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In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller


TON PSEUDO : Cojo-Jojo
TES DOUBLES : Timmy
TON AVATAR : Ben Robson
TES CRÉDITS : Mimzikel
TA DISPONIBILITE RP : Indisponible
1.Jean ☄Old Crazy Girl
2.Billie ☄ In the danger zone
3.Mona ☄ Prédiction du Dr.Marabouté
4.Thomas ☄ Every step you take I'll be watching you
5.Yevgeniya ☄ Another dollar is just another blow
RAGOTS PARTAGÉS : 421
POINTS : 533
ARRIVÉE À TENBY : 04/05/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans. 04/03/1985
CÔTÉ COEUR : RAS
PROFESSION : SMF - Sans métier fixe.
REPUTATION : Roi des vilains.


Wearing the inside out
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MessageSujet: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Sam 3 Juin - 15:12

In the danger zone
Billie & Cody

Ça fait toujours des histoires quand Cody sort. Lui qui n'a pas l'habitude de devoir s'expliquer et rendre des comptes a l'impression de vivre une adolescence en retard. Celle où on se retrouve en confrontation perpétuelle avec ses parents. Son père ne lui a jamais causé de tels problèmes, jamais demandé de se justifier lorsqu'il voulait sortir. Au contraire, persuadé que toutes les expériences sont bonnes à prendre pour pouvoir grandir et se forger, il était plutôt du genre à encourager cette attitude libre.
A présent confronté à un ersatz d'autorité à un âge où c'est parfaitement déplacé, l'Irlandais commence à sentir ses nerfs craquer. A chaque fois qu'il passe le seuil de sa porte, c'est en poussant un soupire, l'humeur tendue.
Il sait que sa mère est probablement encore en vie parce qu'il s'autorise ces sorties, certes un peu égoïste, qui lui permettent de vider cet océan d'énergies négatives qu'elle fait naître en lui. Il l'aurait plus que certainement déjà balancé dans la cage d'escaliers autrement.
Il ne s'était pas attendu à un tel challenge en venant accomplir son devoir de fils et il se rend compte aujourd'hui à quel point il a sous-estimé cette tache qui l'use bien plus que prévu.
A force de sacrifier des journées entières à s'occuper de sa mère, il sent déjà ses muscles commencer à fondre. Ça le rend malade. Quand il se voit dans la glace, ce n'est pas que son corps qu'il voit lui échapper, c'est toute sa vie. Comme si son remodelage physique reflétait en réalité celui de son quotidien.
Il fait donc tout ce qu'il peut pour s'entretenir un minimum, même si ça veut dire lâchement abandonner sa génitrice devant la télévision pendant deux heures tout en sachant qu'elle devra se pisser dessus si elle se trouve face à un urgence soudaine...  Ce qui, heureusement, n'est encore jamais arrivé.
C'est ainsi qu'il se retrouve à claquer la porte au nez d'un flot de reproches émanant du salon, principalement axés sur son égoïsme et son manque de responsabilités. Sans remords, il se dirige alors vers la salle de sport de la ville. Un complexe un peu minable par rapport à ses standards mais qui lui permet au moins de boxer un minimum. Ses gants noués se balançant sur son épaule, il s'allume une précieuse cigarette afin de décompresser un peu avant. Rien de plus sain qu'un peu de nicotine avant le sport...

On ne peut pas dire que Cody se soit montré particulièrement sociable depuis son arrivée en ville. Peut-être qu'il est un peu méfiant, ou qu'il ne sait tout simplement pas comment aborder cette population bien différente de son entourage californien.
Il a tendance à voir tous ces gallois comme des bouseux et ça ne le motive pas à tenter des approches. Chose fâcheuse puisqu'il donne lui même peu l'envie d'être approché...  C'est donc tout naturellement qu'il préfère s'entraîner seul, avec un sac de sable bien ferme. Les écouteurs enfoncés dans ses oreilles, diffusant un bon vieux Lil Wayne, pour se couper du monde. Il choisit d'ailleurs ses heures en fonction de l'affluence, choisissant bien évidemment celle où il y'en a le moins.
Il a besoin de ce calme pour se ressourcer et extérioriser toutes ses frustrations en paix. Il frappe fort, chauffe ses muscles endormis et profite de chacune de ces minutes de répit pour retrouver un goût de normalité et prendre du plaisir.

Il sent déjà la sueur perler sur son front et glisser le long de sa tempe. Mais pas seulement. Il sent également une paire d'yeux rivés sur lui. Il essaie un instant d'ignorer ce regard oppressant mais sa patience fini par céder.
Il interrompt ses coups et se retourne vers la source qui le perturbe. Une jeune fille à peine adulte, brune, pas très épaisse et qui tient dans ses mains une paire de gants. On pourrait croire qu'elle les a volés, elle n'a définitivement pas l'apparence d'une boxeuse.
D'un rapide coup d'oeil, Cody sonde le reste de la salle qu'il avait jusque là ignoré, s'isolant et ne se concentrant que sur son sac de frappe. Elle est vide, il n'y a qu'eux deux dans cette section. "Tu veux quelque chose kiddo ?" Il finit alors par demander un peu agacé après avoir retiré ses gants pour pouvoir enlever ses écouteurs.
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They're not scared of you, they're scared of what you represent to them. ─ What you represent to them is freedom.

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TON PSEUDO : chrysalide.funèbre
TON AVATAR : Adelaide Kane
TES CRÉDITS : lux aeternia (ava) ; endlesslove (signa)
TA DISPONIBILITE RP : De retour pour vous jouer un mauvais tour. Indisponible ~ 0/2.

Seren
Cody
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POINTS : 592
ARRIVÉE À TENBY : 15/10/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : Vingt ans. (o9.o6.1997)
CÔTÉ COEUR : Célibataire un peu paumée.
PROFESSION : Etudiante en musicologie et livreuse de pizzas.
REPUTATION : « Elle a changé, celle qu'on appelait "l'héroïne de Tenby" il n'y a pas si longtemps encore. Elle est plus calme, plus posée, à croire qu'elle essaye de vraiment construire quelque chose. Son entourage doit avoir une bonne influence sur elle. Par contre, la pauvre s'est blessée lors d'un entraînement de boxe. Résultat, elle ne peut plus jouer de musique. Et vous avez entendu ? Il paraît qu'elle et le fils Fitzpatrick... disons qu'ils passent beaucoup de temps ensemble, ça cache forcément quelque chose, pas vrai ? »


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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Sam 3 Juin - 17:01

In the danger zone

ft. Cody Irwin


   
« And way down we go. »
J'ai une théorie. Excellente théorie, même, selon laquelle, les choses qu’on s’efforce de réparer, à n’importe quel prix, finisse toujours par empirer, voir par se briser définitivement. Je crois qu’il existe des choses qu’on ne peut tout simplement pas réparer. Ma relation avec ma famille en est une. Celle avec la plupart de mes amis. Ma situation actuelle. Ma vie. Mon existence entière. Il y a tant de meubles que je ne peux pas sauver. Au contraire, si j’essayais, je ne ferais qu’aggraver les choses. Si bien qu’au final, je ne fais rien. Et mon état ne s’arrange évidemment pas. Un véritable cercle vicieux. C’est ça, la théorie du chaos façon Billie. Au moins, j’en suis consciente. Je sais que le fait de ne rien faire ne fera pas avancer les choses et je l’assume parfaitement. Sauf qu’au final, essayer de réparer ou pas, le rendu est le même. Je me retrouve dans une marre de merde et j’essaye tant bien que mal de maintenir la tête hors de l’eau. Je m’emmêle dans un emploi du temps qui ne me laisse absolument aucun répit et par conséquent, je deviens une véritable bombe prête à exploser à n’importe quel instant. Travail, étude et toutes les responsabilités qui vont de pair avec l’indépendance tant attendue, souhaitée à de trop nombreuses reprises. Cette même indépendance qui me répugne, à présent. Il faut toujours plus travailler, pour gagner un salaire de misère, de l’argent qui passe dans le loyer d’un appartement miteux, dans des études qui ne m’intéressent même plus, dans la bouffe d’un chat ingrat qui était censé m’apporter un certain réconfort mais qui passe son temps dehors, dans des clopes que je ne fume que parce que j’ai trop de choses à gérer. Là encore, un cercle vicieux qui m’étouffe. C’est presque ironique. Je travaille trop et de fait, je dépense plus dans l’espoir d’aller mieux. La situation ne pourrait pas être pire. Si bien que j’en suis arrivée à un stade où je n’en peux plus. Un stade où je suis une boule de nerf sur pattes. Dire que certain s’étonne encore que je les envoie se faire voir. J’envoie tout le monde se faire voir, c’est un fait. Enfin, non, pas tout le monde. Parmi les rares chanceux qui ont le privilège de me supporter, il y a Lylou. Pourtant, lorsque je l’ai rencontrée, je ne donnais pas cher de notre partenariat. Parce que c’est clairement ce que nous sommes. Des partenaires. Dans ce chaos sans nom qu’est ma vie, il n’y a qu’une chose qui m’aide à tenir le coup : la boxe. Quand il s’est avéré que la musique ne me calmait plus, que c’était devenu une corvée de plus, je me suis tournée vers un moyen plus radical de me détendre. La drogue étant trop chère, j’ai opté pour le sport. Dans le fond, la dopamine est une drogue comme une autre, à l’exception du fait qu’elle est gratuite, donc, en ces temps troublés, appréciée. Cela dit, ce n’est pas forcément le sport le plus reposant que j’aurai pu exercer. Mais c’est sûrement le plus pratique. Avec ça, il n’est plus question d’avoir peur du moindre bruit suspect dans mon appart. La paranoïaque peut dormir tranquille, je botterai le cul du premier voleur un peu trop audacieux pour s’en prendre à moi. Encore faudrait-il que quelqu’un s’intéresse à une vieille télé qui ne fonctionne que les jours pairs ensoleillées et d’un canapé récupéré dans la rue. Quoiqu’il en soit, quand il est venu le moment de choisir un sport, c’est la boxe qui m’a le plus attirée. Néanmoins, mes débuts en tant que guerrière n’ont pas été des plus simples et sans Lylou pour m’aider, j’aurai sûrement fini par abandonner. Aujourd’hui, cela dit, je peux le dire, j’ai pris le coup de main. Enfin, le coup de poing plutôt. Si bien qu’il n’est pas étonnant de me voir de plus en plus souvent à la salle.

   Aujourd’hui encore, après avoir passé la journée à faire le service à la pizzéria, -remplacement de dernière minute qui, je l’espère, me rapportera gros- je me retrouve à chercher du regard ma partenaire pour commencer l’entraînement. J’ai littéralement besoin de me défouler. Sauf que j’ai oublié un léger détail : Lylou vient à peine de rentrer à Tenby, elle n’aura certainement pas eu l’idée de foncer à la salle pour me rejoindre. Elle sera bien trop occupée à fêter son retour avec ses proches. Génial. Pendant un temps, l’idée de faire demi-tour me traverse l’esprit. Mais il disparait aussitôt que j’aperçois un type au fond de la pièce. Je l’ai déjà croisé dans le complexe, j’ai même entendu certains trucs sur lui. Après tout, c’est connu, à Tenby, tout se sait. En outre, une de ces filles à papa qui ne vient s’entraîner que pour attirer l’attention a raconté, une fois, qu’il serait un serial killer en cavale. C’est sûr qu’avec une telle allure, il n’inspire pas une grande confiance. Le style grunge, barbe et cheveux longs et gras, c’est tellement année quatre-vingt-dix. A vrai dire, il serait étonnant qu’il ne soit pas considéré comme une des « rares » -tout est relatif- personnes à éviter à Tenby.  Et j’en connais un qui ferait une crise cardiaque s’il surprenait sa rebelle de petite sœur avec un tel gars. PARFAIT. Avec ça, comment ne pas être tentée d’aller lui parler ? Le timing est parfait, nous sommes seuls dans la pièce et à force de le regarder, j’ai même réussi à attirer son attention. « Tu veux quelque chose kiddo ? » qu’il me demande, visiblement agacé. Kiddo. Encore un qui se croit plus vieux et plus sage qu’il ne l’est. « Non. » je lui réponds, haussant les épaules, avant de faire mine de partir. Et puis, je reviens aussitôt sur mes pas. « A vrai dire, ma partenaire est absente. Et puisque nous ne sommes que tous les deux, je me demandais si ça te dirait de délaisser un peu ton sac pour t’attaquer à un vrai boxeur ? Tu sais, quelqu’un qui rend les coups ? » je lui lance, défiante. Avec moi, le respect pour les ainés est mort en même temps que la notion de vouvoiement. Et j’imagine que si je lui avais demandé plus gentiment, il aurait été plus enclin à accepter. Non. Non, en vérité, il m’aurait très certainement envoyé balader. Et puis, de toute façon, il n’est pas dans mes habitudes de demander les choses « gentiment ». Je préfère y aller franco et advienne que pourra.

   

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We're losing control, will you turn me away or touch me deep inside? And before this gets old, will it still feel the same? There's no way this will die. But if we get much closer, I could lose control and if your heart surrenders, you'll need me to hold. We are young, heartache to heartache we stand. No promises, no demands. ~ Pat Benatar.

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Dim 4 Juin - 0:38

In the danger zone
Billie & Cody

Interrompu dans sa séance par des yeux oppressants, Cody devient à son tour l'observateur tandis qu'il sonde la jeune fille de bas en haut. Le yoga s'est à côté il lui aurait bien dit si il ne l'avait pas vu avec sa paire de gants.
A le fixer elle a l'air de lui vouloir quelque chose et après un moment de silence gênant à se toiser, Cody finit par poser la question. Le non qui sort alors de la bouche de la brune laisse l'irlandais pantois un instant. Pourquoi est-ce qu'elle le regarde ainsi dans ce cas ? "Ben casse toi alors..." Il finit par dire tout simplement, complètement consterné. Et il la suit du regard alors qu'elle semble s'exécuter. Probablement une fille avec un léger retard mental, il se dit...

