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We don't love anymore. Serenate

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, lizzie, deborah, jesse and yevgeniya
TON AVATAR : alex turner
TES CRÉDITS : catwoman (avat) - penny (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 7394
POINTS : 4065
ARRIVÉE À TENBY : 26/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 yo (09.06.88)
CÔTÉ COEUR : whore
PROFESSION : musician
REPUTATION : il est plutôt calme depuis qu'il est revenu de rehab, non ?



Wearing the inside out
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MessageSujet: We don't love anymore. Serenate Mer 21 Déc - 23:46

Don't wanna know
Kind of dress you're wearing tonight
If he's holding onto you so tight
The way I did before
I overdosed
Should've known your love was a game
Now I can't get you out of my brain
Oh, it's such a shame

“Je t’aime, comme j’aime Kainoa.” C’est ce qu’elle m’a dit. Elle me l’a dit. Et j’y ai cru. Comme un con, j’y ai cru. J’y ai cru parce que je voulais y croire plus que tout. Assez des belles tournures comme quoi elle m’aime aussi, mais d’un amour différent. Elle m’aime et je l’aime comme un dingue. Je n’arrive pas à l’enlever de mes pensées. Toujours elle rôde dans ma tête alors que je sais pertinemment que je dois la laisser partir, la laisser vivre sa vie avec cet homme auquel elle tient pour des raisons que je ne saisis pas. Elle m’a dit qu’elle m’aimait. Mais tout ça, c’était pour mieux m’achever la minute d’après. Je me verse une rasade de whisky, du Macallan qui date des années 1950 et qui coûte quelques milliers de livres sterling. Je suis déjà bien amoché par tous les autres verres que j’ai consommé ce soir alors j’en renverse sur la table en verre. Table sur laquelle traîne un bon paquet de coke. Ca aussi, ça a coûté quelques milliers de livres sterling. Mais franchement, qu’est-ce que ça peut bien foutre ? L’alcool m’achève tandis que la poudre me redonne le peps d’un étalon. Un mélange certainement prohibé par les médecins, mais ça aussi, qu’est-ce que ça peut bien foutre ? Dans un élan destructeur, je m’en prends à ma guitare sèche parce que je suis furieux de ne plus rien pouvoir écrire depuis des semaines maintenant et le pauvre instrument termine sa vie en quelques morceaux de bois éparpillés dans la salle à manger. Elle n’a pas aimé se retrouver contre le mur. Pourtant là, c’est ma tête que j’aimerais cogner contre le mur. La colère me bouffe de l’intérieur. Je revois le visage de Spencer, les marques qu’elle essayait lamentablement de dissimuler derrière un fond de teint de mauvaise qualité. Je revois ses yeux embués de larmes par la tristesse, puis par la rage et l’assurance alors qu’elle me crache tous mes torts à la gueule. Elle ne l’avait encore jamais fait. Elle ne m’avait jamais rien reproché. C’était moi qui m’excusait pour la façon dont j’avais agit et elle qui hochait la tête en jurant m’avoir pardonné. Tout ça, ce n’était donc que des mensonges. Elle ne m’a jamais pardonné et c’est même pire que ça. Elle m’en veut.

“Il n’y a jamais eu d’amour entre nous. Je m’en rends compte maintenant.” La dague s’enfonce profondément dans mon coeur et tous les espoirs meurent. Une nouvelle gorgée de Macallan vient s’ajouter dans mon système. Est-ce que ça me rend plus précieux d’ingérer un liquide aussi cher ? Peut-être. En tout cas, ça ne changera pas le point de vue de Spencer qui s’est faite très claire. Jamais je ne l’avais vu avec autant de conviction dans le regard. Ces mots, aussi acérés que des lames me transperçaient et son regard me faisait regretter d’être devant elle. Elle était si douce, avant… Je ne voulais pas la croire, mais peut-être qu’elle a raison au final. Il n’y a pas d’amour entre nous. Juste une passion destructrice que je suis le seul à ressentir. Je me sens faiblir alors je laisse mon nez se faufiler dans le tas de poudre que je n’ai même pas pris la peine de tasser. Pas de rail, pas de paille. Rien qu’une dose de drogue prise au hasard.

“Je ne reviendrai pas. Et certainement pas pour toi.” Sa douceur habituelle est remplacée par une froideur que je ne connaissais pas. Elle me déteste, je peux encore le voir dans les traits de son visage et dans le ton de sa voix. J’en frisson toujours, mais ça ne m’empêche pas de me dire qu’il est temps de passer à autre chose. Ca sera difficile. Très difficile. D’autant plus que cela fait plusieurs jours que je n'arrive pas à penser à autre chose. Ses yeux qui lancent des éclairs, la révélation qui me fait comprendre que mes sentiments n’étaient pas partagés, jamais, et que je me suis donné dans cette relation pour rien. Elle avait déjà fait son choix de toute façon et ça, je l’avais bien compris, même si j’espérais encore que notre passé fasse pencher sa décision en ma faveur. Que dalle. Elle ne reviendra pas, certainement pas pour moi… Pourtant, il ne lui a pas fallu longtemps pour revenir sur sa décision et nous contacter, nous dire qu’elle était prête à rentrer et nous donner rendez-vous. Elle a finalement décidé de rentrer, mais pas pour moi, c’est sûr. Je repense à ce long trajet pour traverser l’Angleterre et le Pays de Galles. J’avais beau rouler vite, je ne pouvais me dépatouiller de cette envie de foncer dans un mur pour en finir une bonne fois pour toute.

Si je dois tirer un trait définitif sur la rousse, il n’y a qu’un moyen d’y parvenir, celui dans lequel je m’efforce d’exceller depuis des mois déjà : un bon alcool, une drogue qui détruit les cellules grises bien comme il faut, et une partenaire insatiable. Elle ne devrait pas tarder à arriver, d’ailleurs. Pensif, j’entends tout juste le coup à la porte et je réponds depuis le salon, sans me déplacer. « C’est ouvert. » J’entends la porte s’ouvrir pour se refermer aussitôt. Je repose mon verre quelque part sur la table basse, entre le tabac, le liquide ambré et la poudre, afin d’avoir les mains vides pour pouvoir accueillir comme il se doit ma partenaire de la nuit. Sauf que quand je me retourne, je tombe de haut. Ce n’est pas à elle que je m’attendais. Pas du tout. « T’es pas la pute danoise que j’attendais. » Lâche-je brutalement, froidement. « Dégage de là Spencer. »


_________________


We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Thomas, Lenny, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Johanna Brady
TES CRÉDITS : Castamere (avatar) & petramaximoff (gifs) & Anaëlle (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libre (0/3)
En cours : Nate - Malone
A venir : Isla
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POINTS : 3297
ARRIVÉE À TENBY : 03/05/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans. (03/05)
CÔTÉ COEUR : Elle vient de rompre ses fiançailles, ce qui lui a brisé le cœur.
PROFESSION : Elle n'a pas terminé la fac de droit, elle aimerait bien reprendre maintenant que sa fille est née.
REPUTATION : Elle a accouché d'une belle petite fille le 10 novembre ! Toutes nos félicitations ! Et aussi beaucoup de courage car elle a l'air d'être partie pour l'élever seule. Je me demande ce qui se passe avec le fils Baxter... Ils avaient l'air si heureux...



