il joue en mentant comme ça ou en faisant comme si tout allait bien alors qu'autre contraire tout s'écroule. « C'est dingue comme tu peux être con parfois. » Tu secoues la tête de gauche à droite en restant à ses côtés, il te demande ensuite comment est-ce que tu vas et la même chose pour Aloy, et il ne formule même pas entièrement la question, te faisant à nouveau comprendre qu'il n'a pas envie que tu sois là, c'est de la politesse mal arrangée. « Tu vois, moi je vais bien et ça se voit, je ne mens pas et je suppose qu'elle aussi, ça va, je l'ai pas encore appelé aujourd’hui. » Tu hausses les épaules avant de le suivre dans la cuisine, il veut faire du thé, ça tombe bien, ça fait des lustres que tu n'en as pas bu étant donné que tu es un homme qui n'aime que le café. Tu ne diras rien, tu sais qu'il n'accorde pas de grands détails à ce que tu aimes ou pas, c'est déjà bien qu'il décide de parler un peu d'Aloy, c’est surprenant aussi. « Je comprends pas pourquoi tu me dis que ça va alors que non, enfin, même le pire de tous les inspecteurs de police pourrait voir que tu ne vas pas bien, mais c'est ton problème, apparemment pas le mien puisque tu ne dis jamais rien sur toi. »  à nouveau, tu hausses les épaules avant de coller ton dos sur le mur, les bras croisés. Tu voulais te la jouer diplomate en arrivant, plein de bonne volonté mais William a le don de te faire changer tes plans à la seconde, heureusement que tu as beaucoup de ressources et que tu t'y attendais. Tu as vraiment l'impression qu'il met tout en œuvre pour se protéger du monde qui l'entoure afin de simplement travailler et dans son état, ce n'est absolument pas effectif. « Je pense que je peux imaginer à quel point ça peut être rageant d'être envoyé chez soit, d'être forcé de rester à la maison, on a tout les deux cette même passion pour le travail bien que la tienne soit plus ardue étant donné le poste que tu possèdes. » Tu glisses ta main gauche sous ton menton ou trône une barbe grandissant que tu laisses pousser pour les beaux yeux de ta belle qui t'a fait comprendre la dernière fois qu'elle approuvait la barbe. Même si elle ne te plaît pas, pour elle, tu es capable de tout, alors elle aurait le droit de voir une barbe à son retour.

« Après, si la santé te suit pas, je ne vois pas comment tu peux travailler, ça me semble être logique de prendre soin de toi afin d'être le plus apte possible à faire ton job. »  Tu avances  l'aveuglette parce que tu ne sais rien sur lui, ce qu'il se passe, ce qu'il a exactement, tu aurais pu aller voir ces médecins et te faire passer pour un membre de sa famille, mais mentir, tu ne peux pas, tu vendrais la mèche immédiatement après avoir reçu les informations et puis tu as aussi pensé à aller discuter avec sa fille, mais tu t'es dit qu'il ne lui avais même rien annoncé non plus alors... « Tu rends les choses tellement compliquées, tu es le gars le plus têtu que je connaisse et crois-moi j'ai rencontré des gens à travers tout le globe, mais alors niveau illogisme, tu bats tous les records. » Tu le fixes sévèrement. « J'avais pas l'intention de moi aussi faire le con et tout te balancer comme ça, mais tu te la joues je vais bien, froid glacial et tout, parce qu'à nouveau, comme tout le temps, tu envoies balader la moindre personne qui tente de t'aide ou même simplement communiquer. » Non mais c'est vrai, il refuse de parler, il ment sas vergognes et puis il fait comme si tout allait bien, il s’en fout même se sa gueule, sous entendu, de sa santé, s'il refuse de voir à quel point il va mal, les gens qui travaillent avec lui eux, ne vont pas se poser de questions. « Du coup, je vais prendre un exemple, te raconter une histoire et tu vas la commenter évidemment. » Tu le fixes avec cette fois, moins de sévérité qu'avant. Tu ne sais absolument pas ce que tu vas lui raconter, c'est de l'improvisation totale, il est temps que tu te fasses confiance pendant quelques minutes. « Y a ce monsieur, il travaille à l’hôpital. Il analyse des échantillons de sang ou d'autres substances humaines afin de trouver le remède correct en fonction des résultats que lui obtient. Son boulot c'est sa vie, c'est un fonceur, il travaille plus qu'il ne devrait parce qu'il est passionné, mais ça fait quelques temps qu'il a la vue trouble, il se dit que c'est simplement la fatigue, mais rien n'y fait, sa vue est trouble mais il ne dit rien à personne évidemment. Pourtant, il travaille en équipe, il a des collègues certes pas aussi doués que lui, mais il n'est pas seul. Un jour, il étudie un échantillon sanguin et fait ses tests normaux jusqu'à ce qu'il ne voit même plus de son œil gauche, là, il panique. Il se demande si c'est judicieux de faire appel de l'aide en se disant que si il ne fait rien il va continuer à risquer la vie des autres juste parce qu'il est trop fier et trop têtu. Qu'est-ce qu'il fait à ton avis ce type ? Il continue comme si de rien n'était, prenant le risque de devenir aveugle, de faire une erreur qui va coûter des vies humaines ou il décide de se faire soigner immédiatement. » La réponse semble tellement logique et pourtant, tu doutes de la réponse de William, d'ailleurs tu te demandes si il va réellement jouer le jeu. Approximativement ça ressemble à sa situation. « Parce que franchement, moi je vois pas l’intérêt de forcer, de prendre le risque de créer des immenses problèmes alors que la solution est là, simple parce que quoi que tu dises, quoi que tu fasses tu es étroitement lié à des personnes. » Surtout sa fille, il va falloir qu'il comprenne ça et quand bien même beaucoup de gens s'en foutent, parce qu'il a bien tout fait pour que les gens s'en foutent, il y a aura toujours quelqu'un qui va vouloir faire attention à lui.
 

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Sam 10 Juin - 12:00

Le pire probablement dans toute cette situation, c’est que je savais que c’était moi qui était en tord dans toute cette histoire. Jamais je n’aurais du cacher mon état, jamais je n’aurais dû attendre aussi longtemps avant de le dire… Mais je devais avouer qu’au plus fond de moi, j’avais peur parce que mon métier avait toujours été une pierre angulaire de ma personnalité. Si j’avais à me définir, j’aurais probablement été avec deux seuls termes : père et flic. Parce que c’était deux éléments que je sentais comme étant si important pour moi. Et si l’on devait vraiment être honnête? En date d’aujourd’hui, j’étais médiocre sur les deux plans ce qui n’aidait probablement pas mon humeur massacrante.

Mon mensonge qui lui sert de réponse est capté et reçoit comme réponse un éclat de rire moqueur. Je serrais les dents et le fixais froidement. Je n’avais pas envie de faire de bilan du cataclysme qui traversait ma vie à cet instant précis alors que j’étais vainement en train de prétendre que rien ne m’atteignait, que je ne me sentais pas tout simplement prisonnier d’un corps qui avait jadis été en santé mais qui ne répondait plus convenablement à tout ce que je voulais lui faire faire, que je n’étais pas perdu à la simple idée que mon bureau serait probablement vidé pour de bon…

Les semi-reproches pleuvent déjà, mon mensonge m’est évidemment souligné. J’aurais pu dire que ce dernier était de l’ironie tellement il était évident mais non. Je baissais plutôt les yeux en croisant les bras comme un enfant maintenant que la bouilloire était pleine d’eau et que j’attendais qu’elle bouille. Et voilà, à peine cinq minutes dans la discussion qu’il affirmait être capable d’imaginer la colère qui m’habitait depuis que j’avais fini à l’hôpital. Oh! Il pouvait comprendre vraiment? Quelque chose me disait qu’il ne comprenait pas entièrement. Je restais silencieux en me tournant pour sortir deux tasses de l’armoire que je déposais sur l’îlot qui nous séparait. La distance imposée par ce dernier était une bonne chose. Parce que lorsqu’il déballa que le fait de faire attention à moi pourrait m’aider à être apte à mon poste, quelque chose se brisa en moi pendant quelques instants. Le rire qui échappa mes lèvres était si glacial et dépourvu d’émotions que je le sentis prendre le dessus pendant quelques instants. Un rire sans humour qui cachait le grand désespoir qui venait d’envahir ma poitrine d’un seul coup. « Excuse-moi. » grondais-je rageusement après avoir tu cet éclat. « Mais je suis loin de penser que tu peux imaginer comment je me sens en ce moment. ». Mes yeux le détaillaient froidement et sévèrement. Je n’avais pas envie de crier après lui directement, mais contrôler l’espèce de frustration qui m’habitait était particulièrement ardu. Je respirais lentement par le nez avant de dire lentement. « Le truc très drôle dans ce que tu as dit, c’est que tu sous-entends que je vais un jour être apte à reprendre le boulot. » J’avais décidé que c’était drôle pour décider que ce n’était pas le temps de pleure face à comment je me sentais.