Il lève les yeux au ciel, agacé qu'on l'ait dérangé, et s'apprête à essayer de se remettre en condition.  Il enfonce un premier écouteur dans son oreille mais s'interrompt au moment de remettre le second. Elle a fait demi tour, la jeune fille, et elle revient. Il soupire et enlève une fois de plus son écouteur, se montrant prêt à entendre ce qu'elle a à dire.
Ce qui l'entend lui fait alors doucement étirer ses lèvres en un sourire. A la fin du petit discours de la brune, Cody éclate carrément de rire, pensant à une farce.
Un vrai boxeur, quelqu'un qui rend les coups. Il repense à ces mots tout en regardant la frêle gamine et rit de plus belle jusqu'à se rendre compte qu'elle reste sérieuse. Ce n'est visiblement pas une blague...
Il se fige, stupéfait. Ses sourcils se froncent. "T'es... T'es sérieuse ?" Il bégaie presque, tellement il n'en revient pas. Il faut avouer qu'elle a du cran la petite, et surtout une haute opinion d'elle même si elle pense être à la hauteur d'un adversaire comme lui.
Il jette tout de même un nouveau coup d'oeil autour de lui pour s'assurer qu'on est pas en train de le piéger mais, une fois de plus, il tombe sur la même conclusion; ils sont bien seuls.
Il laisse échapper un petit rictus nerveux tandis qu'il secoue légèrement la tête. "J'admire ta témérité mais il te manque une case ma pauvre fille. Regarde toi... Je pense que même mon sac rendrait mieux les coups. En tout cas lui il est certainement capable d'un encaisser plus qu'un seul... Pas certain que ça soit ton cas. " Il enfonce alors une fois de plus un de ses écouteurs tout en ajoutant "Trouve toi queqlu'un de ton niveau Kiddo. Un oreiller peut-être ?" Et à ces mots il ricane avec un peu de méprise avant de lui tourner le dos pour remettre sa musique avant d'enfiler à nouveau ses gants et recommencer à frapper son sac.

A quoi elle pensait cette petite ? Cody sait très bien qu'il la mettrait par terre en deux secondes et ce n'est pas trop dans sa politique de blesser une femme. Encore moins une gamine.
Néanmoins, il se trouve surprit de garder un sourire sur ses lèvres alors qu'il s'est remit à asséner des coups. Elle l'a amusé, même intrigué. Il repense soudain à sa voisine. Elle non plus ne payait pas de mine et pourtant, elle avait finit par le surprendre avec son caractère bien trempé. A croire que les femmes de cette ville sont plus combatives que ce qu'elles ne laisse paraître. Ça lui plait.
Si elle part avec cette attitude, la brune aura du potentiel. A condition qu'elle apprenne à être un peu plus réaliste... Il est presque curieux de voir où elle en sera dans dix ans. Peut-être qu'alors elle sera digne d'être affrontée ?  

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Dim 4 Juin - 12:45

In the danger zone

ft. Cody Irwin


   
« And way down we go. »
Quelle déception. C’est ce que je me dis au moment où le type m’agresse presque alors que je lui ai répondu que je n’attendais rien de sa part. Oui, c’est une réelle déception. Il se trouve que la première impression que j’avais du tas de muscles en face de moi s’avère être la bonne. Il est réellement le genre de gars à se donner des airs de bad boy, juste parce qu’il pense que ça le rend plus cool. Le problème, c’est que ce n’est que ça. Des airs. Il suffirait de gratter un peu la surface pour découvrir qu’il n’est pas aussi mauvais qu’il prétend l’être. Mais le truc, c’est que je n’ai pas envie de gratter la surface, justement. Ce n’est tellement pas mon genre. Ainsi, lorsqu’il se décide à m’envoyer me faire voir une première fois, je suis tentée de le prendre au mot. D’aller m’entraîner dans mon coin et de le laisser se la jouer en solo. Après tout, vu son caractère de cochon, il doit être habitué à se la jouer solo. Sûrement pour ça qu’il a développé une certaine force dans le poignet, d’ailleurs. Cependant, pour je ne sais quelle raison, je me décide à revenir sur mes pas et à lui donner les véritables raisons de ma venue. M’entrainer avec lui, qu’est-ce qui me passe par la tête, hein ? C’est justement la tête de Malone, que je m’imagine. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas fait de frasques et à force, je crains qu’il n’oublie qu’il a toujours une petite sœur. En même temps, il vit dans sa petite bulle avec sa copine parfaite, ce serait compréhensible qu’il cherche à m’oublier. Il est donc grand temps d’aller la percer, cette bulle. Il suffirait, pour cela, qu’une commère m’aperçoive avec un type comme celui qui se trouve en face de moi. Un gars que tout le monde juge comme mauvais, mais qui ne doit pas être un mauvais bougre, dans le fond. C’est pour cette raison que je lui propose de s’entrainer avec moi. Après tout, un petit combat, ça n’engage à rien. Et je suis sûre qu’au final, c’est lui qui reviendra vers moi. Parce que c’est comme ça, j’attire toujours la pitié des mecs dans son genre. Pathétique, je sais. En attendant, ce n’est pas moi qui me la joue vieux cliché du cow-boy solitaire. « T'es... T'es sérieuse ? » qu’il me demande, en bégayant presque. D’accord, il a fallu qu’en plus d’être le stéréotype du mauvais garçon, ce type ait un problème d’élocution. Décidément, Billie, tu as tiré le jackpot. Et le pire, c’est qu’il ne s’en remet vraiment pas, le bougre. Il se met à regarder autour de nous, cherchant je-ne-sais-quoi. Qu’est-ce qu’il croit ? Que c’est une blague ? Une caméra cachée, peut-être ? Comme si c'était mon genre. Non. Je suis on-ne-peut-plus sérieuse et c’est peut-être pour ça, que sa réponse me vexe tant. D’abord il me traite de débile, puis de fébrile et il termine même par une petite blague qui n’a absolument rien de drôle. « Trouve-toi quelqu’un de ton niveau Kiddo. Un oreiller peut-être ? » Sur le coup, je ne réponds pas. Blessée dans mon égo, je me mords la langue pour m’empêcher de lui balancer ses quatre vérités et m’éloigne. Non mais pour qui il se prend, ce gars ? Avec son « kiddo » qui le fait plus passer pour un vieux con que pour un sage. Et puis, c’est quoi cette répartie à deux balles ? Ma grand-mère fait des blagues plus drôles que lui et ma grand-mère est sénile, c’est dire. Mais peu importe. Il ne veut pas s’entrainer avec moi, parfait. Écoutant finalement ma pulsion première, je me rabats sur un punching-ball accroché au plafond.

   Mais avant même de commencer à le frapper, mon instinct me pousse à jeter un coup d’œil au type. Il a repris son entrainement comme si de rien était, mais je surprends son regard sur moi. A croire qu’il me scanne. Peut-être qu’il commence à comprendre que je ne suis pas aussi gamine qu’il le pensait. Ni même aussi fébrile. Et pourquoi ne pas le lui prouver ? Je pourrais être aguicheuse et lui montrais à quel point je ne suis pas une petite fille. L’idée m’amuserait presque. Pour sûr, il craquerait. Mais je préfère enfiler mes gants. En un instant, je prends position et commence à frapper le plus vite possible le punching-ball. L’important ici n’est pas de frapper fort, c’est de frapper juste. Il faut être parfaitement synchro avec le punching-ball, au risque de se le prendre en pleine poire. C’est bien plus compliqué que de taper un sac de frappe. Par ailleurs, la force ne manque pas, même si elle est moins importante que la précision. Il me suffit de penser aux propos de l’autre gars pour sentir la colère en moi. Me traiter de gamine fébrile, franchement. C’est ridicule. Je suis bien plus forte que la plupart des gens qui vivent ici. Je m’arrête finalement, le souffle venant à me manquer. Un énième coup d’œil vers le gars pousse mon instinct suicidaire à se manifester. Je ne peux pas lui laisser avoir le dernier mot, c’est plus fort que moi. « Un oreiller, sérieusement ? C’est quoi cette vanne à deux balles ? » que je commence par lui dire en revenant vers lui. « Et puis « kiddo » ? Tu te prends pour qui ? Gandalf ? » je poursuis, arrivant enfin à sa hauteur. « T’as quoi ? Six, sept ans de plus que moi ? Et tu te permets de me rabaisser comme si t’en avais vingt. Non, tu veux que je te dise, j’pense que si tu ne veux pas te battre contre moi, c’est parce que t’as peur. T’as peur que la gamine fébrile que je suis te botte les fesses. Et j'en serais bien capable. » Un petit sourire narquois vient ponctuer ma phrase. Si mon but est de l’agacer, je crois que c’est gagné. Mais à la vérité, l’objectif est surtout de le provoquer. Après tout, s’il est comme tous les autres mauvais garçons, il ne supportera pas qu’une fillette le rabaisse de la sorte. Et s’il ne l’est pas, alors ma dernière phrase réveillera peut-être en lui un élan de gentillesse. Ouais, peut-être que je l'ai mal jugé et qu'il est loin d'être aussi craignos qu'il m'a laissé le croire. Mais ça, honnêtement, je n’y compte pas trop. « Et puis merde, c’est juste un entrainement. C’pas comme si on allait vraiment se foutre sur la gueule… » Même si ce n’est pas l’envie qui me manque.

   

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Dim 4 Juin - 15:18

In the danger zone
Billie & Cody

Cody tente tant bien que mal de se replonger dans son état d'esprit de solitude et concentration, mais en vain. Il a beau continuer à marteler sur son pauvre sac en se persuadant qu'il va parvenir à se replonger dans sa bulle, rien à faire, il reste perturbé.
Du coin de l'oeil il voit toujours la jeune fille, elle glisse à travers la pièce, floue. Reconnaissable uniquement grâce à la tache brune qui forme ses cheveux.
Quand il la voit s'arrêter, il tourne discrètement la tête pour mieux l'observer, ou tout du moins il essaie. Elle a choisit un punching-ball et la curiosité de l'irlandais est attisée. Qu'est ce qu'elle vaut cette petite qui se proclame vraie boxeuse ?
Sans s'en rendre compte, il s'est mit à la fixer. Un de ses poings s'est figé dans le mouvement, flottant bêtement dans l'air, tandis que l'autre repose au point mort contre le sac.
Ses lèvres s'étirent dans un petit sourire lorsqu'il la voit commencer à frapper. Elle lui prouve qu'elle en veut. Elle a la rage au ventre et il voit bien qu'il l'a énervée. Il s'imagine même qu'elle doit être en train de projeter sa tête sur cette balle de cuir. Elle fait preuve de vélocité et de précision, montrant clairement qu'elle n'en est pas à son premier entraînement.
Le barbu s'en trouve agréablement surpris, même si il ne la considère toujours pas à la hauteur pour sa battre contre lui. A vrai dire il lui manque probablement une trentaine de centimètres pour ça... Elle n'arriverait sûrement pas a atteindre son visage même les bras tendus vu leur différence de taille... C'est en tout cas ce qu'il se dit.

Réalisant alors son état statique depuis maintenant au moins une minute, il secoue la tête pour se ressaisir et se force à détourner son attention de la jeune fille. Il reprend ses coups, faisant bien claquer son gant sur le revêtement en polyuréthane et résonner le cliquetis métallique de la chaîne de suspend, mise à rude épreuve.
Comme pour lui prouver qu'il a raison de lui refuser un partenariat, parce qu'elle n'a pas le niveau pour l'affronter. Si il fait déjà vaciller à une telle ampleur un sac de 150kg, les os de la brune n'auraient aucune chance. Vu son aspect filiforme, ils ne sont probablement pas bien épais en plus de cela et ça craquerait au premier coup.

La silhouette toujours omniprésente dans le coin de son oeil, et qu'il ne parvient pas à ignorer, se remet alors à bouger. Elle grossit, devient plus net. Signe qu'elle se rapproche de lui.
Curieusement, Cody ne soupire pas cette fois et il ne lève pas non plus les yeux au ciel. C'est presque comme si il avait attendu qu'elle revienne une nouvelle fois à la charge. Après avoir entendu sa détermination et l'avoir vu frapper, il commence à s'amuser de cette situation. Lui qui aime les gens surprenant est servit et il a bien envie de voir jusqu'où la brune est prête à aller pour obtenir ce qu'elle veut.
Il interrompt ses coups et se tourne vers elle. Sachant que, si elle vient jusqu'à lui c'est qu'elle à quelque chose à dire, le barbu enlève déjà, une nouvelle fois, ses écouteurs.
Elle revient sur la petite pique, visiblement mal digérée. L'irlandais rit légèrement en voyant à quel point cette petite vanne semble l'avoir ennuyé. Il rit encore plus en entendant celle de la jeune fille... Gandalf, voilà qui est fort inspiré. Il hausse un sourcil consterné. "C'est vrai qu'à côté du mien, ton humour est impressionnant." Il dit avec ironie et un poil de mépris. En plus, pour utiliser une telle référence, la gamine ne doit sûrement pas avoir de vie. Dans sa tête il ajoute la note probablement geek dans le portrait qu'il se crée d'elle.

Quand elle mentionne son âge, le barbu se retrouve à sourire avec sincérité. Il est flatté car elle le rajeunit clairement. Aimer faire plus jeune n'est pas le propre de la femme, les hommes aussi ont peur des rides. Peur de faire monsieur.
Avec respect, il la laisse finir sa tirade sans l'interrompre. Il voit son petit jeu de provocation évident et ne se laisse pas embarquer. Il sait qu'elle essaie de le faire céder en titillant sa virilité, mais il a plus de maturité que ça et n'a pas besoin de tomber dans ce panneau pour prouver son statut de mâle. A la place il hoche la tête d'un air impressionné par ce discours et reste impassible.
Il garde le silence et prend son temps pour répondre, juste pour jouer avec la patience de la brune. Chacun son jeu.
Elle finit par le relancer une nouvelle fois. Et puis pourquoi pas... Le barbu hausse alors les épaules "Ok." Ce sont les deux lettres qui traverse les lèvres de Cody. Une réponse simple et probablement inattendue.
Elle l'a convaincu. En réalité, elle l'avait déjà convaincu quand elle est allé frapper sa balle. L'irlandais est sensible à la persévérance et elle en a fait preuve. Il est donc prêt à lui donner ce qu'elle veut, même si elle finira sûrement par le regretter de son côté. Si elle y tient autant, il lui donnera la leçon.
"Par contre ne pleure pas si tu te fais mal... Si tu veux te battre avec moi, il faut que t'assume. " Il la prévient. Parce que c'est pas parce qu'on a envie de jouer au grand qu'on l'est... Et ça, elle ferait bien d'y penser.

