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Follow the yellow brick road [PV Lloyd]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Mer 1 Mar - 22:37

Presque deux ans plutôt, j’avais senti ma chance tournée d’un coup sec quand ma mère était décédée. Le sol avait cédé sous mes pieds et immobile, j’avais regardé mon petit univers être si rudement mis à l’épreuve que j’avais envisagé ne pas me relever de l’impact terrible que ma petite vie avait vécu. Le deuxième tremblement de terre qui avait secoué mon univers m’avait coupé les cordes vocales d’un coup sec. Il m’avait fallu onze mois avant de me rendre à la police pour ouvrir la bouche sur le sujet. Onze mois pour accepter de conceptualiser l’idée que si je ne parlais pas, je ne pourrais pas me sentir potentiellement mieux.

Parler n’avait pas magiquement résolu le problème ! J’étais encore incapable d’être laissée seule en présence d’un homme sans virer étrangement muette. Silencieuse comme une carpe et incapable d’aborder la réalité qui m’entourait avec une vraie fierté.

Mais parler avait reproduit un élément que je n’avais pas pensé possible depuis… Et je crois que mon vent avait de nouveau tourner. C’était subtil comme changement. À peine perceptible. Si on clignait les yeux trop longtemps, on oublierait probablement la minuscule différence. Mais il y avait eu cette intriguant au timbre si loin de mon petit timbre britannique – cette lettre que j’avais pensé glissé dans la pile des lettres associées avec celles reçues suivant la participation à plusieurs concours de Darling. Cette pile de lettre que je n’avais pas trouvé la force d’ouvrir parce que ce court-métrage était si près de mon tremblement de terre personnel.

Mais il y avait eu ce timbre, français, qui avait réveillée en moi une curiosité que j’avais cru éteinte à jamais.
Après tout… je l’avais eu la leçon !
Cruelle mais vraie.
Honnête et bien stricte.
La curiosité est un bien mauvais défaut auquel il ne faut pas succomber. Tout ange se brulera les ailes en s’exposant de beaucoup trop près à la chaleur du soleil.

Je le savais. Et j’avais beau le savoir. C’était de la faute à ce timbre. Ce timbre qui avait été de trop. Ce timbre indésiré. Ce timbre d’une couleur bizarre. Ces deux étampes qui signalaient le changement de pays me confirmant l’origine étrangère de la lettre. J’avais cédé à la tentation – quelque chose que la moi-curieuse-pré-tremblement-de-terre aurait sans doute fait. J’avais ouvert la lettre et je l’avais lu. D’un trait. Et puis une autre fois. Et une troisième fois. J’avais ri. Comme une folle. Installée sur mon lit, les jambes en indien. Ri parce que ça me semblait être la première bonne nouvelle que j’avais la force d’affronter depuis que j’étais morte à l’intérieur

Je n’en avais pas parlé à mon père – très honnêtement… Je n’aurais pas su comment en parler à mon père. Et puis, je voulais m’assurer que c’était possible. Que cette lettre n’avait pas une odeur d’arnaque d’attacher dans ses petits caractères imprimés. J’avais prévenue Lawrence – une échappée à peine. J’avais rouvert le tiroir qui contenait mon matériel de production – celui-là même que je n’avais pas touché depuis des mois… presque un an pour être exact. J’avais contactée la professeure en charge de mon programme – laquelle m’avait dit que c’était impossible sans une dérogation du doyen.

Tout cela nous menait à cet après-midi. J’avais failli décommander à trois reprises depuis ce matin tellement l’optique de ce rendez-vous avec le doyen de l’université me rendait nerveuse. Mes intestins n’étaient qu’une grosse boule de stress on ne peut plus inutile. J’avais réussi à avoir ce rendez-vous par miracle (j’en étais presque convaincue. Quel doyen d’université acceptait de rencontrer une étudiante de première année à moins d’une semaine d’annonce ? Personne… j’en étais persuadée !)… Mais j’avais définitivement besoin de savoir que c’était possible. Je savais le coût des études universitaires élevée – la date de départ trop près pour que je puisse faire un arrangement autre. Mais j’avais recommencé à écrire – un élément que je n’aurais pas envisagé il y a de cela que quelques semaines.

Je me retrouvais : debout devant la porte de son bureau. J’avais fait au moins milles fois les cents pas devant la porte en hésitant. J’avais dans mes mains (tremblantes) cette pochette jaune soleil qui contenait la lettre et le contrat de travail que j’avais lu tant de fois que j’étais presque en train d’en virer folle. J’avais même fait un effort vestimentaire (ce qui voulait ici dire que j’avais fait attention de mettre un pantalon qui n’était pas tellement grand que l’on aurait pu rentrer deux (voire trois) moi dedans et un pull qui n’était pas de sport). Un effort presque invisible. Et je ramassais mes miettes de courage pour toquer à la porte… Persuadée que d’être en retard ne serait pas une bonne idée mais également morte de trouille à l’idée de me retrouver seule avec le doyen que je savais être un homme pour l’avoir déjà vu dans les rues de Tenby de loin et dans certains des médias régionaux. Néanmoins, l’idée d’affronter sa secrétaire et puis lui me faisait trembler ("et tu veux filer en France", me répétait ma conscience). Je ramassais mon courage pour toquer et entrer. Ma voix était petite et tremblante lorsque je m’adressais à la secrétaire. « Bonjour… Je m’appelle Seren Vaughan… J’ai rendez-vous avec monsieur Jenkins. » Et après qu’elle m’eut designee une chaise sur laquelle je trouvais place, j’attendis sagement qu’il vienne me chercher.

