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You're my downfall, my frienship muse | Rhys

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TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Eléa, Lexia & Emrys
TON AVATAR : Katerina Graham
TES CRÉDITS : ava - tearsflight, gif profil - penny <3, signa - anaëlle.
TA DISPONIBILITE RP : 0/2: Lizzie - Penny - Andrew ; à venir : Caleb (flashback) - Sean (appel)
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POINTS : 2905
ARRIVÉE À TENBY : 13/12/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 26 ans
CÔTÉ COEUR : Tout le monde la croit avec Rhys Blake, un médecin, elle n'est peut-être pas tombée si bas finalement
PROFESSION : Chanteuse, danseuse, musicienne, boxeuse et menteuse professionnelle

MessageSujet: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Mar 21 Fév - 0:00


Je n’en suis pas capable, songea Gwen en son for intérieur. Elle savait pertinemment qu’elle oserait tout à fait s’exécuter une fois le moment fatidique venu. Ce matin-là, la métisse avait pris Rhys en otage et lui avait bandé les yeux tout le long du trajet. La seule précision qu’elle lui avait donnée avait été d’enfiler des chaussures de marche. Le reste, la chanteuse s’en était occupé avant son réveil. Sac à dos légers, bouteilles d’eau, lampes de poche, couvertures, provisions suffisantes pour un pique-nique. Gwen l’emmenait en randonnée pour la journée au fin fond de la forêt de Tenby, coupé du monde, coupé de tout. La jeune femme souhaitait passer un moment complètement seule en compagnie de son meilleur ami, sans être interrompu par leur entourage extérieur et loin de leurs problèmes du quotidien. Certes, la Martins n’était pas du genre baroudeuse cependant son père l’emmenait souvent sur ces sentiers battus lors de son adolescence afin de lui donner une bonne condition physique, lors de rares bons moments partagés entre son paternel et elle. Gwen trouvait le refuge de la nature bienvenu et ressourçant. Elle avait parfois besoin de se vider la tête et de s’éloigner de tout, et avait ainsi donc trouvé l’endroit judicieux pour leur petite expédition et surtout pour les discussions qu’elle s’apprêtait à aborder avec lui aujourd’hui. Il y en avait un paquet. A commencer par une question qui tenait à cœur depuis longtemps à la jeune femme. Rhys et elle n’avaient supposément pas de secrets, elle lui ferait donc cracher le morceau parce qu’elle était convaincue de son instinct pour le coup. Elle débanda les yeux du Blake et lui tendit le sac à dos qu’elle avait préparé pour lui. « Prêt pour un peu d’endurance ? Tu verras, ça en vaudra largement le coup. » Elle comptait l’emmener dans des endroits insoupçonnés que lui avaient fait découvrir son père et surtout s’écarter des tracés habituels. Les deux amis profitèrent de la marche, en empruntant tout de même un chemin sinueux qui montait et qui était déjà assez physique. Ils avancèrent une bonne heure avant d’arriver sur un plateau plus dégagé et escarpé. La métisse s’avança alors vers le promontoire, au bord de la falaise, qui offrait une vue magnifique sur Tenby jouxtant l’eau à perte de vue. C’était de toute beauté. Gwen n’avait pas emmené d’appareil photo, ni même leurs téléphones, elle voulait juste profiter de la vue grâce à ses yeux seulement. La chanteuse commença alors à fredonner quelques mots, puis se tourna vers son meilleur ami qui semblait lui aussi admirer l’horizon. « Surprise. » Elle esquissa un sourire et décida que si, elle serait capable de s’exécuter comme elle le pensait un peu plus tôt dans le cas où Rhys ne lui laissait d’autre choix que d’en arriver à l’extrême qui allait suivre. La jeune femme avait toujours des arguments convaincants pour atteindre son but. « Au fait, tu ne veux pas me dire ce que vous trafiquez Andrew et toi ? Nous n’avons pas de secrets l’un pour l’autre, on avait dit. Tu pensais vraiment que je ne découvrirai pas ? Rien ne sert de nier. » Devant son apparente hésitation, Gwen s’avança dangereusement vers le bord. « T’es sûr que tu ne sais pas ce dont je parle ? » Poursuivit-elle afin de l’encourager un peu plus. Elle eut même l’outrecuidance de balancer un pied au-dessus du vide, si bien qu’elle manqua de se déséquilibrer. « N’approche surtout pas. Tu admireras la vue quand tu m’auras dit la vérité. » La métisse le toisa un instant du regard, des deux, elle était certainement la plus têtue, une vraie mule même. Elle n’était un cadeau en aucune circonstance. Pendant que Rhys lui répondait, dans son sens ou non, Gwen plongea son regard dans le sien. Avait-il seulement conscience de l’importance qu’il avait pour elle ? Même s’ils étaient partis officiellement en amoureux dans les bois, officieusement eux savaient ce qu’il en était. Gwen ne partageait pas juste une amitié fraternelle avec lui, elle le considérait comme un frère qu’elle n’avait jamais eu, le sang n’aurait jamais le dernier mot dans cette histoire, car à la différence de sa vraie famille, elle avait pu le choisir, lui. Et même quand il rencontrerait la femme de sa vie et fonderait une famille, et même si la chanteuse aussi rencontrait un jour quelqu’un, infime espoir qui n’était pas à exclure pour autant, il resterait le plus important de tous à ses yeux ; une vérité qu’elle n’avouerait jamais à voix haute sous peine de ressentir la déflagration d’un flingue chargé sur sa tempe. Triste réalité de vivre dans un monde gouverné par sa fierté, et pourtant, elle n’en pensait pas moins. Elle ne pouvait pas elle-même appuyer sur la détente qui la détruirait. Après la réponse de Rhys, peu importe la portée de ses propos, la vérité ou non, l’esprit indépendant de Gwen reprit le dessus, libre et indomptable. Terriblement indomptable. Elle esquissa un sourire et recula d’un pas en arrière, tombant dans le vide derrière elle. La métisse disparut de l’horizon, en entendant vaguement l’écho d’un cri… et elle atterrit deux petits mètres plus bas seulement, sur un plus petit plateau, légèrement plus bas que le sommet, que son père lui avait fait découvrir lors d’une de leur randonnée. Elle ne serait donc pas encore tombée dans le vide. De ce point, la vue était encore plus magnifique et intimiste. Ils pourraient s’y éterniser, s’installer pour y pique-niquer et surtout reprendre la discussion où ils s’étaient arrêtés… enfin si Rhys ne lui en voulait pas trop de la frayeur indescriptible qu’elle venait de lui causer. Connaissant son caractère susceptible, ce n’était pas gagné, toutefois il pouvait la surprendre comme elle. « Arrête de bouder et viens manger. » Lança-t-elle en commençant à dresser le tout. Gwen n’était pas une randonneuse, c’était une aventurière dans l’âme, une âme pleine d’inspirations, qui réussissait parfois à casser la façade froide que le monde connaissait. Rhys savait tout de son autre monde, moins reluisant, celui qu’elle cachait derrière sa carapace. Il possédait cette étrange pouvoir de la transformer, dépourvue de son étoile pâle qui la guidait, Gwen se perdait d’ailleurs rapidement comme elle aurait sombré à Londres sans lui. Elle n’oublierait jamais ce qu’il avait fait pour elle. Circonstance hasardeuse qui l’avait menée à le retrouver là-bas, il l’avait en partie remise sur le bon chemin et ensuite sur les rails qui l’avaient ramenée à Tenby. Gwen avait hésité à revenir même pour sa mère ou en tout cas, elle ne serait pas restée aussi longtemps après l’enterrement. Il avait su la convaincre que c’était la meilleure chose à faire, la famille. Une fois ici, elle n’avait pu que partager son avis sur la question. Rhys avait été le changement vibrant d’une jeune femme brisée par les déceptions et ayant trouvé recourt et apaisement dans l’amitié qu’elle partageait avec son désormais meilleur ami. La silhouette de Rhys approchait, brisant la carapace feinte que la métisse instaurait toujours momentanément entre eux. La supplique d’excuse qu’elle s’apprêtait à lui adresser pour son audace mourut sur ses lèvres. « Que veux-tu… Tu ne pourras pas me changer. » Souffla-t-elle d’une voix bienveillante où régnait une évidence qui n’était plus à démontrer entre eux.

