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Dust it off - ANDREW & JEAN

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TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
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TES CRÉDITS : ava par tearsflight ; gif par Penny
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ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
CÔTÉ COEUR : célibataire
PROFESSION : fleuriste
REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !



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MessageSujet: Dust it off - ANDREW & JEAN Dim 14 Mai - 20:33

Jean a compté les heures qui la séparait du rendez-vous qu’ils s’étaient fixés avec Andrew. Mais, à présent que le moment fatidique approche, et qu’il faut qu’elle se rende jusqu’au garage, elle aimerait bien pouvoir retarder l’échéance. Est-elle vraiment prête à confronter le Londonien ? Sa gorge se serre à l’idée de le revoir, de devoir tenter de tout lui expliquer… Elle appréhende sa réaction, qu’elle sait d’avance mauvaise. Non, elle n’est pas prête à affronter tout cela. Sauf qu’elle ne peut plus se défiler – elle l’a fait pendant des mois. Elle s’estime déjà bien heureuse qu’Andrew ait accepté de la voir pour écouter ce qu’elle a à lui dire, alors elle ne compte pas se montrer lâche à nouveau. Déterminée, elle noue rapidement sa tignasse en un chignon lâche, pour dégager son visage comme elle espère pouvoir dégager son esprit. Elle aimerait y voir clair, parce qu’elle sait que face au brun, elle perdra le fil de sa pensée, qu’elle va être incapable de lui dire ce qu’elle a à lui dire. Dans sa tête, elle a déjà joué tout un tas de scénarios, avant même de revenir à Tenby, imaginant les possibilités par dizaines. Mais, même dans des circonstances aussi favorables, tout ne tournait pas forcément en sa faveur.

Enfin, elle compte bien au moins essayer. Elle sait qu’elle le regrettera, sinon. Jean vérifie donc une dernière fois qu’elle a l’air présentable, avant d’enfiler une veste et de récupérer ses clés de voiture dans l’entrée. Elle quitte la maison pour se stationner, quelques minutes plus tard, près du garage où travaille Andrew. Sans grande surprise, l’Ecossaise réalise qu’elle est en avance et décide de patienter dans la voiture. L’heure de la fermeture arrive rapidement, mais elle attend encore quelques minutes avant de marcher vers le bâtiment. Elle se doute que celui qu’elle doit voir à encore des choses à gérer après que le dernier client est parti. Et puis, il voudrait sans doute au moins se changer… Elle patiente donc dehors, à quelques mètres de la porte par laquelle entrent et sortent les employés. Et, effectivement, il finit par sortir, accompagné d’une grande rousse. Une nouvelle collègue, présume Jean. Elle se rappelle la précédente, une jolie brune avec de grands yeux bleus, puis se demande vaguement si employer de belles femmes est la marque de fabrique de ce garagiste. Peut-être que cela lui attire de la clientèle, qui sait ? Jean sent une pointe de jalousie la saisir, alors qu’elle se demande si Andrew trouve sa collègue attirante, et à quel point il peut apprécier sa compagnie. Elle se ressaisit rapidement. C’est stupide de penser à cela et, quand bien même, il est libre de faire ce qu’il veut, avec qui il veut. Elle s’abstient donc de toute remarque lorsqu’il la rejoint, préférant tenter de lui sourire. Mais elle a le ventre tellement noué que ses muscles faciaux ne semblent pas répondre comme il faut. Elle espère que ce rictus parviendra à convaincre le mécanicien qu’elle est contente de le voir. D’une voix faible, elle lui dit :

« Hey… Merci d’avoir accepté de me voir. »

Elle le regarde brièvement dans les yeux, cherchant à y lire ce qu’il ressent avant qu’il l’exprime avec des mots. Jean redoute sa réponse. Elle le sait en colère, tout comme elle sait que les ressentiments qu’il peut nourrir à son égard sont légitimes. Bon sang, en sont-ils au même point qu’il y a trois ans ? Quand il la haïssait de l’avoir dénoncé aux flics et lui promettait de faire de sa vie un enfer ? La brune ne le pense pas. Mais peut-être que c’est pire, peut-être qu’il envisage déjà de la sortir tout à fait de sa vie, même après l’avoir écoutée ? Avant de totalement perdre ses moyens, elle se jette à l’eau en demandant :

« Où est-ce que tu as envie qu’on aille, alors ? J’ai pris ma voiture, donc on peut aller n’importe où... » ajoute-t-elle rapidement, en désignant le véhicule stationné un peu plus loin du regard.

A nouveau, elle lui sourit, comme pour compenser le malaise qui l’habite. Et aussi dans l’espoir que tout se passe au mieux, ce soir...

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REPUTATION : on croirait bien qu'il possède le charme des bad boy... allez comprendre. a moins qu'il soit devenu gigolo ? cela dit, plus il est loin, mieux je me porte.



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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Mar 16 Mai - 16:10

Where have you been?
Cause I never see you out
Are you hiding from me, yeah
?

Ca se passe mieux avec Mily, elle fait du bon travail et je commence à me faire à l'idée qu'elle n'a pas pris la place d'Evie, que la brune est partie de son propre chef pour continuer sa vie ailleurs. Mily se fait à notre système, elle parvient même à prendre de l'avance et nos journées ne sont plus aussi difficiles qu'à son arrivée. Aujourd'hui, pourtant, le temps semble passer très lentement, comme si les aiguilles de la grande horloge de l'atelier se stoppaient quand on ne les regarde pas.
La cause de cette lenteur ? Ce qui doit arriver ce soir, à la fermeture.
J'ai été étonné de recevoir ce message de Jean, et si c'est la colère qui a rapidement pris les devants, j'ai ensuite réussi à la tempérer et à prendre sur moi. Aussi, il y a indéniablement une part de curiosité qui prédomine. Où était-elle ? Qu'a-t-elle fait pendant tout ce temps ? Et surtout, pourquoi est-elle partie de Tenby ? Les hypothèses se sont longuement bousculées dans ma tête, m'interrogeant sur ma possible responsabilité dans son départ inattendu. Je m'occupe d'une Chevrolet et j'essaye de ne pas trop penser à la McKinnon que je  vais retrouver d'ici peu. Son départ, je ne savais même pas s'il était définitif ou non, mais j'essayais de me convaincre que ça n'avait pas d'importance, que peut-être c'était finalement l'occasion d'aller de l'avant maintenant que nous avons mis à plat l'histoire du braquage et de la prison.
Mais est-ce que c'était possible ? Pas vraiment, ou alors je n'ai pas suffisamment essayé d'aller de l'avant.

L'heure de la fermeture est imminente, nous gérons les derniers papiers avec Mildred, nous éteignons l'ordinateur et nous mettons un peu d'ordre dans le garage jusqu'au moment où nous sommes enfin autorisés à nous en aller. Je pars me changer, nettoyer toute cette graisse de voiture que j'ai jusqu'aux avants-bras et enfin, je revois le jour en passant la porte de service flanqué de la rouquine. On se salue et nos chemins se séparent. J'aperçois la brune, pas très loin et je pars la rejoindre en m'allumant une cigarette. Six mois et pourtant, à me retrouver devant elle comme ça, j'ai l'impression que notre dernière rencontre date d'hier. Hélas, ma colère, elle, a eu le temps de mûrir pendant ces six mois.
« Salut. » J'arrive à son niveau, je prends soin de cracher ma fumée ailleurs qu'en direction de son visage. Comme si de rien n'était. Nous agissons comme si de rien n'était alors qu'en vérité, je suppose que la fleuriste elle aussi, sait qu'il va falloir déployer de nombreux efforts pour que je décide de rester pour écouter ses explications. « Il fait beau pour une fois, autant en profiter. Vers le port ? » Dis-je, laconique. Enfermez un homme pendant cinq longues années et vous remarquerez à quel point il finit par apprécier les extérieurs. Et puis, il y a quelques terrasses sympathiques au bord de l'eau, le tout est de savoir supporter le cri des mouettes. On s'avance doucement de la voiture et je cherche mes mots. Qu'est-ce qu'on dit dans ces moments là ? Qu'est-ce qui peut lui faire comprendre que je n'ai pas envie qu'elle se joue de moi une nouvelle fois ? A d'autres la courtoisie, elle sait bien que ce n'est pas mon style, alors je reprends par un simple avertissement. « Ca fait six mois que j'attends des explications, je peux encore attendre un peu, une heure ou deux, si tu préfères qu'on fasse comme si rien ne s'était passé, mais j'espère vraiment qu'elles valent le coup. »