Le tout déboucha sur l’histoire qu’il tenait à me raconter et que je ne tenais pas nécessairement à entendre. Néanmoins, j’hochais la tête pour accepter de commenter les mots peu n’importe ce qu’il avait intention de me dire. Devais-je vraiment avoué que j’étais confus? Je ne voulais pas me retrouver seul, mais je ne voulais pas non plus qu’il affiche cet air moralisateur et supérieur.  Le contre coup physique était passé, c’était psychologiquement que j’avais du travail à faire actuellement. Je n’arrivais pas à voir le positif de cette merde catastrophique qui me tombait dessus. Et pourtant, en écoutant son histoire, il ne tombait pas si loin de la vérité. Je fixais ma tasse vide même si la bouilloire s’était tue et que l’eau était déjà rendue chaude. Le défi de mes yeux laissait maintenant transparaitre autre chose : une certaine lueur de peur. Il avait visé… mais pas exactement. Assez pour que je me sente atteint. « J’en pense que c’est exactement ce que j’ai fait… sauf que j’ai peut-être été encore plus connard que ton analyste, si c’est ce que tu veux entendre. » dis-je froidement. Je me trouvais con, mais tellement con. Une partie de moi enviait l’analyste qui avait quand même le choix à faire entre se battre contre le système qui voulait l’aider et accepter l’aide.

Je glissais un sucre dans ma tasse avant de prendre la bouilloire pour transférer son contenu dans une des théières de la maison. Une poche de thé. Le détail qui ne collait pas dans l’histoire qui m’avait été raconté me faisait tristement sourire. « Tu vois ta jolie histoire, elle aurait dû m’être raconté avant que je me retrouve à être mis en arrêt. » Il y avait un peu moins de colère dans ma voix que ce qu’il y avait eu quelques secondes auparavant. « Parce que tu vois, l’option de refuser l’aide médicale ne m’est plus offerte maintenant. J’ai besoin de l’autorisation médicale pour avoir le droit de reprendre du service. Alors niveau immenses problèmes, je pense que j’ai percuté. » J’avais même plus que percuté. La leçon était pleinement apprise. Et je n’étais pas assez con pour ne pas comprendre les implications qui venait avec l’autorisation que je devais demander pour reprendre mon boulot. « C’est ce qui arrive quand tu t’effondres au sol avec un malaise cardiaque, que tu es flic et que tu savais déjà que tu étais malade avant. Je peux te jurer que même si tu veux continuer, tu es considéré comme une nuisance même si tout va putainement bien d’accord? » Oui… je continuais à dire que j’allais bien. Bien compte tenu des circonstances. Bien selon la situation impossible dans laquelle je m’étais volontairement placé. Mon juron avait été souligné par un coup sur l’ilot. J’allais m’acharner à dire que j’allais bien, même si ma main se tourna vers l’une des bouteilles de médicaments – trop nombreux – qui se trouvait sur le mur. J’avalais machinalement un cachet sans eau. Je repris après avoir déglutis : « Donc, merci… mais la belle histoire sur pourquoi aller chercher de l’aide pour pas mettre les autres en danger tu peux te la mettre profondément où je pense. » déclarais-je froidement de nouveau.

La colère était le seul moyen que j’avais trouvé pour passer au travers sans m’effondrer lâchement au sol. Mon regard s’accrocha finalement à Lloyd après un instant alors que je me laissais m’appuyer sur l’ilot en demandant froidement : « Comment tu aurais agi en étant diagnostiqué avec un truc qui ferait en sorte que tu ne pourrais potentiellement plus jamais enseigner? » Il était aussi accro à son boulot que j’étais accro au mien. J’aurais pu lui proposer une histoire pour lui expliquer mais j’allais avec la réalité crue et amère. C’était la question à laquelle j’avais été confronté.  Un dilemme d’éthique qui se posait.

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Sam 10 Juin - 20:58

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Tu penses être capable d'imaginer à quel point c’est rageant mais en aucun cas tu peux te mettre à sa place. Tu peux comprendre à quel point c'est difficile de perdre son travail pour des raisons comme celles-ci, mais sincèrement, tout est de sa faute, si il doit être en colère sur quelqu'un, ce n'est pas toi, mais lui-même. Tu croises tes bras sur ton torse haussant les sourcils, ne réagissant pas réellement à ses attaques qui sont simplement fondées sur ce qu'il croit entendre, comme quoi tout le monde est contre lui. « Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dis. J'ai dit que j'étais capable d'imaginer à quel potin c'est rageant mais en aucun cas je ne me mets à ta place, je suis incapable de comprendre ce que tu ressens en généralisant étant donné qu'à ta place jamais je n'aurai agis de la sorte. » Tu répliques ça froidement, tout comme lui, mais tu ne vas pas te laisser faire. Tu devrais sans doute tenter de te mettre de son côté mais tu es incapable de comprendre les raisons de son choix, pourquoi il a attendu aussi longtemps. « Je ne sous-entends rien du tout non plus, je n'imagine même pas une seule seconde que quelqu'un puisse t'engager après tout ça. Tu as menti sur ta condition et tu as forcé prenant des risques inutiles. »  Tu secoues la tête sur les côtés, tu te doutes bien que personne na va vouloir l'engager à nouveau si ce n'est derrière un bureau. Il est une personne à risques, qui voudrait investir une fortune pour quelqu'un qui a sciemment menti et caché sa santé défaillante ? Dans la société dans laquelle vous vivez, c'est quasiment impossible que quelqu'un prenne ce risque, sauf dans les séries ou bien les films. Le mensonge ne mène jamais trop souvent à rien d'intéressant, si ce n'est une fin complexe et difficile pour le proches. Parce que tu tiens à lui, tu tentes d'une manière ou d'une autre de le lui montrer, mais c'est comme ça si ça n'importait pas. Il suffit de vous voir maintenant, tu es persuadé qu'il n'a qu’une hâte c'est que tu te barres, tu peux le comprendre. Tu viens ici sur ton beau cheval blanc avec tes belles leçons, mais tu sembles être le seul à le faire, à ne pas reculer face au mur qu'il a construit en face de tous les autres. William refuse de communiquer au final, il s'en fout de ce que les autres pensent puisque son travail simplement lui importe, même pas sa vie étant donné l'état dans lequel il se trouve. Il ne prend pas soin de lui et pour quelles raisons ? Son travail ? Est-ce que ça vaut à ce point le coup, lui qui est père devrait pouvoir comprendre que ce n’est pas le cas. Tu crains que sa fille refuse de lui adresser la parole et franchement, tu serais à sa place, le pardon serait bien difficile à obtenir. Mais tu n'es rien de tout cela, tu es simplement Lloyd, le type qui est son ami, enfin tu l'espères, tu as des doutes. Tu pousses sans doute le bouchon un peu trop loin, mais il faut bien que quelqu'un le fasse. « Je t'avoue que pour avoir été un connard, tu as été fort. » Tes bras croisés sur ton torse, c'est la seule réponse que tu obtiens de lui au sujet de cette histoire qui certes est vaguement comparable à la sienne mais qui tu espères le mets en face de ce choix qu'il a complètement foiré.  