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ARRIVÉE À TENBY : 16/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 25 ans (24/08)
CÔTÉ COEUR : Ses sentiments naissants sont encore un peu étouffés par ses deuils récents.
PROFESSION : Il prétend être médecin et avoir fait une pause après un voyage humanitaire. En réalité, il n'a pas de boulot et arrondit ses fins de mois en faisant des parties de poker truquées.
REPUTATION : Il a l'air de reprendre un peu goût à la vie, non ?


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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Dim 12 Mar - 18:38

Les yeux bandés, Rhys essaye de compter le nombre de virages que prend la voiture pour savoir où Gwen l’emmène. Mais en vérité, il est désorienté depuis un petit moment déjà. Il fallait avouer qu’il n’avait pas eu beaucoup de temps pour réfléchir : il avait été tiré du lit de bon matin, aveuglé et sommé d’obéir aux directives. Il s’était cependant exécuté de bonne grâce. S’il y avait bien une personne à qui, il faisait entièrement confiance, c’était bien la Martins… De toute façon, le suspense ne dure pas. Après avoir emprunté ce qui ressemble à un chemin de terre, Gwen se gare et fait le tour de la voiture pour aider Rhys à en descendre avant de lui débander les yeux, lui demandant gaiement s’il était prêt pour un peu d’endurance. Il s’esclaffe franchement, désignant le sac à dos sur ses épaules. « Est-ce que j’ai vraiment le choix ? » Dit-il en surjouant le côté martyr. Surjouer, c’était le mot. Car pour la première fois depuis le début de l’année, la météo est plutôt clémente, le soleil commençant timidement à pointer le bout de son nez. Faire une balade par ce temps est une bonne idée, le coin a l’air sympa et éveille en Rhys quelques souvenirs lointains. Il suit donc sa meilleure amie sur un chemin étroit, se rendant tout de suite compte qu’elle ne plaisantait pas quand elle parlait d’endurance. C’était plus un trail qu’une balade. Mais ça convient au blond. Il n’est jamais contre un effort physique. Surtout que ça lui vide la tête. Même s’ils montent pendant près d’une heure, il se sent bien, là au milieu de la nature, loin de tout, accompagnée de sa complice de toujours. Ils n’ont pas besoin de forcément parler pour se sentir connectés d’ailleurs… Il apparaît rapidement que Gwen sait où elle va, qu’ils ne marchent pas au hasard. Et visiblement, elle est pressée d’arriver à destination, car elle accélère durant les derniers mètres, forçant Rhys à presser le pas pour la suivre. « Surprise. » S’exclame t-elle quand il arrive à son niveau, en haut de la pente, sortant enfin de la forêt.

Surprise, c’est le mot. Ils sont montés très haut et par conséquent, la vue est superbe. « En effet, ça valait le coup ! » S’exclame t-il, légèrement essoufflé. Sauf que la beauté des lieux lui donne un regain d’énergie et qu’il fait encore quelques pas pour examiner le décor. Il voit Tenby, le port, la mer, la forêt… Il est au dessus de tout. Il s’en met plein les yeux, regardant partout autour de lui. Sauf que soudainement, c’est le visage de Gwen qui se retrouve dans son champ de vision, tandis qu’elle lui pose très sérieusement une question à laquelle il n’a pas envie de répondre. Alors il tente de contre attaquer. « Et toi, tu ne veux pas me dire ce que tu trafiques avec Andrew ? » Elle se tient toujours entre lui et le panorama, reculant de quelques pas pour mieux le toiser. Evidemment, la réponse ne convient pas à la chanteuse qui s’énerve légèrement, évoquant un argument imparable : ils n’étaient pas censés avoir de secrets l’un pour l’autre. Il pourrait lui dire la vérité sur ce seul fondement. Sauf qu’il est bien trop hypnotisé par la vision de la métisse qui se rapproche dangereusement du bord. « Bordel, qu’est-ce que tu fous Gwen ?! » Paniqué, il tente de s’avancer pour lui pour lui attraper le bras, constatant qu’elle a déjà un pied dans le vide. Il ne comprend vraiment pas ce qu’elle fait. Il connaît son amour du risque et son léger penchant pour le danger mais là, c’est n’importe quoi. Elle risque de se tuer et c’est tout à quoi il est capable de penser… Mais elle lui crie de ne pas bouger et il se fige, comprenant qu’elle est sérieuse. « Alors tu m’as fais faire tout ce chemin juste pour m’interroger ? Tu n’aurais pas pu simplement me poser la question ? Tu sais que je t’aurai répondu… Éloigne-toi du bord, s’il te plaît. » Elle n’avait pas besoin de mettre sa vie en danger pour mettre les choses à plat entre eux… Leurs regards se croisent et il voit une lueur résolue briller dans les yeux prunelles de la métisse. Et aussi ce petit grain de folie, il le reconnaîtrait entre mille. Parfois, il bénissait celui-ci, parfois, il le maudissait. Aujourd’hui, il est clairement dans la seconde hypothèse. « Je vais tout t’expliquer mais s’il te plaît, prends mon bras. » Répète t-il, désespéré. Comment une journée qui avait si bien commencé pouvait tourner en un tel cauchemar en quelques minutes ?

Il y a encore un moment chargé de tension, un moment durant lesquels Rhys cherche quoi dire pour qu’elle revienne vers le bord. Mais rien ne lui vient, la peur paralyse son système nerveux. Alors elle a un sourire moqueur, et elle fait encore un pas en arrière, tombant dans le vide… Il hurle, sans même s’en rendre compte. Ce n’est pas un cri de frayeur mais un son véritable guttural, qui vient du plus profond au lui, tandis qu’il vient de voir disparaître sous ses yeux ce qu’il a de plus précieux au monde. Ça n’avait aucun sens. Pourquoi diable Gwen voudrait-elle se suicider ? Il reste figé de longs instants, en état de choc. Il avait fait beaucoup de match de boxe et pris quelques K.O mais le plus retentissant d’entre eux ne l’avait jamais laissé dans cet état. Puis, il a enfin un réflexe. « Gwen… Gwen. » Crie t-il d’une voix brisée, une voix qui lui donne l’air d’un petit garçon. Il se rapproche du bord, ne parvenant toujours pas à réaliser ce qui vient de se produire. Et puis, il la voit. Debout, sur un espèce de surplomb, quelques mètres plus bas. Elle n’avait pas fait la chute vertigineuse qu’il avait imaginée. Elle avait sauté d’un mètre, peut être un peu plus. Une légère cascade. Si on excluait le fait qu’elle l’avait à côté d’un vide de plus de 500 mètres… Il commence doucement à comprendre ce qui s’est passé. Ce n’était qu’une mauvaise blague. Elle était saine et sauve. Elle a d’ailleurs un grand sourire. « Arrête de bouder et viens manger. » Le soulagement est alors balayé par une colère sans nom. Non mais de qui elle se foutait ? Il n’avait pas dû mettre plus de quelques secondes à réagir, mais elle était déjà en train de déballer son sac, dressant ce qui ressemblait à un pique-nique. Elle était en train de préparer un putain de pique-nique pendant qu’il était en train de l’imaginer morte, là-haut. C’est trop de choses à assimiler dans un bref délai. Il la fixe, en silence, interdit. Il a les sourcils froncés, de l’orage dans les yeux.

