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Denial is the worst kind of lie [PV Thomas]

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TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
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POINTS : 1602
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Who told you so?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : Divorced with a heart slowly being patched.
PROFESSION : Detective Inspector (en rédaction de papier)
REPUTATION : Visiblement l'opération qu'il a subi lui a pas rendu son sourire... mais il court assez régulièrement avec la nutritionniste.



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MessageSujet: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Lun 13 Fév - 0:37

J’aurais dû normalement être content de me faire céder le poste pendant l’absence de la cheffe. C’était la preuve que la grosse bêtise que j’avais fait bien des années plutôt commençait à disparaitre face au travail irréprochable que je faisais depuis mon entrée à Tenby. Cette confiance, je l’avais durement gagné et je l’avais payé cher auprès de l’estime que mes collègues me portaient. Je savais que j’étais loin d’être aussi populaire que le DI maintenant retraité dont j’avais pris la place. J’aurais dû être heureux et satisfait du travail que j’avais si durement accompli pour me mener ici…

Sauf que ce n’était pas le cas.

Petit regard sur une heure plus tôt où quatre de ma relève pour le quart de nuit avait appelé pour m’annoncer qu’ils étaient cloués au lit avec un arrêt maladie dument signé par un médecin. Et voilà que je me retrouvais dans de bien beau draps en maudissant l’univers entier.

Je n’avais pas pu retenir un long soupire d’exaspération en raccrochant le combiné d’avec la cheffe – celle-là même qui était en déplacement et qui ne pouvait pas plus m’aider. Vivement que cette stupide épidémie de grippe se calme parce que j’avoue que ma santé mentale se trouvait à être furieusement mise à l’épreuve. Oh! Je savais faire preuve de patience et conjuguer avec des effectifs réduits. J’avais travaillé pendant des périodes particulièrement difficiles : des grèves de personnels, des épidémies de je-ne-sais-quoi aigu… Mais rien n’équivalait ce qui touchait actuellement mon pauvre petit poste de police.

Contraint, je me résolus à appeler le poste de Swansea. La raison était simple bien : décidé à ne pas m’enchainer un double quart de travail sur une semaine qui contenait déjà sept jours de travail d’une durée de huit heures. Je tenais quand même au minimum à ma santé et je savais que je me mettais grandement à risque en enchainant sur un double. Je le sentais déjà dans mon corps – il ne tiendrait sans doute pas la course d’une autre expédition au pays du boulot. J’avais besoin de repos. Besoin de dormir. Je le savais… Tout le monde le savait.

Néanmoins, je grognais lorsque je me fis répondre que eux aussi avaient un problème massif d’effectifs et que c’était pour cette raison que personne ne pouvait être dépêcher pour venir à mon secours. Me voilà ainsi réduit au statut de jeune demoiselle en détresse qui attendait invariablement qu’un preux chevalier vienne à ma rescousse. Ne nous leurrons pas! Personne ne viendrait! J’en avais maintenant conscience. Pendant un bref instant, je m’en voulus : mon médecin avait lourdement suggéré que je me fasse vacciner pour la grippe en raison de ma condition. Et j’avais cédé. Raison pour laquelle je faisais partie du petit village gaulois qui résistait fidèlement à l’envahisseur – non pas romain mais bel et bien virulent.

Après avoir violement raccroché le combiné, me convainquant que de le claquer fort sur le socle servirait d’un quelconque défoncement à la colère que je ressentais bouillir, j’appuyais ma tête sur mon bureau. Je fermais les yeux l’espace d’un bref instant assez pour que je pique du nez et qu’une légère douleur ne me tire du semi-sommeil dans lequel j’étais vainement en train de sombrer. Machinalement, je sortis de ma veste un cachet que j’absorbais dans l’espoir que cela calme l’arythmie naissante. Je passais les mains sur mes yeux sous mes lunettes avant de fixer de nouveau le planning.

Nous étions un mardi : cette nuit-là n’était généralement de celle qui étaient parmi les plus occupées. Je le savais d’expérience. Les pires journées étaient les jeudis où tombait les allocations pour le chômage et les week-ends de manière générales. J’avais assez d’officiers pour faire quatre véhicules – quatre équipes… si je m’incluais dans l’effectif. Un tiers de moins que l’effectif que j’aurais eu autrement… Après avoir jonglé pendant un petit instant avec les équipes, j’en arrivais avec un planning des équipes qui me plaisait plus que moins.

Je sens un petit regard quelque peu tendu lorsque je sors de mon bureau de la part des sept officiers présents sur place. J’avais l’impression de détester mon métier pour une très rare fois de ma vie. Une haine profonde et parfaitement justifiée par le fait que j’avais clairement ma semaine dans le cul, besoin de vacances et d’un putain de bon massage. Je ne fis même pas l’effort de sourire. « Les agents Wilson, Charleston, Ddafydd, MacDonald et Donovan sont cloués au lit. On leur souhaite prompt rétablissement… pendant que l’on se démerde. » et je procédais à faire l’appel en précisant le numéro de voiture et l’heure de leur pause-repas avant de terminer avec un : « Weston… tu vas devoir me subir dans la voiture trois. Mais l’avantage c’est que c’est toi qui conduis. » grondais-je en lui lançant les clés. J’avais quand même jugé pertinent de me placer avec quelqu’un avec qui j’avais un peu d’affinité afin de ne pas faire éclater toute l’affaire d’un coup sec. Je rentrais dans mon bureau le temps de ramasser ma veste, ma matraque et mon pistolet taser. Il faisait déjà sombre dehors. L’air froid ne m’enleva pas l’étrange impression que cette nuit allait être affreuse. Je pris place côté passager. « Tu vas bien? » demandais-je dans un effort quasi-surhumain de politesse.
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ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Amoureux d'Eléa. C'est grâce à elle qu'il garde la tête hors de l'eau.
PROFESSION : Flic, il vient de reprendre du service après une suspension de six mois.
REPUTATION : Il était plutôt morose ces derniers temps, et on murmure que c'est lié à une de ses bavures, mais on dirait qu'il reprend un peu du poil de la bête. Sûrement grâce à la jolie psy là... Ou peut-être est-ce son nouveau neveu qui le met de bonne humeur ?



MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Sam 25 Fév - 10:29

Mardi soir. Thomas esquisse un bâillement direct, essayant tant bien que mal de se concentrer sur le rapport qu’il était en train de rédiger. Mais c’était difficile. La semaine avait été longue et la journée encore plus. Le commissariat était en sous-effectifs et le peu d’agents qui restaient étaient sollicités de toutes parts, soumis à un niveau de stress plutôt effarant. Et ce n’était pas mieux sur le plan physique. Le quadragénaire avait beau s’entraîner pour rester en forme, il commençait à être vraiment fatigué. Il était d’ailleurs en train de taper n’importe quoi… Et pourtant, ce rapport devait avancer. Il se frotte les yeux, essayant de s’y remettre, considérant l’option d’aller se faire couler un énième café mais la porte du bureau de William s’ouvre à ce moment là. Un sursaut parcourt les rangs, tout le monde se redresse un peu, peu désireux de donner l’impression de tirer au flanc. Le Detective Inspecteur et chef provisoire, s’avance au milieu des bureaux, l’air plutôt mécontent. Mais ce n’est pas ce qui ressort le plus sur son visage. Non ce qui frappe, c’est sa pâleur, les énormes cernes qui marbrent le dessous de ses yeux, sa mine chiffonnée. Il a l’air épuisé et Thomas se surprend à se demander depuis combien de nuits, il n’a pas dormi. Cependant, il n’a rien perdu de sa fermeté et de son mordant habituel. « Les agents Wilson, Charleston, Ddafydd, MacDonald et Donovan sont cloués au lit. On leur souhaite prompt rétablissement… pendant que l’on se démerde. » Les visages se ferment, tandis que tous comprennent que les renforts tant espérés pour la patrouille de nuit ne viendront pas. Thomas esquisse cependant un léger sourire en coin, amusé, comme de coutume par l’humour pince-sans-rire de l’anglais. Lui était presque content de partir patrouiller. L’air frais de la nuit le réveillerait un peu au moins…

