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Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN

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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd


TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par lux aeternae ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew - Cody - Seanan - Appel à Magnùs
RAGOTS PARTAGÉS : 5566
POINTS : 1481
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
CÔTÉ COEUR : célibataire
PROFESSION : fleuriste
REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !


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MessageSujet: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Mar 21 Fév - 0:49

Le temps s’était écoulé, et l’anxiété de Jean s’était transformée en un sentiment plus amer. Il ne viendrait pas. Assise à une table, dans ce bar un peu guindé de Swansea, elle se sentait affreusement ridicule. Pas seulement de s’être déplacée jusqu’ici pour un connard qui lui avait posé un lapin, mais surtout d’être aussi affectée par ce faux-plan. C’est qu’elle y avait cru : pas nécessairement qu’elle trouverait chaussure à son pied aussi facilement, mais que la complicité qui était née à travers un écran se retrouverait en face à face, et déboucherait, peut-être, sur quelque chose. Elle se maudit intérieurement et se promit de se désinscrire de ce fichu site de rencontres à la première occasion.

Mais pour l’heure, elle n’était pas décidée à rentrer chez elle. Certes, l’ambiance comme le prix des boissons ne lui convenaient guère : elle oublia toutefois ces détails pour commander un verre de whisky, après les deux verres de vin qu’elle avait siroté en attendant son rencard. Tant qu’à être là, elle pouvait en profiter pour s’amuser un peu, non ? Elle envisagea même l’idée de repartir accompagnée malgré tout et aborda un homme qui semblait tout aussi esseulé qu’elle, même si elle craignit un instant qu’entre sa robe noire moulante et ce rouge à lèvres qu’elle n’avait pas l’habitude de porter, il puisse la prendre pour une professionnelle… Histoire d’être bien claire sur ses intentions, elle ne put s’empêcher de mentionner (un peu trop en détails, peut-être) le goujat qui lui avait posé un lapin, tout comme le fait qu’elle s’était déplacée jusqu’à Swansea pour être humiliée. Étrangement, la conversation tourna court avec celui qu’elle avait abordé. Tant mieux, pensa la brune : il n’était pas si séduisant que cela, et puis, il lui avait semblé terriblement ennuyant… Après cette nouvelle déception, la fleuriste atterrit au bar pour un nouveau verre. Elle avait perdu le compte mais l’alcool commençait à faire effet et elle se sentait déjà plus détendue. D’humeur volubile, Jean se retrouva à engager la conversation avec le barman. Il n’était pas forcément de la meilleure compagnie qui soit, mais ses réponses, même éparses, offrirent une distraction bienvenue à l’Écossaise. Cela dura un temps, avant qu’elle n’attrape à nouveau son téléphone. Bien entendu, il n’y avait aucun message d’excuses et elle se retrouva à errer parmi ses contacts. L’idée d’envoyer un message incendiaire à celui avec qui elle aurait dû passer la soirée lui traversa l’esprit. Mais elle changea bien vite d’avis et c’est finalement sur le nom d’Andrew qu’elle s’arrêta. Son cœur se serra et, après une brève hésitation, elle rédigea un message à son adresse, simplement dans l’espoir de discuter. Lui écrire éveilla un peu trop de souvenirs en elle. Elle se rappela la dernière soirée où elle avait échoué dans un bar, et la façon dont la nuit s’était terminée avec le mécanicien. Et puis, il y avait leur dernière conversation en date, tellement simple et détendue qu’elle lui laissait espérer que leur relation pouvait mener à autre chose qu’à une guerre sans fin. Dommage qu’elle ait besoin d’une déconvenue et d’une bonne dose d’alcool dans le sang pour se risquer à faire à son tour un pas vers lui.

A sa surprise, Andrew lui répondit presque immédiatement. Jean ne put s’empêcher de sourire avant de taper quelques mots sur son clavier, d’une honnêteté débridée par les whiskys qu’elle avait enchaînés. Elle se maudit aussitôt d’avoir pu écrire qu’elle pensait à lui, et tenta donc de rattraper vaguement la chose. Rapidement, il lui confirma qu’il venait bel et bien la chercher, ce qui força la brune à se détacher de son portable après lui avoir envoyé l’adresse de l’établissement. Une nouvelle tournée la fit patienter jusqu’à son arrivée qui, à mesure que le temps passait, commençait à l’angoisser. Après un moment, elle se demanda s’il parviendrait même à la reconnaître tant elle avait déployé d’efforts pour se montrer sous son meilleur jour. Elle avait même passé une heure ce matin à lisser sa tignasse brune – quelle perte de temps ! Non sans rancœur, elle se rappela à quel point elle avait anticipé ce rendez-vous.

Fort heureusement, elle sentit finalement une main se poser sur son épaule et découvrit Andrew lorsqu’elle se retourna. Jean lui adressa un sourire tout en le saluant :

« Hey ! » son ton était bien moins léger qu’elle ne l’aurait voulu, à croire qu’elle était déjà redescendue de son nuage. « Merci d’être venu... » ajouta-t-elle, soudainement gênée qu’il ait fait tout ce chemin juste parce qu’elle avait trop bu.
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TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, ana-sofia, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 yo (10.11.85)
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REPUTATION : on croirait bien qu'il possède le charme des bad boy... allez comprendre. a moins qu'il soit devenu gigolo ? cela dit, plus il est loin, mieux je me porte.


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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Mar 21 Fév - 23:44

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Un téléphone qui sonne au beau milieu de la nuit est souvent synonyme d'une mauvaise et pendant quelques secondes, j'ai peur que ce soit le cas en découvrant l'identité de l'émetteur du message. Siobhan. Ou Jean. Qu'importe.
Non, heureusement. Ca pourrait même paraître futile au début, mais je ne peux m'empêcher de rester en alerte, attendant avec impatience une réponse de la brune. Que fait-elle ? Que veut-elle ? Mais surtout… Comment va-t-elle ? Ca a l'air d'aller, bien que malgré ses protestations, je suis déjà en chemin pour la chercher. Depuis le temps, je commence à connaître Swansea, à me repérer dans la ville, et le nom du bar me rappelle vaguement quelque chose - sans doute que nous nous y sommes déjà retrouvés avec Rhys avant ou après une partie de poker qui se trouvait dans le coin. A cette heure tardive de la nuit, le trafic routier est quasiment inexistant donc j'accélère et je gagne presque vingt minutes sur le trajet total. Est-ce que j'ai envie d'arriver rapidement là-bas parce qu'il s'agit de Jean ? Je n'arrive pas à en être certain, mais une part de moi penche de ce côté, c'est vrai. Au bout de presque quarante minutes, j'arrive à l'adresse indiquée et j'espère que la fleuriste n'a pas décidé de finalement prendre le volant ou tout simplement de partir avec quelqu'un d'autre après avoir jugé qu'elle avait attendu suffisamment longtemps.

Je termine ma cigarette et bientôt j'entre dans la bar à la recherche de la jeune femme. Heureusement, grâce à l'heure avancée de la nuit, il n'y a plus grand monde dans la salle et je remarque bien vite l'Ecossaise, bien qu'il me faille quelques secondes pour m'assurer qu'il s'agit vraiment d'elle. C'est l'une des seules personnes accoudées au bar et assurément c'est la seule femme de l'assemblée. Ou presque.
La situation commence à se dessiner d'elle-même et je comprends sans mal qu'elle n'était pas censée se retrouver seule ce soir. Un rendez-vous galant qui aurait mal tourné ? Je ne peux pas en savoir davantage sans plus d'informations et franchement, je crois que je ne veux pas en savoir plus. Je m'approche du comptoir et glisse une main sur son épaule, une fois à son niveau.
 « Salut. » Je m'assois sur le tabouret voisin sans pour autant passer commande. Servent-ils encore à cette heure là de toute façon ?   « De rien… Tu as bien fait de m'écrire. » Réponds-je sans vouloir être prétentieux, mais plutôt pour signifier à demi-mots que je me soucie d'elle et que je n'aurais pas voulu qu'elle fasse tout ce trajet en risquant de finir dans un fossé.
La façon dont elle est apprêtée m'intrigue tellement c'est surprenant de la voir voir ainsi. Elle est belle, c'est indéniable, mais elle n'a pas besoin de tous ces artifices, même si elle ne le sait peut-être pas. La voir comme ça, c'est un renvoi violent aux personnes que nous avons été il y a bien longtemps et jamais je n'aurais pensé un jour avoir affaire à la fleuriste dans une tenue pareille. Ca lui va bien, mais ça ne lui ressemble pas. « Tu es… » Je cherche mes mots, mais ceux-ci ne semblent pas décidés à venir. « Différente. » Achève-je d'une voix distraite, encore un peu surpris par cette allure nouvelle qu'elle affiche. Je ne la connaissais pas aussi sulfureuse et j'aurais presque l'impression de me retrouver devant une autre femme si je n'avais pas appris par le passé à déchiffrer chacun de ses traits. « Mais ça te va bien… » Que je reprends afin de ne pas la vexer par ma réaction initiale qui n'était peut-être pas celle attendue. Je jette un coup d'oeil dans le bar, plus précisément autour d'elle et mes yeux se posent sur le verre de whisky quasiment vide devant elle, faisant remonter quelques souvenirs à la surface. « Classique. Je vois que tu ne renies jamais tes origines quand ça touche à l'alcool. » Dis-je, un sourire au lèvre, cherchant à détendre l'atmosphère.

