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But no one knows me... [PV Tyliane]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: But no one knows me... [PV Tyliane] Mar 14 Fév 2017 - 0:06

J’étais plantée depuis près de trois heures et demie à moins de cinq mètres de la porte d’entrée du poste de police. C’était la troisième journée que je tentais (vainement visiblement) de réunir les miettes de courage que je contenais en assez grande quantité pour franchir la distance qui me séparait de la porte. Ce n’était pas difficile. J’avais vu dans le temps près de trois douzaines de personnes le faire comme si c’était pleinement normal… Et ce l’était non? De prendre ses pieds et de les mettre l’un devant l’autre pour se rendre jusqu’à la porte pour la pousser.

Non seulement c’était normal mais c’était également quelque chose que je faisais quotidiennement. Pire que ça! Je le faisais régulièrement! Exactement comme si c’était normal! Parce qu’après tout… c’était justement comme si c’était normal. Je poussais au minimum la porte de ma chambre le soir et la porte des toilettes au moins une fois.

Ce n’était donc pas l’action en tant que telle qui me faisait peur mais la symbolique que j’associais à ce geste. Une symbolique qui était plus lourde de sens que ce que je voulais bien admettre. Cette porte, c’était celle que j’avais systématiquement éviter depuis dix mois, trois semaines, quatre jours et des poussières d’heures. Quand j’avais "choisi" de me taire plutôt que de parler. Quand ma voix éraillée par le fait d’avoir trop hurlé à l’aide avait éclaté en une multitude d’éclats de verre que je n’avais pas vu fondre entre mes doigts.

Et je réfléchissais depuis à savoir si c’était pertinent de parler… si ça m’aiderait vraiment à avancer… si cela suffirait à me redonner au mieux le courage de prendre ma caméra. Parce que la panne sèche était criante et je me retrouvais en échec scolaire ce qui inquiétait mon père parce que je n’arrivais simplement pas à prendre ma caméra pour remettre le plus petit travail. Pour que mon père s’inquiète que je ne me concentrasse pas assez sur mon art… c’était un signe assez criant que je n’allais pas bien. Le regard inquisiteur d’un policier se posa sur moi à travers la grande fenêtre devant laquelle je me tenais et je ne retiens à peine un grand frisson qui me parcourra toute entière.

La dernière fois, j’ai été chassé par un policier qui m’a demandé si j’avais intention d’entrer. Il voulait probablement simplement vérifier que je n’avais pas de mauvaise intention. J’étais bien placée pour savoir que le monde était fou et dangereux. Je déglutis et finit par prendre le courage qu’il faut pour m’avancer vers la porte et la pousser.

Il fait chaud à l’intérieur du poste – ou bien c’est moi qui avait froid dehors. Je glisse mes mains à l’intérieur de la poche de mon kangourou trop grand. J’ai maigri depuis un an… parce que la faim aussi m’a quitté. J’ai vieilli, parce que le sommeil aussi m’a abandonné. C’est faux… Je dors. Trop. Pour fuir la réalité. Mais ce n’est pas un sommeil réparateur. C’est un sommeil fait de cauchemars. Je m’approche vers le grand bureau où se trouve un agent. Et mon cœur me fait faux-bond. « Je voudrais parler à une policière s’il vous plait… » murmurais-je presque. Et pendant un instant, je me surpris à espérer avec tout mon âme que le policier impressionnant ne m’ait pas entendue. S’il me forçait à répéter. Je savais très bien que je n’aurais pas la force de le répéter à voix haute. Enfin… Haute c’est relatif. Mais je n’en aurais pas la force. Je me sentais petite… tellement mais tellement petite dans mes souliers. Il suffisait que ce soit quelqu’un qui fréquentait l’église et qui réaliserait que mon père était le Révérant Vaughan pour que l’association soit faite. Si quelqu’un lui disait… Je crois que je ne survivrais pas. Je ne remarque même pas que le policier s’est éloigné de son poste. Je retire mon sac de mon dos et va doucement m’appuyer sur le mur en me servant de ce dernier comme d’un bouclier. Comme pour me rassurer, je me murmure : « Tout ira bien… » et je réussis presque à m’en convaincre.

