AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Love was not my first answer [PV Aloy]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
TON AVATAR : Arthur -smoking- Darvill
TES CRÉDITS : Avatar: rustynails, signature:hedgekey et tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 4217
POINTS : 586
ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014

You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Love was not my first answer [PV Aloy] Lun 1 Mai - 0:51

Quand je fermais les yeux, j’avais l’étrange impression d’être en mesure de sentir ses lèvres contre les miennes. Bien que l’ordre aurait très bien dû être raconter à l’inverse parce que c’était mes lèvres qui avaient chercher le chemin de vers les siennes pour s’y poser et c’était ma langue qui avait été doucement chercher la sienne pour danser l’espace d’un instant. Ça ne m’était pas arrivé depuis Noah ce genre de truc-là. Mais Noah… Noah n’avait pas entrainé cet espèce de sensation d’ivresse que j’avais ressenti quand mes lèvres s’étaient posés sur les siennes la première fois. Ce n’était pas la même chose parce que Noah m’avait peut-être simplement empêcher d’imploser dans l’anxiété. Malgré notre profonde amitié, il ne représentait pas un lien aussi profond avec l’homme et l’amant que j’avais un jour été que ce que Greg pouvait représenter.

Trois semaines s’étaient écoulés. Trois semaines qui m’avaient paru étrangement longues. Et je n’arrivais pas encore à dormir. J’avais habitude de l’insomnie avec le temps. Je carburais sur un régime réduit en sommeil depuis longtemps et pourtant… pourtant, j’avais eu envie ce soir-là de simplement me blottir dans ses bras pour dormir comme un vieux couple. Une idée que je redoutais pourtant. Greg… Greg c’était tellement plus qu’un simple amant. C’était un gros pan de ma vie. Un énorme bout de ma vie qui précédait mon mariage. Et j’avais eu un recul quand les choses auraient pu se superposer ce soir-là à une scène au vieux parfum. Ce n’était pas non plus comme l’opportunisme que représentait Noah. Greg… Greg c’était un autre registre de chanson qui se composait. Une vieille mélodie cause par le fait que c’était un amant d’un autre temps. D’un autre moi.

Parce que je savais que mon corps n’était plus le même.
Parce que je savais que d’expliquer ruinerait un peu de la magie qu’il y avait entre nous.

Il était donc quatre heures moins le quart du matin. Je venais de composer pendant les six heures vingt-sept minutes qui avait séparé le moment où ma fille avait trouvé sa juste place dans son lit à une heure décente pour tout être humain. J’avais composé jusqu’à en voir danser des points noirs à cause de la fatigue accumulée. Je m’étais rendu jusqu’à mon lit et j’avais tenté de trouver le sommeil. Je n’en avais pas parler à personne et depuis j’avais choisi d’éviter avec une précision monstre mon bureau. L’avantage d’enseigner théâtre qu’on le veuille ou pas c’était que je pouvais me cacher dans mon studio, éviter les couloirs où les profs de littérature bossaient et tout irait bien… non ? Mon réveil m’annonça solennel que quatre heures venaient de sonner avec ses grands chiffres rouges. Merde. C’était mal barré parce que si j’étais chanceux ma fille serait debout dans maximum trois heures.

J’avais hésité un instant avant de composer un texto et de l’envoyer à Aloy. Peut-être que juste ventiler m’aiderait à dormir. Mais je n’avais pas prévu une réponse considérant l’heure avancée. Après avoir convenu d’un rendez-vous, je me convainquis de retenter la croisade de l’oreiller. Je devais être assoupi depuis un peu moins de deux heures lorsqu’une petite boule chaude se glissa à travers les draps pour blottir sa tête sur mon torse. La routine s’entamait avec un calme routinier. Après trois ans à vivre ici, après trois ans à vivre sans sa mère, nous avions pris nos petits plis. Le petit déjeuner suivait de la lecture d’un livre et d’un jeu. À dix heures, vêtus, trottinettes et souliers, nous partions tous les deux à l’aventure vers la mission café plus fort dont j’avais absolument besoin pour être au minimum fonctionnel et lait au chocolat pour ma chouette. Aussitôt arriver, ma fille se lança vers le bac de sable où l’attendait d’autres amis qu’elle connaissait de la garderie.

Je m’assis sur le banc de parc en commençant à siroter mon expresso en gardant un œil attentif sur ma fille et les quelques autres enfants qui jouaient sur le terrain. J’aimais bien ce parc parce qu’il n’était jamais trop plein de gens et qu’il y régnait une sécurité que je trouvais rassurante. En voyant apparaitre Aloy, j’eus un sourire franc et honnête. « Hey ! Sunshine. Tu vas bien ? » dis-je en lui tendant un café. « Noir, comme tu l’aimes. » rajoutais-je bien décidé à repousser la discussion qu’il me semblait nécessaire d’avoir vers quatre heure du matin mais moins là maintenant que j’étais lancé dans ma journée. « Qu’est-ce que tu faisais réveiller à l’heure où les ivrognes et les insomniaques sont les seuls réveillés ? »

_________________

Everything has changed
Sans le savoir, nous avons vieilli. En bien ou en mal? Te recroiser après tout ce temps... une curieuse histoire... presque incroyable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : spf
TON AVATAR : rachel mcadams
TES CRÉDITS : minako (avatar), tumblr (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : richard - lloyd

RAGOTS PARTAGÉS : 1225
POINTS : 3281
ARRIVÉE À TENBY : 25/03/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : trente-huit ans
CÔTÉ COEUR : elle n'a d'yeux que pour Lloyd
PROFESSION : chef de projet en laboratoire et maman surmenée à temps plein
REPUTATION : On se souvient de ses grands-parents, on se souvient de sa mère. On se souvient de cette petite tête blonde qui courrait partout avec ses sœurs et maintenant, on se souvient d'elle comme la belle jeune femme qu'elle est devenue. Ça été un plaisir de voir Aloy revenir en ville après autant de temps, surtout pour voir à quel point elle s'est épanouie. Et tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est que ça continuer comme ça.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Lun 1 Mai - 18:19