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« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs Hadsen.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥, tumblr (gifs) & Cody (speedy).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Aloy & Penny . (2/4)
A venir : Kainoa, Fiona.
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ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-huit ans.
CÔTÉ COEUR : Aloy ♥.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea


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MessageSujet: Re: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Mer 1 Mar - 23:38


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La période à Dublin est désormais passée, les papiers à écrire sur les conférences sont presque terminés, tu dois y apporter quelques relectures avant de tout envoyer. Tu ne veux pas faire une mauvaise impression et envoyer quelque chose d'approximatif. Tu as bien d'autres choses à faire et à penser, ta vie remplie en ce moment et dans tous les sens du terme, cela te change. Tu n'avais pas de vie privée pendant un petit moment et Quinn a débarqué de nouveau dans ta vie, en même temps que le procès. Du positif et du négatif à la fois, c'est bizarre, mais ça arrive, surtout à toi , surtout en ce moment. Tu ne sais pas réellement sur quel pied danser, comment te comporter, quoi faire et comme à ton habitude, tu vas laisser les choses passer, couler et éventuellement s'oublier. Après tout, tu as du travail, ce n'est pas ce qui manque en ce moment, notamment avec toutes ces personnes qui veulent te voir, dans ton bureau, à faire des propositions, ou à te demander tu ne sais pas quoi. Tu es bien trop gentil d’accepter tout ceux que tu peux dans ton bureau. C'est toi tout craché, l'idée de ne pas pouvoir aider les gens te fout en l'air alors tu donnes tout ton temps aux autres, quitte à faire des heures monstrueusement longues, oui oui, cette expression existe. On va dire que pour toi, une heure simple, normale pour les autres, ça équivaut à deux heures, donc si tu dois normalement travailler sept heures, tu seras plus proche de dix-sept heures qu'autre chose. Tu en donnes trop, beaucoup trop, tu te négliges et ça, surtout lorsque tu ne sais pas si tu vas bien ou si tu es en période de crise, ou de transition. Au final, ça n'a plus d'importance, tu travailles pour les autres et non plus pour toi. Tu sais que ta paye va arriver à la fin de chaque mois, mais tes étudiants eux, ne savent pas si ils auront leurs réponses en temps et en heures. Tu t'es engagé à réaliser tout cela lorsque tu t'es proposé pour le poste et jusqu’à maintenant tu arrives à suivre ton rythme qui a été freiné à plusieurs reprises par ta secrétaire qui commence à bien te connaître, sur ce que tu veux faire mais aussi et surtout à ce que tu ne peux pas faire. Tu te demandes d'ailleurs si ce n'est pas elle qui t'a proposé pour que tu ailles à Dublin, que tu prennes quelques jours, t'obligeant par la suite à prendre quelques jours de congés, c'était comme une semaine de vacances que tu as quand même occupée avec du travail. D'ailleurs aujourd'hui, tu ne devrais pas être trop présent, juste maintenant pour quelques heures, tu as une étudiante de première année à voir et passer trois coups de téléphone, après, tu rentres, enfin, normalement. Tu sifflotes légèrement lorsque tu arrives, un dossier sous le bras. Après un léger coup d’œil sur ta montre, tu vois que tu es en avance, alors tu décides de t’octroyer une pause cigarette. Avant que quiconque ne te fasse une remarque, tu es en train de fumer moins, pas d'arrêter de fumer, mais de faire attention à ta consommation. C'est difficile, mais tu y crois.