Ce n'est pas le planning de départ et l'idée ne l'enchantait pas dans un premier temps mais, finalement, Cody apprécie ce petit retournement de situation. Au moins ça l'amusera un peu. "Viens me montrer ce que tu vaux... Babydoll..." Il lance d'un ton amusé, faussement défiant et évitant de façon un peu provocatrice le Kiddo.
Il se dirige vers le petit ring au fond de la salle, en profite pour se désaltérer un peu au passage. Se glissant entre les cordes, il se tourne ensuite pour observer la brune qui le suit et fronce alors les sourcils, repensant à un détail de sa tirade. "Six ou sept ans ? Tu me donnes vraiment 25 ans ?" Il demande tout en souriant, toujours flatté par cette idée.

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ARRIVÉE À TENBY : 15/10/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : Vingt ans. (o9.o6.1997)
CÔTÉ COEUR : Célibataire un peu paumée.
PROFESSION : Etudiante en musicologie et livreuse de pizzas.
REPUTATION : « Elle a changé, celle qu'on appelait "l'héroïne de Tenby" il n'y a pas si longtemps encore. Elle est plus calme, plus posée, à croire qu'elle essaye de vraiment construire quelque chose. Son entourage doit avoir une bonne influence sur elle. Par contre, la pauvre s'est blessée lors d'un entraînement de boxe. Résultat, elle ne peut plus jouer de musique. Et vous avez entendu ? Il paraît qu'elle et le fils Fitzpatrick... disons qu'ils passent beaucoup de temps ensemble, ça cache forcément quelque chose, pas vrai ? »


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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Dim 4 Juin - 21:08

In the danger zone

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« And way down we go. »
Lorsque je m’apprête à m’adresser pour la seconde fois au type avec qui je partage la salle de boxe –dont j’ignore toujours le nom, par ailleurs-, je ne peux m’empêcher de me dire que je fais une erreur. C’est vrai, après tout, il m’a déjà envoyée me faire voir une première fois, qu’est-ce qui l’empêcherait de réitérer son geste ? Ma petite démonstration ? Je ne sais même pas s’il l’a regardée. Il aurait tout aussi bien pu faire sa tête de mule et se concentrer sur son sac. Pour autant, quelque chose me dit qu’il a bel et bien assisté à mon échauffement. Parce que c’est bien ce dont il s’agissait. Un simple échauffement. Rien de bien avancé, juste quelque chose pour lui prouver de quel bois se chauffe la gamine. Les choses sérieuses ne commenceraient qu’après avoir obtenu son accord pour le combat. Car il n’y a aucun doute qu’il finira par accepter de s’entrainer avec moi. C’est une évidence, je l’aurai à l’usure. A force de me voir trainer dans ses pattes, il n’aura plus que deux choix possibles : quitter la salle sans avoir fini son entraînement ou s’exercer avec moi. C’est plutôt stupide, quand j’y pense. Je pourrais tout aussi bien poursuivre mon entraînement de mon côté et le laisser tranquille. Seulement, c’est plus fort que moi, je ne supporte pas qu’on me dise « non ». Sûrement mon côté gosse de riche. J’ai toujours été habituée à ce qu’on se plie à mes quatre volontés, même si, depuis que j’ai quitté le domicile familial, ce n’est plus vraiment le cas. J’essuie beaucoup trop de refus pour accepter celui-là. Heureusement, ce ne sera pas le cas. Pas besoin de faire des pieds ou des mains pour que l’inconnu accepte ma proposition, au final. Certes, il en profite au passage pour me tacler encore une fois -sur mon humour pour le coup-, mais je ne lui en tiendrai pas rigueur. Essentiellement parce que je sais qu’à la fin, moi, je n’aurais que mon égo de blessé. Il est évident que je ne suis pas aussi forte, ni même aussi grande que mon potentiel partenaire, il a été plutôt clair sur le sujet. Néanmoins, Lylou m’a toujours répété que la puissance ne fait pas tout dans un combat, même quand celui-ci n’est qu’un entraînement. Quand on est petit et frêle, comme j’ai l’air de l’être, il faut trouver des parades. En outre, l’esquive est ce que je maîtrise le mieux. Alors que mon adversaire se fatigue en essayant vainement de me toucher, moi j’attends bien sagement qu’il n’ait plus la moindre force et je passe à l’attaque. Et c’est parce que j’ai confiance en ma tactique que je suis sûre d’être une partenaire de taille pour l’homme en face de moi. Homme qui, comme je l’ai dit, a fini par céder à mon caprice. Oh j’ai bien conscience qu’il n’a accepté que parce que je lui faisais pitié. Ou est-ce que je lui inspire réellement de la sympathie ? Dans le fond, les deux vont de pairs. Et puis, ça m’est égal. Je l’ai obtenu, le saint Graal. « Ok. » Deux lettres, un mot monosyllabique qui en boucherait un coin à tous les plus grands penseurs que le monde ait connu. Prenez ça, les Martin Luther King et autre Gandhi qui racontaient leur vie dans leur discours. Au final, il n’y a rien de plus simple et de plus sûr pour ravir un peuple que de leur dire : « Ok. ». Ok, je suis prêt à faire mon boulot. Ok, je vous ai entendu, je vous ai compris. Ou, dans ce cas-là : ok gamine, t’as gagné. Et sur le coup, je dois avouer que je suis surprise. « Ok ?! » je répète, malgré moi, un peu surprise. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’il accepte aussi facilement. Ou plutôt, qu’il accepte à ma seconde tentative. Il n’a pas réagi à la provocation. Il a eu l’air amusé, mais je crois qu’il était prêt à me renvoyer sur les roses. Il a fallu que j’ouvre la bouche une seconde fois, que je parie sur son bon fond, pour qu’il accepte. C’est étrange. Il m’a donné l’impression d’être un véritable crétin comme on en croise des dizaines à Tenby et pourtant, le voilà qui me prouve en un simple mot qu’il est plus que ça. D’un autre côté, j’ai déjà pu constater qu’il est sans doute loin d’être aussi méchant qu’il le prétend. « Cool. » j’essaye vainement de voiler ma surprise en agissant plus sereinement, comme si je m’attendais à ce qu’il cède aussi facilement.

   Et puis, il me met en garde. Oh rien de bien impressionnant. Il tient juste à ce qu’aucun tort ne lui soit attribué, au cas où je finirai à l’hôpital pour un coup trop violent de sa part. Haha. La bonne blague. « Oh pas de problème. Pour me faire mal, il faudrait déjà que tu arrives à me toucher. » je lui fais remarquer en lui adressant un clin d’œil. Bien sûr que j’ai la langue bien pendue. N’importe qui l’aurait, s’il était sûr de ses capacités. Ce n’est pas de la prétention. C’est un fait. « Viens me montrer ce que tu vaux... Babydoll... » finit-il par me dire en se dirigeant vers le ring, au fond de la salle. Je ne peux m’empêcher de sourire en l’entendant m’appeler de la sorte. Exit le kiddo, je suppose. « Tu ne vas pas le regretter…. Old man. » que je lui balance, amusée, avant de le rejoindre. Il serait sûrement plus simple de lui demander son prénom, pour ne pas avoir à lui trouver des surnoms ridicules. Mais où serait l’amusement, là-dedans ? C’est bien plus fun de le traiter de vieillard, quand il me traite, en gros, de fillette fragile. D’ailleurs, l’âge semble être un sujet qui le travaille puisqu’il ne peut s’empêcher de me demander si je lui donne vraiment vingt-cinq ans. « Dans ces eaux-là, ouais. » je commence par dire en haussant les épaules. « La barbe a tendance à vieillir les hommes, c’est trompeur. J’ai essayé d’en faire abstraction. Sinon, désolée de te le dire, mais tu fais au moins trente-cinq ans. » je lui explique, en ponctuant ma phrase d’un léger rire. Au moins, il sait ce qu'il lui reste à faire pour paraître plus jeune. « Pourquoi, t’as quel âge, en vrai ? » je finis par lui demander, un peu curieuse. Etant donné sa question, je suppose que j’ai tapé à côté. D’autant plus qu’il a l’air bien trop fier de l’âge que je lui ai attribué pour que ce soit le bon. Cela dit, je ne peux m’empêcher de remarquer le calcul qu’il a fait pour parvenir aux vingt-cinq ans que je lui a donnés. Déjà, je salue ledit calcul, je n’étais pas sûre qu’il soit capable d’une telle prouesse mathématique. Et ensuite, si je suis sa logique, je ne peux que constater qu’il a visé juste pour mon âge. « Et toi, tu penses vraiment que j’ai dix-neuf ans ? » je lui demande ensuite, essayant de semer le doute en lui. Et tout en lui posant cette question, je me mets en position et j’attends qu’il fasse de même, prête à en découdre. Et pourquoi pas, par la même occasion, en apprendre plus sur cet inconnu qui n’a de cesse de me surprendre ?

   

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Jeu 8 Juin - 1:16

In the danger zone
Billie & Cody

Sur le ring Cody trouve une caisse de matériel appartenant au club. Elle reste là pour ceux qui veulent s'entrainer. Elle contient notamment des pattes d'ours dont l'Irlandais se saisit. Il les enfile en laissant ses propres gants à côté de la boîte.  Il est évident qu'ils ne vont pas directement commencer par un combat alors qu'ils ne se connaissent pas, qu'ils ne sont pas de force égale et qu'ils sont surtout encore à froid. Un échauffement est donc de rigueur et comme le barbu est, plus ou moins, galant, il laisse la jeune fille commencer.
A vrai dire il n'a pas hâte d'être celui qui frappe... Il aurait peur d'y aller trop fort, serait obligé de se retenir et puis, surtout, ce genre d'exercice n'est pas spécialement ce qu'il préfère. Taper dans les mains d'un autre l'emmerde un peu. Particulièrement quand il s'agit d'un petit format comme la brune.

Il sourit, flatté, même si elle lui dit que sa barbe le vieillit. Au moins il a pas l'air d'un puceau sans pilosité. "Faut croire qu'elle me vieillit pas tellement. J'en ai trente deux." Il l'informe presque content que ce nombre puisse potentiellement la surprendre. Ainsi elle comprendra peut-être mieux pourquoi il se permet de la traiter comme une vraie gamine et d'employer le mot kiddo. Ce n'est pas pour se donner un genre mais bel et bien parce qu'il est largement son ainé. Et qui dit ainé dit aussi plus expérimenté. Elle devrait donc réfléchir à deux fois avant de s'attaquer à quelqu'un qui a 13 ans de plus qu'elle et autant d'années de pratique en plus...

Elle réalise ensuite qu'il a lui même calculé son âge pour pouvoir tirer sa conclusion et l'interroge alors à son tour. Il sourit un peu fièrement. "Et bien étant donné que tu es là en pleine semaine, je me suis dis que tu n'es probablement plus à l'école et que, pour ça, tu devais au moins avoir 18 ans. Et vu que tu n'as pas non plus l'air adulte, je me suis arrêté à vingt ans et j'ai tablé dans cette tranche." CQFD. Cody expose son processus de réflexion à la gamine, prouvant ainsi qu'il n'est pas juste un bel homme musclé, mais aussi un homme intelligent... Sans aucune modestie bien sûr. "J'ai tort ?" Il demande très sûr de lui et de sa déduction. Probablement que la brune, qui a visiblement une haute opinion d'elle même, n'appréciera pas qu'il lui dise qu'elle n'a pas une tête d'adulte. Elle a sûrement envie d'en avoir l'air. Mais Cody ne va pas retenir ses mots pour autant, la jeune fille n'a pas non plus l'air de retenir les siens.

Une fois qu'elle a finit de mettre ses gants, il se met en position. Mains en l'air, prêt à accueillir ses poings. "Vas y terreur, prouve moi que tu m'as pas menti et que tu es une vraie boxeuse." Ou tout du moins essaie... Il lui lance, défiant et provocateur. Il ne s'attend bien sûr pas à être impressionné par sa performance. Certes, il a bien vu que la gamine sait donner des coups et il sait qu'elle va probablement être bonne, là n'est pas le problème. Mais elle n'a que l'expérience de la salle et c'est là qu'elle a des lacunes pour le barbu. Elle est encore académique et ne sait pas ce qu'est un vrai combat, probablement qu'elle ne s'est d'ailleurs jamais prit un poing en pleine tronche. Elle manque de vécut; celui qui vous offre l'enseignement qu'on obtient pas dans une classe et qui vous rend redoutable. L'irlandais à déjà senti des nez craquer sous son poing, des dents s'arracher. Il en a déjà reçu dans son estomac, si fort qu'ils lui ont coupés le souffle. La violence c'est son quotidien, il était même payé pour ça à une époque. Avant d'avoir assez d'argent que pour payer d'autres personnes à son tour. Alors ce n'est pas la petite brune qui va l'éblouir et encore moins lui donner une leçon. Elle va le regretter, il le sait déjà. Mais elle l'aura voulu.
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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Jeu 8 Juin - 15:49

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« And way down we go. »
Quand je rejoins mon nouveau partenaire sur le ring, je suis prête à en découdre. Histoire de l’impressionner, je vais même jusqu’à craquer ma nuque, en m’efforçant d’avoir l’air le plus sérieux possible. Ce qui est plutôt facile, étant donné l’état dans lequel je suis. J’ai toujours aimé les défis. L’adrénaline que cela me procure est la meilleure des drogues, à mes yeux. Il n’y a rien de plus jouissif que de tester ses limites et de les repousser, toujours un peu plus. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai provoqué ce type, à la base. S’entrainer seule est toujours possible. Mais on n’y gagne rien, il n’y aucun enjeu et donc, aucun intérêt. Et certes, m’entrainer avec Lylou est plaisant, la plupart du temps. Seulement, à force, on a appris à connaître nos limites et on ne pousse jamais l’autre à les dépasser. Ce serait trop dangereux. Or, le gars en face de moi ignore tout de mes forces et mes faiblesses. Évidemment, prétendre n’avoir aucune faiblesse ne serait pas crédible. Il y a peu de chance qu’il me croit. En revanche, il m’est aisé de prétendre avoir plus de forces que je n’en ai réellement. En outre, l’air sérieux que j’affiche en est une preuve. Je veux me battre et je vais prendre ce combat au sérieux. Et je suis persuadée qu’il en va de même pour lui.  

