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loving you forever can't be wrong ◘ Rylee

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MessageSujet: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyJeu 2 Fév - 10:41

loving you forever can't be wrong
All my friends tell me I should move on loving you forever, can't be wrong even though you're not here, won't move on and there's no remedy for memory your face is like a melody, it won't leave my head your soul is hunting me and telling me that everything is fine but no one compares to you ◘ lana del rey



Pitoyable. Des regrets qui mènent à une gueule de bois et finalement à un tronc d'arbre. Ma voiture ne démarrera plus jamais, mon épaule sera désormais réticente aux efforts trop importants et, pire que tout, Rylee a une image encore plus négative de ma petite personne. D'ailleurs, j'ai moi même une opinion peu glorieuse de ce que je suis devenue. Avec la vingtaine, j'ai pris conscience que j'avais été trop dure envers moi même durant mon adolescence, c'est ma belle qui me l'avait fait comprendre et qui m'avait permit de voir que je n'étais pas uniquement l'enfant Swanson reniée et ratée. Seulement, depuis que j'ai perdu le refuge qu'étaient l'amour et les bras de Rylee, je ne me sens plus qu'épave. Ombre planant dans la vie des gens que j'aime. Je n'identifie plus rien de positif en moi quand elle n'est pas à mes côtés. Mais ce n'est pas seulement parce qu'elle n'est pas là pour m'ouvrir les yeux. C'est principalement parce que j'accumule les erreurs depuis que je l'ai quittée. Il faut dire que j'ai conscience de l'erreur monumentale que ce fut. Plus encore, j'ai conscience d'avoir volontairement tiré un trait définitif sur ce qui avait été le plus bel épisode de mon existence. Et je sais que jamais plus je ne retrouverai le bonheur de vivre aux côtés de la jolie brune. Je m'acharnerai, pas de doute: me faire pardonner, la reconquérir, lui faire oublier Rafael, tout faire pour la rendre heureuse et amoureuse. Mais il y aura à jamais quelque chose de cassé entre nous.

C'est sur ce triste constat que j'ouvre les yeux. Ma vision est floue à cause des quelques larmes ayant perlé au coin de mes paupières, mais j'ai bien vite fait de les effacer. Je n'ai nullement l'intention de m'apitoyer sur mon sort, mes objectifs sont bien définis et placardés droit devant moi. Ne pas s'écarter de ses priorités semble être le meilleur moyen de ne pas sombrer dans toutes sortes d'émotions envahissantes et contraignantes. Ainsi que quelques nuits de liesse pour oublier la colère et les doutes.  Sonnerie de réveil. J'abats un coup de poing violent sur la pauvre pendule. Une pièce de collection répétait toujours mon père. A l'époque où son driiiinggg insupportable me réveillait chaque matin, je n'avais pas le cran d'abattre sur lui le sort mérité. Aujourd'hui que ce retour dans ma chambre me fut imposé, je me donne tous les droits. Cependant, contrecarrant cette envie de liberté, mon corps m'impose tout un tas de contraintes. L'incapacité de joindre les cinq mètres entre mon lit et la salle de bain sans grogner de douleur par exemple. Moins de deux semaines et tout devrait être arrangé ont assuré les médecins. Sauf que, pendant ce temps là, je me retrouve seule face à nombre de problèmes. Et on ne peut pas dire que les gens se pressent devant ma porte pour me venir en aide. Je n'ai plus véritablement d'amis ici. J'ai fait du mal à pratiquement tous mes proches en partant du jour au lendemain, je ne peux donc pas leur reprocher de ne plus souhaiter avoir à faire à moi. Mon frère voudrait de tout son cœur m'apporter son soutien, mais depuis son fauteuil roulant, bien des choses lui sont impossibles à lui aussi. En fait, mes parents sont les seuls à se battre pour être les premiers à me rendre service, mais c'est alors moi qui refuse. Si j'ai accepté de loger chez eux c'est uniquement parce que je n'avais pas d'autre choix. J'avais été un poids pour Adriel suffisamment longtemps, je refusais de l'être plus encore maintenant que je ne savais plus me déplacer. Mais je ne pouvais tout simplement pas concevoir accepter plus de service de la part des mes géniteurs. Ils m'avaient abandonnée trop longtemps pour que leur sollicitude soudaine suffise à les excuser.

Une crampe au niveau de mon genoux me force à en arriver au constat que je cherchais à éviter depuis mon réveil: c'est Rylee qu'il me faut contacter. Saisissant mon portable sur la table de nuit, je cherches désespérément une formulation convenable, qui ne me fasse pas passer pour trop désespérée, mais la tentative est veine. Comment puis-je expliquer à mon ex que j'ai blessée à plusieurs reprises, qui m'a clairement fait comprendre qu'elle se reconstruisait sans moi et que je lui avais fait trop de mal pour qu’elle m'excuse, que j'avais besoin de son aide pour récupérer mes médicaments, me préparer le déjeuner et me transporter jusqu'à la salle de bain?  Il n'y avait que la vérité qui passait pour un bon argument: ma solitude. Une fois le message envoyé, je m'enfonçais sous les draps dans l'espoir de me rendormir et de me réveiller dans un autre corps, avec une autre existence que celle émiettée et morose qu'était la mienne. Mais lorsque je m'éveilles avec le son aigus de la voix de ma mère s'adressant à la personne à qui elle vient d'ouvrir la porte d'entrée, la première chose qui me frappe, ce n'est pas que je suis dans un nouveau corps. C'est plutôt que ce corps n'est que très légèrement vêtu et qu'accueillir mon ex dans cette tenue ne paraît pas des plus approprié. Mais une fois encore, clouée au lit, je me trouve dans l'incapacité de faire quoi que ce soit.


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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyDim 5 Fév - 15:43

loving you forever can't be wrong

Le bonheur est bien éphémère. C’est cette pensée qui te traverse l’esprit, en cette matinée, tandis que tu t’occupes les mains dans la cuisine. Malheureusement, ton esprit est lointain. Il flotte au-dessus de ton corps et s’évade dans les horizons, sans se poser fixement. Tu ne prêtes même pas attention à tes gestes, devenus mécaniques. Il faut dire que découper des fruits en morceaux, ce n’est pas difficile pour toi. Tu les empiles, les places, les remanies. Tout ça pour te préparer un bol qui te donnerait envie. Cependant, le cœur n’y est pas le moins du monde. Même lorsque ta tâche est achevée, tu pousses un soupire en reposant ton ustensile de cuisine. Pour peu, si tu te laissais aller, tu aurais fracassé le verre sale, qui trône dans le lavabo, contre le mur. Tu es agacée par la situation dans laquelle tu vis. Parce que tu ne supportes pas de ressentir cette colère qui te consume. Tu n’as jamais aimé cela. Depuis toute petite, tu t’efforces de garder le côté positif, y compris dans les situations délicates. Hélas, tu n’y arrives plus. Pas cette fois-ci. Heureusement pour le mobilier, tu décides de ne pas laisser le volcan exploser. Tu mets les éléments utilisés dans le lave-vaisselle, après les avoir rincés, et tu t’assieds à table, seule, pour manger sans appétit ton petit-déjeuner plein de vitamines. D’ordinaire, tu aurais adoré les fruits frais dans ta bouche. Ils étaient si savoureux ! Pourtant, tu les trouvais fades aujourd’hui.

Quoique tu daignes essayer de faire, tu ne pouvais pas t’empêcher de repenser à ce que Rafael t’avait annoncé il y a quelques jours. Lui et Shea, son ancienne petite-amie et la mère de Nathan, s’étaient embrassés. Peu importe qui avait commencé. Après tout, il lui avait rendu ce baiser, qui remettait désormais tout en doute dans ton esprit. A dire vrai, cela te rendait malade. Tu avais envie de vomir. Parce qu’une fois de plus, la personne à laquelle tu étais attachée venait de te trahir. Cette fois-ci, en te trompant. Parce que même s’ils n’avaient pas couché ensemble, tu considérais cela comme une infidélité. Si Rafael t’aimait sincèrement, il n’aurait pas permis cet écart de conduite. Alors, ton cœur se brisait chaque jour un peu plus. Ces images, imaginées dans ton esprit, te hantaient. Te bouffaient la vie. Et tu ne pouvais rien y changer. Pas encore, du moins. Tu aurais eu envie de tout oublier. Toutefois, c’était bien trop tôt.