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Certains disent que le monde sera anéanti par le feu d'autres par la glace. Pour ce que j'ai goûté du désir amoureux, je penche du côté de ceux qui préfèrent le feu. Mais s'il fallait que par deux fois je trépasse. Je crois en connaître assez sur la haine pour savoir que la destruction par la glace est tout aussi vilaine et efficace. © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Jeu 23 Fév - 19:59

Jean ne peut s’empêcher d’être nerveuse, à l’idée de se retrouver face à Andrew de nouveau. C’est idiot, pourtant : il a accepté de venir, et n’a pas semblé lui en vouloir de le déranger à une heure aussi tardive. Quand il est finalement là, le cœur de la brune s’emballe et elle reste un instant sur ses gardes. Mais le mécanicien ne lui adresse aucun reproche, et va même jusqu’à lui assurer qu’elle a eu raison de lui écrire. Jean s’autorise alors à se détendre. Elle n’est pas habituée à ce que les choses puissent être aussi simples entre eux et elle se demande, tout en regardant le brun, ce sur quoi ce nouveau départ entre eux pourrait déboucher. Si nouveau départ il y a effectivement. La fleuriste ne veut rien brusquer et, faute de trouver quoi dire, elle reste muette un instant. Ses yeux ne quittent pas Andrew, qui la détaille un instant. Lorsqu’il ouvre à nouveau la bouche, Jean est aussitôt ramenée à la réalité et à ces sentiments qu’elle a tenté de noyer dans l’alcool. Elle étouffe un rire ironique avant de hausser les épaules.

« Ridicule, plutôt... » souffle-t-elle en portant son verre à ses lèvres, se coupant volontairement du Londonien. Puis, comme il poursuit, elle se risque à un trait d’humour : « Merci. Je dois t’avouer que je visais le ‘diablement sexy’ mais… Je prends le ‘différente’. » qu’elle achève dans un sourire sans réelle conviction.

Elle espère juste qu’ils passent à autre chose, plutôt que de s’attarder ainsi sur son apparence. Comme s’il avait entendu ses pensées, Andrew aborde effectivement un autre sujet. Cette fois-ci, Jean a bien moins de difficulté à lui répondre. Sourire aux lèvres elle aussi, elle penche la tête d’un côté pour avouer, avec cette franchise désinhibée par l’alcool :

« Eh bien… C’est surtout que c’est que je supporte mieux les cuites au whisky. » Elle fronce brièvement les sourcils : « Enfin, t’as peut-être raison, c’est sûrement à cause de mes origines. » Elle secoue la tête avec un sourire, avant de proposer : « D’ailleurs, puisqu’on parle de scotch, j’en ai vu un sur la carte qui vaut le détour... »

Elle cherche rapidement autour d’elle afin de trouver l’une de ces fameuses cartes et en localise une à une table derrière eux. C’est l’occasion pour la brune de descendre du haut tabouret pour la première fois depuis un moment. Le retour sur la terre ferme est hasardeux, plus encore en escarpins. Elle vacille un peu mais se rattrape sans mal en posant une main sur la cuisse d’Andrew. Loin de s’en émouvoir, elle pouffe un peu, avant d’aller attraper le livret. Fière d’elle, elle rejoint le bar son butin à la main, et l’ouvre pour localiser l’alcool mentionné.

« Là ! » lâche-t-elle, victorieuse. « Bowmore Single Malt, 18 ans d’âge. » lit-elle, avant de refermer la carte. « Puisque tu es venu jusqu’ici, laisse-moi t’offrir un verre... » lui propose-t-elle.

A présent qu’elle n’est plus qu’à un trajet en voiture de chez elle, Jean n’a plus tellement envie de s’y retrouver seule. Tout y est trop froid, trop vide. Trop impersonnel. Alors, elle est bien déterminée à gagner quelques minutes contre cette fin de soirée inévitable. Et, dans l’espoir de convaincre le mécanicien, elle ajoute d’un air malicieux :

« Allez, on n’est pas à cinq minutes près, si ? » Elle sourit avant de mordiller sa lèvre inférieure. Les yeux ancrés dans ceux du brun, elle le défie de jouer le jeu. S’il a pu faire tout ce chemin pour venir la chercher, il peut bien s’attarder pour un verre, non ?
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Ven 24 Fév - 20:10

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Le diablement sexy ? Pourquoi pas, mais encore une fois, ce n'est pas une façon dont j'ai connu l'Ecossaise alors j'ai du mal à me faire une idée. Il faut dire qu'à même pas vingt ans, quand on est rythmés par des vols à l'arraché et autres malversations en tout genre pour gagner un peu d'argent, l'apparence et l'envie de plaire n'est pas primordiale. Peut-être que je ne méritais pas les efforts qu'elle a fait aujourd'hui pour un autre... Un autre absent de la scène, cela dit. Je n'en suis pas au point de me réjouir de la solitude de Jean, mais presque. Au moins, c'est moi qui en récolte les avantages. Je vois son verre et je fais une remarque, sans savoir du combientième il s'agit. Sa réponse ne fait qu'élargir mon sourire.
« Pragmatique, comme toujours. Ca ne m'étonne pas de toi. » Réponds-je d'un ton enjoué. Elle réveille toute mon attention en clamant qu'une bouteille servie vaut le détour et pour le coup, je n'ai aucun mal à la croire et à vouloir la suivre. Elle tente maladroitement de descendre de son tabouret, de se mettre debout et j'ai la réponse à ma question sur la quantité de verres qu'elle a ingurgité tout au long de la soirée : beaucoup. Elle peine à retrouver l'équilibre, doit prendre appui sur moi - mouvement qui me ferait presque tressaillir - et elle part d'un pas chancelant en direction de la carte qu'elle cherchait. Finalement, en la voyant debout dans sa robe moulante, je la trouve en effet diablement sexy, mais ça, je ne risque pas de le lui dire. Elle parvient à se rassoir sans aide et me montre le nectar qu'elle veut me faire goûter.
Sa proposition me fait sourire et je me laisse tenter après m'être perdu dans son regard une ou deux secondes de trop. Elle n'a pas tort, je ne suis pas pressé et si je peux profiter d'avoir fait ce chemin pour terminer la soirée en beauté, je ne vais pas m'en priver. Nonchalant pour le genre, je hausse les épaules et j'accepte. « C'est d'accord. » Je hèle le barman pour qu'il revienne de notre côté du comptoir et je commande le whisky recommandé par la brune. La McKinnon a alors l'occasion de reprendre un verre à son tour et j'ajoute à son attention. « De toute façon, je te ramène quand tu le sens. Tu n'as qu'un mot à dire. » Je ne vais pas la presser, ce n'est pas comme si j'étais attendu quelque part.