i wont' let you down
EXORDIUM.
Tu avais tellement bien dormi cette nuit. Tu ne savais pas la dernière fois que tu avais passé une nuit aussi agréable. Tu le devais clairement à Lloyd. Tu avais un peu hésité avant de lui demander de venir, mais finalement tu n'avais pas regretté. Tu avais été trop contente de passer une nuit supplémentaire dans ses bras, une nuit de plus, mais la première d'une longue série, tu l'espérais. Tu t'étais un peu réveillé plusieurs fois dans la nuit sans doute parce que tu n'avais pas l'habitude de dormir avec quelqu'un, et puis bon, tu avais beaucoup apprécié de te retourner et de le voir dormir. Pendant un instant, tu avais remarqué la chance que tu avais de l'avoir là, avec toi, de pouvoir de coller à lui et sentir ses bras autour de toi. Tu pourrais t'y habituer très rapidement, vraiment très rapidement. Mais à un moment, tu t'étais réveillée et tu avais vu un message de ton voisin, Aiden. Il était très tôt ou très tard pour un message, qui en plus de ça était assez inquiétant. Tu avais bien évidemment accepté volontiers de le voir. Tu n'avais pas vraiment réfléchi au fait que Lloyd était dans ton lit sur le moment, tu t'étais simplement rendormie. En te réveillant, par contre, tu t'étais dit que c'était trop bête, que tu aurais du dire à Aiden que tu le retrouverais plus tard, et profiter de ta matinée avec Lloyd. Mais il avait compris. Evidemment qu'il avait compris, il était parfait. Après que vous ayez mangé un petit déjeuner au lit et que tu te sois préparé, vous étiez partis ensemble de ton appartement, comme un vieux couple, et c'était tellement agréable de partir main dans la main avec lui. Tu l'avais quitté avec un énorme bisous, en sachant que de toute façon, tu le retrouverais demain à l'université. Et puis, tu étais partie en direction du parc, ou tu devais retrouver Aiden.

Tu appréciais beaucoup Aiden, c'était un garçon très gentil. Il était ton voisin, et tu adorais discuter avec lui, il était quelqu'un de cultiver et d'intelligent. Il était veuf, et avait une petite fille, Laura, qui était un amour. Tu adorais la garder quand Aiden en avait besoin. Ce n'était pas si souvent que ça, mais ça arrivait quand même. Tu n'avais pas vraiment d'expérience avec les enfants, mais tu aimais bien t'occuper de la petite. Ca pouvait te donner un avant goût si jamais tu devenais maman un jour. Tu étais un peu en retard, étant restée traîner avec Lloyd, alors tu te dépêchais un peu. Tu avais aperçu Laura qui jouait dans le bac à sable, Aiden ne devait pas être loin. Et en quelques secondes, tu remarquais ton voisin assis sur un banc. Avec un sourire aux lèvres, tu vins le rejoindre sans te faire attendre. Tu t'asseyais face à lui. « Hey ! Ca va très bien et toi ? » Il te tendit une tasse de café. Ca ferait déjà ta deuxième en quelque temps ce matin, note à toi-même de ne pas en reprendre plus tard dans la journée. Mais avec le temps qui était toujours un peu frais, tu ne disais pas non à une boisson chaude. « Oh merci, tu es un amour. » Tu accepte donc cette tasse de café, et tu déposes ton sac à main à tes pieds, avant de porter toute ton attention sur Aiden. « Est-ce que je dois comprendre que je suis une ivrogne et/ou une insomniaque ? » lui dis-tu en rigolant franchement. Tu étais loin d'être une ivrogne, sauf peut être lors des soirées avec tes copines dans des bars, mais c'était différent, et aussi très occasionnel. Et même si tu ne dormais pas toujours très bien, tu n'avais rien d'une insomniaque. Heureusement ni l'un ni l'autre, tu allais parfaitement bien, et c'était presque ça qui t'avait réveillé, finalement. « Mais on n'est pas là pour parler de moi ! » rajoutas-tu. Le message d'Aiden t'avait intrigué. Selon toi, il était quelqu'un de très sage, il n'était pas du tout le genre à faire des bêtises, alors tu te posais des questions, de savoir d'où est-ce que ça venait, et surtout, ce qu'il avait fait comme bêtise. « C'est quoi cette bêtise alors ? C'est grave ? Ou pas trop grave ? Ou moyennement grave ? » Tu ne le montrais pas vraiment parce que la nuit que tu avais passé laissait paraître un large sourire sur ton visage, mais tu t'inquiétais pour Aiden. Tu espérais de tout coeur que ce n'était pas grand-chose. Le pauvre, il avait déjà eu assez de soucis comme ça dans sa vie, il n'avait vraiment pas besoin de quelque chose en plus, alors tu espérais vraiment que ce n'était pas grand-chose. « Je veux tout savoir, j'ai tout mon temps ! Et une fois que tu auras fini, peut être que je te raconterai les raisons de mon insomnie ! » Et puis, tu ferais aussi tout ce que tu pourrais pour l'aider, parce que tu savais qu'il ferait sans doute la même chose pour toi. Et aussi, tu lui parlerais de Lloyd. Parce que Aiden était une oreille attentive, et tu savais qu'il se réjouirait sans doute pour toi. C'était une des rares personnes avec qui tu te voyais facilement en parler. Et puis, de toute façon, il était ton voisin, il finirait bien par croiser Lloyd qui venait ou repartait de chez toi un de ces jours alors…

_________________

We are searchlights, we can see in the dark. We are rockets, pointed up at the stars. We are billions of beautiful hearts, and you sold us down the river too far. What about us? What about all the times you said you had the answers? What about all the broken happy ever afters? What about all the plans that ended in disaster? What about love? What about trust? What about us?


:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
TON AVATAR : Arthur -smoking- Darvill
TES CRÉDITS : Avatar: rustynails, signature:hedgekey et tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 4217
POINTS : 586
ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014

You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Lun 15 Mai - 23:05

Je n’étais pas le genre à s’étendre en confidence. Ça appartenait probablement d’avantage comme une caractéristique de celui que j’étais avant que ma femme ne meure. Avant je parlais plus aisément. Avant, j’accordais ma confiance peut-être trop aisément. Oh! Je n’avais jamais été particulièrement social comme personne. Il fallait m’apprivoiser : j’avais ce qui me fallait dans les livres, dans la composition, dans la musique. Mais j’avais toujours eu besoin d’une muse, de conversation pour m’inspirer et m’amener à écrire, à jouer. Aloy n’était pas cela. Une femme n’arrivait pas à combler le rôle de muse depuis, mais elle était une amie : cette voisine gentille auprès de qui je me sentais assez à mon aise pour baisser au minimum ma garde. Ils étaient peu nombreux les gens en qui j’avais confiance, peu présent dans la vie de ma fille qui ironiquement peut-être se développait bien indépendamment de mes angoisses et de mes anxiétés. Dans les choses qui m’avaient dérangé ce soir-là, il y avait eu l’inspiration folle que j’avais vu dans les yeux de Greg, un truc que je n’avais pas ressenti depuis des mois maintenant. Dans cette inspiration, il y avait eu ce baiser mais aussi cette envie folle de tout effacer, de tout recommencer, de s’imaginer cette vie qui aurait été si je n’avais pas fait les choix que j’avais fait. Mon regard suivait ma fille, protecteur. Je le détournais un instant lorsqu’elle arriva mais le reportait presque machinalement sur elle contrôlant cette peur de la voir disparaitre en public – plus facile à contrôler que d’autres de mes angoisses existentielles.