   Néanmoins, il me surprend à saisir les pattes d’ours qui trainent dans un coin du ring. Déjà, je n’ai jamais compris pourquoi ces outils s’appellent ainsi. Le type qui leur a donné un tel nom n’a certainement jamais vu de pattes d’ours de sa vie. On dirait plutôt deux crêpes épaisses. Des pancakes que l’inconnu enfile, à ma plus grande surprise. Pourtant, je ne devrais pas être si étonnée. Il s’agit, après tout, d’un entrainement. C’est comme ça que j’ai vendu notre partenariat improvisé. Et puis, bien sûr qu’il n’allait pas se lancer dans un combat contre moi alors qu’il ne me connait pas. Plus encore, qu’il était réticent à la base. Et qu’il me considère comme une gamine. Ce qui, apparemment, est vrai. A ses yeux, je suis encore une fillette. Et aux miens, il était déjà un vieillard. Trente-deux ans, hein ? Ça en fait des entrainements de boxe. Il est clair qu’il a bien plus d’expérience que moi. Vu sa dégaine, je ne serai même pas surprise s’il avait l’expérience du terrain. Il a bien la tête de ceux qui s’attirent toujours des ennuis. De ceux qui ont mal tourné dans leur adolescence et qui ont fini par se faire tout seul. En fait, je suis en train de regarder un exemple de ce que je pourrai devenir, dans treize ans. La barbe et le trois-pièce en moins. « Trente-deux ans ? Ouah, j’ai affaire à un papy, dis-moi. Je devrais te ménager un peu, non ? Tu veux t’assoir, peut-être ? » je le taquine, effrontément. J’ai bien le droit de le tacler sur son âge, je ne vais pas me gêner pour le faire. Lui, il me traite bien de kiddo. Et il a ses raisons.

  D’ailleurs, il vient de m’exposer sa théorie sur mon âge, théorie qui m’épaterait presque, si je n’étais pas préparée à ce qu’il me surprenne encore. Après tout, c’est ce qu’il fait. Briser les clichés un à un. Il en arrive donc à déduire que j’ai dix-neuf, sous prétexte que je n’ai pas « l’air adulte ». Il a continué son raisonnement par la suite, mais je ne lui ai prêté qu'une oreille peu attentive. C’est plus fort que moi, il a fallu que je tique sur ces mots. Je ne fais pas adulte ? Non mais c’est quoi son problème, à ce mec ? Il est miro ? Je suis bien mature que toutes ces pucelles de mon âge en manque. Et ce, aussi bien moralement que physiquement. Je veux dire, regardez-moi. Je n’ai jamais été du genre à aimer mon corps. Je me suis longtemps trouvé trop petite et trop plate. Mais aujourd’hui, je peux dire que je fais partie de ces filles qui ont été bénie par la puberté. Parce que je suis bel et bien devenue femme. Une belle femme, d’ailleurs. Et ce n’est pas ce type qui va me pousser à remettre en question. Je suis adulte, point. « J'ai tort ? » qu’il me demande alors, de façon purement rhétorique, je vois bien qu’il est sûr de lui. Et sur le coup, je suis tentée de lui faire ravaler son air fier. De lui balancer que j’ai vingt-trois ou vingt-quatre ans, voir même plus. Je peux pousser le vice loin, j’ai les atouts pour. Cependant, je me décide simplement à lever les yeux au ciel, exaspérée, avant d’avouer : « Non. J’ai bien dix-neuf ans. Enfin… plus pour longtemps. » Ce qui est vrai, ma vingtaine ne va pas tarder à pointer le bout de son nez et dès lors, j’effleurais du bout des doigts le saint Graal. La majorité universelle. Un détail. Mais un détail très jouissif quand on a passé la moitié de votre vie à vous dire que vous étiez trop jeune pour faire quoi-que-ce-soit.

  Quoiqu’il en soit, la question de l’âge étant réglée, il est temps de passer aux choses sérieuses. Mon partenaire vient, après tout, de me lancer un défi. Un défi que je suis bien prête à relever. Et pourquoi pas, du même coup, lui prouver que sa belle gueule n’excuse pas tout ? Et qu’en l’occurrence, je suis bien plus adulte qu’il ne le pense ? Liant la parole aux gestes, je retire mon débardeur pour me retrouver en brassière de sport. Il m’est bien plus facile de bouger dans ces conditions. Et ne lui laissant pas le temps de réagir, je me commence à frapper dans ses deux pancakes, l’un après l’autre. Le premier coup est rapide et fort, pour le surprendre. Les suivants le sont moins, ils me permettent de m’échauffer tout en poursuivant notre conversation. Après tout, ce type commence à m’intriguer et j’ai bien envie d’en savoir plus sur lui. « Tu es arrivé il n’y a pas longtemps à Tenby, pas vrai ? » je commence par dire, démarrant lentement mon interrogatoire pour ne pas le brusquer. « Non pas que je te stalke ou quoi-que-ce-soit. C’est juste qu’il ne se passe jamais rien ici. Alors dès qu’il y a du mouvement, tout le monde est au courant. » j’ajoute, éprouvant le besoin de me justifier. Ce qui est ridicule. Je ne me justifie jamais, d’habitude. « Et puis tu n’as vraiment pas la dégaine du parfait gamin natif de Tenby. » Non, c’est vrai, sur ce point-là je rejoins les commères, il a plus la tête d’un serial killer que celle d’un gentil pompier. Cela dit, s’il y a une chose que le temps m’a appris, c’est qu’il ne faut jamais juger un livre à sa couverture. « Ce qui me pousse à me demander ce que tu viens foutre dans un bled pareil. » je termine par dire de but en blanc, tout en continuant de frapper les gants à un rythme régulier.

   

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Jeu 8 Juin - 23:40

In the danger zone
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A entendre la gamine se foutre de lui, l'irlandais ne peut faire preuve que d'une seule réaction... Il grimace en forçant un rire avant de reprendre immédiatement un visage fermé. Très drôle... Mais on verra bien qui rira le dernier quand le papy l'aura mise k.o. En tout cas, on peut dire que ça motive le brun à la rétamer sans trop se retenir... Il ne réplique d'ailleurs rien pour l'instant, elle paiera sa moquerie plus tard.

La déduction de Cody est bonne, et ce n'est pas vraiment une surprise pour le barbu qui ne cache pas la satisfaction dans son sourire. Il la voit agacé d'être si jeune et ça l'amuse. L'illogisme humain: quand on est jeune on veut avoir l'air vieux et quand on est vieux on veut avoir l'air jeune. A croire que l'espèce ne peut jamais être satisfaite... On doit pourtant tous passer par tous les paliers, ce n'est pas la peine de faire un déni à chaque marche. "Tu fêtes ça quand ?" Il demande tout de même pour être un minimum courtois, ayant bien compris qu'elle fait mention d'un anniversaire proche et dont elle semble avoir hâte. Celle qui veut faire grande. Il ne se souviendra bien sûr probablement pas de la date cela dit, d'ailleurs il n'est pas très attentif à la réponse. Il s'est déjà mit en place, prêt à recevoir les coups dans ses paumes. Alors il hoche juste la tête distraitement.
Il la défie, se montrant provoquant pour la chauffer un peu. C'est toujours comme ça qu'on donne le meilleur de soi. Quand on a vraiment envie de péter la gueule à l'autre. A son tour elle se prépare et commence d'une façon qui surprend l'homme; en retirant de façon un peu aguicheuse son haut avant de mettre ses gants. Ça fait sourire l'irlandais qui ne peut pas cacher que la vue le charme un peu. Okay. L'imitant, il retire son t-shirt à son tour. Une façon de la rejoindre dans la démarche et de se préparer à une lutte qui va leur tirer des gouttes de sueurs. Game on.
Le poing de la brune frappe alors une première fois, Cody reste de marbre et le reçoit fermement. Il sent qu'elle y a mit de la force et il a du crisper son muscle pour encaisser. Elle veut l'impressionner et il observe avec une certaine tendresse son visage concentré. Elle commence à lui plaire finalement cette petite gamine borné. Il ne peut pas s'empêcher de trouver sa rage attachante, même si est bien décidé à ne pas lui montrer et à continuer de la brusquer un peu. Il réprime d'ailleurs son sourire pour choisir de froncer les sourcils.

Mais près quelques coups ,elle commet soudain une erreur aux yeux du barbu. Elle commence à parler... Non et non. Ils étaient pourtant bien là, dans le silence, à se concentrer sur les coups. Mais il a fallut qu'elle cherche à faire la conversation... Cody lève les yeux au ciel, quelle pipelette. Voilà qu'il se met à regretter de nouveau. Il sent la puissance de ses coups diminuer au fur et à mesure de ses questions. Elle a divisé son esprit et perd en efficacité.
Il finit par soupirer et retire alors une de ses mains pour envoyer la patte d'ours sur la tempe de la jeune fille, parant avec précision le coup qu'elle lançait de son autre main. Il pousse sa tête sans violence, juste assez que pour la faire vaciller et s'interrompre. "Tu parles trop moucheron. Tu perds ta concentration." Il secoue la tête comme un père déçu. "Laisse moi te montrer comment on fait." Il retire alors les pattes et fait signe à la gamine d'enlever ses gants pour les reprendre. Il va ensuite rechercher les siens dans le coin du ring. Il est temps de changer les rôles.

Ils se préparent tous les deux au changement de position. Cody ressert ses gants, les fait claquer l'un contre l'autre en fixant la brune qui se met en place. Les pattes du club sont un peu vieilles et de mauvaise qualité. Il l'a senti en les portant et se dit qu'il devrait faire attention à ne pas se lâcher trop sur elle. Il s'approche pour être face à face. "Et pour répondre à ton interrogatoire: oui, je viens d'arriver et non je ne suis pas d'ici. Je viens dépanner quelqu'un et puis après ça je retourne chez moi au soleil." Il résume et répond d'une traite avant d'hocher la tête pour lui faire signe qu'il est prêt à commencer.
Elle place ses mains face à elle et il inspire avant de donner un premier coup. Gentil, il retient. Il commence doucement mais surtout silencieusement. Progressivement il augmente la vitesse et la force, teste un peu ses réflexes en jouant sur sa position.
Il remarque qu'elle pare bien, mieux que ce qu'il aurait pu penser un peu plus tôt. Alors il continue à monter en puissance. Il commence à faire abstraction de la frêle jeune fille et limite sont champ de visions aux deux pattes qu'il attaque à toute allure. Il oublie qu'il y'a un humain qui les tiens et se laisse habiter par la concentration. Ça monte en intensité et il finit par taper vraiment fort, assez que pour faire tressauter le corps de sa partenaire à chaque impact, même si elle continue de les encaisser correctement. Il frappe jusqu'à un certain point. Un craquement anormal qu'il n'entend pas tout de suite. Tellement absorbé qu'il ne réalise pas et continue à donner encore un dernier coup.
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TES CRÉDITS : lux aeternia (ava) ; endlesslove (signa)
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Seren
Cody
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ARRIVÉE À TENBY : 15/10/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : Vingt ans. (o9.o6.1997)
CÔTÉ COEUR : Célibataire un peu paumée.
PROFESSION : Etudiante en musicologie et livreuse de pizzas.
REPUTATION : « Elle a changé, celle qu'on appelait "l'héroïne de Tenby" il n'y a pas si longtemps encore. Elle est plus calme, plus posée, à croire qu'elle essaye de vraiment construire quelque chose. Son entourage doit avoir une bonne influence sur elle. Par contre, la pauvre s'est blessée lors d'un entraînement de boxe. Résultat, elle ne peut plus jouer de musique. Et vous avez entendu ? Il paraît qu'elle et le fils Fitzpatrick... disons qu'ils passent beaucoup de temps ensemble, ça cache forcément quelque chose, pas vrai ? »


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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Ven 9 Juin - 16:12

In the danger zone

ft. Cody Irwin


   
« And way down we go. »
Je ne peux m’empêcher de rire en remarquant la tête que tire mon partenaire au moment où je lui fais remarquer qu’il n’est plus tout jeune. S’il continue à sourire, je vois bien que la comparaison avec un vieillard ne lui fait pas plaisir du tout. J’ai même l’impression qu’en d’autres circonstances, il ne se serait pas gêné pour me faire ravaler mes propos. Demoiselle ou pas. Et c’est justement ce que j’attends de lui. La provocation marche dans les deux sens, après tout. Sauf que le type essaie de se la jouer plus mature qu’il ne l’est réellement, en ne répondant pas à ma taquinerie. Il doit se dire qu’il aura tout le temps de me faire comprendre ma douleur, lorsque ce sera à son tour de frapper. Et, au contraire, il préfère rebondir sur un autre de mes propos. Un truc sans importance. Une réflexion sur mon anniversaire prochain. La question est certainement une pure politesse de sa part. Cela dit, le simple fait qu’il pense à être courtois m’embouche un coin. Quand bien même je sais qu’il ne portera aucune attention à ce que je vais lui répondre. « Le neuf juin. » je lui réponds en haussant les épaules. Ça ne va certainement pas changer sa vie de connaître ma date d’anniversaire, mais puisqu’il a demandé, autant le lui dire. Puis il se positionne, prête à recevoir les coups. En effet, il semblerait que ce soit à moi que reviens l’immense honneur de commencer notre entraînement.   