Le verre convoité ne tarde pas à arriver et après avoir trinqué, je trempe mes lèvres dans le liquide ambré et je suis agréablement surpris par le goût de cette boisson. En effet, elle avait raison, Jean, et je hoche la tête pour applaudir son conseil. « Uhm je confirme. Il vaut le détour ! » Ca ne me dérangeait pas de venir la chercher ici, mais vu la tournure que prend la soirée, je suis de plus en plus emballé. J'en prends une nouvelle gorgée pour vérifier ce goût si particulier et satisfait, je repose mon verre sur le comptoir pour pouvoir me concentrer à nouveau sur la jeune femme qui m'accompagne.
« Pour demain, si tu veux, je pourrais t'accompagner pour rechercher ta voiture. Enfin, à moins que tu ne préfères y aller avec quelqu'un d'autre. » Même si dernièrement notre relation s'est clairement améliorée au point que j'ai osé faire appel à elle pour une sombre histoire de machine à laver, ce n'est pas pour autant que je sais où nous en sommes. Est-ce qu'elle voudrait quelqu'un d'autre avec elle, demain, une fois sobre ? Possible. Car si elle a pensé à moi ce soir, ce n'est peut-être qu'à cause de l'alcool ou simplement qu'elle ne voulait pas être vu dans cet état par l'une de ses amies. Je ne pose pas la question franchement, mais je lui laisse le choix.

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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Dim 26 Fév - 1:04

Jean n’a pas à déployer beaucoup d’efforts pour convaincre Andrew de rester déguster un whisky en sa compagnie. Il faut dire que le mécanicien n’a jamais fait partie de ces gens raisonnables, bannissant toute consommation d’alcool avant de prendre le volant et prônant les bienfaits d’une nuit de huit heures de sommeil. Reste que la brune est surprise – agréablement, bien entendu – et elle sourit en savourant sa victoire, faisant fi de la nonchalance de son partenaire. C’est lui qui commande les verres avant de lui assurer qu’il la ramènerait quand elle le souhaiterait. Amusée, la fleuriste arque un sourcil et le prévient :

« Fais attention, tu as pu remarquer que je ne suis pas douée pour finir correctement les soirées... »

Elle hausse les épaules en guise d’excuse, alors qu’elle fait allusion à toutes ces fins de soirées trop alcoolisées qu’ils ont pu partager. De la dernière en date, elle a gardé un coquard pendant presque deux semaines. Paradoxalement, cette mésaventure lui a aussi permis de pacifier ses relations avec Andrew et cette seule pensée parvient presque à chasser la mélancolie qui la gagne. Lorsqu’elle voit le serveur approcher avec leur commande, Jean vide d’une traite le verre qui est resté sur le comptoir, dans l’espoir de retrouver un peu de ce bien-être et de cette légèreté qui ont animé son début de soirée. Hors de question de s’apitoyer sur le scott 18 ans d’âge. Hors de question, non plus, d’offrir un spectacle aussi pathétique à son ex. Même si elle l’a appelé à la rescousse après qu’un inconnu lui a posé un lapin, et alors qu’elle est trop alcoolisée pour rentrer seule chez elle, Jean entend conserver encore un semblant de fierté.

Et c’est pour maintenir l’illusion encore un peu qu’elle s’enthousiasme de l’arrivée du whisky grand cru, trinque avec Andrew puis déguste une gorgée du liquide ambré. Elle le garde en bouche un instant, pour laisser à ses papilles le temps d’identifier toutes les saveurs, puis l’avale dans un sourire satisfait. Même après un peu trop de verres, elle ne peut qu’être d’accord avec le brun. Elle renchérit d’ailleurs à ses propos en soulignant, amusée :

« Eh bien, tu ne fais pas si bien dire, puisque tu viens de faire un aller depuis Tenby pour le déguster. »

Ça, et reconduire chez elle son ex… Mais elle préfère s’attarder sur la première partie et tenter d’oublier la deuxième. Sauf que déjà, Andrew parle du lendemain. S’il semble hésitant et plein de doutes, Jean, elle se retient de lâcher la première réponse qui lui traverse l’esprit. Ah oui ? Et avec qui d’autre ? Il faut dire qu’elle ne se risquerait pas à demander un pareil service à n’importe qui. Et, justement, la fleuriste ne parvient pas à identifier tant de personnes de confiance que cela, dans son entourage. Le Londonien, en un sens, est bien placé pour le savoir : n’a-t-il pas passé les deux dernières années (et des poussières) à s’assurer qu’elle n’arriverait à rien construire de durable. Quoique… Il n’a jamais eu grand-chose à saboter, dès le départ. Dans une vaine tentative de chasser la réalité qui la rattrape, l’Ecossaise s’exclame :

« Wow ! Il y a cinq minutes, tu laissais entendre qu’on avait toute la soirée, et à présent tu me parles déjà de demain ! Sois pas rabat-joie, Andrew... » lâche-t-elle en se penchant vers lui. Son regard s’attarde dans le sien et elle veut soudain le rassurer. Elle hausse donc les épaules tout en se redressant : « Mais oui, je suppose que tu peux m’accompagner. Si tu n’es pas occupé, bien entendu. » ajoute-t-elle, d’un air faussement indifférent.

Déjà, Jean boit une nouvelle gorgée. Elle entend bien savourer la liqueur, mais l’alcool appelle vraisemblablement l’alcool… Et puis, il est plus facile de boire que de faire la conversation. Pourtant, après un temps de silence entre eux, la brune se décide à demander d’une voix faible :

« Alors… Tu ne me demandes pas ce que je fiche ici ? »

Habillée comme cela. Dans cet état. Elle l’ajouterait bien. Mais elle a le cœur suffisamment lourd pour pas s’accabler davantage.
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Ven 3 Mar - 20:32

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A son avertissement, je ne peux m'empêcher de sourire légèrement. Elle n'a pas tort, pourtant, j'ai envie de la contredire quand je pense à notre dernière soirée passée ensemble. Certes, il y a quelques parties de la soirée qui auraient pu se dérouler autrement... Mieux... mais au final, je n'ai pas été déçu de la façon dont elle s'est terminée. Sauf peut-être de la façon dont j'ai été jeté une fois le soleil levé dans le ciel.
« A quelques détails près, je crois que je ne suis pas mécontent de la dernière... » Lâche-je dans ma barbe. La blessure de Jean et sa nausée auraient pu être optionnelles... Mais dans le fond, elle a fini la soirée avec moi et pas avec celui qu'elle suivait à l'extérieur. J'ai quelques frissons en y repensant et heureusement, je suis bien vite distrait par les verres de whisky qui nous sont servis. Pensif, j'en bois une gorgée et je commente cette découverte de façon positive. Je bois et je profite de cette soirée imprévue. Je suis bien moins inquiet par rapport à quelques minutes auparavant, quand mon téléphone retentissait pour la première fois. Tant mieux.
Et c'est à mon tour d'être pragmatique en demandant à Jean comment elle compte s'y prendre pour récupérer sa voiture le lendemain. Une question que je juge légitime mais qui me vaut un soupire et une supplique : ne sois pas rabat-joie. La mâchoire serrée, je ne réponds rien. Je n'ai pas envie d'envenimer les choses alors je reste silencieux et j'attends d'avoir une réponse claire à ma question, ce qu'elle fait sous peu, peut-être une fois après remarqué ma raideur soudaine. Je hoche la tête. « Ok. Non ça ira, je ne travaille pas demain. » Achève-je calmement puis je reprends une nouvelle gorgée d'alcool. C'est étrange de me retrouver avec cette ex dans ce bar, à boire comme si de rien n'était, presque comme si c'était son plan initial de passer sa soirée avec moi. Pourtant, ça ne l'est pas et ça me bouffe de le savoir.
Hélas, la fleuriste me pose la question qui me hante depuis le début, mais à laquelle j'essaye de ne pas penser parce que j'ai peur de la réaction que je risquerais d'avoir. Je me mords l'intérieur de la joue, mal à l'aise, puis je réponds sans plus de cérémonie.
« Je ne suis pas sûr de vouloir le savoir, en fait. » Avoue-je en évitant soigneusement son regard. Cependant, maintenant qu'elle en a parle elle-même, je renchéris, comme poussé par une force supérieure.  « Mais je suppose que si tu en es venue à penser à moi, c'est que tu as passé une mauvaise soirée... Et avec cette tenue, je dirais que c'était un rencart avec quelqu'un qui s'est mal passé. » Je hausse les épaules, sans savoir comment je dois prendre le fait qu'elle ait pensé à moi. Est-ce qu'elle pensait à moi parce que sa soirée était vraiment minable et que son partenaire me ressemblait ? Ou alors parce qu'elle aurait voulu que je sois avec elle, que je le remplace ? Peut-être qu'il s'agit d'une tout autre raison. Je ne peux pas le deviner et alors je vais jusqu'à emmètre de nouvelles hypothèses.  « Enfin je ne sais pas, je me trompe peut-être, mais bon... Peut-être même que tu étais venue jusqu'ici pour ne pas tomber sur moi à Tenby et finir la soirée avec l’arcade en sang.  » Ce n'est plus à prouver que je pars au quart de tour quand je vois la jeune femme avec un autre homme, même si j'essaye de mon mieux pour ne pas la laisser m'affecter d'une quelconque façon. Foutaises. Je n'y arrive pas. Ou en tout cas, je n'y arrive plus. Je l'interroge du regard, tout de même curieux malgré moi et j'attends de savoir ce qui a pu la mettre dans un tel état, que ce soit l'alcool ou alors cette robe.