Tu grinces des dents lorsqu'il commence à te dire que t jolie histoire aurait du intervenir plus tôt dans son cas, mais si il avait été logique, il aurait pu la trouver toute seule cette putain d'histoire au lieu de vouloir jouer au plus con.  Pour un inspecteur de police, il n'a pas prit toutes les solutions possibles, il s'est contenté d'en choisir une et puis, le reste on s'en fout, les dégâts causés, la même chose, c'est pas grave. « Nan mais ce que tu ne saisis pas c'est que le choix de te reprendre en mains, tu aurais pu le faire avant que tu ne te retrouves dans cette situation de merde. Tu aurais pu éviter ça si tu avais accepté de te faire aider immédiatement. Mais non, évidemment, c'est tellement plus simple de continuer et de faire comme si tout allait bien tout en crevant à petit feu. C'est vrai, qu'est-ce que je suis con putain. » La vulgarité ne te scié absolument pas, mais sous la colère tu agis sous des impulsions, pour une fois que tous les mots que tu prononces sortent sans une réflexion au préalable, c'est exceptionnel. Tu es vraiment en colère contre William qui a préféré faire cavalier seul et mentir au lieu de se prendre en mains et de faire une choix qui aurait pu lui éviter bien des problèmes.  « Franchement, ça m'emmerde de venir là et de te dire tout ça, mais apparemment, tu ne laisses personne le faire, tu préfères tu morfondes et grogner contre le monde et tous ces gens que tu détestes. » A cet instant, tu t’en fous s'il te déteste si tu peux l'aider à ouvrir les yeux et à lui permettre de faire quelque chose après son moment d'arrêt forcé. Il n'est jamais trop tard, même si certainement qu'il n'ira plus sur le terrain peut-être que si il fait preuve de bonne fois, il récupérera un poste un peu plus gratifiant qu'un type derrière un ordinateur.  « Sérieusement ? » Tu secoues la tête sur les côtés, cette question te revient en plein visage et te surprend, ça te surprend d'autant plus qu'il doit savoir comment est-ce que tu aurais réagis. « Si j'avais une maladie m'empêchant de faire mon travail, je quitterai, pas question que je prenne le risque de mêler des gens dans mes problèmes. Il n'est pas question que je donne des fausses informations. J'aurai été voir un médecin, discuter des options et avec Aloy, parce que je ne suis pas seul. » Sous entendu, il a sa fille de son côté. « J'aurai foutu en l'air ma carrière, certainement, et alors ? Pas question de foutre en l'air celle des autres, il y a d'autres opportunités. Je peux écrire des livres, donner des conférences, beaucoup de choses et même si ça ne sera pas mon travail, celui que j'aime, j'aurai de quoi subvenir à mes besoins et prendre soin de ceux que j'aime. » Après contrairement à lui, tu penses aux autres avant toi, tu te mets complètement sur la touche. C'est pour cela aussi que sa question a eu un tel effet de surprise sur toi.
 

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mar 4 Juil - 19:56

Je ne me rappelais pas du moment précis où la colère était devenue une véritable partie de mon existence. Il n’était pas loin Lloyd en disant que je m’étais vautré dans cette dernière en repoussant et détestant tout le monde. Ce n’était peut-être pas directement de colère dont j’étais coupable mais peut-être plus d’orgueil et de jalousie. La colère découlait de manière directe de ces deux sentiments. Mon corps me lâchait, me trahissait. J’enviais ceux dont le corps ne limitait pas les actions – celui que j’avais un jour été en quelque sorte. L’égo lui était plus difficile à cerner : c’était un dégout profond à l’égard de mon corps. Plus les limites de mon enveloppe charnelle devenaient évidentes, plus j’avais de la difficulté à admettre que j’étais rendu à ce stade-là dans ma vie, que j’avais vraiment fait des dommages aussi grands, que c’était entièrement de ma faute.

Elle s’était peut-être bien simplement bâtie sur une longue période de temps, progressivement, un peu comme un cancer qui avait pris racine dans une pensée pour se répandre allégrement à travers toute ma personne. J’étais devenu aigri. Je n’acceptais plus d’être confronter aux limites que l’on m’imposait – ce que Lloyd faisait à ce moment précis avec sa réponse à ma question que je lui avais renvoyé. Pendant quelques millisecondes, j’avais eu espoir qu’il se positionne de mon côté, qu’il me dise que j’avais eu raison de faire ce que j’avais fait… Et il était là, comme un bulldozer à me détruire cette autre illusion que j’avais eu : j’avais tort de penser qu’il prendrait mon parti. Je l’écoutais avec les bras croisés et du défi dans mes yeux.

Les mots franchirent mes lèvres avec un tas d’arrogance avant même que je réalise que ce n’était pas du tout une bonne idée de les dire : « D’accord, merde ! Bravo que tu sois fucking parfait et que tu n’aurais pas merdé. » Parce qu’après tout, dans le fond, je savais très bien que ce qu’il aurait fait était exactement les gestes que j’aurais dû posé il y a plusieurs mois voir années. Mais je ressentais ce besoin fou de nier qu’il avait raison. C’était bien s’il savait comment bien agir face à une situation du genre, parce que moi, sur le coup, je n’avais pas été en mesure de penser comme il le fallait et aujourd’hui encore mon acharnement n’était pas des plus logiques.

Présentée de manière aussi simple, la solution me semblait presque bête. En parler, c’était facile mais pourtant, je n’avais pas su comment le faire. Parce qu’au moment où les problèmes avaient commencé, je n’avais pas su à qui parler : mon emploi était compromis par l’échec de l’affaire Latimer, l’ambiance au poste était plombée par les tensions entre Elizabeth et moi, mon mariage était un carambolage perpétuel et ma relation avec ma fille était plus glaciale qu’un congélateur (comme elle refusait simplement d’admettre que j’étais dans la même pièce qu’elle). Avec une ironie criante dans la voix, je déclarais : « Je ne me serais pas vu en parler avec ma femme entre deux putain de discussions sur le crisse divorce et ma fille ne voulait plus me parler parce que… » Et puis je coinçais. J’aurais peut-être du raconter la version mensongère : parce que j’avais trompé sa mère. Mais le mensonge ne voulait simplement pas sortir – pas devant Lloyd, un homme que j’estimais, un ami. Je restais simplement coincé en plein milieu de cette phrase. Je m’étais retrouvé simplement acculé au pied du mur bien des années auparavant et j’avais paniqué. C’était comme si je me rendais brusquement compte que j’avais beaucoup perdu dans un temps limité. Mon mariage, le respect de ma fille, le prestige de mon emploi. Tout cela avait été fait dans le laps de quelques mois. « Mon boulot était la seule chose que j’avais, merde… Et je voulais pas le perdre. » Même si ma fille m’était revenu : mon boulot contenait la plus grande partie de ma vie sociale. J’avais beau ronchonné sur la compétence de mes collègues, le désordre latent de leur rapport, le manque de structure et l’insubordination clinique qui se lisait dans beaucoup des réponses à des ordres… j’aimais mon boulot. L’évidence qui venait de me frapper paru dans la tristesse qui transparut dans ma voix : « Je veux toujours pas le perdre. » Je n’étais pas pour pleurer pour un simple boulot. Lloyd avait raison : un boulot c’était remplaçable… Mais je n’arrivais pas à m’imaginer faire autre chose que d’être policier.