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Dim 21 Mai - 0:24

Jean a beaucoup à dire à Andrew, elle le sait. Elle le lui doit bien, après avoir disparu de la sorte. Après l’avoir, en quelque sorte, abandonné. Mais elle ne veut pas discuter ici, sans doute parce qu’elle s’est faite à l’idée que la scène se déroulerait l’un en face de l’autre, attablés autour d’un verre. Ce qu’elle a oublié d’imaginer, c’est tout ce qui venait avant, entre le garage et ce fameux moment dans un pub quelconque. La brune n’a pas l’impression de fuir la conversation, disons plutôt qu’elle s’y prépare, même si se retrouver face à Andrew lui donne envie de tout lâcher d’un coup avant de risquer de se défiler. Mais comment lui dire tout cela, debout sur le parking de son boulot ? Elle ne s’en sent pas capable… Alors, elle l’embarque dans le plan initial, celui qu’elle a même suggéré par message, et qu’il a accepté. Comme il lui répond en suggérant de se rendre près du port, l’Ecossaise hoche la tête et un sourire furtif passe sur ses lèvres :

« D’accord, ça me va. »

Il n’y a rien d’autre à ajouter. A quoi bon faire la conversation ? Il est inutile de prétendre qu’ils se retrouvent simplement pour boire un verre et discuter de ses aventures des derniers mois. Jean ne s’attarde donc pas et l’entraîne jusqu’à la voiture, bien décidée à en venir le plus rapidement possible au fait, même si elle redoute le moment où elle tentera d’expliquer tout ce qu’elle a pu traverser à Andrew. Elle craint qu’il n’écoute pas vraiment, qu’il ne comprenne que partiellement et n’entende que des excuses inacceptables plutôt que des excuses. Au final, elle ne s’attend même pas à ce qu’il lui pardonne. Mais elle veut tout de même en avoir le cœur net. Et puis, ces explications, il les mérite, vu tout ce qu’ils ont traversé. Alors, quand il l’arrête, alors qu’ils arrivent à hauteur du véhicule, pour l’avertir, Jean hausse les épaules et fronce légèrement les sourcils :

« Je ne compte pas te faire attendre une heure ou deux. » Elle secoue la tête et lève les yeux au ciel avant de le regarder à nouveau : « Et pour ce que ça vaut, je ne suis même pas sure que mes explications vaillent le coup. La question, c’est : est-ce que tu veux les entendre là, tout de suite, ou est-ce que je peux au moins te payer un verre, histoire de ne pas tout à fait t’avoir fait perdre ton temps ? »

Comme si une pinte l’aiderait à se racheter auprès du mécanicien… Jean n’est pas naïve, juste un peu trop lâche pour ne pas vouloir profiter, effectivement, de quelques instants où elle pourrait prétendre que tout pourrait s’arranger avec un verre et quelques excuses. Mais Andrew lui rappelle douloureusement qu’elle s’est bercée d’illusions. Peut-être croit-il aussi, qu’elle n’est là que pour le mener en bateau. Est-ce qu’il imagine que revenir ici est simple, pour elle ? L’orpheline sent déjà le moment lui échapper, elle ne veut pourtant pas que ça dégénère, entre eux. Du moins, pas avant qu’il l’ait au moins écoutée jusqu’au bout. Elle soupire donc et se mord nerveusement la lèvre, avant de lui demander :

« Est-ce que tu peux au moins rentrer dans la voiture ? » Elle ne se voit pas avoir une conversation constructive au bord de la route, l’automobile leur servant de rempart. « Et, si ça peut te faire patienter jusqu'au port, en échange, je réponds à la question de ton choix... » qu’elle s’entend proposer.

Pour sûr, Andrew doit jubiler de la voir quémander de la sorte. Alors, comme pour compenser, elle prétend s’impatienter, plutôt que de lui montrer qu’elle souhaite vraiment le satisfaire, quitte à courber l’échine pour qu’il soit plus coopératif lui aussi.

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Lun 22 Mai - 16:54

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La colère, j'essaye de la mettre un peu de côté, mais l'orgueil en a pris un tel coup qu'elle n'est pas facile à faire taire. Son départ, je ne peux pas l'ignorer, j'ai essayé, c'est sûr, mais notre relation a été trop longuement instable pour que je la laisse de côté. Je regarde la jeune femme, toujours aussi belle, surtout avec son petit sourire contraint, mais je ne me laisse pas déstabiliser pour autant. Je m'approche d'elle, je propose même un endroit où nous pouvons nous arrêter pour discuter, mais bientôt, je la mets déjà en garde. La fleuriste est d'accord pour qu'on se rende au port, elle propose même sa voiture et on s'avance en direction du véhicule. C'est là que je l'arrête, que je lui explique ce qu'il en est. Je ne me lance pas dans une longue tirade sur ces sentiments compliqués qui m'ont envahi peu après son départ : la confusion, le ressentiment, l'animosité… Je lui explique simplement ce qu'il en est, que nous pouvons prétendre quelques instants, mais que le moment des révélations est inévitable. Sa réponse est immédiate, et elle me plait. Au moins, elle fait preuve de franchise et ce n'est ni plus ni moins ce que j'attendais de sa part. Les dés sont lancés ; Elle a fait le premier pas en demandant cette entrevue et elle sait à présent ce que j'attends d'elle.  

« Non c'est bon, y'a pas le feu au lac, et puis je meurs d'envie de me siffler une pinte. Je voulais juste te dire ce que j'attends. » Voilà qui est fait, alors je peux rester tranquille et j'obéis aux ordres de la McKinnon en montant dans sa voiture, non sans avoir au préalable jeté ma cigarette sur le bitume.  

Jean continue avec une proposition pour le moins intéressante que j'accepte évidemment d'un hochement de tête. Le trajet pour se rendre jusqu'au port ne sera pas long, mais assurément, la question que j'ai envie de lui poser saura meubler la conversation jusqu'à l'arrivée. Elle met le contact, démarre et j'attends quelques secondes avant de me lancer. J'ai tellement de questions en tête qu'il est difficile d'en choisir une seule. Et puis, quand je me dis que nous aurons tout le temps pour poser d'autres questions une fois à notre destination, je décide de commencer avec la plus évidente, la plus prévisible, sûrement.
« T'étais où pendant tout ce temps ? » Prévisible, en effet, même si j'ai hésité entre cette question et "pourquoi ?" Pourquoi est-ce que tu es partie ? Je ne sais pas si elle me doit quelque chose, j'aime à croire que oui et je suppose que si elle a arrangé cette rencontre, c'est parce qu'elle le pense elle aussi, alors autant profiter de cette situation pour mettre les choses au clair. Nous ne pourrons pas mettre au clair notre relation, je ne compte pas là dessus, en fait, mais j'espère tout de même pouvoir ressortir de cette rencontre avec l'esprit un peu plus léger, les épaules un peu moins lourdes. Hélas, il y a peu de chance pour qu'elle parvienne à me libérer de ce sentiment de défaite, celui qui me crie que je me suis fais prendre pour un con, encore une fois, mais pour ça, je suppose que je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.   

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Dim 4 Juin - 1:02

Jean ne s’attendait pas à de chaudes retrouvailles avec Andrew, vu la façon dont elle est partie. Elle regrette de s’être comportée ainsi, à présent qu’elle le voit. Il ne méritait pas qu’elle le traite ainsi, mais elle compte bien rattraper les choses. Cela dit, elle n’espère pas qu’il lui accorde son pardon, ni même qu’il réussisse à comprendre ce par quoi elle est passée ces derniers mois. Mais, malgré tout cela, la brune se surprend à être contente de le voir et à penser même, l’espace d’un instant, que tout pourrait rentrer dans l’ordre. Elle pourrait être égoïste et créer l’illusion que tout va bien entre eux le plus longtemps possible. Cela serait facile, de se défiler ainsi et, se connaissant, elle s’est promis de ne pas le faire. Pas besoin de la mise en garde d’Andrew pour tenir ses résolutions. Pour un peu, Jean se sent presque vexée de cette intervention de la part du Londonien, si bien qu’elle répond sans y mettre les formes. Puis le regrette rapidement : elle ne veut pas qu’il parte, et elle est prête à s’écraser pour qu’il reste et l’écoute, s’il le faut. Mais elle ne compte pas le lui faire savoir trop vite, tout comme elle n’arrive pas à s’excuser, quand bien même il le faudrait. Hors de question de lui laisser un tel avantage, pas tant qu’elle n’a pas réussi à mesurer l’étendue de sa colère à son encontre. Elle se contente donc de hocher la tête et réplique :

« Donc on est d’accord. » grommelle-t-elle, avant d’ouvrir la porte côté conducteur.