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Certains disent que le monde sera anéanti par le feu d'autres par la glace. Pour ce que j'ai goûté du désir amoureux, je penche du côté de ceux qui préfèrent le feu. Mais s'il fallait que par deux fois je trépasse. Je crois en connaître assez sur la haine pour savoir que la destruction par la glace est tout aussi vilaine et efficace. © by anaëlle.
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REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !


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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Mar 11 Avr - 22:17

L’allusion à leur dernière soirée arrache un sourire à Jean. Jusque-là, elle a tout fait pour éviter de se remémorer ce soir-là, plus encore, la nuit qui a suivi. Mais elle ne peut s’empêcher de saisir la perche qu’Andrew lui tend. C’est ainsi qu’elle lui répond :

« Oui… On peut dire que cette soirée-là s’est plutôt bien terminée. » Elle sent immédiatement qu’elle en a trop dit – il est hors de question de s’aventurer sur ce terrain-là avec le brun. Elle évite donc soigneusement de le regarder et se racle la gorge avant d’attraper son verre. Elle juge bon de désamorcer la chose en précisant : « J’veux dire, j’aurais clairement pu finir à l’hôpital. » Plutôt que dans tes bras, songe-t-elle alors que ces souvenirs enfouis remontent à la surface.

Fort heureusement, le serveur désamorce la situation en arrivant avec leurs verres. Et le whisky les conduit vers un autre sujet de conversation, bien moins personnel. L’espace d’un instant, la fleuriste croit pouvoir échapper à tout sujet trop sérieux et passer un bon moment, avant d’avoir à rentrer chez elle. Seule. Mais, si elle ne voulait pas repenser à sa triste existence trop tôt, Andrew se charge de la ramener sur terre. Elle a beau le taquiner, l’humeur de l’Écossaise n’est plus à la fête. Et elle sent bien que le mécanicien n’apprécie que peu sa réponse. Alors, elle redevient sérieuse et parle du lendemain. Elle cache son incertitude derrière une indifférence feinte, noie sa morosité dans une nouvelle gorgée de whisky hors de prix. Une fois cette histoire de voiture à récupérer réglée, ils restent silencieux l’un et l’autre. C’est finalement Jean qui, le cœur lourd, prend la parole en premier, sans toutefois regarder Andrew lorsqu’elle se risque à l’interpeller sur son manque de curiosité. Lui qui aime tant contrôler ce qu’elle fait, et surtout, avec qui… Elle secoue brièvement la tête à sa réponse initiale. Bien entendu qu’il ne veut pas savoir. Mais est-ce de la jalousie mal placée ou bien le signe qu’il compte lui ficher la paix à présent que leur relation semble avoir pris un nouveau tournant ? Si le contrôle qu’il a cherché à exercer sur sa pauvre vie lui a paru pesant, Jean n’est pas certaine de vouloir de l’indifférence d’Andrew pour autant.

Elle est déçue par sa réponse initiale. Mais, lorsqu’il poursuit, la brune se montre un peu plus intéressée et se décale un peu pour lui faire face, plutôt qu’au comptoir. Accoudée sur celui-ci, elle écoute attentivement Andrew et ne le lâche pas des yeux, comme pour mieux lire entre ses mots. La demoiselle arque un sourcil lorsqu’il parle d’un rencard qui se serait mal passé. Touchée. Elle garde le silence tant bien que mal, afin de le laisser poursuivre et grimace légèrement lorsqu’il mentionne à nouveau la dernière fois qu’ils se sont croisés dans un bar.

« T’es pas trop loin de la vérité... »
soupire-t-elle. « Je suis bien venue ici pour un rencard. Et non, je n’ai pas fui Tenby de peur de t’y croiser. » ajoute-t-elle dans un froncement de sourcils. Elle hésite un instant avant de se décider à poursuivre : « De toute manière, t’aurais eu personne avec qui te battre. Ce connard m’a posé un lapin. » achève-t-elle, amère.

Une nouvelle gorgée vient calmer ses nerfs, assommer cette déception palpable. Jean préfère ne pas entrer dans les détails – elle se sent déjà bien assez stupide comme cela… Quant à expliquer à Andrew pourquoi elle s’est tournée vers lui plutôt qu’un autre, encore faudrait-il qu’elle-même en connaisse la raison. Reste qu’elle sent que c’est important pour lui, et, décidée à ne pas laisser de malentendus pourrir cette relation qu’ils essaient de construire, la fleuriste ajoute :

« Et je ne t’ai pas appelé pour… Je ne sais trop quelle raison tu imagines, au juste, en fait. Parader ? Te faire souffrir ? Tu es juste le premier à qui j’ai pensé pour me dépanner. » tente-t-elle de clarifier.

Soudainement agacée, Jean porte son verre à ses lèvres pour le vider d’une traite. Elle secoue la tête et lâche : « Je pense qu’il est temps de rentrer. Je vais régler ma note... »

Elle s’éclipse sans attendre et paie sans vérifier le montant. Elle déchantera probablement demain matin, quand elle verra la facture, mais ce soir, elle s’en fiche.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Mer 12 Avr - 13:06

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Je ne sais pas si c'est tout l'alcool qui est passé dans le système de Jean qui la pousse à vouloir me parler de la raison de sa venue ici, mais on sait tous que l'alcool délie les langues. Ce n'est pas faux. Cependant, quand elle me pose la question, je ne veux pas en savoir davantage. Je ne veux pas savoir ce qu'il en est de sa vie amoureuse parce que je reste possessif et jaloux à ma manière. Et puis… Si au début je ne voulais pas qu'elle fricote avec d'autres hommes uniquement parce que je voulais qu'elle reste misérable, aujourd'hui c'est autre chose. Je m'en suis aperçu en la voyant partir au bras de ce mec sur Tenby ; un constat qui donnait la migraine.
L'envie de la briser, est-ce qu'elle existe encore ? Pas ces derniers temps, en tout cas. Au contraire, j'ai même été amené à chercher son aide pour des broutilles et c'était un moment assez surprenant. Une surprise agréable.
A contrecoeur, je reprends la parole pour lui dire ce que j'ai été capable de déduire de sa soirée en arrivant dans ce bar éloigné de Tenby et de ce qu'elle dit, je ne suis pas loin de la vérité. Je ne sais pas si je dois me réjouir de n'avoir joué aucun rôle dans sa décision de venir jusqu'ici, et je me contente d'accepter d'un hochement de tête. Aussi, quand j'apprends que son rendez-vous ne s'est même pas présenté, je ne sais toujours pas si je dois me réjouir ou pas. En mon for intérieur, je suis plutôt satisfait, c'est vrai, mais c'est certainement inutile de le faire comprendre à la jeune femme qui semble déjà vivre assez mal la situation. Il suffit d'entendre la qualificatif qu'elle emploi pour parler de cet autre mec. « Et bien… Au moins ça m'aura permis de te voir en robe pour la première fois de ma vie. » Cherche-je à dire pour ne pas l'accabler davantage. Le chagrin mélangé à l'alcool, ça ne donne jamais rien de bon, alors autant éviter d'en arriver là.
« Je sais que tu ne m'as pas appelé pour parader ou pour me faire souffrir. Tu as toujours été au dessus de ça, toi. » Avoue-je en terminant mon verre. C'est un aveu voilé par lequel je sous-entends que contrairement à moi, elle n'a jamais cherché à me faire du mal. Elle n'était pas comme moi, elle ne voulait pas m'écraser comme j'ai un jour rêvé de le faire avec elle. Car je sais que j'ai toujours été celui qui voulait se venger peu importe ce qu'il m'en coûtait.
Aujourd'hui, la vengeance n'est plus ma priorité, elle n'a même pu lieu d'être, en fait. Aujourd'hui, j'essaye d'avancer, et elle aussi, il semblerait, même si pour ma part, j'ai la sensation de faire quelques bonds en arrière dès que je la revois. « C'est juste que… Je me dis que tu ne peux penser à moi que dans des moments pénibles. »