Je soupirais en ressentant une grande fatigue : « C’est facile sur des esties de questions théoriques de se dire que l’on pourrait juste tout plaquer et que ça n’aurait simplement aucun impact. » Mais ça en avait toujours des impacts, une situation du genre. Je frissonnais doucement en retirant la poche de thé. Je n’avais pas la force de regarder Lloyd. J’avais fait des efforts pour que l’affaire, mon infidélité ne détruise pas ce que j’avais mis une vie entière à construire. Même au fond du trou, j’avais encore à perdre… J’avais toujours eu des choses que je pouvais perdre. « Et puis, ça peut peut-être te venir en tête que j’avais peur… » dis-je en sentant les larmes qui me brulaient les paupières. L’utilisation du passé n’était pas nécessairement la bonne chose à faire. Je le réalisais en remontant un peu mes yeux. Je n’avais pas peur au passé… J’étais actuellement complètement terrorisée. Je repris mon souffle en tentant de les calmer. « …que j’ai putainement peur, d’accord ? »

Tiens en voilà un aveu que je n’avais pas cru que j’aurais la force de faire. Tant pis pour le masque que je m’efforçais de garder comme une carapace pour me défendre des autres. « Ne pense pas que j’ai pas consulté. J’ai un cardiologue compétent… » compétent et d’une belle patience à mon égard. Je me sentais m’effondrer en petite miettes sur le sol alors que je grondais pathétiquement : « Les médicaments marchaient… Assez pour que je puisse me sauver de l’opération. Mais ca le fait plus et… Je regrette… » Je regrettais un tas de trucs : d’avoir fumé pendant des années, d’avoir bossé comme un acharné, de ne jamais avoir pris des longues vacances, d’avoir laissé mon boulot prendre toute la place.

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mar 4 Juil - 21:03

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C'est vrai, tu ne devrais peut-être pas le secouer comme ça, mais tu sens que c'est ce dont il a besoin, que quelqu'un vienne lui dire ce qu'il a refusé d'entendre et qu'il comprenne qu'il n'est pas seul et que la faute est humaine, surtout normale. William a fait des erreurs et il en paye les conséquences maintenant, c'est dur, il a vraiment du mal à les accepter et pourtant, si il désire avancer, il va bien falloir qu'il mette son ego de côté et qu'il comprenne. Revenir sur le passé, ce n'est pas le plus intelligent, se dire ce qu'on aurait dû faire à la place aussi, mais une bonne fois pour toute William a besoin de comprendre qu'il 'est trompé et que se répéter le contraire ne lui permettra pas d'avancer et au lieu de continuer à tout foutre à l'air, il pourrait y réfléchir et changer les choses. Alors oui, cela ne va pas se faire en un claquement de doigts. Le temps, c'est ce dont il a besoin et c'est ce qu'il refuse de s'offrir. Tu fronces les sourcils, tu accuses le coup sur ces premières paroles, tu n'es pas parfait, tu as toute une liste de défauts à lui dévoiler, mais tu es trop altruiste, son contraire. Tu penses bien trop aux autres pour faire attention à toi et oui, même si ton travail c'est aussi ta vie, pour celles des autres, elle perd toute son importance. Tu souris, forcé. « Vraiment ? Tu sais pertinemment comme tout le monde que ça n'existe pas la perfection j'espère que tu as mieux à me lancer à ce sujet parce que ça ne va pas fonctionner. » Des moments peuvent être parfaits, mais rien ne va durer dans le temps, une photo qui est parfaite peut ne plus l'être quelques mois après. Tu peux dire à ta compagne qu'elle est parfaite, elle sait aussi bien que toi ce que ça veut dire, ce que ce mot symbolise. Tu réponds certainement avec un peu trop de hargne aussi, mais tu es sur la défensive et tout le monde sait que la meilleur défense, c'est l'attaque d'autant plus que tu es toujours dans cette optique de le faire réagir et ce n'est pas avec des commentaire comme celui-là que ça va fonctionner. « Il suffit simplement de se dire que notre vie existe avec celle des autres, il n'y a pas, du moins pas pour nous de réelle solitude parce que des gens comptent sur nous et ont besoin de nous. » Si tu avais quitté ton poste à Londres, divorcé et pas avancé, tu n'aurais strictement eu personne et là, si tu avais quitté ce monde, tu n'aurais pas manqué à qui que ce soit. Tu te serais évadé dans un pays peu connu et puis... Mais, tu a décidé de te battre et de vivre et heureusement, sinon tu ne serais pas là, dressé en face de celui que tu considères comme ton ami. William n'est pas le seul, tu as d'autres personnes qui désormais comptent sur toi, que tu sois là pour elles. Ton altruisme n'a pas de limites à tes yeux et à ceux des autres. Si toi tu as tes amis et ta compagne, tu sais que malgré son divorce et ses problèmes, William a une fille, du coup, il a une famille et il serait peut-être temps de se battre pour elle et ça va commencer par la compréhension de ses erreurs. Il faut qu'il passe à autre chose, pour son bien et celui des autres et pas simplement l'avouer, le penser surtout. « Il n'y avait pas que eux, il a des personnes externes qui peuvent jouer un rôle et éventuellement apporter des solutions, mais tu le sais ça, tu dois le proposer à des personnes ça, non ? » Bah oui, si il est flic, il doit savoir comment accueillir des gens qui font des conneries pas si importantes que ça et qui ont besoin de simplement d'un peu d'aide et puis si non, il y a des collègues, il n'avait pas d'amis, même avant que tout n'éclate en morceaux ? Tu ne connais pas la réponse à cette question, tu ne connais que très peu de choses sur son passé, tu ne remues pas le couteau dans la plaie, tu sais que certaines personnes refusent de parler de leur passé et c'est normal.

« Tu ne veux pas le perdre ? Mais je comprends, mais alors pourquoi est-ce que tu fais tout comme si tu voulais le contraire ? » Ses actions ne reflètent pas ses pensées. Tu sais que sous le choc, les décisions sont souvent mauvaises, mais avec tout ce temps qui est passé, il n'a toujours pas changé de cap, il a préféré rester borné à tout jamais sans jeter un seul regard en arrière. « Évidemment que c'est simple de jouer sur la théorie, la pratique est bien plus effrayante, mais les choix que l'on prend ne sont pas tous définitifs. » Tu avales doucement ta salive, tu as perdu un peu dans ta hargne de tout à l'heure et c'est tant mieux. « C'est normal d'avoir peur et c'est pour ça qu'il ne faut pas tout garder pour soit, dans des situations de crises, il faut prendre des décisions adéquates, tu le sais aussi bien que moi. Toi comme moi avons des protocoles à suivre si quelque chose dérape. » Lui en temps qu'homme symbolisant l'ordre et toi, en tant que responsable d'une université tout entière, tu sas des protocoles à connaître sur le bout des doigts en cas de crise et dieu sait qu'il y en a des bien différentes. « Après oui, dans une vie, dans sa propre vie quand on a des problèmes qui surviennent sans prévenir et qui ont un impact immédiat et difficile à gérer, on a tous tendance à prendre la tangente au lieu de faire face et réagir au calme. Mais là, on a dépassé ce stade de la réaction, il faut que tu comprennes, que tu acceptes ce qu'il s'est passé afin que tu puisses avancer et arrêter de te détruire. » et accessoirement tout ce qu'il a encore avec lui et tu sais qu'il ne veut pas perdre sa fille, il a bien du mal à en parler, tu vois bien que ça le touche, comme si c'était sa corde sensible. Ça montre aussi qu'il y a encore quelqu'un pour qui se battre, faire l'effort et reprendre. Tu ne relèves pas le reste, tu ne commentes pas à nouveau son choix, il faut passer outre et l'accepter et ça sera le début d'une nouvelle page de sa vie. Certes, William restera toujours le ronchon qui râle sur ses collègues et qui va regretter sa vie passée notamment à cause de cette affaire, du divorce mais il faut reprendre ses esprits. « Je sais, j'imagine que tu as un médecin. » Tu souris, légèrement, calmé. « Après les regrets, il faut penser au changement. » Tu lèves les yeux vers lui, il doit se battre, pour lui, son travail et puis aussi et surtout, sa fille. « Il faut tourner la page William. Arrête de te faire souffrir inutilement ne bousille pas ta vie. » C'est sérieusement et avec beaucoup d'affection que tu lui offres ces derniers mots.
 