C’est alors que, tandis que tu venais de terminer ton repas et que tu t’apprêtais à le laver à la main, ton téléphone portable vibra un coup. Un message, visiblement. Intriguée, tu finis rapidement ton nettoyage et tu attrapas le précieux objet. Si tu t’attendais à recevoir un SMS de Rafael, il ne s’agissait pas de lui. L’expéditeur, ou plutôt l’expéditrice, n’était autre que Faith. Tu fus surprise. Depuis son accident – et sa prise en flagrant délit – vous n’aviez que peu communiqué. Juste pour t’assurer qu’elle ne se portait pas trop mal. Toutefois, si elle venait à devoir t’écrire, c’est qu’elle avait une raison valable. Et lorsque tu te mis à lire sa demande, tu compris la situation : elle avait besoin d’aide. Sans trop réfléchir plus longtemps, tu acceptes de lui rendre service. Après tout, tu sais mieux que quiconque que sa vie familiale est délicate.

Tu enfiles des vêtements décents – bien que très simples – et tu te prépares un minimum. Tes cheveux refusent de rester en place, mais tu n’as pas envie de les attacher. Tu te brosses les dents, te rince le visage et te maquille légèrement. Puis, tu décides de partir pour rejoindre ton véhicule. Tenby n’est pas très grand et il ne te faut guère de temps pour te rendre jusque chez les Swanson. Tu as toujours été impressionnée par le luxe ambiant de la demeure. Néanmoins, tu n’en as jamais rien laissé paraître, à l’époque où tu fréquentais leur fille. Tu t’empresses alors de rejoindre la porte d’entrée, car il fait plutôt froid dehors, et tu frappes trois coups. Lorsqu’un membre de la famille décide de t’ouvrir, tu reconnais aussitôt la silhouette de la matriarche. « Bonjour Madame Swanson. Vous allez bien ? » Demandes-tu, en restant extrêmement polie. « Faith m’a demandé de venir passer. » Expliques-tu aussitôt, afin d’éviter toute question gênante – malgré que la situation soit un peu embarrassante. Vous échangez alors quelques politesses d’usage, tandis qu’elle te jauge des pieds à la tête. Finalement, elle te permet de rejoindre la chambre où est alitée la jeune femme. Tu ne te fais pas prier pour t’y rendre, car tu cherchais désespérément une échappatoire.

Devant la porte, tu hésites quelques instants. Puis, tu prends ton courage à deux mains et tu la pousses, affichant un léger sourire. Et là, tu aperçois ton ancienne petite-amie, allongée dans son immense lit. « Coucou… c’est moi ! » Dis-tu doucement, en refermant derrière toi. Tu enlèves alors ton manteau et ton écharpe, avant de t’avancer vers la demoiselle en détresse. Tu te penches pour l’embrasser sur le front, en signe bienveillant, et tu la regardes. « Votre aide à domicile est arrivée ! » Lances-tu, avant de rire doucement pour te moquer un peu. Tu as toujours aimé la taquiner. « Tu te sens un peu mieux ? » Demandes-tu, en reprenant ton sérieux, tandis que tu restes debout à côté du lit.

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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyLun 6 Fév - 19:55

loving you forever can't be wrong
All my friends tell me I should move on loving you forever, can't be wrong even though you're not here, won't move on and there's no remedy for memory your face is like a melody, it won't leave my head your soul is hunting me and telling me that everything is fine but no one compares to you ◘ lana del rey



Je ne comprends toujours pas comment j'ai pu accepter de revenir chez mes parents. Deux ans que nous ne nous étions plus vus, c'est peut-être cela qui m'avait fait oublier tout le mal qu'ils m'avaient causé. Mais la raison principale est le manque de possibilités c'est indéniable. Pourtant, je reste persuadée qu'il aurait été plus raisonnable d'investir toutes mes économies pour prolonger mon séjour à l’hôpital, plutôt que de retrouver la chambre de mon adolescence. Mon père a honte de moi, ma mère ne me connait pas: qu'est-ce que je fais ici? Deux hypocrites faussement attristés cherchent à me ramener chez eux pour soulager leur pauvre conscience et moi, bêtement, je tombe dans le panneau. Bien sur qu'ils n'ont pas changés, c'est à peine si ma génitrice est venue prendre de mes nouvelles depuis que je suis installée ici! Les vieux Swanson ont simplement compris que leur vie a pris un mauvais tournant et qu'il serait grand temps de donner une bonne image d'eux en ville histoire de s'intégrer un minimum. Seulement, ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que le fait de me venir en aide n'attendrira plus personne. Parce qu'autant j'avais un minimum d'influence par le passé, autant plus personne ne se préoccupe de moi depuis mon départ. Sauf peut-être ceux qui m'en veulent amèrement. Bien entendu je pense à Rylee, et c'est justement l'instant qu'elle choisit pour sonner à ma porte. Je dois admettre que je l'y ai un peu forcée avec mon SMS, mais quel autre choix avais-je? Trop fauchée pour salarier une aide à domicile, trop impopulaire pour faire appel à des connaissances, trop fière pour accepter le soutien de mes parents. Ou peut-être ne sont-ce que des excuses, peut-être que revoir Rylee compte plus que tout le reste. A vrai dire je suis même sûre que ce subconscient qui ne pense qu'à elle dû influencer ma décision. Quoi qu'il en soit, les jeux sont fait et, déjà, on ouvre la porte de ma chambre.

Une ravissante brune pénètre dans la pièce. Elle arbore un beau sourire et je sens tout mon être se réchauffer. Se détendre surtout. Je suis contente qu'elle ai accepté de m'aider car je n'avais pas d'autre solution. Mais surtout je suis contente qu'elle me considère encore avec suffisamment d’égard que pour accepter de passer du temps avec moi. Je la fixe peut-être avec trop d'intensité, mais il faut dire que la perdre semblait être plus qu'une éventualité et cela me terrifiait. La voir debout au milieu de ma chambre semble prouver que notre histoire n'est pas encore tout à fait achevée. Ne serais-ce qu'une histoire d'amitié. Alors je souris presque béatement et soupire même lorsqu'elle embrasse mon front. Je la retrouve: belle, douce, tendre, attachante et attentionnée. J'aurais dû savoir qu'elle ne me laisserait pas en difficultés, Rylee est bien plus gentille que moi, bien plus gentille que toutes les personnes que j'ai l’habitude de fréquenter. Quoi que j'aurais pu lui faire, jamais elle ne m'aurait laissée me débrouiller alors que j'avais besoin de soins. Cependant, cela ne me rassure pas vraiment, en effet, si elle est ici, c'est peut-être simplement par gentillesse. Il est là le problème avec les personnes sincèrement aimables: à quel point tient-elle à moi? Dans quelle mesure ne partira-t-elle pas une fois que je serai tout à fait rétablie? Et me voilà qui sent toutes sortes d'inquiétudes grandir à nouveau en moi. Ses quelques paroles enjouées me libèrent un peu du bouillonnement de mon esprit: " Votre aide à domicile est arrivée ! Tu te sens un peu mieux ? "

Ne considérant pas qu'il est convenable de rester totalement allongée dans mon lit alors que j'ai une invitée, j'ai la mauvaise idée de retirer la couverture afin de m'asseoir sur le bord du lit et de pouvoir l'inviter à s'installer à coté de moi. C'était sans penser au petit ensemble de lingerie noire dont j'étais simplement vêtue et que j'avais cherché à cacher en m’emmitouflant dans les couvertures. Je m'empresse de ramener cette dernière sur moi avant d’articuler difficilement Désolée je n'ai pas réfléchi. Je parviens finalement à me redresser, m’asseyant contre le dossier du lit jambe plâtrée tendue, l'autre repliée sous moi, la couverture bien enroulée autour de mon corps.   Je tiens vraiment à te remercier d'être venue, je ne savais pas quoi faire, je n'ai pas mes médicaments, pas l'occasion de marcher seule...et tu comprends que je n'ai pas voulu faire appel à ma mère... Profondément sérieuse. Je n'arrive pas à lui répondre sur le ton de la rigolade comme elle l'a fait dès son entrée, je suis bien trop préoccupée par la situation. J'ai bien trop peur de faire une erreur face à elle alors que j'ai l'impression, chaque fois que je la vois, qu'il s'agit de la dernière chance qu'elle m'accorde. Chance que je suis loin de mériter après toutes les blessures que je lui ai déjà infligées. La gêne à l'épaule n'est qu'anecdotique, en réalité c'est ma jambe plâtrée qui me cause le plus de douleur. J'hésite un court instant à compléter, mais cela me semble indispensable Et niveau regret et culpabilité, je pense bien être au summum. Je n'aurais jamais dû t'espionner, encore moins alcoolisée de la sorte, j'en ai conscience.