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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Sam 24 Déc - 14:40


There must be a good reason that you're gone
Every now and then I think you might want me to
Come show up at your door
But I'm just too afraid that I'll be wrong

« Je viens te chercher. Ne crois pas que j’ai oublié où se trouve Tenby et que tes petits copains pourront faire quelque chose pour toi. Tu es ma femme et tu m’appartiens. » Les messages vocaux et les textos émanant de Ben continuaient d’arriver sur le portable de Spencer avec une régularité, à une fréquence alarmante. Il y a avait plus d’une semaine qu’elle était revenue au Pays de Galles mais le débit de son mari ne diminuait pas. Cependant, s’il se livrait à ce harcèlement virtuel, c’est qu’il n’était toujours pas revenu en ville, et c’était en quelque sorte rassurant. Il fallait bien que la rousse se raccroche à quelques certitudes, aussi futiles soient-elles. Parce qu’en vérité, elle était dans un état psychologique déplorable, sursautant au moindre sms, vivant dans un stress constant. Elle avait presque toujours mal au ventre, elle avait toujours peur. Sortir en ville était une épreuve pour elle. Mais rester à la maison n’était pas non plus simple. Souvent, quand Kainoa partait au travail et que son imagination lui faisait entendre trop de bruits, elle se cachait dans la buanderie, derrière la machine à laver. C’était un abri pathétique et illusoire, complètement inutile en cas d’attaque, mais elle passait parfois des heures dans ce petit recoin sombre. C’était son petit coin à elle. Ça la calmait. Un peu… Cependant, aujourd’hui, elle était bel et bien dehors. Elle bravait le froid, et surtout la peur, pour se rendre à une destination bien précise. L’appartement de Nate. Le musicien n’avait toujours pas répondu à ses sms à elle et elle avait vraiment besoin de lui parler. Il fallait qu’elle lui dise qu’apparemment Ben l’avait repéré lui aussi, pas que Kainoa. Il fallait qu’elle lui dise de faire attention à lui. Il fallait aussi qu’elle le remercie d’être venu à Liverpool. Il fallait qu’elle lui dise que toutes les méchancetés qu’elle lui avait dites étaient fausses. Qu’elle était loin de les penser. Que le fait qu’il ait encore envie de la sauver après tout ce qu’elle lui avait fait l’avait énormément touchée et qu’elle lui était reconnaissante. Oui, elle avait besoin de lui dire toutes ces choses. Et elle devait être sûr qu’il allait bien les entendre…

Elle arrive devant chez Nate. Toutes les façades de la rue sont joyeusement illuminées par les décorations de Noël mais les quartiers du Miles semblent plongés dans l’obscurité. Seul une faible lumière brille, signe qu’il est quand même chez lui. Spence inspire puis frappe à la porte. La voix familière du musicien lui crie que c’est ouvert et même si elle se sent un peu gênée d’entrer comme ça, elle s’engouffre à l’intérieur. Elle suit l’unique source de lumière et émerge dans ce qui semble être le salon. Elle ne connaissait pas du tout les lieux. Elle avait beaucoup fréquentés l’ancien appartement de Nate et y avait même vécu mais ensuite pour des raisons évidentes, elle avait cessé ses visites. Elle avait ensuite entendu qu’il avait vécu en colocation puis qu’il avait déménagé à cette nouvelle adresse Mais elle n’était pas venue pour visiter. Nate est assis dans son canapé et lui tourne le dos. Elle va se signaler quand son regard appréhende tout à coup le décor. Alcool, cigarettes… cocaïne… La table basse de l’anglais est un véritable rêve pour un camé. La bouche de la rousse s’arrondit tandis qu’elle reste muette face à ce spectacle. Elle ne pensait pas qu’il allait si mal… Bien entendu, elle se sent immédiatement coupable. Elle ne pouvait pas tout mettre sur Harlow, elle avait une part de responsabilité dans cette déchéance… Sans doute surpris par le silence, le brun se retourne soudainement et c’est à son tour de sembler choqué quand il la voit. Mais il se reprend plus vite qu’elle, lui assénant l’accueil le plus désagréable possible. « T’es pas la pute danoise que j’attendais. Dégage de là Spencer. » Plus que sa vulgarité, c’est la dureté dans sa voix qui écorche les oreilles et le cœur de la Evans. Sauf qu’elle peut encaisser. S’il y avait bien une chose qu’elle savait faire, c’était justement encaisser les insultes. Toutefois, elle se contraint à mettre de la fermeté dans sa voix pour répondre. « Non, je ne fais pas de passes. Et je n’ai jamais mis un pied au Danemark. Mais j’ai besoin de te parler. » Elle avance d’un pas dans la salon, souhaitant montrer qu’elle n’irait nulle part. Elle fait crisser le sac en plastique qu’elle a dans ses mains. « En plus, je t’ai apporté un cadeau de Noël. » Dit-elle plus gentiment, essayant de le dérider un peu.