Après quelques minutes, tu entres dans le bâtiment principal, prenant le chemin direct menant à ton bureau, tu n'es pas en retard tu as toujours cette minute d'avance qui te caractérise. Tu ne profites pour déposer le dossier dans ton bureau, passant donc devant le bureau de la secrétaire pour voir qu'effectivement quelqu’un t'attend. Tranquillement, tu ouvres la fenêtre de ton bureau, tu déposes ce fameux dossier sur ton bureau et tu sors à nouveau t’avançant vers le bureau de ta secrétaire. « Bonjour mesdames. » Tu salues les deux jeunes femmes avant un chaleureux sourire puis, tu fais un signe de la main à cette étudiante, assise, attendant que tu sois là. « Je vous en prie, suivez-moi. » Tu te décales un peu sur le côté, qu'elle puisse sortir la première, puis tu prends le pas, lui montrant d'un air plus que détendu la porte de ton bureau que tu as laissé ouverte. Tu pinces tes lèvres en entrant dans le bureau, maintenant que la fenêtre est ouverte, il commence à faire froid, tu te dépêches de fermer tout ça et tu laisses la jeune étudiante fermer la porte du bureau. « Alors, je vous avoue que je suis perplexe à propos de votre mail pour ce rendez-vous. » A vrai dire, tu n'as pas réellement comprit ce qu'elle voulait de toi et tu ne sais pas si tu devais la savoir, si l'ancien doyen était au courant de quelque chose. « Je m'en excuse d'avance si je devais être au courant de quoi que ce soit. » Tu gardes ton sourire, bien qu'il soit désolé. Tu te dresses, face à elle derrière ton bureau et tu finis par t’asseoir, poussant ton dossier sur la gauche, poussant aussi l'ordinateur portable, tu le mets en veille. « Je suis donc tout ouï, miss Vaughan. » Tu glisses tes mains sur tes genoux avant de croiser ceux-là sous le bureau. Tu attends sagement qu'elle t'explique en quoi consiste exactement sa demande et tu vas pouvoir savoir ce que tu peux faire à propos de tout cela.

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MessageSujet: Re: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Dim 5 Mar - 11:48

Je m’étais habituée à mon niveau de stress – celui-là même qui régissait le nombre de fois par semaine où mon estomac se révulsait parce que j’étais trop nerveuse, où je fondais en larme sans nécessairement être capable d’expliquer le pourquoi du comment de ma réaction. Je savais très bien que c’était tout relié à cette fissure que je ressentais dans le fond de mon ventre. Néanmoins, certains éléments restaient encore plus complexes que ce que je voulais bien admettre à quiconque était concerné par la situation.

La présence d’homme autour de moi était dans le nombre d’élément que je peinais plus ardemment à envisager sans sentir mon estomac faire mille et une pirouette. Et lorsque je le vis arriver dans le local, je ne pus retenir cette réaction viscérale qui raidit d’un cran de plus chacun de mes muscles que mon corps contenait. Je travaillais fort pour ne plus qu’une situation du genre ne se produise – mais le réflexe était encore là. Je me contentais d’hocher la bouche en déglutinant lentement parce que j’avais au centre de mon ventre une véritable boule qui me coupait le souffle.

« sois raisonnable » me souffla cette petite voix intérieure « tous les inconnus ne sont pas nécessairement des grands méchants loups », rajouta-t-elle. Et puis, tous ceux qui en avaient parlé disait que c’était un mec bien. Et c’est justement à ça qu’il a l’air. Un type bien. Pas d’élément non net dans son attitude. Il me fait passer avant lui pour traverser la porte mais me dépasse pour me désigner son bureau. Un peu d’ordre sur son bureau après qu’il ait fermé la fenêtre. Et je me retrouve en tête à tête avec la poignée de porte – un élément qu’il ne perçoit pas nécessairement mais j’hésite un instant ou deux à fermer entièrement la porte. Après tout, j’ai conscience d’avoir de la difficulté à me trouver dans la même pièce que mon père alors un illustre inconnu n’éliminera pas le grand niveau de tension que je ressens.

S’il est implicite qu’il s’attend à ce que je ferme la porte, ce n’est pas pour m’aider. Je résistais à l’idée de lui demander si c’était convenable que je la laisse simplement légèrement entrebâillée – une sortie de secours. Toujours en avoir une pour m’enfuir le plus loin possible. Je finis par la fermer entièrement après ce quelques millisecondes de réflexion qui m’ont probablement fait avoir l’air plus coincée que ce que j’admets et je prends place sur une des chaises. Il me sourit en m’expliquant qu’il n’est pas certain d’avoir compris la nature du courriel qu’il a reçu de ma part et qu’il s’excuse s’il devrait être au courant de quelques informations. Et je ne peux m’empêcher de me sentir un peu plus nerveuse – j’ai peur de ne pas être en mesure de ne pas bien savoir plaider ma cause. « Je dois avouer que je ne savais pas trop comment formuler ma demande monsieur Jenkins. Je m’excuse donc si mon mail vous a semblé particulier et quelque peu évasif. » Je dépose doucement ma pochette sur son bureau et je l’ouvre un peu en retirant les deux élastiques qui la retienne fermée. Je me suis pratiquée pourtant dans ma chambre à dire ces mêmes mots – mais je dois avouer que ma gorge entière est fermée et que je ne l’avais pas entièrement prévu même si j’ai conscience de tous les efforts que je fais pour "participer" en classe. « Comme je vous l’ai mentionné, j’étudie en cinéma et… j’ai reçu… ». Nerveusement, mes mains parcourent les documents que ma pochette contient pour sortir la lettre impeccable que j’ai lu tant de fois depuis que je l’ai sortie il y a deux semaines de son enveloppe que je commence à la connaitre bien plus que par cœur. Je la lui tends après l’avoir trouvé avec un petit sourire timide. « … cette lettre par voie postale. » J’hésite à le laisser la lire mais en la tendant, je me rapproche légèrement du bout de la chaise étouffant cette petite tension que je ressentais à l’intérieur de mon ventre pour laisser un peu plus de place. « Il y avait aussi un contrat d’engagement pour trois mois d’emploi à titre d’assistance à la réalisation sur une production à grand déploiement. » et de nouveau mes doigts se glissent à l’intérieur de la grande pochette pour en ressortir le contrat que je lui glisse aussi avec une petite lueur de bonheur et de fierté au fond des yeux.