Alors Gwen reprend la parole. « Que veux-tu… Tu ne pourras pas me changer. » Dit-elle avec un air innocent qu’il trouve parfaitement déplacé. D’ailleurs, il explose. « Non ! NON. Tu ne me dis pas ça, avec ce petit sourire, comme si ce que tu venais de faire était mignon ou marrant. PUTAIN. C’est pas drôle Gwen. Pas drôle du tout. C’est cruel même. » Il n’est pas descendu la rejoindre, ce qui fait qu’il peut bien la toiser. Et il ne s’en prive pas. Il sent son cœur battre douloureusement entre ses côtes, sa gorge douloureusement nouée. Son corps n’a pas encore réalisé que tout cela n’était qu’une mascarade. « Tu crois que tu peux plaisanter avec ça ? Me faire croire que tu es morte alors que j’ai enterré deux membres de ma famille cet hiver ? Mais va te faire voir avec ton pique-nique ! » Sa colère monte en puissance, incontrôlable. C’était le revers de la puissance de leurs sentiments. Elle s’exprimait aussi quand ils se disputaient. Leur prise de bec étaient toujours très violentes, mieux ne fallait pas être aux alentours. Surtout que là, Rhys ne goûtait pas du tout à la blague. Essentiellement pour les raisons qu’il avait évoquées. Il n’avait pas terminé son deuil. Peut être qu’un à un autre moment de sa vie, il aurait de cette farce douteuse mais là… Il avait juste vu la perte. « Je rentre à Tenby. » Dit-il, écœuré, en tournant les talons.

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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Jeu 6 Avr - 20:48


Rhys profita quelques instants de la vue mais alors que Gwen l’interrogeait à propos d’Andrew, il tenta un stratagème qui n’était pas du goût de la jeune femme en lui retournant la question. Sa réaction ne se fit pas attendre. Elle détestait les non-dits qui s’étaient installés entre eux ces derniers temps. Depuis quand les deux meilleurs amis jouaient-ils entre eux le jeu qu’ils appliquaient sur tout le reste de leur entourage ? La métisse ne lui donna pas la satisfaction de lui répondre mais elle contre-attaqua différemment. Elle menaçait de reculer toujours plus dangereusement dans le vide, et si sa demande ressemblait à une forme de chantage, destiné à lui forcer la main, la mauvaise blague avait une autre visée. Lui faire prendre conscience que tout était fragile, que tout pouvait se briser tellement vite, elle l’avait vécu avec sa mère, lui avec sa sœur… Et il était prêt à risquer de la perdre ou tout casser pour quelques silences inappropriés entre eux ? Vraiment ? Gwen ne s’exprimait jamais très adroitement et aujourd’hui était certainement une de ses pires idées, néanmoins elle ne réfléchit pas à la portée de son geste. « Alors pourquoi tu t’entêtes à ne toujours pas répondre ? » Il suffisait qu’il lui explique pour qu’elle s’éloigne de ce fichu bord bon sang ! Pourquoi ne comprenait-il pas ? Devant son entêtement, la chanteuse commit l’irréparable et recula dans le vide béant. La jeune femme savait très bien ce qu’elle faisait, elle connaissait les lieux par cœur. Un plateau s’étalait même pas deux mètres plus bas, elle ne risquait donc pas de tomber au bas de la falaise… au pire Gwen se foulerait la cheville si elle retombait mal, et même si pour une danseuse, c’était gênant, elle s’en fichait.

Arrivée sur l’autre niveau, elle n’eut rien bien évidemment, néanmoins elle entendit le silence glaçant qui avait suivi sa disparition du bord. Rhys paniquait à l’idée de ce qui lui était arrivé. Il s’avança à son tour et elle tenta de suite de le calmer et de le rassurer, mais l’effet de sa blague de mauvais goût fut plus important encore qu’escompté. Son meilleur ami entra dans une colère noire alors qu’elle commençait à dresser un pique-nique. Gwen pouvait comprendre son sentiment d’inquiétude et de colère, en sens inverse, elle n’aurait pas accepté une telle initiative, cependant elle n’accepta pas l’attitude de Rhys qui la toisait. Pour qui se prenait-il ? Un ange innocent qui n’avait rien à se reprocher ? Elle encaissa en silence tout ce qu’il lui balança à la figure, prête à rétorquer quand il finirait de déverser son ressentiment. Il la qualifia de cruelle avant lui servir les deux membres de famille qu’il avait perdu, comme s’il pensait qu’elle était insensible et qu’elle ne connaissait pas ce sentiment. Le « médecin » termina ensuite son discours en précisant qu’il rentrait, signe qu’il avait fini de parler. Dangereusement calme, Gwen déposa les affaires qu’elle tenait entre les mains et le regarda sans baisser les yeux. Elle aussi pouvait soutenir son regard sans problème. Il tournait cependant déjà les talons. La voix de la danseuse se fit toutefois suffisamment forte pour qu’il l’entende. La métisse savait qu’il l’écouterait vu le poids des mots qu’elle lui sortit en retour. « Tu es le premier à t’être mis en danger en fricotant avec Andrew. Tu crois que je ne le sais pas ? » Elle marqua une légère pause avant de reprendre d’une voix encore plus déterminée. « Tu me balances ça, mais comment crois-tu que je me suis sentie ces derniers mois ? Tu crois que je ne sais pas non plus que tu te mets en danger, à partir au milieu de la nuit, à boire ou faire dieu sait quoi sans savoir quand tu vas revenir ? Si tu vas revenir… ? Toutes ces nuits où je n’avais pas de tes nouvelles parce que tu avais besoin d’oublier, parce que tu n’étais pas en état d’affronter ce qui s’est passé ? Je n’ai rien dit parce que je savais que tu en avais besoin, parce que j’ai confiance en toi, tout comme j’espérais que tu aurais la même confiance en moi aujourd’hui. » Gwen siffla entre ces dents. Les mots se déversaient sans plus aucune retenue. « Tu me dis croire que tu vas me perdre mais j’ai ce sentiment chaque jour avec toi depuis des mois maintenant. On s’éloigne petit à petit. On ne se dit plus les choses comme avant. Je ne te l’ai pas reproché parce que tu as perdu beaucoup, parce que ce n’est pas mon rôle, parce qu’on n’est pas dans une relation de reproche, plutôt dans une relation de soutien. Mais je t’interdis de donner des leçons sur qui inquiète l’autre. T’es tellement mal placé pour ça. » La métisse avait formulé ce qu’elle voulait. Pire que lui dans l’entêtement, elle acheva par plus sérieux encore que les derniers propos de Rhys. « Si tu veux partir, je ne te retiendrai pas. » Elle lui envoya ses clefs de voiture par-dessus le bord et éteignit son téléphone. Si Rhys maintenait sa décision, Gwen ne souhaitait plus être joignable, qu’il réfléchisse bien à la vraie inquiétude qu’elle serait capable de lui donner ensuite. « A moins que tu sois capable de mettre ta colère et ta fierté de côté et qu’on puisse parler. Parce que des choses à en dire, il y en a beaucoup. » La danseuse détourna les yeux et continua d’installer le tout comme elle l’avait commencé. Le choix et la réflexion appartenaient à Rhys. Peser le pour et le contre. Lui reprocher ce qu’il avait initialement engendré et au sujet duquel elle n’avait rien dit jusqu’à aujourd’hui ou comme elle, passer au-dessus et prendre le temps de mettre enfin les choses à plat pour la mise au point qui s’imposait entre eux maintenant.