Dans le fond, je suis ravi qu'elle ait fait appel à moi plutôt qu'à quelqu'un d'autre pour venir la dépanner, mais j'ai encore bien trop de fierté pour le lui dire clairement.
Décidée à rentrer, la fleuriste part payer et je l'attends à l'extérieur, une cigarette coincée entre les lèvres. Elle me rejoint moins de deux minutes plus tard et ensemble, nous prenons la route pour rentrer à Tenby. L'unique verre de whisky que j'ai bu n'affecte ni comportement ni ma vision et pour ne pas laisser un silence embarrassant s'installer entre nous, je me force à reprendre.
« Tu as bien fait de m'appeler, tu sais ? De toute façon, je t'en devais une depuis l'histoire de la foutue machine à laver. Tu m'as vraiment sauver la mise sur ce coup là. » Je souris à ce souvenir quelque peu ridicule et puis je me concentre à nouveau sur la route, nous rapprochons petit à petit de la bourgade.

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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Lun 17 Avr - 0:32

Jean sent bien qu’Andrew s’efforce de ne rien dire qui pourrait la heurter ou la contrarier. Si l’attention est certainement louable, cette tactique ne fait qu’assombrir un peu plus l’humeur de la fleuriste. Qu’est-ce qu’elle s’est imaginée, au juste ? Que sa venue changerait le cours de la soirée ? Qu’elle s’amuserait après avoir passé des heures à ressasser sa déception, à ruminer sa colère ? Foutaises. Ils sont tout juste réconciliés : Jean peut s’estimer heureuse qu’il soit venu la chercher sans le lui faire payer ensuite. Elle serait bien trop naïve d’espérer qu’il puisse panser ses plaies avec quelques mots affectueux, recoller les morceaux de son âme effritée. Il y a quelque chose de bien trop sombre en elle pour que même Andrew réussisse à arranger quoi que ce soit. Et puis, bien malgré lui peut-être, il lui porte quelques coups. D’abord en sous-entendant qu’elle serait bien meilleure que lui, juste parce qu’elle n’aurait pas cherché à le faire souffrir. Puis en lâchant un deuxième aveu, une fois son verre fini. Elle ne penserait à lui que dans les moments pénibles. Ces quelques mots font l’effet d’une gifle à la brune, qui les encaisse pourtant sans rechigner. Faute de savoir quoi dire, elle se hâte de finir son whisky et explique qu’elle veut rentrer. Régler la note lui laisse le temps de repenser à la phrase d’Andrew. Et, même embué par l’alcool, son esprit brasse toutes sortes de questions – la principale étant : a-t-il raison ? Est-ce qu’elle ne pense à lui que dans les moments difficiles ? Si elle est tentée de dire que non, elle est aussi forcée de reconnaître que les évènements, jusque-là, ont plutôt prouvé le contraire… Ce sont ces moments pénibles qui l’ont amenée à s’ouvrir au mécanicien et qui les ont, ainsi, rapprochés.

Elle demeure toutefois silencieuse lorsqu’elle le rejoint, dans la rue. Perchée sur ses talons, Jean se concentre sur la marche – tout en espérant que son chauffeur n’ait pas garé son carrosse trop loin. Un bref instant, elle songe à prendre appui sur lui, en passant un bras autour du sien, pour s’aider. Et aussi, peut-être, car ce contact lui ferait un peu de bien. Mais ils arrivent déjà à la voiture et elle y monte sagement. Une fois dans l’habitacle, elle en profite pour retirer ses escarpins et pousse même un soupir de soulagement. Tout en massant un de ses pieds meurtris, Jean tente de réchauffer l’atmosphère en lâchant :

« C’est un enfer, de porter ces trucs... »

A nouveau, elle se sent incroyablement ridicule d’avoir déployé tous ces efforts pour un inconnu, qui n’a même pas eu la décence de la prévenir qu’il ne viendrait pas. Très vite, Andrew prend la parole, pour lui assurer qu’elle a bien fait de l’appeler. Apparemment, il lui en devrait une, depuis l’épisode de la machine à laver. Jean arque un sourcil et réplique :

« Oh… C’était rien, tu sais. Tu t’en es sorti au fait ? » demande-t-elle, alors qu’elle réalise qu’elle n’a jamais cherché à en savoir plus suite à leur conversation téléphonique. Mais la discussion n’arrive pas à la détourner des pensées qui la hantent. Si bien que, très vite, elle se retrouve à dire abruptement : « Tu sais, je ne pense pas à toi que dans les moments pénibles… C’est juste que c’est plus facile dans ces moments de ravaler mon orgueil pour me tourner vers toi, je suppose. » avoue-t-elle avant de hausser les épaules, comme pour alléger la chose. Elle voudrait bien s’en ficher, comme son attitude le prétend, mais elle n’y arrive pas. Son regard se perd sur la route ; tournée ainsi vers la fenêtre, elle n’a pas à affronter Andrew. Et, après réflexion, elle lâche : « Je suis désolée… D’être comme ça. Je sais qu’il y a un truc qui va pas, chez moi. Et… T’es bien le seul à pouvoir le supporter, on dirait. » ironise-t-elle. Mais elle craint que son ton acide ne suffise pas à masquer l'honnêteté avec laquelle l'alcool et la mélancolie semblent vouloir la faire parler.
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Mar 18 Avr - 21:36

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Une fois en voiture, Jean n'attend pas pour se mettre à l'aise et enlever ses escarpins. Elle m'arrache un sourire avec sa réflexion et je hoche la tête.
« Je ne peux pas imaginer, mais je veux bien te croire. » De toute façon, son soupire de soulagement suffit à me faire comprendre qu'elle ne parle pas à la légère et qu'elle pèse ses mots.
La route est aussi déserte qu'à l'aller, ce qui rend le trajet bien plus paisible qu'aux heures de pointe où la circulation sur l'autoroute est constamment bouchée et j'en conclus qu'il nous faudra moins de temps que d'habitude pour rentrer à Tenby.
Pour ne pas continuer à se complaire dans un silence de mort qui n'apportera certainement rien de bon, je reprends la parole et j'évoque un instant peu glorieux, mais amusant maintenant que j'ai un peu de recul. « Oui, oui, plutôt bien d'ailleurs. Pas de chemise rétrécie ni déteinte alors je suppose que c'est une victoire en quelque sorte. » Ajoute-je simplement. Ce n'est certainement pas le moment d'avouer à Jean ce que je fabrique de mon temps libre avec Rhys pour rapporter un peu d'argent, surtout que je n'ai pas la moindre idée de la réaction qu'elle pourrait avoir face à une telle nouvelle. Probablement qu'elle me dirait que je suis inconscient, que je cherche constamment les ennuis et assurément, elle aurait raison. Même si au départ, je ne m'en rends pas compte, je comprends plus tard que c'est cet attrait du danger qui m'anime et que jamais je ne serais capable de mener la petite vie tranquille que j'ai essayé d'adopter depuis mon arrivée à Tenby. Il me manque quelque chose. Quelque chose d'insaisissable que je ne peux même pas identifier au final, et c'est peut-être ça le plus frustrant.