Il n’a pas conscience de tout le progrès que cela représente pour moi – j’ai passé une longue année plongée dans un perpétuel hiver sans avoir confiance en la possibilité que je vaille vraiment quelque chose. Un long hiver froid dans lequel mon cœur n’avait ressenti que des vagues de honte, de colère, de tristesse et de désespoir. Peut-être peut-il réalisé que je suis fébrile mais pas nécessairement comprendre à quel point cette fébrilité m’est salvatrice. Quand on sait qu’en octobre, j’avais peiné à entreprendre des études dans le domaine que je voulais depuis que j’avais l’âge de m’imaginer « grande », depuis ce moment où ma mère m’avait offert cette première caméra pour que mes rêves prennent racine dans la réalité tangible qui faisait si plaisir à mon père.

Je le laisse parcourir les documents pendant un petit moment avant de poursuivre en prenant une légère confiance en moi. « C’est une chance que je ne croyais jamais recevoir. Mais j’avais envoyé un de mes court-métrages dans un concours. Le réalisateur était dans le jury d’évaluation et il a remarqué mon style particulier pour Darling et…» J’ai un de ses sourires devenu si rare depuis la dernière année. J’ai pleuré plus que nécessaire probablement, mais ri et souri… Je les ai économisés ses deux représentations du bonheur. Je replace nerveusement une mèche de cheveux échappée derrière mon oreille avant de poursuivre. « Le problème, c’est que ce contrat commence dans deux semaines. Et qu’il y aura encore des cours dans deux semaines et les examens. Je ne veux pas mettre en péril ma scolarité – mon père travaille assez fort pour s’assurer que je fréquente l’université. Il n’approuve déjà pas mon choix d’étude. » J’ai un petit roulement d’épaule. Ma mère aurait approuvé mais mon père et moi avions toujours été une relation complexe – en particulier depuis le décès de maman. Je rajoutais avant de me recaler contre le dossier de la chaise. « J’aurais donc aimé savoir si un quelconque arrangement aurait été possible. Mrs Driscoll, la responsable de mon cursus, a dit de voir avec vous, que ce n’était pas de son ressort. »

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MessageSujet: Re: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Dim 5 Mar - 13:04


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Confortablement installé sur ton siège, tu écoutes attentivement la jeune femme. Les sourcils froncés, tu émets un intérêt tout particulier à ses paroles. Rapidement, tes mains viennent se poser sur ton bureau, elle te tend un dossier qu'elle ouvre tout en t'expliquant peu à peu sa requête. « Ne vous excusez pas. » Dis-tu avec un immense sourire, la regardant dans les yeux, cherchant à la rassurer. Tu aurais dû te renseigner un peu plus avant de venir aujourd'hui, c'est un peu de ta faute si tu ne sais pas ce qu'elle va te demander, mais tu espères voir le plus d'étudiants possible, il est donc impossible pour toi de connaître tous les cas à la perfection, à vrai dire tu te renseignes simplement sur ceux qui peuvent poser problèmes à l'université. Elle n'est pas dans la liste donc, tout se passera bien. Tu prends les quelques papiers qu'elle t'a tendu et tu y jettes un coup d’œil rapide avant de reporter ton attention sur elle. Tu hoches la tête de haut en bas avant de prendre tes lunettes qui sont dans le tiroir de droite, tu les mets et cette fois, tu commences à lire la lettre, rapidement, tu vois de quoi il est question et ce qu'elle ajoute ne fait que confirmer ce que tu lisais. « D'accord. » Tous les liens se font rapidement, tu commences à comprendre rapidement où est-ce que va aboutir cette demande. « C'est une magnifique opportunité pour vous. » Tu ne peux t'empêcher de sourire à nouveau, c'est toujours un vrai plaisir de voir des étudiants percer dans la voie qu'ils ont choisit, d'autant plus que le cinéma n'est pas quelque chose de simple, il y a tellement à savoir et il faut du talent, malheureusement, sans talent l'on ne va jamais réellement loin. Tu te rappelles d'un moment de ta jeunesse, tu avais un ami qui chantait, tout le temps et il chantait bien, il aspirait à se lancer dans une carrière là-dedans, mais tu te rappelles de ce que le professeur de chant lui avait annoncé après quelques essais. Il chantait bien, mais juste bien, il n'y avait pas de lueur supplémentaire, pas de style particulier, c'était bien, mais ce n'était pas suffisant. Un vrai choc, il avait du mal à encaisser cela, il a d'ailleurs tenté sa chance à de nombreuses reprises par la suite, mais la seule chose qu'on lui proposait c'était du chant de chorale, de groupe, mais pas de soliste. Comme quoi, être simplement bon, dans le domaine de l'art ne suffit pas. Pour en revenir à Seren, même si pour le moment, tu ne sais pas réellement ce qu'elle va te demander, même si tu as une petite idée derrière la tête, tu ne vois pas comment est-ce que tu pourrais dire non, cependant, pas question de faire de traitement de faveur, ou d'une exception, tu ne peux pas te permettre cela, sinon, tu vas perdre de la crédibilité. D'ailleurs, pour gagner un peu de celle-ci, tu commences à lire les closes du contrat et surtout d'y voir les dates, cela en même temps que la jeune femme en face de toi reprend la parole. « Mes félicitations. » Tu abandonnes le contrat, repoussant les quelques papiers en face de toi, déposant ensuite tes lunettes sur le bureau, à droite. Tu remarques cette lueur de fierté dans son regard et toi aussi, tu es fier, même si tu n'étais pas là pour le jury, ni pour l'aider, tu n'as même pas lu son travail, mais tu ne peux pas t'en empêcher.