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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Mar 11 Avr - 22:45

Durant tout le temps où Rhys avait passé un savon à Gwen, elle avait soutenu son regard, sans ciller, avec la fierté qui la caractérisait. Et même maintenant qu’il avait tourné les talons, il pouvait encore sentir les prunelles claires de la métisse lui vriller le dos. Elle n’acceptait pas son départ et sa crise de bouderie et le lui fit clairement comprendre en criant dans son dos, répliquant à tout ce qui’l venait de dire avec flamme. Gwen avait aussi des choses à lui reprocher apparemment et le problème, c’est que ses arguments n’étaient pas dénués de sens. C’était même le contraire, il y avait un peu trop de vérité dans les propos qu’elle énonçait. Alors progressivement, tandis que chaque mot qu’elle prononce claque dans l’air avant de directement, l’atteindre, il ralentit le pas, comprenant qu’il ne peut pas fuir. Elle avait raison et aussi terrible que ça puisse être, il ne pouvait pas réfugier derrière une colère aveugle pour ne pas le reconnaître. Il avait beaucoup de défauts mais quand il s’agissait d’assumer quelque chose, il répondait toujours présent… Hélas, il avait réussi à éveiller la fureur de sa meilleure amie et il savait qu’une marche arrière serait difficile. Il entend d’ailleurs un sifflement de colère s’échapper des lèvres de cette dernière avant de sentir un mouvement d’air dans son dos. La pratique aidant, il sait à quoi s’attendre et fait un pas sur le côté pour éviter de recevoir le trousseau de clé de cette dernière dans le dos. « Si tu veux partir, je ne te retiendrai pas. » Ajoute t-elle. Mais il ne veut plus partir et la conclusion plutôt ironique de Gwen ne le fait pas changer d’avis. Car il ne fallait pas se leurrer, elle non plus n’était pas du genre à mettre sa fierté et sa colère de côté. Cependant, ce n’était pas l’objet du débat.

Sans trop se presser non plus, il ramasse les clés et rejoint Gwen. Sans un mot, il s’assied pour prendre part au pique nique qu’elle est en train de préparer. Il boude encore un peu avant de finalement retrouver l’usage de la parole. « Si je t’ai mise un peu à l’écart, ce n’était pas pour te blesser…Quand j’ai perdu ma sœur et Nolan… Tu venais toi aussi de vivre un deuil. Je ne voulais pas te replonger dans ça. Encore. Et puis… J’ai l’impression que tu es toujours en train de me soutenir et de recoller les morceaux. Je me suis dit que tu méritais un break.» Oui, l’idée que Gwen avait autre chose à faire de sa vie que de panser ses plaies s’était imposée à lui. C’était là sa motivation la plus noble pour expliquer la distance qui s’était peut être effectivement instauré entre eux. Mais il y en avait d’autres, certes un peu plus obscures. Cependant, puisqu’il s’agissait de jouer cartes sur table, il pouvait être franc et aussi un peu contre attaquer. « Et oui j’ai déconné quelques soirs mais je ne me suis jamais mis en danger de mort. Je n’ai rien fait de pire que ce que tu as pu faire à Londres... Même avec Andrew. Il ne s’agit que de gagner un peu d’argent. De simples parties de poker. Il faut bien qu’on paye notre loyer… Moi je ne suis jamais revenu à la maison couvert de bleus. » Il avait bien vu les ecchymoses et les traces de coup sur le corps de sa colocataire. Et certaines marques n’avaient certainement rien à voir avec la façon dont on pratiquait la boxe traditionnellement… Il était bien curieux de voir ce qu’elle répliquerait à cela. Et aussi à ce qui allait suivre. « Oh et pour info, je vous ai vus vous embrasser avec Andrew, devant chez nous, l’autre soir. Peut être que je t’aurai parlé du poker si tu m’avais parlé du baiser. Moi je ne sais pas, je t’ai raconté tout ce qui s’est passé avec Lizzie… Je ne vois pas pourquoi tu n’en as pas fait de même. Donc toi aussi, tu es un peu mal placé pour les leçons à propos de la transparence et de la confiance. » Il a envie de croiser les bras et de la toiser à nouveau comme un gamin fier de sa réplique mais il se retient préférant enfin saisir le calumet de paix qu’elle lui avait plus ou moins tendu. « Ceci dit, je suis d’accord pour qu’on parle. Malgré ce que tu sembles penser, tu restes la plus importante à mes yeux et je veux entendre ce que tu as à dire. »


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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Lun 1 Mai - 22:45


