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My only regret was letting her go. (Jean)

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Magnùs Hadsen
Magnùs Hadsen
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus.
TES DOUBLES : Lloyd & Luke.
TON AVATAR : Colin Firth.
TES CRÉDITS : hjs (avatar) & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : Ivy. (1/2)
Fred à venir.
RAGOTS PARTAGÉS : 254
POINTS : 1303
ARRIVÉE À TENBY : 23/04/2017
My only regret was letting her go. (Jean) Tumblr_orqdk8vXx51vk1e43o1_400
ÂGE DU PERSONNAGE : cinquante-cinq ans.
PROFESSION : Diplomate de renom.
REPUTATION : Toujours aussi arrogant mais il fait de moins en moins parler de lui en ce moment, peut-être qu'il a enfin décidé à quitter Tenby ?


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MessageSujet: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyMar 25 Avr - 15:42


You have your mother's eyes.

« Monsieur, votre voiture vous attend dehors. » Ton secrétaire se dresse devant la porte de ton bureau, il s’incline avant de s'en aller, te laissant seule, installé sur ton fauteuil, un verre de cognac en main. Alors c'est maintenant que tu quittes ton bureau pour répondre à une lettre. Jamais une seule seconde dans ta vie tu n'avais songé à recevoir un papier pareil et pourtant, tu en lis énormément. Quelqu'un, enfin, une jeune femme dit être ta fille. Il n'y a pas réellement de preuves, tu n'as même rien sur elle. Tu connais un peu sa vie, rapidement, tu as été dans les dossiers du gouvernement pour en découvrir sur elle, mais il n'y a rien d’intéressant, rien qui peut montrer qu'elle a une raison de mentir. Tu ne comprends pas. C'est rare pour toi de ne pas comprendre. C'est énervant. Tu n'en as pas parlé à Fredrik, il est à Swansea en ce moment, il visite avec des amis. Tu lui enverras un message plus tard. En attendant, tu as besoin de rendre une visite à cette Jean qui habite, comme par hasard, à Tenby. Cette ville, que pendant très longtemps tu as aimé, te donne froid dans le dos. Tu y vas oui, mais à reculons, tu as besoin de satisfaire cette curiosité que tu gardes en toi. Tu as besoin de voir qu'elle a tord, que tu ne peux pas être son père. Tu n'es le père que d'une personne et c'est ton  fils. Lentement, tu te redresses, tu récupères ton sac, ta veste de costume et tu t'avances, abandonnant ton cognac et tes affaires en cours. Tu quittes ton bureau sous le regard de tes quelques employés qui travaillent encore. Une jeune femme se dresse devant toi et prend la parole. « Monsieur, je dois vous rappeler que dans deux jours, vous avez un rendez-vous à l'ambassade de la Bolivie à Londres à 11h30 et que vous avez un dîner avec le professeur Anderson de l'université de Cambridge, votre réservation est à 20h dans votre restaurant préféré à Londres. » Tu lèves ta main gauche, accompagnant le geste d'un léger sourire. « Merci Émilie. » Tu as encore tellement de choses à faire, heureusement que tu as un peu de temps devant toi, tu ne te crois pas capable de simplement faire un aller-retour à Tenby. Tu as bien trop de souvenirs dans cette ville. Tu te souviens de tout, exactement tout. Tu étais jeune, heureux, plein d'entrain, tu étais amoureux de la plus belle de toutes les femmes. Tu voyais le monde à travers ses yeux. Tu prenais tes semaines de vacances à l'armée pour être avec elle, ta famille n'avait pas le droit de te voir. Ton père s'en moquait, ta mère quant à elle, noyait son chagrin dans l'alcool et tes frères, tu ne veux même plus les voir. Tu étais heureux, tu paradais à ses bras, vous étiez dans une petite maison, en plein milieu de la ville, tu la louais à un pêcheur que parfois tu allais aider afin de ramener quelque chose à manger. Certes, tu pouvais tout lui offrir. Tu étais riche. Tu l'es encore. Tu as appris, à tes dépends que l'argent ne fait pas le bonheur. Tu aurais donner ta fortune pour la faire revivre, tout comme ta défunte épouse. Tu es maudit. Les femmes ne peuvent pas s'approcher de toi sans qu'il se passe quelque chose de grave. Ton premier amour s'est suicidé. Ta femme est morte d'un cancer. Depuis, tu n'as plus personne dans ta vie, tu en croises pourtant, des femmes qui voudraient de toi, tu refuses, bien que parfois, pour une nuit, tu acceptes, mais tu n'arrives pas à plus, tu te sens incapable d'aimer une autre. Tu ne pourrais pas en aimer une autre.

Tu as sérieusement besoin de prendre l'air, de te changer les idées. Aller à Tenby, aux yeux de tes employés semble être une excellente idée, mais ils ne connaissent pas ton histoire avec cette ville. C'est ton chauffeur qui sait que tu as déjà été là-haut, il y a quelques années. Il connaît la route. Vous y allez que tous les deux, pas question que tu prennes un garde du corps, tu vas déjà assez attirer les regards, il ne faut pas que tu fasses venir quelqu'un avec toi, bien que l'intimidation serait un bon plan. Tu quittes ton bâtiment rapidement, tu grimpes dans un taxi avec ton  chauffeur et vous filez directement à l'aéroport. Il prend l'avion avec toi jusqu'à Swansea et de là, il va conduire. Vous avez déjà une voiture qui vous attend là-haut, tout comme un comité de bienvenue, tu as eu beau dire que tu passais dans les coins pour des affaires personnelles, il y a deux figures politique qui vont t'attendre. Tu es déjà ennuyé. La vol se passe bien, rapidement. Tu n'es pas réellement anxieux.Tu es curieux et agacé. Ton chauffeur, Dolan le sent. « Är allt bra sir? » Demande-t-il alors que vous être en train de quitter l'aéroport de Swansea, vous marchez tous les deux, l'un à côté de l'autre. Tu te demandes parfois s'il s'inquiète vraiment pour toi ou si il veut simplement garder son travail. « Ja. » Dis-tu simplement, haussant les épaules alors que vous arrivez devant le comité. C'est avec politesse que vous restez une vingtaine de minutes avant que Dolan te sauve en prenant la parole, annonçant que tu es en retard. Cette fois, vous pouvez partir. Vous prenez la route pour Tenby en silence quoi que, avec de la musique, Mozart. Tu réponds à tous les critères des aristocrates jusqu'à la moelle. Tu manques de t'endormir d'ailleurs, certainement que tu aurais dû te reposer la nuit dernière au lieu d'étudier la lettre en long large et travers.  Trop tard maintenant. Vous arrivez en ville rapidement. Tu sors de la voiture pour prendre l'air et faire quelque chose que tu ne t'accordes que rarement. Fumer. Dolan reste proche de toi, les mains dans les poches, il surveilles les environs et vous voyez une voiture s'approcher. Tu tournes le dos, baissant la tête, soufflant doucement la fumée par tes narines. Vous êtes dans la bonne rue. Tu connais l'adresse sur tes doigts. Tu veux savoir qui est cette femme qui prétend être ta fille, ce qui est impossible. Vraiment, impossible... Vous restez encore un moment tous les deux avant que tu fasses signe à Dolan que tu vas voir, devant la maison. Elle change de toutes celles que tu as déjà visité. Tu es même tellement grand que tu va devoir t'abaisser si tu rentres. Tu souffles un grand coup. Tu jettes ton mégot derrière toi et tu sonnes.

_________________

Never trust the diplomat.

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Jean McKinnon
Jean McKinnon
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par ? sur Bazzart ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew
RAGOTS PARTAGÉS : 6942
POINTS : 2509
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : N'en déplaise aux mauvaises langues, Andrew et elle ont emménagé ensemble et attendent un bébé pour début janvier


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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyLun 1 Mai - 0:58

C’est étrange, de revenir ici. Il s’est écoulé quelques mois, à peine, pourtant Jean a l’impression qu’il s’est passé une vie entière. Pour elle, en tout cas, car à Tenby, rien n’a changé. Elle a même croisé la vieille Lloyd en sortant de la gare et a prétendu apprécier la conversation avec cette commère. Et puis, elle est rentrée chez elle en marchant. Les mêmes rues qu’elle a arpentées pendant quatre ans. Les mêmes gens, les traits tirés par la fatigue, le teint pâle, préoccupés par leur vie quotidienne. Elle a hésité, un moment, à faire un détour par le garage où travaille Andrew, mais elle n’est pas prête à le confronter si tôt. Et puis, elle se sent fatiguée – sûrement la faute au décalage horaire.

C’est donc en fin de matinée qu’elle pousse la porte de chez elle. A l’intérieur, il fait froid, un peu humide aussi. Ça sent la poussière et le renfermé, et Jean est accueillie par une pile de courrier non ouvert. Peut-être qu’elle aurait dû demander à un de ses voisins de prendre soin de l’endroit en son absence. La brune soupire et ramasse les enveloppes, pour les poser sur la table du salon. Pas envie de trier tout cela pour le moment. A la place, elle pose son sac à dos dans un coin, et va dans la cuisine pour se servir un verre d’eau. Si elle est partie sur un coup de tête, elle a bien heureusement pris le temps de ranger un minimum l’intérieur de sa maison. Et vu que six mois se sont écoulés depuis son départ impromptu, la brune est bien contente d’avoir été aussi prévoyante. Il y a, toutefois, d’autres choses qu’elle aurait aimé faire différemment… Mais, pour l’heure, elle n’a pas la force de songer à comment arranger cela. Elle est, en fait, juste fatiguée. Si bien qu’elle finit par s’effondrer dans son lit. Elle sombre dans le sommeil et, quand elle se réveille, il fait presque nuit. Cela ne va sûrement pas l’aider à se remettre dans le rythme britannique, songe-t-elle, tout en faisant l’effort de se lever. Elle se sent un peu sonnée et nauséeuse, après cette trop longue sieste et décide de prendre une douche pour se remettre les idées en place. La faim la tiraille quand elle en sort, vêtue d’un sweat et d’un pantalon de jogging. Bien entendu, elle ne peut pas compter sur le contenu de son réfrigérateur et n’a, pour l’heure, pas envie d’affronter la corvée des courses alimentaires. Alors, elle choisit la solution de facilité et commande une pizza – comme elle en rêvait depuis plusieurs jours déjà, avec du fromage dégoulinant et une croûte épaisse. On lui annonce qu’elle ne sera pas livrée avant une bonne demi-heure, si bien que Jean décide de s’occuper en attendant. Elle met de la musique, déniche une bouteille de vin qui traine dans un placard et s’en sert un verre pour affronter le tri de son courrier.

Elle a séparé la publicité et les courriers qui lui sont personnellement adressés en deux tas quand on sonne à la porte. Déjà ? Elle ne pense pas à vérifier l’heure, mais a un doute soudain quand elle se dirige dans l’entrée : a-t-elle bien de quoi payer le livreur ? Elle récupère son portefeuille dans le sac au passage, et ouvre la porte. Sauf qu’elle trouve sur le seuil un homme, grand, en costume, et sans pizza. Soit les modalités de livraison à domicile ont bien changé, soit il est là pour autre chose.