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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyMar 7 Fév - 11:58

loving you forever can't be wrong

Depuis ta plus tendre enfance, ta mère t’a inculqué de toujours venir en aide à ceux qui le te demandaient, peu importe que cela te dérange ou te fasse plaisir. En grandissant, c’était une habitude dans ton caractère. A dire vrai, tu y prenais même goût. Voir la satisfaction sur le visage des gens, y compris d’inconnus, te rendait plus heureuse. Finalement, tu étais de celles que l’on nommait « âme charitable ». Avec ta profession et le temps que tu y passais, tu devais avouer néanmoins que tu n’en avais plus autant l’occasion. Quoiqu’il en soit, en voyant le message de Faith – un simple S.O.S. – tu n’avais pas eu le cœur de refuser. D’autant qu’il était nécessaire que vous puissiez renouer une relation plus stable, moins conflictuelle. Tu en avais besoin pour ton équilibre personnel. Tu détestais profondément les rancoeurs, les non-dits ou les disputes. Et en ce moment, tu n’étais pas épargnée. Rafael t’avait blessée et vous ne cessiez de vous disputer comme des chiffonniers. Alors, tenter de pardonner Faith te paraissait être une issue favorable à ce sort qui s’acharnait sur toi.

Après avoir échangé quelques courtoisies avec la matriarche de la famille, tu t’éclipses pour rejoindre la chambre de jeune femme de Faith. Tout ici est affreusement luxueux. Pas un grain de poussière n’est visible. Dans ton esprit, tu t’amuses à songer que tu devrais donner ton adresse aux femmes de ménage, si ces dernières s’ennuient de répéter les mêmes tâches au sein de la même demeure. Ceci dit, tes pensées divaguent bien vite à nouveau sur la jolie blonde qui est allongée dans son lit. Désireuse de ne témoigner aucune animosité à son égard, tu tentes de détendre l’atmosphère en te montrant amicale et même enjouée, avec une petite phrase amusante.

Elle te regarde alors et tente, dans un mouvement, de rejoindre le bord du lit. Toutefois, il s’agit d’une mauvaise idée. D’une part parce que cela lui demanderait trop d’efforts et de douleurs. De l’autre car sa tenue n’est pas des plus appropriées – bien que tu l’aies vue dans d’autres circonstances. Faith est embarrassée et ramène aussitôt sa couverture sur son corps plus ou moins dénudé, balbutiant quelques excuses au passage. Tu n’es pas fâchée. Juste perturbée. Parce que, d’aussi loin que tu te souviennes, tu l’avais toujours trouvée affreusement attirante. Encore plus avec une lingerie aussi délicate. Cela te replonge dans de vieux souvenirs. Ceux de votre passion passée. Pour la rassurer, tu esquisses un petit sourire du coin des lèvres et tu hoches la tête, de haut en bas. « Ca ne fait rien. » Tu n’en dis pas plus, histoire de ne pas vous gêner d’avantage.

La jolie blonde se redresse tant bien que mal contre le dossier du lit, emballée dans son duvet. Elle t’explique les raisons qui l’ont poussée à te demander de lui venir en aide. Notamment le fait qu’elle ne tenait pas à « embêter » sa génitrice. De mémoire, tu as toujours su que la relation mère-fille de la famille n’était pas au beau fixe. La marâtre était froide, implacable et manquait de chaleur humaine. Elle t’avait que peu trop tolérée. Heureusement que ta politesse et ton calme t’avaient permis de rester maître de toi-même en toutes circonstances. Tu hoches la tête avec affirmation, une fois encore. « Je comprends parfaitement ! Ta mère est… un dragon. » Dis-tu, en t’assurant de ne pas avoir parlé trop fort. Il faut dire que tu n’aimerais pas qu’elle entende votre conversation. Bien qu’à ton avis, elle devait être trop affairée à parfaire sa tenue ou son corps, quelque part dans la maison familiale. Loin de la chambre de sa fille.

Faith te donne alors des nouvelles de ses blessures, liées à l’accident de voiture. Un épisode auquel tu préfères ne pas trop songer. Elle a mal à l’épaule, mais c’est surtout sa jambe qui lui provoque de vives douleurs. En même temps, si elle est plâtrée, ce n’est pas pour rien. Tu grimaces, en songeant à sa souffrance physique. Tu as eu de la chance de ne jamais rien te casser, même enfant. Alors tu ne peux qu’imaginer. Et tu ne l’envies pas le moins du monde !

C’est lorsqu’elle aborde sa culpabilité que tes joues virent un peu à la couleur rouge tomate. Parce que, indéniablement, cela t’évoquait ce qu’elle avait été poussée à faire. Tu la revois encore, ivre et désespérée. « Oh euh… » Souffles-tu, prise au dépourvu. Que dire ? C’est plutôt difficile de parler de cela, surtout devant elle. Surtout avec tout ce qu’il se passe dans ta vie, en ce moment. Cependant, tu optes pour la solution de facilité : minimiser l’impact. Peut-être qu’ainsi, elle sera suffisamment rassurée pour ne plus se sentir aussi coupable ? C’est ce que tu espères. « On a qu’à se dire que l’alcool nous fait faire des choses… stupides. N’en parlons plus. » Dis-tu, en essayant de lui offrir un sourire réconfortant. Celui qui dit « je ne t’en veux pas pour ça ». Bien que, dans le fond, tu ne peux pas tellement oublier.

Afin de ne pas laisser un silence gênant s’installer, tu décides de changer de sujet. Une autre de tes spécialités. « Alors, en quoi puis-je vous être utile, Miss Swanson ? » Qui a dit que la fuite n’était pas le meilleur moyen de s’en sortir sans de gros bleus ? Tu n’as jamais été assez méchante pour être acerbe dans tes réponses, ni assez forte pour répondre par la force. Alors esquiver les questions embarrassantes et tenter de retrouver la sérénité te paraissait la meilleure parade au monde.

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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyMar 7 Fév - 17:34

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Ça n'est pas naturel! Ce putain d'argument que mes parents s'entêtaient à répéter. Ce putain d'argument qui avait bercé mon adolescence dès que j'avais avoué mon homosexualité. Ce putain d'argument qu'ils avaient osé envoyer au visage de Rylee, et cela avait été la goutte de trop dans ce vase en perpétuel danger de débordement. J'avais pris mes clics et mes clacs et je m'étais installée avec ma compagne. Ça n'avait pas duré longtemps, c'est à peine si nous nous étions rendu compte de ce qui se passait. En tous cas, personnellement, il m'avait fallu du temps pour réaliser à quel point notre couple devenait officiel. A mes yeux, vivre avec la Baxter n'avait longtemps été qu'un prétexte pour ennuyer mes géniteurs. Et puis les choses avaient bien vite évoluées, j'avais pris peur, faisant les erreurs que chacun connait et voilà où nous en étions aujourd'hui. J'étais gênée qu'elle me voit dévêtue et elle ne vient plus chez moi que pour m'aider. J'ai ruiné notre relation et les conséquences se font ressentir chaque jour, comme une lame qu'on tourne et que l'on retourne de façon incessante, dans une plaie qui ne cicatrisera jamais. Quoi qu'il en soit, je m'en veux d'avoir infligé à Rylee de revoir ma mère, elle qui l'avait si mal accueillie. Mon père, plus encore, l'avait vivement rejetée. Baffouée, éjectée, insultée et rabaissée, Rylee ne s'était pourtant jamais laissée allée à la violence. Elle avait cette capacité à contrôler sa colère qui me fascinait beaucoup. Cependant, après tout ce qu'ils lui ont fait, il est évident qu'elle ne porte pas mes parents dans son cœur, c'est pourquoi je souris lorsqu'elle compare ma mère à un dragon. J'aime la pointe d'humour sur son visage et je me détends quelque peu. Les dragons ont au moins la capacité d'allumer un feu ou de rôtir un poulet...Ma mère doit faire appel à des auxiliaires pour faire tout cela déclarais-je en ne baissant pas le ton contrairement à ce qu'elle avait fait. Je m'autorises plus de libertés à présent que mes parents n'ont plus aucune influence sur ma vie. Du coup je m'excuse que tu ais eu à nouveau affaire à elle! Assurais-je sincèrement, faisant allusion à la conversation dans le hall d'entrée de la villa Swanson.