Bon après, il était certain que la qualité de la fin de soirées dépendait de pas mal de variables. Ne serait-ce que de l’identité du binôme qu’il allait avoir… A peine se fait-il cette réflexion que son nom retentit dans l’air. Il a un nouveau sourire face à la réplique de William. « Heureusement que j’aime beaucoup conduire alors. » Dit-il sur le même ton que son supérieur en attrapant adroitement les clés que ce dernier lui lance. Il se le permettait parce que c’était un peu comme ça, l’humour de flic. Malgré la franche camaraderie qui pouvait régner entre les agents, ils passaient leur temps à disserter et à se vanner à propos du fait qu’ils détestaient passer du temps ensembles. Bon bien sûr, c’était un peu plus périlleux avec William à cause des histoires de grades, mais il y avait quelques affinités entre les deux hommes quand même. Souvent, Thomas se faisait chambrer sur ça, se faisant élégamment traiter de lèche-botte ou pire. Et peut être même que des fois, il en rajoutait un peu pour le plaisir. « Après vous, patron. » Dit-il un semblant obséquieux lorsqu’il tient la porte au Hardy après que celui-ci soit parti prendre ses affaires, s’amusant tout seul. Mais dès que les deux hommes sont dans la voiture, ils repassent au tutoiement. « Un peu crevé mais je tiens le choc. Et toi ? » Il ne rentre pas non plus dans les détails, appréciant déjà le fait que William ait pris le temps de lui poser la question. Par contre, il précise un peu la sienne. « Tu as l’air de vouloir tuer quelqu’un… A moins que ça ne soit déjà fait ? Si oui, tu peux compter sur moi pour couvrir la bavure. » Dit-il en essayant de détendre l’atmosphère tandis qu’il démarre, commençant à parcourir les ruelles de Tenby. Mais il ne faut pas longtemps au poste de radio pour se mettre à grésiller. Thomas prend l’appel, ralentissant un peu. « Voiture 3, on vous reçoit cinq sur cinq, quelle est l’urgence ? » « On nous signale des bruits suspects dans une maison à Greenhill, vous pouvez aller voir ? » Thomas se retourne vers William, attendant son approbation.


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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Mer 1 Mar - 0:10

Il y avait près de quatre ans que je n’avais pas fait de patrouille conventionnelle – Bath avait une équipe de patrouille toujours complète et plusieurs équipes de recrues dans le pire des cas toujours prête à s’investir. Néanmoins, mes longues années de patrouilleurs n’avaient pas été tout bonnement effacé de ma mémoire. On pouvait me reprocher bien des choses – mais pas celle d’avoir la mémoire qui ressemblait à un panier percé. Je savais donc qu’il fallait avoir un partenaire en qui on avait confiance et avec qui la communication était facile. Ma réputation qui n’avait d’égal que mon acharnement au respect le plus absolu des lois et des diverses procédures – je n’avais donc pas choisi au hasard de me mettre avec le Weston. Contrairement aux autres agents dont je tolérais la présence, je l’appréciais et avait même un certain respect pour lui quelque chose de non-négligeable en soi (peu d’agents entraient sur la très courte liste qui se le méritais. C’était peut-être en partie pour cette raison que je m’informais de comment il allait… une attention que j’avais souvent trop peu et dont la politesse de base exigeait le retour. « Je survis en pensant aux vacances que je vais me payer quand la chef va finir par revenir. Sinon, je vais la trouver et j’aurais besoin que tu me couvres dans l’éventualité où elle ne revienne pas. » rigolais-je amèrement.

Le roulement de la voiture me donnait pratiquement envie de fermer les yeux et de dormir me rappelant l’étrange souvenir que nous devions tous avoir de cet enfant que nous avions un jour été qui s’endormait dans l’automobile familial. Et je me serais probablement assoupi n’eut été du grésillement de l’autoradio qui agit comme un bref rappel à l’ordre devant la réalité de nos fonctions. Les yeux encore à demi-clos (dans l’espoir que ce demi-sommeil puisse suffire à mon corps qui clairement nécessite beaucoup plus), je saisis l’émetteur avant de répondre : « On le prend, dix-quatre » et de noter l’adresse machinalement sur un calepin malgré la présence du GPS dans le véhicule qui nous indique dès lors notre destination. Ces putains d’habitudes de détectives-inspecteurs ne partaient pas que je le veuille ou non.

Lorsque l’on tournait dans la rue concernée, je me surpris en retrouvant de vieux réflexe de patrouilleur que je croyais eux disparu depuis bien longtemps. Je balayai assez rapidement du regard les maisons et il n’en faut pas beaucoup pour remarquer dans l’obscurité de la maison la lumière d’une lampe-torche qui se balade dans l’une des maisons. Ni de un, ni de deux, je descendis de l’automobile. « Prend l’avant. Je prends l’arrière » déclarais-je en m’élançant d’ailleurs. Je l’avais oubliée… Cette impression de décharge d’adrénaline qui prend toute entière le contrôle du corps lorsque l’on est amené à répondre dans une situation d’urgence réelle pas simplement comme un analyste de la triste réalité des criminels. J’arrivais presque à l’arrière lorsque je suis bousculé par un homme qui sortait de la maison. C’était l’instinct qui me guidait – celui-là même que j’avais pensé avoir perdu. Je m’élançais aussi vite que possible à la poursuite de l’homme.

La faiblesse qui suit, elle, j’aurais dû la voir venir. Ne pas surestimer mon corps et ce que mon cœur était en mesure de faire, c’était quelque chose que j’avais toujours fait depuis les trois dernières années quelque chose qui m’avait protégé d’une retraite bien trop hâtive pour qu’elle soit une aventure que j’aie véritablement envie de vivre. C’était au beau milieu de mon élan que la douleur s’empara de moi me coupant entièrement le souffle et je m’écroulais au sol en le cherchant vainement avec une panique que je savais impossible à dissimuler. Elle m’arracha au passage une plainte mi-sourde, mi-grognement d’animal blessé. Ma respiration se coupa sous l’influence – rapide… Si rapide que je peine à le retrouver mon souffle. Je savais mon visage tordu par une expression de douleur réelle – pas celles que l’on feint parfois pour se sortir du trouble mais une véritable douleur causée par le fait que mon cœur était de feu et mes entrailles toutes entières peinent à trouver le moyen de m’attacher sur la réalité du monde qui m’entoure.

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Dim 26 Mar - 15:25

« Je survis en pensant aux vacances que je vais me payer quand la chef va finir par revenir. Sinon, je vais la trouver et j’aurais besoin que tu me couvres dans l’éventualité où elle ne revienne pas. » Thomas a un petit sourire en entendant la réplique de William. Il y avait quelque chose de rassurant à se rendre compte que finalement ce dernier était comme tout le monde et qu’il rêvait lui aussi de longues vacances loin du commissariat de Tenby. Parce que ce n’était pas forcément évident à remarquer au quotidien. Le Hardy était un bourreau du travail. Ce qui pouvait agacer, voir culpabiliser. Même Thomas, qui contrairement à certains, ne comptaient pas ses heures, avait l’impression de toujours arriver après lui et de partir avant lui… En tout cas, il n’a rien de fin à répliquer à cela, alors il se tait, laissant un silence confortable s’installer dans l’habitacle tandis qu’il se concentre sur sa conduite. Toutefois, comme souvent, ce moment d’accalmie est bref. La radio grésille et ils prennent l’assignement. Quelque chose qui ressemble à une intrusion à Greenhill… Le Weston accélère légèrement pour se rendre le plus rapidement possible sur les lieux, jetant à peine un regard au GPS. Il connaît chaque rue de sa ville natale, chaque maison et presque chacun de ses habitants… Cinq minutes plus tard, la voiture entre donc dans la rue concernée et Thomas coupe les phares pour que leur arrivée soit la plus discrète possible. Il n’y avait que dans les films que la voiture de police arrivait toute sirène hurlante…

Les deux flics repèrent rapidement la maison objet de l’intrusion et William assigne l’avant à Thomas tandis qu’il fait déjà le tour pour couvrir l’arrière. Le Weston se glisse devant l’entrée. Il n’a qu’à exercer une légère pression pour que la porte cède sous ses doigts. Elle a déjà été ouverte… Ce qui n’est guère une surprise. Prudent, il sort son teaser pour se couvrir, regrettant son arme. Malheureusement, ces dernières n’étaient autorisées que pour certaines opérations… Il pénètre à pas feutrés dans la maison mais il n’a pas le temps d’explorer beaucoup. Soudain, un bruit fort se fait entendre, comme une porte qu’on claque brutalement. Rôdé à ce genre de situation et de configuration, le Néo-Zélandais comprend rapidement ce qu’il se passe : son suspect est en train de prendre la poudre d’escampette. Il s’élance donc vers la source du bruit, passant la même porte qui a été ouverte à la volée pour se retrouver dans le jardin à l’arrière. Aucune trace de William. Sans doute que celui-ci devait s’être élancé à la poursuite de l’homme. Thomas veut bien entendu aller lui prêter main forte mais il fait nuit noire et il n’y voit rien.