« Ça va… » dis-je avec un petit sourire en prenant une longue gorgée de café brûlant. Je n’avais pas répondu honnêtement à cette question depuis bien trop d’années maintenant. J’y répondais par automatisme d’avantage que comme une franche et honnête décision que je pouvais faire. Cette réponse était socialement acceptable. Sans nécessairement savoir tout ce qui s’était passé, Aloy savait par l’heure de mon texto que ma nuit avait été courte. Ce qui serait probablement anormal pour autrui mais qui constituait ma normalité selon les périodes de l’année qui était plus ou moins chaotique. Mars étant le pire, septembre parmi les moins dramatique. Mon régime de vie n’était pourtant pas sain et j’en avais conscience. Je frissonnais à l’idée de l’avoir potentiellement froissé face à sa réponse aussi tardive. Avec un sourire moqueur, je rajoutais : « C’est d’avantage un jugement de mon propre mode de vie qu’un jugement du tien. Mais je testerais encore pour savoir si tu ne tends pas à picoler ou à ne pas dormir. », me faisant de ce fait rire doucement. Elle avait beau ne pas vivre avec moi, la quantité de café que je prenais pour compenser les nuits complètes disparues se trahissait dans mes habitudes de vie. Un vrai accro qui aurait sans doute un syndrome de manque si je tentais seulement de diminuer la quantité astronomique que je consommais.

Elle évita ma question détournant l’attention sur la raison pour laquelle je lui avais demandé de parler. J’eus une moue d’enfant probablement plus que d’adulte qui n’était pas loin de rappeler celle que ma fille faisait lorsqu’elle n’était pas satisfaite du résultat. Elle avait grandi ma puce en trois ans. « Mais tu es méchante d’ainsi piquer ma curiosité pour ensuite faire comme si c’était de ma faute qu’on se retrouve ici. » J’éclatais d’un petit rire moqueur d’avantage relié à moi-même qu’à ma voisine. Nous étions à cet endroit EXACTEMENT parce que je l’avais suggéré dans un effort de trouver une solution pour cette énième insomnie que je traversais. Me disant que peut-être parler m’aiderait. Peut-être que ça aurait le potentiel de m’aider au minimum.

Pourtant, je m’en voulais d’avoir fait une telle chose. Parce que j’avais impression de me retrouver en train de donner une déposition pour la grosse bêtise que je croyais avoir fait. Parce qu’il ne pouvait rien subsister après dix ans d’une relation. C’était une hérésie de penser que l’amour pouvait renaître d’une vieille relation comme si rien ne s’était passé. Je le savais. Parce qu’il s’était au moins passé une chose qui s’interprétait dans une tornade blonde, assise dans le bac à sable qui parlait allégrement avec une autre des enfants de la nurserie qu’elle fréquentait – Amanda si mon nom était exact.

Et puis, j’avais tendance à faire des montagnes avec un petit grain de sable personnellement. C’était le stress contant qui faisait cela et je le savais. C’était dans la liste des effets secondaires. « Ce n’est probablement pas aussi grave que ce que j’ai laissé entendre. » dis-je en banalisant presque ce qui l’avait fait venir ici, ce qui avait piquer sa curiosité. « J’ai revu mon ex. » avouais-je à mi-voix en la regardant dans les yeux pendant un bref instant avant de détourner le regard. « revu et embrassé serait plus exact comme formulation d’ailleurs. » dis-je en passant lentement ma main dans la petite repousse de barbe qui avait pris naissance sur mes joues. Il y avait un peu de honte dans ma gestuelle et dans mes paroles. J’avais pourtant toujours bien assumé mes penchants qu’ils soient pour une femme ou un homme. C’était d’avantage relié à la personne dont je faisais référence.

J’avais l’impression de donner les informations en pagaille. Mais un ex… ça pouvait être un tas de personne. Après tout, les rumeurs avaient couru sur Noah, mon ancien colocataire, le parrain de ma fille et mon marshall, à partir du moment où nous avions mis les pieds dans la ville. Et si elles étaient vraies pour mon homosexualité, ce n’était pas le cas pour Noah. Et peut-être que par respect pour mon ami, pour la brève relation que nous avions eu, je me sentis obligé de rajouter. « Pas celui avec qui je vivais quand je me suis installé ici… »

Venait ensuite la partie difficile. Comment expliquer qui était Greg? J’optais pour la version suivante : « Celui que j’ai quitté pour me marier avec Amy. Enfin… c’est… plus compliqué que ça. » qui à peine prononcée me parut comme une grossière erreur, une terrible simplification de nos quatre ans de relations, du fait qu’il était le premier homme que j’avais vraiment laissé entrer dans ma vie… Nerveusement, je touchais mon jonc de mariage, celui-là même que je portais dans une chaine au cou incapable de pleinement m’en débarrasser. « Il ne sait pas… enfin… il sait que j’ai été marié… Mais pas comment je suis devenu veuf. » Ce n’était pas comme Noah qui savait que j’avais traversé les sept cercles de l’enfer. Il ne savait pas que j’avais des marques, Noah avait changé les pansements, regardé les plaies évoluer. Il savait lui. Et ça avait été plus facile à assumer.

_________________

Everything has changed
Sans le savoir, nous avons vieilli. En bien ou en mal? Te recroiser après tout ce temps... une curieuse histoire... presque incroyable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : spf
TON AVATAR : rachel mcadams
TES CRÉDITS : minako (avatar), tumblr (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : richard - lloyd

RAGOTS PARTAGÉS : 1225
POINTS : 3281
ARRIVÉE À TENBY : 25/03/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : trente-huit ans
CÔTÉ COEUR : elle n'a d'yeux que pour Lloyd
PROFESSION : chef de projet en laboratoire et maman surmenée à temps plein
REPUTATION : On se souvient de ses grands-parents, on se souvient de sa mère. On se souvient de cette petite tête blonde qui courrait partout avec ses sœurs et maintenant, on se souvient d'elle comme la belle jeune femme qu'elle est devenue. Ça été un plaisir de voir Aloy revenir en ville après autant de temps, surtout pour voir à quel point elle s'est épanouie. Et tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est que ça continuer comme ça.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Sam 10 Juin - 19:59