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mar 22 Aoû - 3:17

Comprendre le fonctionnement de certains corps de travail peut être particulièrement difficile : généralement, tous les corps de premiers répondants ont une dynamique particulière. Dans la fraternité des policiers, le poste devient comme une seconde famille. C’est en quelque sorte normal et quel que soit le grade le boulot prend un espace non-négligeable dans la vie des personnes qui choisissent de passer leur vie à protéger, servir et défendre les gens de leur ville. Lorsque l’on est qu’un simple patrouilleur, la présence de notre partenaire de ronde est un élément essentiel. Il faut une bonne complicité pour être en mesure de bien intervenir dans certaines situations : lorsque l’on intervient face à une personne atteinte de troubles mentaux, d’une personne armée ou dans un conflit de gang, la confiance permet de sauver des vies, de diriger l’intervention sans parler, de favoriser la meilleure sortie possible pour tous les clients investis dans l’intervention. Lorsque l’on monte dans les grades, la dynamique de l’équipe est essentiel. Chacun a son rôle, les particularités des techniques uniques à chaque policier joue.

Rajoutons à cela l’horaire bordélique auquel les corps sont soumis et l’impression populaire généralement négative que reflète l’uniforme malgré tout… Nous nous retrouvons facilement avec un clan en quelque sorte… Les rares amitiés que j’avais tissé à Bath et à Londres appartenaient toutes aux forces de l’ordre. Les barbecues auxquels j’avais assisté étaient tous sous le fleuron du poste de police.

Je me serais mal vu expliqué à Lloyd que je n’avais pas eu beaucoup d’amis à l’extérieur du poste, qu’il était probablement un des rares qui avait réussi le pari difficile sans avoir comme lien un enfant du même âge que ma fille qui prenait part aux mêmes activités qu’elle. Et au moment où ma santé avait commencé à décliner, je n’avais plus beaucoup d’amis-collègues parce que l’enquête Lattimer avait mis tout le monde sur les dents, avait rudement éprouvé la patience. Je me contentais donc d’un évasif : « Parfois, aller chercher de l’aide externe à la situation familial est complexe… même si on le propose à d’autres. Trouver les bonnes ressources quand on ne se les fait pas donner, c’est parfois pénible. »

Parce que c’était vraiment comme ça que je m’étais ressenti. Même si je m’étais repris en main, même si j’avais accepté l’opération au jour un… Je n’aurais quand même pas pu recoller tout ce qui s’était écroulé autour de moi. Lawrence aurait quand même peiné à accepter que j’ais fauté avec sa mère, elle n’aurait pas pour autant accepté que je sois malade et que je peine à l’accepter.

Il m’avait fallu trois ans pour admettre que je ne pouvais plus faire ce qui avant avait été si aisé. Lloyd ne le savait pas et je ne tenais pas vraiment à partager cette information. Mais il me blessait en disant que j’avais agi comme si je voulais le perdre mon emploi. J’avais vu, en vingt ans de carrière, bien des policiers pliés bagage pour des raisons moindres que la condition cardiaque avec laquelle j’étais en train d’affronter le monde – telle était ma perception. Je savais que peu de conditions permettaient de jongler entre les deux. Avec un défibrillateur, peut-être bien que j’aurais des chances de remettre le pied sur le terrain. Mais je ne voulais pas d’un boulot de vulgaire gratte-papier. L’action me manquait. Même les interventions à mourir d’ennui que j’avais eu à faire dans cette petite ville côtière me manquait. Cela paraissait peut-être enfantin mais je murmurais : « Je n’ai rien fait qui démontrait que je voulais le perdre. C’était des risques que j’ai pris pour le garder le plus longtemps possible… Être flic et être cardiaque… ca ne va pas réellement ensemble si tu n’avais pas fait l’adéquation par toi-même. » Le ton était bourru même si je n’étais plus réellement en colère. Certes, mon ton n’était pas toujours sympathique mais nous étions loin du ton béquilleux que j’avais eu au début de la conversation.

Je savais que les choix n’étaient pas définitifs mais je savais également que de prendre les bonnes décisions étaient parfois difficile. Je n’osais pas parler de cela mais une petite partie de moi aurait aimé mourir comme mon père en service ou prendre une retraite sans embûche. Mais ce mal de vivre que je trainais comme une évidence, je n’arrivais pas à l’aborder convenablement auprès de personne. « Je sais que bien des choix ne sont pas définitifs. Mais le choix de me faire soigner avec l’option qu’il reste l’est. Et elle vient avec des risques qui me terrorisent autant que le fait d’être malade. » dis-je doucement. J’avais repoussé beaucoup de choses parce que le fait de mourir sur une table d’opération était plus forte que celle de survivre. Et j’avais pleinement conscience que c’était immature. Mais je savais qu’en mourant de cette manière, je laissais ma fille orpheline de père et avec une image de lui qu’elle n’aurait jamais dû avoir. Ce n’était pas le souvenir que je voulais laisser à ma fille : celle d’un menteur pathologique, d’un tricheur, d’un homme immature, d’un lâche qui n’avait pas voulu admettre ses torts avant la fin.

Je soupirais doucement en grognant presque un : « Arrête de me materniser alors… Je le sais que la technique que j’utilisais n’était pas la bonne et qu’il va falloir que je fasse des changements. J’ai déjà rendez-vous pour l’évaluation de ma capacité cardiaque qui va déterminer la vitesse à laquelle je vais avoir accès à un défibrillateur implantable ou s’il va falloir une autre chose. » J’avais l’intention de me battre même si je tournais en rond dans une vie qui n’était pas la mienne. « Mais pour l’instant, j’ai quand même l’impression que c’est une erreur parce qu’il y a tant de chose qui peuvent mal tourné. »

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mer 6 Sep - 23:48

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Cette frustration n'a de cesse de grandir en toi, dès qu'il te répond, il se cherche des excuses sur son comportement, comme s'il savait que ce n'était pas le bon. Au lieu de critiquer, il devrait se dire à lui-même qu'il a fait une erreur et commencer à l'accepter. Ça serait sans doute un excellent début. Le ton qu'il use pour te répondre à le don de t'exaspérer. Tu bouillonnes. Tu ne t'attendais pas à une soirée chill, mais là, il te pousse bien dans tes derniers retranchements, mais pas qu'il s'inquiète, tu as plus d'un tour dans ton sac. Tu sais comment faire parler les gens et même les plus bornés. Tu n'es pas un professeur pour rien. Tu n'es pas là que pour enseigner, c'est tout le reste que tu apprécies dans ton métier et aussi et surtout le contact avec les étudiants. Ceux qui ont assez confiance en toi pour parler de leurs problèmes etc... Tu apprécies tellement l'idée de pouvoir aider quelqu'un que tu ne peux pas t'arrêter comme ça, c'est impossible. « C'est pénible oui et alors ? La vie c'est pas une putain de partie de plaisir. Tu aides les gens, tu sais comment le faire, tu peux t'aider toi-même, tu peux faire un pas en avant et demander conseil. Il n'y a pas de honte à demander de l'aide. » Après, c'est sur, tu n'es pas le mieux placé pour cela, mais la situation était différente de ton côté, ta santé n'a pas lâché, tu avais quelque chose sur quoi te rabattre et quand bien même le divorce a été difficile pour toi, tu ne l'aimais plus Caroline, tu n'avais plus une once de sentiments pour elle, si ce n'est du dégoût et de la colère. « Et quand bien même tu ne peux pas changer les choses, tu peux essayer quelque chose, faire un effort, montrer que tu n'es pas là pour rien, que tu ne subis pas. Putain, on fait tous des erreurs, c'est pas nouveau, mais c'est pas le moment de se dire, bon bah tant pis hein, la prochaine fois. » Tu râles encore, ta voix se lève mais elle reste loin du cri. Tu t'emportes facilement, mais merde, tu apprécies William, tu penses, tu espères que c'est ton ami. « Mais tu crois que je ne le sais pas ? Mais réfléchis une seconde, si tu avais fais le nécessaire immédiatement, peut-être que les choses se seraient mieux passées, non ? Regarde-toi maintenant, tu bougonnes, tu grognes, tu râles dans ton coin comme si le monde entier t'avait tourné le dos alors que c'est toi qui tourne le dos au monde entier. Tu refuses tout ce qu'on veut t'offrir pour te sortir de la merde dans laquelle tu t'es laissé glissé dedans quoi... » Tu pinces l'arête de ton nez en l'écoutant te répondre, ne faisant que confirmer ce que tu viens de dire. Si il avait agit avant, il n'en serait pas là aujourd'hui. « Si tu étais pas si buté, tu n'en serais pas là... » Dis-tu pour toi-même dans ta barbe. Franchement tu ne vois pas quoi lui dire de plus, c'est comme s'il refuse quoi que tu dises, il trouvera toujours quelque chose à en redire, comme si son choix, aussi mauvais et immature soit-il c'était le meilleur de tous. Alors que non, tout aurait pu être simple mais à quoi bon faire simple quand on peut faire compliqué ?