_________________

That's some type of love ❥ Isn't she lovely ? Isn't she wonderful ? Isn't she precious ? Less than one minute old. God gave a present to me, made of flesh and bones. My life, my soul. You make my spirit whole. (by anaëlle)
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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Dim 25 Déc - 23:05

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Oh, it's such a shame

Spencer. Cette saloperie de rouquine a le culot de venir chez moi, dans mon appartement - pour la première fois - alors que je n'ai jamais exprimé mon souhait de la voir ici. Pas depuis notre dernière conversation à Liverpool tout du moins. Je me lève de mon canapé alors que j'étais parfaitement bien installé dans ce dernier afin de mieux la toiser, de mieux lui faire comprendre que sa présence n'est pas souhaitable. Je me veux mauvais et je mets les choses au clair dès le début. Ce n'est pas elle que j'attendais. Ce n'est pas de sa compagnie que j'ai besoin. Elle, elle ne cesse de me redonner de l'espoir pour mieux me l'arracher par la suite. Connasse. Mais pourquoi est-ce que je l'aime encore ?
« Ne sois pas méprisante, y'a pas de sous métiers, tu devrais le savoir, t'es qu'une coiffeuse. » Siffle-je, les dents serrées et la mine arrogante. Mon envie de m'exploser la gueule contre le mur ne fait que de s'accroitre et ce n'est pas parce qu'il y a Spencer que j'aurais la moindre gêne. Cependant, pour le moment, je veux quand même essayer de la faire dégager. Ca n'a pas l'air de vouloir fonctionner et pire encore, elle veut parler. Je croise les bras, sur la défensive et j'envisage mes options : l'inviter à rester, parler, comme elle le souhaite, ou la faire craquer pour qu'elle parte ? Pourquoi pas les deux. Avec un grand sourire hypocrite et le geste qui va avec, je l'invite à s'installer. « Et ben installe toi alors. Parlons. » C'est faux-cul au possible et j'espère que ça l'agacera, que ça la fera craquer... Avant moi, en tout cas. Moi, vif comme un aigle et éveillé comme jamais, je me mets devant la table basse, à genoux et cette fois, je fais même l'effort de ne pas fourrer mon nez dans le tas de poudre, mais d'en faire des rails. Je sors une carte de crédit au hasard et je fais deux lignes grossières. Je fais ça vite, mais je ne me poudre pas le nez tout de suite, avant je concentre mon attention sur mon invité, toujours aussi fourbe. « Qu'est-ce que je te sers ? J'ai du Macallan encore plus vieux que toi. Un seul verre représente à peu près un mois de ton salaire. » Cette fois c'est moi qui suis méprisant, voire dédaigneux, mais ça ne m'empêche pas de parler d'un ton faussement enthousiaste et d'en rajouter des tonnes. Je vais lui faire regretter d'être venue. « Sinon, comme tu peux le voir, j'ai de la coco de première qualité. Elle réveille bien comme il faut si tu veux mon avis. » Je sais très bien ce qu'elle en pense et c'est pour cette raison que je ne lui donne même pas la chance de répondre quoi que ce soit que j'enchaîne. « Oh et pas la peine de me refaire la morale comme quand tu étais venue me voir à Cardiff. T'es chez moi là, si ça ne te plait pas, tu es plus qu'encouragée à repartir. » Je ne me souviens que trop bien de notre petite altercation le soir de ce concert si particulier pendant lequel elle était venue me rendre visite à l'after-party. C'était une mauvaise idée et sa visite d'aujourd'hui n'est pas plus réfléchie, on dirait. « D'ailleurs, si t'es venue, tu savais à quoi t'attendre. P't-être que tu es justement là parce que tu veux te faire un rail sans que ton bien aimé n'en sache quoi que ce soit. » Le mélange de l'alcool et de la drogue me fait parler vite, trop vite, et surtout me fait enchaîner tout ce qui me passe par la tête.  « Et ben vas-y, fais comme chez toi ! Ca sera notre petit secret. » Je me relève et je m'avance vers elle, un peu comme un défi : lequel de nous deux sera le premier à perdre la tête ? Aucun pronostic pour le moment, mais plus les secondes passent et plus j'ai l'impression que je suis celui qui va craquer le premier. Je lance un regard au sachet qu'elle a dans les mains quand elle dit ce que c'est. Un cadeau de Noël ?! Sérieusement ?! Qu'est-ce qui a pu la guider aussi mal ? Je pensais pourtant avoir été clair lors du trajet de retour de Liverpool quand justement, je ne lui ai pas décroché le moindre mot. Mais un cadeau, c'est un cadeau, non ? « Un cadeau ? Fallait pas ! » La voix monte dans les aigües.
Je prends le paquet qu'elle me tend, sans envie de rire à présent et je commence à le déballer délicatement, comme si je prends mon temps pour jouer avec ses nerfs même si au final, je joue également avec les miens.


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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Sam 7 Jan - 9:48

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Les paroles de Spencer n’ont aucun effet apaisant sur Nate. Il se relève brusquement pour la toiser, la regardant avec une fureur inédite. « Ne sois pas méprisante, y'a pas de sous métiers, tu devrais le savoir, t'es qu'une coiffeuse. » Bien que décidée à encaisser, la réaction de la rousse est instinctive. Elle se recroqueville face à ces dires pleins de mépris, sachant que le musicien ne faisait qu’exprimer à voix haute ce que tout le monde pensait tout bas. Elle est blessée, horriblement blessée. Elle a beau essayer de relativiser et de se dire que c’est la drogue et l’alcool qui parlent, elle ressent la morsure des mots de Nate avec une insupportable acuité. Car ses yeux lancent des éclairs et on dirait qu’il veut vraiment la blesser. Il était en train de lui faire une offense qu’elle ne pouvait pas relativiser. Elle regrette d’ailleurs les quelques pas qu’elle a fait vers lui, elle ne veut plus rester ici tenir une conversation alors qu’il est dans cet état. Alors même quand il accède à sa requête et accepte de parler, elle lui désobéit, ne s’installant pas comme il lui commande. De toute façon, son invitation est teintée de ressentiment et de cynisme. Et le sourire narquois qu’il affiche est aussi déstabilisant que ses propos. « Je ne disais pas ça pour être méprisante… Mais tu as raison, c’est peut être mieux que je parte. » Dit l’anglaise d’une voix apeurée, regrettant toujours autant sa démarche. Et pourtant, elle ne bouge pas. Pas encore. En fait, elle reste interdite devant le très choquant spectacle que lui offre son premier amour quand il s’installe face à sa table pour se préparer des rails de coke et les sniffer tranquillement devant elle. La jeune femme a soudain la nausée. Mais il ne s’en rend pas compte, continuant sa comédie de l’hôte faussement diligent, déversant toujours plus de sarcasmes et d’horreurs. Toujours figée, Spencer subit ce flot d’injures en silence, ressentant pour la première fois de sa vie, une véritable bouffée de colère envers celui qu’elle pensait aimer de tout son cœur. Car il sait exactement où appuyer pour que ça fasse mal. En fait, peu de personnes la connaissent aussi bien que lui, et c’est pour ça qu’il a toutes les cartes en main pour lui infliger des dégâts conséquents.