Lorsque la jolie brune s'enquiert de mon état de santé, je décris d'abord les maux purement physiques, mais considère finalement qu'il est grand temps que je lui présente des excuses. Je m'exécute donc, lui assurant que je regrette d'en être arrivée là. Je ne parviens par contre pas à aborder l'épisode bien plus ancien de mon départ. M'excuser pour cela, je rêverais de le faire, mais il est encore trop tôt je pense. Trop tôt pour rouvrir officiellement cette blessure et trop tôt pour que je trouve des mots suffisamment lourd du sens que je voudrais leur donner. Mon interlocutrice semble étonnée et perdue face à mes excuses. Je ne considère pas qu'il est facile de trouver les mots dans ce genre de situation et je fais donc mine de me préoccuper de mon plâtre, ne souhaitant pas poser un regard pressant sur elle. Pourtant, il est indéniable que la quitter des yeux est compliqué. Parce que sa présence me paraît impossible et parce qu'elle est véritablement envoûtante. Plus encore avec ses cheveux lâchés comme elle sait que je les aime, boucles au vent et l'air sauvage. C'est au réveil que je la trouvais la plus belle. Les traces de l'oreiller sur ses joues rougies, la chevelure en bataille et le regard encore lointain. Je m'en souviens avec nostalgie et m'égards dans mes souvenirs. Lorsque Rylee reprend la parole, il semble qu'elle aussi se soit quelque peu égarée, mais sans doute à dessein. Elle conclut bien vite le sujet pour me proposer son aide. Il est vrai que c'est la raison de sa venue, il me semble pourtant que contourner un sujet d'importance n'est pas ce qu'il y a de plus sain. Seulement je ne suis pas en position de force, et la situation ne se prête peut-être pas à une argumentation plus longue sur ce thème. L'alcool est loin d'être la seule en cause... Conclus-je tout de même, tenant à lui faire comprendre que cette conversation ne pourra pas se terminer de la sorte. Viendra un jour où nous devrons nous confier plus sincèrement, ne serais-ce que pour nous délivrer un peu de la rancœur qu'on contient.

J'ai surtout besoin des médicaments que l'on a commandé à la pharmacie...Pense-tu qu'il te serait possible d'y passer à un moment de la journée pour ensuite les déposer ici? M'enquis-je de façon plutôt réservée. Je n’ai pas l'habitude de dépendre d'autrui, mais il est encore plus compliqué de demander de l'aide à une personne que l'on a blessée. Pourtant, je n'ai pas le choix d'ajouter Et je n'ai pas mangé depuis hier soir, ni même pris de bain, me déplacer dans cette maison à mille et un escaliers m'est tout simplement impossible...


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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyDim 12 Fév - 18:29

loving you forever can't be wrong

D’aussi loin que tes souvenirs remontaient dans ton esprit, la mère de Faith ne t’avait jamais estimée. Tout ça parce que tu n’avais pas de testicules et que ta poitrine était bien trop apparente. En somme, parce que tu étais une femme. Tu ne la blâmais pas : tes parents t’avaient reniée à cause de ce choix. Pour la jolie blonde, tu n’avais pas hésité à braver les interdits et te priver de la possibilité de veiller sur tes cadets, comme tu le faisais. Très vite, tu avais dû prendre un appartement et subvenir seule à tes propres besoins. Sans aide. Sans remord. Et même si ton paternel était parti, ta chère maman ne te regardait toujours pas avec tendresse. Tu étais un monstre à ses yeux. Le monstre qui nettoyait le vomi dans ses cheveux, ramassait les pots cassés, les bouteilles d’alcool qui jonchaient le sol et le peu d’amour-propre qu’il lui restait. Oui, tu étais un être abominable. Il n’y avait qu’à voir la haine dans ses yeux. Pourtant, toi, tu continuais de l’aimer. De la consoler. Et le lendemain, elle t’ignorait royalement. Tu redevenais son échec.

« Les dragons ont au moins la capacité d'allumer un feu ou de rôtir un poulet...Ma mère doit faire appel à des auxiliaires pour faire tout cela. » Les mots de Faith t’amusent. Madame Swanson était en effet incapable de s’en sortir dans une cuisine sans aide de l’extérieur. Sans doute que l’argent lui avait brûlé les doigts. Quoiqu’il en soit, tu ne pus t’empêcher de rire doucement à cette remarque. « Oui, mais elle est aussi peu sympathique qu’eux. » Confias-tu. Non, ce n’était pas très joviale comme relation, entre la maîtresse de maison et toi. Ceci dit, cela t’importait peu. Tu n’avais plus à supporter ses basses remarques ni ses regards de coin, qui en disaient plus long que des mots. Parce que Faith et toi, vous vous étiez séparées. Elle devait en être enchantée. « Du coup je m'excuse que tu ais eu à nouveau affaire à elle! » Tu souris, du bout des lèvres, et tu hausses les épaules en signe de résignation. « Ne t’en fais pas pour ça. » Te contentes-tu de lui répondre. Avec le temps, tu t’étais endurcie. Les mots des autres te blessaient moins que leurs actes cruels. Et la marâtre n’avait jamais été odieuse dans les gestes. Seulement dans les paroles qu’elle lançait à qui voulait bien les entendre et les prendre personnellement.

La conversation tourne autour des plaies psychologiques et physiques de ton ancienne petite-amie. Elle ne peut s’empêcher d’éprouver une profonde honte. Tu la comprends. Toutefois, tu ne veux pas lui en tenir rancœur. Tu décides de l’excuser, en évoquant notamment sa prise d’alcool. Ce qu’elle réfute légèrement. « L'alcool est loin d'être la seule en cause… » Tu saisis le message. Evidemment, tu en avais conscience. Faith avait été claire sur les sentiments qu’elle éprouvait encore à ton égard. Tu baisses les yeux, gênée. « Je m’en doute… » Murmures-tu. Assez fort pour qu’elle entende, cependant.

Heureusement, tu décides de lui demander plus d’explication sur le rôle que tu auras à fournir pour la journée. Après tout, tu es là pour l’apaiser un peu et lui rendre son quotidien moins désagréable. « J'ai surtout besoin des médicaments que l'on a commandé à la pharmacie...Pense-tu qu'il te serait possible d'y passer à un moment de la journée pour ensuite les déposer ici? » Tu hoches la tête. C’est totalement dans tes capacités, après tout. « Pas de problème ! » Lances-tu, de façon enjouée. Ceci ne te paraît pas compliqué. Ce sera très vite réglé ! « Et je n'ai pas mangé depuis hier soir, ni même pris de bain, me déplacer dans cette maison à mille et un escaliers m'est tout simplement impossible... » Tu la regardes, surprise. Puis, tu observes l’heure sur ta montre. On en est début d’après-midi, maintenant. Sa mère n’a pas pensé que son enfant avait de l’appétit. Ou Faith a pu refuser, également, d’être servie par cette femme qu’elle considérait uniquement comme sa génitrice. « Tu dois être affamée. Tu veux que je te commande au thaï où on avait l’habitude d’aller ? » Demandes-tu, sans réfléchir à la fin de ta réflexion. Aussitôt, tu es mal à l’aise. Encore un souvenir que tu évoques ! Décidément, les vieilles habitues te mènent la vie dure. Tu essaies de ne pas laisser transparaître ta gêne subite. Malheureusement, la dernière tâche ne te facilitera pas les choses. « Et pour le bain… je peux t’aider. » Souffles-tu.