i wont' let you down
EXORDIUM.
Tu étais contente d’avoir un voisin comme Aiden. Franchement, tu n’avais pas vraiment à te plaindre, il était tout, sauf dérangeant. Il était très calme, pas du genre à organiser de grosses soirées ou des choses dans ce genre là, le voisin idéal, si on voulait. Les seules fois où tu l’entendais, c’était éventuellement quand il jouait de la musique, et encore, c’était à condition que tu ne fasses rien de bruyant chez toi, et d’avoir une fenêtre ouverte. Et tu ne trouvais pas ça si dérangeant que ça, tu aimais bien sa musique, du peu que tu avais l’occasion d’entendre. Tu n’étais pas musicienne, tu aimerais le devenir un jour peut être. Tu savais que Lloyd jouait du piano, il avait dû t’en parler une fois, et ça te plairait d’apprendre. Lloyd n’aurait sans doute pas le temps de t’apprendre, mais Aiden peut être. Il faudrait que tu lui demandes à l’occasion. En attendant, il t’avait proposé de le rejoindre au parc parce qu’il voulait te parler de quelque chose, et tu le questionnais d’ailleurs à ce sujet. Il ne t’avait quand même pas inquiété, tu savais que c’était un grand garçon, papa de surcroît, et qu’il se débrouillait sans doute très bien. Mais pour qu’il en vienne à t’appeler, tu te disais que ça devait quand même avoir un peu d’importance. Et puis, quand tu lui demandais s’il allait bien, tu ne savais pas trop, tu sentais un petit quelque chose dans sa voix qui te faisait dire que quelque chose l’embêtait, le dérangeait. S’il avait besoin de parler, tu serais l’oreille attentive qu’il a besoin, aucun doute là-dessus. Tu savais qu’il dormait peu. Aiden était quelqu’un de fondamentalement inquiet, ce qui en soit ne t’étonnait pas tant que ça quand tu savais ce par quoi il était passé en perdant sa femme, et les inquiétudes qu’il avait pour sa fille. Un vrai papa gâteau. Un message de n’importe qui d’autre à cette heure, tu aurais été étonnée, mais pas d’Aiden. Tu souris doucement en te réchauffant les mains autour de la cup de café qui semblait toujours beaucoup trop chaud pour être bu. Tu te permettais de ne pas lui répondre quand il te demandait ce qu’il se passait de ton côté, mais vous n’étiez pas là pour parler de ça, vous en parleriez plus tard, peut être. Tu souriais en voyant sa tête. « Vraiment, ça peut attendre. Toi d’abord. » Tu lui parlerais de Lloyd. Il le fallait, parce que de toute façon, il le verrait sans doute venir chez toi régulièrement désormais, donc bon… Autant être tout de suite honnête avec lui, plutôt que de ne rien dire. « Grave ou pas, je veux tout savoir ! » Tu étais prête à l’écouter avec beaucoup d’attention. Aiden ne sortait pas beaucoup, à ton plus gros désespoir, alors si quelque chose d’important c’était passé dans sa vie, tu étais impatiente de l’entendre. Tu croisais les jambes en apportant toute ton attention sur lui.

Et il avait donc revu son ex, il l’avait même embrassé selon c’est dire. Bon, le problème avec Aiden, c’est que tu n’avais pas tout suivi de ses histoires amoureuses, alors il te manquait pour l’instant quelques éléments pour savoir de qui est-ce qu’il était en train de parler, mais c’était quand même quelque chose d’assez énorme. « Wow ! » lâchas-tu involontairement. Aiden, le mec qui ne sortait jamais, un peu trop installé dans sa petite vie tranquille avec sa fille, avait revu son ex, avec qui il s’était passé quelque chose. Ce n’était pas rien, surtout pour lui, alors tu comprenais qu’il t’ait appelé. Il ajoutait que ce n’était pas celui avec qui il était en arrivant à Tenby, dont tu ne te rappelais que sommairement. Noah, ou quelque chose comme ça ? « Il va falloir que tu m’expliques tout ça. » Tu ne savais pas vraiment de qui il était en train de te parler, celui qu’il avait quitté pour se marier, c’était assez loin, tu ne le connaissais pas à cette époque là, mais tu ne pouvais t’empêcher d’être contente pour lui, selon toi, c’était une bonne chose. Aiden avait besoin de quelqu’un dans sa vie, de quelqu’un pour le secouer un petit peu. Tu sentais qu’Aiden pesait ses mots, alors finalement, tu ne savais pas vraiment s’il considérait ça comme une bonne chose, ou non. « Oh...Et tu vas lui en parler ou… » Tu espérais en tout cas, que si Aiden avait l’intention de reprendre leur relation, il allait lui parler de sa défunte femme, parce que même s’il préférait sans doute ne pas y penser, ça faisait quand même parti de lui. Comme Laura faisait partie de lui en soit. « Est-ce qu’il sait que tu es veuf ou est-ce qu’il pense que tu es toujours marié ? » lui demandes-tu, curieuse. Tu appréhendais la réponse, parce que tu te disais que si il ne lui avait rien dit, si l’autre homme n’était au courant de rien et qu’Aiden attendait trop longtemps pour le lui dire, ça pouvait mal finir… « Et ce baiser, c’était comment ? Bien, pas bien ? Tu regrettes ou t’as envie que ça recommence ? » dis-tu pour changer un peu de sujet, ne pas parler que de sa femme, tu savais qu’il n’aimait pas trop ça. Et puis, tu étais curieuse aussi, c’était quand même important, et tu n’avais pas besoin de savoir tous les détails, juste savoir ce qu’Aiden avait pensé de ce baiser, parce qu’en soit, tu ne savais pas trop, tu avais du mal à lire les traits de son visage à ce moment là. « Et lui, comment est-ce qu’il a réagi ? C’est lui qui t’a embrassé ? » Tu voyais à la tête d’Aiden que c’était peut être un peu trop de détails que tu lui demandais là. « Trop de questions ? » lui demandes-tu. Sans doute, oui, et puis, d’un autre côté, ça te faisait repousser un peu le moment où toi, tu allais à ton tour lui parler de ta vie amoureuse actuelle. « Mais en somme, c’est une bonne chose non ? Ou pas du tout ? » C’était une question de plus, oui, mais tu voulais savoir si tu étais finalement censée te réjouir pour lui, ou lui faire la moral et lui dire de ne plus penser à ce mec. Tu ne savais pas trop, mais tu voulais savoir.

_________________

We are searchlights, we can see in the dark. We are rockets, pointed up at the stars. We are billions of beautiful hearts, and you sold us down the river too far. What about us? What about all the times you said you had the answers? What about all the broken happy ever afters? What about all the plans that ended in disaster? What about love? What about trust? What about us?


:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
TON AVATAR : Arthur -smoking- Darvill
TES CRÉDITS : Avatar: rustynails, signature:hedgekey et tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 4217
POINTS : 586
ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014

You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Mer 21 Juin - 19:06

J’avais appris que l’amour était un cadeau précieux : un don que l’on recevait d’autrui, mais également un abandon de soi en partie. Bien au-delà des baisers, de la tendresse et de la douceur d’une relation, il y avait la confiance que l’on développait avec l’autre personne si la relation était saine. Aimer nécessitait alors de se sentir bien – pour faire confiance, il faut avoir une base pour soi, un minimum requis qui nous permet un abandon logique et équivoque... J’avais également appris que d’aimer pouvait faire mal, terriblement mal. Se laisser tomber dans les bras d’une autre personne, c’était s’exposer à la peur de perdre la chaleur de ses bras, l’envie dans les baisers, la douceur des regards et le confort d’une soirée à deux. Il fallait sans doute être un peu idiot pour s’embarquer dans une histoire du genre. L’amour est complexe, messy dans son essence même.