Une fois tous les deux à l’intérieur du véhicule, Jean met le contact. Si Andrew reste d’abord silencieux, l’Ecossaise n’est pas dupe : il ne perdra certainement pas l’occasion d’obtenir déjà la réponse à une de ces questions qui doivent le tourmenter. Cette question, elle arrive enfin. Et, même si elle ne surprend pas la brune, cette dernière n’est pas à l’aise. Son propre récit, elle l’aurait commencé d’une autre manière. Elle n’est pas sure que savoir où elle est allée éclaire le mécanicien. Pire encore, elle pense qu’une partie des destinations, dont elle revient tout juste, la desservirait plus qu’autre chose. Elle se mord l’intérieur de la joue, les yeux rivés sur la route, alors qu’elle réfléchit à la façon d’amener sa réponse. De lui expliquer du mieux qu’elle peut. De lui faire comprendre.

« Londres. » lâche-t-elle finalement, abandonnant l’idée de se perdre dans des détails.

Elle ne lui explique pas qu’elle n’y a pas remis les pieds depuis des années. Elle a quitté cette ville dès qu’elle l’a pu et y retourner n’a pas été facile. Mais elle avait des choses à y régler. Tout cela, Andrew pourrait certainement le comprendre et la conversation serait bien plus simple si le périple de Jean s’était arrêté là.

« J’avais besoin d’y retourner... » explique-t-elle succinctement, bien consciente qu’énumérer ses différentes destinations serait une réponse insuffisante. « Ensuite, revenir ici, ça me paraissait trop dur. Alors… J’ai pris l’avion le plus loin possible. » Elle hausse les épaules et détaille : « J’ai donc atterri à Bali, et, de là, j’ai passé de longs mois en Asie du Sud-Est. »

A faire du tourisme, prendre l’air, se ressourcer. Là-bas, tout était plus facile : on ne la connaissait pas et tout son passé lui semblait moins lourd à porter. Cela ne l’empêchait pas d’y penser, le soir, parfois, avant ou au lieu de dormir. Elle s’est posée un tas de questions sur son enfance, ses erreurs, son avenir, sa vie à Tenby. Elle s’est demandée ce qu’elle voulait, ce qu’elle était en droit d’espérer. Mais à nouveau, elle doute que Andrew puisse réellement comprendre : ils sont différents sur bien des points, et elle est persuadée qu’il se contente de sa situation plutôt que de chercher à l’analyser dans tous les sens. Pas sûr non plus qu’il se projette trop loin dans l’avenir. Et puis, ce serait faux, aussi, de dire qu’elle a passé tous ces mois à se torturer : elle y a aussi fait un peu trop la fête, prétendu être quelqu’un de différent. C’était facile, sans attache. Elle garde des souvenirs mémorables, de quoi lui avoir donné goût à autre chose, qu’elle ne pense pas pouvoir trouver à Tenby, alors qu’un rien la renvoie à toutes ces erreurs qu’elle a commises.

« Et puis, je suis revenue. Londres, puis Tenby. » achève-t-elle finalement, se contentant d’énumérer les destinations, puisque c’était la question d’Andrew. Mais elle hésite un instant, avant de se décider à lui avouer : « Je suis revenue pour deux raisons. Et l’une d’elle, c’est toi. » Pour la première fois, elle tourne rapidement la tête vers lui. Son coeur bat à tout rompre, et ses mains sont soudainement moites. Qu’est-ce qui lui a pris de dire cela ? Elle risque gros, tellement gros… Heureusement, ils arrivent déjà près du port et Jean ne tarde pas à trouver une place pour se stationner. Il ne lui en faut guère plus pour quitter l’atmosphère étouffante de l’habitacle, et elle accueille avec plaisir l’air marin qui lui frappe le visage. Elle a beau dire le contraire, ce genre de choses lui a manqué. Est-ce qu’elle s’est attachée à Tenby ? Sans doute… Parce que son futur, elle peine à l’imaginer ailleurs.

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Lun 5 Juin - 23:10

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« On est d'accord. » Répète-je en hochant la tête. Les choses sont claires comme de l'eau de roche et la jeune femme m'autorise à poser une question, le temps du trajet jusqu'au port. Je lui demande la destination de son voyage et sa réponse me fait l'effet d'une gifle. Londres. Une gifle qui s'accompagne de la douleur cuisante qui la caractérise tant. Mais… Pourquoi ? Je reste aphone un certain temps, j'accuse le choc. Cette ville est remplie de souvenirs, des souvenirs destructeurs principalement et des images me viennent en tête, inlassablement.
Le braquage. La mort. La fuite. La blessure. La douleur. Les hurlements. Le désespoir. La prison. L'anéantissement.

Elle affirme avoir eu besoin d'y retourner, mais moi, je garde la mâchoire serrée. Comment est-ce possible ? Retourner là où nos vies ont pris un tournant dramatique, là où sans le vouloir, sans mesurer les conséquences, nous nous sommes jetés dans la gueule du loup. Londres : un synonyme de chaos, de haine et de tragédie. Une erreur faite à un jeune âge, mais aux répercussions qui vont durer encore de longues années. Je souffle et je regarde la route. Est-ce qu'elle a trouvé ce dont elle avait besoin, là-bas, au moins ?
Et puis… Bali ?! Je n'ose pas demandé d'aide sur la localisation, ça ne serait pas approprié, mais j'en déduis avec ce qu'elle dit par la suite qu'elle se trouvait en Asie. Alors comme ça, elle a carrément eu besoin de changer de continent ? Elle a dû s'éloigner autant pour que son air soit à nouveau respirable ? Ca me laisse perplexe. « En Asie… Ok… » Dis-je, dubitatif. « Pis c'était bien ? » Demande-je à la légère, presque sur la défensive, même si dans le fond, sa réponse m'intéresse, car à part mon petit séjour en Croatie avec Penny, je ne suis jamais sorti en dehors du Royaume-Uni.

Je m'enfonce un peu plus dans le siège passager, continue de souffler en silence, jusqu'à ce que la fleuriste reprenne la parole en me laissant encore plus dans l'incompréhension. Elle est revenue pour moi ? Pour moi et pour autre chose, apparemment, mais quand même… Elle me mentionne comme raison principale de son retour. Mes yeux écarquillés viennent à la rencontre des siens. Je l'interroge du regard. « Quoi ? » Je hausse les épaules, j'ai l'impression d'avoir été propulsé dans une autre dimension, un endroit où je ne suis plus capable de comprendre quoi que ce soit.
Trop tard. Elle se gare et s'extirpe du véhicule alors que je reste dans le flou. Je la suis de près, même si j'ai encore du mal à comprendre le sens de ses paroles. Moi qui avais l'impression de m'être fait prendre pour son jouet tout du long, est-ce que je me serais trompé ?
Je sors, fais le tour de la voiture pour me placer face à Jean. « Il va falloir que tu m'aides là. Je ne comprends plus rien. Je suis une des raisons pour lesquelles tu es revenue ? Et c'est quoi la seconde ? » Je n'ai pas peur d'exprimer ma confusion, car pour sûr, je ne peux plus rester dans cette position. J'ai besoin qu'elle m'explique, j'ai besoin qu'elle me dise vraiment les motivations de son départ, de son retour, cette seconde raison qui l'a poussé à revenir à Tenby alors qu'elle passait son temps je ne sais où en Asie à faire je ne sais quoi. Qu'est-ce qu'on fait déjà, à Bali ? « Est-ce que... Est-ce que, ça t'a aidé au moins, de retourner à Londres ? » Que je ne peux pas m'empêcher de demander sans savoir si je suis autorisé à poser de nouvelles questions. « Ca t'a apporté ce dont tu avais besoin ? » Je ne peux pas comprendre ce que cette ville peut lui apporter.