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But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


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MessageSujet: Re: But no one knows me... [PV Tyliane] Jeu 2 Mar 2017 - 10:02

Enfin ma mise à l'épreuve était terminée, je peux retourner sur le terrain et faire ce que j'aimais et ne pas rester derrière un bureau à remplir des papiers et à ranger les documents qu'on me donnait. Après avoir déposé les jumeaux à la crèche, j'envoie un sms à Luka pour le prévenir qu'ils sont à la crèche et qu'il peut les récupérer vers 17h s'il le veut et que je viendrais les récupérer chez lui après le service. Je me doute que parfois cela doit lui faire peur mais je sais être prudente... Enfin en règle générale... Rapidement, j'arrive au poste de police, tout est calme pour le moment, cela me fait étrange de dire que je ne vais pas être assise derrière un bureau à l'écart mais qu'enfin, je vais retrouver mon bureau, qu'enfin je vais patrouiller. « Hey Ty', ayez, tu vas enfin te retrouver sur le terrain » Je souris à l'homme avant de venir le saluer « Salut toi ! Ouai enfin, je commençais sérieusement à devenir folle derrière un bureau » Je regarde autour de nous et très vite, je vais au vestiaire et me change avant de récupérer mon arme. Après quelques minutes, je vais dans mon bureau et finis par faire quelques papiers « Tyliane, il y a une jeune femme qui demande à parler à une femme.. Je pense que tu es la seule à pouvoir t'occuper d'elle.. » Je lève le regard vers le bureau d'accueil où se trouve la jeune femme. « Ok j'y vais » Je me lève et vais vers la jeune femme, elle a l'air vraiment mal, j'ai l'impression de me revoir quelques années plus tôt quand ce type avait une partie de moi qui aujourd'hui c'était reconstruit mais pas sans mal. « Bonjour, je suis Tyliane Dwight, venez nous allons dans une salle à l'écart » Je fais signe à la jeune femme de me suivre en lui indiquant la porte de la salle. Une fois à l'intérieur, je prends soin de fermer la porte et m'installe derrière le bureau « Installez-vous, je vous en pris ! » Je reste quelques secondes à l'observer, je ne sais pas pourquoi cette jeune femme a décidé de venir mais je me dis que ce n'est pas pour une simple plainte. Il y a quelque chose de bien plus grave et je me dois de la rassurer, je ne suis pas là pour la juger peu importe la gravité des faits. « N'ayez pas peur, vous pouvez tout me dire, si vous voulez pour le moment, nous pouvons juste discuter et après nous ferons les papiers, ne vous sentez pas obliger de tout faire d'une traite, on a notre temps... Je sais qu'il est difficile parfois de raconter ce qui a pu nous arriver et qu'on se sent mal mais il faut savoir que ce n'est pas nous les responsables... » Peu importe ce qu'elle venait faire ici, je me dois de la réconforter car il était vrai qu'au vue de son comportement, elle n'était pas responsable du mal qui la ronge... « Prenez votre temps... » Je m'appuie sur le dossier de la chaise attendant que la jeune femme prenne la parole.
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MessageSujet: Re: But no one knows me... [PV Tyliane] Lun 6 Mar 2017 - 0:17

Ce que je ressentais depuis près d’un an, c’était une tonne de sentiments contradictoires. Un véritable ouragan qui prenait naissance à l’intérieur de mes tripes et que je ne contrôlais simplement pas. La surface était morte depuis un bon moment – en apparence, je n’étais qu’un perpétuel hiver. Et pourtant, il y avait plus que la tristesse qui m’habitait. Il y avait les éclats de colère que je contrôlais avec toute l’énergie que je contenais – et peu de gens l’avaient vu toute cette frustration que j’avais accumulé ; cette demie-destruction qui allait normalement avec cette envie de crier à la terre entière que j’avais mal. Il y avait aussi le poids de la honte que j’avais appris à côtoyer à chaque jour qui venait à côté de moi : une honte qui me rendait mal à l’aise lorsque je vis la policière se rapprocher de moi. Elle semblait être la seule et je ne pus m’empêcher de respirer un bon coup en la voyant se rapprocher de moi.