« Je… Tu… » Les mots se coincent dans sa gorge tandis que son dégoût et sa fureur augmentent. Si elle l’avait blessé, il était en train de lui rendre bien comme il le fallait. Et Spencer n’était pas une méchante mais là, il était clairement en train de dépasser les limites. « Tu es… ignoble. Alors non, je ne te ferai pas la morale. J’étais venue te dire de faire attention à toi mais tu peux bien crever de la coke plein le nez ou t’étouffer quand tu auras vomi ton whisky de snobinard. Je m’en lave les mains. » Elle ne lui avait jamais parlé comme ça, même quand il l’avait plaquée sans vergogne. Les mots durs, vulgaires, lui viennent spontanément, comme ça semble être le cas pour lui. Après Liverpool, elle avait espéré un retour à la normale mais il fallait croire que quelque chose en elle s’était fêlé. Car elle a envie d’en rajouter, de le mettre plus bas que terre. Une pulsion qu’elle ne pensait jamais éprouver pour lui. Mais peu à peu, elle se laissait gagner par son amertume, allant plus loin. « Tu sais, je t’ai toujours trouvé des excuses mais finalement je vois la vérité aujourd’hui. Tu m’en veux parce que j’ai choisi Kainoa. Quand tu pouvais m’avoir, tu n’en avais rien à foutre mais maintenant que je suis avec quelqu’un, tu me veux. Tu es incapable de te réjouir du bonheur d’autrui. Tu es malsain. Je croyais que le fait que tu sois venu à Liverpool était la preuve que tu pouvais grandir mais j’avais tort.»

Et enfin, elle retrouve l’usage de ses jambes, commençant à reculer vers la porte. « Je ne sais même plus de quoi j’étais reconnaissante quand je suis venue ici. » Sauf que lui s’est mis à avancer et soudain, il est vers elle, lui arrachant presque le sac en papier qu’elle tient dans les mains. Son cadeau de Noël. Sur le coup, elle y avait pensé comme un geste d’apaisement mais c’était totalement déplacé d’en faire un à Nate. Maintenant, elle s’en rendait compte. Mais il était trop tard, il était déjà en train de le déballer avec une douceur surprenante, vu l’état de nerfs dans lequel il semblait être… Elle continue à aller vers la porte, peu désireuse de voir sa tête quand il découvrirait ce fameux cadeau. Car s’il y avait encore plus déplacé que le fait de faire un cadeau, c’était le cadeau en lui-même. Elle avait en effet fait encadrer une photo de Nate et elle au bord de l’eau alors qu’ils étaient allés tous les deux à Haverfordwest pour tester Vicky. Et elle avait aussi ajouté un t-shirt un peu ridicule scandant fièrement le nom de la ville au milieu d’un slogan qui était en fait un jeu de mot. Ils avaient tous les deux rit de ça dans la boutique de souvenirs… Elle croyait que lui rappeler cette journée serait un bon moyen de restaurer leur amitié passée, ou tout du moins leur lien mais l’échange acrimonieux d’aujourd’hui venait de lui faire comprendre qu’elle venait juste de jeter du sel sur des vieilles plaies qui ne se refermeraient probablement jamais.


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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Dim 8 Jan - 13:49

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Finalement, il ne faudra pas beaucoup de round avant de voir la rousse déguerpir. Le premier est à peine terminé qu'elle évoque déjà son désire le mettre les voiles. Tant mieux. Je n'en attendais pas moins. Je la fixe et je réponds à chacun de ses mots avec violence. J'en suis au point où je ne sais même plus si je pense mes paroles ou si elles sortent automatiquement parce que je désire simplement la blesser. Je ne sais plus. Je suis perdu. En plein milieu de mon salon, j'ai perdu la notion de beaucoup de choses et celles de l'amour, de la haine, de l'amitié en font partie. Rien de plus que des concepts. Je serre les poings et je déglutis quand j'entends sa voix retentir dans la pièce. A son tour de sortir des méchancetés et dans un élan malsain, je soutiens son regard pour tenter d'y lire ce qu'elle pense réellement. Que je m'étouffe dans mon vomi ? Pourquoi pas. Ca nous arrangerait peut-être tous les deux.
« Ca me parait toujours un meilleur plan que de poursuivre cette conversation. » Siffle-je, acide, et pour appuyer mes propos, je me penche sur la table basse pour attraper mon verre et en boire une longue gorgée. Je la provoque et je ne la lâche pas des yeux. Qu'elle regarde ce qu'elle m'a fait devenir à force de se pavaner avec sa putain de vie parfaite. Je la déteste autant que je l'aime et quand elle reprend avec de nouvelles insultes, je les encaisse sans piper mot. Un sourcil arqué, j'essaye d'étudier ses paroles, mais clairement je ne suis plus en état pour de telles choses et je me contente de ricaner. Peut-être qu'elle a raison, ou peut-être pas, je ne pourrais le dire, alors je me contente d'essayer de réguler ma respiration qui devient de plus en plus accélérée et irrégulière. Je croise à nouveau les bras et je m'avance pour prendre le cadeau de ses mains. Je défais le paquet, pressé de voir ce qu'elle a bien pu m'offrir et quand je me retrouve face à la photo encadrée, je perds pied. Jusque là, je me croyais vainqueur de cette entrevue, mais c'est finalement elle qui récupère tous les points. La mâchoire serrée, je me sens sur le point d'éclater et quand je relève les yeux, je remarque que Spencer a déjà commencé à s'éloigner. Trop c'est trop. Elle ne peut pas se pointer comme ça, me faire ce cadeau déplacé après m'avoir insulté et se barrer aussi vite. Non, ça ne va pas se passer comme ça. Le cadre en main, je tends le bras à la recherche d'élan et je l'envoie valser dans l'encadrement de la porte, non loin de là où se trouve l'Anglaise.
« Ouais vraiment, tu n'aurais pas dû pour le cadeau ! » Elle en a la preuve irréfutable maintenant que je me rapproche d'elle d'un pas nerveux en foulant les bouts de verre.
Je n'ai pas envie d'être violent avec elle parce que j'aime à croire que je ne suis pas pourri jusqu'à la moelle - surtout quand on connait l'horreur qu'elle a vécu il n'y a pas si longtemps - Pourtant, je me retrouve à son niveau, à la retenir par le bras et à la maintenir fermement. Je ne veux pas lui faire mal, ou du moins, pas physiquement, pourtant je serre et je m'entends ajouter.
« Moi j'vais te dire de quoi tu étais reconnaissante en venant ici ! Parce que tu sais que sans moi, là, à l'heure actuelle, tu serais encore en train de te faire cogner parce que ton petit chéri a beau être doué et trouver des foutues comètes dans l'espace, il n'est même pas capable de trouver sa putain de copine. » Je pense mes mots et je poursuis avec la même froideur, la même distance. « T'es reconnaissante parce que malgré…  » Je me coupe, me sentant soudainement vraiment mal, ou du moins, plus mal que d'habitude. J'ai chaud et je sens mon palpitant toujours aussi affolé si ce n'est plus… J'essaye de me reprendre en soufflant doucement, je cligne des yeux pour faire passer cette vision qui se brouille petit à petit. « Je… J'arrive plus à respirer. » lâche-je dans un souffle lointain et ce constat me fait paniquer. J'étouffe et je sens mes membres se mettre à trembler malgré le fait que je tienne fermement le bras de l'Anglaise. Je la lâche, afin d'appuyer une main sur mon coeur, car j'ai l'impression que le problème vient de là, mais aussitôt que je n'ai plus aucun appui, je m'écroule aux pieds de la rousse, dans les éclats de verre et les tremblements sont de plus en plus violents.
Je panique. J'ai peur. Je crois comprendre ce qui m'arrive et je n'ai aucun moyen de calmer cette angoisse qui me fait partir en vrille, qui me fait pleurer et surtout, qui me fait crever.