  

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Mer 7 Juin - 23:20

Jean n’aurait pas commencé par là. Mais elle ne savait pas non plus par où commencer à tout lui expliquer. Alors, il y a du bon à répondre à la question d’Andrew, même si elle préfère ne pas se perdre en détails. Pour qu’il comprenne, il faudrait revenir à ce qui l’a poussée à partir de Tenby, une bombe qu’elle se voit mal lâcher alors qu’elle conduit. Elle n’est pas sure qu’une pinte de bière puisse aider le mécanicien à avaler la pilule, cela dit. Toutefois, une fois qu’elle a commencé à énumérer ses destinations, il est trop tard pour aborder le sujet. Tant mieux. Ce serait presque tentant, en fait, de garder ce détail pour elle, surtout qu’à présent, ce n’est plus aussi important qu’à l’époque. Ce serait facile d’en faire un nouveau secret, maintenant que la conversation les oriente ailleurs, puisque, comme le veut la logique, ses réponses amènent de nouvelles questions de la part du brun. Comme elle s’y attendait, Andrew semble désarçonné par ce qu’elle lui explique. Il faut dire qu’apprendre qu’elle est allée jusqu’en Asie a de quoi surprendre. Elle-même n’y aurait pas cru, un an auparavant. Mais c’est fait et, puisqu’elle est revenue, l’heure est donc aux explications. Elle sourit à sa question, qui réveille quelques souvenirs de son séjours et lui répond :

« Oui, c’était bien. »

Elle l’a bien senti à la manière dont il a parlé, cette question n’appelle pas à plus d’explications. Et puis, Jean se voit mal comment partager ça : lui parler des paysages, de ces endroits magnifiques, des personnes rencontrées, des cultures découvertes… Cela lui paraît bien vain, à côté de tout ce qu’elle a à lui dire. Elle n’est pas là pour lui montrer des photos souvenirs, mais bien pour lui parler de choses plus sérieuses. Et il faut dire qu’elle commence fort, en lui avouant de but en blanc qu’elle est revenue en partie pour lui. Elle réalise immédiatement qu’elle a menti : si elle est revenue au Royaume-Uni pour enfin obtenir des informations sur ses géniteurs, Andrew est la seule raison qui l’a poussée à retourner à Tenby, et qui la fait encore envisager d’y rester. Qu’est-ce qui la retient ici, sinon lui ? Elle n’a plus sa boutique, pas d’amitiés qu’elle ne pourrait retrouver ailleurs, à part lui. Reste que, une fois ce premier aveu fait, la brune a bien du mal à imaginer la suite de la conversation. Alors, elle fait ce qu’elle sait faire de mieux et quitte la voiture à la première occasion. Elle sait bien qu’elle n’échappera pas à la suite. Andrew ne lâchera pas l’affaire. Sans tarder, il l’arrête sur le trottoir et la bombarde de questions. Jean baisse les yeux, se mord la lèvre, incertaine. Avec un sourire d’excuses, elle lève les yeux vers lui et glisse, presque timidement :

« Je t’avais promis les réponses à une question. » En attendant d’arriver au port. Et, techniquement, ils y sont à présent. Mais elle ne compte pas soulever une contradiction qui la desservirait. A la place, elle lui propose doucement : « Viens. Je préfère qu’on en parle autour d’un verre... »

Son regard se perd un instant vers une des mains d’Andrew, qu’elle aimerait saisir pour l’emmener avec elle. Mais elle se raisonne et, d’un geste de la tête, l’invite plutôt à poursuivre leur chemin vers un pub non loin de là. Quelques tables ont été mises dehors pour permettre aux clients de profiter du temps qui s’est radouci et du soleil qui semble honorer Tenby d’une de ses rares apparitions. Pour le satisfaire jusque-là, elle lui explique :

« J’ai beaucoup de choses à te dire. Et tu auras la réponse à toutes les questions que tu veux. »

Espérant que cela lui suffise, elle s’avance vers le pub. Là, elle le laisse choisir la table qui lui convient. Une fois assise face à lui, Jean sait qu’elle ne peut plus reculer. Elle regroupe tout son courage mais se trouver interrompue par la serveuse qui passe prendre leur commande. Elle peste intérieurement mais demande tout de même une pinte de blonde, avant de se retrouver à nouveau seule avec Andrew.

« J’aurais dû te contacter plus tôt. Mais… J’avais peur, et honte, d’être partie comme ça. Tout s’est passé très vite, j’ai vendu la boutique et... » Elle hésite mais souffle un gros coup et lâche : « J’ai cru que j’étais enceinte. Et ça a remué trop de choses en moi. J’avais besoin d’affronter tout ça, une bonne fois pour toute. C’est comme ça que je me suis retrouvée à Londres... » achève-t-elle avec un rire ironique. Elle a du mal à regarder Andrew et serait bien heureuse d’avoir son verre pour occuper ses mains, qu’elle occupe pour l’instant en triturant ses doigts nerveusement.

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Ven 9 Juin - 14:49

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?

Je suis impatient. Je l'ai toujours été, mais à présent, ma curiosité s'est amplifiée et j'ai envie d'en savoir davantage sur les motivations de la McKinnon. Alors mes questions, je les lui pose, mais elle préfère attendre que nous nous installions pour y répondre. Je la suis, agacé de devoir attendre alors qu'elle me lance des bombes au compte-goûte, mais je ne dis rien. Je la toise quand nous sommes en terrasse, comme si mon impatience avait pris les devants. Je commande une pinte, moi aussi, et j'attends qu'elle brise la glace.
Et elle la brise. Qu'est-ce qu'elle la brise !
Je me laisse tomber contre le dossier de ma chaise et je la dévisage, choqué par l'annonce qu'elle vient de me faire. Profondément choqué. Pendant un moment, il n'y a plus rien autour de nous. Les cris des mouettes n'atteignent plus mes oreilles, la serveuse qui nous apporte nos verres et qui nous dis quelques mots non plus. Je n'ai même pas un regard pour elle. Ma confusion n'était que minime quand nous étions dans la voiture par rapport à ce que je ressens maintenant. Mon coeur a dû louper quelques battements et j'ai besoin de quelques secondes supplémentaires pour me remettre du choc et parvenir à réguler tout ça. Je soupire longuement, abattu, les lèvres pincées. Je fixe mon verre de bière pendant un temps, puis je relève les yeux vers Jean qui doit certainement prier pour que je dise enfin quelque chose.
« Tu as cru que tu étais enceinte... Et tu ne m'en a même pas parlé ? » Oui, c'est le détail principal que je retiens de sa confidence. Je ne sais pas si la colère et l'indignation prennent le dessus sur le choc et la surprise, mais je serre la mâchoire. Je me suis fais avoir, en fait. Encore une fois. « En effet, t'aurais dû me contacter plus tôt. » Ce que je retiens aussi, c'est qu'elle a cru être enceinte et je comprends par conséquent que ce n'était qu'un soupçon qui ne s'est pas avéré vérifié. Bien. Je n'ai donc pas à m'inquiéter de ça et je suppose que c'est une bonne chose. Ce n'est pas comme si, de toute façon, j'aurais voulu assumer... Ou bien ? Est-ce que le devoir moral inné aurait refait surface ? Je ne veux pas savoir et avec un peu de chance, je n'aurais jamais à le savoir.

Nouveau soupire. Je passe une main dans mes cheveux qui vient ébouriffer le tout et me remettre les idées en place. « Putain, j'en reviens pas... » Je secoue la tête. C'est bien le comportement des femmes ça... Lâcher des bombes grosses comme des maisons. Je prends sur moi et je bois une gorgée de ma pinte. Je ne trinque même pas, en fait, je n'y pense pas et puis, ce n'est pas comme si nous étions en train de fêter quoi que ce soit. Je me ressaisis, ou du moins, j'essaye, mais le retour de Jean et ses révélations me restent sur l'estomac. « Tu te rends compte, quand même, de ce que tu es en train de me dire là ? Tu as cru que tu étais enceinte alors tu t'es barrée pendant six mois ?! » Nouvelle gorgée de bière. Je me mords l'intérieur de la joue pour ne pas dire des mots qui risquent de dépasser ma pensée. Je me radoucis... Dans le fond, je n'ai pas envie de m'énerver.
« Qu'est-ce que ça t'a fait... De croire que tu étais enceinte ? D'ailleurs... Pourquoi est-ce que tu as cru ça ? » Pourquoi est-ce que t'as voulu faire face à tes doutes toute seule ? Tu t'es assurée que ce n'était pas le cas, au moins ? Des questions, j'en avais déjà à la base, mais alors après ce qu'elle vient de m'annoncer, elles se sont multipliées de façon exponentielle. Un rire nerveux s'échappe de mes lèvres.  « Et alors... Qu'est-ce qui t'a décidé à rentrer, vraiment ? » Car il reste une raison qu'elle n'a pas encore énoncé et même si elle m'a mentionné, j'ai toujours du mal à saisir mon rôle dans cette histoire.
  