Mon cœur avait tellement souffert depuis la mort de ma femme que je m’étais presque convaincu que ça n’en valait pas vraiment la peine : le risque était trop grand pour la valeur du présent. Je m’étais donc dévoué entièrement à ma fille, à ses sourires. J’avais aimé Noah… du moins, j’avais l’audace de le penser. Mais c’était probablement plus parce qu’il était là qu’autre chose – un fantasme de mon moi-étudiant d’il y a déjà plus d’une quinzaine d’années qui avait été chercher dans ses bras un réconfort.

Je me surprenais malgré ma peur de m’enticher à nouveau d’une autre personne, un homme nécessairement, à regarder les couples qui m’entouraient avec une certaine envie. Les mains qui se blottissaient l’une dans l’autre comme si elles avaient été spécialement conçue de manière à s’emboîter, les lèvres qui allaient se chercher parfois au détour d’une rue. Et j’enviais… mais l’amour se rajoutait dans la liste des éléments qui me faisait peur – et donc je savais que la peur évoquée était d’une absurdité qui n’avait que peu d’égal.

C’était peut-être bien pour cette raison-là que je me retrouvais démuni face à un baiser, que je me retrouvais perturbé par cela. Les lèvres de Greg n’avaient pas changé, sa langue avait encore la même texture… Et c’était moi qui avais pris les devants dans un baiser – il y avait combien de siècle que ce n’était plus moi qui prenais les décisions d’aller embrasser une autre personne ? Ma peur l’avait fait avec Noah… mais mon désir ? Il y avait bien longtemps que mon désir n’avait pas décidé d’aller chercher de la chaleur – la dernière fois étant avec une femme rencontrée dans un bar quand je tentais encore de me convaincre que je pourrais encore trouver une mère de substitution pour ma princesse et l’événement avait été humiliant parce que je n’avais pas pu me mentir.

Aloy me fit sourire avec son « wow » comme seule réponse à mon aveu. Le portrait était global de la situation était une esquisse à peine avouée, un dessin léger du chaos qui régnait dans ma tête. Je savais très bien que d’autres explications seraient toujours à fournir et j’hochais la tête. Mais je ne savais pas par où commencer pour raconter notre histoire à Greg et à moi. « Greg a été mon deuxième amoureux, mais le premier vraiment sérieux… On a été ensemble trois ans à l’université. Mais j’étais casanier et il voulait partir à l’autre bout du monde. On s’est séparé peu avant ma deuxième année de master… parce que je venais de rencontrer Amy. Il est parti après… mais il enseigne au lycée. Littérature. » dis-je avec un petit sourire. Le monde était petit… trop petit. Ce portait de notre relation était sommaire… Il n’y avait pas l’impression de ces longues nuits où il avait toléré mes récitals parce que je n’étais pas satisfait du son d’un enchainement, pas de marques de ces moments de tendresses qui nous avait fait risqué d’être coincé dans les bras de l’autre par Noah ou mes parents.

Mais les choses avaient changé et je le savais bien. C’était justement pour cette raison-là que je ne savais pas quoi penser de ce baiser presque violent que nous avions échangé. L’ampleur de la tragédie qui m’avait frappé m’avais changé personnellement à tout jamais. « Il sait que je suis veuf… Je lui ai parlé de Laura et il avait dit qu’elle devait nous combler Amy et moi… J’ai donc expliqué que je l’élevais seul. » dis-je doucement. Cette conversation datait de novembre et nous avions attendu avant de nous revoir. Il n’avait pas cherché à savoir ni à comprendre ce qui s’était passé. J’étais un peu honteux, la voix tendue par la tristesse, lorsque je poursuivis « Disons que si je veux amener les trucs plus loin avec lui… je n’aurais pas le choix de lui dire. J’ai des marques physique de la mort de ma femme. ». C’était peut-être ce que je redoutais le plus dans cette potentielle chute. Il faudrait expliquer pourquoi mon corps avait à ce point changé, pourquoi les longues cicatrices… J’avais été blessé physiquement mais détruit mentalement.

Aloy posa ensuite une myriade de questions toutes plus pertinente les unes que les autres sur le baiser… probablement pour me distraire de la mort de ma femme. Lentement, je passais ma main dans mes cheveux en tentant de mettre de l’ordre dans mes idées. « Je suis celui qui l’a embrassé et… c’est moi qui ai paniqué après… étonnant non ? » dis-je moqueur. Naturellement que j’avais paniqué. S’aventurer dans les bras de Greg c’était nécessairement extrêmement dangereux, une pente glissante qui menait un peu trop aisément en territoire familier dans les bras d’un homme qui avait été mien, dont j’avais été sien pendant longtemps. Mais j’étais justement celui qui paniquait pour rien. Je me mordis la lèvre inférieure bien conscient que j’avais répondu à ses questions dans le désordre. « Est-ce que c’est possible de regretter un truc et d’avoir envie que ça se reproduise ? C’était bon et ça m’a fait un bien fou… mais… nous sommes tellement différents de quand nous avions vingt ans… Je ne veux pas briser mes meilleurs souvenirs avec lui pour qu’il réalise que je suis dysfonctionnel, insomniaque, plein d’anxiété et de peurs ridicules… » c’était probablement un portrait pessimiste de moi. Je n’étais pas si désastreux que ce que je venais d’affirmer… mais mon anxiété était souvent hors de contrôle, je n’avais pas dormi une nuit complète avant de m’assoupir dans ses bras depuis près de trois ans et j’avais cessé de compter le nombre de peurs. Je soupirais.

_________________

Everything has changed
Sans le savoir, nous avons vieilli. En bien ou en mal? Te recroiser après tout ce temps... une curieuse histoire... presque incroyable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : spf
TON AVATAR : rachel mcadams
TES CRÉDITS : minako (avatar), tumblr (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : richard - lloyd

RAGOTS PARTAGÉS : 1225
POINTS : 3281
ARRIVÉE À TENBY : 25/03/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : trente-huit ans
CÔTÉ COEUR : elle n'a d'yeux que pour Lloyd
PROFESSION : chef de projet en laboratoire et maman surmenée à temps plein
REPUTATION : On se souvient de ses grands-parents, on se souvient de sa mère. On se souvient de cette petite tête blonde qui courrait partout avec ses sœurs et maintenant, on se souvient d'elle comme la belle jeune femme qu'elle est devenue. Ça été un plaisir de voir Aloy revenir en ville après autant de temps, surtout pour voir à quel point elle s'est épanouie. Et tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est que ça continuer comme ça.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Lun 11 Sep - 21:43