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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.
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TES DOUBLES : Penny, Thomas, Lenny, Rhys & Trystan
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ARRIVÉE À TENBY : 03/05/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans. (03/05)
CÔTÉ COEUR : Elle vient de rompre ses fiançailles, ce qui lui a brisé le cœur.
PROFESSION : Elle n'a pas terminé la fac de droit, elle aimerait bien reprendre maintenant que sa fille est née.
REPUTATION : Elle a accouché d'une belle petite fille le 10 novembre ! Toutes nos félicitations ! Et aussi beaucoup de courage car elle a l'air d'être partie pour l'élever seule. Je me demande ce qui se passe avec le fils Baxter... Ils avaient l'air si heureux...



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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Dim 15 Jan - 18:29

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But I'm just too afraid that I'll be wrong

« Ca me parait toujours un meilleur plan que de poursuivre cette conversation. » Il semblait que Nate et Spencer avaient enfin trouvé un point d’accord. Car leur échange était sans doute le pire dialogue que la rousse avait jamais mené. Tout était fait pour blesser l’autre, pour le toucher sur les points les plus sensibles. La vitesse avec laquelle les choses avaient dégénéré était presque surnaturelle… Le Miles en était à affirmer qu’il préférait mourir plutôt que de continuer la conversation. Et elle n’était pas certaine qu’il avait dit cela juste pour la beauté de la répartie... Et bientôt, la dispute atteint un niveau supérieur, gagnant en intensité et en violence. C’est de la faute de la rousse et du cadeau qu’elle a apporté, c’est certain. Mais ça ne l’empêche pas d’avoir très peur quand Nate le lui arrache des mains. Une peur qui s’agrandit quand elle voit le visage du musicien alors qu’il découvre ce qu’il y a dans l’emballage. L’expression qu’il affiche est tout bonnement indescriptible… S’en est trop pour la Evans qui cette fois, s’en va pour de bon. Elle tourne les talons, rejoignant la porte. C’est alors qu’elle sent un mouvement de vent derrière elle et qu’elle entend un choc violent tout près de son crâne, juste derrière son oreille. Puis, elle entend un bruit de verre brisé et comprend en poussant un cri de surprise que Nate vient de jeter le cadre dans l’encadrement de la porte. « Ouais vraiment, tu n'aurais pas dû pour le cadeau ! » Elle se retourne pour le voir arriver près d’elle, tétanisée par cette fureur qu’elle voit émaner de lui. « Je suis désolée… Je m’en vais maintenant, promis. Calme-toi, s’il te plaît… » Bégaye t-elle, toujours choquée par la violence du geste qu’il vient de faire. Elle ne l’en pensait pas capable. Mais elle n’est pas au bout de ses surprises. Il lui attrape en effet le bras, le serrant pour ne pas qu’elle lui échappe, recommençant à cracher son venin. Et soudain, tout se brouille. Les lieux et les protagonistes différaient mais le résultat était le même. Une nouvelle fois, elle se retrouvait dans le rôle de la victime, à subir une flopée d’injures narquoises. Une nouvelle fois, elle est trop faible pour tenter de se dégager et subit en silence tandis que les larmes lui montent aux yeux.

Cependant, le calvaire de l’anglaise prend fin plus vite que prévu. Nate s’arrête soudainement en plein milieu d’une phrase, semblant chercher son souffle. En fait, il n’arrive plus à respirer comme il finit par l’annoncer entre deux râles proprement effrayants. Spencer cligne des yeux pour chasser les larmes, constatant alors que le front du musicien est trempé de sueur. Il tremble aussi de tous ces membres et finit par la relâcher pour porter une main à son cœur. Puis, il s’effondre littéralement au sol, accompagné par un nouveau cri de la rousse. « NATE ! » Elle était déjà dans un état de stress avancé à cause de leur dispute mais à présent, c’est une panique pure qui la gagne. Sans penser aux éclats de verre qui jonchent le sol, elle tombe à genoux à côté de lui, alors qu’il est toujours secoué de tremblements. Etait-il en train de faire un arrêt cardiaque ? Non il était bien trop jeune pour cela… Quoique avec toutes les drogues qu’il prenait… Les drogues. Mon dieu ! Les reportages qu’elle regarde parfois tard le soir à la télé lui reviennent en mémoire. C’était une overdose, ça ne pouvait être qu’une overdose. L’alcool, les médicaments, la cocaïne… « NATE » Hurle t-elle une seconde fois, comme si le fait de l’engueuler allait le faire se relever et arrêter. Elle essaye de le toucher mais elle n’arrive pas à atteindre son visage alors qu’il se débat et convulse. Vite, elle attrape son téléphone dans sa poche et compose le numéro des urgences. Dès qu’elle entend une voix, elle se met à crier. « Aidez-moi…. Je crois que mon ami est en train de faire une overdose… Je vous en supplie, faites vite. » La femme au téléphone essaye de rassurer après qu’elle ait donné l’adresse de Nate mais les joues de la rousse sont striées de larmes. Elle n’avait aucune formation médicale, aucune. Le Miles avait vraiment choisi la mauvaise personne en face de qui crever…. En désespoir de cause, elle soulève tant bien que mal la tête de ce dernier, la posant sur ses genoux, encadrant son visage de ses mains pour qu’il reste en place. Nate est d’une pâleur mortelle, et il est glacé. Les sanglots de Spencer redoublent alors qu’il peine à garder les yeux ouverts. « Reste avec moi… Nate… s’il te plaît… Parle moi… Tu sais que je ne pensais pas un mot de ce que j’ai dit. Je ne veux pas… Je ne veux pas que tu meurs. » A tâtons, elle fait glisser ses mains le long de son cou, sentent malgré tout encore un pouls. Elle déboutonne aussi les boutons qui ferment le col de sa chemise, essayant de lui donner un peu d’air. Est-ce qu’un massage cardiaque était approprié ? Elle n’en avait strictement aucune idée. Alors, faut de mieux, elle continue sa litanie, se penchant au dessus de lui pour qu’il entende ses paroles. Bien qu’elle avait l’impression de hurler. Elle lui tapote les joues, essayant de le maintenir éveillé. « Je ne veux pas et je t’interdis de mourir… Pas en étant fâché contre moi. Tu m’entends ?! Tu ne peux pas partir comme ça. »