Hésitant, il fait encore quelques pas sur la pelouse, lorsqu’il entend soudainement un halètement. Tous ces sens en alerte, il se fige. Même s’il n’a pas envie de s’exposer ainsi, il sort doucement sa lampe torche, ce qu’il n’avait pas fait auparavant pour ne pas que l’intrus le repère dans la maison. Mais là, il ne pouvait tout simplement pas évoluer dans l’obscurité sans une lueur. « Hardy ! » Crie t-il oubliant toute volonté de discrétion quand il éclaire la silhouette de son patron au sol d’une faible lueur. Il court sur les quelques mètres qui les séparent, entendant le détective inspecteur pousser un râle de douleur. « Tu es blessé ? » Demande t-il en tombant à genoux à côté de lui. La lampe torche éclaire alors mieux la scène, et il voit une expression de souffrance pure déformer le visage de William tandis que ce dernier tente de porter les mains à sa poitrine. « Tu as été touché ? Insiste le Weston en essayant de détecter des traces de luttes. Il n’avait pas entendu de coup de feu… A moins que ce qu’il avait pris pour le claquement d’une porte en soit un ? En tout cas un flic reste un flic, et malgré l’inquiétude qu’il ressentait pour son supérieur, il balaie le jardin de lumière pour essayer de retrouver la trace du suspect et s’assurer que celui-ci ne les menaçait pas. Mais aucune trace de ce dernier… Le dilemme est maintenant de savoir s’il va porter secours à William ou poursuivre le suspect. La réponse est toute trouvée pour Thomas mas il a la désagréable impression que le principal intéressé va le blâmer pour son choix… Il laisse en effet tomber la lampe, passant ses bras autour des épaules de William pour l’aider à se redresser de quelques centimètres. « Tiens-bon, je vais prévenir le central et appeler une ambulance. »


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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Dim 16 Avr - 1:55

Je m’étais potentiellement toujours douté que cela se passerait ainsi. Après tout à nier qu’il y avait un problème comme ce que je faisais inlassablement depuis près de trois ans, à ignorer systématiquement toutes les remarques de mon médecin, à prétendre que je ne ressentais rien quand souvent je devais m’arrêter pour me soutenir quand mon cœur se mettait à faire des siennes, je savais que je jouais avec le feu. Je jouais un jeu dangereux que je n’étais pas nécessairement prêt à admettre. Pourtant, je savais que c’était dangereux. Je savais exactement à quoi je m’exposais en me présentant comme plus blanc que neige.

J’avais semé derrière moi des marques qui indiquait que je n’allais pas aussi bien que ce que je prétendais. Je n’avais pas de voiture, je laissais toujours conduire l’autre policier qui m’accompagnait parce que je savais que de prendre le volant serait dangereux. J’avais fait une croix sur une vie sentimentale parce que je savais que c’était complètement irréaliste de ma part de m’imaginer une vie sentimentale quand monter un escalier était capable de me mettre sur le tapis si je ne prenais pas mes médicaments, je n’avais pas une hygiène de vie irréprochable. J’avais fait de mon métier ma compagne de vie.

En sentant l’espèce de douleur brûlante que mon cœur lança en partant seul sur une expédition au pays du « tu n’es pas celui qui décide », je ne pouvais m’empêcher de regrette cette dernière semaine d’abus probablement plus causé mon stupide besoin de reconnaissance (et de rachat de toutes les merdes que j’avais pu commettre en choisissant de protéger Elizabeth). J’avoue que j’en oublie que le fait que le cambrioleur est probablement en train de s’enfuir loin de la maison (et du poste de police) n’est pas ma priorité numéro un. J’en avais même oublié jusqu’à l’existence de Thomas pendant un bref, bref instant jusqu’à ce qu’un faisceau de lumière m’éclaire. Et j’hésite pendant un bref instant entre la panique et le soulagement lorsque je le vois s’inquiéter pour moi et se laisser tomber à ma hauteur dans l’herbe.

L’air me manque parce que mes poumons tentent de suivre le rythme que l’autre connard que j’ai le plaisir d’appeler cœur décide d’imposer. À sa première question, je suis juste incapable de répondre. Parce qu’il la dit trop vite pour que j’aie le temps de fournir une réponse intelligible. À la répétition, j’hoquette un presque incompréhensible : « Non… j'suis pas touché… » mais j’avoue que je n’ai pas vraiment la force de détailler plus que cela sur le sujet. Je ne suis pas nécessairement en état non plus pour le faire.

Dans ma tête c’est un calcul qui se produit. Je connais par cœur les dosages de chacun des médicaments que je prends actuellement. Le contraire serait étonnant comme mon cocktail semble être plus ou moins fixé de manière juste et logique depuis près d’un an et demi au courant desquels je n’ai eu que peu de problème – enfin si on enlève ces réveils en sursauts parce que la douleur se produit quand je dors, c’est quelques pertes de connaissances quand… Bon ! Peut-être que le cocktail n’est pas si efficace que ça au final. Pendant un bref moment, j’envisage de prendre deux cachets de plus du médicament qui se trouve dans cette poche interne de ma veste. Mais je sais que j’ai atteint la limite de ce médicament il y a un bon trois heures.

Lorsque Thomas commence à m’aider à me redresser j’émets un gémissement. Le peu de lumière produit par sa torche disparait pendant un instant. Je n’arriverais pas à marcher. J’en prend conscience comme une évidence. Normalement, j’aurais protesté à grand cri qu’il reste à côté de moi plutôt que de chasser le voleur. Le balayage lumineux qu’il a fait me suffit pour l’instant.  Je me surprend même à ramasser l’énergie nécessaire pour protester sur l’ordre dans lequel il pense régler la situation. « P'tain. Ambulance avant… l'central. » pour que je réclame un docteur avant les procédures, il est nécessaire que j’aie sérieusement peur de présenter un danger ou de ne pas m’en sortir. Après tout, j’ai si souvent quitté contre la recommandation médicale que je ne serais pas vraiment étonné d’être fiché auprès de cette centrale. Ma voix mi-grognement, mi râle insiste pour rajouter une tentative d’explication. Pour justifier cette entorse aux procédures. « C’est… mon… » Je rattrape mon air avec un hoquet de douleur. Des gouttes de sueurs coulent le long de mes tempes. « cœur…»

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Dim 30 Avr - 18:04

William a vraiment du mal à respirer. Le son rauque que produit l’air expulsé de ses poumons écorche les oreilles de Thomas qui n’ose pas imaginer combien cela doit être douloureux. Mais ce qui est le plus pénible, ce sont incontestablement les difficultés que son supérieur avoir pour déjà inspirer l’oxygène. Et pourtant… Hardy parvient à murmurer une première réponse. « Non… j'suis pas touché… » Une vague de soulagement étreint aussitôt le Weston. Il avait déjà tenu dans ses bras un collègue qui s’était vidé de sang, il ne voulait revivre cette expérience pour rien au monde… Cependant, il n’y a pas de quoi être soulagé longtemps. William n’avait pas été atteint par une balle mais il y avait clairement quelque chose qui mettait son intégrité physique en jeu… Thomas essaye d’aider son collègue à se redresser un peu, mais le gémissement que ce dernier pousse dès qu’il bouge de quelques centimètres le dissuade d’essayer de le remettre debout. Il se rend alors compte qu’il ne peut plus rien faire à sa hauteur, qu’il est impuissant. Il annonce donc au Detective Inspecteur qu’il va prévenir le central et les secours, comme si cette information pouvait apaiser d’une quelconque façon l’immense douleur qu’il semblait ressentir… Mais si le Weston parlait à voix haute, c’était surtout pour garder la tête froide. Quel genre de flic serait-il s’il paniquait ? Sauf que c’était difficile de ne pas se laisser ronger par l’inquiétude. C’était de William dont il s’agissait après tout… « P'tain. Ambulance avant… l'central. » L’homme à terre à toujours du mal à parler et chacun de ses mots semblent lui coûter mais il réussit tout de même à émettre cet ordre. Thomas est bouche bée. Car William venait littéralement de lui ordonner de ne pas suivre la procédure. Ce qui était une bonne chose. Car la procédure était débile dans ce cas là. L’ambulance devait clairement primer…