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Sam 10 Juin - 2:03

Andrew ne dit rien. Pendant un long moment, il reste silencieux. La serveuse a le temps de venir, de leur apporter leurs verres, Jean peut même la remercier distraitement, qu’il n’a pas ouvert la bouche. En fait, il semble à des kilomètres de là. Sous le choc. Il est sous le choc et se contente de la dévisager. Jean s’en trouve déstabilisée et elle réfléchit à toute allure à ce qu’elle devrait dire ou faire. Le moment semble s’étendre tellement longtemps qu’elle se voit lui ordonner de dire quelque chose, de réagir, d’une manière ou d’une autre. Fort heureusement, il ouvre enfin la bouche et sa réponse suscite une grimace chez l’Ecossaise. Difficilement, elle tait sa réplique initiale. Parce que ça n’est pas ton corps, ni ta décision à prendre. Parce que ça n’aurait fait que compliquer les choses entre nous. Mais à quoi bon se battre ? Ils ont bien plus important à se dire, et le moment est passé. C’était il y a six mois qu’elle s’est crue, pendant quelques jours, enceinte, et qu’elle a paniqué face aux conséquences potentielles. Il n’y a rien de logique là-dedans, c’est bien pour cela qu’elle a eu tant de mal à revenir : elle-même ne comprend pas pourquoi elle a réagi ainsi. Aussi impulsivement, et de manière aussi extrême. Pourquoi doit-elle se montrer aussi lâche en permanence ? Encore plus lorsqu’il est question d’Andrew ? Jean aimerait bien avoir la réponse à cette question. Elle voudrait que les choses puissent être simples, ou plutôt, qu’elle s’autorise à en profiter lorsqu’elles le sont au lieu de tout compliquer inutilement. Parce que c’était ce vers quoi ils auraient pu se diriger, non ? Il y a six mois, avant qu’elle ne parte précipitamment. Tout commençait à devenir simple entre eux… Et elle a certainement tout fiché en l’air. Alors, même si c’est difficile de ne pas répliquer de façon virulente, la brune garde le silence. Elle laisse Andrew vider son sac, parce qu’elle sait qu’il en a bien besoin et s’efforce d’attendre qu’il soit prêt à l’écouter à nouveau. Elle finit tout de même par perdre patience et lâche avec virulence :

« Je sais ! Putain. Je sais, Andrew. »

Elle le sait qu’elle a agi de la pire des façons. Elle se l’est rabâché des heures, des jours durant. C’est aussi parce qu’elle est partie sans explication qu’elle a eu autant de mal à revenir, et qu’elle a cru, pendant un temps, qu’elle pourrait disparaître définitivement, qu’elle n’avait pas besoin de revenir par ici. Les mains tremblantes, elle attrape sa bière et en boit une longue gorgée. La conversation ne prend pas la tournure qu’elle souhaite. C’est même tout le contraire, en fait. Elle les sent capables de s’engueuler sur cette terrasse, ce qu’elle veut éviter à tout prix. Jean repose donc son verre et tourne légèrement la tête, pour s’attarder sur quelques personnes attablées un peu plus loin, qui discutent et rient bruyamment. Elle mord sa lèvre inférieure, songeuse, et laisse à nouveau Andrew mener la discussion en la questionnant. Elle a un sourire nerveux quand elle entend ses questions et secoue brièvement la tête avant de le regarder à nouveau. Est-ce qu’il fait exprès de ne pas comprendre juste pour avoir le plaisir de l’entendre énoncer des évidences ? Et pourquoi lui offrir enfin la vérité qu’il mérite est si douloureux ? La gorge serrée, elle décide de prendre les choses par le début :

« Pourquoi j’ai cru que j’étais enceinte ? C’est assez évident, pourtant. On ne s’était pas protégés, j’avais du retard, d’autres symptômes, ça collait. » Pour le reste, elle a plus de mal à lui expliquer. « Mais c’est pas pour ça que je suis partie. J’ai réfléchi, à ce qu’on s’était dit. Je sais pas comment tu fais, pour réussir à te contenter de ce que t’as. Moi, j’y arrive pas et, quand j’ai pensé être enceinte, je me suis demandée ce que je ferais, si je l’étais. » Ce qu’elle aurait fait cette fois-ci, avait-elle failli préciser avant de se reprendre de justesse. Inutile d’enfoncer le couteau dans la plaie avec des histoires vieilles et enterrées depuis longtemps. « Et donc, ce qu’il se passerait, si j’avais un gosse. Et même si c’était pas là, si ça arrive un jour, j’ai envie de pouvoir lui parler sans honte d’où je viens. D’avoir plus à lui offrir que ce que j’ai là. Donc je suis retournée à Londres. » Elle a un sourire pâle aux souvenirs que cela évoque en elle. « Je savais pas trop où commencer alors j’ai retrouvé le foyer duquel j’avais fugué. Tu savais que les services sociaux avaient un dossier sur nous ? » demande-t-elle avant de réaliser qu’elle s’égare. Elle secoue alors la tête et lui révèle une autre de ces étapes par laquelle elle est passée au cours de ces derniers mois. « J’ai décidé de retrouver mes parents. J’ai payé un mec pour enquêter là-dessus, je lui ai filé tous mes papiers. Et… Attendre est devenu très vite insupportable. Mais revenir ici, c’était aussi trop difficile. Donc j’ai pris l’avion. » Elle lève les yeux vers Andrew et lui adresse un sourire désolé pour s’excuser du mieux qu’elle peut : « Je savais que c’était une connerie, de faire ça. » Et elle a pourtant cru pouvoir s’en sortir. Elle a vraiment essayé de se ficher de ce qu’elle avait laissé derrière elle. Le coeur battant à tout rompre, Jean se décide enfin à lui dire : « Y’a pas un jour où je n’ai pas pensé à toi. Et y’a tellement de fois où je regrettais que tu ne sois pas là-bas, avec moi, pour partager ce que je vivais. » Elle a le souffle court, attentive au moindre geste que pourrait faire le brun. Un peu comme si elle venait de se jeter dans le vide, elle anticipe la réception comme pour pouvoir prévoir et se prémunir de la douleur qu’elle lui causera. « C'est pour ça que je suis revenue ici. Et c'est pour ça que je voulais te voir aujourd'hui. »

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Sam 10 Juin - 23:34

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Le choc, il ne passe pas. Je dois répéter encore et encore les choses, que ce soit dans ma tête ou à voix haute. J'énonce les faits et Jean me fait comprendre que ça suffit. Pourtant, je voudrais répéter à nouveau ce qu'il en est, cette situation pourrie à laquelle je ne m'habitue toujours pas. Alors comme je ne peux pas redire la même chose à l'infini, je la questionne. Ca aussi, ça risque de ne pas lui plaire, mais elle n'a pas vraiment le choix. Après tout, elle m'a promis de répondre à mes questions et si elle ne coopère pas, je n'aurais aucun mal à tirer ma révérence sans me retourner, sans lui accorder le moindre regard. J'espère toutefois ne pas devoir arriver à de tels extrêmes.
Je pose mes questions et même si c'est difficile, Jean y répond avec sincérité. Je la scrute, comme pour être certain qu'elle ne me ment pas, mais chacun des sons qui franchissent ses lèvres ressemble à des coups de poing dans le ventre. Chaque prise de parole est synonyme d'effarement, de stupeur. Je la laisse finir sans l'interrompre, car j'ai besoin de tout ce temps pour digérer ses paroles.
Son récit pourrait s'apparenter à un chemin miné... Et autant dire qu'elle passe sur toutes les mines sournoisement cachées. Après ce soupçon de grossesse, j'apprends qu'elle a recherché ses parents ? Pourquoi diable faire une chose pareil ? Je ne peux pas me mettre à la place de le brune, certainement pas.
Je déglutis, puis je pousse un soupire qui s'éternise quand elle termine.
Il n'y a qu'elle pour me faire ressentir ces choses là que je n'explique pas. Il n'y a qu'elle pour me faire passer d'une émotion à l'autre en moins de quelques secondes et aujourd'hui, c'est un passage de la colère, à l'incompréhension puis de la tendresse pour repasser à l'amertume.
Je prends sur moi, vraiment.

« Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. » Lâche-je d'un ton plus acide que je ne l'aurais voulu. « Qui sait... Je t'aurais peut-être rejoins si tu me l'avais demandé. » Bien sûr que je l'aurais rejoins, où qu'elle ai pu aller. Je hausse les épaules avec désinvolture alors que je ressens tout sauf de la nonchalance.
Si je suis aussi amer, c'est parce que cette disparition de Jean ne me rappelle que trop bien la séparation que j'ai été forcé de vivre dix ans plus tôt. Du jour au lendemain, elle disparaît de ma vie, elle fait des choix que je comprends pas et je me retrouve seul, abandonné ou presque, à une vie qui n'a pas de réel sens. Et ça aussi c'est un reproche qu'elle me fait, il semblerait, puisque je me satisfais de cette vie qui ne m'offre rien.