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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Dim 15 Jan - 21:07

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The way I did before
I overdosed
Should've known your love was a game
Now I can't get you out of my brain
Oh, it's such a shame

Un jour, j'ai cru mourir. C'était le jour où j'ai posé le genoux gauche à terre et que j'ai demandé la main d'une femme qui ne m'aimait pas - ou alors qui ne m'aimait pas suffisamment pour envisager de passer le reste de sa vie avec moi. Ce jour là, j'ai cru qu'il était possible de mourir d'un coeur brisé et jusqu'aujourd'hui, j'en étais encore persuadé. J'avais l'impression qu'une part de moi était foutue, qu'elle était morte en même temps que mes espoirs et que jamais je ne connaitrais une douleur plus déchirante.
J'avais tort. Je m'en rends compte, maintenant.

Mon souffle se coupe, mon coeur tambourine tellement fort dans ma poitrine qu'il en est douloureux et me donne l'impression qu'il va bondir hors de mon corps. Ma vision se brouille et mes membres ne réagissent plus. Je suis bien loin de ces vulgaires crises de panique qui me faisaient me précipiter aux toilettes pour vomir tellement le sentiment d'abandon me tuait de l'intérieur et me faisait peur. A l'époque, je croyais que c'était la fin et j'ai même cru à un moment qu'une prise de panique pouvait être mortelle tellement elle me mettait dans un état second et inconnu. Et c'est un peu pour les contrer que ma consommation d'alcool a nettement augmenté. Et puis, la vie de rock-star prenant le dessus, les drogues légales et illégales sont devenues des habitudes.
Aujourd'hui, je crève et ce n'est pas une crise de panique qui me paralyse et qui me fait cracher de la bile. Aujourd'hui, c'est réel et cette incapacité de me reprendre m'effraie et me tétanise. Je ne peux rien faire. Mon propre corps ne m'obéit pas et je sombre petit à petit sous les convulsions et les tremblements. Les hurlements de Spencer, je ne les entends que comme une empreinte auditive lointaine. En revanche, je sens ses mains sur moi, mais ça aussi, ça ne m'apporte pas le calme ou le réconfort que ça aurait pu pour une violente crise de panique. Mon propre corps me fait mal et baigner dans cette marre de verre renforce cette déchéance.
Mes yeux pleurent, vident toutes les larmes de mon corps et des gémissements s'échappent de mes lèvres pendant ce qui semble être une éternité.

Bientôt, plus rien… Les yeux perdus dans le vide, fixant les mèches de cheveux rousses qui me tombent sur le visage. Je pars, ailleurs… Je ne sais où. Et les voix deviennent de plus en plus lointaines bien que je distingue de nouvelles voix… Les voisins ? Les ambulanciers ? Je ne peux dire et je m'engouffre dans le vide quelques secondes plus tard.
Le coeur a lâché, peut-être. Que sais-je ?
J'ai la sensation d'être dans un rêve, de quitter mon corps pour me retrouver loin de tout. Le contrôle s'en va, mais a-t-il seulement été déjà là ? Comment être maître de sa propre vie ? C'est impossible. Il y a toujours ces éléments perturbateurs, ces choses qu'on ne peut pas prévoir et qui nous empêche de mener à bien nos projets, notre vie. Et si Spencer n'était pas venue ? Et si même elle n'était jamais revenue dans ma vie ? C'est un rêve bien sinistre que je fais… Une vie sans Spencer. Une vie misérable - quoi que ça, ça se rapproche plutôt de la réalité. J'ai perdu connaissance dans les bras de celle que j'aime et peut-être que c'était écrit, que ça devait se finir comme ça entre nous, que c'était le seul moyen pour en terminer et pour arrêter de se torturer l'un l'autre.
Je me laisse tomber dans les méandres de ce sommeil chaotique, brutal et troublé, bien loin du sommeil apaisant que j'avais imaginé en imaginant la mort.

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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Lun 16 Jan - 21:39

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Les tremblements de Nate laissent bientôt place à un immobilité bien plus inquiétante, tandis que les sons qui sortent de sa bouche deviennent plus assourdis. Les derniers signes de vie qui émanent de lui disparaissent ainsi. Il est en train de sombrer. Et Spencer l’accompagne dans sa chute, tandis que les dernières onces de raisons qui restaient en elle s’écroulent. A la panique, succède l’hystérie. Elle ne tapote plus les joues du musicien, elle lui assène de véritables gifles. Mais c’est tout juste si ses paupières tressaillent. Comme s’il était déjà ailleurs. Doucement, la rousse est gagnée par un désespoir indescriptible. Et pourtant, son corps refuse d’abandonner la lutte, elle continue à essayer de réveiller Nate. En vain. Elle s’acharne, perdant la notion du temps. Puis, malgré son état de transe, elle entend les sirènes qui se rapprochent. Le salon est soudain illuminé de bleu et de rouge dans un ballet morbide mais hypnotique. Le claquement de la porte. Des mains qui la tirent en arrière. Loin de Nate. Elle se débat mais elle est à bout de force et bientôt, elle est contrainte de desserrer son étreinte. Elle est jetée dans un coin de la pièce, tandis que deux secouristes se précipitent vers le Miles. C’est lui, la priorité. Secouée de tremblements, Spencer les regarde lui dispenser les premiers soins. Il y a un pouls. Il n’est pas mort. Elle entend l’homme le dire. Mais elle a du mal à le croire tant l’anglais semble mal en point. Elle voit bien le masque qui est apposé sur son visage d’une pâleur mortelle, contrastant avec sa chevelure d’ébène. Elle prie alors de toutes ses forces pour que ce masque lui rendre son souffle, pour que le liquide qu’ils sont en train de lui injecter dans les veines éradique le poison qui coulait déjà dans ces dernières. Elle prie pour qu’il retrouve un souffle de vie, tout simplement.