« Oh… Vous n’êtes pas le livreur, on dirait. »
Jean grimace, un peu déçue. Il faut dire qu’elle commence à avoir sérieusement faim. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? » demande-t-elle, incertaine.

Elle fixe l’inconnu, en attente d’une réponse. Elle ne l’a jamais vu et ne pense pas qu’il soit du coin – un homme comme lui, on le remarquerait dans une bourgade comme Tenby. Peu de chances qu’il s’agisse d’un voisin. Pourtant, à mesure qu’elle dévisage cet homme, une étrange appréhension gagne Jean. Comme si quelque chose d’important était sur le point d’arriver.
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Magnùs Hadsen
Magnùs Hadsen
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyLun 1 Mai - 1:30


You have your mother's eyes.

Tu as l'impression d'attendre une éternité devant cette porte et pourtant, cela fait à peine quelques secondes que tu as appuyé sur la sonnette, tu l'entends encore raisonner, après est-ce que c'est dans la réalité ou simplement dans ta tête, c'est une autre question. Tu fixes le haut de la porte, tu attends que ça bouge et que ça s'ouvre et... C'est le cas, tu entends des pas derrière la porte et celle-ci s'ouvre. Ton cœur manque un battement et ça, sans que tu puisses faire quoi que ce soit et ce n'est rien comparé à ce qui t'attend lorsqu'une jeune femme se trouve devant toi et prend la parole. Un livreur ? Est-ce que tu as réellement la tête d'un livreur ? Tu restes là, figé, comme si tu faisais face à un fantôme. Tu as l'impression d'être le piégé dans une mauvaise blague, comme celles à la télévision ou quelqu'un se déguise pour faire croire que. Tu savais que tu aurais du regarder la photo, tu savais que tu aurais du creuser sur sa vie et non pas seulement te contenter de quelques lignes. D'ailleurs pourquoi est-ce que tu t'es déplacé pour une lettre sans preuves et quelques lignes. Tu ne comprends pas, rien n'est logique, tu dois certainement être en train de dormir et tu vas te réveiller ou alors, cette fameuse caméra va apparaître et toute une bande de débiles va t’accueillir avec un « c'était une blague » malheureusement rien de tout cela ne se produit. Tu es toujours aussi silencieux, tu n'arrives pas à quitter tes yeux de son visage. « Eileen... » Murmures-tu pour toi-même. C'est un fantôme que tu as en face de toi, ce n'est pas possible autrement, personne ne peut lui ressembler autant sauf si c'est de la même... Famille ? Ton monde est en train doucement mais sûrement de s'écrouler, tout autour de toi. Des souvenirs lointain commencent à faire surface dans ton esprit. Tu te rappelles d'Eileen, de vous deux à Tenby, à courir main dans la main dans les rues après avoir été voler des fruits en ville. Elle riait aux éclats comme une gamine, qu'est-ce qu'elle était heureuse et même toi, tu l'étais aussi. Tu profitais de la vie, celle hors de l'armée, celle qui permet de s'épanouir autre que professionnellement. Immédiatement après, tu songes à Eileen, la dernière fois que tu l'as vu, elle n'avait de cesse de serrer frénétiquement tes mains dans les siennes et de te dire de prendre soin d'elle, mais sans en dire plus. Elle devenait folle, elle n'avait plus toute sa tête, tu n'as jamais réellement su ce qu'il c'était passé pour elle, pourquoi elle t'avait abandonné. Tu ne lui avais jamais rien demandé, au contraire, tu l'avais écouté juste, elle n'avait pas réellement de cohérence, mais elle était plus calme selon ses proches lorsque tu étais là, sauf lorsqu'elle parlait d'elle. Tu as continué à l'aider elle et ses proches financièrement, sans jamais rien demander en retour si ce n'est de passer de moments seul avec Eileen. Tu as venu la voir à plusieurs reprises jusqu'à sa mort, tragique. Un suicide et c'est toi qui a payé la cérémonie, tu as tout payé en fait, tu te devais de le faire, pour tout ce que tu vous aviez vécu tous les deux c'était la moindre des choses. Tu n'as jamais été assez là pour elle, si seulement tu t'étais battu, si tu l'avais cherché au lieu de retourner à ta vie normale. Tu ne pouvais pas savoir cependant, c'était impossible... Tu étais trop jeune, trop ambitieux et tu l'avais mal pris, qu'elle te quitte, tu pensais qu'elle t'aimait comme toi tu l'aimais...

« Non. » Cette fois, ta voix bien que presque cassée se fait entendre plus fortement. Tu te redresses encore plus, pour toi, te donner du courage. Les émotions ne peuvent pas avoir raison, c'est simplement une mauvaise blague. Tu n'as pas de fille, tu as un fils, Fredrik et c'est tout. « Je ne suis pas le livreur. » Tu te racles la gorge. « Je suis Magnùs Hadsen, j'ai reçu une lettre il y a peu de temps indiquant que vous étiez ma fille or, je n'ai pas de fille, du moins pas à ma connaissance et j'aimerai avoir des explications. » Tu fais le malin mais tu prends difficilement sur toi, tu sens que tes jambes deviennent cotonneuses. « Est-ce que je peux entrer ? » Il vaut mieux en discuter à l'intérieur non ? Et puis tu ne vas pas tenir longtemps debout comme ça dehors. Tu vas tomber et tu te sens faible et Dieu sait que tu détestes te sentir faible parce que tu ne l'es pas. Tu es fort, tu as traversé des épreuves difficiles, ton cœur a été brisé à deux reprises et tu es encore là, tu te bats pour une nation avec un métier qui demande énormément de travail. Tu as des responsabilités, tu n'es pas là pour jouer avec les gens, surtout pas. Il faut que tu mettes cette situation au clair, que tu puisses rentrer chez toi, tout oublier et reprendre ta vie. Ce qui est problématique c'est que tu as l'impression que tu ne vas pas pouvoir rentrer chez toi comme tu le veux. Pourquoi est-ce que lorsque tout va bien, il faut que quelque chose dérape. Tu t'en sortais si bien après la mort de ta femme, même si contrairement à ce que ta psychiatre t'a demandé, tu te balades toujours avec ton alliance, tu avais redressé la barre, tu n'étais plus triste comme avant. Tu commençais à être heureux, Fredrik aussi, il arrêtait de te surveiller constamment. D'ailleurs il ne sait pas que tu es là, il va certainement t'appeler et tu vas devoir lui mentir, rien que l'idée de ça te rend malade. En attendant, tu es toujours sur le pallier de la porte d'entrée de cette jeune femme, Jean qui n'a pas bougé d'un pouce, comme toi.

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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyLun 1 Mai - 21:02

Jean pressent que l’homme face à elle, s’il n’a pas la dégaine d’un livreur, n’est pas non plus un démarcheur quelconque ou autre témoin de Jéhovah. Il la regarde bien trop intensément pour qu’il soit arrivé là par hasard. Elle jurerait l’avoir vu pâlir lorsqu’elle a ouvert la porte. Et le silence qui s’éternise laisse la place à une hypothèse qu’elle rejette aussitôt. Non, ça ne peut pas être lui. Pas devant chez elle, pas pile le jour où elle revient à Tenby. Pas après une simple lettre couchée sur papier pour exorciser son mal-être, et non pour l’inviter dans sa vie. Non, cet homme n’a rien à voir avec ce type au nom imprononçable qui lui aurait fourni 50 % de son ADN. La brune refuse que cela soit possible, au point même qu’elle se persuade avoir rêvé le prénom qu’il a soufflé, sous la surprise. Eileen. Le prénom de celle qui l’a abandonnée à sa naissance, ou presque. Cette femme qu’elle aurait voulu confronter. Mais cette Eileen s’était dérobée même à cela, en s’ôtant la vie. Jean n’a pas cherché à en savoir plus : elle n’a aucune envie de risquer de prendre en pitié sa génitrice, pas après tout le mal dont elle a été responsable.

L’inconnu ouvre finalement la bouche et sort l’Ecossaise de ses pensées. La voix blanche, il lui explique ce qu’elle sait déjà – il n’est pas le livreur. Jean pourrait presque s’amuser qu’il confirme cette évidence, si elle ne se sentait pas aussi mal à l’aise face à lui. Et lorsqu’il poursuit, elle est bien contente de ne pas avoir ouvert la bouche. Bien contente aussi d’être appuyée contre la porte, car elle sentirait presque la terre se dérober sous ses pieds. Elle entend comme à distance ce qu’il lui dit, et met quelques secondes – de longues secondes, à réaliser qu’il lui a demandé d’entrer. Sonnée, la brune reste un instant encore à le fixer avant que ses pensées semblent bien vouloir se remettre en ordre. Le faire rentrer. Oui…

« Euh… Oui, bien sûr. Entrez... » souffle-t-elle tout en s’écartant pour lui laisser la voie libre.

Elle referme la porte derrière eux et prend soudainement conscience de tout ce qui ne va pas, dans les pièces où Magnùs se retrouve à déambuler, comme dans son apparence à elle. Ce n’est pas ainsi qu’elle avait imaginé avoir à le rencontrer. Elle croyait qu’elle ne le rencontrerait jamais, qu’elle n’en avait pas besoin. Mais si ça avait dû se faire, elle aurait bien aimé qu’il ait la décence de fixer un rendez-vous, en quelque sorte. Qu’elle puisse faire le tri parmi tout ce qu’elle avait à lui dire, et surtout, qu’elle soit un minimum présentable ! Jean croise rapidement les bras sur sa poitrine et dépasse l’homme en costard, pour le conduire vers le salon :

« Vous pouvez vous asseoir sur euh… le canapé. » Rapidement, elle débarrasse ce qui traîne : le courrier ouvert comme fermé, son verre. « Désolée, je rentre tout juste de voyage. » s’excuse-t-elle sans jamais oser le regarder.

D’ailleurs, une fois tous ces objets rapatriés dans la cuisine dans la précipitation, Jean reste à bonne distance de l’homme. Elle l’observe de loin et peut à présent noter que le tissu de son costume est de bonne facture, que sa veste tombe parfaitement bien. Sûrement que le vêtement a été fait sur mesure. Et le charisme global du cinquantenaire ne fait que confirmer la chose : il n’a rien à faire dans son salon minable, dans une petite ville au fond du Pays de Galles. Il vaut mieux que ça, et il vaut mieux qu’elle. Il est sûrement là pour le lui signifier clairement. La brune n’a aucune envie de s’effondrer lorsqu’il lui dira ce dont elle est elle-même persuadée, alors, elle lui explique :

« Je vous ai écrit une lettre mais je ne m’attendais pas à vous voir débarquer comme ça. Depuis Londres, en plus... » glisse-t-elle soigneusement, se rappelant parfaitement de l’ironie de la chose. « Mais je ne suis pas sure d’avoir compris, vous voulez des explications ? Quel genre d’explications ? »

Il lui semble pourtant avoir été parfaitement claire, sur papier : comment elle a engagé un détective pour retrouver ses origines, la décision impulsive de lui écrire pour passer à autre chose, à quel point son abandon avait déterminé tout le reste de son existence… Pas mal de détails restent flous, tant les émotions étaient contradictoires lors de l’écriture de cette lettre. Et, si coucher sa colère, sa tristesse, sa mélancolie, ses espoirs toujours déçus, sur papier, lui a fait un bien fou, elle regrette à présent d’avoir effectivement envoyer le courrier à son destinataire. Parce que clairement, elle ne saurait pas quoi faire d’un père, après avoir passé 29 ans sans.
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Magnùs Hadsen
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyLun 1 Mai - 22:07


You have your mother's eyes.