« C’est… mon… cœur…» Thomas a du mal à saisir ces mots, tant William hoquète et halète. Mais quand il comprend, il sent une nouvelle vague de désespoir l’envahir. Est-ce que c’était un arrêt cardiaque ? Si oui, il n’y avait plus une seconde à perdre. Vite, il attrape son téléphone, composant le numéro d’urgence. Dès qu’il entend quelqu’un en ligne, il explique rapidement la situation, essayant toutefois de rester clair. Déjà les détails pratiques. L’adresse. L’arrière de la maison. Ensuite, la nature de l’urgence. « Il dit… Il dit que c’est son cœur. » Il entend alors la femme au bout du fil lui dire qu’elle envoie immédiatement une ambulance mais qu’en attendant, elle allait avoir besoin d’informations complémentaires. « Est-ce que la victime a des antécédents cardiaques ? » Demande t-elle d’une voix qu’elle veut apaisante. Sauf que cette question fait aussi accélérer les pouls du Weston. Parce qu’il n’en avait absolument aucune idée. Son instinct lui soufflait que la réponse était non. Après tout, il y avait des visites médicales régulières parmi les effectifs. William ne pourrait pas occuper les fonctions qui étaient les siennes avec un problème de ce type… Et quand bien même… Il l’aurait dit, non ? Il n’aurait pas mis en danger ses coéquipiers de la sorte ? … Mais il devait en avoir le cœur net et même s’il se répugne à faire parler Hardy une nouvelle fois, il doit lui poser la question. «William… Est-ce que tu as des antécédents cardiaques ? » Et puis, il ne peut s’empêcher d’ajouter une seconde question, ne supportant plus d’être le témoin de l’agonie de son collègue. « Est-ce que je peux faire quelque chose en attendant que les secours arrivent ? » Les cours de formation au secourisme lui semblaient tout à coup bien lointains…


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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Ven 12 Mai - 2:08

Quand j’entendis la question, un frisson me parcourt tout entier. Je sais très bien qu’un choix se présente à moi : le même qui se présente à moi au moins dix fois par jour pendant que je bosse. Ce n’est pas un vrai dilemme : je peux mentir ou dire la vérité. Deux options qui me semblent tout aussi dangereuse l’une que l’autre mais à des niveaux différents. En disant la vérité, je peux être certain que le moins qu’il m’attende est une suspension jusqu’à ce que mon état de santé se soit stabilisé et que j’aille au minimum un défibrillateur implanté. En mentant, je mettais sans nul doute ma vie sur la ligne. Si j’étais chanceux, je tombais sur un des ambulanciers qui me connaissais et qui savait que je prenais une tonne de médicaments pour réguler ce qui posait problème. Si je ne l’étais pas, il pourrait faire un dommage considérable en tentant d’agir pour rétablir la situation dans laquelle je me trouvais. Une overdose ne serait pas mieux et je le savais.

Mon hésitation n’est pas très longue et une partie de moi sait que le mensonge peut se traduire plus aisément vers ma mort que ma propre survie. Ce qui coule le long de mes joues est une larme non pas de douleur mais une larme de véritable peine. Ma réponse pour Thomas est un faible « oui » fait avec la tête. Le peu de lumière que je perçois vacille dangereusement alors que je suis étalé en me débattant dans un duel qui est TOUT sauf à armes égales. J’ai une brève pensée pour mon collègue qui me semble dépassé en me demandant ce qu’il peut faire pour m’aider mais je dois avouer que je peine à ramasser l’énergie nécessaire pour lui expliquer quoi que ce soit. Ma main droite monte vers ma cravate pour tenter de la relâcher et j’aimerais lui expliquer que si jamais ne j’en venais à perdre connaissance avant l’arrivée des secours, il fallait commencer un massage cardiaque mais ces mots-là ne franchissent pas mes lèvres et je fermais les yeux en écoutant le bruit des sirènes qui se rapprochent en m’enfonçant dans les ténèbres.

L’inconscience a quelque chose de rassurant et d’inquiétant pour moi. J’ai vaguement conscience du masque d’oxygène qui m’est donné à l’arrivée des secours, des chocs qui me seront données mais que je sentirais probablement d’avantage comme un après-coup, des drogues qui me sont injectées. Lorsque je refais surface, c’est une invasion de son et d’odeur qui s’opère autour de moi. Le masque est devenu une sonde nasale. Mon corps entier fait mal. Mais un « bip » régulier provient de la machine qui se trouve à mon côté. J’ouvre doucement les yeux et en apercevant Thomas dans un coin, j’ai le réflexe de les refermer en me retournant un peu dans les draps. « C’est rien d’accord…? » déclare-je à voix basse. Parce que non, j’ai juste envie de le voir se casser. Trois fois rien probablement aurait été trop. Je rouvre finalement les yeux pour le fixer avec un fond de panique qui s’y cache trahissant le fait que j’ai déjà atterri ici en un certain sens : « on est en soins intensifs ou cardiologie…? » mais je me doute de la réponse avant même de la prononcé cette question qui semble aussi énormément conne une fois qu’elle est dite à voix haute. Les soins intensifs sont silencieux. La cardiologie c’est déjà plus vivant. « On peut y aller. Ça va mieux. » dis-je en détournant le regard et en croisant les bras ce qui me donnait probablement beaucoup plus l’air d’un enfant que de l’homme dans la petite quarantaine que j’étais. Sérieusement… j’avais juste pas envie d’affronter son regard, d’accepter de parler de ce qui venait juste de se produire. Bonjour, fin de ma carrière pensais-je amèrement en contemplant la triste réalité.

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Sam 20 Mai - 11:23

William reste de longues secondes silencieux alors que la question de Thomas a retenti dans les airs, si bien que ce dernier se dit qu’il est trop faible pour répondre ou bien qu’il ne l’a pas entendu. Soucieux, il se penche au dessus de son collègue et ami, sachant qu’il ne doit pourtant pas le laisser sombrer dans l’inconscience. C’est alors qu’il remarque que les yeux du détective inspecteur, bien ouverts mais emplis d’une souffrance. Une souffrance qui ne semble pas tenir que de la douleur physique. Le Weston est bien incapable d’expliquer comment il peut déceler cela mais William a l’air… hanté… Il faut en fait que l’anglais murmure un assentiment à corps défendant et qu’une larme de frustration coule sur ses joues pour que les pièces du puzzle se mettent en place dans la tête de son sergent. Hardy était hanté par un secret, un secret qu’il venait de révéler. Plus tard, Thomas se demanderait comment il avait pu être aussi stupide et ne pas comprendre plus tôt. Il se demanderait pourquoi il n’avait pas fait le lien entre la mine fatiguée de William, l’expression fugace de douleur qui passait parfois sur son visage et le fait qu’il n’allait plus sur le terrain alors qu’il était un bourreau de travail qui aimait suivre ses enquêtes de A à Z. Oui plus tard, il se demanderait tout ça et prendrait le temps de s’en vouloir. Mais pour le moment, il doit se focaliser sur la survie de son chef. Et il doit bien confesser qu’il a l’impression de s’y prendre comme un manche… Il comprend heureusement que William a besoin d’air quand il porte ses mains à sa cravate, essayant de la desserrer. Thomas le fait pour lui, ouvrant aussi sa chemise. Il réalise aussi que si les secours n’arrivaient pas bientôt, il allait devoir faire un massage cardiaque. Chose qu’il n’avait jamais faite qu’en théorie, ce qui était bien entendu très différent de la réalité. Quand on portait secours à un mannequin de plastique, ce n’était définitivement pas les mêmes sensations qui vous étreignaient…

Heureusement, les ambulanciers sont bientôt partout dans le jardin et déchargent le Weston de la responsabilité de la vie de William. Cela ne veut pas dire qu’il ne se ronge pas les sangs. Surtout quand il comprend au détour de quelques phrases échangés par le personnel paramédical, qu’ils connaissent bien Hardy et que ce n’est pas sa première alerte… Thomas met alors le doigt sur ce qu’il ressent, en dehors de l’angoisse : une désagréable impression d’avoir été pris pour un con. D’avoir été berné de A à Z. Il hoche néanmoins la tête positivement quand on lui demande s’il veut suivre William à l’hôpital. Il n’allait pas le laisser seul malgré la colère qu’il sent enfler en lui. Il pense bien à essayer de joindre Lawrence mais il ne possède pas son numéro… Alors quand le Hardy se réveille, ce qui semble une éternité plus tard, le Weston est le seul à son chevet. Il avait littéralement bu tout le café du distributeur de l’hôpital en attendant que son chef soit tiré d’affaire et transféré dans une chambre. Cela pouvait expliquer son état de fébrilité inhabituel. Ou bien était-ce le bip incessant du monitoring cardiaque qui mettait ses nerfs à rude épreuve ? Non pas qu’il aurait voulu ne plus entendre le son de celui-ci. Car tant que le bip désagréable retentissait, cela voulait dire que William était en vie. Enfin tout est question de point de vue, car celui-ci est d’une pâleur mortelle, l’air de faire bien plus que son âge…