   Celui-ci n’a d’ailleurs même pas démarré que la température monte déjà d’un cran. Rien avoir avec nos provocations mutuelles, ni même les coups que je me prépare à donner. C’est tout autre chose. Voulant être plus à l’aise et, avouons-le, cherchant à prouver que je ne suis pas aussi gamine qu’il ne le pense, j’ai retiré mon débardeur pour me retrouver en brassière. Ce qui est assez surprenant de ma part. Je provoque plus par les mots que par les gestes. Mais c’est plus fort que moi, ce type me pousse à sortir de mes gonds. Il faut que je lui montre que je suis loin d’être la fillette qu’il voit en moi. Comme avec Caleb. Sauf qu’avec Caleb, je ne vais pas jusqu’à exhiber mon corps. Mon Dieu, non. L’idée seule me dégoûte. Alors pourquoi est-ce différent ici ? Là, j’avoue même que je pensais naïvement provoquer une réaction de sa part. Une réaction qui aurait pu flatter mon égo et me rassurer sur mon sex-appeal. J’ignorais alors que ce serait ce genre de réaction. Certes, j’ai pu remarquer que son regard s’est attardé sur moi. La vue n’est pas pour lui déplaire, quand bien même il essaye de me le cacher. Cela dit, je n’avais pas prévu qu’il se mette à jouer le jeu, à son tour. Alors que je me prépare à frapper dans les pattes, il se décide à retirer son tee-shirt, lui aussi. Sauf que lui, contrairement à moi, il n’a rien en-dessus. Le geste me prend de court. Sur le coup, je m’arrête nette. « Qu’est-ce… » je marmonne, avant de me forcer à me taire. Qu’est-ce que tu fais ? Je vais vraiment lui poser la question ? C’est pourtant évident. Il cherche à me provoquer de la même manière que je l’ai fait, l’instant précédent. Sauf que c’est mal me connaître. Cela fait deux ans que je vis entourée d’hommes, des torses nus, j’en ai vus. Laserian, Nate, Sean. Ils ont défilé sous mes yeux, j’y suis habituée. A force, ça ne me fait plus rien. Ou du moins, ça ne devrait plus rien me faire. Cela dit, je ne peux pas cracher dans la soupe. Ce que je vois, à ce moment précis, n’est pas pour me déplaire. Plutôt bien foutu, le papy, me balance ma conscience alors que je m’efforce de rester impassible face à lui. Peut-être, mais ça reste un homme torse-nu comme on en voit des centaines. Pas de quoi fouetter un chat. « Quand t’auras fini de faire ton show, on pourra peut-être commencer ? » je lui balance, de mauvaise foi, avant de reporter mon attention sur la raison de ma venue sur ce ring, à savoir, en mettre plein la vue à ce type.

  Concentrée, je lui envoie le premier coup en y mettant une certaine force. Il encaisse sans moufter. Agacée mais pas décontenancée pour autant, je continue à frapper, essayant de mêler à ma vitesse habituelle, la force que je ne mets jamais face à Lylou. Et puis, je parle. Je parle et parle encore. Je n’ai jamais parlé autant que lors de ce combat. Même moi, je m’exaspère à blablater autant. « Tu parles trop moucheron. Tu perds ta concentration. » me fait remarquer mon partenaire, à raison. Bien sûr que je parle trop, j’ignore pourquoi d’ailleurs. C’est juste que ce gars m’intrigue et je déteste les mystères. C’est plus fort que moi, il faut que je les perce. Cela dit, il a eu le malheur de me traiter de moucheron et ça, je ne peux le tolérer. Kiddo, passe encore. Mais moucheron ? Ca non. Je m’apprête ainsi à frapper une ultime foi, puisant toute ma force dans la colère qu’ont provoquée cette appellation et ce regard de père déçu qui me dégoute. Sauf qu’il m’arrête net. Il veut me montrer comment on fait.  Ah je la reconnais bien là, la figure patriarcale par excellence. Quel dommage. En un instant, ce type qui m’était plutôt sympathique vient de baisser dans mon estime. Car, c’est bien connu, s’il y a un truc que je ne supporte pas, c’est qu’on agisse comme un père envers moi. Néanmoins, je ne dis rien –toujours vexée et bien décidée à ne plus « trop parler »- et préfère me mettre en place, prenant, à mon tour, les pattes d’ours tandis qu’il enfile ses gants. Il se met alors en position, prêt à frapper et j’en fais de même, prête à encaisser. Je ne m’attends cependant pas à ce qu’il se décide à répondre à mon interrogatoire vraiment peu subtile. La raison de sa venue ? Un dépannage d’une nature quelconque qui ne fait que mettre plus encore de mystère autour de lui. Quant à sa ville, s’il est question de soleil, c’est bien tout ce que je sais. Je peux au moins éliminer toute la Grande-Bretagne. Le soleil est aux abonnés absents par ici. Et puis, son accent est trop plat pour être d’ici. Un américain ? Plutôt exotique, je le reconnais.

  Cela dit, je n’ai pas le temps de réfléchir plus à ses propos qu’il se lance déjà. Le premier coup est doux, je peux sentir qu’il se retient. « Oh je t’en prie, ma grand-mère frappe plus fort que ça. » je lui balance, exaspérée. Cela dit, je remarque bien vite qu’il ne prête plus attention à ma présence. Et quand arrive un nouveau coup, je grimace. Cette fois, il ne se retient plus. Les coups s’enchaînent et si je les encaisse, c’est en serrant les dents que je le fais. Arrive un énième coup. Le coup de trop. Avant même qu’il ne frappe dans le gant, je sais déjà qu’il va faire mal. Et j’ai raison. Sur le coup, je ne réalise pas. Je ne ressens rien. J’entends juste un craquement anormal. Puis mon partenaire frappe encore une fois et deux informations contraires arrivent à mon cerveau. Ma fierté qui me supplie de prendre sur moi. Et mon corps qui hurle sa douleur. Sans grande surprise, c’est mon corps qui prend le dessus. « Ah ! » le cri se veut virile, mais il part dans les aiguës sans que je ne puisse le retenir. Aussitôt, je recule pour prendre une certaine distance avec mon assaillant et retire la patte. Est-ce qu’un doigt est censé être aussi tordu ? La vision est un choc. Si la douleur n’est pas encore ressenti, si mon corps a seulement anticipé cette dernière via le bruit, il me suffit de voir l’état de mon majeur pour savoir que quelque chose cloche. Et que ce quelque chose va faire mal. « Il m’a pété le doigt ! Putain, il m’a pété le doigt ! » je répète sous le choc. Je ne réalise pas bien. Peut-être que les mots vont finir par me faire prendre conscience de la situation dans laquelle je me trouve ? Mais non. Je suis encore dans la période où l’adrénaline joue son rôle. Où la douleur est lointaine. Et où je peux encore me permettre de contrôler ma colère. « Fais quelque chose. » je finis par demander à mon partenaire. Ce n’est pas agressif, ce n’est pas un reproche de ma part. C’est juste une supplication. Fais quelque chose avant que je ne passe pour une faible et ne tourne de l’œil face à cette vision d’horreur.

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We're losing control, will you turn me away or touch me deep inside? And before this gets old, will it still feel the same? There's no way this will die. But if we get much closer, I could lose control and if your heart surrenders, you'll need me to hold. We are young, heartache to heartache we stand. No promises, no demands. ~ Pat Benatar.

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Sam 10 Juin - 0:20

In the danger zone
Billie & Cody

Visiblement la gamine n'est pas indifférente à la vue qu'offre le torse de Cody, même si de son côté elle tente également de cacher sa réaction. Elle se trahit en balbutiant un début de question dont la fin restera toujours un mystère. Ça arrache un petit sourire fier au barbu. Bien fait. Il doit néanmoins froncer les sourcils en entendant la réflexion qui suit. Sérieusement ? "Quoi, quand tu te mets à l'aise c'est normal mais moi ça devient un show ?" Il demande agacé par sa remarque débile, les bras en l'air dans un mouvement d'incompréhension. C'est à ce genre de choses qu'il reconnait également qu'elle n'est pas encore tout à fait adulte... C'est puéril.

Rapidement, il chasse cet instant immature pour se re-concentrer sur leur objectif. Il se met en position et la laisse commencer. Un échauffement prometteur auquel il finit par mettre fin prématurément. Elle est trop dissipée et il compte bien la corriger avant de subir une séance entière à faire la conversation plutôt que de boxer sérieusement. Son temps lui est compté après tout et il n'en a pas à perdre.
Il prend son tour pour lui faire un peu la leçon. Il apprécie qu'elle n'ait pas ouvert la bouche depuis qu'il lui a pratiquement dit de la fermer. C'est bien qu'elle ne cherche pas à répliquer et qu'elle ne râle pas d'être remise en place.
Si elle sait écouter et se servir des reproches, c'est qu'elle ne doit pas être si idiote. Une fois de plus elle remonte dans son estime grâce à ça. A croire qu'elle est sur une trajectoire yoyo à ce niveau.

Quand elle le provoque il ne réagit pas. Il veut lui montrer ce que c'est de la concentration et la première règle est de garder sa bouche fermée en toutes circonstances... Même quand quelqu'un cherche clairement la petite bête. De toute façon, il ne tarde pas à lui prouver qu'il ne fait que monter en puissance et qu'elle à parlé bien trop tôt.
C'est aussi une de ses erreurs à la brune, de donner les plus gros coups en premier pour impressionner. Elle utilise trop vite son énergie et, en condition de combat réel, elle ne tiendrait pas sur la longueur avec cette tactique. Mais c'est parce qu'elle est encore jeune et qu'elle a tout à prouver qu'elle veut probablement épater très vite. Ça pourrait se comprendre. D'autant plus qu'étant une femme dans un sport qu'on attribue principalement aux hommes, elle doit souvent être sous-estimée et ça doit être lassant à force.
Il décide qu'il lui parlera de ce problème dès qu'il a terminé sa série. Il veut l'aider et lui donner des conseils même si elle n'a rien demandé. Pourtant, il n'en arrivera jamais là...
Sa série est rapidement interrompue par un cri de la gamine.
Il se fige sous la surprise et la regarde d'abord sans comprendre. Son visage est tordu de douleur, puis elle devient blanche lorsqu'elle sort la main de sa patte d'ours et découvre un doigt complètement tordu. Cody comprend. Et ses pensées font écho aux paroles de la brune. Je lui ai pété le doigt. Putain, je lui ai peté le doigt...
Il se sent mal mais choisit une fois de plus de ne rien montrer. Après tout, il l'avait prévenue, elle ne devrait pas être surprise que ça finisse mal...
Il se dit qu'il n'aurait jamais du céder à son caprice et rester sur sa position. Et pourtant, malgré cet accident, il n'est pas sûr de regretter complètement.

Visiblement très choquée, la jeune fille appelle pratiquement à l'aide. Le barbu retire alors ses gants en vitesse et les laisse tomber sur le ring pour s'approcher d'elle. Il pose sa main sur son avant bras pour stabiliser son corps qui tremble légèrement et observe les dégâts. Bienvenue dans la réalité. Qu'est ce que tu pensais qui allait t'arriver en allant faire de la boxe avec des doigts si fins ? C'est ce qu'il a envie de lui dire. Mais, en vérité, il sait que la brisure n'est que peu liée au fait que sa main soit si fine. C'est la patte le problème et il s'en veut de ne pas avoir mieux contrôlé sa force alors qu'il était conscient de la fragilité de l'objet. "C'est juste tordu, ça aurait pu être pire. T'aurais pu avoir l'os qui sort. " Il finit par dire d'un ton pragmatique pour essayer de la faire relativiser. Il voit bien qu'elle est prête à tourner de l'oeil. Il décide d'ailleurs de poser son autre main sur sa hanche pour la soutenir dans cette éventualité.
De son côté, l'irlandais a vu des plaies bien pires et n'est que très peu impressionné par l'angle anormal du doigt. "Si tu veux être une vraie terreur du ring va falloir que t'apprennes à encaisser mieux que ça. Alors arrête de dramatiser, c'est juste un doigt, tu vas t'en remettre." Il ajoute d'un ton très ferme, sans sourire.
Certes, on pourrait penser qu'il n'offre pas le meilleur des réconforts, mais Cody préfère adopter cette attitude plutôt que de jouer la carte mielleuse de la pitié. Si il a bien saisit le caractère de la brune, il est persuadé qu'elle ne voudrait pas être traitée comme une petite fille.