Tu es dans un mauvais film.

Oui, c'est exactement cela, le protagoniste vient d'apprendre une nouvelle qui bouleverse sa vie toute entière et sent que le monde se dérobe sous ses pieds, il va s'évanouir et lorsqu'il va se réveiller, tout ira bien. Parce que c'est un film. Tout termine toujours bien dans les films, aussi horrible et pénible soit la vie des acteurs, ça se termine bien, une note de positivisme à en donner la gerbe. Pardonnez le langage. Certains vont dire que les films sont là pour ça, éloigner le commun des mortels de cette réalité qui détruit tout sur son passage mais parfois, il faudrait mettre les gens en face de ce qui les attend, la mort, la déception, la douleur. Il n'y a pas que de l'amour et de l'eau fraîche entre divers obstacles dans la vie. C'est dur, c'est douloureux, ça donne envie d'en terminer. C'est une lutte constante qui demande du temps et de la force et pour cela, tout le monde n'en a pas. Tu es bien placé pour dire ça Magnùs, fils d'un riche père et d'une mère silencieuse. Tu baignes dans l'or depuis de que tu es gamin et pourtant, tu as toujours été tenu éloigné du bonheur, dans un premier temps en entrant dans l'armée. Tu as dû tout abandonner sans jeter un seul regard en arrière. Ce n'est pas que ta famille te manquait, mais c'était un immense changement qui t'a mené à la rencontre d'Eileen qui a changé ta vie. Tu voulais changer ta route, même si tu étais jeune, inconscient. Tu voulais tout abandonner pour elle et vous aviez prévu de le faire jusqu'à ce qu'elle t'abandonne. Eileen t'a brisé le cœur, tu l'as attendu durant des jours et tu n'avais rien pour la retrouver simplement son prénom et des idées pleins la tête. Tu te souviens de tout, comme si c'était hier. Tu avais même une gourmette à son nom, gourmette que tu portes encore à ton poignet droit. Tu as l'impression qu'elle te brûle. Tu as énormément chaud, tu sens que ton cœur bat trop vite et que tes jambes menacent de lâcher, mais absolument rien, ne figure extérieurement. On t'en a voulu pendant longtemps de ne jamais rien montrer aux yeux des autres, mais tu as cette crainte de paraître faible et Dieu sait qu'à l'armée ça ne pouvait pas fonctionner et quand bien même tu n'étais qu'au service des renseignements, tu as fait tes classes comme les autres, tu as tenu une arme pendant longtemps. Tu as juré de servir ta patrie jusqu'à ta mort.

Mais Magnùs tu es mort déjà, deux fois. Tu as été tué par deux femmes. Eileen et Judith.

Tu ne devrais même pas être encore debout sur tes pieds, tu devrais être enterré six pieds sous terre, en quête des deux seules femmes que tu as aimé plus que tout dans ta vie. Celles à qui tout a tout donné. Elles t'ont abandonné à ta vie qui ne tient que sur un fil, ton fils. Si tu n'es pas réellement mort, c'est bien parce qu'il est là, qu'il te soutient, qu'il te protège et qu'il t'aime. Fredrik est toute ta vie. Tu refuses d'approcher d'autres femmes autre que pour satisfaire des besoins sexuels. Jamais ô grand jamais tu ne vas aimer une autre femme. Tu ne peux pas te permettre de tout perdre à nouveau, la mort va se faire un malin plaisir à te retirer ce que tu aimes afin de te faire sombrer dans une nouvelle dépression, une nouvelle période sombre ou rien, absolument rien ne compte.

Oui, tu fais le beau sous tes grands airs mais tu n'en tires pas large et tu souffles enfin lorsqu'elle te dit que tu peux entrer et c'est ce que tu fais, assez rapidement. Tu défais les boutons de ton manteau tout comme ceux de ta veste de costume avant de t’asseoir avec élégance. Tu observes d'un œil distrait ce qui se trouve autour de toi, mais tu n'en tiens pas rigueur, tu n'as pas le droit. Tu viens d'arriver chez elle, sans prévenir. Tout le monde ne garde pas sa maison impeccable comme tu peux le faire à Londres. Tu te plonges dans un silence sans fin, parce que tu ne sais pas quoi dire et que tu préférerais qu'elle parle bien que sa voix se rapproche bien trop de celle d'Eileen pour que ce soit vrai. Tu passes ta main gauche sur ton visage qui reste ton dernier rempart à l'indifférence.

« Je ne sais pas réellement ce que je veux. » Confies-tu à la jeune femme que tu daignes enfin regarde lorsque tu parles. Tu ne comprends pas comment est-ce que tu as pu en arriver là. Comment alors qu'il y a encore quelques jours dans ta vie, tout allait bien. Ton emploi du temps était connu, pas de nouveauté et puis, l'arrivée de cette foutue lettre a tout changé. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi est-ce qu'elle a attendu aussi longtemps pour faire son apparition pour prétendre être ta fille. Si ça se trouve... Non, tu n'arrives pas à l'imaginer. Elle est comme Eileen. Non, franchement non. « Je ne comprends pas, pourquoi ? » Tu la regardes dans les yeux avant de secouer la tête sur les cotés. « Vous êtes certaine de vous ? De tout ce que la lettre disait ? Vous êtes la fille d'Eileen ? » Rien que prononcer son nom te donne la nausée, tout ton estomac se retourne et tu te sens affreusement mal. La douleur est intenable et pourtant, tu ne montres rien. « Eileen... » à nouveau son prénom quitte tes lèvres, comme un fantôme. Elle n'est plus là et pourtant, elle te hante. « Si... Si tout ce que vous dites est vrai alors... je... » La difficulté de trouver les mots elle aussi te rend malade, tu n'as pas l'habitude de butter dessus, tu sais toujours quoi dire, quoi faire, comment te comporter. Là c'est nouveau. C'est horrible. « Elle m'a abandonné. » Et ça sort, tout seul avec un sentiment horrible. Tu as l'impression que quelqu'un est en train d'arracher ton cœur. Ton poing gauche se serre dans le vide, tu sens tes ongles appuyer sur ta peau et la douleur n'est rien comparée au reste. Tu as été abandonné tout comme Jean, vous avez tous les deux été séparé de cette femme. Elle ne doit même pas l'avoir connu et toi, tu n'as jamais eu la chance d'apprendre que tu avais une fille... Enfin, non, vraiment ?

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Jean McKinnon
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyMar 2 Mai - 19:32

Il y a un mois encore, Jean ignorait tout de ce Magnùs Hadsen. Elle n’avait guère d’espoir de retrouver la trace de ses géniteurs – mais cela ne l’avait pas empêchée de contacter un détective privé. Histoire de, s’était-elle dit. Elle ne voulait pas avoir à le regretter, un jour, même s’il était étrange de se réveiller à presque trente ans pour se lancer dans une quête d’identité… Pendant un moment, la brune n’avait eu aucune nouvelle de cette enquête, si bien qu’elle s’était presque résignée à ne jamais connaître tout ce pan-là de sa vie. Et puis, on était revenu vers elle. Quelques noms couchés sur un papier, le minimum de détails, comme elle l’avait demandé. Eileen décédée, il ne lui restait que ce Magnùs.

Et le voici, à présent, en chair et en os, dans son salon. Il jure dans le décor : trop sophistiqué pour ses meubles en kit, trop charismatique pour cette ville sans grande aspiration. Il semble même trop grand pour son canapé, note-t-elle d’un œil critique. Jusque-là, elle s’est persuadée que cet homme n’était pas important, que connaître son nom, son existence, son adresse, ne changerait rien à sa vie. C’était facile de ne pas imaginer la personne derrière ces informations, quand elle n’avait que ça. Mais il a changé la donne en débarquant ici. Et s’en ficher paraît soudainement insurmontable. Bien sûr, la surprise passée, une certitude perfide s’insinue en Jean : celle qu’elle n’est pas à la hauteur. Il est venu pour des explications et alors même qu’il lui affirme ne pas savoir ce qu’il veut exactement, l’Ecossaise entend toute autre chose. Même s’il n’a pas eu connaissance de son existence jusqu’à présent, il repartira à sa vie (qu’elle devine parfaitement rangée) à la première occasion. Elle le sait, elle le pressent… Et elle compte donc bien rester strictement cordiale et polie, le traiter comme l’inconnu qu’il représente pour elle. Peu importe s’il a l’air plus encore perdu et décontenancé qu’elle. Elle ne peut pas le prendre en pitié, ce serait trop dangereux. Jean hoche simplement la tête, pour lui confirmer qu’elle est certaine, qu’elle est bien la fille de cette Eileen. Retrouver la mère, c’est facile en général, en tout cas, d’après le détective privé auquel elle a fait appel. C’est remonter jusqu’à l’identité du père qui peut s’avérer plus compliqué et elle soupçonne que, s’il doute encore de leur lien de parenté, c’est que l’histoire de sa conception doit être particulière… Jean n’est pas certaine d’être prête à l’entendre. Alors, quand il semble avoir conclu son flot de pensées, elle hausse simplement les épaules :

« Eh bien, on est deux... »

Elle se retient tout juste d’ajouter qu’ils puissent comparer leur situation. Elle n’avait que quelques jours, à peine, et cet abandon avait scellé son destin à jamais. Cela dit, elle devine bien, malgré toutes les barrières qu’elle se crée, que le cinquantenaire est toujours hanté par cette femme… Mais la brune n’a pas envie d’entendre leur histoire – elle n’est pas prête. Peut-être qu’elle ne le sera jamais, surtout si venir ici n’est qu’une formalité de plus à régler pour cet homme. Un peu comme l’a été cette lettre pour elle. Finalement, elle décide de briser la distance entre eux, en prenant une chaise pour s’asseoir face à lui, la table basse les séparant toujours soigneusement.

« Je n’ai sûrement pas la réponse à toutes vos questions. » Elle hausse les épaules, décidant d’en révéler un peu plus. Il vient tout de même de Londres, autant qu’il ne se soit pas déplacé pour rien. « C’est tout récemment que j’ai entrepris de savoir d’où je venais. Je voulais surtout savoir si c’était possible, de retrouver mes parents. » Elle a toujours cru que tout serait verrouillé, protégé, qu’elle devrait se battre… « Mais, d’après ce que j’ai compris, si l’identité de ma mère est confirmée par l’acte de naissance, celle du père… C’est plus délicat, disons. » Elle n’est pas la mieux placée pour le renseigner sur quoi que ce soit. Et, même si Jean essaie de s’en tenir à une discussion purement formelle, elle sent sa voix se briser sous le coup de l’émotion. Elle baisse les yeux, se reprend du mieux qu’elle peut. Bon sang, ses mains sont moites… Elle a soudainement chaud et elle se sent nauséeuse. « On pourrait faire un test ADN, si vous voulez être sûr. » suggère-t-elle d’une voix blanche. Il est là pour cela, visiblement. Être certain. Qu’est-ce que cela impliquera ensuite ? Jean ne compte pas prendre le risque de demander. Elle ne veut pas être déçue.