Le détective inspecteur ouvre les yeux, mettant sans doute quelques secondes à réaliser où il est. Puis il avise Thomas du regard, et il se retourne, fuyant son regard. « C’est rien d’accord…? » Ses premiers mots. Le Weston ferme les yeux, se pinçant l’arête du nez, ne parvenant pas à croire ce qu’il vient d’entendre. Il lâche un petit rire sarcastique qui ne lui ressemble pas. « Non, ce n’est rien… Tu as juste frôlé la mort… La routine pour toi, vu que tu te trimballes avec une saloperie de condition cardiaque depuis… Dieu sait quand… Tu pourrais jouer à la roulette russe, tu sais… ça aurait le même effet. » La vulgarité n’est pas une caractéristique non plus du Weston. Mais les longues minutes qu’il vient de passer dans cet hôpital à se demander en permanence si une infirmière allait venir lui annoncer une mauvaise nouvelle, avait eu raison de l’homme qu’il était habituellement. Ça ou l’affreuse brûlure de la trahison qu’il sentait brûler dans ses veines. Car ici aussi, tout le monde connaissait William… Ce qui fait que Thomas le renvoie aussi dans les cordes pour sa question suivante. « Allez William, je crois que tu peux répondre à ta question tout seul… Tu sembles être un habitué. » Même s’il parle sur un ton désagréable, sa voix est restée modulée. Il n’avait pas encore explosé. Sans doute parce qu’il savait au fond de lui que c’était mal de hurler sur un homme à terre. Mais bon dieu qu’il en avait envie… Hélas, l’homme à terre semble justement faire tout pour qu’il perde ses moyens. « On peut y aller. Ça va mieux. » Nouveau rire nerveux du Néo-Zélandais. « Mais bien sûr ! Bonne idée ! On ne repasse pas chez toi, hein ? On va directement au commissariat… On a plein de boulot. » Cette ironie mordante empoisonnait l’atmosphère, la tension envahissant toute la pièce. Mais Thomas savait que s’il essayait même cinq minutes de mettre des mots sur ce qu’il ressentait, il allait perdre le contrôle, il le sentait.

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Lun 5 Juin - 15:35

La lumière des néons blanc des soins intensifs m’énerve. Je me fous généralement de ce à quoi j’ai l’air mais je sais qu’en ce moment précis, j’ai l’air malade. Mon état est visible comme à chaque fois que je me retrouve dans cette position : beaucoup trop souvent. Et je vis accompagné d’un ami qui s’appelle déni depuis près de quatre ans. Dans la solitude que j’avais moi-même créé, je peinais à l’admettre mais elle était bien comme compagne pour le restant de ma vie. Combien de fois avais-je quitté l’hôpital au courant des douze derniers mois contre l’avis des médecins? Combien de fois avais-je juré à mon cardiologue que je mentionnerais mon état, que j’envisagerais la putain de chirurgie qui me terrorisait? Normalement, je me trouvais seul dans cette position. Seul dans une chambre similaire à celle-ci du moins. Je peinais à laisser ma fille me voir dans cet état. Alors un collègue? Ce n’était pas la même partie qui se jouait devant moi. Une partie de moi se sentais profondément con. Con d’avoir pu penser que j’aurais pu m’en sortir sans que ca se sache. Que j’aurais pu coincé la chirurgie et la réhabilitation après à quelque part dans mes vacances que j’avais mises en banque depuis trois ans.

Naturellement que la première phrase que je dis est une connerie mais je ne m’arrête pas à cet endroit. L’exaspération du Weston est palpable dans la pièce après que j’ai ouvert la bouche pour parler. Elle était peut-être déjà présente avant mais elle prend soudainement beaucoup plus de place que ce que la pièce peut possiblement en contenir. Parce qu’il y a déjà mon égo qui en a pris un peu pour son rhume et ma fidèle compagne déni qui occupe déjà une bonne partie de la place. Le rire sarcastique et la remontrance ont le curieux effet d’une gifle sur moi. Mon ton se veut calme et posé lorsque je trouve les mots pour répondre au fait que je joue en un certain sens à la roulette russe depuis des mois et des années. « Je te jure que ce n’est pas aussi… » mais j’hésite pour les mots qu’il faut que je dise pour compléter. Je ne peux pas diminuer la frayeur. Je dois avouer que devant les limitations de mon corps, moi-même je me sens effrayé comme un enfant. Je ne peux pas non plus dire grave. Parce que je sais que mon état est instable.

Mon cœur est un funambule. Il joue seul à un jeu que je ne contrôle pas. Il s’emballe quand il veut.

Mais c’est le déni qui l’emporte au niveau de mes mots. C’est le déni qui choisit, elle qui impose la règle. C’est tellement facile après tout de prétendre que je n’ai pas peur, que ce n’est pas aussi pire que ce que c’est vraiment. Après tout, j’avais quand même réussi à faire beaucoup depuis que j’avais le diagnostic. Je soupirais un peu bourru en rajoutant : « … aussi terrible que ce que tu prétends. » et je savais que c’était terrible à dire. J’avais à peine fini de prononcer les mots en question que je savais que j’aurais sans doute l’être d’être un extraordinaire mélange entre le roi des con et un enfant. Mais je me sentais obligé de défendre l’indéfendable. De justifier ce que je ne pouvais pas justifier. Dans un même souffle je rajoutais : « C’est juste une arythmie… ». Juste. Juste un truc qui pouvait bien se traduire par ma mort parce que je ne faisais pas autant attention que ce qu’il fallait. Parce que mon boulot mettait une tonne de pression sur mon cœur, parce que j’étais stressé et que je l’avais toujours été. C’était juste une arythmie oui mais qui était récalcitrante aux traitements médicamenteux. Juste une arythmie qui partait régulièrement en couille malgré un suivi strict.

Le pire dans tout ca, c’est que je savais que c’était idiot de diminuer la gravité de la situation après ce que Thomas venait de voir, après la peur qu’il avait potentiellement vu dans mes yeux avant que je perde connaissance. Je ne sais pas sur quelle équipe d’ambulancier je suis tombé, mais je sais que ce sont de ceux qui m’ont déjà ramassé au moins une fois. Il avait du le déduire du fait qu’ils savaient quoi me donner sans consulter mon dossier médical. Devant sa devinette je fermais les yeux. « C’est les soins intensifs. Ça faisait un moment que j’en n’avais pas eu une aussi importante… » dis-je à voix basse. J’étais partagé entre la honte froide que je ressentais et un aveu qui m’éloignait du déni dans lequel j’étais bien installé depuis des années. Les soins intensifs voulaient dire que j’avais eu besoin de choc pour regagner la conscience, que j’avais posé un problème majeur pour reprendre conscience et pour que mon rythme se stabilise à quelque chose qui frôlait la normalité.

Je me tire doucement des oreillers pour saisir sur la table un verre d’eau. Le moniteur signale presque automatiquement un changement du rythme qui m’arrache une petite grimace de douleur. L’ironie me fait curieuse dans la bouche du Weston probablement parce qu’elle est plus souvent associée à ma voix qu’à la sienne. Il me demande si on passe par chez moi avant de filer bosser. Je baisse les yeux avec une tonne de honte qui s’y lit. « Non… Juste me reconduire chez moi. Je ne serais pas en état pour le commissariat. » avoue-je doucement. Dans mon déni, il y avait quand même un certain sens de répartie que l’on pouvait deviner. Je savais que j’avais au minimum besoin de la nuit pour m’en remettre. Ma gorge sèche se serre un peu plus et j’hésite à lui demander mais les mots franchissent mes lèvres avant que je me dise que je suis sans doute – encore – en train de faire une merde. « Tu as contacté la cheffe? » demande-je doucement avec une certaine nervosité. Il aurait probablement dû le faire. Je savais très bien que c’était ce que j’aurais fait.

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Mar 20 Juin - 22:15

« Je te jure que ce n’est pas aussi… » William met un certain temps avant de retrouver l’usage de la parole, et même quand il y parvient, les mots ne sortent qu’avec difficulté. Il y a quelque chose dans sa voix qui devrait alerter Thomas. Ce dernier n’est pas insensible à cette souffrance contenue, à cette faiblesse qui fait que le Hardy ne fait pas preuve de sa répartie légendaire face à l’ironie mordante de son coéquipier mais il refuse de la regarder vraiment en face. Car il sait que s’il la voit ne serait-ce que quelques instants dans les yeux de William, il s’adoucira. Or pour le moment, ce n’est pas de douceur dont l’anglais a besoin. Non, ce qu’il lui faut, c’est un retour ferme à la réalité… « … aussi terrible que ce que tu prétends. » Il termine enfin sa phrase et Thomas se met à regretter le moment où il cherchait ses mots. Le Néo-Zélandais baisse alors les yeux sur celui qu’il côtoie depuis quelques années maintenant. William était un homme intelligent. Terriblement intelligent. Alors pourquoi ce vautrait-il dans ce déni grossier ? Pourquoi faisait-il preuve de cette obstination dangereuse pour ne pas dire, mortel ? Et au moment où il se pose la question, il a la réponse. La fierté, il ne s’agissait de rien d’autre. Après tout, c’était la réaction de beaucoup face à la maladie. Il ne devait pas l’oublier, il faisait face à un homme malade et il ne pouvait pas prétendre ignorer le retentissement psychologique que cela pouvait avoir… « « C’est juste une arythmie… ». Son patron vient de mettre un nom sur sa maladie et le Weston décide en retour de mettre un peu de patience dans ses propos. « Ok… Et quels sont les symptômes ? Comment elle se manifeste concrètement ? Les contre indications ? On peut vraiment aller sur le terrain avec cette « juste arythmie » ? » Demande t-il avec plus de douceur tandis qu’il tire une chaise pour s’asseoir près du lit.