Rhys encaissa ses propos en silence avant de descendre la rejoindre près du pseudo pique-nique qu’elle dressait. Gwen était nerveuse parce qu’elle n’avait pas été des plus droites non plus question transparence et savait que son meilleur ami retournerait aussi ces points-là contre elle mais c’était de bonne guerre. Au moins, ses attaques verbales l’avaient retenu et allaient permettre de crever l’abcès des non-dits. Il s’installa près d’elle et bouda encore quelques instants avant de se lancer. Rhys lui expliqua donc les raisons qui l’avaient poussé à l’éloigner de lui durant sa période de deuil. Il n’avait pas voulu replonger la métisse dans une période plus sombre alors qu’elle venait de vivre un événement similaire. Après ce que les deux amis avaient traversé ensemble à Londres, elle ne pensait plus qu’ils en étaient à ce stade. « Toujours cette volonté de chercher à me protéger de tout ce qui t’atteint. » Il ne s’agissait pas d’un reproche, simplement d’un constat. Gwen pouvait comprendre puisqu’elle avait elle-même cherché à le garder loin de ses propres préoccupations afin de ne pas l’inquiéter davantage dans ces moments douloureux. Tous les deux avaient cherché à se préserver. « Nous avons dépassé ce stade depuis bien longtemps, je veux que tu puisses compter sur moi peu importe les circonstances, peu importe ce qu’on a déjà vécu. C’est ce qu’on a toujours fait. » Rhys enchaîna ensuite sur les dernières frasques de la chanteuse, insinuant qu’elle se mettait bien plus souvent en danger que lui. Par exemple, il ne jouait qu’à des parties de poker avec Andrew alors qu’elle, elle revenait couverte de bleus. Gwen lui devait des explications, mais elle ne comptait pas laisser passer tout ce qu’il avait dit aussi facilement en retour. « Tu veux parler des combats de rue ? C’est ce qui m’a permis de survivre dans la rue avant d’atterrir chez toi. Et même après, de ramener de l’argent pour qu’on tienne. Mais je te l’accorde, c’est dangereux, et en sens inverse, je ne t’aurai pas laissé continuer. » La métisse marqua une pause avant de reprendre sur ce point-là. « Tu sais que depuis que je suis ici, ce n’était que des altercations fortuites… la plupart du temps. Parfois, j’ai cherché un peu, pour retrouver cette adrénaline, je l’admets, mais ce n’est rien de comparable à Londres. Et j’ai peut-être participé une ou deux fois à de vrais combats en extérieur de Tenby mais j’en avais besoin. » Voilà, elle lui avait dit une partie de la vérité, alors comment rebondir sur ce qu’il avait dit par rapport aux parties de poker ? Elle n’en avait pas tout à fait terminé justement. « Je ne m’en sers juste plus comme prétexte pour le loyer. Tu sais bien que ce que je fais comme prof de danse et entraineuse de boxe, sans parler des derniers projets artistiques, nous ramène largement de quoi tenir. Les parties avec Andrew, si tu les fais, c’est pour ton plaisir, pas par besoin de survivre. Tu pourrais faire autre chose comme travail, dire que pour le moment, tu n’as pas à cœur d’exercer la médecine au vu de tout ce qui s’est passé, si tu as peur qu’on découvre la vérité. Comment crois-tu que ton entourage va réagir s’il découvre tes à-côtés ? Tes petits jeux d’argent, tu pourras difficilement les justifier. » Elle maintint son regard dans le sien, car le sujet suivant touchait à une corde plus sensible pour elle. « Quant à Andrew, tu l’interdis de m’approcher, pas que pour notre jeu de rôle mais parce que tu le trouves peu fréquentable, alors que tu passes ton temps à trainer avec lui, je trouve ça gonflé. Une partie de poker a-t-elle déjà mal tourné ? Dis-moi sincèrement, droit dans les yeux, que je n’ai aucune raison de m’inquiéter, et je lâcherai l’affaire. » Rhys lui avoua alors qu’il l’avait vue embrasser le mécano et qu’elle n’avait aucune leçon à donner en matière de secret gardé étant donné qu’il lui avait tout dit de son côté avec Lizzie. « Tu m’as vraiment tout dit avec Lizzie ? » Soutint-elle son regard, alors qu’il semblait la toiser comme un enfant fier de son petit effet. La chanteuse allait démonter son argument de manière progressive, néanmoins elle devait d’abord jouer carte sur table sur ce qui s’était passé avec Andrew. « Oui, nous nous sommes embrassés. Et c’est allé plus loin, quand il a su la vérité sur nous, que nous n’étions pas en couple, sinon ce ne serait pas arrivé. Il m’a tout dit sur son passé aussi et on a eu une connexion. De fil en aiguille, on a un peu trop accroché… N’est-ce pas ironique de se rendre compte que la seule autre personne auprès de qui j’ai réussi à m’ouvrir ces derniers temps est un être aussi brisé, aussi détaché que je le suis ? » Cette fois, Gwen ne s’arrêterait pas sur la mise à nu, puisqu’elle allait continuer sur le point Lizzie, abordé par Rhys en premier lieu, mais surtout il s’agissait d’un des sujets qu’elle avait souhaité aborder aujourd’hui avec lui. Ainsi, lorsqu’il lui rappela qu’elle restait la plus importante à ses yeux et qu’il avait envie d’entendre ce qu’elle avait à dire, elle continua donc sur sa lancée. « Et c’est parce que tu as la même importance pour moi, que j’ai vu ce qu’il se passait. Ça fait des mois que je le sais, même avant notre discussion quand tu as appris que tu allais être père. En dehors de notre amitié à nous, les moments que j’ai eu avec Andrew m’ont aidé à traverser le retour difficile à Tenby. Et toi, ce sont ceux avec Lizzie. Tu l’aimes Rhys, depuis bien longtemps. Pas juste depuis votre enfant, bien avant. Et puis ce qui s’est passé, en plus de notre jeu de rôle, t’a coincé dans une histoire dont il est difficile de s’extirper. Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu as fait pour moi, me donner une raison valable de rester, aux yeux de mon père, aux yeux de tous. Maintenant, j’ai d’autres façons d’expliquer ma présence ici. La musique, les proches… Et surtout, je refuse de continuer cette mascarade à ton détriment. Ce qu’il te faut, c’est Lizzie. » Elle prit une inspiration avant de reprendre aussi vite. « Avant que tu ne me répondes, j’ai vu la façon dont vous vous regardiez, la façon dont vous étiez ensemble… Aux yeux du monde, on pourra se quitter bon amis, notre relation n’aura pas fonctionné, mais il est hors de question qu’on se quitte officiellement sans raison à ses yeux à elle, hors de question que l’un de nous soit sali par un énième mensonge, ce serait injuste vis-à-vis de toi et elle serait trop gênée pour se mettre avec toi après notre histoire si elle n’a pas d’explication. Tu as le droit d’être heureux et je ne veux pas que cette chance de bonheur t’échappe. Laisse-moi te rendre la pareille et rétablir la vérité. Tu me fais confiance, n’est-ce-pas ?  Je ne te laisse pas d’autres choix, à vrai dire. » Gwen ne précisa pas qu’elle comptait physiquement aller voir Lizzie, mais le sous-entendu était suffisamment clair pour qu’elle ne juge pas nécessaire de le préciser. La métisse leur servit un verre de soda et sortit quelques petits sandwiches déjà préparés afin de les mettre dans leur assiette en carton. « C’est pas tout ça, mais ça m’a donné faim la montée, en plus avec la vue qu’on a, on aurait tort de ne pas en profiter. » Un peu de légèreté ne faisait pas de mal dans tout ce sérieux.



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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Sam 6 Mai - 15:21

« Toujours cette volonté de chercher à me protéger de tout ce qui t’atteint. Nous avons dépassé ce stade depuis bien longtemps, je veux que tu puisses compter sur moi peu importe les circonstances, peu importe ce qu’on a déjà vécu. C’est ce qu’on a toujours fait. » Même si cela s’était fait dans la difficulté, le dialogue s’était enfin établi entre Rhys et Gwen. Le blond sourit d’ailleurs, content qu’elle ait compris pourquoi il avait agit comme il l’avait fait. Oui, les choses étaient définitivement plus simples entre eux lorsqu’ils parvenaient à se mettre à la place l’un de l’autre et à essayer de comprendre leurs points de vue respectifs. Même s’il restait tout de même de la place pour le débat. … « Je sais bien Gwen… » Murmura t-il, tout de même touché par le rappel. « Je sais que je peux compter sur toi… Tu es la première personne à qui j’ai envie de parler quand il m’arrive quelque chose, tu es la seule qui sait tout mes secrets… Si je tuais quelqu’un, je t’appellerai sûrement pour que tu m’aides à cacher le cadavre…Mais tu ne peux pas me reprocher de vouloir protéger ce qui m’est cher de temps à autre. De te protéger. Parce que oui, ne nous leurrons pas… Parfois, c’est moi le danger. J’ai une fâcheuse tendance à blesser les gens autour de moi… » Ils étaient sincèrement sur la bonne voie, admettant respectivement leurs erreurs. Ce n’étaient pas rien pour ces deux là qui étaient aussi butés l’un que l’autre. Et peut être encore plus pour le Blake qui avait vraiment sale caractère lorsqu’il s’y mettait... Il lui faut d’ailleurs beaucoup de bonne volonté pour rester relativement impassible quand Gwen lui parle de sa participation à des combats de rue… Si seulement la boxe pouvait lui suffire… Il avait envie de la supplier d’arrêter mais ça briserait sans doute leur belle dynamique. Surtout que la métisse lui avait concédé un point, en admettant que oui, à place échangées, elle le lui interdirait… Il retient donc une grimace et une remarque désagréable, adoptant la neutralité. « Oui je parlais des combats de rue… Mais si tu me dis que c’est plus ponctuel qu’avant… Je suppose que je peux me contenter de ça. Surtout si tu en as… besoin. »