Tu le regardes presque ahuri devant ces derniers mots. Tu passes ta main droite sur ton visage et putain, ce que tu donnerais pour te fumer un paquet de clopes tout entier à cet instant précis. Tu souffles avec force. « Tu n'as pas quelque chose de plus fort que du thé au final ? » Un bon whisky, une bonne bouteille ou du vin, c'est bien le vin aussi. Tu demandes pour toi, il n'a pas intérêt à boire autre chose que du thé sinon tu vas lui refaire le portrait, qu'il soit flic ou pas, tu t'en balances. « Nan mais attends, tu veux pas non plus que j'appelle des figurants pour qu'on fasse tous une ligne afin de t'applaudir parce que seulement maintenant tu daignes prendre soin de toi ? » Tu secoues la tête de gauche à droite, franchement tu n'arrive spas  te dire que tu ne vas jamais réussir à le faire se rendre compte de ses erreurs. Au lieu de mettre un pied devant l'autre, il recule et surtout, il se met dos à son histoire, c'est comme si il avait peur de tout. Alors oui, c'est normal de flipper, surtout dans son cas, on parle de problèmes cardiaques ce qui n'est pas rien du tout. « Après franchement si tu le vois comme ça, tous les choix sont discutables et tout peut te claquer entre les doigts à n'importe quelle seconde. Des erreurs, tu vas en faire des tonnes, comme tout le monde, des petites comme des grandes mais si tu te dis que tout peut mal tourner, attendre avant de faire un choix d'une grade envergure ça va pas aider, pas du tout. » Tu croises tes bras sur ton torse l'air grognon avant de reprendre, cette fois avec moins de vergogne, tu ne vas pas non plus passer ta soirée à lui gueuler dessus, surtout si il tend l'oreille pour que ça finisse par sortir par l'autre. Tu reprends une respiration plus calme, c'est dingue comme tu peux t'emballer aussi rapidement, au moins on sait quand les choses te tiennent à cœur et puis, tu n'as pas peur, William est un grand garçon, il ne prendra rien de mal, il sait que tu es là pour lui, pour le bousculer. Tu fais ton job d'ami.
 

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Jeu 14 Sep - 4:02

Malgré mon apparence de vieil ours mal léché qui était sorti de son hibernation du mauvais côté du lit, je ne tenais pas plus que cela à une confrontation avec Lloyd. Je n’avais pas beaucoup de repères positifs au sein de la ville. Il faisait partie des rares liens que j’avais réussi à tisser. Et je savais que la colère qu’il avait à mon égard était plus que mérité. J’avais passé bien trop longtemps à banaliser la situation. La liste des personnes à qui j’avais menti était si longue que la dresser ne me tentait nullement. Ma fille m’en voulait. Je n’arrivais qu’à peine à me pardonner les gestes que j’avais moi-même posé et qui aurait pu être dangereux non seulement pour moi mais également pour mes collègues.

Tout cela pour en venir au point que je venais de choisir de ne me pas me battre contre mon allié. Je m’en voulais d’être tout aussi dur que ce qu’il était à mon égard. J’avais compris que je ne serais pas dans de tels draps si je ne m’étais pas acharné à prétendre que tout était parfait dans le meilleur des mondes. Mon ton fut d’abord probablement un peu plus dur que ce que j’aurais voulu. « Non mais merde. Tu arrêtes ou quoi? » Je soupirais en déposant presque rageur ma tasse de thé. Ce fut à mon tour de respirer avant de me passer une main sur la barbe. « Je sais que les conséquences auraient été moins grave si j’avais accepté d’être mis en arrêt dès que le problème a été détecté. Je ne serais probablement pas prisonnier de ma maison et de ma tête si je n’avais pas fait un tas de conneries. » Ce n’était pas le bon ton probablement mais je ne savais pas quoi faire pour vraiment témoigner à mon ami que j’aurais fait des pieds et des mains pour changer la situation précaire dans laquelle je me trouvais. « Je sais très bien que c’est mon caractère de cochon qui est hautement responsable de la situation dans laquelle je suis fourré d’accord! ».


J’étais capable d’admettre que j’étais le seul responsable du pétrin dans lequel je m’étais fourré. Je le faisais même avec un air à demi-moqueur mais ce n’était pas pour autant que j’étais prêt à m’en sortir seul de ce désastre dans lequel je me trouvais. Il s’acharnait à penser que je ne voulais pas m’en sortir. Mais le vide avait pris des années à se construire autour de moi. Je ne pouvais pas faire comme si simplement rien de tout cela ne s’était passé et devenir soudainement social. Ma mauvaise réputation et mon attitude était rébarbative pour l’approche d’autrui. Néanmoins, il était là. J’aurais bien pu prétendre ne pas être présent pour ne pas subir ses remarques, mais je lui avais ouvert. « Et puis, si je t’ai ouvert ma porte, c’est probablement parce que je suis prêt à admettre que j’ai besoin d’aide pour m’en sortir. ». Ce n’était pas peut-être très convainquant comme effort mais c’était déjà une petite base.

Je n’étais probablement pas l’hôte le plus efficace et disponible qu’il ne pouvait espérer parce que sa question me fit froncer les sourcils. Dans une vie antérieure, il y avait eu de l’alcool dans ma maison. Mais ce n’était plus le cas depuis un bon moment. Je n’en avais jamais eu dans mon appartement depuis que j’avais emménager ici. « Non. Avec les médocs, je ne peux pas boire en théorie. » Il aurait probablement pu rajouter une couche d’engueulade. Après tout, nous étions sortis quelques fois dans le pub du coin et je ne m’étais pas gêné pour prendre un verre de vin ou deux. Plus pour un effet d’entrainement que je me peinais à admettre… Parce que je n’avais pas voulu le provoquer de cette façon.