Alors l’atmosphère se dénoue un peu, et William livre une nouvelle confidence. « Est-ce que tu as souvent… eu des crises ces derniers temps ? » C’est plus fort que lui, il a été obligé de demander. Un flic reste un flic, et il a besoin de tout savoir. Il a besoin de chaque élément pour reconstituer l’histoire qui s’est joué derrière son dos, pour comprendre l’ampleur du mensonge. Il veut connaître la vérité. En revanche, il ne se fatigue pas à confirmer que c’est la bonne réponse pour les soins intensifs. Les faux-semblants n’ont plus lieu d’être entre les deux hommes… Le Hardy se redresse ensuite, non sans difficultés et non sans grimacer. C’est un spectacle dont il est difficile d’être témoin mais Thomas n’esquive pas un geste pour l’aider. Il ne voulait pas plus entamer la fierté de William, que ce qu’il avait commencé. Surtout que ce dernier se fait tout à coup penaud, continuant à apaiser la colère de son visiteur. Bien sûr, Thomas n’oubliait pas à quel point il se sentait trahi mais il commençait à comprendre que hurler ou recourir au sarcasme ne changerait rien à la situation merdique qu’ils étaient en train de vivre. « Je ne suis pas sûr que je peux te reconduire chez toi. En fait, je crois les avoir entendus dire qu’ils voulaient te garder en observation… » La question que pose ensuite le détective inspecteur est très logique mais elle a tendance à chatouiller l’agacement bien présent de Thomas. Cette fois-ci, il ne réprime pas sa répartie. « Tu manques d’y passer, et c’est la première question qui te vient ? » Il ferme les yeux brièvement avant de les rouvrir. Il s’en veut à lui-même aussi. Pas seulement parce qu’il n’a rien vu, mais parce qu’au nom d’une loyauté qui n’était apparemment pas assez réciproque pour que William lui fasse part de son état, il était désormais entré dans cette mascarade. « Je n’ai pas prévenue la Cheffe. Elle sait qu’il y a eu un incident pendant notre intervention mais je lui ai dis que je ferai mon rapport quand je reviendrai de l’hôpital… Tu sais ce qui va se passer dès que ça se saura. Il y aura une enquête et je ne suis pas certain qu’on va aimer ce qu’on va trouver… Tu es dans la merde William… » D’ordinaire, le Weston détestait les personnes qui énonçaient ce type de vérité d’un air catégorique (car la personne concernée s’en rendait souvent très bien compte toute seule) mais le dire lui fit du bien cette fois-ci. Il avait beau prendre sur lui, il avait beaucoup de mal à encaisser la trahison de celui qui était son supérieur mais aussi un modèle pour lui… Pour éviter de penser à cela, il se fait d’ailleurs un peu plus pratique. « Par contre, je peux prévenir Lawrence si tu veux… »


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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Sam 15 Juil - 0:45

L’heure du jugement avait sonné en un certain sens et je regrettais amèrement toutes les décisions qui m’avaient mené jusqu’à cet endroit précis, à ce moment. J’aurais fini par en parler, par prendre rendez-vous avec ma supérieure pour prendre le temps d’expliquer ma position, pour sucrer le tas de mensonges que j’allais lui servir en présentant mon état d’une manière concise. Mais je n’avais pas le temps de préparer le terrain de cette manière pour réduire l’impact de mes propos face au Weston. J’étais fatigué du marathon que mon corps avait choisi de courir sans demander mon avis et par conséquent, la myriade de questions qui autrement m’aurait donné des réponses vagues donnaient pour une rare fois des réponses plus précises que ce que ma fille avait droit : « Concrètement, mon cœur n’arrive pas à battre régulièrement : en crise, j’oscille entre lent ou rapide. » J’évitais soigneusement malgré tous les qualificatifs que mon cardiologue employait pour me faire comprendre que c’était grave. Les termes « dangeureusement » et « excessivement » que j’avais caviardé n’étaient pas utile au portrait global de la situation que je tentais de dresser.

Toujours en évitant soigneusement son regard, je poursuivit : « Disons que ce soir tu as vu la totale niveau symptômes : palpitation, faiblesse, essoufflement, douleurs thoraciques, étourdissement, chute de pression et perte de conscience complète… Mais la plupart du temps… c’est juste une faiblesse, des palpitations et de la douleur. » J’espérais presque qu’il n’ait pas été attentif au nombre de fois que j’avais serré le poing gauche pendant certaines rencontres pour essayer de contrôler la douleur, pour tenter de la faire diminuer…

Venait ensuite la liste des contre-indications… mais il y en avait certaine que je ne voulais pas nommer. Je n’avais pas envie de lui expliquer ce que je n’avais plus le droit de faire… ou ce que je ne pouvais plus faire. Je ne pouvais pas me convaincre que de les déclarer simplement était la solution. « Les contre-indications sont trop nombreuses : elles touchent de l’alimentation à mon autonomie. Pas de gras, pas de stress, pas de permis de conduire… » Et je dissimulais d’autres éléments qui se traduisaient par cette solitude qui me rattrapait un jour ou l’autre. Qui voudrait bien d’un homme qui ne pouvait pas assurer dans un paquet de sphère. Je soupirais en passant ma main dans mes cheveux : « Et je te laisse déterminer si selon toi on peut aller sur le terrain avec ça… » finis-je par admettre. Il n’était pas con, il avait sans doute déjà compris que je n’aurais plus ma plaque à moins d’accepter quelque chose qui garantirait que je serais fonctionnel.

On reconnaissait bien l’habitude d’un flic dans les gestes et les actions de Thomas fait. J’avais l’impression d’être à un seul pas d’un interrogatoire en bonne et due forme. Et je devais honnêtement avouer que je détestais pleinement cette impression d’être du mauvais côté de la table d’interrogatoire que je n’aimais. Pourtant le ton n’était pas béquilleux mais plutôt gentil. Mais quelque chose en moi bloquait quand même. J’hésitais encore une fois avant de répondre sans être en mesure de supporter son regard. « Celles qui ressemblent à ce que tu as vu sont… mensuelles plus ou moins. Les petites arythmies sont plus fréquentes que ça. » Le terme quotidien ne voulait simplement pas sortir de ma bouche. Admettre que c’était quotidien, c’était justement me tirer la balle de plus dans le pied – celle que je n’étais pas encore prêt à faire pour le moment.

J’hochais la tête pour accepter le fait qu’ils voulaient me mettre sous observation : « Ils veulent toujours ça… pour que je me repose. Mais je ne dormirais pas ici. » m’entendis-je dire boudeur. Je me voyais mal tenter de plaider devant lui que je pouvais simplement signer la décharge, que je l’avais déjà fait plus de vingt fois sans retourner aux urgences dans la même soirée… Mais probablement que je ne l’avais pas posé en voyant son regard assez glacial malgré l’adoucissement du ton qu’il utilisait. Et je n’avais pas vraiment besoin de réfléchir pour le savoir : juste d’écouter sa réaction quand je demandais s’il avait informé notre supérieure. L’honnêteté criante, je n’en avais pas besoin. Je ravalais mon amertume en répondant : « Je sais que je suis dans la merde… Et je peux t’affirmer que personne ne va aimer ce qui va être trouvé dans cette enquête. » Je connaissais ce genre de tempête : tout avait été dévoilé une fois et j’avais été en plein cœur de cette tempête. Ça faisait plus de trois ans que j’étais ici et plus de cinq que je savais que mon cœur ne fournissait plus donc je pouvais aisément imaginé que j’étais pour décevoir des tas de gens à commencer par ma fille. Lorsqu’il la mentionna, je sentis des larmes me bruler les yeux. Bien sur que j’avais envie de l’appeler… mais pas pour cette raison-là. Et je ne voulais surtout pas que ce soit lui qui la contacte… et puis… même s’il l’avait appelé pour lui dire l’état dans lequel je me trouvais… je savais qu’elle ne viendrait pas. Je l’avais trop souvent déçue. Je m’entendis donc murmurer. « Non… Ne la contacte pas… Elle ne viendra pas ici. »