Bien vite, la fleuriste reprend la parole en faisant écho à mes derniers mots lorsque nous étions encore dans le bar et je l'écoute attentivement, les yeux rivés sur la route pour ne pas avoir à la regarder, elle.
Je reste muet un moment, cherchant à savoir si c'est l'alcool qui provoque ce flot de paroles, mais aussi parce que j'ai besoin de quelques secondes pour mettre de l'ordre dans mes pensées. L'orgueil, je connais bien, et pire, je comprends, je m'identifie. L'orgueil et la fierté. Mon silence s'éternisant, la voix de la jeune femme siffle à nouveau dans l'air pour de nouvelles paroles perturbantes. Les sourcils froncés, je ne peux plus rester muet, alors je réponds.
« Un truc qui ne va pas chez toi ? Je suppose que c'est une constance pour les gens comme nous, Siobhan. Les orphelins, je veux dire. On a grandi différemment, alors oui, peut-être que tu n'es pas comme tout le monde, mais bordel ne sois pas désolée d'être comme ça. » Je m'esclaffe, ne revenant pas de son sarcasme. « Et puis… si je suis le seul à pouvoir le supporter c'est juste parce que je suis encore plus mal en point. » Avoue-je en assumant parfaitement mon comportement marginal qui remonte à la nuit des temps. Cependant, amusé par cette philosophie de comptoir, j'en ris un peu plus et je poursuis.  « Sérieusement… C'est le jour où je te vois en soccer mom avec une queue de cheval impeccable que je pense que tu devras t'inquiéter et dire qu'il y a quelque chose qui cloche chez toi. » Au diable ceux qui attendent de nous que nous nous alignons pour marcher en rang. Au diable ceux qui veulent nous diriger. « Si j'avais su qu'on philosopherait ce soir, j'aurais pris un autre verre. » Conclus-je, un sourire aux lèvres tandis que nous arrivons bientôt dans la bourgade.

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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Ven 21 Avr - 23:54

L’incident de la machine à laver : c’est ça qui les a vraiment réconciliés ? Il semblerait… Pourtant, Jean ne parvient pas tout à fait à se réjouir de cette fameuse victoire. Il y a quelque chose qui cloche, une donnée manquante, une question qu’elle n’a pas formulé à l’époque mais dont elle voudrait encore la réponse. L’alcool aidant certainement, la fleuriste s’entend lui demander :

« Tant mieux… C’était pour quelle occasion, déjà ? »

S’il ne l’a jamais vue en robe, elle ne l’a jamais vu en costume. Enfin, si on exclut leur passage devant le juge. Forcément, qu’il ait fait exception à son dress code habituel l’intrigue. Elle ne peut pas s’empêcher, d’ailleurs, de faire le parallèle avec sa propre situation. Si elle est sortie de sa zone de confort pour un vulgaire rencard, peut-être qu’Andrew en a fait de même lui aussi ? A présent que le doute la prend à nouveau, Jean comprend mieux ce qu’il a dit un peu plus tôt, dans le bar. Elle n’est pas certaine de vouloir savoir s’il y a une femme ou non derrière tout ça… Mais laisser planer le doute n’aide pas à améliorer son moral. C’est sans doute pour cette raison qu’elle se livre un peu plus en avouant sa plus sombre certitude : celle qu’elle est profondément endommagée. Pendant un moment, Andrew garde le silence – au point même que Jean en vient à se demander si elle a bien fait de se confier. Elle tente rapidement de se rattraper, en s’excusant… Pour en révéler un peu plus à nouveau. Cette fois, le brun lui répond. S’il essaie visiblement de la rassurer, la fleuriste a un peu le blues. C’est sûrement vrai, ce qu’il dit. Mais cela signifie aussi qu’elle est fondamentalement endommagée. Irréparable. Si elle rit d’abord de cette histoire de mère au foyer, la perspective la laisse songeuse… Elle tente de faire bonne figure, en répondant sur le même ton que lui :

« Un verre de plus et on aurait dû philosopher à l’hôtel... »

Elle lui sourit rapidement, avant de reporter son attention sur la route. Mais son silence dure à peine quelques secondes, puisqu’elle se tourne à nouveau rapidement vers le conducteur pour lui demander :

« Mais sérieusement… Qu’est-ce qui serait le plus inquiétant dans cette histoire de soccer mom ? Que la queue de cheval ne m’aille pas ? Ou bien que j’élève de la marmaille ? » demande-t-elle, la gorge nouée.

Elle fixe Andrew avec appréhension, mais tente de cacher son malaise par un sourire amusé, et un ton je-m’en-foutiste. Sauf qu’elle craint comme jamais les prochains mots du brun. Elle ne sait trop si c’est cette fichue horloge biologique qui la démange et si l’envie lui passera, mais Jean s’imagine de plus en plus avoir un enfant. Même si ce désir est loin de pouvoir se concrétiser, faute d’un type à peu près intéressé dans les parages, le jugement de son ex compte beaucoup à ses yeux. Parce que quelle mère pourrait-elle faire, elle qui n’en a jamais eu ? A quoi cela servirait d’élever un être si c’est pour le faire devenir tout aussi, voire plus, endommagé qu’elle ? Et sur ces points, elle a l’impression de pouvoir compter sur Andrew, parce qu’il la connaît mieux que quiconque, et qu’il n’essaiera pas de mâcher ses mots pour ne pas la blesser.
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Dim 23 Avr - 23:42

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L'occasion du costume… Au niveau où nous en sommes, je crois que ça ne coûte rien de lui lancer quelques brides d'informations, même si pour sûr, je ne peux pas lui dire les soubassements de ces quelques parties avec Rhys.
« Une partie de poker. On a voulu s'amuser un peu avec un mec, on a décidé d'y aller, de miser un peu. » Je hausse les épaules tout en tenant le volant, décontracté. J'en dis suffisamment. Je ne qualifie pas Rhys d'ami car je ne sais pas si c'est approprié, d'autant plus que Jean me connait trop bien pour savoir que je ne suis pas du genre à facilement me lier d'amitié. « C'était sympa. » Conclus-je, ni plus ni moins. Nous étions partis avec pas mal d'argent ce soir là, alors évidemment, ça ne pouvait être que sympa et Rhys partage mon avis sur ce point.
Bien vite, les paroles de la brune se font plus sérieuses et empreintes d'une certaine mélancolie. Est-ce que c'est à cause de cet homme qui n'est pas venu à son rendez-vous ? Au fait qu'après tout ce temps, je suis le seul vers lequel elle ose se tourner ?
Je ne suis pas doué pour rassurer. Je ne suis pas doué avec les mots, simplement. Mais j'essaye. J'essaye de lui dire avec franchise ce que je pense de la situation, de ce qu'elle est, et surtout, j'essaye de lui faire comprendre qu'elle n'a pas à s'excuser pour être la femme qu'elle est aujourd'hui.
Elle manque cruellement de confiance en elle, est-ce que c'est dû à ce que nous avons vécu par le passé ou plutôt à l'absence de ses géniteurs ? Ce n'est certainement pas le moment d'en discuter, de retourner aussi loin dans nos vies ; pas alors qu'elle a toujours de l'alcool dans le système.
Elle sourit d'abord, puis reprend la parole, me laissant avec une nouvelle question épineuse à laquelle je dois répondre.
Je sens son regard appuyé et je quitte la route des yeux quelques secondes pour la regarder. Les traits de son visage ne m'aident pas à connaitre la réponse qu'elle attend, alors je mise tout sur l'honnêteté encore une fois, et je me lance.
« Va savoir… Le truc c'est que… Quand on était ensemble, tu avais 19 ans. Je ne t'imaginais pas être mère à l'époque et même si je sais que beaucoup de temps s'est écoulé depuis… J'sais pas. J'ai du mal à l'imaginer. » Le temps s'écoule, mais quand on passe cinq ans enfermé, on a l'impression d'avoir perdu ces années, de revenir à la case départ quand on sort. C'est étrange, comme sensation. Désagréable, mais étrange, presque indescriptible. On veut tellement rattrapé le temps perdu qu'on a du mal de se dire que le reste du monde a continué de tourner pendant notre enfermement. « Mais je suppose que tu t'en sortirais avec un enfant… Il faut voir les choses comme elles sont, tu as réussi à mettre de l'ordre dans ta vie à ta sortie, alors pourquoi est-ce que tu n'y arriverais pas ? Tu sais ce que c'est de n'avoir personne, tu sauras faire en sorte que ça ne lui arrive pas. Tu ne penses pas ? » Je n'aime pas l'imaginer mère parce que ça revient à l'imaginer avec quelqu'un d'autre en train de réussir à reconstruire sa vie à l'abri de mes frasques et surtout, à l'abri de ma présence. Je pourrais ajouter pour appuyer mon propos qu'elle n'a pas à s'en faire parce qu'elle est prête à se sacrifier pour sauver ceux qu'elle aime mais je ne peux pas. C'est pourtant ce qu'elle a fait en nous rendant à la police après le braquage. Quand elle aurait pu me laisser crever avec cette balle infectée dans l'épaule et s'enfuir avec le butin, elle a préféré nous envoyer les deux au trou pour me garder en vie. Sa décision, je la regrette encore aujourd'hui et c'est aussi pour ça que je ne peux pas l'utiliser comme argument ce soir.
Je roule doucement quand j'arrive dans les petites rues de Tenby et je ne tarde pas à me garer devant chez la jeune femme. Je n'ai plus à être concentré sur la route alors je me retourne enfin pour lui faire face et je la gratifie d'un simple sourire. « Voilà. Tu es arrivée chez toi. »