Mais elle n’a pas le temps ni d’entendre sa réponse, ni de relever les yeux vers lui que la sonnerie retentit. Elle sursaute, avant de réaliser qu’il s’agit du livreur qu’elle attendait initialement. Merde, pense-t-elle. Rapidement, elle s’excuse auprès de son invité surprise, et va ouvrir la porte. Elle règle la commande et revient avec la boîte en carton. L’odeur qui en émane lui retourne l’estomac. Elle n’a vraiment plus faim. Et puis cette pizza bon marché, ça ajoute encore au gouffre qu’il semble y avoir entre le cinquantenaire et elle. Sûrement qu’à ses yeux, Jean manque tout autant de raffinement qu’une pizza faite à la chaîne. Parfait… Dégoûtée, elle abandonne ce qui devait être son dîner dans la cuisine avant de revenir dans le salon.
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Magnùs Hadsen
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyMar 2 Mai - 21:22


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Oui vous êtes deux à avoir été quitté par cette femme et peut-être même plus. Tu ne sais pas ce qu'elle a fait de sa vie après n'être jamais revenue te voir et tu n'as jamais rien demandé à personne. Tu en as eu l'occasion à de nombreuses reprises. Lorsque tu allais la voir et qu'elle allait mal, lorsqu'elle était assise sur une chaise et qu'elle passai des heures silencieuses à tes côtés. Tu aurais pu demander à ses proches pourquoi est-ce qu'elle était comme ça, qu'est-ce qu'il s'était passé dans sa vie pour la mettre dans un état pareil, mais tu avais peur. Peur qu'on te demande à toi aussi, ce que tu faisais là à son chevet alors qu'elle n'avait jamais mentionné ton nom une seule fois dans sa vie. Peut-être est-ce parce que tu as donné ton second prénom à ses gens et pas Magnùs. Toi aussi, tu as menti. Tu ne voulais pas que ces gens savent qui tu étais. Tu étais bien dans l'ombre, même si tout le monde te regardait de travers à cause de l'argent que tu donnais. Personne ne comprenait pourquoi un donateur comme toi pouvait avoir l'envie de s'occuper d'elle et de lui offrir tout ce dont elle avait besoin. C'est ce que tu as fait, tu lui as tout donné, tout ce qu'elle désirait. Tu es toujours autant en colère contre elle de t'avoir abandonné, tu es en colère de ne pas savoir pourquoi, mais tu n'as jamais fais les démarches pour comprendre. Tu es resté là, avec elle en silence, parfois tu l'écoutais raconter des histoires sans queue ni tête et puis tu lui lisais des livres, souvent en suédois, pour une raison que tu ignorais, elle aimait t'entendre parler en suédois et tu le faisais sans rechigner. Pour elle, tu aurais tout fait et ça, jusqu'à sa mort, jusqu'à son suicide. Tu étais dans ton bureau lorsque tu as eu la nouvelle. Tu étais sur un projet très important au sujet d'un traité à réécrire avec un pays du moyen-orient. Cela faisait plus de sept heures que tu n'avais pas eu de pause et quelqu'un est venu taper à ta porte. Ta secrétaire est entrée doucement, son pas était lent, lourd, elle tenait un dossier contre sa poitrine, elle s'est inclinée en silence et elle l'a posé sur ton bureau, sans un mots avant de s'en aller cette fois plus rapidement. Tu n'avais rien demandé alors curieusement tu as récupéré le dossier d'un air suspicieux et tu y as découvert des photos, un papier officiel de la police, des témoignages, un article de journal... Le suicide d'Eileen. Tu as arrêté de respirer, tu n'arrivais plus à faire entrer de l'air dans tes poumons et tu as paniqué. Pendant de longues minutes, tu perdais le contrôle jusqu'à ce que les premières larmes sortent. Dès-lors que tu as commencé à pleurer, ça allait mieux parce que c'était la première fois que tu pleurais pour elle, la première fois que tu te vidais de toute cette tristesse, de toute cette colère. Ça a été particulièrement difficile pour toi d'accepter tout ça. Et pourtant tu as été obligé, tout comme retourner voir ta psychiatre et passer du temps avec elle, hors de son bureau, hors du tien, dans un simple hôtel. En fait, tu n'as pas réellement eu de vie, si tu retires les deux femmes que tu as aimés, sans elle, tu n'es rien, tu n'as rien et ces deux femmes t'ont donné un enfant, Fredrik et Jean ? Tu lèves tes yeux vers elle et tu la regardes, elle lui ressemble tellement et plus ta la regardes, plus tu vois Eileen et malheureusement tu ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas.

Tu es sur le point de lui répondre, de prendre la parole, mais tu ne peux pas car quelqu'un vient de sonner chez elle. Certainement le livreur qu'elle attendait lorsque tu es arrivé. Tu restes là, silencieux, tu regarde en face de toi, là ou elle devrait être. Elle ne t'abandonne que très peu de temps, elle revient les mains vides cependant. Tu lèves tes yeux et tu l'observes lorsqu'elle s'installe à nouveau en face de toi et tu lui réponds avec un léger délai. « C'est une possibilité. » Tu hoches la tête lentement alors que tu serres tes deux mains, posées sur tes genoux. « Je ne savais pas ce que faisais Eileen lorsque je n'étais pas là mais, si je me fie à ce qu'elle me disait... » Si elle n'a pas menti, si elle t'aimait vraiment, alors c'est toi le père, elle n'a couché avec personne d'autre. Parce que vous ne passiez du temps tous les deux qu'une seule fois dans l'année, c'était facile pour elle d'aller voir un autre homme, de coucher avec et te voir après. Enfin, n'a pas fait une chose pareille, tu étais le seul. Tu espères avoir été le seul, même si cela veut dire que Jean est ta fille. « C'est plus qu'une possibilité. » Cette fois, tu ne la regardes pas dans les yeux, tu regardes le bout de tes chaussures qui sont posée sur le tapis. Ta mâchoire est crispée, tu prends ton temps pour réfléchir au sujet du test ADN et surtout à ce que tu vas lui répondre. « J'accepte pour le test mais... Je voudrai simplement savoir ce qu'il va se passer par la suite, si il s'avère que je suis effectivement votre... votre père... » Péniblement, tu avales ta salive et tu décides de la regarder et attendre sa réponse. Elle doit bien voir que tu es riche, tu as de quoi envier de nombreuses personnes. Tu aimerais savoir ce qu'elle veut de toi, si elle te veut dans sa vie, si elle veut que tu t'en ailles, si... Tu n'en sais rien. Il y a ton fils aussi, tu ne peux pas l'oublier, qu'est-ce qu'il va penser lorsque tu vas lui annoncer que tu as eu une fille avec Eileen lorsque tu étais plus jeune. Est-ce qu'il va t'en vouloir ? Est-ce qu'il va bien le prendre ? Est-ce qu'il va vouloir la rencontrer ? C'est beaucoup trop compliqué. Tu desserres tes mains et tu passes la droite sur ton visage, tu te sens toujours aussi mal.

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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyVen 5 Mai - 0:39

Une possibilité. Le mot heurte les oreilles de Jean. Mais à quoi s’attendait-elle d’autre ? Bien sûr qu’il ne voit qu’un lien de parenté possible, encore plus quand il découvre 29 ans trop tard que son Eileen a pondu un enfant dans son dos. Pour tout avouer, Jean elle-même a du mal à réaliser que l’homme face à elle puisse bel et bien être son… père. Non, il n’a rien d’un père. Il n’a jamais été là pour elle, ne savait même pas qu’elle existait. Il n’a pas non plus eu à souffrir de grossesse ni même à supporter le fait d’abandonner son enfant. Il a juste fourni le spermatozoïde qui, en fécondant l’ovule de sa copine, a fini par la créer, elle. Jean. Dans toute son imperfection.

Si elle est partagée entre une tonne d’émotions contradictoires lorsqu’il s’agit de la femme qui l’a mise au monde, la brune se trouve presque indifférente face au cinquantenaire, d’autant plus depuis qu’il lui a confirmé qu’il ignorait son existence. Elle ne parvient pas à réaliser, peut-être, qu’apparaitre maintenant dans sa vie la chamboule tout autant, si ce n’est plus, que si cela avait été neuf mois après sa conception. Non, elle s’interdit toute empathie envers cet homme, parce qu’elle ne veut rien espérer de sa part, parce qu’espérer, c’est s’exposer à la déception. Et Jean ne compte pas laisser son géniteur la blesser d’une quelconque manière. Alors, elle se contente d’écouter patiemment ses élucubrations, même si elle fronce les sourcils lorsqu’elle croit comprendre qu’il imagine déjà que son fardeau puisse finalement atterrir dans les bras d’un autre. Charmant… Qu’il puisse visiblement imaginer avoir été trompé plutôt que d’avoir à faire face aux conséquences, certes tardives, de ses actes. Mais l’orpheline prend sur elle et fulmine en silence, se contentant de mordiller sa lèvre nerveusement. Comme il l’interroge finalement, elle hausse légèrement les épaules et baisse les yeux pour lui répondre :

« Je n’en sais rien... » C’est la pure vérité. Mais elle a bien conscience qu’il faudrait développer un peu alors, après quelques secondes, elle continue : « Je… Au cas où ce n’était pas clair, dans ma lettre, je n’attends rien de vous. Je ne savais même pas si vous étiez au courant... » Pour la grossesse, l’abandon.

Elle ne savait pas non plus quel genre d’homme c’était, lorsqu’elle lui a écrit. Elle avait juste demandé au détective qu’il ne recherche pas le père si l’histoire était trop sordide. Jean sait à quel point le monde ne tourne pas rond et il y a des vérités qu’elle ne se sait pas prête à encaisser. Encore plus si cela la concerne aussi profondément que dans ses gênes. Être le fruit d’un viol, la preuve vivante d’un inceste : bien entendu qu’elle a pensé à ce genre de possibilités. Elle s’est même persuadée, un temps, que cela expliquerait qu’elle soit incapable d’être tout à fait normale. Comme si elle n’avait jamais été vraiment destinée à faire partie de ce monde. Reste qu’à présent qu’elle pourrait connaître, au moins en partie, l’histoire derrière sa venue au monde, Jean n’est pas certaine de vouloir en apprendre plus. Qu’est-ce que cela lui apporterait ? Et puis, à quoi bon écouter un homme parler d’une femme qu’il a visiblement aimé (mais dont il a douté, même quelques secondes, de la fidélité), si ensuite un fichu test révèle qu’ils n’ont aucun lien de parenté ? Elle craint aussi, à présent que quelques pièces du puzzle sont en sa possession, de détester tout à fait cette mère qui, en plus de l’avoir abandonnée après l’avoir portée et mise au monde, a caché son existence à celui qui aurait pu être son père. Et, alors qu’elle pense à nouveau à cette Eileen (avec qui elle aurait eu visiblement tant à régler), elle se demande soudainement si son interlocuteur est au courant de son décès. Ne sachant pas comment amener la chose, elle tourne un peu autour du pot :

« Visiblement, vous n’étiez pas au courant de mon existence. Et… Je suis désolée que ça vous tombe dessus comme ça. » dit-elle, plus par politesse que parce qu’elle l’est vraiment. Elle doute qu’il y ait une bonne façon d’apprendre à quelqu’un qu’il a un enfant, et que cet enfant a grandi, vécu, fait des erreurs, sans lui. Sans qu’ils connaissent rien l’un de l’autre. « Est-ce que… vous avez revu… Eileen, depuis ? » ose-t-elle finalement demander, non sans hésiter. Mais, pour éviter d’avoir à écouter ses regrets à propos de son amour de jeunesse, elle sent utile de se montrer plus précise, quitte à être froide : « Vous avez eu de ses nouvelles, récemment ? Sinon, vous devriez faire des recherches à son sujet, à elle aussi... Vous avez l’air de savoir comment retrouver quelqu’un sans mal. » achève-t-elle avec un sourire, presque sincère cette fois-ci.