Moi qui avais tenté de conclure cette discussion sur le fait que je venais à peine de reprendre ma vie en main, je réalisais que ce n’était pas aussi facile. Bien sûr que je ne m’attendais pas à avoir une main d’applaudissement pour le fait d’avoir simplement repris le contrôle sur toutes les erreurs que j’avais faites. J’avais l’intention de faire de mon mieux. « Non merde! Mais je sais très bien que je ne peux absolument rien changer des trois dernières années ou je me suis oublié alors ça sert à rien de m’engueuler pour ça. Parce que je te jure que je ferais attention la prochaine fois que je vais devenir malade. » dis-je avec probablement plus d’ironie que c’était nécessaire. Je pris une autre longue gorgée de thé avant de recommencer en le regardant plus sérieusement. « Ce n’est pas parce que ça semble être une erreur que je vais reculer pour autant, Lloyd. Je ne te demande pas de comprendre ce qui se passe dans ma tête. Je te demande juste de ne pas juger ce que j’ai fait médicalement parlant. Le fait que j’aille les rendez-vous pour les tests préparatoires, pour une nutritionniste… c’est des progrès de monstres pour un vieil âne dans mon genre. Je veux m’en sortir… et je ne te demande pas de me confronter la dessus. J’ai intention de me donner les moyens de réussir à m’en sortir… avec ou sans ton aide amical. »

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Jeu 14 Sep - 11:40

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C'est dingue putain, tout ce que tu as eu à dire afin de pouvoir lui arracher quelques mots. Ce n'est pas un super soulagement pour toi, mais c'est un excellent début. Cependant, tu ne devrais sans doute pas le mettre en colère, mais tu te dis que se la jouer mielleux et tout gentil ça ne va pas l'aider. William a besoin d'être bousculé. Peut-être pas autant que ça, mais c'est bien. Au moins le résultat est bon. Tu as besoin qu'il se libère aussi du poids qu'il porte depuis longtemps. Tu sais ce que c'est de vivre avec quelque chose en soi que l'on garde jusqu'au jour ou ça explose. Si il n'y a personne pour aider, ça reste et ça détruit à petit feu. Sa santé ne peut pas lui laisser la chance de se laisser bouffer par des pensées négatives, des loupés dans sa vie. Heureusement, il arrive à s'expliquer et franchement, il était temps. Tu ne souris pas pour autant, le combat n'est pas entièrement gagné. « Bah putain, il t'en a fallu du temps pour que tu arrives à clairement l'expliquer Will. C'est pas bien compliqué de formuler ça pourtant, mais c'est pas grave, tu le fais, un bon point. » Tu croises tes bras sur ton torse, tu n'as pas encore tout mais tu prends avec plaisir ce qu'il te dit. Il est lui aussi animé par la colère, enfin, il en a l'air, tu espères simplement ne pas lui causer un problème au cœur parce qu'il doit certainement avoir un rythme cardiaque accéléré, comme le tien.

Tu souris en coin, alors oui, effectivement t'ouvrir la porte c'était un message pour te dire qu'il était prêt à aller de l'avant, avouer ces tords, mais il lui en faut de la stimulation pour en arriver à un résultats plutôt positif et encore, ce n'est que le début. Le dire à voix haute, c'est très important, le penser aussi, les deux ne même temps, c'est un immense pas en avant, mais ce n'est toujours pas suffisant. Pas pour toi en tout cas. Les mots sont d'une importance capitale, mais ils ne valent pas les gestes. Tu sais que William n'a pas que sa santé qui lui pose des problèmes. Il est temps pour lui de s'offrir un nouveau départ et surtout ne pas refaire les faire les mêmes erreurs. « Certes, mais tu dois savoir que tu ne peux pas que compter sur les autres, c'est pour ça que c'est important pour toi, comme pour moi par exemple d'entendre ce que tu viens de dire. Si tu admets tes erreurs, tu seras moins enclin à les refaire par la suite. C'est un pas en avant que tu fais là et ça faisait longtemps que je l'attendais celui-là. » C'est pas le tout d'ouvrir la porte, se confondre en excuse, il y a tout le reste à faire. « Maintenant que c'est fait, il va falloir s'occuper du reste, tu n'as pas que ta santé dont tu dois prendre soin. » Tu fais allusion à sa fille qui a vraiment besoin d'un père.

Tu hausses les épaules lorsqu'il te dit qu'il n' pas d'alcool ici et vraiment, tu aurais pu t'en douter tout seul, mais sous l'effet de la colère, de l’adrénaline, tu as tout de même posé la question. « C'est pas grave. » De toute façon, tu n'as pus envie de boire, par contre, tu as toujours autant envie de te descendre un paquet de cigarettes. Si il n'a pas d'alcool, il doit bien avoir une terrasse sur laquelle tu peux te poser et fumer comme un pompier pour te calmer une seconde. « Nan mais tu te rends compte où est-ce qu'on en arrive ? Tu viens me dire que désormais tu vas faire attention lorsque tu seras malade ? Mais il faut faire attention à chaque fois, que tu aies un boulot super prenant ou pas. Ta santé, tu n'en as qu'une, tu as pas le choix, si tu veux vivre et t'occuper des autres, faire ton métier, ou je ne sais pas quoi d'autre, tu en as besoin. Tu n'as pas le choix. » Tu dis ça mais tu es un peu comme lui, tu as une sainte horreur de la maladie, il suffit de te voir la dernière fois ou tu as été bloqué à la maison suite à un coup de froid. Au moins, dès que quelque chose ne va pas, tu vas immédiatement voir un médecin, mais tu sais aussi qu'Aloy ne te laisserait pas traîner dans la maison malade. Tu en ferais de même pour elle, tu t'inquiètes tellement vite aussi , dès qu'elle a mal quelque part tu accoures comme si c'était la fin du monde. « Tu vois, il n'y a rien de compliqué à dire que tu veuilles t'en sortir, au contraire, c'est simple. Tu dois faire les efforts nécessaires pour y arrive. Mais tu vois ce que je dois faire pour en arriver là ? Je suis content William, on arrive finalement à quelque chose de concret ici. » Cette fois, il va faire quelque chose pour lui, pour sa santé et il va reprendre sa vie en mains et il n'y a rien de mieux. Il pourra s'offrir un nouveau départ. Tu pinces les lèvres, tu aimerais bien lui demander où est-ce que tu peux aller pour te fumer une clope, mais franchement dans le contexte de votre discussion, il pourra bien se foutre de toi si tu le lui demandes, alors tu te renfrognes, tu fumeras plus tard.
 

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mar 19 Sep - 2:42

Faire les bons choix ce n’était pas particulièrement aisé tout le temps. Devant les options qui m’avaient été proposé, je n’avais pas pris la peine de prendre une décision éclairée. J’avais toujours pris des décisions de têtes brûlées quelque chose qui ne ressemblait pas tant que cela aux agissements que j’avais eu tout au cours de ma vie. Je savais très bien que j’avais été objectivement pris sur le vif dans une situation qui me dépassait. C’était une chose d’être malade comme une grosse grippe d’homme qui nous fait pratiquement nous tousser un poumon sans considération et nous faisant regretter nos sinus… J’avais toujours eu tendance à m’oublier pour ce genre de situation. Peu n’importe le mal de tête, les vaporisations d’eau saline, la fièvre et la fatigue que je ressentais, elle n’était qu’accessoire à la douleur (bien réelle) que ressentais des familles qui attendaient des réponses pour un proche.

Mais justement, ce n’était pas une simple infection bénigne que je pouvais repousser sous le tapis comme si de rien n’était. C’était mon cœur dont il était question… Et je savais très bien que je n’aurais pas du agir comme s’il s’agissait du même état. La gravité de la situation qui m’avait pourtant été soulignée à plus d’une reprise m’avait pourtant été affichée comme une évidence par tous les intervenants. Mais je n’en avais fait juste à ma tête jusqu’au moment où je ne puisse plus nier l’évidence.

Objectivement, j’étais capable d’admettre que mon attitude à l’égard de Lloyd était odieuse. J’avais mérité la colère silencieuse qu’il avait à mon égard et qui n’avait probablement d’égale que celle que j’avais à mon égard également. Je savais que mon aveu du pétrin dans lequel je m’étais fourré seul comme un grand était déjà un pas de plus vers un changement. J’aurais probablement eu le même ton dur à son égard… M’apitoyer sur mon sort ne servait à rien mais c’était quand même un gros morceau à digérer que le fait d’être priver de mon boulot. J’étais dépendant de ce dernier, de l’adrénaline qu’elle me provoquait (celle-là même qui était potentiellement responsable de mon état dramatique).