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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyLun 27 Fév - 11:38

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All my friends tell me I should move on loving you forever, can't be wrong even though you're not here, won't move on and there's no remedy for memory your face is like a melody, it won't leave my head your soul is hunting me and telling me that everything is fine but no one compares to you ◘ lana del rey



Il y a un peu plus d'un mois, sortant de chez un patient, je traversais la rue d'un pas déterminé. Je remerciais d'un geste de la main l'automobiliste qui m'avait laissée passer. C'est alors que je remarquais des cheveux en bataille, une mâchoire fine comme ciselée dans du marbre et un sourire idyllique. Ne me laissant pas désemparer, je rendais un sourire rapide afin de ne pas paraître trop intéressée puis continuais mon chemin. Tout en rejoignant l'appartement d'Adriel, je pensais encore au conducteur. Je pensais au fait qu'on ne sait jamais que j'aurais envie d'assouvir des besoins charnels, j'aurais grand plaisir à retrouver ce bel inconnu. M'envahit pourtant une vague de culpabilité. Je tentais de me convaincre que poursuivre un bellâtre pour me jeter sur les boutons de sa chemise et la boucle de sa ceinture était encore possible, mais il n'en est rien. Je n'ai envie que d'elle, besoin que d'elle. A tel point qu'il me serait impossible de toucher quelqu'un d'autre. M'offrir à quelqu'un d’autre est tout simplement inimaginable malgré que je lutte contre cela. La plupart des gens s'efforcent d'être fidèle, contiennent leur attirance pour la jolie voisine ou le jardinier sexy, afin d'être fidèle à leur partenaire. Ma situation est précisément le contraire : je voudrais pouvoir vagabonder de lit en lit, m'amuser entre un homme et une femme dont j'oublierai le prénom le lendemain. Mais j'en suis incapable, trop attachée à Rylee Baxter. Je me remémore cet épisode alors que la jolie brune est installée toute droite, gracieuse et ravissante face à moi. Et j'ai bel et bien besoin et envie d'elle comme j'en avais pris conscience en cet après midi de décembre. Et pourtant, alors qu'elle est là, dans ma chambre, nous ne parvenons pas à nous comporter normalement. Nous sommes un peu maladroites dans nos gestes et nos propos. Cela relève presque de la timidité. Cela me désole: nous qui avions partagé tant de choses étions aujourd'hui mal à l'aise. J'ose espérer que Rylee le regrette aussi. Pas parce que je veux qu'elle partage ma douleur, loin de là! J'ai horreur de la savoir heurtée physiquement ou psychologiquement. Je sais aussi toutes les souffrances qu'elle a subi depuis son plus jeune âge et j'ai toujours considéré qu'elle méritait de tirer un trait sur tout cela et d'être enfin tout à fait heureuse. Cependant, je ne pourrais pas supporter qu'elle ai accepté sans rébellion mon départ. Nous avions vécu une histoire bien trop sincère pour qu'elle puisse tout oublier d'un revers de la main. Mais moi qui voulais la préserver lui ai bel et bien fait subir une fameuse épreuve en partant. Et je ne parviens pas à savoir si je regrette ou non sa douleur: je la veux heureuse, comblée, mais si elle n'avait rien ressenti face à mon absence, j'en serais dévastée. Finalement, les seuls à avoir tiré profit de notre séparation sont nos parents. Eux qui avaient toujours vu notre amour d'un mauvais œil, pire eux qui le jugeaient contre nature, avaient dû se sentir libéré d'un sacré poids en apprenant que leur progéniture était revenue sur le droit chemin. C'est plus ou moins ce dont nous parlons Rylee et moi et malgré le sujet peu plaisant, nous parvenons à le tirer en dérision. D'ailleurs, une pensée plutôt positive me traverse l'esprit et je m'exprime sans bien réfléchir à mes propos:" Hey d'ailleurs le dragon a dû faire une sacrée tête quand tu as sonné à la porte et qu'elle a réalisé qu'on se fréquente à nouveau! " Un large sourire étire mes lèvres mais s'estompe bien vite lorsque je réalise la maladresse de mes mots. Qu'on se fréquente à nouveau...que de faux pas en si peu de paroles. Cette phrase implique que nous serions en bons termes ce qui n'est pas exactement le cas, implique que nous avons décidé de nous revoir alors que nous n'avons même pas encore abordé sérieusement l'état de notre relation et puis je rappel abruptement que je suis partie. Et même si ce dernier point se cache derrière chacune de nos paroles, nous faisons toujours en sorte de ne pas l'aborder franchement.  

Nous abordons ensuite un sujet loin d'être plus agréable puisque je lui présente mes excuses face aux événements de ce triste soir où, alcoolisée, j'ai causé quelques difficultés à son couple avant de me crasher dans un arbre. Elle est tout aussi gênée que moi face à l'évocation de cet incident. Nous ne nous éternisons donc pas et en venons plutôt à la raison de sa présence: mon état de santé. J'expose d'abord l'exercie le plus simple: récupérer des médicaments commandés à la pharmacie du coin. Elle accepte plutôt enthousiaste. Je souris vaguement, mais comprends bien que la suite des tâches que j'envisage de lui soumettre seront plus ardues. J'hésite bien évidemment à lui demander de l'aide quant à mon alimentation et à mes soins. Pourtant, il me faut indéniablement profiter de sa présence si je veux pouvoir m'entretenir un minimum. La solitude et l'immobilité m'empêchent de subvenir à mes besoins les plus basiques. Sans elle je ne suis pas grand chose, mais c'est ainsi depuis que je la connais quand on y pense...Tu dois être affamée. Tu veux que je te commande au thaï où on avait l’habitude d’aller ? Je ne peux retenir un hochement de tête enthousiaste accompagné d'un large sourire. Je tente de contenir cet enthousiasme, mais c'est une tâche ardue. Comprenez-moi, ma belle aborde tout naturellement notre relation passée! Cependant je remarque une pointe de gêne chez Rylee dont je ne parviens pas tout à fait à identifier la cause. En revanche, je comprends parfaitement son malaise lorsqu'elle répond Et pour le bain… je peux t’aider. Elle étouffe presque ces derniers mots, mais je fais mine de ne pas le remarquer. La tension est trop grande face à cette idée de nudité ou en tout cas d'intimité et je ne peux qu'imaginer la distance que cette situation pourrait amener. Je décide donc de revenir sur mes propos Enfin pour le bain, me remplir une bassine d'eau ça serait parfait, c'est surtout la faim qui pause problème m'empressais-je d'ajouter avec un large sourire, histoire de détendre l'atmosphère. A cette même fin, j'ajoute: Tu as déjà mangé ou on partage un poulet aux cacahuètes et une salade avocat mangue? J'en viens cependant à me demander si, parler du menu que nous avions l'habitude de partager, ne risque pas d'avoir l'impact inverse de celui escompté.
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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyLun 27 Fév - 17:27

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Même si tu n’avais, à la base, pas du tout la tête à rendre visite à Faith – encore moins pour lui donner un coup de main, tu devais admettre que la situation aurait pu être sincèrement pire. Malgré ta nervosité saisissante et les mots prononcés en s’efforçant de ne pas provoquer trop de malaises, vous vous en sortiez plutôt bien toutes les deux. Ceci dit, tu ne pouvais t’empêcher de rester plutôt nerveuse. Tes pensées voltigeaient encore vers la dispute que tu avais eue plus tôt avec ton petit-ami. Cela te préoccupait grandement, malheureusement. Néanmoins, tu n’étais pas là pour te plaindre. D’autant que ce serait incongru vis-à-vis de Faith de déblatérer sur ta relation chaotique à cause de ce fameux « baiser », puisqu’elle-même n’avait pas été capable de te respecter convenablement, préférant la fuite sans explication à toute autre forme de réconciliation possible.