Il l’a retrouvée très rapidement, même, et avec un timing parfait. Pour la première fois depuis qu’elle a découvert cet homme sur le seuil de sa porte, Jean commence à s’interroger. Qui est-il ? Que fait-il dans la vie ? Est-il marié ? Elle scrute rapidement ses mains et y voit une alliance, qui lui donne la réponse. A-t-il des enfants ? Elle essaie toutefois de garder la tête froide, tant bien que mal. Elle sait qu’elle ne fait pas partie de sa vie et elle doute d’en faire jamais partie.
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyVen 5 Mai - 10:58


You have your mother's eyes.

L'évidence veut que tu prennes tout en considération et même si pour cela tu dois imaginer la femme que tu as aimé pendant de longues années être avec un homme. Ce n'est pas bien compliqué, rares sont les femmes qui ne gardent qu'un seul partenaire toute une vie. Alors oui, derrière cette possibilité si évidente que tu sois le père, une partie de toi cherche une autre explication. Tu ne cherches pas à te rassurer, tu as l'impression que c'est en vain. Tout comme le test ADN qui ne risque que d'insister sur ce que vous savez déjà tous les deux, ton évidente paternité. Est-ce qu'on peut réellement t'en vouloir à toi, de chercher des solutions à un problème qui vient de te tomber sur les épaules ? Comment est-ce que tu vas annoncer à ton fils que tu as une fille plus âgée qu'elle, une autre personne avec qui tu partages ton sang, comment est-ce qu'il va le prendre ? Comment est-ce que tu vas pouvoir continuer vivre comme si de rien n'était alors que pendant plus de vingt-neuf ans tu as ignoré son existence sans jamais t'en douter ? Alors que tu aurais pu prendre soin d'elle, t'occuper d'elle, la faire grandir dans les meilleures conditions possibles ? Tant que questions apparaissent en toi et tu es dans l'incapacité d'y répondre, plus tard certainement, lorsque tu ne pourras pas dormir, tu t'occuperas de tout cela, tu feras le tour des réponses. Pour le moment, tu n'as pas le luxe de lui demander ce qu'elle imagine, de lui faire comprendre qu'elle n'est pas la seule à souffrir de cette nouvelle, d'autant plus que tu te rappelles d'une partie de cette lettre, celle qui te demande qu'elle ne veut pas avoir affaire avec toi et pourtant, tu es ici. Tu es installé sur le canapé de Jean est en tu es en train de discuter avec elle, de mettre les choses au clair, ou pas. Jusqu'à présent, il n'y a rien de clair dans votre conversation. Ce ne sont que des mots, des mots qui ne sont pas à la hauteur des sentiments qui les composent. « Non, je n'ai jamais été au courant. » De rien, tu as été tenu à l'écart de la grossesse de ta fille, celle que tu aurais dû voir grandir mais celle que l'on t'a enlevé pour des raisons que tu ignores jusqu'à encore aujourd'hui bien des années plus tard. Tu vas savoir pourquoi est-ce que ça c'est passé comme ça et tu vas employer les grands moyens afin de comprendre comment quelqu'un, comment sa famille à pu t'empêcher de savoir que tu avais une fille avec Eileen. Ton poing se serre dans le vide, la jointures de tes doigts devient si subitement douloureuse. Tu n'as plus l'habitude de tout ce qui est physique depuis que tu es dans ton magnifique bureau, ta main n'est plus qu'un outil de diplomatie, rien d'autre, il n'y a plus cette force dont tu faisais usage dans ta jeunesse à l'armée. Tu hausses un sourcil devant ses derniers mots, elle est désolée pour toi. Elle ne peut pas l'être plus que tu l'es pour elle. Tu étais là tout ce temps et tu n'as rien pu faire parce que tu ne savais rien d'elle. C'est horrible. Mais ça ne sert sans doute à rien de t'en vouloir, c'est trop tard, c'est passé, tu ne peux pas réparer le passé, tu le sais bien ça Magnùs que tu ne peux pas sauver ceux du passé. Tu tentes de vivre dans celui-ci depuis bien longtemps pour retrouver Judith et Eileen... Le silence s'installe, tu es incapable de répondre à ses excuses parce qu'elle n'a sans doute pas à en faire, vraiment pas.

Tes lèvres tiquent, elles se pincent, cette question vient à point nommé. Est-ce qu’elle sait pour Eileen, est-ce qu’elle sait ce qu'il s'est passé à son sujet ? Ou est-ce qu'elle veut simplement remuer le couteau dans la plaie ? Tu ne comprends pas cette question est-en qu'en plus de tout ce qu'il se passe tu dois être celui qui lui annonce que sa mère, en plus de l'avoir abandonné s'est suicidée il y a des années de cela ? Tu la regardes, les yeux ronds. C'est invraisemblable et pourtant, si réel. « Eileen nous a quitté, il y a des années... » Tu es incapable de lui dire ça en la regardant dans les yeux, et tu continues à fixer le bout de tes chaussures tout en continuant à parler. « J'étais à l'armée lorsqu'elle m'a manifestement rayé de sa vie... J'étais jeune et idiot, je ne me suis pas retourné, je n'avais pas le luxe d'attendre aussi. Alors c'est des années plus tard que j'ai commencé à faire des recherches sur elle, la retrouver et comprendre. » Tu as attendu de ne plus avoir ces sentiment qui torturaient ton corps et ton âme pour la revoir, pour ne pas être faible et pour tenter de comprendre avec la raison et non le cœur. « Je l'ai retrouvé et... Je suis allé là voir. » Comment est-ce que tu lui expliques que sa mère n'était pas trop stable psychologiquement ? Comment est-ce qu'on peut dire ça à sa fille que ne l'a jamais connu. Tu passes tes mains sur son visage que tu frottes vivement avant de continuer ton récit si proche de la réalité et pourtant si loin. « J'ai passé beaucoup de temps avec elle, tout ce que je pouvais, parce qu'elle n'allait pas bien, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je n'ai jamais eu l'occasion de comprendre. » Tu ne lui demandais pas, elle avait l'air si contente de te voir que tu ne voulais pas détruire son bonheur surtout que tu avais été mis en garde sur le pouvoir que des questions avaient sur elle, sur sa santé mentale. Elle pouvait éclater à tout moment, mais jamais avec toi, elle n'a jamais levé la voix, elle ne t'a jamais frappé. Tu étais là pourtant, tu pouvais tout encaisser. « Et un jour, on m'a donné son dossier, celui annonçant sa... enfin, qu’elle n'était plus là. » Tu es incapable de dire haute voix qu'elle est morte et pourtant... Ce fameux putain de dossier qu'on a glissé sur ton bureau et qui t'a presque tué parce que tu n'arrivais plus à respirer comme si tu respirais pour elle... Ta gorge se serre, c'est bien plus difficile d'en parler à Jean que d'en parler à ta psychiatre. Les sentiments, les émotions, c'est une lutte acharnée qui se déroule en toi qui pourtant reste si impassible. Tu ne montres rien et apparemment, tu n'es pas le seul parce qu'à chaque fois que tu la regardes, tu ne vois rien, que de l'indifférence sur son visage. Si tu es bien son père, tu lui as donné cette force de ne rien dévoiler au monde, de tout cacher, de se protéger des autres.

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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyDim 7 Mai - 0:57

Jean a bien compris, dès ses premiers mots, que Magnùs n’était au courant de rien la concernant. Peut-être que cela aurait dû l’adoucir, à son sujet. Mais elle ne peut s’empêcher de rester méfiante : elle ne sait pas à quoi s’attendre. Qu’il l’ait recherchée et qu’il soit venu jusqu’ici, sans même prendre la peine de la contacter au préalable, a déclenché un tas d’alarmes internes chez la brune. Et elle n’est pas prête de baisser sa garde, du moins pas tant qu’elle ne s’est pas fait une idée plus précise de qui est Magnùs, et de ce qu’il peut attendre d’elle. A aucun moment, elle ne songe qu’il peut partager les mêmes réserves et que conserver, chacun de leur côté, leurs distances risque de les faire aller tout droit dans le mur. La brune fait tout de même la conversation – comme si elle avait besoin de combler le vide entre eux, comme si elle craignait que tout silence devienne pesant. C’est ainsi qu’elle s’entend lui répondre :

« Oui, j’avais bien compris... »

Jean a grandi et a vécu toutes ces années sans rien savoir des conditions de sa naissance, de ce qui a pu mener ses parents à l’abandonner. Cela ne l’a jamais empêchée de nourrir des reproches, de la rancœur, mais aussi une certaine forme de regrets à leur sujet. C’est tout cela qu’elle a déversé dans la lettre adressée à son géniteur. Peu importait, alors, qu’il ait eu quoi que ce soit à voir avec son abandon, parce que ce n’était pas ce qui comptait le plus, aux yeux de l’Ecossaise. Elle voulait juste évacuer toutes ces émotions qui l’ont toujours hantée, lui dire, aussi, qu’elle existait bel et bien quelque part, sous le même ciel que lui.