Et finalement, le corps toujours inanimé de Nate est emmené dehors, sur une civière. Un visage apparaît soudainement dans le champ de vision de la rousse. « Madame… Vous allez bien ? Vous avez besoin de soins ? » Il y a de l’urgence dans sa voix et elle comprend qu’en tardant à répondre, elle diffère le départ de l’ambulance, volant probablement de précieuses secondes à Nate. Elle prend donc sur elle pour hocher la tête de droite à gauche, ce qui conduit à une nouvelle question du secouriste. « Vous voulez l’accompagner ? » Oui. Elle voulait monter dans cette ambulance. Veiller sur chacune des respirations du Miles. Ne pas l’abandonner alors qu’il luttait contre la mort. Parce que malgré la scène qui s’était jouée entre eux avant qu’il ne s’effondre, elle voulait qu’il vive. Pire, elle voulait être certaine qu’elle n’avait pas fini par le tuer. Parce qu’elle avait beau attribuer une part du mérite à Harlow, l’image du Nate souriant et bien dans sa peau qui l’avait accueillie à Tenby et l’image du Nate ivre de colère et de drogues qu’elle avait vu ce ne soir ne cessaient de se superposer dans son esprit, lui soufflant qu’elle était le lien de causalité. Et pourtant, les mots qu’elle s’entend prononcer sont à l’opposé de sa volonté. « Non… Je crois que je suis la dernière personne qu’il voudra à son chevet. Appelez sa cousine… » L’homme n’insiste pas, disparaissant dans la nuit, tandis que les sirènes assourdissantes retentissent à nouveau. Puis, c’est le calme plat. Elle se relève avec peine, ne parvenant toujours pas à se remettre du choc. Cette relation dévastatrice qu’elle avait développée avec Nate ces derniers mois venait de connaître un épilogue tragique. Comme si le destin les punissait de s’être acharnés à ne pas se séparer alors qu’ils étaient clairement voués à se détruire l’un et l’autre. Mais cette fois, la rousse cesserait de se voiler la face et interpréterait ce désastre comme il se devait : il était temps de tourner la page et de laisser Nate en paix. Définitivement.


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ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Elle se remet de sa deuxième rupture avec Sean et s'est promis qu'on ne l'y reprendrai plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Mais peut être plus pour longtemps.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Lun 16 Jan - 21:44

Arrow Arrow Arrow
 

What the fuck were you thinking ?
Gonna fall if you lead us
Nowhere.
So low
You keep stalling
Can you not see why
I'll be a thorn in your side
'Til you die

Il n’était jamais bon d’entendre son téléphone sonner au milieu de la nuit. C’était rarement une bonne nouvelle. Au mieux, on pouvait espérer que ce soit un pote dans une galère. Au pire… Et bien au pire, c’était toujours des mauvaises nouvelles. Toi, tu n’avais pas beaucoup d’amis en plus. Alors quand tu es tirée de ton sommeil par la sonnerie stridente de ton portable, tu es tout de suite parfaitement réveillée, en alerte. Tu n’es pas lâche alors tu décroches malgré l’angoisse qui tu noues l’estomac. Et tu ne peux malheureusement que constater à quel point tu avais été clairvoyante. Parce que ça y est. Tu viens de recevoir le pire coup de fil de ta vie. Le ciel t’es tombé sur la tête, et tout ce que tu as pu faire, c’est articuler quelques misérables monosyllabes pour prouver qu’il y avait bien quelqu’un au bout du fil. Parce que sinon, tu es complètement figée. Lentement, tu portes tes mains à ta bouche pour étouffer un cri qui ne vient finalement pas.  Tu es en train de t’effondrer à l’intérieur et pourtant ton masque extérieur refuse de se fissurer. Comme si ton cerveau avait été déconnecté du reste de ton corps. C’est une sensation très désagréable. Mais d’un autre côté, c’est ce qui te donne la force de bondir hors du lit de passer un pull et un jean par-dessus ta nuisette, de sauter dans des bottes fourrées et d’empoigner tes clés de voiture au passage pour foncer dehors. Les deux kilomètres qui te séparent de l’hôpital défilent sous tes roues sans que tu te rendes compte que tu es en train de les effectuer. Peut être que tu croises des gens. Peut être que tu enfreins une bonne dizaine de règles du code de la route. Peut être que tu conduis parfaitement bien mais que c’est automatique et que tu ne t’en rends pas compte. Tu n’en sais rien. Le choc absorbe tout, ne laissant qu’un vide immense dans ta tête. Et dans ta poitrine aussi. Parce que tu as littéralement l’impression d’avoir un trou à la place du cœur.

Puis vient le moment de traverser les couloirs de l’hôpital. Un épisode aussi flou que les autres. Tu erres juste au milieu des patients, hagardes. Mais même si tu es anéantie par la nouvelle, il reste un peu de Penny Collins en toi. Tu finis par obtenir le renseignement dont tu as besoin. Quelques minutes plus tard, tu pousses la porte de la chambre 908, le cœur au bout des lèvres. Il est là. Allongé sur son lit d’hôpital, des perfusions dans les bras. L’image est choquante mais moins que ton envie soudaine de lui sauter dessus et de le secouer de toutes tes forces. Son sommeil a l’air en effet paisible. Une sérénité qu’il ne mérite pas. Pas quand il t’a plongée dans un tel état d’inquiétude. Pas quand il s’est détruit méthodiquement à petit feu malgré tes tentatives pour l’arrêter. Oui, tu lui en veux. Parce que sa vie est précieuse pour toi. Inestimable. Et il a failli y mettre fin sans penser une seule seconde à la peine que ça te causerait. Il a voulu te priver de son rire, de sa générosité, de ses manières dramatiques, de la douceur de ses bras, de sa présence… Et tout ça pour quoi ? Quelques secondes d’oubli ? Ta colère contre lui était incandescente. Autant que l’amour qu’il te faisait éprouver. C’étaient deux sentiments inconciliables et pourtant ils cohabitaient en toi, te déchirant de l’intérieur. Une bonne personne s’installerait à son chevet, prendrait sa main, lui murmurant des paroles douces, pour lui montrer qu’il ne serait pas seul quand il sortirait de son coma artificiel. Mais c’était au dessus de tes forces. Ta réaction était égoïste, mais c’est bien ce que tu étais, non ? Une égoïste. Parce que dans le cas contraire, tu aurais anticipé ce drame au lieu de t’envoyer en l’air dans un coin avec Sean pendant qu’il dépérissait… Tu vas t’asseoir dans le fauteuil près de la fenêtre, pas celui vers le lit. Tu remontes tes genoux sous ton menton, adoptant une position presque fœtale, essayant tant bien que mal d’absorber la détresse mentale dans laquelle la nouvelle de l’overdose de ton cousin t’avait mise. Tu ne bouges pas. Une véritable statue de sel. Ou d’amertume. Cette paralysie te rassure. Et tu ne la quittes pas, même quand au petit matin, Nate commence à montrer les premiers signes d’éveil et  tourner la tête vers toi. Non, tu restes figée, les yeux grands ouverts, secs des larmes qui ne coulent pas.