Il serait d’ailleurs hypocrite de sa part de trop en faire. N’avait-il pas le même amour du risque ? N’était-ce pas ce qui le rendait si satisfait de ses parties de poker avec Andrew ? C’est d’ailleurs ce que Gwen lui fait miroiter. Il se permet tout de même une réponse pleine de fermeté avant de penser à aller dans son sens. « Je sais que tu gagnes bien ta vie, Gwen. Mais ça serait mal me connaitre que de penser que je vais te laisser m’entretenir et payer le loyer toute seule. Je suis bien trop fier pour ça, je n’ai pas honte de l’admettre. » Tout son égo se révoltait à cette idée. Il était fier de la réussite de sa meilleure amie mais l’idée de trop en profiter l’horripilait. Surtout qu’il commençait à se sentir comme un looser. Il avait bientôt 25 ans et n’avait absolument rien accompli sur le plan professionnel… « Oui j’aime bien ce que je fais avec Andrew. Oui, j’aime l’idée d’arnaquer. Oui, je ressens cette petite bouffée d’adrénaline dont tu parlais tout à l’heure mais ma motivation principale reste l’argent. Et aussi les apparences. Je ne suis pas aussi convaincu que toi que les gens ne vont pas se poser de questions. Un riche médecin qui fait un petit job… ça n’a pas beaucoup de sens. Et puis, c’est peut être ça le pire, c’est que même si je le voulais, ce n’est pas dit que je pourrais en trouver un de travail. Je ne sais absolument rien à faire. A part mentir, bien sûr. » La Martins avait soulevé beaucoup d’arguments et ils comptaient tous les reprendre. « Si mon entourage découvre un jour l’entière vérité sur mon parcours, je pense que les parties de poker sera le cadet de leurs soucis par rapport à l’énormité de mes autres mensonges… Et puisqu’on en parle… Oui je te certifie qu’elles ne sont pas dangereuses. Aucune d’elles n’a jamais mal tourné. Andrew et moi, nous restons très prudents. Jamais trop gourmands. Je te promets que ça ne risque rien.»

Son ton demeurait calme même si fidèle à elle-même, Gwen ne mettait aucun filtre dans ses propos, allant jusqu’à le traiter d’hypocrite vis-à-vis de sa réaction quand il avait su pour Andrew et elle. Cette fois, aucune chance qu’il se range à son opinion. Il garde cependant un ton de discussion pour répliquer. « Ne mélange pas tout, Gwen. Il y a une différence entre s’impliquer sentimentalement avec quelqu’un et faire du business avec lui. Je m’en fous qu’il ait fait de la prison. Tout le monde peut se tromper, nous en sommes les preuves vivantes. Mais il a été violent avec son ex et ça c’est impardonnable. Tu imagines si ça ne marche plus entre vous ? Il va faire quoi ? S’en prendre à toi aussi ? Tu trouves ça normal ? » Au yeux du Blake, les violences faites aux femmes restaient impardonnables. Il se penche vers sa meilleure amie, tiquant sur la fin de l’argumentation qu’elle fait en faveur d’Andrew. « Tu n’es pas brisée Gwen. Tu as eu tes revers mais tu restes la femme la plus forte que je connais. Tu es parfaite, telle que tu es. » Il était cependant alarmé par la ferveur avec laquelle elle parlait d’Andrew. Jamais il n’avait vu la métisse parler d’un homme en ces termes… Elle n’était cependant pas la seule à avoir une vie sentimentale complexe c’est bientôt au tour de Rhys de passer sur le grill. « Tu m’as vraiment tout dit avec Lizzie ? » La question est simple mais c’est tout le contraire pour la réponse. Heureusement pour le moment, le Blake n’a rien à dire, Gwen se lançant tout à coup dans un discours qui semblait soigneusement préparé et réfléchi. Mais le plus marquant dans ce discours, c’est qu’il démontre une nouvelle fois à quel point sa meilleure amie l’aime et se soucie de lui. Il met d’ailleurs un certain temps à retrouver l’usage de la parole, chamboulé jusqu’au plus profond de son âme. C’était la même sensation que lorsqu’il s’était tenu au bord du précipice tout à l’heure. Un vertige face l’inconnu, au changement significatif qui se profilait.

Car il avait été dans le déni. Il avait refoulé ses sentiments très loin, se cachant derrière les prétextes que Gwen venait d’invoquer. Mais entendre sa meilleure amie, la personne qui le connaissait le mieux au monde, les évoquer, déclarer qu’elle les avait devinés changeait la donne. Il inspira. Il était temps d’assumer et de cesser de se dissimuler derrière de faux semblants. « Oui… Je veux Lizzie. » C’était bizarre de l’admettre à voix haute. C’était bizarre de l’admettre tout court alors même qu’il était incapable de dire à quel moment ce désir lui était venu… Un désir qu’il avait tellement tenté d’étouffer qu’il avait désormais du mal à l’exprimer. Et encore moins à imaginer qu’il puisse se concrétiser. Finalement, il s’était peut être servie de sa « mascarade » avec Gwen comme un paravent face à sa peur du vide. « Mais je n’ai jamais osé le rêver… Ce que tu proposes de faire est très généreux. Tu sais que tu as toute ma confiance. Tout ce que tu dis a du sens… ça semble être la seule solution… La bonne solution. Sauf que j’ai vraiment peur qu’elle ne veuille plus de moi après que tu lui ais dit la vérité. Elle m’a déjà pardonné mon absence, plus, c’est trop lui demander. Je préfère brûler d’amour pour elle en silence et être son ami que de la perdre définitivement. Tu as raison, j’ai besoin d’elle.. Je ne veux pas prendre le risque. Elle va croire que je me suis moqué d’elle. Elle va être blessée. Je l’ai déjà suffisamment blessée. » Dit-il mal à l’aise en essayant de raisonner Gwen qui avait déjà, semble t-il pris sa décision. Mais en même temps, cette dernière n’était pas au courant de ce qui s’était passé sur le bateau le jour de l’anniversaire de la blonde… Il s’était mis tout seul dans une situation très complexe et il n’était pas sûr de pouvoir s’en dépêtrer. Même avec l’aide de celle qui semblait être sa plus fidèle supportrice.

En revanche, une donnée était plutôt simple. Malgré la discussion animée qu’ils avaient, Gwen mettait toujours ses intérêts en priorité. Rhys avait tout simplement la meilleure amie dont il pouvait rêver et il bénissait le ciel pour cela. Doucement, il attrape sa main par-dessus la nappe et l’embrasse avec ferveur. « Merci. Merci de toujours de te soucier de moi. Même quand je suis pénible. Et le fait que j’admette que j’ai besoin de Lizzie… ça ne veut pas dire que je n’ai plus besoin de toi. Tu resteras toujours ma meilleure amie. Tout ce qu’on a vécu ensemble, rien ne pourra jamais l’égaler. Et j’espère que je t’aurai toujours à mes côtés, peu importe ce que la vie, nous réserve. Je t’aime Gwen.Et encore plus avec ce que tu viens de te proposer de faire pour moi. » C’était plus fort que lui, il avait dit les trois mots. Mais que pouvait-il faire d’autre face au geste qu’elle lui avait offert de faire ? C’était de l’amour, rien d’autre. Sauf que Gwen n’était pas adepte des grandes déclarations, préférant ré-instituer la légèreté. Rhys lui obéit donc, lâchant la main de son amie pour attraper un sandwich et commencer à le dévorer, regardant la fameuse vue.