Il lui semble à présent qu’elle s’est montrée bien naïve : elle n’a visiblement pas clôt ce chapitre de sa vie de la manière qu’elle souhaitait, en enterrant tout une bonne fois pour toute, puis en l’abandonnant pour aller de l’avant. Bien au contraire. Que Magnùs se soit déplacé jusqu’à Tenby ne prouve qu’une chose : ses recherches, sa lettre, ont déclenché quelque chose et vont amener leur lot de surprises. Et Jean n’aime guère cette idée. A son tour, elle aimerait savoir ce qu’il attend d’elle, ce qu’il espère de la situation. Mais, plutôt que de demander cela, elle s’inquiète soudainement de savoir s’il est au courant du décès d’Eileen. Alors, elle amène leur échange dans des eaux plus troubles, en l’interrogeant au sujet de cette femme. Elle n’y va pas directement et réalise, trop tard, qu’elle a réveillé un deuil encore frais chez son interlocuteur. Impuissante, elle l’écoute dérouler son histoire : comment elle l’a abandonné, quand il a fini par la rechercher, puis par la retrouver… Et, enfin, l’annonce de sa mort. Il reste succinct et Jean n’en réalise que davantage la douleur qui le gagne lorsqu’il se remémore tous ces épisodes. Bien malgré elle, la brune commence à accumuler quelques données : à propos de Magnùs, d’Eileen, du couple qu’ils ont pu former. Elle s’empêche malgré tout de trop penser à ces éléments, de les lier entre eux, parce qu’elle sait qu’ensuite sa curiosité prendra le dessus, et qu’elle voudra des réponses. Sauf qu’elle n’est pas certaine d’avoir la force de remuer tout cela, ni même si le cinquantenaire est vraiment capable de revivre tous ces souvenirs. L’orpheline est déjà mal à l’aise d’avoir eu à assister à son quasi-naufrage, lorsqu’il a évoqué le décès d’Eileen. Maladroitement, elle tente de rattraper la chose :

« Je suis désolée... » Elle se pince les lèvres. Comme cela sonne froid, faux. Pourtant, elle est loin de parvenir à rester indifférente face à cet homme, face à la douleur qui semble l’habiter. L’un comme l’autre, ils ont avancé avec leurs fantômes – et cette femme, Eileen, est visiblement la cause de leur malheur, de ces questions qui resteront à jamais sans réponse. « Je… J’étais au courant, de son décès. J’aurais dû le mentionner plus tôt... »

Elle baisse les yeux, alors que des dizaines de questions se bousculent déjà dans sa tête. Dans quelles conditions est-elle morte ? A entendre son interlocuteur, on aurait dit qu’Eileen était souffrante... Avait-elle une famille ? D’autres enfants ? Est-ce qu’elle se souvenait encore de ce bébé qu’elle a abandonné ? Est-ce qu’elle a essayé de la retrouver ? Bien entendu, Magnùs n’a certainement la réponse qu’à une infime partie de ses questions, sauf qu’elle n’est pas certaine qu’il aurait la force d’en discuter. Elle se relève et secoue la tête, pour se dissuader de se lancer là-dedans :

« Je réalise que je ne vous ai même pas proposé à boire. Qu’est-ce que je peux vous servir ? »

Outch, le changement est brusque, réalise-t-elle dès que les mots ont franchi sa bouche. D’un bref sourire, elle s’en excuse et suggère, dans l’espoir de détendre l’atmosphère :

« On dirait que vous avez bien besoin de quelque chose de fort… »
Et elle aussi, pour être honnête. Sans attendre sa réponse, elle part vers la cuisine et revient peu après avec une bouteille de whisky et deux verres. « J’ai aussi du vin... » ajoute-t-elle, bien qu’elle doute déjà que le rouge acheté un peu à l’aveugle ne convienne au palais de son invité. « Et on pourra discuter de… la suite. Parce que j’ai aucune idée de comment on procède pour faire un test ADN. » lui explique-t-elle, bien décidée à ne pas remuer le passé plus que nécessaire.
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Magnùs Hadsen
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyDim 7 Mai - 15:30


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Est-ce que c'est normal pour toi d'avoir envie de lui parler de tout cela ? Non, certainement pas, rien de cette situation n'est normal. Tu as en face de toi une jeune femme qui prétend être ta fille et d'après ce que tu sais, elle a tous les droits de le faire. La vie regorge de bien plus de surprises que tu ne pouvais l'imaginer, tu pensais que tu en avais eu assez avec ce compte là, apparemment non, te voilà lancé une nouvelle fois dans des aventures. Le pire dans celle-ci c'est que tu es responsable de ce qu'il se passe, si c'est ta fille, elle est en partie ici grâce à toi. Tu as déjà un fils, tu pensais que c'était suffisant, Fredrik n'a jamais expressément demandé à avoir une sœur ou un frère, enfin faut dire qu'il n'a pas réellement eu le choix, Judith est décédée quand il n'avait que huit ans et le cancer était présent depuis un moment déjà, pas question de mettre Judith enceinte et de prendre le risque de la tuer elle et l'enfant, non. Fredrik comprenait. Encore aujourd'hui, il ne demande rien, faut dire qu'il s'en sort très bien de son côté, il a sa vie désormais, il n’est plus tout le temps avec toi, même si ton téléphone sonne tous les jours avec son numéro affiché sur l'écran. Vous avez cette relation fusionnelle que beaucoup vous envie et lorsque tu observes Jean en face de toi, tu te demandes comment est-ce qu'elle va réagir lorsqu'elle va apprendre qu'elle n'est pas ta seule enfant. Comment Fredrik va réagir aussi, qu'est-ce qu'il va te dire ? Il connaît ton histoire avec Eileen, il sait à quel point tu la respectais, lui aussi a apprit de te relation avec cette femme. Il faut être capable de tirer des leçons de tout dans la vie, ça permet d'apprendre sur ses erreurs ou sur ses victoires, c'est très important pour toi. Tu adores ça, apprendre, que ce soit des langues, des nouvelles, tout t'intéresse. Tu fais de ton mieux pour que ce soit le cas de Fredrik aussi, mais il n'est pas comme toi, il n'est pas aussi cérébral que tu l'aurais voulu, lui il aime le sport, c'est un fonceur comme sa mère. Ce n'est pas pour autant que tu ne l'aimes pas, au contraire, il te rappelle tellement Judith, tout comme Jean devant toi qui te rappelle Eileen. Tu ne pensais pas que c'était possible de voir autant de cette femme en elle et même, si c'est ta fille, tu vois de toi en elle aussi. Peut-être que c'est ta raison qui s'absente et qui te joue des tours, si ça se trouve, elle n'est pas de ton sang, si ça se trouve, tu inventes tous les détails que tu repères sur elle. C'est tellement difficile de comprendre ce qu'il se passe, il y a tellement. Tout vient de te tomber dessus, tu n'attendais rien, tu ne pensais jamais à ça et pourtant. Jean est là. C'est peut-être ta fille. Tu clignes de yeux plusieurs fois, ils brûlent. Tu poses ton regard sur elle, à nouveau lorsqu'elle te dit qu'elle est désolée, qu'elle aurait dû le mentionner plus tôt qu’elle savait pour sa mère. Tu aurais apprécié oui, ça t'aurait ôté l'idée que tu allais être celui qui lui dirait pour sa mort, tu ne dis rien au sujet du suicide, c'est beaucoup à encaisser. Savoir que sa mère s'est suicidée, même si elle ne la connaissait pas, non, elle n'a pas besoin, pas maintenant. Tu secoues la tête de gauche à droite alors que ta main glisse à nouveau sur ton visage. Il faut que tu te reprennes, tu n'as pas le droit d'être comme ça, tu n'es plus cet homme qui tombe dans les émotions et qui n'en sort plus. « Ce n'est pas grave. » Cette fois, tu récupères un masque de froideur sur ton visage. Tu as besoin de te cacher.

Un sourcil se hausse sur ton visage, la voilà qui se lève assez subitement et son changement de sujet l'est tout aussi. Tu hoches la tête, elle a bien raison, tu as besoin de quelque chose de fort. D'autant plus que tu ne refuseras pas un whisky, jamais tu ne pourrais faire une chose pareille. Surtout maintenant, tu penses que tu en as plus que besoin. La bouteille ferait même l'affaire. « Le whisky, c'est parfait, ne vous embêtez pas. » C'est vrai que tu as des goûts de luxe, tu as de l'argent autant l'utiliser pour se faire plaisir, mais dans un moment comme celui-ci, l'alcool restera de l'alcool, bon marché ou pas. Le résultat va être le même, le lendemain sera difficile. Tu ne vas pas t'arrêter avec un seul verre, évidemment, lorsque tu partiras, tu demanderas à ce qu'on t'apporte de quoi terminer ta nuit en beauté. En attendant tout cela, tu la laisses servir les verres et tu réfléchis à sa question. Tu sais comment ça fonctionne, tu as été mêlé à des cas d'enfants cherchant à prouver la paternité d'un homme à l'étranger, souvent avec beaucoup d'argent. « Les laboratoires au sein du gouvernement s'en occuperont. » Tu serres tes deux mains entre elles. Enfin, tu es dans ton monde, tu peux expliquer des choses qui n'ont pas besoin d'émotions ou quoi que ce soit d'autre. Tu peux être juste toi. « C'est plutôt simple, ils enverront un kit pour prélever de la salive, c'est indolore, ça dure à peine une dizaine de minutes, il faut simplement s'assurer que tout reste stérile. » Tu observes les deux verres quelques secondes avant de reprendre. « Il suffit ensuite de tout renvoyer et généralement dans les jours suivants, minimum deux, le résultat arrive. » Tu peux accélérer les choses, les laboratoires là-haut ont déjà ton adn à cause de ton travail. Tu peux tout aussi bien envoyer quelqu'un de confiance récupérer ses résultats lorsqu'elle va faire le test et dans la journée même, tu arriverais à obtenir les résultats, mais tu ne vas pas la forcer. « C'est simple à lire, la réponse est sans appel, soit c'est 99,9%, soit 0% » Tu t'installes un peu plus confortablement dans le fauteuil, tu t'es détendu. Comme quoi le changement de sujet te fait grandement de bien, mais certainement pas autant que ce verre de whisky sur la table basse.

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Jean McKinnon
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyMer 10 Mai - 0:00

Elle a été stupide, d’avoir amené un sujet de conversation aussi douloureux, de ne pas arrêter son interlocuteur dès le départ, plutôt que de le laisser souffrir alors qu’il se remémorait les souvenirs de cette femme. Mais se maudire intérieurement n’aidera pas à effacer ce qu’il vient de se passer. Quant à ses excuses… Elles sonnent vides, à mille lieux de ce qui peut accabler cet homme. Jean le réalise pleinement lorsqu’il lui répond. Lui en veut-il ? Cette maladresse peut-elle déterminer la suite d’une potentielle relation entre eux ? Va-t-il tout faire pour l’éviter à l’avenir ? A coup sûr, s’il le souhaite, il pourra sauter sur cette excuse qu’elle vient de lui fournir. Ainsi, elle étouffe l’anxiété qui la gagne en se persuadant, à nouveau, qu’un homme que lui ne voudra jamais avoir à faire avec une femme comme elle. Autant éviter de prétendre chercher à se connaître, dans ce cas, n’est-ce pas ?

Jean aimerait bien que les choses puissent être aussi simples, toutefois. Elle sent une pointe de regret s’immiscer en elle et, déjà, elle voudrait bien faire les choses. Lui plaire, rien qu’un peu. Lui prouver, aussi, peut-être, qu’elle vaut mieux que ce qu’il a pu entendre ou lire d’elle. S’il l’a retrouvée ici, à Tenby, qui sait ce qu’il a pu découvrir d’autre à son sujet ? Connaît-il ses délits d’adolescente, sa fugue ? Le procès, le passage en prison ? Ses années d’errances, ce mal-être qui lui colle à la peau ? A quel point le sent-il, en étant installé dans son fauteuil, qu’ils n’appartiennent pas au même milieu ? Devine-t-il son inculture ? A-t-il compris, juste en l’entendant parler, qu’elle n’a même pas fini le lycée ? Toutes ces questions l’assaillent soudainement, quelque part entre le salon et la cuisine, qu’elle a rejoint pour leur ramener du whisky, un remontant qui lui semble bien nécessaire à tous les deux. Pour l’occasion, elle sort même la meilleure des deux bouteilles qu’elle a, en bonne amatrice qu’elle est de cet alcool. Ce n’est que lorsqu’elle posa la bouteille sur la table qu’elle s’interroge sur sa démarche. Elle pense à Thomas et à ses problèmes d’alcoolisme – même quelqu’un qui semble bien sous tout rapport peut cacher ce genre de secrets. Peut-être est-ce le cas de Magnùs… Et elle s’en voudrait, si tel était le cas, de le pousser au vice de la sorte. Mais il ne rechigne pas, si bien que la brune lui sert un verre, comme elle le boirait elle-même : sec. Si Jean adopte un ton léger, le sujet qu’elle aborde la rend plus nerveuse qu’elle ne le laisse paraître. Faire analyser son ADN, cela lui paraît lourd et compliqué, soudainement. C’est pourtant elle qui a suggéré la manœuvre. Mais, si elle s’attendait à ce qu’ils balbutient et doivent chercher une solution ensemble, elle est surprise par la réponse directe du cinquantenaire, si bien qu’elle ne peut retenir sa réaction initiale :

« Wow… On dirait que ce n’est pas la première fois que vous faites ça. » lâche-t-elle non sans ironie.