Le point qu’il marquait toutefois et qui restait à résoudre c’était que ma santé n’était pas la seule chose qui devait être fixer dans ma vie. Dans l’état où j’étais, c’était pratiquement impossible de nier l’évidence même : je me retrouvais assis sur le sommet d’un tas de ruines que je n’avais pas envisager avoir à trier. Le boulot, c’était récupérable… Thomas m’avait aidé à placer mes cartes de manière à ce que ma carrière ne soit pas entièrement ruinée par cet assaut que j’aurais pu éviter. Mais le plus difficile à reconstruire, c’était ce toit… Ce qui était criant dans cette maison dans laquelle je m’étais retrouvé cloitrer : l’absence de ma fille à mes côtés. « Je sais que je ne suis pas le seul dans ce pétrin. Il y a Lawrence. Ça a été plus difficile pour elle probablement que pour moi. » dis-je doucement sans oser soutenir son regard. « Je ne lui ai pas caché grand-chose de ce que je traversais contrairement aux autres. Enfin… au début c’était facile parce qu’elle vivait avec sa mère. Mais quand elle a emménagé ici… Elle a dû appeler plus d’ambulance pour moi que ce qu’elle aurait dû. Et je lui ai trop souvent promis du changement qui n’est jamais venu. Je n’en suis pas fier d’accord… Mais je sais que ça va être beaucoup plus difficile de tout reconstruire… Même si, elle est intelligente, forte et belle… Je lui ai fait du mal. » L’aveu était probablement un peu plus personnel que ce que j’avais l’habitude de faire. Lentement, je passais une main sur l’arête de mon nez en soupirant longuement.

C’était presque aussi fatiguant que d’abandonner le mensonge au profit de la vérité que de vivre en me tapissant dans un véritable tissu de mensonge dont l’effet final n’était guère mieux. Un pas à la fois, je ferais des efforts pour être en mesure de m’acclimater. « Est-ce que tu restes manger? J’avais sorti de la sauce bolognaise. Il y en a probablement assez pour deux. » demandais-je avant de me tirer une chaise. La discussion avait été un peu plus lourde que ce que j’avais espéré. Il m’avait secoué mais l’augmentation des doses de médicaments jouait probablement un rôle positif dans le fait qu’une telle engueulade ne m’arracha pas de grandes douleurs. C’était probablement une bonne solution. « Et de toute façon après, je risque de ne pas trop tarder. » Je n’avais pourtant pas envie d’être seul ce soir. Mais il avait mieux à faire que de me tenir compagnie pendant que je trouverais le chemin de Morphée encore une fois.

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MessageSujet: Re: So far from who I was [PV Lloyd] Mar 19 Sep - 13:04

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Maintenant, William commence à se rendre compte de l'impact de sa santé, mais non seulement pas pour lui, mais aussi pour ses proches. Au final, même si c'est lui le malade, le premier concerné,  tout ce qu'il fait à un impact sur son  entourage qu'il le veuille ou non. Il n'est pas clairement seul dans sa vie comme il pourrait l’espérer. Il a une fille et il était temps que vous abordiez son sujet. Vous en avez terminé avec les phrases difficiles, le ton haussé et tout le reste. Il était temps parce que mine de rien, le secouer afin qu'il se réveille, ce n'est pas de tout repos et tu commences à fatiguer. Espérant que ça va t'aider pour trouver le sommeil qui te manque tant lorsque ta compagne n'est pas dans le lit avec toi. C'est dingue à la vitesse ou tu t'es accoutumé à la présence d'Aloy et tes côtés, tu as désormais énormément de mal à t'habituer à ce que tu faisais tout le temps avant, être seul. Elle a un impact sur ta vie immense et franchement, tu aimes ça. Tu ne peux plus te passer d'elle et tu en arrives à te dire que c'est la bonne, celle que tu aimes et que tu ne vas pas laisser filer comme ça. Tu passes ta main gauche sur ton visage certainement marqué par la fatigue qui s'abat rapidement sur toi.  « C'est vrai qu'à force de faire des promesses qui tombent à l'eau, elle ne va plus chercher à te croire, ni même te comprendre. C'est une adolescente, c'est certainement la période la plus difficile de sa vie. » Oh que oui,  les adolescents sont vraiment difficiles, cette période de la vie est d'une complexité affolante, c'est là ou les limites se cherchent et de trouvent ou pas, il ne peut pas lui demander trop de choses et de son  côté, il va devoir faire des effort qui vont lui sembler immenses, mais dont elle a grandement besoin. « C'est difficile tout ce que tu lui demandes, mais tu vas devoir le faire quand même, te montrer présent pour elle tout en lui expliquant la situation et si elle ne croit pus en tes promesses, donne lui des preuves de ce que tu fais, qu'elle puisse te croire. Après,  je ne connais pas bien ta fille, mais je suppose que ça va demander énormément de temps et la brusquer n'avancera rien. Des excuses pour commencer et du temps. » Tu sais qu'être parent ce n'est pas chose aisé, après, ça dépend des enfants, mais tu te doutes que Lawrence ne doit pas réellement se sentir bien à sa place ici et tu imagines le choc d'une fille de devoir appeler l'ambulance parce que son père va mal. Surtout que pour le coup, c'est de sa faute à lui, d'être borné comme ça et tu te demandes curieusement si elle est aussi bornée que son père, parce que si c'est le cas, elle va lui donner beaucoup de fil à retordre. « Il faudra trouver un équilibre, ne pas t'imposer dans sa vie immédiatement, si tu fais ça, elle va se braquer. » Tu as pas mal de bons conseils sur le sujet et pourtant tu n'as jamais été un père, cependant, tu es un professeur extrêmement proche de ses étudiants et tu as eu l'occasion d'en entendre des histoires avec eux, dans leurs familles. Tu as toujours porté un intérêt sans limites à tes étudiants, surtout depuis Londres et les problèmes que vous avez tous eu là-bas. Il y a certaines situations que l'on ne peut pas traverser seul et c'était le cas à Londres. « Mais tu verras, tu vas t'en sortir. » Ajoutes-tu simplement, espérant qu'il suive tes conseils et qu'il ne brusque pas sa fille immédiatement.

Tu te coupes au sujet de sa fille, tu pourrais certainement lui donner bien d'autres conseils, mais tu t'arrêtes là, espérant qu'il suive au moins ceux-là, sinon, il va avoir bien des difficultés à la garder de son côté. Tu sais à quel point les ados contrariés peuvent perdre le sens de la raison. Un adolescent en colère est capable de tout. Cette proposition est plus qu'alléchante, mais tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas si tu as vraiment faim ou si c'est simplement ton estomac qui crie famine parce que tu n'as rien mangé depuis ce matin. Les cafés ne comptent pas comme vraie nourriture parait-il. Tu réfléchis une seconde à son offre et tu te décides à répondre. « Pourquoi pas. » Au moins ça va t’obliger à ingurgiter quelque chose de différent qu'un café et quelques céréales, parce que tu considères que manger des céréales, c'est un repas complet et ça, bien que tu saches plutôt bien cuisiner. Tu ne mets guère tes talents à ton service, mais tu le fais volontiers pour les autres. Et vu qu'Aloy n'est pas avec toi, tu grignotes par-ci par-là. « La même, je suis crevé et j'ai pas eu une seule nuit complète depuis qu'Aloy est partie en Pologne. » Ce que tu ne sais pas à cet instant Lloyd, c'est que dans quelques heures, lorsque tu seras chez toi, tu vas recevoir un coup de téléphone qui va foutre bien plus que ta soirée en l'air. Pendant que tu passes du bon temps avec William, à grignoter et papoter sur a vie à venir, la famille de ton ex-femme réfléchit à comment te prévenir qu'elle est décédée et que tu dois aller à l'enterrement, dans la matinée. C'est dingue comme parfois l'ignorance peut sauver des vies.
 

FIN

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So far from who I was [PV Lloyd]

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