Après avoir finit d'observer la gravité de la fracture, il guide la gamine hors du ring et finir par la lâcher lorsqu'il est sûr qu'elle tient sur ses jambes. "Va t'asseoir, je vais appeler un taxi pour t'emmener à l'hôpital." Il la laisse alors se diriger seule vers le banc tandis qu'il part chercher son portable dans son sac.
Il passe son coup de fil puis revient vers elle. "Il devrait être là dans 10 minutes. Ça va aller ?" Il l'informe en se posant sans douceur à côté d'elle.
Il se mordille la lèvre un instant. Il veut rester ferme parce qu'il estime l'avoir prévenu, mais pourtant, il ne peut pas s'empêcher de s'en vouloir un peu.. Il réfléchit puis finit par céder. "Je suis désolé pour ton doigt..." Dans le fond, ça ne lui coute pas grand chose de le dire alors il peut bien se fendre de ça. Même si il garde son excuse très simple. "Si ça peut te faire plaisir à entendre, je suis persuadé que t'aurais fini par me mettre la misère si on avait pu continuer." Il rajoute un peu penaud. Et il le pense. Elle n'aurait probablement pas gagné mais elle aurait certainement mené un combat admirable. Elle n'a peut-être pas encore complètement la technique, mais l'irlandais est persuadé que son envie est suffisante pour en faire un adversaire redoutable.
"Je m'appelle Cody au fait..." Finalement, c'est peut-être le bon moment pour laisser filer le temps de surnoms. Et puis quand on casse le doigt de quelqu'un, c'est la moindre des choses d'au moins se présenter. Par habitude, le barbu commence alors à tendre la main pour joindre le geste à la parole mais se rétracte bien vite en réalisant sa connerie... C'est peut-être pas nécessaire de retourner le couteau dans la plaie.
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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Sam 10 Juin - 2:12

In the danger zone

ft. Cody Irwin


   
« And way down we go. »
Alors que les choses commençaient enfin à tourner à mon avantage, que j’avais réussi à surprendre –l’espace d’une seconde, certes, mais c’était déjà ça de pris- mon partenaire en dévoilant certains de mes atouts, il a fallu qu’il fasse de même. C’est l’arroseur arrosé. Sauf qu’au lieu prendre une douche froide, celle-ci est brûlante et, comme je l’ai fait remarquer, fait monter la température dans la salle. Pour calmer mes ardeurs, je ne vois qu’une seule solution : être de mauvaise foi. Parce qu’on ne peut pas être plus de mauvaise foi que moi à l’instant où je lui reproche de faire le show, alors qu’il ne fait que répéter des gestes que j’ai d’ores-et-déjà fait. D’ailleurs, le type ne manque pas de me le faire remarquer, que c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Et dans sa voix, je peux percevoir le même agacement qu’au début de la discussion. Il est clair que si j’avais marqué des points en jouant les fortes, je viens de les perdre en agissant comme n’importe quelle autre gamine. Du coup, face à sa remarque, je me retrouve un peu pantoise et ne peut m’empêcher de baisser les yeux, comme une gamine qui se ferait gronder. Je déteste cette position, par ailleurs. J’ai l’impression de retourner trois ans en arrière, quand je vivais encore chez mes parents. Sauf que je n’ai plus dix-sept ans, que je ne suis plus sous la coupe du paternel et que surtout, ce gars n’est pas mon frère et encore moins mon père. Et puis merde, d’ailleurs, je dis encore ce que je veux. « Ose me dire que tu n’as pas fait ça juste dans l’espoir de me déstabiliser ? » que je finis par dire, ayant repris du poil de la bête et allant même jusqu’à le défier du regard. Rien à foutre de passer pour la gamine de service, je ne supporte pas la posture de soumission dans laquelle cet étranger m’a mise, peut-être même sans le vouloir.   

   De toute façon, la question de domination ne se pose plus, quand mon partenaire me laisse prendre les rênes de cet entrainement. Et j’essaye du mieux que je le peux de faire mes preuves. Peut-être un peu trop d’ailleurs. J’ai rarement déployé une telle force et j’ai bien conscience qu’à ce rythme, je ne tiendrai pas longtemps. D’ici quelques minutes, je vais me retrouver toute rouge et essoufflée. C’est le risque, quand on veut tout dévoiler tout de suite. Heureusement, je suis rapidement interrompue par mon partenaire, qui se décide à me faire une démonstration de ses talents. Et c’est ainsi que je me retrouve à prendre la place de celui qui encaisse. Ce que je maîtrise assez bien, au départ. Puis, pour je ne sais quelle raison, le mec se lance dans un remake de Rocky et frappe de plus en plus fort. Jusqu’au point de rupture. Si j’ai tout fait pour ne pas céder, pour encaisser du mieux possible, c’est mon corps qui a fini par me lâcher, le traître. Un coup de trop, un craquement et mon doigt se retrouve à côtoyer le dos de ma main. L’adrénaline coulant toujours dans mes veines, je ne ressens pas de suite la douleur. Je ne réalise pas non plus que mon doigt est foutu, d’ailleurs. Je suis obligée de le répéter à plusieurs reprises, tout en fixant l’abomination qu’est devenue ma main. Je ne me suis jamais rien cassée, parce que j’ai pendant longtemps été trop sage pour me retrouver dans une situation dangereuse. C’est sûrement pour ça que je suis incapable de maîtriser cette situation. La peur prenant le dessus, mon corps entier se met à trembler et je manque de tourner de l’œil. Heureusement, m’arrachant de ma torpeur, mon partenaire se décide à réagir. Bien vite, avec son aide, ma main ne tremble plus. Mon appel au secours lui a d’ailleurs fait prendre conscience de la situation et je sens sa prise autour de ma taille. Pendant une seconde, je suis presque rassurée. Au moins, si je sombre, ce type sera là pour m’empêcher de m’éclater la tête contre le sol. Et puis, la voix de mon assaillant –puisque c’est clairement ce qu’il est devenu, en l’espace d’un instant- se fait entendre. Sa remarque est… froide. Pragmatique. Pas le genre de truc que tu as envie d’entendre dans ma situation. Je crois que le regard noir que je lui adresse trahit d’ailleurs mon ressentiment. Un doigt pété est un doigt pété. Qu’importe que l’os soit encore dedans. Et puis, rien que l’image me file la nausée. Heureusement, adrénaline et fierté jouent leur rôle. L’une m’apaise et l’autre me force à rester digne. Tant que je n’ai pas mal, je peux encore avoir l’air de tenir le coup. Enfin, c’est ce que je me dis, jusqu’à ce que j’entende la seconde remarque du type. « Si tu veux être une vraie terreur du ring va falloir que t'apprennes à encaisser mieux que ça. Alors arrête de dramatiser, c'est juste un doigt, tu vas t'en remettre. » Arrête de dramatiser ? Arrête de dramatiser ? Mais je vais lui donner un bon coup là où je pense à ce type, il va voir qui dramatise ! En colère, je tente de me défaire de sa prise, sans grand succès. Et puis, je me stop net. Ce qu’il a dit à la fin m’a fait prendre conscience d’une chose : c’est bien mon doigt qui est cassé. Or, de ce doigt, j’en ai besoin. Je suis musicienne, moi. J’ai besoin de tous mes doigts, autrement, je ne peux plus jouer. Et jouer, c’est toute ma vie. « Tu ne comprends pas. Ce n'est pas "juste un doigt"... c'est toute ma vie... mes doigts, ce sont mes instruments, bordel. » je lui dis, plus exaspérée par la situation que par ses propres propos. J’ai bien conscience que ce que je raconte n’a aucun sens pour le type en face de moi. Il ne sait pas, lui, que la musique compte plus que tout pour moi. Pour lui, un doigt cassé, c’est comme tout, ça se répare. Mais pour moi, un doigt cassé, ce sont des heures de pratique qui passent à la trappe. Or jouer m’apaise. Après la boxe, c’est ma seconde drogue. Quand je me lasse de l’une, je passe à l’autre. Autant dire que sans ces deux-là, je ne donne pas cher de ma peau. Ni de celle de ceux que je côtoie.

  « Va t'asseoir, je vais appeler un taxi pour t'emmener à l'hôpital. » C’est encore une fois la voix de mon partenaire qui me sort de mes pensées. Il m’a aidé à descendre du ring et me conseille à présent d’aller m’assoir. Sur le coup, ça me semble être une bonne idée. Je le laisse aller passer son coup de fil et me dirige vers un coin de la salle. Me laissant glisser le long du mur, je continue à fixer mon doigt. Jamais je n’aurais pensé qu’un doigt pouvait se plier à ce point. C’est sur cette pensée que mon cerveau décide à se réveiller. Le problème quand on se pose, c’est que c’est généralement à ce moment que l’adrénaline se décide à se faire la malle. Et une fois l’adrénaline partie… la douleur prend sa place, la garce. J’ai joué les fières aussi longtemps que je le pouvais, mais maintenant vient le temps des larmes. Je peux sentir ces dernières se former alors que la douleur parcourt mon corps. BORDEL. Ca fait un mal de chien cette merde. Et fait chier. Je n’ai vraiment pas envie de pleurer maintenant. Pas maintenant. Pas pour ça. Pas devant mon partenaire qui choisit son moment pour revenir. Je m’empresse de sécher mes larmes d’un revers de la main tandis qu’il s’assoit à mes côtés. Je ne crois pas qu’il ait remarqué quoi que ce soit, quand il ouvre une fois de plus la bouche, m’indiquant que le taxi devrait arriver dans dix minutes. Dix minutes… c’est long bon sang. Et j’ai mal. C’est tout ce que mon corps semble capable de me dire. J’ai mal. J’ai mal. Je me contente d’acquiescer lorsqu’il me demande si ça va, pour cacher le fait que… je souffre le martyr, bordel. Je prends alors conscience que je n’ai pas dit grand-chose depuis l’incident. Et mon partenaire qui se retrouve à faire la conversation. Je trouverai ça presque ironique, si je n’étais pas à l’agonie. « Pas la peine. C’est moi qui t’ai provoqué… » je lui fais remarquer, sincère. Bien sûr que c’est de ma faute. Sans moi, le gars n’aurait jamais accepté qu’on s’entraine ensemble. Et on n’en serait pas là. « Putain, ce que je me sens conne, maintenant. » je remarque plus pour moi-même que pour lui. Je déteste ne pas pouvoir blâmer les autres pour mes fautes. C’est frustrant. « Si ça peut te faire plaisir à entendre, je suis persuadé que t'aurais fini par me mettre la misère si on avait pu continuer. » qu’il ajoute, essayant sans doute d’être gentil. « Arrête. » je lui réponds aussitôt. Le ton n’est pas froid. C’est de la lassitude qu’il trahit. Je n’ai absolument pas envie qu’il soit gentil avec moi, maintenant. Je me sens assez misérable comme ça. Et je déteste me sentir comme ça. Vulnérable. Surtout devant lui. Parce que j’ai joué les fortes depuis le début. Et maintenant il sait que ce n’était que ça, justement. Un jeu. « J’apprécie le geste, mais je ne veux pas de ta pitié. T’es bien plus fort que moi et t’as l’air d’avoir du vécu… j’étais fichue d’avance. » je reconnais finalement et chaque mot me pèse. Encore une fois, ce sentiment de vulnérabilité qui me bouffe. En plus de la douleur qui ronge mon estomac depuis tout à l’heure. Heureusement, l’inconnu se décide à changer de sujet et à se présenter. Si avant, j’aimais le fait de ne pas connaître son nom, je dois avouer que le changement de sujet est apprécié. Cela dit, le fait qu’il me tende presque la main rend tout de suite les choses awkward et je ne peux m’empêcher de sourire. Oui, il me fait sourire, ce con. « Billie, alias moucheron. » Je me présente à mon tour, puisque la politesse l’oblige. J’insiste volontairement sur le dernier terme, juste pour lui prouver que je n’ai pas apprécié qu’il m’appelle de la sorte. Puis, je reporte la conversation sur lui, cherchant à m’occuper l’esprit : « Alors Cody, à part dépanner des gens dans un bled pourri et péter les doigts des jolies demoiselles, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » Je me surprends moi-même par le ton léger employé. Il faut croire que l’endorphine a décidé d’entrer en jeu. ENFIN.

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We're losing control, will you turn me away or touch me deep inside? And before this gets old, will it still feel the same? There's no way this will die. But if we get much closer, I could lose control and if your heart surrenders, you'll need me to hold. We are young, heartache to heartache we stand. No promises, no demands. ~ Pat Benatar.

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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Lun 12 Juin - 19:13

In the danger zone
Billie & Cody

Le drame... Un truc bien féminin que Cody n'avait pas envie de subir aujourd'hui. En fermant la porte de chez lui il pensait avoir laissé cette saloperie derrière. Mais il avait fallut qu'il se retrouve en plein milieu d'un nouveau alors qu'il n'avait même pas réussi à évacuer le stress causé par le premier...  
La petite brune provocante s'est cassé un misérable doigt et pourtant, à l'entendre, le barbu a l'impression qu'on vient de lui enfoncer un poignard à deux centimètre du coeur et qu'il ne lui reste plus que quelques minutes à vivre. Légèrement décevant de la part de celle qui s'était auto-dressé un portrait de guerrière.
Il essaie de la calmer froidement et de lui faire voir raison mais la petite est aveuglée par sa tragédie. Elle fait d'une petite blessure une catastrophe, clamant que l'irlandais ne comprend rien... Qu'est ce qu'elle croit ? Qu'il ne s'est jamais blessé, jamais rien cassé ? Bien sûr qu'il comprend, et il comprend surtout qu'elle est en état de choc.
C'est bien pour ça qu'il choisit de ne pas insister sur un sermon et qu'il l'emmène plutôt s'asseoir. Tant qu'elle ne se calme pas, il est inutile d'essayer de la résonner. Elle n'entend probablement rien, trop concentrée sur cette vie qui vient vraisemblablement d'être foutue en l'air sur une fracture de l'annulaire.
Cody s'estime alors heureux de ne pas lui avoir brisé toute la main...

Le taxi réservé il revient auprès d'elle et tente d'apaiser les esprits. Certes il blâme la réaction de la gamine, mais il se blâme aussi. Si il avait fait plus attention, ils n'en seraient pas là non plus. Inutile de tenter de jouer les innocents et de se laver les mains de cet incident. A part passer pour un type de mauvaise foi, il n'y gagnerait rien. C'est bien pour ça qu'il finit par s'excuser. Allant même jusqu'à se fendre d'une parole gentille et flatteuse que la jeune fille prend pourtant comme un insulte. Rien qui ne puisse froisser le barbu, au contraire. Il aime qu'elle n'accepte pas si facilement l'ersatz de compliment qu'il vient de lui donner. Il aurait probablement réagit comme elle face à quelqu'un qui tente de faire preuve de sympathie mièvre et, pour ça, il a l'impression de se voir un peu en elle. Ça le fait sourire et il prend alors un air faussement outré. "De la pitié ?" Il répète comme si elle venait de commettre un affront. "Tu trouves que j'ai la gueule de quelqu'un capable de ressentir de la pitié ? T'es sûr que y'a que ton doigt qui va mal ?" Il rit avant de se reprendre. "Non non. Si je ne m'étais pas dis que tu as un minimum de potentiel, j'aurais tout simplement continué de te remballer. J'ai autre chose à faire de mon temps que d'aider tous les clampins en manque de partenaires et qui savent même pas mettre une droite." Surtout que le temps, c'est pas comme si il en avait beaucoup... Il peut difficilement se permettre de sacrifier le peu de moments libres qu'il lui reste. Ce détail éclairci, et l'accusation de mensonge ainsi démenti, il poursuit et rebondit sur le sentiment d'échec que la brune exprime. "Tu sais tu dois pas te sentir conne. Tu crois que Muhammad Ali s'est jamais rien cassé ? Qu'il s'est jamais prit une dérouillée ? Tout le monde commence quelque part. Et même moi quand j'étais jeune, ou en tout cas plus jeune, je me suis pris des raclés." Pour illustrer son propos, il montre alors sa main à la jeune fille.
En regardant attentivement, on peut y voir une longue trace blanche qui part de sa deuxième phalange jusqu'à sous le métacarpe au niveau de son index. Un résidu de fracture ouverte. Sur son mollet, visible avec son bermuda, une autre cicatrice laisse un souvenir permanent de la déchirure faite contre du corail un jour de surf. Et enfin sur son bras, au niveau du biceps, la marque de l'impacte d'une balle. Une origine qu'il préfère cette fois taire.
Il pourrait en montrer d'autres mais à priori, la jeune fille devrait avoir comprit le message. "Bienvenue dans le monde des gens qui ont du vécu moucheron. Maintenant t'en as aussi." Sous entendu qu'elle sera plus forte la prochaine fois qu'elle remettra un gant. Maintenant qu'elle connait les dangers et les limites de son sport, elle y retournera à priori avec plus de sagesse et la différence devrait se voir. Pour accompagner sa parole il lui donne nuit petite tape, douce pour ne pas secouer son doigt, sur l'épaule. Comme si elle venait d'accomplir un rite de passage.