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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Dim 14 Mai - 21:50


Une des constantes de leur amitié avait toujours été cette volonté de se préserver l’un et l’autre. Rhys ne dérogeait pas à la règle lorsqu’il avoua à la métisse qu’il craignait parfois de la blesser. Rien qu’à ces quelques aveux, un spectateur de leur discussion aurait pu admettre à quel point le dialogue revenait entre eux. Il était impossible pour les deux meilleurs amis de rester fâchés bien longtemps, peu importe si les vérités que chacun avait à dire n’étaient pas plaisantes à entendre. Le blond mit d’ailleurs de l’eau dans son vin en acceptant à contrecœur le mode de vie dangereux de Gwen puisque la chanteuse avait déjà bien ralenti le rythme de ses activités depuis son retour à Tenby. De son côté, Rhys jouait à des parties de poker avec Andrew et la jeune femme s’interrogeait sur le caractère risqué de ces rencontres, pas vis-à-vis du mécano mais plutôt de leurs adversaires. Gwen lui concéda tout de même un point pour la fierté. « Je ne te demande pas de vivre à mes crochets, mais il y a d’autres façons de gagner sa vie que celle des parties. » Elle avait simplement voulu dire que Rhys ne pouvait pas invoquer l’argent comme seul prétexte indispensable pour jouer, tout comme elle n’invoquait plus cette raison pour les combats de rue auxquels elle participait encore parfois. Ils se devaient d’être honnêtes l’un envers l’autre. Le Blake lui avoua alors vouloir ressentir cette bouffée d’adrénaline en plus du motif pécunier lors de ses parties. L’avantage de ses gains était aussi de sauver les apparences : gagner suffisamment d’argent comme le ferait un médecin. « Si tu prenais le temps d’y réfléchir, tu pourrais trouver du travail. Le problème, en effet, est plutôt qu’il faudra révéler au monde à un moment ou à un autre que tu n’es pas médecin. On ne pourra pas continuer à mentir toute notre vie pour sauver les apparences. » Gwen marqua une pause. Il est vrai qu’il était plus facile pour elle de se fondre dans la masse et de cacher ce qui s’était passé à Londres puisqu’elle n’avait pas menti sur son métier. Quant à Rhys, il devait constamment faire attention, d’autant qu’il était souvent interrogé sur des questions de santé. Une personne qui s’y connaissait pourrait vite le trahir alors Gwen avait remarqué qu’il fuyait les gens issus du milieu médical comme la peste. « Ce qui m’inquiète, c’est que si tu perds ces parties, qu’est-ce que vous donnez comme garantie ? Comme tu l’as dit, nous n’avons pas beaucoup d’argent et Andrew ne me semble pas rouler sur l’or non plus. Alors, comment faites-vous ? » La métisse avait raison de s’interroger et de s’inquiéter sur la question. Même si elle savait se défendre, elle ne voulait pas voir des inconnus débarquer chez eux pour leur exiger des biens ou de l’argent. Dès qu’il était question de fric, tout pouvait vite s’avérer dangereux. Rhys lui promit cependant que ces histoires ne comportaient pas trop de risques. Gwen n’insista donc pas davantage sur ces parties, la tête déjà tournée ailleurs. Que se passera-t-il le jour où ils dévoileraient tout ? Comme elle l’avait formulé un peu plus tôt, ils ne pourraient pas cacher leur passé à vie. La musicienne avait déjà fait un pas en racontant tout à Caleb la concernant, mais au reste du monde ? Ce serait une autre histoire. Pour Rhys aussi. Peu importe, les deux meilleurs amis resteraient quand même soudés en toute circonstances.

La conversation continua toujours sur le cas Andrew lorsque Rhys s’inquiéta de savoir comment son lien avec Gwen pourrait évoluer en cas de problème. « Ce sont des on-dit. » Répliqua la métisse sans sourciller. « Il ne toucherait pas gratuitement une femme ou alors tu ne le connais pas vraiment. » Elle était plus que certaine de ce qu’elle avançait puisqu’Andrew lui avait raconté ce qui s’était passé entre Jean et lui, mais aussi la mascarade entre Penny et lui. La jeune femme avait néanmoins promis de tenir parole à ce sujet, même devant Rhys, alors elle se contenta de conclure par une réponse plus évidente. « S’en prendre à moi ? Que crois-tu qu’il pourrait me faire sérieusement ? A ta place, c’est pour lui que j’aurais peur si ça tournait mal. » Gwen ne se croyait pas invincible mais depuis le temps, son meilleur ami savait pertinemment qu’elle n’était pas une poupée fragile et que si un garçon s’en prenait à elle, il pouvait quasiment dormir sur ses deux oreilles et surtout plaindre celui qui aurait le malheur de croiser sa route de façon négative. Rhys l’ignorait, pourtant cette situation s’était déjà prouvée lorsque la jeune femme avait fini par avoir le dessus sur Andrew lors d’une confrontation improvisée. Aucun d’eux n’avait retenu leurs coups, ni épargné l’autre… une scène qu’elle s’épargna de mentionner afin de ne pas l’alarmer davantage et surtout inutilement. Lorsque Rhys maintint qu’elle n’était pas brisée, un voile se posa sur les yeux de la jeune femme. Elle n’avouait pas ce genre de choses facilement alors si en plus celui qu’elle considérait comme le plus proche d’elle ne croyait pas en la force de ses mots, elle se sentit désemparée – tout en gardant un visage impassible. C’était peut-être le problème de son caractère de feu. Gwen paraissait tellement inébranlable et forte, qu’à force, on la croyait… invulnérable. Incassable en toutes circonstances. A la défense de tout le monde, c’était aussi l’impression qu’elle voulait donner. Ce n’était pas toujours vrai malheureusement. Elle afficha un sourire triste en réponse aux propos de son meilleur ami. La perfection n’existait pas. La brune préféra ne pas réagir tout court et retrouva bien vite un visage impassible en changeant de sujet. Lizzie, un des nombreux points que Gwen voulait aborder aujourd’hui. La Galloise poursuivit d’ailleurs sur sa lancée en développant ce qu’elle avait envie de lui dire à ce propos.

A la fin de son discours, Rhys mit enfin des mots sur ce qu’il ressentait. Il désirait Lizzie, c’était indéniable. Il lui fit part néanmoins de sa réticence et de ses inquiétudes face à son projet de tout lui révéler quant à leur mascarade de couple. « Tu as oublié un point important dans cette histoire. Elle n’a pas l’air de te considérer comme un ami non plus. » Répliqua Gwen d’une voix ferme. « On ne va pas rester en « couple » toute notre vie pour sauver les apparences. On finira par arrêter. Il se passera ensuite un certain temps… Comme dit, elle ne viendra probablement pas vers toi en mode amoureuse parce qu’elle sera gênée de notre histoire, mais ça nuira à votre amitié. Sauf que… si Lizzie admet quand même ses sentiments, là, que pourras-tu faire ? Lui dire que tu ne l’aimes pas de la même façon qu’elle t’aime serait un énième mensonge, et te mettre en couple avec elle en cachant la vérité fera démarrer votre relation sur un autre. Dans tous les cas ne rien dire aura des conséquences pires que si elle le savait… Je me dis que s’il y a une chose qui doit être débarrassée de tout mensonge pour toi, c’est bien ce que tu partages avec Lizzie. » La métisse avait déjà son idée derrière la tête et n’en démordrait pas. Rhys s’était mis dans une mauvaise situation pour elle, alors elle voulait tout naturellement l’aider à en sortir. « C’est pour moi que tu l’as fait. Qui pourrait te le reprocher ? Vu ce qu’elle a déjà fait pour Caleb et inversément, je ne pense pas qu’elle pourra te blâmer d’avoir fait passer le bien-être d’une personne qui compte pour toi avant le tien. Après, c’est sûr, il ne faut pas le lancer n’importe comment. C’est pour ça que je te demande de me faire confiance. » Sur ces entrefaites, Rhys attrapa la main de Gwen et lui déclara sa flamme amicale. Il lui fit comprendre que, peu importe sa relation avec Lizzie, son lien avec elle ne changerait pas et resterait incomparable. Le blond avait dû détecter son inquiétude tacite à ce sujet, la crainte d’être remplacée d’une façon ou d’une autre, même si Gwen ne l’exprimait pas à voix haute. Touchée, elle essaya de rendre la situation plus légère. « Ah ça, pénible, c’est sûr que tu l’es. » La chanteuse esquissa un sourire qui se voulait taquin avant de retrouver son sérieux. « J’espère que je t’aurai toujours à mes côtés aussi. » La jeune femme se pencha légèrement par-dessus la table et déposa un baiser affectueux sur la joue du Blake. La métisse restait la plus pudique des deux dans de telles manifestations, d’autant qu’elle lui avait déjà exprimé les trois mots par écrit récemment et malgré l’intensité du moment, elle n’arrivait pas à les ressortir. Son attachement se traduisait par d’autres formes, telle que ce qu’elle s’apprêtait à faire pour lui. Dès lors, elle ne s’attarda pas sur le moment et proposa de s’attaquer au pique-nique. Les deux engloutirent quelques sandwiches bien mérités après l’effort de la montée. Ils rigolèrent de tout et de rien pendant un moment, retrouvant leur fameuse complicité. Enfin, Gwen proposa de décoller. « Paré pour redescendre ? »