Pour avaler la pilule, j'avale ma bière à coups de longues gorgées. Ce n'est pas correct ce que je fais endurer à la McKinnon, mais il faut croire que c'est mon esprit revanchard qui s'en donne à coeur joie. Je soupire une nouvelle fois et je me promets que c'est la dernière. Elle ne mérite pas ça. « J'ai pensé à toi, moi aussi...Trop souvent, même. Mais je croyais que tu t'étais encore bien foutue de ma gueule. Comme la dernière fois, en fait. » J'aimerais qu'elle me confirme une nouvelle fois que ce n'est pas le cas, mais hors de question que je le lui demande à voix haute. La colère et l'amertume se font la malle, petit à petit et je profite de ce radoucissement pour prendre la parole, cette fois, sans donner l'impression à la jeune femme qu'elle est en train de subir un interrogatoire. « Désolé… » Pause. « C'est juste que cette situation, c'est inattendu. » C'est le moins qu'on puisse dire. Les lèvres pincées un temps, je me reprends rapidement, sachant que nous ne pouvons pas en rester là éternellement. « Je ne sais pas ce que tu as pu ressentir pendant tout ça, mais même si je sais que c'est compliqué, toi et moi, j'aurais pensé que tu m'en parlerais... » Ou plutôt, j'aurais aimé que tu m'en parles... Que tu ne fasses pas comme si nous n'étions que des étrangers l'un pour l'autre. « Je veux dire... Que ce soit pour la grossesse ou pour tes parents, ce n'est pas rien. » Connaître ses parents, voilà bien une chose qui me donne la chair de poule rien que d'y penser. Faut croire que pour la fleuriste, c'était une nécessité, alors un peu curieux, je me sens obligé de poursuivre. « Et... Tu as eu des nouvelles de ce mec que t'as payé ? Pour savoir ce qu'il en est ? »
  

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Dim 11 Juin - 22:01

Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Les mots d’Andrew la frappent en plein cœur et elle serre les lèvres pour mieux encaisser le coup. Elle rit nerveusement lorsqu’il lui explique qu’il aurait pu la rejoindre, si elle lui avait demandé. Pourquoi a-t-elle du mal à croire à un tel scénario ? Aurait-il vraiment accouru à l’autre bout du monde sur un seul mot de la part de Jean ? Il semble à mille lieux de ce genre de gestes. En fait, si elle y réfléchit une seconde, la brune n’imagine ces choses-là se produire seulement dans les films romantiques remplis de clichés. Et Andrew n’a jamais eu de goût prononcé pour le romantisme – c’est même tout l’inverse. Alors, oui, elle est convaincue qu’il lui aurait plutôt ri au nez, ce qu’elle n’était pas prête à encaisser à ce moment-là. Cela dit, elle n’a aucune envie de perdre du temps à discuter à propos de ce qu’il aurait pu se passer. Ces « et si... » ne les mèneront à rien. De toute manière, elle doute que le brun ait dit cela sérieusement ; on dirait plutôt qu’il veut juste avoir le dernier mot. Et Jean a tant à se faire pardonner qu’elle lui laisse le plaisir de marquer un point sur ce sujet.

Cela dit, il en faut plus que le silence docile de l’Ecossaise pour calmer Andrew. Il peste encore un peu plus et ce qu’il lui avoue rend Jean confuse. Il a cru qu’elle s’était foutue de lui ? Si, d’un côté, elle comprend aisément comment il en est arrivé à penser cela, elle a bien du mal à voir un rapport avec une éventuelle « dernière fois ». Parce qu’elle ne s’est jamais jouée de lui – elle a fait de mauvais choix, certes, mais jamais pour lui faire volontairement du mal. Et, si elle a laissé la situation s’éterniser de la sorte, c’est surtout parce qu’elle craignait qu’il la rejette tout à fait. Mais, à présent qu’elle est face à lui, Jean réalise à quel point elle s’est trompée. Il n’en a pas rien à faire. Il n’en a probablement jamais eu rien à faire, même quand elle était encore adolescente, totalement sous le charme de son côté bad boy détaché de tout. Simplement, à quel point aurait-il accepté ses secrets, ses doutes, ses failles ? A quel point les accepte-t-il, encore aujourd’hui ? Alors, la gorge nouée, elle se retrouve à lui avouer faiblement :

« J’pensais pas que t’en avais quelque chose à faire... »

Bien malgré elle, ses mots prennent un goût amer quand ils lui échappent. Un peu comme un dernier mécanisme de défense vain, plus encore à présent qu’elle sent des larmes lui monter aux yeux. Elle se mord la lèvre en secouant vivement la tête et, c’est à son tour de s’excuser :

« J’aurais dû t’en parler… » concède-t-elle avant de hausser les épaules. « Faut croire que j’ai pris l’habitude d’être seule face à ce genre de choses. »

Mais il n’y a pas que ça. Qu’aurait-elle pu lui dire exactement ? Est-ce qu’il n’aurait pas essayé de la dissuader d’entreprendre des démarches pour retrouver ses origines ? Jean avait besoin de faire cela par elle-même – tout comme elle avait besoin de ces longs mois loin de Tenby pour réaliser ce qu’elle voulait vraiment. Et peut-être aussi qu’elle a eu besoin de mettre autant de distance entre Andrew et elle pour réaliser à quel point il était important pour elle. Est-ce qu’il ne faut pas parfois faire quelques pas en arrière pour pouvoir sauter plus facilement ? Si seulement c’était aussi facile que ça, pense-t-elle amèrement. Si seulement il lui suffisait de revenir, lui dire qu’elle tenait à lui pour que le mécanicien lui pardonne tout et partage ses sentiments. La brune aurait aimé que tout s’arrange aussi facilement. Mais elle pressent plutôt qu’il faudra un long moment à Andrew avant qu’il baisse la garde à nouveau. Elle oublie donc ses aveux dégoulinants de bons sentiments et répond plutôt à la question qu’il lui pose :

« Oui. Je suis retournée à Londres pour le voir. » explique-t-elle simplement. C’est bien plus facile de parler à présent qu’il n’est plus question de parler de ce qui lui est passé par la tête ou de ce qu’elle ressent. Peu importe si cela les éloigne du plus important, Jean est bien contente de sentir ce poids en moins sur sa poitrine. « Eileen… Ma mère est morte il y a quelques années. » lâche-t-elle sans cacher sa déception. Elle ne regrette pas de ne pas l’avoir connue, simplement de ne pas avoir eu l’occasion de régler ses comptes avec elle. Elle aurait pu le faire, si elle s’était bougée plus tôt. « Il a aussi retrouvé celui qui pourrait être mon géniteur. Je lui ai écrit et je pensais que ça en resterait là mais… Il s’est pointé. Ici. Chez moi… Le jour où je suis revenue. » Jean fronce les sourcils, elle a encore du mal à croire que cette rencontre a réellement eu lieu. Elle se racle la gorge pour conclure : « Bref, on a décidé de faire un test ADN, pour être sûrs... » Elle lève les yeux vers Andrew et accroche brièvement son regard avant de tourner la tête pour glisser : « Il était même pas au courant que sa copine de l’époque s’était retrouvée enceinte. » Saisissant toute l’ironie de la situation, elle lâche un rire nerveux : « C’est peut-être de là que ça me vient… Cette tendance à garder des choses pour moi. »

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Mar 13 Juin - 19:15

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?