Je la connaissais vaguement cette femme. Après tout, Tenby était une petite ville et tout le monde se connaissait un peu. Et d’elle, il se dégageait une certaine aura maternelle que je trouvais tellement rassurante depuis que j’avais perdu la mienne et que je m’étais trouvé étrangement déséquilibrer par la présence des autres autour de moi. Je me contentais d’hocher la tête avant de la suivre d’un pas hésitant. C’était probablement trop tard pour reculer, n’est-ce pas? En entendant la porte de la salle se refermer, je ne pouvais pas m’empêcher de paniquer un peu.

Je croisais doucement les bras en tentant de ne pas m’effondrer comme une loque au sol lorsqu’elle me dit que nous pouvions parler et que je n’étais pas responsable. Et c’était un de ses éléments problématiques. Je n’arrivais pas à me convaincre que j’avais réellement rien fait pour causer ce qui m’était arrivé. Si je n’étais jamais sorti de chez moi? Si j’avais porté un habit informe? Si j’avais été accompagnée d’une amie? Si… un tas, un tas de si. Je vivais dans un univers de possibilités dont je ne saurais jamais la teneur. Ma voix me parait tremblante lorsque je réussis à ouvrir la bouche – me voilà bien avancé si le monologue que j’ai envie de faire ne sortira pas. « Je m’appelle Seren. » déclarais-je doucement avant de jeter un petit regard sur la policière. Elle s’est présenté après tout. Je lui dois quand même qu’elle sache le nom de son interlocutrice. Même si la rumeur court en ville que je ne vais pas bien, de mon mutisme sélectif depuis près d’un an. Je n’ai toujours pas défait ma prise de sur mon sac. Je sens mes jointures blanchies par l’effort et le stress. Je retiens tout à l’intérieur depuis trop longtemps. Pour une rare fois, mon bagage religieux ressort – celui-là même que je tente d’étouffer depuis près de deux ans. « J’ai quand même l’impression d’être responsable et que c’est Lui qui me punit. » murmurais-je en évitant son regard.

Dans cet univers des "si", je me suis peut-être dit à plus d’une reprise que si je n’étais pas aussi sure de mon orientation sexuelle, jamais cela ne se serait puni – une punition divine en un certain sens pour des désirs que je sais très bien que je ne contrôle pas (parce que j’avais tenté de me convaincre d’autre chose avant. Et cette simple pensée me dégoute me rappelant d’instinct à quel point je suis la fille de mon père malgré tout. Qu’une partie de moi s’acharne à conserver les apparences au mieux que ce qu’il est possible. « Est-ce que ce que je vous dis peut rester confidentiel…? » et il me vient en tête que ce n’est pas pour ça que l’on porte plainte à la police pour que cela tombe dans l’oubli. Une partie de moi réclame justice. C’est pourquoi je m’amende sur ce que je viens à peine de dire. Une demi-amende… une clarification sur mes mots qui se bousculent dans ma tête. « Je veux dire… vous ne le direz pas à mon père, hein…? » Je ravale amère mes larmes en sentant une véritable montée de ses sentiments que je ressens en vague depuis près d’un an. Je me sens si petite face à la policière. Si petite que j’en suis presque redevenue une enfant. « J’ai tellement peur qu’il soit déçu de moi s’il l’apprend… mais j’arrive plus à me taire, j’arrive plus à avancer. » Machinalement, je défais ma main gauche de mon sac et j’essuie les larmes qui viennent de couler sur ma joue.

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