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Dim 6 Aoû - 22:19

Concrètement, mon cœur n’arrive pas à battre régulièrement : en crise, j’oscille entre lent ou rapide. Disons que ce soir tu as vu la totale niveau symptômes : palpitation, faiblesse, essoufflement, douleurs thoraciques, étourdissement, chute de pression et perte de conscience complète… Mais la plupart du temps… c’est juste une faiblesse, des palpitations et de la douleur. » Thomas est en train d’obtenir les réponses qu’il a demandées mais il n’est pas totalement satisfait par ces dernières. Peut être parce que William évite soigneusement son regard depuis le moment où il a commencé à énumérer ses symptômes ? Un tel geste ne pouvait signifier qu’une seule chose pour le flic rôdé aux interrogatoires : le Hardy lui cachait encore quelque chose… Toutefois, le Néo-Zélandais essaye de ne pas trop pousser son supérieur dans ses retranchements, conscient de l’effort que ses aveux doivent lui coûter. Et cette méthode semble porter ses fruits. Petit à petit plus de détails arrivent, et la gravité de la situation est mis en exergue par l’implicite. Les choses que William ne dit pas seraient les plus pénibles à révéler. Car les contre indications qu’ils ne nomment pas sont les pires, celles qui sont de nature à changer l’homme qu’il est. « La déduction n’est pas difficile à faire… Plus de terrain… Plus d’équipes à diriger, plus de grosses opérations à coordonner… » Les deux hommes enfoncent des portes ouvertes, comme pour se protéger des déductions qu’ils étaient obligés de tirer. En tout cas, la colère de Thomas achève de s’envoler, pour laisser place à une grande compassion. « Je suis désolé de l’apprendre William… Je sais ce que représente le métier pour toi. » Il a employé son prénom, la gorge asséchée. Il n’osait pas imaginer ce qu’il ressentirait si on lui enlevait une de ses raisons de vivre. Car il était certes un homme, un père, un petit ami mais il était aussi un policier. Cela faisait parti de son identité à part entière. Et il savait que c’était pareil pour William, peut être même encore pire…

« Est-ce que… Que tu en as parlé à quelqu’un ? » C’était tout Thomas, ça… Essayer de se réfugier derrière des solutions rationnelles pour éviter de souffrir. Il souffle, continuant les lieux communs. « Il va falloir que tu demandes un travail de bureau. Quelque chose qui ne génère aucun stress… Il faut que tu arrêtes de te provoquer ces crises et de te mettre en danger. Et la souffrance… ça doit être horrible à chaque fois. Tu ne peux plus t’infliger ça. » Il avait l’impression que son propre cœur lui faisait mal en entendant William décrire ses symptômes et parler de « petites » et « grandes » crises… Cependant, il était difficile, pour ne pas dire carrément impossible de raisonner le Hardy. Il ne faut d’ailleurs pas grand-chose pour que les deux flics se retrouvent à nouveau en opposition. « Et ben pour une fois, si, tu vas dormir ici ! Il serait peut être temps d’arrêter les conneries, tu ne crois pas ? » Les sourcils du flic sont froncés à l’extrême tandis qu’il essaye de se montrer complètement inflexible. « Et ne m’oblige pas à te persuader que c’est la bonne chose à faire, tu serais surpris de voir jusqu’à où je peux aller. » Ce n’était plus le sergent Weston qui parlait à son supérieur le détective Hardy. Non, il lui parlait comme il aurait pu parler à un ami et parfois, il fallait savoir être ferme avec ses amis. D’ailleurs, toujours dans cette idée, il décide de lui parler avec franchise. Car malgré le mensonge et le sentiment de trahison qui en résultait, il estimait beaucoup l’anglais et le considérait toujours comme un ami. « Je crois qu’on peut minimiser les dégâts vis-à-vis de la hiérarchie. Après tout, il n’y avait que nous deux sur les lieux… Je peux arranger mon rapport pour orienter l’enquête dans le bon sens… Mais si je fais ça, je dois savoir que tu es digne de confiance et que tu feras la bonne chose ensuite. »

Les données du dossier médical de William étaient secrètes, les demander allaient requérir beaucoup de paperasse. Mais s’ils parvenaient à faire croire que l’incident cardiaque de William était une première alerte et que son arythmie avait été découverte ce soir lors de son arrivée aux urgences, personne n’allait vouloir creuser. Hardy se verrait proposer un poste plus calme et rien ne viendrait entacher sa carrière… Il ne méritait pas un nouveau scandale même si ce qu’il avait fait était parfaitement inconscient, autant pour lui que pour les autres… Personne n’était mort et l’affaire pouvait être étouffée, non ? Ils étaient collègues, ils devaient se serrer les coudes…. D’ailleurs, puisqu’ils en sont aux confidences, Thomas se permet de poser une question sur la réplique sibylline que lui sert William quand il parle de Lawrence. « Pourquoi Lawrence ne voudrait pas venir ici ? »


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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Dim 10 Sep - 4:37

Le plus gros de l’aveu était maintenant fait. Les zones grises que j’avais laissé sur mes symptômes ne nécessitaient pas d’être éclairées pour un collègue. Je savais qu’une bonne partie de mon dossier médical ne pourrait simplement pas être montré à mes collègues lors de l’enquête interne. Le secret professionnel avait du bon : ce qui concernait mon intimité ne pourrait pas être ébruité aussi facilement que le restant. Cela ne m’empêcha pas de voir la colère s’échapper des yeux de Thomas pour laisser place à une compassion que j’avais de la difficulté à admettre alors qu’il poursuivait l’explication là où je l’avais arrêtée. Je ne le repris même pas lorsqu’il employa mon prénom que je détestais pourtant. Mon regard s’était embué et je n’arrivais pas à soutenir le sien devant l’évidence qu’il plaçait. Une retraite anticipée à un âge bien trop jeune.

La question qu’il me posa sur ceux qui étaient au courant me fit frissonner doucement. « À part mes médecins et ma file, personne ne le savait. ». Il y avait probablement un petit mensonge blanc que je n’arrivais pas à admettre. Tyliane avait été mise au courant même si j’avais diminué la gravité de mon état grandement. Mais je me promettais de ne pas la mettre à risque en l’exposant. C’était moi, l’unique responsable de cette situation et hors de question que je bavasse sur une collègue.

L’option qu’il souleva m’arracha une plainte sonore. Un grognement que j’aurais aimé pouvoir retenir parce que je savais très bien que cela me donnait une allure pourtant si immature. « Je sais que c’est l’une des options. » grondais-je comme un chat échaudé. Cela ne me plaisait pas pour autant de savoir que c’était terrible de souffrir. Je la sentais si bien l’inquiétude dans la voix de mon collègue et pourtant… je ne sus pas retenir ma langue et je laissais échapper une autre erreur monumentale. « Je préférais mourir plutôt que de me retrouver cloîtrer au fin fond d’un bureau à prendre la poussière. Je ne suis pas un bibelot. Je ne suis pas devenu flic pour ça. » Je savais très bien que ce n’était pas la bonne chose à dire. C’était justement vers ça où je m’orientais si je continuais sur cette lancée. Je soupirais avant de grogner un « Sérieusement… ne dit rien. ». Je savais que de toutes les façons possibles, ma carrière venait probablement tellement de souffrir qu’elle ne s’en relèverait probablement jamais...

Je ne trouverais pas de mots pour répondre au fait qu’il avait intention de me laisser ici pour la nuit. Je n’avais pas la force de me battre pour argumenter face à l’endroit où j’allais dormir. Je savais qu’il pourrait être tout autant déterminer que ce que je pouvais être. J’allais simplement avoir besoin de temps pour réaliser que je ne pouvais plus faire comme si rien de tout cela était grave.

Mais le fait que Thomas se mit en mode échappatoire me soulagea quelque peu. Minimiser les dégâts. Je n’avais pas eu autant espoir qu’il me fasse un pareil cadeau après toutes les idioties que j’avais avoué à demi-mot au courant de cette soirée. Je passais lentement une main sur l’arête de mon nez. « Je vais vraiment faire des efforts pour ne plus merder. Il reste le défibrillateur implantable comme option pour que je puisse reprendre ma place. Mais ça veut dire que j’en ai pour un long moment en arrêt… » avouais-je doucement. Il y avait toujours eu cette possibilité même si je n’avais pas nécessairement voulu l’admettre. Je rajoutais doucement sans oser le regarder : « La dernière fois que mon cardiologue en parlait il y avait six mois d’attente. ». La NHS venait avec ses avantages, pas de prix faramineux, un bon suivi qui était possible. Mais il y avait quand même un petit temps d’attente. Et le réalisme me frappait comme une véritable douleur. Je fermais doucement les yeux avant de rajouter un pessimiste « … si je ne meure pas pendant l’opération. » Cette idée m’arracha un frisson de panique.