Cette fois, elle entre dans le vif du sujet et c'est ce pourquoi tu es en face d'elle aujourd'hui, lui permettre de trouver une solution à ce problème de dates. Tu tapotes tes doigts sur le bureau, réfléchissant un petit moment à ce que tu peux là maintenant lui proposer en si peu de temps. « Je vous avoue que ça risque d'être compliqué, je suppose que vous devez donner une réponse rapidement ? » Tu ne sais pas, généralement il faut apporter une confirmation afin d'être certain d'avoir sa place. « Deux semaines c'est un délai assez court, mais je vais voir ce que je peux faire. » Tu tapotes tes doigts à nouveau sur le bureau avant de reprendre le contrat entre tes mains prenant un air de profonde réflexion. « Mrs Driscoll a eu raison de vous envoyer ici. » Tu souffles doucement. « Ce que je peux faire c'est vous donner des dates d'examens après ces deux mois, avec évidemment un sujet différent, cependant, il va falloir mettre au courant vos professeurs afin de voir s'ils sont d'accord. Je doute que ce soit un problème pour eux. » Tu hésites à t'en charger toi-même ou à lui demander, ou encore à laisser ta secrétaire le faire. Te voilà engagé dans un débat qui n'a même pas lieu d'être. « On va essayer de faire ça très rapidement. » Tu tires un bloc note situé dans le tiroir de gauche et tu notes rapidement deux trois choses dessus afin que tu n'oublies pas, ces derniers temps tu ne fais guère confiance en ta mémoire. « Pour ce qui est des cours, je vous laisserai gérer tout cela, mais avant de faire tout cela, il faut la confirmation de vos professeurs afin de mettre en place ces arrangements. » Normalement, ça devrait se dérouler sans encombres, cependant, il ne faut pas qu'ils traînent à donner leurs réponses, un stage comme celui-ci, ça demande du temps de préparation, que ce soit pour Seren ou bien pour les professeurs. Il n'y a pas de traitement de faveur, elle passera ses examens et rattrapera les cours, en espérant que tout se déroule pour le mieux pour elle. Tu t'occuperas des dates des examens plus tard après concertations avec les professeurs, les sujets, ils verront eux et la surveillance, ça se fera aussi plus tard à voir si ça va être des heures supplémentaires à payer. C'est plus complexe que ça n'y paraît, mais ça ne veut pas dire que c'est impossible, loin de là.

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MessageSujet: Re: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Mer 15 Mar - 22:31

Quelque part sur le chemin de ma vie d’adulte, j’avais abandonné ma naïveté d’enfant et mon optimiste légendaire. Je pouvais mentir et prétendre ignorer à quel moment précis j’avais cessé de vivre en quelque sorte pour m’effacer entièrement. Mais la vérité, c’était que je pouvais presque dire à la minute près combien de temps s’était écoulé depuis que j’avais chaviré.

Le doyen ne semblait pas le voir. Ce petit tremblement de mes mains que le stress causait. Il ne me connaissait pas non plus assez pour savoir qu’avant je souriais beaucoup plus et que mon visage avait été longtemps marqué par ce petit rictus. Il y avait trop d’étudiants pour qu’une approche soit spécifique pour chacun des étudiants qu’il avait sous sa responsabilité. Ce n’était pas comme le lycée et j’en avais amplement conscience. Pour le nombre de fois où j’avais trouvé refuge dans le bureau du proviseur ou de l’infirmière sans parler juste pour ne pas imploser l’an dernier. La tête droite, actuellement, je regardais l’avenir avec quelque chose que je n’aurais pas cru regagner de sitôt : un peu d’espoir et de fierté. Ma vie, déjà légèrement tâchée, avait pris des couleurs de sable alors qu’elle était immaculée deux ans plutôt.