Elle ne pensait pas que j'en avais quelque chose à faire... En fait, moi non plus, je ne pensais pas que j'en avais quelque chose à faire jusqu'à ce qu'elle commence à se confier. Pourtant, si, ça m'importe. Je hausse les épaules, comprenant son désarroi finalement, et j'ajoute, un peu perdu.
« Et si, pourtant. On n'a plus 17 piges, Jean. Maintenant il y a... La responsabilité. » L'insouciance qu'il y avait à cet âge là a disparu. Elle a disparu le jour où nous avons franchi les portes de cette bijouterie et que nos vies ont déparé. Comme tout le reste, en fait. Tout a disparu ce jour là. Sauf nous deux, et nous nous retrouvons face à face, à se confier l'un à l'autre dans cette ambiance pesante. Jean m'accorde qu'elle aurait dû me prévenir et je hoche la tête pour confirmer la chose. Et puis... Ce qu'elle ajoute à le mérite de me faire réfléchir. Nous sommes des solitaires, nous l'avons toujours été. « Ouais... Je comprends, je crois. » Toute notre vie, nous avons dû faire face à nos problèmes seuls ; C'est ça, la vie en foyer et en familles d'accueil. C'est ça, de grandir auprès de personnes qui ne s'intéressent pas à nous, qui s'assurent seulement d'encaisser les chèques ; Mais si je n'ai pas les problèmes de la jeune femme, c'est simplement parce que je ne m'en préoccupe pas. Jamais, je ne me suis intéressé à mes géniteurs comme jamais je ne me suis intéressé à des potentiels petites graines que j'aurais pu semer ça et là. Et jusque là, je croyais que nous étions sur la même longueur d'onde, elle et moi, mais il faut croire que je me suis trompé, ou alors que c'est l'horloge biologique qui lui a fait changer d'avis. L'un ou l'autre, qu'est-ce que ça change en fait ? Rien. Nous sommes toujours là, face à face, a digérer les informations transmises.
Nous ne sommes plus seuls, du moins, nous ne sommes plus obligés de tout supporter seuls, alors je lui pose quelques questions sur la recherche de ses parents.

Elle parle de sa mère, morte, puis de son père potentiel et je me dis que ça doit être étrange d'apprendre ce genre de nouvelles, de payer un homme et d'avoir des renseignements sur ces géniteurs. En fait, je réalise que cette conversation me met mal à l'aise. Est-ce que je devrais faire comme elle ? Savoir d'où je viens ? Est-ce que je devrais avoir envie de faire comme elle ? Non. C'est impossible. Comment pourrais-je vouloir connaître ces gens qui n'ont jamais voulu de moi ? Je ne leur en veux pas, je m'en moque. L'indifférence, c'est le meilleur des boucliers, pas vrai ? Et c'est justement l'indifférence que je n'ai jamais réussi à ressentir en compagnie de la McKinnon. Il y a eu de l'amour, de la rage, de la confusion, mais jamais l’indifférence.
Quand elle achève son récit, c'est du point de vue de son père que je me place. Il n'était même pas au courant... Je secoue la tête. Ca semble si facile de faire un enfant dans le dos d'un homme. « Oh ouah. Sacrée histoire. » C'est plus facile, de ne pas parler de nous directement, mais cette conversation reste une étape corsée. « Ca a dû te faire un choc de le voir comme ça. Il est comment...? Enfin, je veux dire, ça s'est bien passé votre rencontre ? » Elle découvre une nouvelle part d'elle et je me demande si ça va la changer, de connaître ses racines, d'avoir un père. Prévoit-il seulement d'être un père pour elle, en fait ? Car tout le monde ne décide pas subitement d'avoir une fille qui arrive à l'aube de ces trente ans. « Tu sais si tu as des frères et soeurs ? » Se découvrir une famille, donner de l'importance à des gens qui jusque là, on ne connaissait pas... Est-ce une bonne idée ? La mâchoire serrée, je commence à m'inquiéter pour elle. Et si elle était déçue de ce qu'elle trouve ? Et si ces gens qui prétendent être sa famille se retrouvent à lui faire du mal ? Parce que c'est ça que j'apprécie le plus dans le fait de ne pas avoir de famille, c'est que je ne permets à personne de me blesser. Sauf elle, justement. « Et puis, concrètement, t'es contente d'avoir fait ces recherches ? »
  

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Dim 18 Juin - 20:05

La responsabilité : en voilà un drôle de mot, venant de la bouche d’Andrew. Jean a un sourire forcé, alors qu’elle encaisse la remarque sans broncher. Pourtant, elle la prend pour elle. S’est-elle montrée irresponsable, en fuyant comme elle l’a fait ? L’aurait-elle été si elle avait mis fin à la grossesse sans consulter le mécanicien ? La brune n’est pas certaine qu’il cherche à l’accuser de quoi que ce soit mais la phrase lui donne tout de même à réfléchir. Rapidement, elle croit trouver une réponse : elle a toujours été seule, si bien qu’elle n’a jamais cherché l’opinion, l’approbation et encore moins l’autorisation de quiconque pour faire ses propres choix. Elle sait qu’Andrew fonctionne de la même façon, même à l’époque où ils vivaient accrochés l’un à l’autre, où ils étaient censés décider ensemble. Il ne lui semble pas avoir réellement eu son mot à dire à propos de la bijouterie… Reste qu’elle aurait dû l’inclure dans tout ce qu’elle a traversé – rien qu’en le tenant au courant. Ils essaient de prendre un nouveau départ, après tout ; autant commencer à changer d’attitude l’un envers l’autre. Et c’est bien ce qu’elle compte faire, ce soir. C’est bien pour cela qu’elle est là, face à Andrew et qu’elle s’efforce de se montrer honnête envers lui. Heureusement, les choses sont plus faciles, à présent que la discussion les entraîne sur des sujets moins intimes. Parler de ce qu’elle a découvert sur ses origines paraît facile ; Jean ne connaît pas vraiment ces gens, ils ne font pas partie de sa vie, et elle n’est pas certaine d’avoir envie qu’ils en fassent un jour partie. Tout est encore trop frais pour qu’elle puisse analyser clairement les choses. Mais, si elle pense que parler de cela sera facile, l’orpheline réalise qu’elle se trompe dès qu’Andrew commence à la questionner à ce sujet. Il la prend de court – elle ne l’aurait pas cru aussi curieux, si bien qu’elle reste d’abord silencieuse, avant de hausser les épaules pour lui glisser, amusée :

« Wow, du calme. Si ça se trouve, c'est même pas lui, mon père... »


C’est ce qu’elle se répète sans cesse, dès qu’elle sent qu’elle s’emballe un peu trop à ce propos. Elle n’a pas de père et, même s’ils sont liés génétiquement, Jean ne sait pas encore dans quelle relation ils vont s’engager. En fait, elle est complètement perdue, à ce sujet et elle n’hésite pas une seconde à en parler à Andrew. Elle secoue brièvement la tête et soupire :

« Je ne sais pas encore, pour les recherches. J’ai encore du mal à réaliser, en fait. » s’excuse-t-elle tout en attrapant sa bière. Elle boit une longue gorgée, le temps de réfléchir à ce qu’elle va dire ensuite. Elle aimerait s’éloigner du sujet, mais doute qu’Andrew le prenne bien. Aussi s’efforce-t-elle de poursuivre : « Je n’ai pas demandé grand-chose, tu sais. Et lui non plus. On était tous les deux trop sonnés, je crois. » Elle lui adresse un bref sourire, enrobant ainsi, elle l’espère, le fait qu’elle ne sache presque rien de l’homme qui est venu la voir. Et le peu qu’elle sait, elle n’a pas forcément envie de le partager. « Et, pour être honnête, je sais pas si j’ai envie d’en savoir plus. » Elle grimace un peu tout en cherchant ses mots, puis tente de s’expliquer : « En fait, je voulais surtout régler mes comptes, avec ceux qui m’ont abandonnée. Quand j’ai appris qu’il ne restait plus que lui, et que j’avais son adresse, je lui ai écrit une lettre. Je lui ai dit qui j’étais, et toute la haine, le mépris que j’avais pour ceux qui n’avaient pas été foutus de m’élever. J’avais besoin de dire tout ça à quelqu’un. Mais j’pensais pas que ça le ferait venir me trouver à Tenby... » Pas plus qu’elle ne pensait qu’il pouvait ignorer son existence. Et, clairement, cela change la donne, même si Jean est frustrée à l’idée de ne jamais vraiment pouvoir fermer ce chapitre de son existence en réglant ses comptes avec les responsables de son enfance misérable.

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Mar 20 Juin - 19:35

Where have you been?
Cause I never see you out
Are you hiding from me, yeah
?

Si ça se trouve, c'est même pas lui, mon père... C'est vrai que l'enfant, on est sûr de qui est la mère, mais pour ce qui est du père, c'est une toute autre histoire. Si elle avait été enceinte, est-ce qu'il aurait été de moi ? Je crois que oui, mais pour en avoir la certitude, il faudrait que je lui demande et ça, c'est délicat, alors je préfère éviter et vivre l'instant comme il vient. On ne s'est jamais rien promis, même si les choses se sont nettement améliorées entre nous, et même si l'idée qu'elle ait pu être avec quelqu'un d'autre me rends malade, je ne dois pas oublier que c'est une possibilité. En fait, peut-être qu'en un sens, ça compenserait le rapprochement qui s'est effectué avec Gwen pendant l'absence de Jean…
Je commande une nouvelle pinte quand la serveuse revient vers nous et puis j'écoute le récit de la brune, son envie de jeter son ressenti envers son probable géniteur. Je hoche la tête bien que je ne comprenne toujours pas sa démarche.