Il se présente ensuite, commettant l'erreur de tendre sa main par reflexe. Heureusement, ça la fait sourire, preuve qu'elle a finit par se détendre. "Billie." Il répète comme pour habituer sa bouche à ce mot. Il prend un air non satisfait. "C'est joli mais je suis pas certain de pas préférer moucheron." Il ajoute pour la charrier un peu.
L'atmosphère clairement détendue, la gamine va jusqu'à plaisanter. "Jolie ?" Il reprend alors en empruntant un air septique, la regardant de bas en haut. Il s'amuse du manque de modestie de Billie, se voyant une fois de plus en elle. En réalité elle est assez mignonne et le barbu ne fait que jouer la comédie pour l'ennuyer un peu. D'ailleurs son jeu d'acteur n'est pas très appliqué et il laisse clairement transparaître son manque de sérieux.
Son regard se pose alors à nouveau sur le doigt et il remarque que ce dernier a déjà commencé à gonfler. Il pince ses lèvres et réfléchit à une solution. "Et bien, à part ça, j'aide visiblement aussi à soigner ces dites jolies demoiselles." Voilà une réponse qui l'arrange et qui lui évite de se dévoiler réellement. Ça lui permet de couper court car il ne se sent pas trop de lui balancer qu'il est à la tête d'un cartel et qu'il organise des cambriolages pour son plaisir. Il finit par donner du sens à sa réponse; "Attend deux secondes, je reviens." Il s'éclipse alors vers un distributeur au fond de la salle et achète une cannette bien fraîche. L'objet en main, il revient vers la brune et saisit son poignet avec délicatesse pour l'inciter a mettre son doigt contre. "Ça va faire un peu mal mais ça va ralentir le gonflement." Il lui dit d'un ton très sérieux alors qu'il se surprend à prendre soin d'elle. Normalement il part plutôt du principe que: chacun sa merde. Mais il faut croire que les grands yeux de biche en peine de la brune ont un certain effet sur sa compassion.
Alors qu'il est concentré sur ses doigts, il repense à ce qu'elle a dit un peu plus tôt, lorsqu'elle faisait son drame. "Pourquoi tu disais que c'est toute ta vie tes doigts? Tu fais du piano ou un truc comme ça ?" Il demande intrigué en fronçant légèrement les sourcils tandis qu'il se concentre pour mettre la canette contre la fracture le plus délicatement possible.
Maintenant qu'elle est calme, il peut se permettre de chercher à comprendre ce qu'elle voulait dire par là sans risquer une réponse déraisonnable et digne d'une tragédie grec.
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Seren
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ARRIVÉE À TENBY : 15/10/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : Vingt ans. (o9.o6.1997)
CÔTÉ COEUR : Célibataire un peu paumée.
PROFESSION : Etudiante en musicologie et livreuse de pizzas.
REPUTATION : « Elle a changé, celle qu'on appelait "l'héroïne de Tenby" il n'y a pas si longtemps encore. Elle est plus calme, plus posée, à croire qu'elle essaye de vraiment construire quelque chose. Son entourage doit avoir une bonne influence sur elle. Par contre, la pauvre s'est blessée lors d'un entraînement de boxe. Résultat, elle ne peut plus jouer de musique. Et vous avez entendu ? Il paraît qu'elle et le fils Fitzpatrick... disons qu'ils passent beaucoup de temps ensemble, ça cache forcément quelque chose, pas vrai ? »


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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Mar 13 Juin - 0:17

In the danger zone

ft. Cody Irwin


 
« And way down we go. »
Je dirais bien que je ne suis pas du genre à faire dans le drame, habituellement. Sauf que ce serait un mensonge. Avant, je ne l’avais jamais remarqué, mais ces derniers temps, je constate que j’ai trop facilement tendance à exagérer la situation. A tout tourner au drame. Il suffit de voir comment je réagis à une simple blessure faite au cours d’un entraînement. Alors que la tête me tourne, que je n’ai plus les idées claires et que l’adrénaline rend le tout encore plus confus, je m’emporte presque contre mon partenaire, qui n’a absolument rien demandé. Tout ça, à cause de quoi ? Un doigt cassé ? Non mais darling, t’en verras d’autres, des blessures. Heureusement mon quart d’heure drama queen passé, l’endorphine commence lentement à faire effet et la douleur devient plus supportable. Moi également, par la même occasion. Si bien que lorsque je reprends la parole, après que mon partenaire a présenté ses excuses, je suis un peu plus calme. Je lui dis que je ne veux pas de sa pitié, ce qui est vrai. S’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est d’être vue comme une œuvre de charité. C’est bien trop souvent le cas ces derniers temps. Mais l’habitude ne rend pas ça plus facile à encaisser. Pas pour la demoiselle trop fière que je suis. Sauf que pour le coup, ma fierté, je l’ai rangée au placard. S’il ne m’a pas vu pleurer, il a au moins assisté à ma crise de panique et ça a suffi à me discréditer devant lui. C’est pourquoi je suis si calme quand je lui réponds. Parce que je lui ai donné toutes les raisons du monde de me manifester une once de pitié. Cela dit, calme ou pas, c’est généralement à ce moment que le ton commence à monter dans les conversations conventionnelles. Personne n’apprécie de se faire remballer quand il essaye d’être gentil. Par chance, ma conversation avec ce type, tout comme le type en question d’ailleurs, n’a absolument rien de conventionnel. « Tu trouves que j'ai la gueule de quelqu'un capable de ressentir de la pitié ? T'es sûr que y'a que ton doigt qui va mal ? » Sa question est purement rhétorique, mais je prends tout de même le temps de le regarder un peu mieux. Ma première impression de lui était plutôt mauvaise. Un pauvre type qui se croit encore à l’époque grunge et qui se donne un air ténébreux avec ses cheveux trop longs et mal coupés ? Pas vraiment. Maintenant que je le regarde d’un peu plus près, je constate qu’il n’a rien du caïd qu’il prétend être. Non. Qu’il le veuille ou non, ses yeux trahissent une certaine tendresse. Non, pas de la tendresse. Plutôt de la générosité. Dans le fond, ce gars est quelqu’un de profondément altruiste. Ou alors, c’est juste moi qui me fais des films, à cause de l’endorphine. Et aussi parce qu’il s’est permis de chanter mes louanges à sa façon. « J’imagine, en effet, que c’pas ton genre de faire dans la charité. »  

Est-ce qu’il s’attend à ce que je le remercie de m’avoir accordé du temps ? Je ne sais pas trop avec lui. Cela dit, si c’est ce qu’il attend, alors il va attendre longtemps. Je préfère m’attarder sur sa première remarque. « Mais alors comme ça, tu trouves que j’ai du potentiel, hein ? » je remarque l’air de rien. Après tout, après la prestation que je lui ai offerte, il devrait plutôt songer le contraire. Je ne suis peut-être pas mauvaise, mais j’ai le pire défaut que puisse avoir un boxeur à en devenir : je suis douillette. Du moins, c’est ce que ma réaction face à cette blessure a dû lui faire croire. Pour autant, je ne crois pas qu’une chochotte soit capable de faire comme si de rien était après un tel choc. Or, c’est bien ce que je m’efforce de faire depuis un moment maintenant. Ma blessure est toujours là, elle ne risque pas de s’envoler. Pourtant, c’est bien moi qui fais la conversation, comme si je n’étais pas en train de souffrir le martyr. Ce qui, dans un sens, est vrai. Je n’ai plus vraiment mal, tant que je n’y pense pas. Ce qui me fait le plus souffrir, à cet instant, c’est plutôt mon égo. Ah, il en a pris un sacré coup, celui-là ! Parce qu’en plus d'avoir montré une once de fragilité à un parfait inconnu, idée qui m’est insupportable, il se trouve que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Moi qui suis habituée à blâmer les autres, c’est bien ma veine. Agacée, je ne peux m’empêcher d’exprimer ma frustration en m’insultant. Ce que mon partenaire ne comprend pas. Alors que je me considère comme conne d’avoir été l’investigatrice de mon propre malheur, le type à mes côtés croit que c’est ma petite crise de tout à l’heure qui me met mal à l’aise. En même temps, j’avoue que ça n’aide pas. En revanche, ce qui aide, ce sont ses propos. A mon plus grand étonnement, il m’avoue que lui aussi a été victime du karma. Et celui s’est visiblement manifesté sous différentes formes, chez lui, toutes plus impressionnâtes les unes que les autres. Ainsi, il me montre plusieurs de ses cicatrices et j’en reste coi. « Ouah, t’es un vrai warrior, dis-moi. » je lui avoue, et si mon ton est plein de sarcasme, il ne peut voiler mon admiration. Parce qu’il est clair que ce type vient de gagner un peu de mon respect avec ses blessures de guerre. En même temps, je suis une fille de Tenby, des mecs avec des cicatrices, je n’en vois pas des masses. Alors quand j’en croise un, forcément, ça fait son effet. Surtout quand l’une des cicatrices en question est plus originale que les autres. Cette dernière se situe sur son bras et à sa façon de ne pas s’attarder dessus, j’en déduis qu’il n’a pas envie d’en parler. Autant dire que c’est une invitation à en parler. De fait, ma curiosité prenant le dessus, je ne peux m’empêcher de la frôler du bout des doigts, - de ma main valide bien entendu. « C’est quoi son histoire, à celle-là ? » je demande à mon interlocuteur, intriguée. Je suis quasiment persuadée qu’il ne va pas me répondre, mais eh ! Qui ne tente rien, n’a rien ?

« Bienvenue dans le monde des gens qui ont du vécu moucheron. Maintenant t'en as aussi. » déclare-t-il finalement et je ne peux cacher ma fierté de l’entendre parler de la sorte. Certes, il m’a une fois de plus appelé « moucheron », et je l’ai une fois de plus foudroyé du regard, mais ce qu’il a dit par la suite m’a redonné le sourire. Il a raison, maintenant, moi aussi j’ai une blessure de guerre. Moi aussi, j’ai du vécu. Ok, c’est juste un doigt cassé, mais ça en impressionnera plus d’un j’en suis sûre. « C’est là que je suis supposée dire que je vais sortir grandie de cette expérience, c’est ça ? » je réponds, toujours aussi sarcastique. Aussitôt, je me gifle intérieurement. Bordel, Billie, il essaye d’être sympa, tu ne peux pas en faire de même ? Foutu réflexe d’auto-préservation qui me pousse toujours à me montrer plus froide que je ne le suis. « Désolée. T’essaye d’être sympa et moi, je me la joue reine des garces. » je tente de me rattraper, un peu maladroitement. Heureusement, le ton change radicalement lorsque mon partenaire se présente. Si sa main presque tendue me décroche un fin sourire, c’est le compliment qui suit qui m’achève. « C'est joli mais je suis pas certain de pas préférer moucheron. » Joli, hein ? Je ne suis pas habituée à ce qu’on emploie un tel adjectif pour qualifier mon prénom. Généralement, les gens disent que c’est un nom de garçon et qu’au final, ça me va bien, juste pour cette raison. Parce que je fais garçon manqué. Pff. Ridicule. Au moins, Cody a du goût. Même s’il a encore une fois décidé de revenir sur ce surnom stupide. « Ok alors écoute-moi bien. Moucheron, c’est non. A choisir, je crois que je préférais encore Kiddo. Parce qu’au moins là, tu passais pour un vieux qui s’croit cool, c’était marrant. » Je fais remarquer, amusée. Pas sûre que ça le fasse changer d’avis, cela dit.