Du bonheur, voilà la seule chose que je désirais. Peut-être aussi la minuscule impression que je valais également la peine – que je n’étais pas un être d’une grande inutilité causée par ma propre blessure. Le petit éclair de fierté qu’il avait vu était en soi un pas de géant dans ma renaissance. Une petite briquette pour que j’arrive à me reconstruire au minimum pour être fonctionnelle. Les mots gentils du doyen m’arrache un de ses rares sourire honnête. Nerveuse, je replace une longue mèche de cheveux qui elle aussi s’était échappé. « Merci beaucoup pour les félicitations. J’avoue que ce n’est pas le genre d’opportunité que je voyais se pointer devant moi. » parce qu’au plus sombre de ma tempête, je n’aurais jamais vu le lendemain se lever – encore moi une aurore scintillante et emplie de promesse positive. Ce qu’il ne savait pas et qu’il ne devait pas savoir, c’était que quelques semaines plutôt, sur le poids de la honte, j’avais encore envisagé d’en finir. Au courant de la dernière année, elles avaient été nombreuses les occasions où j’avais envisagé d’en finir pour emporter le secret dans ma tombe. Mais pour la première fois, je la voyais la douce lumière et elle était simplement magnifique. Purement merveilleuse. Le genre d’élément qui captive l’œil. Ma voix semble marquer par le fait que cette dernière année a été difficile pour moi – du fait que j’ai simplement survécu (pas vécu).

Je me retrouve quand même, pleine d’appréhension lorsque je le vois déposer lunettes et papiers après qu’il les eut parcourus pendant un petit moment du regard. Il me vient en tête qu’il pourrait refuser simplement la demande. La voir comme le caprice d’une enfant qui ne comprend pas la chance qu’elle a. Il me vient aussi en tête que je pourrais simplement abandonner mes études autrement – les reprendre après. Mais je sais très bien que mon père ne comprendrait pas. Il désapprouverait encore plus amèrement mes choix de vies.  Pendant un bref instant d’ailleurs, le doyen me rappelle mon père : avec cette petite ride d’inquiétude lorsqu’il me renvoie la balle à nouveau sur la vitesse pour la réponse dont j’ai besoin. « J’ai conscience de la complexité de ma demande et surtout du temps qui semble cruellement manquer. » Parce que je sais que c’est une procédure spéciale que je demande. Quelque chose d’unique. Un passe-droit en quelque sorte qui est plus aisément accordée à ceux qui ont une grande expérience du milieu universitaire plutôt qu’aux jeunes comme moi. « Mais j’aurais en effet besoin de la réponse le plus tôt possible. » parce que j’avais une réponse à fournir, un billet d’Euro-Star à boucler, une valise à faire et une vie à courir rattraper. Peut-être que je reviendrais en me sentant mieux dans ma peau – moins étouffée, moins morte, plus libre de créer. Je ne savais pas honnêtement ce à quoi je devais m’attendre.

J’avais juste ce sentiment que tout pourrait bien aller dans ma vie pour une rare fois. Je dissimulais toutefois cette parcelle de bonheur (comme si j’étais craintive qu’il me la vole). Il m’énuméra ce qui me semblait être une suite interminable de sacrifice et de boulot à faire pour avoir les autorisations nécessaires que je ressentais dans le cadre de cette course contre la montre. Je baissais doucement la tête avant de continuer sur la même lignée. « Je la remercierais à la fin du cours sur les scénarios. Et sachez que je suis prête à remettre des extraits filmés, des dossiers, des modélisations en avance si cela est nécessaire. » Il n’y avait même pas de mots pour décrire tout ce que je ferais pour avoir la chance de réaliser ce rêve. Je ne rêvais pas de fuir la ville de mon enfance. Mais je rêvais ouvertement de regagner la chance d’être celle que j’avais été auparavant.

Je savais que c’était illusoire l’idée de regagner ma personnalité d’antan. Mais j’aurais la force de me reconstruire, l’énergie de bouger. « J’ai déjà un arrangement avec une collègue de classe qui pourrait m’envoyer ses cours, monsieur. » J’eus un autre sourire avant de poursuivre d’une voix douce.  « Je vous remercie également de la considération que vous avez. L’une des rares certitudes de ma vie c’est que je veux réaliser des films. C’est l’occasion de percer dans un domaine plus que compétitif. Et je suis prête à tout, même plaider mon cas devant chaque professeur si cela vous est nécessaire. » et la vérité était bien simple. J’étais prête à tout pour m’embarquer dans cette aventure.

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MessageSujet: Re: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Mer 15 Mar - 23:06


We just need some time to clear our crowded minds.