Heureusement, le sujet de la matriarche de la famille te détendait un peu. Elle était un sujet où Faith et toi partagiez le même avis. Aucun risque donc de se prendre la tête à son sujet. La jeune femme ne cherchait pas à excuser le comportement déplacé de sa mère. Même pas un tout petit peu. Parce que, finalement, elle était aussi glaciale et cruelle que l’iceberg responsable de la chute du Titanic. En prime, on ne pouvait pas dire que ta génitrice était un modèle de vertus et d’amour. Loin de là ! Seulement, la situation s’était considérablement dégradée après le départ de ton paternel. Plus encore lorsque toi-même tu t’étais retrouvée seule et abandonnée. Entre toi et ta mère, il n’y avait plus tellement d’amour. Surtout de son côté. Elle ne cessait de te répéter à quel point tu la dégoûtais. « Hey d'ailleurs le dragon a dû faire une sacrée tête quand tu as sonné à la porte et qu'elle a réalisé qu'on se fréquente à nouveau! » En y repensant, tu ne peux t’empêcher d’esquisser un sourire. Il est bien vrai que la maîtresse de maison n’avait pas semblé apprécier ta visite, même si c’était dans le but d’aider sa fille. Non, elle avait l’air très pincée. Ceci dit, les bonnes manières l’avaient empêchée de te mettre à la porte aussitôt, semblait-il. « Oh oui, c’était assez épic ! » Admis-tu de bon cœur, en riant doucement. Tu aurais aimé que Faith puisse voir cet air déconcerté sur son visage. Pour le peu, tu lui aurais bien fait remarquer que tirer la tête donnait des rides supplémentaires. Sauf que tu avais reçu une éducation respectueuse et jamais cela ne serait sorti de ta bouche.

La discussion dévie légèrement sur l’épisode de l’accident de Faith – raison de son état d’ailleurs. Mais, comme à ton habitude, tu préfères éviter les remarques gênantes et esquiver les problèmes par un « on verra plus tard ». C’était plus fort que toi. Tu espérais que tout se résoudrait avec du temps et de la conviction. Néanmoins, cela ne s’appliquait pas partout. La preuve en était que, dans le cas de Rafael, tu avais conscience qu’il ne pourrait pas rester indéfiniment sur des non-dits et des « peut-être ». Quoiqu’il en soit, vous coupez court toutes les deux à la conversation pour vous concentrer sur les autres difficultés rencontrées par la jeune femme. Y compris sa toilette. « Enfin pour le bain, me remplir une bassine d'eau ça serait parfait, c'est surtout la faim qui pose problème » S’empressa-t-elle de te répondre, ce que tu remarquas. Le rouge te monta légèrement aux joues, en imaginant que tu aurais à lui savonner le dos et la frotter, entièrement nue, avec une éponge. Tu déglutis, embarrassée. « Oh… D’accord ! » Réponds-tu aussitôt, manquant de t’étouffer avec ta salive. C’était affreusement honteux de ta part. A croire que, là aussi, tu souhaitais en finir rapidement avec le sujet. Evidemment, tôt ou tard, tu devras tout de même y passer.

Tu lui proposes alors de commander au thaïlandais où vous preniez souvent à l’emporté. Faith paraît totalement ravie par cette idée. « Tu as déjà mangé ou on partage un poulet aux cacahuètes et une salade avocat mangue? » Tu lui souris. C’est vrai que tu n’as pas pris le temps de consommer le moindre repas. Du coup, cette proposition est très alléchante et tu ne peux guère y résister. Tu hoches alors la tête, d’un air entendu. « Je vais nous commander ça ! Et aussi en profiter pour demander à la pharmacie de préparer tes médicaments. » Expliques-tu en sortant ton téléphone de ton sac à main, que tu poses sur le rebord de sa table de chevet. Sans tarder, tu recherches les deux numéros que tu appelles consécutivement sans trop t’éloigner de Faith – au cas où il lui faudrait autre chose. Et après trois minutes, tu as réglé les deux appels téléphoniques. « Voilà, c’est fait ! Le poulet et la salade arriveront dans vingt minutes. » T’exclames-tu, fière de toi. Quant aux médicaments, tu n’auras qu’à aller les chercher ultérieurement pour les lui apporter. Tu la regardes alors, consciente que le timing n’était pas le meilleur du monde pour remédier à tous les impératifs. « Tu penses que c’est assez pour te laver ? Ou tu préfères que j’aille d’abord à la pharmacie, puis qu’on mange, avant de passer sous l’eau ? » Demandes-tu, soucieuse de son bienêtre et de l’organisation des prochaines minutes à venir.

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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyJeu 2 Mar - 9:57

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Depuis mon retour à Tenby, je n'avais rien fait de bon. Mon frère et moi avions eu quelques conversations houleuses à propos de l’égoïsme de mon départ, de la rancœur que j'avais vis-à-vis de nos géniteurs et de l'irrespect de mes retours bruyants et tardifs suite à des soirées arrosées. Gabriel avait refusé toutes mes invitations à se revoir. Les Baxter, que j'aurais presque pu considérer comme une famille adoptive par le passé, m'en voulaient tous avec presqu'autant de vigueur que Rylee elle même. Mon ancien maître de stage refusait de m'engager puisque je n'avais plus pratiqué depuis bientôt deux ans. J'avais dilapidé presqu'un tiers de mes économies je ne sais pas trop où, sans doute en grande partie dans l'alcool. Et, bien entendu, j'avais gâché mes chances déjà veines de retrouvailles paisibles avec mon ex puisque j'avais débarqué saoule devant la maison de son compagnon avant de leur envoyer toute sorte de propos incensés. Et j'avais finalement fini la soirée hospitalisée à cause d'un stupide accident de voiture. Suite à tout cela, mes perspectives d'avenir sont loin d'être idéales. Tout d'abord retrouver la capacité de me déplacer, de redevenir indépendante. Attendre avec angoisse le verdict face à ma conduite sous l'influence de l'alcool: sans doute un retrait de permis. Chercher désespérément un emploi plus rentable que trois clients privés par semaine, qui m'emploient illégalement d'ailleurs. Déménager définitivement de chez Adriel. J'aurais aimé pouvoir ajouter renouer de bonnes relations avec Tenby et Rylee principalement. Cependant, l'idée de faire des efforts socialement ne m'enchante guère, puisque personne ne semble heureux de me revoir et que j'ai mille et une autres préoccupations. Pourtant voilà, Rylee est à mes cotés, charmante et attentive, sans doute plus que je ne le mérite. Et cela me rend espoir. Je ne pourrai pas envisager n'entretenir qu'une relation amicale avec cette demoiselle que j'ai aimé de tout mon être. Cependant, c'est peut-être par ce biais qu'un rapprochement est à envisager. Dès lors, si je veux que la belle brune me regarde avec moins de pitié et de regrets, il est indéniable qu'il me faut me reprendre en main. Lui montrer que j'ai parfaitement conscience que mon départ fut un égarement. Que je suis prête à réparer mes erreurs. M'intégrer à Tenby et démontrer à tous que je suis plus respectable et mature que ce que mon comportement d'antan a pu trahir.

Après avoir fait voyager la conversation entre plusieurs thèmes peu avenants, nous en venons finalement au pourquoi de sa présence ici. Il faut dire que seule une très bonne raison pouvait l'amener ici dans ma chambre au sommet de la villa Swanson. Lieu de nombreux souvenirs qui restèrent positifs jusqu'à mon départ subite. Je suppose qu'aujourd'hui, se retrouver ici ne lui apporte que quelques raisons de plus de m'en vouloir amèrement. Cependant, elle accepte avec entrain de me venir en aide et la voilà déjà qui téléphone au restaurant et à la pharmacie afin de résoudre deux de mes principaux problèmes: la faim et l’absence de traitement. Elle me résume succinctement le contenu de ses deux appels téléphoniques avant d’aborder bien vite la suite de notre organisation. Je ne suis pas tout à fait certaine de savoir ce qui serait le plus logique ou le plus pratique, mais je sais une chose: je ne veux pas déjà la voir partir, même si elle est destinée à revenir peu de temps après avec mes médicaments. Je ne sais pas trop...mais si cela te convient on peut attendre patiemment la commande puis manger tranquillement et je me lave pendant que tu vas chercher les médicaments, cela sera peut-être moins gênant ne pus-je m'empêcher d'ajouter même si cela teint subitement mes joues de pourpre. Quitte à être mal à l'aise, je décide d'ajouter ces quelques mots qui me brûlent la langue depuis tout à l'heure Et si ce programme te plait, que penses-tu de me parler un peu de ce que tu es devenue...
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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyLun 6 Mar - 14:53