Tu avais promis à Aiden que tu viendrais et tu étais là. Toujours présente pour ton voisin. Surtout qu’il avait attisé ta curiosité. Tu avais été impatiente de l’entendre te raconter ce qui le mettait dans un tel état, et pour le coup, toi qui était friande de t’intéresser à sa vie amoureuse, tu n’étais pas déçue du tout. Aiden était un homme solitaire, parce qu’il avait tendance à se renfermer sur lui même, et à trop se focaliser sur Laura, ce qui était tout à son honneur, mais tu étais complètement d’avis qu’il devait aussi prendre du temps pour lui. Et même s’il avait l’air totalement paniqué par la situation avec le-dit Greg, toi, tu te réjouissais pour lui. Ton café en main, tu lui demandais de te donner un peu plus d’éléments sur ce Greg, savoir qui il était, au moins s’il était un type bien et que tu avais raison d’être contente pour lui, histoire que tu n’essayes pas de l’encourager à aller avec quelqu’un avec qui il ne devait pas être. « Je vois… Ouais, vous avez vraiment une histoire tous les deux, et ça remonte apparemment. » Encore une fois, les exs, tu n’étais pas forcément pour. Et ça ne te disait pas non plus comment est-ce qu’il était, ce Greg, et si donc tu devais pousser Aiden à tomber librement dans ses bras. Mais tu te disais que quoi qu’il te dise, tu avais l’impression que cette rencontre avec son ex lui avait fait du bien. Mais tu avais l’impression qu’Aiden ne semblait pas plus emballé que ça, ou tout du moins plein de retenue. Et au moins, il était au courant de la situation d’Aiden, ce mec, donc c’était plutôt une bonne chose. « Si il le sait, et qu’il le comprend, c’est que ça doit quand même être un chouette type, non ? » Tu savais que ça pouvait être dur pour Aiden, car sans doute que certaines personnes n’accepteraient pas le fait qu’il est été marié, qu’il avait des séquelles dues au décès de sa femme, et qu’il avait une fille. Hors là, ce garçon avait l’air de le savoir, de l’accepter, et ça n’avait pas l’air d’être un obstacle pour fricoter avec Aiden. Pour le moment, tu ne voyais que du positif dans le rapprochement entre les deux hommes. Et tu ne voyais pas vraiment pourquoi est-ce qu’Aiden était autant sur la défensive quant à ce rapprochement.

Il a peur. Peur que cet homme le juge par rapport à ce qu’il portait depuis la mort de sa femme. Tu comprenais, mais d’un autre côté, tu te disais que s’il se tenait à cela, que ce soit Greg ou pas, il n’arriverait jamais à se rapprocher de quelqu’un d’autre. Tu ne voulais pas qu’il se prive à cause de son passé. Il fallait absolument qu’il passe à quelque chose d’autre, ça ne pouvait lui faire que du bien. « Ne t’inquiète pas pour ça, pas maintenant. S’il est au courant de toute façon, ça ne devrait pas être un problème. » Tu te voulais rassurante. C’était trop bête qu’Aiden se prive d’une idylle à cause de son passé. Tu n’avais pas toujours eu ce discours, mais là, depuis que tu voyais Lloyd, tu avais une vue toute neuve sur les relations. Et Aiden était un type bien, vraiment. Il méritait que ça lui arrive, au moins autant si ce n’est plus qu’à toi. Tu riais doucement, mais tu riais un peu jaune, ne comprenant pas trop comment il pouvait être celui qui avait fait le premier pas, et celui qui l’a repoussé en même temps. « Un peu étonnant, oui… Je suis pas sûre de trop te suivre là. » Tu ne comprenais pas vraiment Aiden, tu avais l’impression qu’il se faisait du mal, qu’il se privait de quelque chose dont il avait vraiment envie, et ça t’embêtait pour lui. Toi tu étais persuadé qu’avoir quelqu’un dans sa vie, ça serait la meilleure chose qui pourrait lui arriver. Tu continuais de l’écouter, mais plus ça allait, moins tu comprenais. « Tu peux pas regretter et avoir envie que ça se reproduise, non. » Tu le questionnais du regard, pas certaine de comprendre. Quelque chose ne tournait pas rond, et ça t’énervait. Bon sang ça serait tellement plus simple s’il se laissait un peu, s’il s’accordait juste du temps pour être heureux et partager des moments intenses avec quelqu’un. « Je pense que t’as juste peur, Aiden. Et comme tu dis, peur ridicule. Il faut que tu apprennes à te faire confiance. Si c’est toi qui l’a embrassé, et que tu dis que ça t’as fait du bien, c’est que tu en as envie. » Tu n’étais pas du tout du genre à donner des leçons sur les sentiments, sur comment gérer son couple ou tous ces trucs là, ce n’était pas ton domaine du tout. Mais là, tu ne pouvais pas laisser Aiden comme ça. Tu essayais déjà de le pousser à sortir un peu plus, s’il commençait à imaginer un avenir avec quelqu’un, il fallait que tu l’encourages. « Je comprends, oui d’accord vous êtes différents. Mais ça peut être différents dans le bon sens du terme. Et il sait. Il sait ce que tu as vécu, il sait que tu as une fille, que tu as perdu Amy. Il sait toutes ces choses-là. » Tu ne voyais pas où était la barrière entre eux, et pourquoi est-ce qu’Aiden insistait autant pour se mettre une barrière entre lui et Greg. « Et puis apparemment, il n’a pas l’air de t’avoir repoussé pour que tu en parles comme ça, donc je suppose que s’il sait et qu’il ne te repousse pas, tu devrais être confiant. » Tu lui souriais gentiment. Tu voulais essayer de lui redonner confiance en lui, il le méritait vraiment. Tu soufflais un coup. « Tu te poses beaucoup trop de questions. Il faut que tu t’autorises à être heureux, point barre. » dis-tu en soupirant. Tu n’étais pas désespérer, mais ça te paraissait logique qu’Aiden ait un peu le droit à son quart d’heure de bonheur, et même plus. Surtout avec quelqu’un qui lui plaisait et qui l’attirait apparemment. « Je pense que tu devrais lui parler à coeur ouvert de tout ce que tu ressens, vraiment. Tu as prévu de le revoir ? » lui demandes-tu en prenant une nouvelle gorgée de café.

_________________

We are searchlights, we can see in the dark. We are rockets, pointed up at the stars. We are billions of beautiful hearts, and you sold us down the river too far. What about us? What about all the times you said you had the answers? What about all the broken happy ever afters? What about all the plans that ended in disaster? What about love? What about trust? What about us?


:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
TON AVATAR : Arthur -smoking- Darvill
TES CRÉDITS : Avatar: rustynails, signature:hedgekey et tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 4217
POINTS : 586
ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014

You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Jeu 21 Sep - 15:50

La musique, comme toutes formes d’art, était quelque chose d’essentiellement viscéral. Ce n’était pas un art relié directement au cerveau mais d’avantage relié aux tripes de la personne qui la créait. J’étais, depuis tout petit, quelqu’un de grandement ancré dans mes émotions, dans cet éternel moment présent. Les émotions d’une pièce, les vibrations des voix qui m’entouraient… Elle avait toujours influencé ce qui composait la plus grande partie de ma vie. Même si de grandes théories existaient affirmant que l’intellectualité était quand même présente dans la musique, je savais que sans sentiments écrire me serait impossible.