Si il y a bien quelque chose que tu ne pourrais pas dire, c'est non à cette étudiante. Déjà tu ne vois pas pourquoi est-ce que tu le ferais alors que tout est possible pour qu'elle puisse se rendre là-bas et de deux, parce que tu n'as rien à y gagner et surtout qu'elle a tout à y perdre. Certes tu as de l'argent à y perdre, mais tu peux bien faire une exception, une nouvelle, que tu vas glisser sur tes épaules en prenant cette responsabilité comme les autres. Tu devrais sans doute regarder ta fiche de paye pour ce mois-ci afin de voir en combien de parties elle a été découpée. Tu souris à cette idée, tu ne t'en angoisses pas le moins du monde, tu as de l'argent de côté et puis au final ce n'est pas le plus important pour toi, tu as bien d'autres objectifs que d'amasser de l'argent pour ton bien-être parce que ton bien-être il n'existe presque pas. Tu ne t'accordes que très peu de pauses, tu vis à moitié dans ce bureau et tu en oublies le reste, heureusement que tu as des proches à Tenby avec lesquels tu sors de temps en temps et puis Quinn et encore ici, Mark. D'ailleurs en parlant de pause, même si tu viens de fumer une cigarette en arrivant l'envie d'une nouvelle te démange drôlement, ça et un bon café aussi, il faudra que tu y penses avant de repartir. Peut-être vérifier ton planning aussi, avec tes rendez-vous afin que tu puisses te libérer cette fin de semaine pour passer un peu de temps avec Quinn parce que tu as cette douce impression qu'elle ne va pas rester longtemps ici. Une mauvaise intuition que tu espères, mauvaise. « Vous avez déjà ma réponse, c'est oui, j'accepte votre requête, maintenant, il n'y a plus que celle de vos professeurs et pour ça, c'est à vous de vous en occuper, ce que je peux cependant faire, c'est un papier officiel expliquant que vous avez mon aval en premier lieu, ça sera certainement plus simple. » Pourquoi est-ce que tu n'y as pas pensé avant ? Tu secoues la tête sur les côtés avant de sortir de quoi écrire ce fameux papier de ton bureau. Tu joues un instant avec un stylo avant de réfléchir à la tournure de ce que tu vas écrire. Tu reprends ses papiers entre tes doigts après avoir récupéré tes lunettes. Tu craques tes doigts de la main gauche avant de te mettre à écrire de ta magnifique écrire presque illisible. Peut-être que tu devrais le faire sur ordinateur, mais tu as la flemme de l'allumer, d'autant plus que tu n'as que ton portable et qu'il est éteint, soigneusement rangé dans ton sac. Tu as refusé d'avoir un poste fixe dans le bureau, d'ailleurs c'est ta secrétaire qui l'a récupéré, elle était bien contente, ça vous arrangeait tous deux. « Voilà, je pense que ça devrait être bon. » Tu signes le papier et tu y apposes le tampon de l'université par dessus. Tu retournes la feuille et tu la pousses vers elle. « Montrez ça à vos professeurs lorsque vous allez faire vos demandes et ça devrait aller, si quoi que ce soit ne se déroule pas comme prévu, vous leur demander de venir me voir ou de m'envoyer un mail. » Tu accompagnes tes quelques mots d'un sourire rassurant, pour lui montrer que tu es sincère dans ton implication pour son projet que tu vas soutenir.

D'ailleurs, tu te demandes comment ça va se passer pour elle, c'est dommage qu'elle ne fasse pas ce projet dans ses années supérieures, ça pourrait rentrer dans le contrat des options et autres points qu'elle pourrait amasser à la place de certains cours. Tu glisses ta main gauche sous ton menton réfléchissant à cela, même si elle semble bien décidée à rattraper les cours et même offrir un travail d'avance à ses professeurs pour montrer sa bonne foi. « Je n'ai aucun doute sur votre implication et votre bonne volonté ne vous inquiétez pas pour cela. » Tu continues de sourire, tu es même amusé par son comportement, de voir à quel point elle est motivée pour son projet et c'est parfait parce que tu aurais du mal à donner une telle autorisation à quelqu'un qui n'en a strictement rien à foutre et qui veut simplement prendre deux mois de vacances loin des cours. « C'est vraiment bien de savoir ce que l'on veut faire, d'avoir la motivation et surtout se donner les moyens d'y arriver, on a pas tous eu cette chance et la saisir et réellement quelque chose d'important. » Si tout le monde était comme cette jeune étudiante, les études se passeraient réellement mieux pour tout le monde, les étudiants et les professeurs. Parce qu'il n'y a rien de mieux que de voir de l’intérêt, de la motivation au niveau des élèves en tant que professeur. C'est pour cela que les professeurs sont là, pour partager une passion et permettre à d'autres de rencontrer cette passion aussi, au final c'est une relation de gagnant gagnant si tout le monde se comporte de la bonne manière. « J'espère en tout cas que tout se passera bien, qu'il n'y aura que du positif en retour pour vous et surtout que votre projet va se réaliser. » C'est le cas de le dire étant donné qu'elle veut réaliser des films, mais tu ne fais pas de jeux de mots, l'humour et toi, c'est pas une grande relation d'amour, tu ne fais pas rire les gens avec ce que tu dis pour, mais plutôt le contraire. Tu fais rire malgré toi. Tu secoues légèrement la tête sur les côtés en songeant à ça.