« Tu les auras quand, les résultats du test ADN ? » La nouvelle chope arrive et j'en bois une gorgée tout en réfléchissant à ce que me raconte Jean. Comment peut-on avoir des ressentis aussi différents sur ce qui finalement, nous a mené tous les deux ici, aujourd'hui. Jusqu'alors, je n'avais alors jamais vraiment saisi le malaise de la McKinnon, ni même son envie d'en savoir plus sur sa famille biologique, sur ses gênes, d'où elle vient… « Tout ce que je retiens de ce que tu me dis, en fait, c'est surtout que… T'as jamais été satisfaite de ce que tu as eu… » Et je trouve ça triste. Très triste, même. « Je veux dire… Je ne sais pas pourquoi ta mère ne t'as pas élevé et je ne vais pas essayer de lui trouver des excuses, mais…  » Qui sait… Et si elle était malade et savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas s'occuper d'un môme ? Et si elle savait qu'elle n'était pas faite pour la maternité ? Et si, en fait, ce n'était qu'une junkie accro au crac, qui a préféré donner son bébé pour pouvoir continuer à se mettre la tête à l'envers ? On peut refaire le monde avec des "si", mais le fait est que les choses sont ce qu'elles sont, que ça ne fera pas forcément de bien de remuer le passé. « Je ne sais pas… Pour moi, ta famille, c'est toi qui l'as choisi quand tu es en âge de comprendre, surtout quand pour une raison ou une autre, ta famille biologique n'a pas voulu de toi. » Je généralise, mais j'espère qu'elle comprendra mon raisonnement et ma frustration. Je reprends ma chope en main, le temps de descendre quelques gorgées en marquant cette pause que je juge nécessaire pour pouvoir continuer. « Pour moi il y a eu cette longue période pendant laquelle… C'était toi ma famille. » Ces mots, je les trouve trop clichés, pourtant ce sont ceux qui reflètent le mieux ma pensée de cette époque. Cette époque où c'était elle et moi contre tout le reste, contre le monde. Les deux marginaux un peu trop amoureux, un peu trop explosifs, mais qui pour autant restaient ensemble, soudés. « On était ensemble, et malgré les merdes dans lesquelles j'étais capable de nous mettre, je trouvais qu'on était bien. » Ca remonte à loin, mais d'un certain point de vue, j'ai l'impression que c'était hier. Je hausse les épaules, comprenant alors que notre relation a toujours été bancale. « Mais je suppose que c'était un peu à ça que tu faisais allusion tout à l'heure, quand tu disais que tu ne sais pas comment je fais pour me contenter de ce que j'ai… » Que je finis par dire avec un sourire sans joie et un nouvel haussement d'épaules.
  

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MessageSujet: Re: Dust it off - ANDREW & JEAN Dim 9 Juil - 21:08

« Bientôt. Je ne sais pas exactement quand. » Explique succinctement Jean, à propos des résultats du test ADN. Elle n’a pas envie de s’attarder là-dessus, parce qu’elle ne sait toujours pas la façon dont ces fameux résultats vont l’affecter. Se pourrait-il qu’un simple bout de papier change sa vie ? A-t-elle vraiment envie de la compliquer avec une famille qui, peut-être, ne parviendrait jamais à accepter ce qu’elle est, et les bagages qu’elle amène avec elle ? L’orpheline est perdue. Pire, elle se sent prise dans un piège qu’elle a elle-même monté, en cherchant à retrouver ses origines, puis en envoyant une lettre à son géniteur désigné. Elle cherche comment partager davantage son malaise à Andrew, le mieux à même de comprendre ce qu’elle peut ressentir. Enfin, c’est ce qu’elle a cru puisque, quand le mécanicien reprend la parole, Jean se sent presque coupable d’avoir cherché ses parents. Elle fronce les sourcils, s’efforçant de ne pas prendre la mouche face à la réponse qu’il lui sert. Pour un peu, elle croirait presque qu’il la juge d’avoir entrepris de telles démarches. Mais que croyait-il au juste ? Qu’une vie d’oubliée, en marge de la société, conviendrait à jamais à la brune ? Cela fonctionnait quand elle était jeune, et pouvait se permettre de cracher sur ce système qui ne l’a jamais vraiment traitée comme un être humain, encore moins comme l’enfant perdue et qui ne demandait qu’une once d’attention qu’elle était. Naïvement, elle a pensé que Andrew, à défaut d’avoir pu évoluer comme elle, comprendrait au moins sa démarche, qu’il la soutiendrait, saurait la rassurer quand elle douterait. Lui dirait que ce n’était pas grave, si elle était à nouveau rejetée, cette fois par ceux qui auraient dû l’élever. Mais quand il lui parle de famille de cœur, qu’on choisit à défaut d’avoir une famille de sang, l’Ecossaise réalise qu’elle s’est lourdement trompée. Déçue, elle attrape sa pinte et en boit une longue gorgée. Alors qu’elle se demande vaguement si Andrew est tout aussi déçu qu’elle, il la prend par surprise en lui affirmant qu’il l’a considérée comme sa famille. La cœur de Jean se serre face à sa déclaration, puis elle se tempère. Il a bien utilisé le passé et il fait bien allusion à cette époque où ils vivaient l’un pour l’autre. Il était son monde, son point d’ancrage – elle ne pouvait s’imaginer sans lui. C’était eux contre tous les autres. Et oui, à l’époque, cela suffisait amplement à la gamine paumée qu’elle était. Mais est-ce que ça l’empêche d’aspirer à plus aujourd’hui ? Et est-ce que le faire revient à cracher sur toute cette période de leur vie ? Peut-être pour Andrew qui revient sur les mots maladroits qu’elle a pu lui adresser. Alors, rapidement, elle secoue la tête et tente de lui expliquer :

« Non. Non, c’est pas ça. » Elle se pince les lèvres alors qu’elle fixe le brun, incertaine. L’a-t-elle vraiment blessé, en disant cela ? « Je sais qu’on était bien, tous les deux. Et ça me suffisait. » En fait, les années où ils ont été ensemble ont été un des rares moments de son existence où elle a cru avoir trouvé sa place. Avec lui, peu importe où et peu importe comment. « Et oui, tu étais ma famille. Mais… C’était il y a dix ans. » Et avant qu’elle fasse tout capoter en allant parler aux flics. Avant ce foutu braquage, ce jour où elle a perdu Andrew tout à fait. Et justement, c’est bien pour cette raison qu’il a utilisé le passé – elle a été sa famille, mais elle l’a trahi. Si bien qu’aujourd’hui, elle ne sait plus trop ce qu’ils sont, encore moins quel futur peut être possible pour eux. Raison de plus, s’il en faut une, pour se montrer plus raisonnable qu’à ses seize ans, quand elle a tout quitté pour vivre avec Andrew. « Et aujourd’hui, j’aimerais plus que ça. » conclut-elle sans détour. Est-ce si mal que ça, d’en vouloir plus ? Elle n’est pas certaine que retrouver son père, même si elle vient à nouer un lien quelconque avec lui, comble ce mal-être qu’elle a toujours ressenti. Mais elle se doit d’essayer, tout de même. Et, puisqu’elle cherche à être totalement honnête avec Andrew, Jean se doit de lui expliquer un peu mieux la raison. « Tu sais… Quand j’ai cru être enceinte, j’ai commencé à m’imaginer ce que ça ferait, d’avoir un enfant, de le voir grandir… J’avais envie d’assumer ça. Mais j’ai aussi réalisé que je ne pouvais pas le faire si je ne savais pas moi-même, d’où je venais. » Elle hausse les épaules pour ajouter : « Pas dans l’espoir naïf de trouver une famille à tout prix, mais plus pour combler les trous dans mon histoire. Et sûrement aussi, ne pas reproduire les mêmes erreurs. » Elle se tait, réalisant qu’elle-même ne sait en fait pas pourquoi elle a débarqué à Londres, pourquoi elle a voulu retrouver ses géniteurs. Sûrement qu’il y a un peu de tout ça, un mélange d’une multitude de raisons, un besoin viscéral de donner un sens à sa vie, plutôt que de s’avouer qu’elle est, en fait, tout aussi paumée que lorsqu’elle a échoué dans ce foutu commissariat, dix ans plus tôt.

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Dust it off - ANDREW & JEAN

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