loving you forever can't be wrong

Ta vie prend une tournure tellement étrange, ces derniers temps. Tu flottais sur un petit nuage, avec ton nouveau compagnon, quand Faith a décidé de débarquer à nouveau dans ton entourage, te clamant haut et fort son amour alors qu’elle était ivre et venait de subir un accident sérieux – à cause de son ivresse. Puis, il y a eu le retour fracassant de Shea – qui tentait de s’accaparer Rafael de façon odieuse – dans la vie de Rafael .S’il t’avait promis qu’elle ne serait pas un obstacle, le jour où il t’avait proposé d’emménager à ses côtés, leur baiser remettait tout en question. D’autant que, désormais, tu avais décidé de lui mener la vie dure parce qu’il ne pouvait pas choisir entre toi et elle. Et voilà que, deux jours après votre violente dispute, c’est à nouveau Faith qui réapparait – cette fois-ci pour te demander de l’aide. Toi, tu voulais juste être heureuse. Pourquoi est-ce que le destin s’acharnait avec une telle ferveur dans ton existence ? Parce que tu ne priais plus assez ? Il faut dire que ta croix ne te quittait pourtant jamais. Et puis, tu aimerais retourner à l’église, mais c’est ta mère qui s’y oppose. Elle estime que tu es devenue la figure incarnée du Mal, en ayant eu une relation homosexuelle. A cause de Faith, de votre histoire, tu avais été rejetée. Humiliée. Et tout ça pour quelle satisfaction, au final ? Aucune. Tu t’étais juste retrouvée absolument toute seule. Parce que toi, tu y croyais. Tu étais persuadée qu’elle était l’amour de ta vie entière. Seulement, tu t’étais trompée. Faith avait décidé de te quitter, du jour au lendemain. Et pour cela, une partie de ton être lui en voulait toujours intensément.

Quoiqu’il en soit, malgré les épreuves traversées ces derniers mois, tu avais accepté bien gentiment de revenir à son chevet. Pour lui venir en aide. Parce qu’elle te le demandait et que, en dépit de tout, tu ne pouvais presque rien lui refuser. Et après quelques mots échangés, tu tentais de concocter un programme afin que tout se passe pour le mieux, dans le meilleur des mondes. C’est donc naturellement que tu t’es tournée vers Faith, afin d’avoir son opinion sur les prochaines minutes. « Je ne sais pas trop...mais si cela te convient on peut attendre patiemment la commande puis manger tranquillement et je me lave pendant que tu vas chercher les médicaments, cela sera peut-être moins gênant. » Tu réfléchis quelques instants, puis tu hoches la tête d’un air entendu. Après tout, cela ne peut pas te sembler mieux évalué. Parce que tu te voyais mal rester aux côtés de Faith tandis qu’elle serait totalement dénudée – ou presque. « Et si ce programme te plait, que penses-tu de me parler un peu de ce que tu es devenue... » Ceci dit, tu ne t’attendais pas tellement à cela. D’une certaine façon, cela eut le don de raviver une partie de toi que tu espérais avoir endormie pour le reste de la journée. Néanmoins, repenser au mal qu’elle t’avait infligé ne put que t’empoisonner les idées. Si tu avais tenté de rester gentille, douce et compréhensive, tu ne pouvais pas minimiser ton ressentiment. « Oh tu sais, il ne s’est pas passé grand-chose depuis que tu es partie. » Dis-tu en la regardant. Puis, dans un mouvement de malaise, tu regardes le mur. Ces mots, dans ta bouche, sonnaient comme un reproche. C’était le cas. Et le pire, c’est que tu ne pouvais pas t’arrêter à ce niveau-là. « Ma mère m’a reniée, définitivement. Elle m’interdit de revenir à l’église ou en visite vers mes frères et sœurs. » Expliques-tu, peinée. Ce fut juste après le départ de Faith que le couperet était tombé. Parce que ton père était parti de la maison, aussi. Sauf que cela, elle l’ignorait encore. Tu baisses les yeux, en y repensant. Cela ne te soulage pas pour autant. Ta colère est encore là. « Je travaille toujours chez Victor. C’est comme ça que j’ai rencontré Rafael. » Précises-tu. Il ne se serait jamais rien passé, si elle était restée dans ta vie. Mais elle avait fait ses propres choix, après tout. « D’ailleurs, on a emménagé ensemble, il y a plus d’un mois. » Dis-tu, pour achever la chose. Histoire qu’elle comprenne bien qu’il avait pris de la place dans ton existence. Peut-être, cependant, était-ce une façon aussi de l’alerter ? Tu aurais aimé lui dire que c’était tendu, avec lui, en ce moment. « Mais c’est compliqué, en ce moment. » Ajoutes-tu. C’est sorti de ta bouche tout seul. Tu n’as même pas pris la peine de réfléchir. Parce que, sans doute, tu avais besoin d’en discuter avec une personne depuis un moment ? Quoiqu’il en soit, tu redresses tes yeux dans les siens. Tu es moins souriante qu’avant. Plus dure, sans doute. « Et toi alors… ? Qu’est-ce que tu as fait durant tout ce temps ? »

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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyJeu 9 Mar - 10:19

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All my friends tell me I should move on loving you forever, can't be wrong even though you're not here, won't move on and there's no remedy for memory your face is like a melody, it won't leave my head your soul is hunting me and telling me that everything is fine but no one compares to you ◘ lana del rey



Je lui propose de me parler un peu de ce qu'elle est devenue et je ne peux m'empêcher de me revoir prononcer ces mots, d'une façon ou d'une autre, face à Adriel, Gabriel, Kainoa. Et, finalement, c'est à peu près tout. Je n'ai pas encore eu l'occasion que renouer contact avec qui que ce soit d'autre. J'ai bel et bien partagé un café avec des clients ou de potentiels employeurs, fait la causette avec le boulanger du coin et la femme de ménage de la villa Swanson. Cependant, en ce qui concerne les tentatives d'approche avec mes anciennes connaissances, elles se comptent sur le doigt d'une main. Il faut dire qu'il n'est pas aisé de revenir la bouche en cœur vers les personnes qu'on a abandonnées. D'autant plus que je n'ai pas de justification valable à leur proposer. Si je me souviens encore parfaitement de l'état d'esprit dans lequel je me trouvais en claquant la porte et en roulant droit devant moi il y a quelques mois de cela, si je suis encore tout à fait en accord avec la raison qui m'a poussée à tourner les talons -bien que je le regrette-, il n'empêche que je ne peux pas l'expliquer. Ou en tous cas, pas de sorte à ce qu'ils comprennent. C'est d'ailleurs pour ça que Rylee elle même ne connait pas précisément la raison de mon départ. Il me parait ridicule de déclarer à qui voudrait savoir pourquoi j'ai fui lâchement que j'avais peur de l'amour. Et il s'agit pourtant de la seule raison. Raison qui m’apparaît toujours comme valable: j'ai trop souvent été blessée voire brisée par des relations éphémères. Je sais cependant que personne ne pourra le percevoir comme moi. Dès lors, je me vois obligée de me justifier en long et en large, argumentant entre vérité pure et réalité enjolivée. Et, chaque fois, il me faut m'excuser encore et encore dans l'espoir de recevoir le sourire tant attendu qui signifie que je suis pardonnée, que l'on m'offre une nouvelle chance. Et si j'ai bien conscience de les avoir méritées, j'ai horreur de toutes ces simagrées. Raison pour laquelle, en plus du manque de temps, je ne traverse pas Tenby, des boites de chocolat sous le bras à distribuer à toutes ces personnes auxquelles je dois présenter des excuses.