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Certains disent que le monde sera anéanti par le feu d'autres par la glace. Pour ce que j'ai goûté du désir amoureux, je penche du côté de ceux qui préfèrent le feu. Mais s'il fallait que par deux fois je trépasse. Je crois en connaître assez sur la haine pour savoir que la destruction par la glace est tout aussi vilaine et efficace. © by anaëlle.
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REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !


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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Dim 30 Avr - 23:53

« Du poker ? » répète-t-elle, prise au dépourvu. « Je ne te savais pas amateur... » commente finalement Jean, un sourire aux lèvres. Elle doit bien l’avouer, elle se trouve un brin rassurée par cette explication. Si bien qu’elle ne cherche pas à connaître les détails de l’histoire, pas plus qu’elle ne s’étonne qu’il reste aussi flou à propos de cette soirée. Après tout, elle ne connaît quasiment rien de la vie d’Andrew à Tenby – et elle en prend pleine conscience à présent qu’ils se rapprochent. Peut-être qu’elle regrette tout ce temps qu’ils ont passé à être en guerre. Ou peut-être qu’elle craint juste qu’il soit trop tard pour rattraper quoi que ce soit, malgré leurs tentatives timides. Et quand bien même, vers quel avenir vont-ils ? Celui de connaissances cordiales ? D’amis sincères ? Plus que cela ? Pour tout dire, la fleuriste ne sait ni ce qu’elle espère, ni ce dans quoi elle se sent capable de s’engager. Et puis, elle n’oserait jamais demander à Andrew ce que lui en pense, exactement. La voici donc condamnée à attendre que tout cela se précise, puis à s’en contenter. Tout en faisant de son mieux, entre temps, pour ne pas faire de bourde.

Et puis, bien vite, la conversation prend une tournure plus sérieuse, malgré les tentatives qu’ils font l’un comme l’autre pour l’alléger. Jean n’a aucune envie de déverser son mal-être ou les doutes qui ont commencé à la ronger après qu’elle a compris que son rencard ne viendrait pas. Quoique, non, ce genre de questions l’a toujours hantée, même du temps où ils étaient jeunes et insouciants. Déjà à l’époque, elle craignait de ne pas être suffisante pour celui qu’elle aimait. Pas assez intelligente, pas assez drôle, pas assez impétueuse, pas assez courageuse… Après tout, elle ne l’avait jamais été pour qu’on daigne s’intéresser à elle, en faire un membre d’une famille potentielle. Jean a tendance à croire que tous ses problèmes ne peuvent pas venir d’un simple sentiment d’abandon ancré trop profondément en elle pour pouvoir être déraciné. Cela dit, à nouveau, c’est bien une certaine approbation qu’elle recherche de la part d’Andrew en l’interrogeant à propos d’un enfant potentiel. L’avis du brun ne devrait pourtant pas avoir autant d’importance pour elle, d’autant qu’elle le sait plutôt allergique à tout ce qui pourrait rimer avec engagement et couche-culottes. Parler famille avec lui revient donc à risquer d’être envoyée sur les roses. Pour tout dire, elle s’attend à ce qu’il lui rit au nez, ni plus ni moins, et affirme que de gens comme eux ne sont pas faits pour une vie normale. Celle-là même qui l’avait poussée à se terrer à Tenby et à essayer de s’y intégrer sans faire de vagues.

Ses premières phrases confirment la certitude de Jean et elle baisse les yeux, un peu piteuse. Il a sûrement raison, se persuade-t-elle. Elle-même à bien du mal à s’imaginer élever un gamin, si elle y réfléchit à deux fois. Mais parler du passé ainsi, de leur couple et de ce qu’il aurait pu devenir réveille un vieux remord, qu’elle croyait avoir dépassé. L’espace d’une seconde, elle se voit lui révéler ce secret, qu’elle a longtemps gardé pour elle, mais elle réussit bien heureusement à ne rien dire. Et déjà, Andrew poursuit, lui ôtant toute possibilité de le faire. Ce qu’il raconte lui met du baume au cœur, même si, déjà, une tonne d’arguments contraires se pressent dans son esprit. En guise de réponse, elle hausse les épaules et marmonne :

« Je ne sais pas trop. Je multiplie certainement par mille le risque de merder de A à Z, plutôt. » Elle secoue la tête en riant. Bien sûr que c’est le seul scénario possible. « Mais… Merci de penser ça de moi. Ça me touche beaucoup, tu sais. » ose-t-elle lui glisser.

Déjà, Andrew se stationne devant chez elle. Jean est un peu prise au dépourvu ; elle n’a pas vu le temps passer et elle a l’étrange impression qu’ils se quittent trop vite. L’idée de se retrouver seule chez elle lui file le cafard, mais elle s’efforce de sourire au mécanicien :

« Oh, merci... »
Elle reste muette un instant, sans le lâcher des yeux, puis tente d’ajouter : « Je… On s’appelle demain ? Pour la voiture ? » se retrouve-t-elle à proposer bêtement. Un moyen comme un autre de chasser le trouble qui l’habite, tout en poursuivant la conversation.

Distraitement, elle écoute sa réponse tout en rassemblant ses affaires. Elle se résigne à chausser à nouveau ses chaussures et grimace en le faisant, puis récupère son sac à mains et fouille à l’intérieur pour attraper les clés de la maison. Sauf qu’elle constate rapidement qu’il y a un souci.

« Merde… Attends, j’trouve pas les clés. »
lâche-t-elle, un brin de panique dans la voix. Puis, alors qu’elle envisage de vider le contenu de son sac sur ses genoux pour y voir plus clair (quand bien même, elle n’y a que le strict minimum, vu la taille du contenant), les données semblent se relier dans son cerveau alcoolisé. « Putain, quelle conne ! » jure-t-elle. « Je les ai laissées dans la voiture... » souffle-t-elle, d’un air désolé.
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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Lun 1 Mai - 16:56

Don't let yourself down
Don't let yourself go
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Une conversation sérieuse avec Jean... Ca faisait longtemps que ça n'était pas arrivé. La dernière n'était-elle pas celle où je lui expliquais ce que j'avais fait avec Penny Collins ? Je ne sais plus. Cela dit, l'écossaise avait été là pour moi, pour m'aider à contrer la blondasse alors quand c'est elle qui commence cette réflexion, je fais en sorte de lui répondre.
Est-ce qu'elle s'inquiète de ne pas être mère alors que la plupart des femmes de son âge le sont ou planifient de l'être ? Je ne me permets pas de poser la question. Pas encore, du moins. Je reste silencieux sur ces interrogations qui me hantent et je me contente de répondre aux questions de la fleuriste. Avec tout l'alcool qu'elle a ingurgité, je ne sais même pas si elle se souviendra de ce que je suis en train de lui dire, mais qu'importe. Je lui réponds avec sérieux, mais surtout avec honnêteté. Si moi je n'ai jamais pensé avoir des enfants, ce n'est visiblement pas son cas et je peux bien me permettre de lui donner mon avis sur la question.