La dernière question m’arrache un soupire frustré. Je ne pouvais simplement pas lui admettre également que ma relation avec ma fille frôlait également apocalypse. J’optais donc pour la demi-vérité sans être vraiment fier de l’image que renvoyait les mots qui franchirent mes lèvres : « Parce qu’elle m’a ramassé beaucoup trop souvent ici parce que mon cœur a déconné. Et disons que j’ai un peu trop promis que ça ne se reproduirait plus alors… »

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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Dim 1 Oct - 17:33

"« À part mes médecins et ma file, personne ne le savait. » Réponds William à Thomas quand ce dernier lui demande s’il a parlé à quelqu’un de sa situation juste après qu’ils aient commencé à parler du sujet délicat de la retraite anticipée. Thomas se racle la gorge, embarrassé. Visiblement, William avait mal compris sa question. « J’ai compris que c’était un secret… Je voulais dire… Un professionnel. Ça pourrait t’aider à… accepter la réalité des choses. » Conscient de marcher sur des œufs, il se rend compte que sa compassion pour son supérieur commence à prendre le pas sur sa colère initiale. En fait, il comprend petit à petit les raisons du mensonge. Si son état de santé à lui, lui interdisait d’exercer le métier qui lui donnait envie de se lever le matin, n’envisagerait-il pas lui aussi le mensonge ? Il n’était pas certain d’avoir envie de connaître la réponse… En tout cas, celle de William est toute trouvée. « Je préférais mourir plutôt que de me retrouver cloîtrer au fin fond d’un bureau à prendre la poussière. Je ne suis pas un bibelot. Je ne suis pas devenu flic pour ça. » Il dit cela dans un grognement mécontent. Mais au lieu d’échauder le Weston, cette attitude renfrognée lui met un peu de baume au cœur. Le véritable William Hardy revenait parmi les vivants. Après l’avoir vu si affaibli, c’était en quelque sorte rassurant. Ça ne veut pas dire pour autant que Thomas est prêt à tout lui céder. Il ignore d’ailleurs l’injonction de William, qui lui somme de ne rien ajouter. « Tu ne penses pas que tu devrais peser tes mots ? Tu es vraiment sûr de préférer mourir ? Tu ne veux pas voir ta fille grandir ? Tu ne veux pas connaître tes petits-enfants ? Je crois que nul ne comprend mieux que moi ce que représente le métier pour un homme comme toi mais est-ce qu’il vaut la peine de perdre la vie alors que cela peut facilement être évité ? Si tu prends une balle de manière aléatoire en le faisant une chose, mais retourner sur le terrain en sachant ce que l’on sait… C’est du suicide. Sans compter la mise en danger pour les autres, comme je te l’ai déjà dit. On a eu de la chance ce soir, ça ne sera peut être pas toujours le cas. »

Les grands discours passionnés du moustachu semblent toutefois porter un peu leurs fruits. Hardy promet qu’il va faire des efforts pour ne plus merder. Il finit même par révéler qu’il y a éventuellement une solution alternative au travail en bureau. Certes, ce n’est pas idéal et apparemment très risqué, mais elle existe. Et vu la lueur qui brille dans le regard de William, il y a fort à parier qu’il l’envisage très sérieusement. Thomas y réfléchit aussi. « Un long moment en arrêt… ça vaut peut être le coup pour éviter de passer le reste de ta carrière derrière un bureau. Bon après… Il faut se renseigner sur le taux de réussite de l’opération… Voir si ça vaut le vraiment le coup… Si le risque est trop élevé… » Le Weston ne termine pas, à courts de mots. Il y avait un petit moment qu’il côtoyait le détective inspecteur mais l’intimité se créait vraiment très doucement entre eux. Or ce soir, ils avaient franchi pas mal de limites d’un seul coup. Et à certains moments, Thomas ne se sentait pas forcément légitime pour engueuler l’homme dans le lit d’hôpital. Sans doute parce que c’était son chef… « Enfin, dans tous les cas, la décision t’appartient. Tout comme celle de prévenir Lawrence ou non… Mais pour ce que ça vaut, je pense qu’elle pardonnerait plus facilement le fait de te trouver à nouveau ici plutôt que celui d’avoir été tenue à l’écart… Nos enfants sont souvent plus forts que ce qu’on imagine. » Il savait que cela serait le cas pour Deborah en tout cas. Mais bon, peut être qu’il avait suffisamment donnée son opinion comme ça pour la soirée. Il se rapproche du lit de William pour lui tapoter l’épaule. « Je vais te laisser te reposer… Tu dors ici et… Je reviens demain. Comme ça, on mettra notre version au point pour le rapport. Ok ? » Thomas avait aussi besoin de temps pour réfléchir à comment il se sentait vis-à-vis de tout ce qu’il venait d’apprendre.


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MessageSujet: Re: Denial is the worst kind of lie [PV Thomas] Ven 9 Fév - 4:50

Je savais très bien que je ne disais pas les bonnes choses et que le Weston avait raison sur toute la ligne. L’aide dont j’avais besoin était professionnelle et nécessaire depuis longtemps. J’avais atterri trop de fois aux urgences, j’avais trop souvent mis ma propre vie en danger. Thomas l’avait dit et avait visé juste : j’avais besoin d’accepter la réalité des choses… ma réalité. Il prenait un risque en acceptant de me couvrir. Je ne pourrais pas faire comme si rien ne s’était jamais passé. J’avais beau m’être emporté et avoir dit des mots dont je regrettais déjà l’amertume à peine eurent-ils franchis mes lèvres comme pour prendre pieds dans la réalité pour me rétracter… La réalité qu’il me balança au visage comme pour souligner l’idiotie de mon propos n’était pas mieux. Je savais que c’était con. Dans l’état où j’étais de dire que je préférais la mort.

J’aurais aimé avoir la force de lui dire que c’était un triste mélange de peur et d’orgueil qui lui avait parlé. Je n’avais jamais vraiment voulu mourir. Je n’avais simplement jamais voulu être malade, jamais vraiment fait le deuil de cette santé que j’avais un jour eu mais que je ne regagnerais jamais entièrement parce que j’avais enchainé cigarette sur frites pendant des années. Je voulais voir ma fille grandir, voir les vies qu’elle engendrait, me redonner une chance de croire que la vie s’améliorerait… qu’il y avait là-bas au loin dans mon avenir une vie meilleure qui potentiellement ressemblerait à celle que j’avais quitté. Je ravalais ce flot d’excuses pathétiques qui menaçait de franchir mes lèvres. Lentement je déglutis : « Je sais que je ne peux pas reprendre ce risque. Je ne peux pas non plus te demander de mentir considérant les risques que je ferais courir à mes collègues. »

La faille était là, comme un gouffre. J’avais poussé trop loin et je me sentais simplement absorbé par cette triste douleur. La piste de réflexion sur laquelle il m’entrainait était logique. Un long moment d’arrêt pour me remettre sur pied, une opération pour rendre fonctionnel. Je n’osais pas non plus le dire directement à Thomas mais je savais très bien que j’avais poussé beaucoup trop loin et que ma qualité de vie était plus qu’amputé. Je n’en avais plus depuis longtemps. Je fermais les yeux en passant lentement une main dans ma barbe avec une allure un peu plus triste que ce que je voulais bien. Le risque en valait la chandelle assez largement.

La fatigue causée par l’arythmie et la surcharge de travail me rattrapait. Je n’avais sérieusement pas la force de me battre pour signer des papier ni pour lui expliquer que Lawrence ne viendrait pas – qu’elle n’avait plus la patience de tenter de comprendre pourquoi j’avais attendu aussi longtemps. Je me contentais d’un évasif « Je sais qu’elle est plus forte… mais elle est également plus fâchée contre moi que ce que je peux imaginer. » déclarais-je doucement. Cette fois-ci, je n’avais pas la chance de lui faire une promesse d’accro à mon boulot : lui promettre que cette fois-ci s’était la dernière pour recommencer encore quelques minutes plus tard.

Je l’écoutais me dire qu’il me laisserait dormir et reviendrais le lendemain. Un faible sourire parcourut mon visage. « Merci vraiment… et t’inquiètes pas. Je ne bougerais pas d’ici avec ce qu’ils ont pompés dans mon système. » déclarais-je doucement. « Bonne nuit. » déclarais-je en me laissant doucement sombrer contre l’oreiller dans un sommeil sans rêve.

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