Mon départ serait à l'origine de tous ses maux. Par ma faute, elle a tout perdu. Je sais avoir commis une erreur. J'ai bien conscience du mal que j'ai pu causer en partant : à elle ainsi qu'à tous mes proches. Cependant, je trouve un peu excessive la manière dont elle semble tout me reprocher. Ou peut-être veut-elle seulement signifier que, déjà fragilisée par mon absence, elle n'a su riposter efficacement face à tout ce qui lui arrivait. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas grand chose à répliquer. Tout d'abord parce que je ne parviendrais jamais à justifier raisonnablement mon départ. Ensuite parce que je n'aime pas la contre dire. Je refuse d'entrer en conflit avec elle. Je n'aime cependant pas la façon dont elle semble s'être échappée de la pièce, en pensée du moins. Son regard ne voyage plus autant, elle fixe visiblement un horizon que je ne perçois pas. Retrace les événements récents avec une colère à peine muselée dans la voix. Tout dans son changement d'attitude et dans ses propos témoigne de la rancœur qu'elle me porte. Elle eu, jusqu'à présent, le don que je ne lui connaissais pas de bien cacher son jeu. Alors voilà l'état réel de ses sentiments envers moi à l'heure qu'il est: entre sa rage et sa douleur, les reproches sont omniprésents. Ta mère n'a jamais été des plus raisonnables, elle t'empoisonnait la vie depuis des années. Je me retiens d'ajouter que c'est donc une bonne chose qu'elles ne se voient plus. Car je ne tiens pas à insinuer que mon comportement eu des répercutions positives. Mais aussi parce qu'il y a sa fratrie dans l'affaire et je sais à quel point elle a besoin d'eux comme d'oxygène. Je ne décide pourtant pas de parler de ces derniers, ne souhaitant pas entrer dans son jeu dont l'objectif premier semble d'être de m'accabler de tous les malheurs du monde. Mais voilà qu'elle parle de Rafael et mon sang ne fait qu'un tour. Je viens de le dire, je ne voulais pas de paroles blessantes ni de sarcasmes violents entre nous. Cependant la façon dont elle semble vouloir me heurter voire rouvrir une cicatrice toujours à vif, m'irrite au plus au point. J'ai bien fait de partir 'faut croire, à quand les fiançailles? J'ose espérer être marraine d'au moins un de vos enfants! crachais-je sans chercher à contenir ma contrariété. Voilà cependant qu'elle ajoute Mais c’est compliqué, en ce moment et je réalise la violence infondée de mes mots. J'ai replongé dans mes anciens démons: enchaîner erreurs sur erreurs, écorcher encore et encore celle que j'aime et que je devrais, au contraire, chercher à reconquérir. Je me déteste dans ce genre de moment. Je me déteste depuis que je l'ai abandonnée. Ma gorge se serre tandis que je vois Rylee se renfrogner plus encore. Les choses ne devaient pas se dérouler de la sorte. Elle venait m'aider, m'accordait une chance que je ne méritais pas, j'aurais dû la rentabiliser. Mais comment pourrais-je contenir les envies de meurtres qui poussent en moi dès qu'elle prononce le nom de son amant? Pire lorsqu'elle décrit la vie qu'ils ont? J'ai l’incohérente mais intime conviction qu'il m'a volée ma promise. Face à ces sensations qui se bousculent en moi, aux propos durs échangés et à l'atmosphère électrique planant dans la pièce, je décide de ne pas répondre à sa dernière question. De toute façon, j'en aurais été incapable, trop occupée à contenir un besoin pressant de hurler, de pleurer, et de l'embrasser.
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MessageSujet: Re: loving you forever can't be wrong ◘ Rylee loving you forever can't be wrong ◘ Rylee EmptyJeu 18 Mai - 19:11

loving you forever can't be wrong

Le temps était passé, depuis la fois où vous vous étiez séparées toutes les deux. Tu lui en avais énormément voulu. Aujourd’hui encore, tu la tenais en grande partie responsable de cette décision de fuite sans explication donnée. Pourtant, tu trouvais le moyen de rester auprès d’elle lorsqu’elle en avait besoin. Que ce soit ici ou à l’hôpital, Faith demeurait une préoccupation à ton égard. Elle avait quémandé ta présence, ton aide, et tu n’avais pas su refuser. Pourquoi Diable ? Parce que tout au fond de toi, les sentiments que tu nourrissais envers elle demeuraient les plus sincères. Elle avait été ta plus belle histoire d’amour. Malgré votre houleuse séparation brutale, tu ne parvenais pas à effacer la totalité de tes bons moments à ses côtés, dans ton esprit dérangé. Ca te terrifiait d’être présente lorsqu’elle le réclamait. Car cela témoignait ton attachement pour elle. Chose que tu ne pouvais pas concevoir. Pas après tout ce qu’il y avait eu. Et puis, tu étais en couple désormais. Tu vivais avec Rafael et tu étais amoureuse de lui. C’était réciproque – du moins tu essayais de t’en convaincre – et tu voulais construire une relation durable. Saine. Sauf que lui aussi avait tout fait foirer. Mais ça, tu préférais ne pas l’évoquer dans l’état actuel des choses.

Lorsque Faith te demanda des nouvelles de ta vie, durant son absence, tu évoquas notamment tes conflits avec ta mère. Pour elle, tu avais dû l’affronter par le passé. Tu l’avais fait. Malheureusement, il y avait des conséquences à tes actions. Et, sans que cela en ait valu la peine, tu t’étais retrouvée à devoir te dissimuler pour pouvoir apercevoir tes frères et sœurs, hors de la maison familiale. Tu n’osais même plus te rendre à l’église. Pourquoi ? Parce que tu étais tombée amoureuse d’une femme. Tu aurais pu largement le supporter, si cette dite femme était restée à tes côtés. Sauf qu’elle avait fui votre lit. Votre amour. Alors, tu ne pouvais être que remplie d’amertume. Tu avais perdu ta famille pour elle. Sans que ça n’ait l’air de compter. « Ta mère n'a jamais été des plus raisonnables, elle t'empoisonnait la vie depuis des années. » Tu préfères simplement hocher la tête. Il est inutile de s’apitoyer sur ton sort. Parce que, finalement, il en était ainsi et rien ne changerait la situation. Peut-être qu’avec Rafael, ceci dit, elle retrouverait une partie de sa raison et te permettrait à nouveau de rejoindre le foyer ? Aucune idée. En tous cas, tu n’oses pas trop garder espoir. Tu as appris à tes dépends qu’il n’y avait rien de plus destructeur que ce sentiment.

Sans t’en apercevoir, tu parles de ta relation avec Rafael. Du « comment » vous vous êtes rencontrés. C’était maladroit de ta part. Toutefois, tu cherchais peut-être à blesser Faith, inconsciemment. En tous cas, la réaction de la blonde ne se fait pas attendre. « J'ai bien fait de partir 'faut croire, à quand les fiançailles? J'ose espérer être marraine d'au moins un de vos enfants! » C’est acerbe de sa part. Tu sens la jalousie qui gronde en elle. Pour peu, elle te fusillerait du regard. Une partie de toi jubile. L’autre est peinée de son attitude. Tu n’as pas le droit d’être heureuse, toi aussi ? C’est elle qui est partie. Sans doute a-t-elle vécu des moments formidables, loin de tes bras. Elle n’a donc aucunement le droit de te reprocher quoique ce soit. Puisque c’est de sa faute si votre relation est morte. Tu fronces les sourcils, agacée par ce comportement. Avec Faith, tu ne sais jamais quoi penser. Mais on dirait que tu te rends enfin à l’évidence : elle a gardé des sentiments pour toi. Une forme de possessivité, tout du moins. « Je crois que je ferais mieux de te laisser reposer. » Expliques-tu, sur un ton neutre et détaché. Aussitôt, tu te diriges vers ton sac à main, posé sur la chaise non loin de son lit. « J’irai passer prendre tes médicaments et je les apporterai à ta mère. Et pour le reste… » Continues-tu, tandis que tu remontes la bandoulière sur ton épaule. Tu réfléchis quelques secondes. Tant pis pour le poulet ! Au pire, elle le réchauffera le lendemain. « Je suis persuadée que tu sauras te débrouiller sans moi. » Achèves-tu de dire. Ce qui, le cas échéant, signifie qu’elle ne pourra pas compter sur toi pour son bain. Ni sur ta présence bienveillante pour le repas. Tu décides alors de presser tes pas, jusqu’à la porte de sa chambre. Tu ouvres cette dernière, prête à t’envoler. Sauf qu’à la dernière seconde, tu jettes un dernier regard en arrière. « Je suis contente de voir que tu vas mieux. » Amertume ou sincérité ? Elle le prendra comme elle voudra. Pour l’heure, tu refermes la porte et la laisses réfléchir de son côté. Prendre de la distance, ça vaut sans doute mieux. Son retour est encore trop frais. Trop douloureux.

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