Elle boit ses doutes et sa rancœur – une longue gorgée, qui lui rappelle que cet homme ne lui doit rien. Et s’il a semé des gosses à travers tout le Royaume-Uni, grand bien lui fasse. Enfin… Même aussi amère, Jean réalise que cette hypothèse coince avec la réaction initiale de l’inconnu à qui elle a ouvert sa porte, quelques minutes auparavant. Alors, elle préfère s’attarder sur un mot qui a retenu son attention, tant pis pour la promesse qu’elle s’est faite de ne pas chercher à trop en savoir. Sa curiosité l’emporte sur sa raison.

« Le gouvernement… Vous travaillez pour eux ? » demande-t-elle, avec difficulté.

Elle se mord aussitôt la langue. Qu’est-ce que cela implique, s’il bosse pour les services de sa Majesté ? A part confirmer qu’ils sont de parfaits opposés, bien entendu…

« Donc si je résume, dans moins d’une semaine, on recevra chacun une enveloppe. Et je ne pense pas me tromper si je parie que vous espérez que le nombre qui apparaîtra en-dessous de l’analyse vous permettra d’oublier jusqu’à cette rencontre, aujourd’hui. »

Son ton est plus amer qu’elle ne l’aurait voulu, mais elle hausse les épaules, pour donner le change. Elle ne s’attend pas à ce qu’il veuille chercher à créer un lien quelconque avec elle, même s’il s’avère qu’elle était bien de son sang. Il est donc tout à fait normal que, dans l’hypothèse où il n’est en rien responsable de son existence, il ne voit son passage à Tenby que comme un mauvais souvenir, une frayeur dont il rira peut-être un jour. Cette pauvre folle qui a cru qu’elle pourrait être ma fille, racontera-t-il peut-être à qui voudra l’entendre. Un moyen comme un autre, aussi, d’exorciser le souvenir de cette Eileen, qui lui aurait alors mis un sacré coup de poignard dans le dos. Le scénario apparaît si clair dans l’esprit de Jean qu’elle commence à y croire, d’autant que, dans cette version de l’histoire, elle resterait l’orpheline qu’elle a toujours été.
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyMer 10 Mai - 1:17


You have your mother's eyes.

Non, ce n'est pas la première fois que tu te vois dans l'obligation de faire passer un test de paternité malheureusement ça n'a pas toujours été aussi simple que maintenant. Des fois, les deux partis ne sont pas d'accord pour participer, et les preuves ne sont reçues que si elles sont consentis. Il a fallu jouer avec les mots et c'était à toi de le faire, d'utiliser le bon terme au bon moment, de brosser dans le sens du poils afin d'obtenir des autorisations et autres aveux. C'est un métier difficile, qui demande beaucoup de temps de d'implication. Tu peux être appelé à n'importe quel moment de la journée, dans n'importe quel pays parce que quelqu'un a besoin de toi. Après tout, tu es le responsable de la Grande-Bretagne en général, tu t'occupes des affaires étrangères et très souvent d'étouffer les petits problèmes qui peuvent surgir de nulle part. Contrairement à ce que l'on pense, ça arrive souvent et ce n'est pas de tout repos. Les pays étrangers demandent souvent des réunions pour des débilités ou pour parfois bien plus important. Tu n'es pas le seul représentant de la Grande-Bretagne et heureusement, tu ne te sens pas capable d'amasser un travail aussi impressionnant que celui de représenter cette grande et magnifique nation. Tu as été choisis parce que tu étais dans les services secrets avant, l'armée t'a recadré et tu t'es retrouvé avec d'immenses responsabilités, certainement grâce à ton père qui t'a légué tout ce qu'il avait et entre sa réputation et sa fortune tu avais de quoi faire. Tu aurais pu d'ailleurs arrête de travailler et juste rester chez toi, à élever ton fils, mais non. Tu ne peux pas ne pas rien faire surtout avec tout le passé que tu as derrière toi, ce n'est pas possible, tu te tuerais en à peine une semaine. Rester sans rien faire c'est prendre le risque de plonger dans des songes difficiles, tu sais que tu ne pourrais jamais retourner avec les deux femmes que tu as aimé, mais l'amour... ce n'est pas connu pour aider à faire les bons choix. Même pour ton fils, parfois tu ne sais pas comment réagir parce qu'avec tes pouvoirs, tu pourrais lui faire obtenir ce qu'il désire, mais non. Tu lui fais comprendre qu'elle doit mériter tout ce qu'il a. Tu ne le gâtes pas autant que ça et pourtant, tout le monde ait pour la fortune. Pour tout dire, tu n'y as jamais touché, tu utilises ton argent et tu es riche par toi-même. Tu légueras tout à ton fils, enfin, c’est ce que tu pensais, désormais, tu as ce petit bout de femme devant toi, qui est bien décidé à passer ce fameux test ADN et tu te doutes déjà du résultat. Tu n'es pas fou, tu n'es pas dupe non plus et elle te ressemble trop pour que ce soit un hasard, de même que pour Eileen, elle est un savant mélange entre vous deux. C'est pour ça que tu commences déjà à penser pour la suite mais très sincèrement, tu ne sais pas du tout comment ça va se passer. Tu secoues légèrement la tête avec un sourire en coin. « Non, ce n'est pas la première fois mais ce n'est pas monnaie courante non plus, je suis confronté à des personnes confirmant des dires, des actions mêlant notre nation à une autre et nous obligeant à faire des tests pour éviter tout débordements et autre problèmes qui peuvent surgir. » Tu ne peux pas te permettre qu'un drame éclate entre deux nations, c'est ton travail. Éviter les problèmes, favoriser les échanges qu'ils soient économiques comme culturels, c'est très enrichissant, tu en as souvent des histoires à raconter, mais souvent pas celle que l'on attend. Tu as quand même un devoir de réserve et de secret. Tu te souviens, il y a quelques années de cela, tu as du faire signer un papier à Fredrik afin qu'il se soumette aux règles du secret professionnel afin que tu puisses tout partager avec.

Lentement, tu hoches la tête de haut en bas, tu aurais pu travailler dans un laboratoire aussi, mais elle a trouvé immédiatement, faut dire aussi que tu ne caches rien, ta posture, ta façon de t'habiller, de parler, tu respires le gouvernement. « Oui, je travaille pour le gouvernement, je suis diplomate pour la Grande-Bretagne, je ne suis pas seul, heureusement et avant ça, je travaillais à l'armée. » Tu te confies un peu, peut-être que ça va l'intéresser de savoir ce que tu fais, tu ne dis rien contre des questions là-dessus, tu n'as rien à cacher et c'est toujours un plaisir pour toi de parler de ça, tu as tellement l'habitude. Généralement, lorsque tu rencontres des nouvelles personnes, elles restent fascinées par ces quelques histoires que tu répètent toujours pour vendre le gouvernement et l'armée. « Si vous le désirez, le test sera demain à la première heure chez vous et quelqu'un pourra venir le chercher immédiatement. Je n'aurai pas à le passer, ils ont déjà tout ce qu'ils ont besoin venant de moi. » Tu ne peux t'empêcher de marquer une pause, avec un léger rictus, tu as l'impression que ça va être difficile de l’apprivoiser, même si le résultat confirme que tu es bien son père. C'est compréhensible après vingt-neuf ans sans ses parents, tu débarques comme ça, comme une fleur. « Non, je ne m'attends pas à ce que le résultat soit négatif, au contraire, il y a bien trop de ressemblances entre vous à Eileen pour que ce soit un hasard... » Tu le lui dis clairement avant de prendre ton verre de whisky et d'en boire une longue gorgée. Tu laisses le liquide ambrée couler dans ta gorge, la brûler légèrement par la même occasion. C'est agréable, c'est même moins amer que ce qu'elle vient de te dire, parce qu'on dirait que c'est elle qui ne veut pas que le résultat soit positif. « Et vous, qu'est-ce que vous voulez voir apparaître comme résultat ? » Tu le lui demandes, après tout, vous êtes tous les deux concernés parce ce papier qui va lier vos vies à tout jamais. Tu gardes ton verre dans ta main gauche et tu reprends une gorgée, c’est vraiment délicieux.

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Jean McKinnon
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyVen 12 Mai - 14:18

La réponse que Jean reçoit à propos des tests ADN la rend confuse. Sa remarque n’appelait pas à autant de précisions – c’était tout juste un moyen bas de le provoquer. Mais, à nouveau, son interlocuteur se montre bavard, et la perd en même temps dans les détails. A nouveau, elle sent la curiosité pointer. Sa façon de parler, les mots qu’il emploie révèlent un monde qu’elle n’a jamais vraiment côtoyé. Et, pour sûr, dont elle ne pensait pas être issue, d’une quelconque manière. En fait, avec les années, elle est arrivée à un scénario tout à fait plausible : un homme et une femme, probablement bien trop jeunes, à peine sortis de l’adolescence, sûrement trop pauvres, peut-être même accro à une substance quelconque qui aurait pu justifier la misère dont ils ont cru pouvoir la sauver. Là, Jean parvenait à se convaincre qu’il avait bien fallu qu’on l’abandonne, qu’elle s’en était mieux sortie que si elle avait eu deux incapables pour parents. Sauf que ça ne colle pas avec la réalité. Parce que la réalité, c’est Magnùs et cette mystérieuse Eileen. Un homme en costume, dont les vices ne semblent pas dépasser un verre d’alcool le soir et peut-être quelques cigarettes pour tenir le coup. Un homme marié, visiblement cultivé, avec, elle le devine déjà, une place importante dans la société. Peut-être même le gouvernement. C’est dur à encaisser, pour l’orpheline, tout simplement parce qu’elle a du mal à ne pas songer à quel point sa vie aurait pu être plus facile, si un tout petit quelque chose avait changé, si le destin avait pu tourner en sa faveur, rien qu’une fois. Juste au départ… C’est peut-être du masochisme, mais l’Ecossaise en arrive à le questionner sur ce qu’il fait effectivement, pour confirmer ce qu’elle a cru comprendre.