L’amour, pourtant, était en elle-même une tornade d’émotions que l’on choisissait d’exposer à autrui. Essentiellement, elle n’était pas réductible à de simples considérations pratico-pratiques. Le proverbe lui-même le disait. L’amour a sa raison que la raison ignore. Mais mon cœur avait tellement souffert d’amour que je me devais d’avouer être désemparé face aux sentiments, face à la tendresse. Je savais que mon cœur contenait une tempête que rien ne semblait apaiser. Le temps était censé faire son œuvre mais j’étais incapable de faire un pas vers l’amour. Mon petit noyau familial avait réussi à me contenir pendant tout ce temps. J’avais fini par intérioriser le fait que je n’avais pas le droit de m’abandonner à l’amour.

Mais il avait fallu que Greg se ramène. Greg qui était essentiellement une donnée que je ne pouvais pas traiter dans ce contexte où l’amour était relié à mon cerveau d’avantage qu’à mon instinct. J’avais à demi-menti en affirmant que nous nous étions uniquement embrassé. Il y avait eu plus dans les lèvres qui s’exploraient parce que j’avais fini nicher sur ses jambes à califourchon. Pendant un court instant, c’était mon instinct qui avait repris le dessus de ma tête… C’était avant que l’anxiété ne reprenne le dessus, avant que l’étouffement que je ressentais ne me coupe complètement le souffle.

Aloy visait partiellement juste – la dualité entre ma tête et mon cœur semblait presque impossible à maintenir. J’avais sans doute le droit au bonheur… Mais je n’étais honnêtement pas certain qu’un engagement avec Greg était une bonne manière de m’en sortir.

Sans le savoir, elle m’avait blessé en soulignant quelque chose que j’avais moi-même dit. Mes peurs étaient ridicules. Je m’autorisais à souligner que certaines d’entre elles ne faisaient aucun sens parce qu’elles avaient grandi hors de proportions tout simplement. La différence entre peur et phobie était importante et majeure. L’engagement n’était pas nécessairement une phobie. J’avais des appréhensions après m’être sorti d’une relation avec mon Marshall – considérant qu’il ne m’avait simplement plus donné de nouvelles après son départ – et après la fin dramatique de mon mariage. Ces appréhensions-là étaient normales de mon point de vue d’avantage que ma phobie de la couleur rouge, du sang, de dormir, de mourir, de perdre ceux que j’aimais (et qui m’empêchait presque de laisser ma fille vivre sa vie d’enfant)… Mais je laissais glisser en souriant doucement.

« Ce n’est pas nécessairement d’apprendre à me faire confiance… mais d’apprendre à faire confiance aux autres qui est difficile. » dis-je doucement en la regardant. J’avais beau tenter de découper le casse-tête en mille et un morceau, il était particulièrement difficile de l’amener tout entier à quelqu’un d’extérieur même si je voulais le ventiler… Même si j’avais définitivement besoin d’en parler. « Il ne sait pas vraiment ce que j’ai vécu. Perdre ma femme, c’était quelque chose. Mais Amy aurait pu mourir de cause naturelle. Il ne sait pas qu’elle a été assassinée et que j’ai failli y passer. C’est là que ça va coincer. Parce que je n’ai pas changé pour le mieux… on s’entendait même bien quand on s’est séparé. » Il y avait un peu d’amertume dans ma voix. Nous aurions pu vivre une grande histoire d’amour. J’avais regretté mais je savais très bien que je l’aurais empêché de réaliser plusieurs de ces rêves si notre histoire s’était poursuivie. Et je n’aurais pas été heureux de savoir que je l’avais retenu. « C’est surtout que je sais que s’il se passe quelque chose avec Greg… ce ne sera pas une baise ou deux… Ce que j’ai ressenti, c’était plus que ça. » Je me sentis rougir jusqu’à la pointes des oreilles en admettant que l’optique d’une intimité m’avait traversé la tête. « Honnêtement, j’ai peur de m’attacher dans une relation pour perdre la personne. Et puis… reprendre avec un ex, c’est toujours difficile et rarement une bonne idée. Surtout comme je l’ai quitté… » et je rajoutais avec un air faussement choqué « … pour une femme en plus. » Dans certains couples homosexuels, cela aurait sans doute fait scandale. La trahison suprême. Mais comme je ne m’étais jamais vraiment arrêter au sexe de mes amants, cela ne l’avait sans doute pas surpris plus que cela. Aujourd’hui par contre le balancier s’était tout bonnement arrêté.

« Alors tu peux imaginer que quand j’ai rejeté ses avances et que je me suis un peu perdu dans mes explications sur Amy… j’ai probablement ruiné une bonne partie de mes chances. » L’aveu était honnête et probablement un peu candide. J’avais cherché la bonne tournure. Mais je n’étais pas capable de m’enlever de la tête l’insistance de son pouce sur ma hanche, le désir qui brûlait dans son regard… Basculer dans ces bras aurait pu être si facile. Ça aurait même dû l’être… mais non. Je n’étais pas capable. Mon regard se pencha de nouveau sur ma fille qui courait juste pour vérifier que tout allait bien. La question de le revoir m’arracha un rire triste. « Pour l’instant, j’avais prévu de l’éviter aussi longtemps que possible. Le temps que je digère le fait que je suis un imbécile. Mais il va bien falloir se revoir… comme nous travaillons ensemble. »

Je passais doucement une main dans mes cheveux en finissant mon café d’une traite. « Ton tour maintenant…? » dis-je en retournant mon attention vers elle.

_________________

Everything has changed
Sans le savoir, nous avons vieilli. En bien ou en mal? Te recroiser après tout ce temps... une curieuse histoire... presque incroyable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : spf
TON AVATAR : rachel mcadams
TES CRÉDITS : minako (avatar), tumblr (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : richard - lloyd

RAGOTS PARTAGÉS : 1225
POINTS : 3281
ARRIVÉE À TENBY : 25/03/2017


ÂGE DU PERSONNAGE : trente-huit ans
CÔTÉ COEUR : elle n'a d'yeux que pour Lloyd
PROFESSION : chef de projet en laboratoire et maman surmenée à temps plein
REPUTATION : On se souvient de ses grands-parents, on se souvient de sa mère. On se souvient de cette petite tête blonde qui courrait partout avec ses sœurs et maintenant, on se souvient d'elle comme la belle jeune femme qu'elle est devenue. Ça été un plaisir de voir Aloy revenir en ville après autant de temps, surtout pour voir à quel point elle s'est épanouie. Et tout ce qu'on peut lui souhaiter, c'est que ça continuer comme ça.