Puis la conversation prend un nouveau tournant, lorsque, plus détendue qu’auparavant, je m’essaye à faire une blague. Une blague qui a tout de même pour but d’en apprendre un peu plus sur ce fameux Cody. « Jolie ? » il répète et sur le coup, je suis surprise. De tout ce que je viens dire, c’est la première chose qu’il relève ? JJe dois dire que je ne m’y attendais, je ne pensais pas qu’il y prêterait attention. Alors oui, je suis surprise. Et je le suis encore plus quand aucun propos ne vient suivre sa remarque. Pourquoi ne pas me contredire, tout simplement ? Peut-être parce que ce serait mentir ? Parce qu’il pense réellement que je suis jolie ? Oh bien sûr, c’est un fait. Je suis jolie. Cela dit, si moi je le sais, les autres ne le remarquent pas forcément. C’est pourquoi je suis d’autant plus surprise de ne pas l’entendre prétendre le contraire. Plus encore, à sa seconde remarque, j’ai la confirmation que j’attendais. Oui, il me trouve jolie. Et qu’on se le dise, si c’est toujours flatteur, ça l’est d’autant plus lorsque la personne qu’il le pense est un peu plus mature. « Tu ne le nies pas, alors ? Que je suis jolie. » Je pousse le vice et l’assume parfaitement, en le regardant sans ciller. Même blessée, même avec ma fierté mise de côté, c’est plus fort que moi, je me dois de le provoquer. C’est un jeu du chat et de la souris qui s’est instauré et je l’ai décidé, je ne serais pas la souris dans l’histoire. Pour autant, si son commentaire n’est pas pour me déplaire, il me laisse également perplexe. Aider ? Ok, il a appelé un taxi et m’a laissé me « défouler » -pour peu qu’on puisse appeler ça ainsi, Malone ne serait sûrement pas d’accord, d’ailleurs- sur lui, mais de là à parler « d’aide » ? Je ne suis pas convaincue. Du moins, c’est le cas jusqu’à ce qu’il disparaisse le temps d’un instant pour mieux revenir avec une cannette dans la main. Qu’est-ce qu’il manigance ? Bien que toujours perplexe, ma curiosité prend le dessus, si bien que lorsqu’il me saisit le poignet, je le laisse faire. Son geste se veut délicat, ce qui achève de briser tous mes aprioris à son sujet. Il essaye vraiment d’être gentil avec moi. Pourquoi ? Jusque-là, je ne lui ai donné absolument aucune bonne raison d’être sympa. J’ai été têtue, j’ai refusé de l’écouter quand il m’a mise en garde, j’ai joué les fiers pour finir par agir comme une véritable diva. Bref. S’il m’abandonnait à mon triste sort, je ne lui en tiendrai pas rigueur. Pourtant, il reste. Pire encore, il essaye de trouver un moyen de me faire aller mieux. D’abord en me parlant, puis maintenant en posant ma main blessée sur une cannette glacée. Et si le contact, comme il m’a prévenu, n’est pas agréable sur le coup, je serre les dents et prends sur moi. Je suis persuadée qu’il sait ce qu’il fait. « Merci. » je finis par dire, ravalant ma fierté. Il était temps qu’un remerciement sincère sorte de ma bouche. « Mais tu sais, tu n’as pas à faire tout ça. Si c’est parce que tu te sens coupable… ne le sois pas. Je te l’ai dit, ce n’est pas de ta faute. Alors si tu veux partir, tu peux. Je pense que je tiendrais seule, jusqu’à l’arrivée du taxi. »

Je lui dis ça, mais je pense tout le contraire. Je n’ai pas envie qu’il parte. Mine de rien, notre conversation me fait du bien. D’ailleurs, alors que celle-ci se poursuit, je ne peux m’empêcher de noter qu’il a esquivé ma question sur son job. Décidément, il entretient le mystère. « Alors t’es vraiment un serial killer, hein ? » je remarque, en souriant. Je sais bien que ce n’est pas le cas, mais tout ce mystère autour de lui… avouez que c’est suspicieux. « Et non, je ne fais pas de piano. Juste de la batterie, du violoncelle et de la guitare. Enfin, en ce moment, je me focalise surtout sur la guitare. » je lui réponds finalement, fière de pouvoir étaler un peu de mon savoir-faire. Puis, j’hésite avant d’enchainer, ne voulant pas passer pour une de ces imbéciles un peu trop rêveuses, ce que je suis, que je veuille l’admettre ou non : « J’aimerais… enfin, j’aurais aimé en faire mon métier. » Parce qu’avec mon cuisant échec à Londres, ce n’est plus trop d’actualité, en fait. Disons que la désillusion a fait mal. « Mais malheureusement pour moi, je n’ai pas encore appris à en jouer avec les pieds. » j’ajoute sur le ton de la plaisanterie, ma blessure me servant alors d’excuse.

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love is a battlefield
We're losing control, will you turn me away or touch me deep inside? And before this gets old, will it still feel the same? There's no way this will die. But if we get much closer, I could lose control and if your heart surrenders, you'll need me to hold. We are young, heartache to heartache we stand. No promises, no demands. ~ Pat Benatar.

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2.Billie ☄ In the danger zone
3.Mona ☄ Prédiction du Dr.Marabouté
4.Thomas ☄ Every step you take I'll be watching you
5.Yevgeniya ☄ Another dollar is just another blow
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ARRIVÉE À TENBY : 04/05/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans. 04/03/1985
CÔTÉ COEUR : RAS
PROFESSION : SMF - Sans métier fixe.
REPUTATION : Roi des vilains.


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MessageSujet: Re: In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY Ven 16 Juin - 15:40

In the danger zone
Billie & Cody

Pour tenter de réconforter la petite brune, Cody décide de partager un peu de sa propre expérience de vie. Visiblement, ce doigt cassé à l'air d'être la blessure la plus importante qu'elle ait eu à subir jusqu'ici et c'est probablement pour ça qu'elle est à ce point chamboulée.
En lui montrant ses cicatrices, il espère lui faire comprendre qu'il est normal de se blesser dans la vie mais que tout guérit. Que, comme lui, elle finira par s'en remettre et ça ne restera rien de plus qu'une trace sur la peau. Et encore, étant donné que la fracture n'est pas ouverte, ça ne sera même pas son cas.
Pour faire comprendre son message il fait le choix un peu risqué de mettre en avant sa marque la plus impressionnante. Sur son bras droit, une déchirure circulaire et légèrement boursouflée dont il n'a pas tellement envie d'expliquer l'origine. Il choisit donc de la passer sous silence, préférant faire croire qu'elle n'en vaut pas la peine. Mais la gamine est bien sûr intriguée et cherche à en savoir plus. C'était le risque à prendre en choisissant de lui montrer. "C'est... une histoire compliquée et disons juste que j'ai eu de la chance." De la chance que le mec soit trop défoncé que pour parvenir à viser un peu plus à gauche... Lui avait bien visé par contre.  
Il n'en dira pas plus sur cette cicatrice car le mystère ici est primordial. Révéler à une inconnue qu'on s'est prit une balle c'est se coller l'étiquette de criminel en grosse lettres sur le front. Ce serait un peu dommage qu'elle le réduise à ça alors qu'elle ne connait même pas encore son prénom. D'ailleurs il décide de le lui donner, après avoir sourit à sa dernière tentative de se montrer récalcitrante au réconfort. Au moins, ils seront un peu moins des étrangers de cette façon.
Poussant le vice alors qu'il l'a comprise comme étant facile à énerver,  il s'amuse une fois de plus à employer ce surnom qui fait prendre une teinte noire à son regard.  Il n'est pas certain de pouvoir se lasser de la puissance de ce mot à vrai dire... "Qui a dit que c'était à toi de choisir ?" Il répond d'un air malicieux avant de prendre malgré tout deux secondes pour réfléchir. "Mais d'accord. Si tu ne veux pas de moucheron alors je t'appellerais Moustique... Et c'est sans appel cette fois." Moustique, il n'est pas certain que l’âge de la jeune fille lui permettra de comprendre la référence... Mais il compte bien sur le fait que les classiques de Disney sont indémodables et que les enfants de toutes générations, même de la sienne, y ont été exposés.
Lui la trouve assez drôle et au moins, il assume son rôle de vieux dans l'histoire. D'autant plus que ce surnom est loin d'être péjoratif pour Billie, car à la fin, c'est tout de même le dit moustique qui tire excalibur du rocher et devient roi, après avoir bien sûr suivit les bons conseils de son mentor... Ce que Cody pourrait devenir si elle acceptait de le laisser.

La conversation se poursuit et va même jusqu'à se détendre. A croire qu'ils sont en bonne voie pour devenir amis malgré leur départ hargneux. "Te prend pas trop la grosse tête non plus... moustique." Il réplique en riant alors qu'il se dirige vers le distributeur de boissons. Bien sûr qu'il la trouve jolie, mais il ne va pas lui dire ouvertement. Ce n'est qu'une gamine à côté de lui et il ne voudrait pas qu'elle se fasse des idées.
Une énorme canette de Monster en main, il revient vers elle pour soulager son doigt avec le froid. Un pack de glace aurait été plus efficace mais il a fait au mieux avec les possibilités fournies par la salle. "Je me sens pas coupable." Il rectifie. Même si c'est légèrement faux. Au fond de lui, il sait qu'il n'aurait pas du la laisser encaisser ses coups dans des pattes d'ours défectueuses. "Et ça me dérange pas de rester. Je me vois mal t'abandonner alors que c'est mon poing qui t'as pété le doigt. Je suis pas encore un si gros connard..." Il faudrait vraiment être un robot pour reprendre ses affaires et se barrer alors qu'une jolie jeune fille est en peine et bouleversée par ce qui lui arrive... Cody n'est pas un homme plein de compassion mais il n'en est pas dénué non plus.
D'autant plus que la conversation est enfin détendue, ce serait donc dommage de partir maintenant qu'ils apprennent à se connaître un peu. Car on ne peut pas dire que le barbu a des amis à revendre à Tenby... C'est assez rare d'avoir quelqu'un qui se montre amical envers lui ici et il aurait tort de cracher sur cette occasion.

Cependant, il ne s'était probablement pas attendu à la remarque qui finit par traverser les lèvres de la brune. "Quoi ?!" Ça sort tout seul sous la surprise tandis qu'il la regarde avec deux billes à la place de yeux. Avec quoi elle vient ? Il ne comprend pas trop mais finit par supposer qu'elle fait mention de rumeurs qu'elle a du entendre à son sujet. Alors c'est vraiment comme ça que les habitants de Tenby le perçoivent ? Pas étonnant qu'ils changent tous de trottoir... Il soupire. "Et moi qui pensais que mon secret ne me suivrait pas jusqu'ici..." Il répond alors sur le ton de la comédie plutôt que de simplement nier. "Mais c'est vrai qu'après tout, je peux difficilement le cacher." Il passe alors une main dans ses cheveux. "Quand on a pour habitude de tuer ses coiffeurs, ça finit par se voir..." Resté sérieux jusque là, il finit par éclater de rire en la gratifiant d'un clin d'oeil.
A son tour il l'interroge alors, cherchant à comprendre pourquoi elle est si sensible à l'idée d'avoir un doigt brisé. Certes il est logique de ne pas s'en réjouir, mais la jeune fille semble tout de même particulièrement atteinte par la chose. Et elle lui explique enfin pourquoi elle a tant sur-réagit plus tôt.
Cody sourit en comprenant le drame qui a du se jouer dans sa tête. "Parce que tu penses que ton doigt va jamais guérir ?" Il lui demande alors sur le ton de la plaisanterie, sans se montrer moqueur pour autant. "T'en fais pas, dans un mois, maximum deux, tu pourras rejouer de la guitare." Une fois de plus il montre la cicatrice de sa main. "Moi aussi j'en joue tu sais, et j'ai pas eu besoin d'apprendre à jouer avec les pieds, j'ai juste du être un peu patient."
Tournant le regard vers l'horloge de la salle il remarque que le taxi devrait bientôt arriver. Il se lève alors et pose une main chaleureuse sur l'épaule de la petite Billie. "Met pas ton rêve à la poubelle trop vite moustique, t'as justement la chance d'être jeune et si tu as l'impression qu'il est déjà trop tard pour accomplir de grandes choses tu te trompes." Il dit ça avec le souvenir de sa propre jeunesse. Il se rappelle très bien sa vingtaine, il était persuadé qu'il n'irait jamais plus loin dans la vie, qu'il avait raté ses opportunités, qu'il n'en aurait pas d'autres et que tout son avenir découlerait de la situation dans laquelle il était à ce moment là... Coincé dans son petit Dublin sans espoir. Jusqu'au jour où il a décidé de prendre un billet pour la Californie. C'est là qu'il s'est rendu compte qu'il n'était pas à la fin mais bien seulement au début de sa vie et qu'il avait encore le temps de tout accomplir.

Cette parole, emplie d'une sagesse qui ne lui ressemble pas trop, dite; il se dirige vers le ring pour récupérer leurs affaires laissés au sol. Son t-shirt, le haut de Billie et les deux paires de gants.  
Il rassemble tout puis reprend son sac d'où il tire le gilet qu'il portait pour arriver jusqu'à la salle.
Vu l'état du doigt de la jeune fille, hors de question d'essayer de lui faire enfiler son débardeur. Pour la couvrir, la tirette est presque obligatoire. Il revient donc vers elle avec son vêtement beaucoup trop grand et l'aide à enfiler une seule manche avant de tirer la fermeture éclair, en veillant à ne pas frôler trop sa poitrine malgré la proximité que ce geste implique. Étant donné qu'elle n'est qu'en simple soutien de sport, elle attraperait sûrement la mort en sortant sans être couverte. Et puis, il s'imagine qu'elle n'a peut-être pas envie de se promener si dénudée dans l'hôpital.
Il remet ensuite son propre t-shirt. "Je pense que le taxi devrait bientôt arriver." Il l'informe, un peu gêné parce qu'il sait que c'est là que leurs chemins vont devoir se séparer. En effet, il ne pourra pas l'accompagner à l'hôpital et ça le fait culpabiliser. Il a l'impression de devoir l'abandonner mais il n'a pas le choix, il doit retourner auprès de sa mère et ne peut pas se permettre d'être absent une heure de plus. Il regarde la jeune fille embarrassé. "Par contre, m'en veux pas mais je vais devoir te laisser aller seule à l'hôpital. Tu vois cette personne que je suis venu dépanner ? Et bien elle a besoin de moi et je peux pas la laisser seule trop longtemps... J'espère que tu comprend ?"
Sortant son portefeuille de son sac, il en tire un billet de 20£ qu'il fourre dans la poche de son gilet porté par Billie. "Je pense que ça devrait suffire. La moindre des choses que je peux faire c'est de te payer le taxi... "

Les deux se dirigent ensuite vers l'extérieur. Le taxi arrive peu après eux et c'est le moment des aurevoirs. "Ça m'a fait plaisir de te rencontrer Billie le moustique." Il lui dit presque tendrement, un peu déçu de devoir déjà la quitter alors qu'il aurait aimé la connaître mieux. Elle qui lui rappelle tellement une version plus jeune de lui même.
Il montre son gilet. "On s'arrangera plus tard pour que tu me le rende." Il dit en souriant avant de lui laisser son numéro pour qu'ils puissent se retrouver. "En attendant prend soin de toi." Il ajoute enfin, toujours peu fier de devoir la laisser partir seule.

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In the danger zone ⚡ BILLIE & CODY

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