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MessageSujet: Re: Follow the yellow brick road [PV Lloyd] Dim 16 Avr - 1:57

Je savais que c’était ridicule. Mais je m’étais fait un sang d’encre pour cette rencontre. C’était quelque chose de pratiquement logique pour moi après tout. Toute cette dernière année, je m’étais imaginé scénario catastrophe sur scénario catastrophe. J’avais provoqué des tempêtes autour de moi, de véritables ouragans que j’avais regardé détruire une bonne partie de ma vie d’avant parce que justement c’était angoissant d’attaquer cette vie où le monde était potentiellement plus effrayant que ce que je voulais bien admettre petite. Après tout, j’avais entendu des histoires d’horreurs sur les facultés universitaires où les gens mettaient des bâtons dans les roues de ceux qui ne voulaient pas se conformer au moule de la normalité du plan des études.

Une partie de moi avait aussi anticipé le fait qu’il ouvre mon dossier universitaire pour jeter un coup d’œil aux résultats. Si j’avais toujours réussi à me maintenir dans la moyenne dans les cours essentiels, j’avais quand même toujours eu un peu de difficulté dans certaines matières – la majorité de celles qui demandaient d’ailleurs la manipulation d’une caméra. Et comment aurais-je pu justifier un refus sur le titre de mes piètres performances académiques parce que je peinais à toucher une caméra sans que l’anxiété ne reprenne le dessus sur mon existence? Chose certaine, je ne m’étais pas mentalement préparer à parler de ce que j’avais vécu. Pas deux fois aussi près l’une de l’autre. Surtout pas à un homme.

J’aurais potentiellement agit simplement comme une jeune femme soumise et sagement obéissante : je me serais contenter d’accuser le choc sans protester ni me révolter. Je n’avais pas encore assez de force en moi d’accumuler. Ma reconstruction recommençait maintenant que j’étais débarrasser – du moins partiellement – du poids de ce lourd secret que je portais.

Je ne m’attendais vraiment pas à tant de gentillesse de la part du doyen. Je ne m’attendais pas à ce qu’il accède à ma demande toute particulière avec une facilité désarmante. Parce qu’une petite partie de moi. Juste une petite section de mon cerveau avait réussi à se persuader que jamais je ne pourrais refaire confiance à personne que je ne connaissais pas déjà – et surtout pas si ce dernier était un homme.

Pourtant, j’ouvris la bouche ébahie lorsqu’il propose de rédiger une lettre pour rendre mes démarches plus faciles auprès des enseignants que je vais devoir convaincre. Muette, comme bien trop souvent depuis un an, je me contente d’hocher la tête nerveusement et probablement un peu trop frénétiquement pendant qu’il écrit un mot. Je ne peux pas le lire – il est trop loin, son écriture est minuscule – des pattes de mouches qui rappellent pratiquement celles de mon père sur les brouillons de ses sermons.

Si mes yeux étaient de ciel, ils brilleraient comme une voute étoilée, de milles et un feu d’artifice. Ma liberté, longtemps je l’ai cherché. Une manière de m’évader. Et voilà qu’il me tendait sans même le réaliser ce que j’attendais depuis près d’un an. Une chance – courte (certes) de rebâtir une partie d’une existence normale quelque chose que j’avais cessé d’envisager le fameux soir où ma vie avait changé. « Je ne sais pas comment vous remercier monsieur. » Ma voix était douce. Presque faible. Cachant à peine l’émotion que je ressentais ce mélange curieux de fierté et de confiance que j’avais cessé d’avoir l’an dernier. J’aurais presque aimé lui fournir plus. Nerveusement, je ramassais la feuille. Ma main tremblait. La feuille fit un drôle de petit bruit – on aurait pratiquement dit des ailes de papillons qui sauvages s’envolaient vers le ciel. Je la glissais dans la pochette juste devant le contrat de travail. Je savais que c’était ridicule que je me sente aussi nerveuse mais comme je n’avais plus l’habitude de la liberté – comme je vivais maintenant avec des doutes et des incessantes questions, je devais admettre que c’était difficile pour moi.

À court de mot, je me contentais d’hocher la tête face à chacun des encouragements qu’il prononça à mon égard. J’étais bien sur cet étrange petit nuage sur lequel je me trouvais et personnellement, je n’arrivais pas vraiment à me rappeler de la dernière fois où j’avais justement pu me sentir "bien" tout simplement sans avoir une arrière-pensée sur la cruauté du monde et des hommes en particulier. Je finis par réussir à dire : « Si jamais vous voulez, je peux vous montrer ou envoyer à la faculté des exemples d’activités ou de ce que je vais faire dans cet expérience… Mais je vous remercie encore une fois sincèrement monsieur. » Pour la première fois, mon regard fuyant alla chercher son regard mais pas très longtemps – simplement parce que l’évitement était la meilleure technique que j’avais trouvé. J’hésitais entre tendre la main et serrer la sienne avant de partir mais même avec les femmes ce genre de contacts humains m’était rendu difficile. Je partais de loin. Très loin. Et il venait de me donner une chance. Dont j’avais diablement besoin.

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Follow the yellow brick road [PV Lloyd]

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