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy] Mar 26 Sep - 19:57

Ca te faisait mal de voir ton ami comme ça. Tu en viendrais presque à culpabiliser de lui avoir dit que toi aussi tu avais quelque chose à lui dire, que toi tu avais trouvé une vraie bonne personne, quelqu’un qui te correspondait, du moins tu en étais sincèrement convaincue. Lloyd était parfait, il étais fait pour toi, tu en étais intimement persuadée. Tout se passait bien entre vous, même si tout était encore relativement récent. Vous alliez prendre votre temps et laisser la relation s’installer petit à petit. Et ça t’allait. De toute façon, toi, tu ne voulais surtout pas précipiter les choses entre vous. Mais tu en revenais à Aiden. Est-ce que c’était cruelle de ta part ? De te sentir contente pour lui alors qu’il semblait par dessus tout troublé? Tu te disais que d’avoir quelqu’un dans sa vie, ça ne pouvait que lui faire du bien. Tu ne te positionnais pas vraiment sur l’idée de revenir avec un ex. Après tout, si ça marchait bien entre eux à l’époque, pourquoi pas ? Mais lui semblait trop sur la défensive, comme si non, d’avoir embrassé ce Greg, ce n’était pas une bonne chose pour eux deux, pour lui. C’était dommage. Est-ce que ça faisait de toi un monstre d’essayer de le convaincre que non ? Que ce n’était pas une mauvaise chose ? Et qu’en soit, rien ne l’obligeait à passer la bague au doigt à cet homme, ce n’était qu’un baiser après tout. Même si clairement, même s’il le niait peut être un peu, ça semblait être bien plus que ça pour Aiden.

Tu pouvais le comprendre. Toi non plus, tu n’accordais pas facilement ta confiance. Les gens en qui tu pouvais avoir confiance étaient très peu nombreux et se limitaient probablement à ta famille, Lloyd, Jimmy et Thomas, à peu de choses près. Tu hochais la tête, tu voulais qu’il sache que tu comprenais ce qu’il te disait, mais que tu voudrais juste l’aider comme tu pouvais, à surmonter tout cela pour l’aider à accéder à une partie de bonheur. Tu savais ce qui était arrivé à Amy, bien sûr. Tu n’avais jamais vécu ça, tu ne voulais pas avoir à vivre ça un jour, et bien sûr, tu ne pouvais pas te mettre à sa place. Mais même si tu comprenais que le deuil d’Amy durerait sans doute le reste de sa vie, il fallait qu’il ait autre chose en parallèle. « Tu crois vraiment que ça changerait quelque chose ? Je veux dire, bien sûr que pour toi c’est différent. Pour lui, je ne sais pas. Je vois pas pourquoi il accepterait mieux qu’elle soit morte d’une maladie que ce qui s’est vraiment passé. Et c’est ton passé de toute façon, c’est ce qui fait ce que tu es aujourd’hui alors… » Tu n’avais pas envie d’en rajouter trop, surtout parce que tu n’avais pas non plus envie de pousser Aiden à parler d’Amy. Mais il avait cet air tellement nostalgique quand il parlait de cet autre homme, tu trouvais ça dommage qu’il soit autant dans la retenue. Mais tu étais contente de voir qu’au fond, il avait envie de plus. « Bah tant mieux non ? Si t’as ressenti ça juste en l’embrassant, je trouve que c’est plutôt bon signe. » dis-tu avec un sourire qui se voulait rassurant. Tu reprenais une gorgée de café. Toi, tu n’avais pas ressenti ça la première fois que tu avais embrassé Lloyd, même si là, maintenant, l’idée d’une relation qui s’installe dans le temps te plaît de plus en plus. Alors si Aiden avait directement ressenti ça, c’était une très bonne chose. Tu souris un peu. « Tu avais tes raisons de le quitter Aiden. Et il a franchement pas l’air de t’en tenir rigueur. Tu ne devrais pas te poser trop de questions à ce niveau-là. Le passé est bien où il est, vis au présent. »

Tu aurais bien aimer qu’Aiden ne se pose pas autant de questions, qu’il prenne les choses comme elles étaient. Surtout que Laura était encore toute jeune. S’il attendait, elle allait grandir et il se retrouvait avec une adolescente qui aurait son mot à dire quant à ses choix. Laura n’était pas une enfant difficile, au contraire, elle était adorable. Donc tu ne voyais pas pourquoi se priver. En tout cas, tu ferais à peu près tout pour le pousser dans les bras du dit-Greg. « Je pense que tu n’as rien ruiné du tout, et que tout ça c’est dans ta tête. » Et puis, ce n’était qu’un baiser, il avait agi sur le moment et si Greg le connaissait un tant soit peu, il devait savoir que les réactions à chaud d’Aiden n’étaient pas toujours celles qu’il valait mieux prendre en considération. A ton tour, tu diriges ton regard vers Laura en l’écoutant. Tu levais les yeux au ciel. « T’es pas un imbécile. » Loin de là. En y repensant, toi aussi tu avais été très bête la première soirée que tu avais passé avec Lloyd, à aller vers lui pour mieux le fuir sans trop savoir ce que tu voulais. C’était pareil, mais ça avait marqué quelque chose de bon, de bien. « Tu crois vraiment que c’est la meilleure solution de l’éviter ? Je veux dire, tu pourrais prendre les devants, réfléchir à ce que tu as envie de lui dire, l’inviter à boire un verre. Plutôt que de lui tomber dessus comme ça sans savoir par où commencer. Enfin, moi, je sais ce que je choisirai en tout cas. » Tu vidais à ton tour ta tasse de café, et tu jetais ta tasse en carton dans la poubelle qui se trouvait à côté du banc sur lequel vous étiez assis. Mais tu manquais de t’étouffer en entendant sa question. « Mon… ? » C’est vrai que tu lui avais dit que toi aussi tu avais des choses à lui raconter. En y réfléchissant bien, tu avais dit à très peu de personnes à voix haute que tu côtoyais Lloyd jusqu’ici. Pas que tu ne voulais pas, plutôt que tu laissais l’idée s’installer naturellement dans l’esprit de chacun. « Eh bien… Je vois quelqu’un. Depuis quelques temps maintenant. » dis-tu avec un sourire un peu gêné. C’était bizarre, d’en parler naturellement. Mais tu allais bien devoir à apprendre à en parler. Mais tu restais évasive. Tu ne disais pas grand-chose. « Et voilà. » Tu ne savais pas vraiment quoi dire de plus finalement. Tu étais avec Lloyd, voilà.

_________________

We are searchlights, we can see in the dark. We are rockets, pointed up at the stars. We are billions of beautiful hearts, and you sold us down the river too far. What about us? What about all the times you said you had the answers? What about all the broken happy ever afters? What about all the plans that ended in disaster? What about love? What about trust? What about us?


:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Love was not my first answer [PV Aloy]

Revenir en haut Aller en bas

Love was not my first answer [PV Aloy]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP abandonnés-