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MessageSujet: Re: You're my downfall, my frienship muse | Rhys Sam 3 Juin - 14:11

Il n’y avait jamais aucun faux semblant entre Gwen et Rhys et quand ils s’y sentaient poussés, ils n’hésitaient pas à se dire les choses franchement, aussi désagréables que ça puisse être. Ainsi la Martins fit au Blake un véritable sermon sur le poker, visiblement toujours déterminée à lui faire cesser ses parties. Il poussa un long soupir. Lui, il lui avait cédé du terrain mais elle refusait apparemment d’en faire autant. Ce qui signifiait qu’elle devait être vraiment inquiète. Il n’y avait que dans ces moments là qu’elle empiétait sur la liberté si chère à leurs cœurs qu’ils s’octroyaient normalement. « Oui en effet, je ne vais pas mentir toute ma vie sur ma profession. Mais pour le moment, je veux que les choses restent comme ça. On va déjà mettre fin à un gros mensonge, donc un à la fois, ça me paraît suffisant. » Nouveau soupir. Il était clair qu’il reculait pour mieux sauter plus tard mais pour le moment, il n’avait pas envie de se lancer dans cette autodestruction de l’image qu’il s’était créé ici. Il était le docteur Blake, humanitaire chevronné et admiré de tous. Son égo n’était pas encore prêt à laisser partir cette reconnaissance. Et d’une manière plus importante, il n’était pas prêt à provoquer la colère de ses proches et à les blesser avec cette vérité. Or, c’est ce qui se produirait invariablement… Il fut tiré de ses rêveries philosophiques par une nouvelle question sur le poker. Cette fois-ci, il laissa clairement transparaître son agacement. « Gwen, tu es ma meilleure amie et tu sais que je t’adore mais stop avec les questions. Andrew et moi, nous avons un système parfaitement rodé et je te demande de nous faire confiance. Moi je ne te demande pas si tu as une technique pour éviter les hémorragies internes quand tu te fais cogner par des mecs de deux fois ton poids. Alors restons-en là. »

Hélas, les sujets d’opposition ne manquaient pas et malgré leur volonté d’aller de l’avant, il était difficile de tous les conclure. « J’espère sincèrement que tu as raison à propos d’Andrew… » Rhys hausse les épaules, peu désireux d’attiser encore le conflit. Mais au fond, il n’en pense pas moins. Les mots qu’il venait de prononcer n’étaient pas une bénédiction mais une capitulation. Il voyait bien que Gwen campait sur ses positions et ne se sentait pas la force d’argumenter. Pourtant, si elle devait certes le connaître mieux que lui, Rhys avait déjà vu Andrew se mettre en colère et devenir effrayant. Oui, la Martins savait se défendre mais comme tout le monde, elle pouvait être blessée. Elle avait tendance à l’oublier parfois… « Mais au cas où… Je n’ai pas peur de le dire… Si jamais les choses tournent mal, je n’hésiterai pas à m’en prendre à ce que tu auras laissé de lui. » Une amitié malhabile était née progressivement entre les deux hommes qui s’étaient avérés être de bons partenaires, mais une fois Gwen dans l’équation, tout cela était balayé par l’amour inconditionnel que Rhys portait à sa meilleure amie. Elle aurait toujours gain de cause. Et ce face au monde entier. Et même face à lui-même, ce qui n’était pas une mince affaire. Alors il céda aussi sur le dernier point, se laissant convaincre par la principale intéressée que c’était une bonne idée de dire la vérité à Lizzie. Il faut dire que comme toujours la métisse a les arguments qu’il fallait. Et surtout que Rhys n’a qu’une seule envie : les croire.

« Tu crois ? » Murmure cependant t-il plein d’espoir quand Gwen lui dit que Lizzie ne le considérait pas comme un ami. C'était plus fort que lui, il n'arrivait pas à penser que quelque chose était possible tant ça serait merveilleux... Non pas qu’il remettait la parole de sa meilleure amie en doute mais les choses étaient compliquées avec Lizzie. La blonde l’avait certes embrassé à deux reprises mais elle avait semblé le regretter juste après. Y compris la nuit où ils avaient conçus Nolan… En revanche, inutile de continuer à tergiverser sur le reste. Les arguments de la Martins avaient l’impact nécessaire, le blond ne pouvait que s'y ranger. Encore mieux. L’intégralité de son plan reposait sur la ferveur qu’elle mettait à défendre Rhys devant Lizzie et le gallois savait qu’il ne pourrait pas avoir de meilleure avocate. Il n’était plus à prouver qu’elle avait toute sa confiance. « Ok, faisons-le… Tu as raison. S’il y a un mensonge qu’il faut cesser, c’est bien celui-là… Je ne peux pas m’attendre à vivre une belle histoire avec elle si elle débute sur un mensonge. Et peut être qu’elle sera moins en colère si elle entend la vérité d’une voix extérieure… Je ne peux pas prédire sa réaction mais tu as mon entière confiance. Sans toi, je n’aurai même pas le courage de toute façon. Et au moins, on aura notre conscience pour nous. » Un « nous », ils l’étaient plus jamais, comme Rhys prit le soin de le rappeler en remerciant Gwen comme il le fallait. D’ordinaire, il se passait de déclarations mais depuis qu’il avait perdu Echo, il s’était rappelé de l’importance de dire aux gens qu’il les aimait. Tout simplement. Et dieu sait qu’il aimait sa meilleure amie, malgré le fait qu’elle venait de lui dire qu’il était pénible. Il se penche pour lui filer une petite bourrade. « Qui c’est qui est pénible, là ? J'ai bien fait de larguer » Mais il n’y avait plus aucune véhémence entre les deux amis, tout avait été aplani. Gwen se penche même pour déposer un baiser sur la joue de Rhys, ce qui scella définitivement leur promesse d’être là pour l’autre. Et cela mit aussi fin à toute tentative pour être sérieux et c’est dans une excitation digne de deux gamins de 11 ans que les deux amis finissent leur pique-nique avant de repartir en ville, contents de cette parenthèse plus qu’utile.


SUJET TERMINE

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You make my heart feel like it’s summer When the rain is pouring down.You make my whole world feel so right when it’s wrong. Life It’s easy to be scared of. With you I am prepared forWhat is yet to come.Cause our two Hearts will make it easy Joining up the pieces Together making one.(BY ANAELLE)

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