Et la réponse ne tarde pas à arriver, pour la frapper de plein fouet. Un diplomate. C’est difficile à encaisser. Elle ne sait pas exactement en quoi consiste le métier, mais elle se doute surtout qu’il implique des visites à l’étranger, un réseau solide de personnes influentes et de longues études. Ce n’est certainement pas une carrière dans laquelle on se lance par hasard. Déjà, elle se demande d’où il vient, de quel genre de famille il est issu. Mais quel bien cela lui ferait, de le savoir ? Aucun, décide-t-elle, d’autant plus qu’ils ne sont toujours pas certains d’avoir effectivement un lien de parenté. Alors, à la place d’une nouvelle question, elle se contente d’un sourire poli et d’un :

« Oh, diplomate… ça doit être important, comme poste. »

Elle amène son verre à ses lèvres pour en boire une gorgée et clore ainsi la conversation à ce sujet. Qu’y a-t-il de plus à dire ? Rien de ce qui lui vient à l’esprit n’est acceptable, aussi décide-t-elle de revenir sur un autre sujet, le sujet initial, même, puisque c’est cette histoire de test ADN qui a amené à dévier sur la carrière de Magnùs. Sauf que cette fois-ci, elle ne parvient pas à rester distante et polie. En une phrase, elle laisse s’exprimer son malaise, laisse apparaître ce manque de confiance qu’elle a toujours eu. Pourquoi voudrait-il que le résultat soit positif ? C’est tellement improbable que Jean est déconcertée lorsqu’il lui affirme l’inverse. La gorge nouée, elle ne parvient pas à lui répondre que voir une ressemblance entre sa génitrice et elle ne signifie pas qu’il soit bien l’homme qui l’a conçue. N’a-t-il pas émis des doutes à ce sujet, quelques minutes auparavant, à peine ? Elle n’en sait rien, tout s’emmêle, tout devient confus. Sans doute pourraient-ils, devraient-ils, même, parler des heures durant. Il semble y avoir tellement à dire… Pourtant, Jean reste muette, se contentant de hocher la tête. Elle est à nouveau prise par surprise par la question qui suit. Pire, elle se sent prise au piège. Elle grimace un peu, lève brièvement les yeux vers son interlocuteur avant de fuir son regard. Elle devrait sans doute lui mentir, pas seulement pour se protéger mais surtout parce qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle aimerait obtenir, comme résultat. En fait, elle ne sait même pas ce qu’elle devrait dire, si elle choisit de lui mentir. Peut-être le repousser tout à fait. Mais la brune a bien trop peur de le regretter ensuite. Elle décide donc de lui avouer la seule vérité dont elle est certaine :

« J’en sais rien. » qu’elle lui dit abruptement. Elle se redresse, hausse les épaules. Pour sûr, sa réponse est succincte alors, après quelques secondes, elle se décide à apporter quelques précisions : « Vous savez, c’est un peu comme faire un test de grossesse, alors qu’on n’a pas prévu d’avoir un enfant... » Elle le regarde rapidement, puis sourit pour elle-même. Il ne doit certainement pas savoir ce que ça implique, non. Pas juste parce qu’il vient d’un autre milieu, mais surtout parce qu’il est un homme, et qu’il n’a jamais eu à se poser ce genre de questions, à en rester éveillé la nuit, à chercher les signes qui justifierait d’aller effectivement à la pharmacie le lendemain. A décider s’il faut garder ça pour soi, ou en parler à quelqu’un. A peser chaque option, pour garder la tête froide, tout en sachant bien que la panique viendra quand même frapper si le résultat est positif. C’est bien pour cela que Jean fait l’effort de lui expliquer un peu mieux ce qu’elle entend, exactement. « Parce que, bien sûr, la réponse la plus facile, c’est qu’on veut que ça soit négatif. Parce qu’on sait ce que ça fait, de vivre sans enfant. C’est simple et, paradoxalement, déjà assez compliqué comme ça. Mais, il y a bien cette possibilité que ça soit positif. Alors, on se demande ce que ça ferait. C’est effrayant… Un peu excitant, aussi, parce que ça ouvre de nouvelles possibilités. Le tout est de savoir si on est prêt à les assumer. » Elle se tait, réalise qu’elle en a sûrement bien trop dit et lui adresse une moue d’excuse. « C’est à peu près ça, en fait. Si c’est négatif, ça ne changera rien pour moi. Ni pour vous, même. Sinon… Ce sera sûrement à nous de décider ce que ça implique. » achève-t-elle en haussant les épaules. Il n’y a pas de mode d’emploi à ce propos, pas de bonne ou de mauvaise façon de faire. Enfin, c’est ce qu’elle imagine.

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Magnùs Hadsen
Magnùs Hadsen
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TA DISPONIBILITE RP : Ivy. (1/2)
Fred à venir.
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ÂGE DU PERSONNAGE : cinquante-cinq ans.
PROFESSION : Diplomate de renom.
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MessageSujet: Re: My only regret was letting her go. (Jean) My only regret was letting her go. (Jean) EmptyVen 12 Mai - 15:40


You have your mother's eyes.

C'est vrai que toi non plus tu ne t'attendais pas à ire que tu voulais apercevoir une réponse positive sur ce fameux test, mais plus tu y penses et plus tu te dis que ça ne sert à rien d'espérer l'impossible. Il faut que tu te dises que c'est ta fille et bizarrement, ça ne te met pas aussi mal à l'aise que ça. Peut-être que Fredrik va l'adorer, sait-on jamais. Il y a tellement de questions sans réponses, tu voudrais lui en demande énormément, mais pour le moment le silence s'installe, apparemment, elle est tout aussi surprise que toi. Vous venez de deux milieux différents. Tu as lu son dossier d'un œil distrait, tu n'aimes pas trop lire, tu préfères apprendre par toi-même, c'est plus personnel qu'un simple papier qui retrace une vie. Bien que les mots possèdent une immense force, lorsque c'est l'histoire d'une vie, en parler, c'est beaucoup plus intéressant et touchant. Tu te souviens lorsque tu allais lire des œuvres suédoises à Eileen, elle adorait entendre ta voix, elle aurait pu les lire, seule puisqu'elle avait appris le suédois pour toi, mais elle préfère le son de ta voix et tu lisais pour elle, pendant des heures, tout comme tu le faisais au chevet de Judith et puis au bord du lit de Fredrik. Ton fils attendait parfois à des heures pas possibles quand il était gosse pour que tu viennes lui lire une histoire, parce qu'il avait besoin de toi. Lorsque tu regardes Jean, qui est installée en face de toi, tu te dis que tu aurais pu faire ça aussi, lui lire des histoires, lui apprendre ta langue préférée. Ça fait vingt-neuf ans qu'elle n'a pas de parents biologiques, de longues années ou tu n'étais pas là et encore moins Eileen, personne n'aurait pu lui confier en enfant de toute façon, elle se faisait mal à elle-même. C’était parfois même dangereux d'être à ses côtés. Jamais elle ne s'est mal comportée avec toi, mais tous les autres, son cercle d'amis ou de famille, tu ne savais pas trop comment les nommer, eux, disaient sans cesse qu'elle avait besoin de plus d'aide, que c'était un poids et évidemment, ils ne crachaient pas sur l'argent que tu donnais. Pour Eileen, tu aurais fait n'importe quoi, même l'impossible. Mais tu n'en as jamais eu l'occasion alors, pourquoi pas le faire pour votre fille ? Jean. C'est un joli prénom en plus, loin du prénom que tu lui aurais donné si tu avais su, mais tu acceptes, tu prends volontiers cette jeune femme dans ta famille. Tu t'avances un peu, trop vite certainement aussi, mais franchement ? Est-ce qu'il y a un mode d'emploi pour des situations comme celles-ci ? Est-ce que tu dois la renier, la rejette ou au contraire, lui donner une chance d'appartenir à cette famille que tu représentes, celle de Hadsen. C'est tellement complexe, jamais tu n'avais songé à te retrouver dans une situation comme celle-ci, tu pensais que la vie en avait terminé avec les surprises pour toi et bien non. Elle est bien là, Jean. Sous les traits d'Eileen et même les tiens. Enfin, elle répond à ta question, tu as aussi envie de savoir ce qu'elle en pense de ce test, de ce que ça va impliquer pour eux à l'avenir. « J'ai eu l'occasion d'apprendre au cours des dernières années que la complexité est omniprésente. Je peux comprendre que c'est effrayant, je vous avoue que je le suis aussi, un peu. C'est une situation que je n'ai jamais traversé et que je ne pensais jamais avoir à vivre. Je ne dis pas que je regrette ma présence ici, loin de là. C'est particulier je dirai, je ne sais pas comment réellement me comporter. J'ai l'impression que vous vouvoyer paraît irréel si effectivement il s'avère que je suis votre père biologique. Je sais évidemment que je n'ai rien à attendre de vous, j'ai plutôt énormément à vous prouver, mais c'est... » Tu lèves tes mains vers le plafond, franchement tu es sans voix, les mots te manquent, tu ne sais pas quoi faire, quoi dire, comment te comporter.

« Nous allons être responsables de notre avenir et si effectivement, c'est positif, j'aimerai apprendre à mieux vous connaître, hors des dossiers, juste vous, ce que vous voulez me dire. Je prendrai tout et j'en ferai de même. Ce que vous voulez entendre à mon sujet, je serai ravi d'en discuter. » Tu cherches à savoir si elle veut partager cette avenir ou si au contraire, elle ne veut pas que tu viennes dans sa vie ce qui serait tout à fait compréhensible. C'est pourquoi maladroitement, tu essaies de lui faire comprendre que tu veux apprendre à la connaître et peut-être à rattraper ce temps perdu. Tu n'es pas un mauvais bougre, certes tu n'es pas le plus gentil de tous, tu n'es pas un papa câlin, mais tu as des bons côtés. Tu es pragmatique, tu donnes de très bons conseils, tu es toi, tout simplement. Fredrik pourrait certainement mieux te vendre à ses yeux, mais il n'est pas là. « Avant que j'oublie, pour qu'on puisse discuter à nouveau de ce test. » Tu glisses ta main dans la poche interne de ta veste et tu sors un petit carton, celui de ton bureau. Tu te penches en avant et tu prends un stylo qui était lui aussi dans cette poche. Tu écris là où il y a de la place, en dessous du premier numéro bien trop impersonnel. « Voici le numéro de mon bureau à Londres et mon numéro personnel, juste en dessous, n'hésitez pas à l'utiliser en cas de besoin. » Tu pousses du bout des doigts le papier sur la table basse avant de reprendre ta place si confortable dans le fauteuil. Tu tapotes tes doigts sur tes genoux avant de froncer les sourcils, il y a quelque chose que tu dois dire, tu veux entreprendre l'enquête sur Eileen et peut-être qu'elle veut aussi avoir les résultats de celle-ci. « Je vais dans les prochains jours mener une enquête sur ce qu'il s'est avec Eileen, que ce soit sur votre naissance ou sur son... sa mort. Je voulais simplement savoir si vous vouliez être au courant de tout cela. » Il y a tellement de blancs dans son histoire que tu ne comprends d'ailleurs même pas pourquoi tu n'as pas lancé d'enquête avant, mais cette fois, c'est toi qui va la mener, du coup, tu es certain de ce que tu vas obtenir comme réponse, la vérité.

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