En somme, je lui avoue qu'elle ferait une bonne mère, qu'elle saurait quoi faire, qu'elle connait déjà la notion du sacrifice et qu'elle pourrait certainement le faire pour sa chair et son sang. Toutefois, ma réponse ne semble pas la convaincre encore une fois, même si elle me remercie de l'en croire capable.
« De rien. » Dis-je simplement, accroché à mon volant, concentré sur ma route. « Je le pense. Et puis... Si tu as réussi à me supporter pendant 4 ans, ça veut bien dire que tu peux gérer n'importe quelle situation, même la maternité. » Continue-je avec un sourire aux lèvres pour détendre l’atmosphère avant qu'elle ne devienne trop pesante.
J'arrive devant chez la jeune femme et je me gare, prêt à lui dire au revoir, à la laisser rentrer pour qu'elle puisse tranquillement se remettre de l'échec de sa soirée. Or, je saisis que quelque chose ne va pas quand elle cherche frénétiquement quelque chose dans son sac à main. Les clés manquent à l'appel et je ne peux m'empêcher de rire devant l'ironie de la situation. Je ne me moque pas, c'est plutôt le retournement de situation que je n'avais pas envisagé que je trouve amusant. L'air désolé qu'elle affiche me fait sourire et je propose la solution qui me semble la plus simple, la moins contraignante.
« Uhm... Tu comprendras que je ne veuille pas vraiment refaire tout le trajet... » Commence-je doucement. D'autant plus que je commence moi-même à fatiguer. Aussi, vu l'heure tardive, je suppose qu'un check-in risque d'être difficile. « Tu vas venir à la maison, ok ? Je suis tout seul ce soir. » Que je me sens obligé de préciser suite aux mauvais souvenirs qui me reviennent en tête quand j'imagine Jean à la maison... Avec Wade. En fait, je ne suis même pas sûr que je lui aurais proposé de venir à la maison si j'avais su que mon colocataire était présent. Non, probablement que j'aurais fait en sorte de la faire entrer chez elle par effraction comme il m'était déjà arrivé de le faire une fois par le passé. Pas ce soir. Je remets le contact de la Polo pour me garer quelques rues plus loin, devant chez moi. Je sors de la voiture, ouvre le passage à la jeune femme qui a l'air de ne pas apprécier de marcher avec ses échasses et je referme derrière elle. « Dis... Que tu t'es mise à parler d'enfants, c'est... Parce que... Tu en voudrais ? »  M'entends-je demander alors que je m'étais juré de ne pas poser la question. C'est plus fort que moi... Sa réponse m'intrigue, même si je ne suis pas sûre de la réponse que je préfère entendre. Je m'avance dans la maison jusqu'au salon où je m'avachis sur le canapé. « Je reste là, tu pourras prendre ma chambre, ce soir. »

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MessageSujet: Re: Butterflies and hurricanes - ANDREW & JEAN Lun 1 Mai - 23:03

Bien malgré elle, Jean a amené la conversation vers des sujets bien trop sérieux. Elle se sent exposée au jugement d’Andrew et, même si elle réapprend tout doucement à lui faire confiance, elle déteste ce sentir dans une telle position de faiblesse. Pourtant, il n’en profite jamais et parvient même à alléger un peu son humeur. Si bien qu’elle sourit à propos de cette histoire de maternité et glisse :

« Je crois que tu surestimes un tout petit peu ton degré de pénibilité. Entre les nuits blanches, les couches, la crise d’adolescence… Non, vraiment, c’est pas comparable. »


Et ce malgré les insultes, les promesses de vengeance, sa vitrine brisée, l’humiliation qu’elle a eu à subir à cause de cette Penny Collins dont il s’est trop approché… Peut-être qu’elle a un côté masochiste, mais elle ne changerait rien de ce qu’il s’est passé, parce que ce sont tous ces évènements, mis bout à bout, qui les ont conduits ici, dans cette voiture. A se retrouver, à tenter de s’apprivoiser à nouveau, maladroitement, sans jamais oser se le dire franchement.

Lorsqu’ils arrivent devant chez elle, Jean a un moment de flottement. Elle aimerait bien poursuivre un peu ce moment, mais elle doute que cela soit la bonne solution. Visiblement, leur dernière nuit ensemble est à classer parmi les erreurs de parcours, ces tabous qu’il ne faut pas évoquer. Alors, elle craint que l’inviter à l’intérieur soit pris de la mauvaise façon… Tout autant qu’elle ne voudrait pas qu’un verre de plus et une discussion agréable finisse par les amener dans le même lit. Cela fait déjà un moment que la fleuriste le sent, mais elle a besoin d’avancer, de régler certaines choses plutôt que de faire, encore et encore, les mêmes erreurs. Elle s’apprête donc à se montrer raisonnable et à rentrer chez elle – de toute façon, peu importe la mélancolie qu’elle ressent, elle sait que la fatigue et l’alcool la feront sombrer rapidement dans le sommeil. Sauf qu’elle réalise bien vite qu’elle n’a pas ses clés. Après un premier élan de panique, Jean parvient à se raisonner lorsqu’elle se rappelle que le trousseau n’est pas perdu, mais simplement dans la boite à gants de sa voiture, restée à Swansea. Elle n’ose pas regarder Andrew, mais elle sent le sourire dans sa voix, lorsqu’il lui répond. Après avoir confirmé qu’il ne ferait pas le trajet en sens inverse, ce qu’elle ne comptait nullement lui demander, il lui propose de venir chez lui. La brune pense aussitôt à Wade, qu’elle n’a jamais recroisé depuis que son histoire à Andrew et elle a été révélée. Visiblement, le mécanicien a la même idée en tête, vu ce qu’il ajoute. Jean est soulagée – il est trop tard pour s’expliquer avec le plombier et rattraper cette erreur. C’est dommage, elle l’aimait bien ; mais lui aussi fait visiblement partie des mecs trop bien pour elle. Elle est tout de même contente que les choses se passent bien entre Andrew et son colocataire.

« Hum… D’accord. Je suis trop fatiguée pour réfléchir à une autre solution, de toute manière. »

Elle n’a pas envie d’attendre indéfiniment un serrurier, pour payer une fortune, ou de rentrer par effraction chez elle. Quelques minutes plus tard à peine, ils se retrouvent donc dans le salon du Londonien, accueillis par la chienne de la maison, dont la fleuriste avait oublié la présence. Jean s’efforce de garder l’équilibre sur ses talons malgré les attaques joyeuses de la bête, et finit par abandonner ses escarpins dans l’entrée. Elle enlève sa veste quand Andrew lui pose une question qui la prend au dépourvu. Est-ce qu’elle voudrait des enfants ? Bien malgré elle, la brune se retrouve sur la défensive et son premier réflexe est de tourner cela à la blague :

« Relaxe ! J’suis pas enceinte, si c’est ce que tu crains... »
Elle lui sourit d’un air entendu et se contente de cette réponse pour quelques secondes. Le temps de poser son manteau et son sac. Puis elle hausse les épaules et se décide à répondre plus sérieusement : « Je sais pas trop… Peut-être. Mais bon, comme tu le vois, c’est pas vraiment près d’arriver, de toute manière. Faut être deux, pour ces choses-là, j’te rappelle. »

Parce que, comme il le lui a dit dans la voiture, un peu plus tôt, elle connaît trop bien les répercussions d’une enfance ratée pour risquer de faire n’importe quoi. Non, elle veut faire les choses bien, dans l’ordre. Si elle n’avait pas peur de passer pour une romantique naïve, elle oserait même dire qu’elle voudrait être amoureuse – comme elle l’a été, lorsqu’elle était avec Andrew, à l’époque.

Elle revient toutefois sur terre quand le brun tombe dans le canapé, tout en lui expliquant qu’elle n’a qu’à dormir dans sa chambre. Aussitôt, Jean secoue vivement la tête et réplique :

« Non, hors de question. T’as fait tout ce chemin et tu m’héberges déjà. En plus, je suis tellement saoule que je ne verrai pas la différence. » lui assure-t-elle en s’avançant vers lui, pour attraper son bras et le forcer à se relever.
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