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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Mer 18 Jan - 21:04

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I overdosed
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Je ne sens plus rien. Je suis loin, très loin, jusqu'à ce brusque réveil où je reprends vie suite à un coup violent sur la poitrine. Une injection d'adrénaline ? Possible. Je me redresse subitement, mes poumons retrouvent leur utilité et mes yeux s'écarquillent tandis que je regarde d'un oeil apeuré ce qui m'entoure. Je sens du sang séché au niveau de mon nez et je me souviens plus ou moins de ce qu'il s'est passé avant que je perde connaissance. Je me souviens de Spencer surtout, de notre dispute… Et je me demande où est-ce qu'elle est à présent. Il y a un homme au dessus de moi, tout semble être en train de bouger et je me demande si c'est uniquement dans ma tête que ça se passe ou si réellement ça bouge. Est-ce que je suis dans une ambulance en route ? J'entends cette sirène caractéristique irritante qui aggrave ma migraine alors c'est possible. Ceux qui m'entoure me demandent de rester calme et j'ai beau comprendre qu'ils font partie du personnel soignant, qu'ils ne me veulent aucun mal, c'est impossible. La panique reprend le dessus, je m'agite, je hurle et je pousse un dernier cri de désespoir quand je sens l'aiguille qui s'enfonce dans mon bras. Doucement, je me sens repartir dans une inconscience certaine et cette fois, ça fait presque du bien.

* *
*

Je me réveille doucement, ouvre les yeux après un gémissement de malêtre pour les refermer aussitôt tellement la migraine provoquée par la lumière est douloureuse. Ca fait mal. J'ai l'habitude des gueules de bois, je peux même dire qu'elles n'ont plus vraiment d'effet tellement l'alcool remplace petit à petit le sang qui coule dans mes veines, mais aujourd'hui… C'est violent. C'est un malaise qui semble me bouffer de l'intérieur. Je me sens vaseux et si j'ai l'espoir que cette sensation s'en aille rapidement, cet espoir s'envole en un battement de cils. Je comprends que je ne peux pas retarder le moment de mon réveil éternellement, surtout qu'on pourra peut-être me donner quelques pilules pour stopper cet état douloureux. Les yeux papillonnent un moment avant de se fixer dans un coin de la pièce pour enfin rester ouverts et voir ce qui m'entoure. Je tente de me mouvoir dans ce lit d'hôpital et une douleur vive au bras m'empêche de faire des mouvements trop brusques. Je ne sais pas ce qui coule dans cette perfusion, mais pour sûr, il ne s'agit pas de morphine et c'est bien dommage. Je tourne la tête, misérable et troublé par cette impression qui mélange nausée et névralgie.
Et je la vois. Je reste bouche bée. Elle est là, sur le fauteuil et je ne peux pas deviner depuis combien de temps elle est assise dans cette chambre. Le sentiment de honte qui m'envahi est indescriptible. C'est dur, très dur, de soutenir son regard et de réaliser que j'ai failli y passer la veille. La honte, elle n'est pas facile à endosser, à accepter et elle me rend malade. Qu'est-ce que j'ai fait ? Et qu'est-ce qu'elle doit bien pouvoir se dire ?
Je ne l'ai pas fait exprès, pas vrai ? Alors pourquoi suis-je habité par un doute déstabilisant ? C'était un accident. C'en était forcément un. Je ne voulais pas mourir. Je ne voulais pas en terminer avec la vie, malgré les apparences. Je dois dire quelque chose, mais ma voix refuse de se faire entendre. J'étais énervé, certes… Mais je ne voulais pas en finir, je crois. Je voulais oublier, simplement. Je voulais juste me sentir fort voire invincible et j'y suis parvenu. Je me pensais meilleur que Spencer et paradoxalement, je me sentais vivant. J'avais tort, encore une fois, et comprendre que j'ai de plus en plus souvent tort est effrayant. Que m'arrive-t-il ? Je pense que c'est une question légitime et pourtant, je ne peux pas y répondre tellement la situation s'éternise. Ce n'est pas une simple erreur. Ce n'est pas juste un accident. Ca fait trop longtemps que ça dure… Je capte le regard de Penny et je commence d'une petite voix. « J'ai merdé. »  Voilà là la conclusion la plus évidente à faire. J'ai merdé, ni plus ni moins, et j'ai tellement merdé que j'ai failli y passer. Je devrais dire autre chose, mais m'excuser semble bien trop trivial… Et c'est de Penny dont il s'agit, alors je doute que je puisse essayer de me justifier après un tel acte. Elle me connait trop bien… J'essaye quand même, jugeant que la situation ne peut pas être pire. « Je… J'voulais pas… »  Pas faire une overdose ? Risquer de crever ? Abandonner cette vie pourtant pas si terrible avec moi ? Je ne termine pas la phrase. J'ai perdu ma verve, mais ce n'est certainement pas la seule chose que j'ai perdu.

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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.
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CÔTÉ COEUR : Elle se remet de sa deuxième rupture avec Sean et s'est promis qu'on ne l'y reprendrai plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Mais peut être plus pour longtemps.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Ven 27 Jan - 21:37

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So low
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Can you not see why
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'Til you die

Tu entends Nate pousser un gémissement de douleur alors qu’il se réveille et tu te mords la lèvre tandis que des vagues de soulagement déferlent en toi. C’est le premier mouvement de vie qui émane de toi depuis de très longues minutes pour ne pas dire des heures. Comme si tu reprenais vie en même temps que lui. Tu expires longuement alors qu’il lutte pour ouvrir les yeux. Respirer est douloureux, comme si tu avais retenu ton souffle toute la nuit. Mais le pire est à venir. Ton cousin parvient à ouvrir les yeux suffisamment longtemps pour promener son regard tout du long de la chambre d’hôpital et finalement, vos regards se croisent. Tu ne sais pas ce qu’il peut lire dans le tien, mais dans le sien, il y a toujours du désespoir. Aucun soulagement à l’idée d’être en vie n’est perceptible. Et ça te désolé, autant que les heures que tu viens de passer sur cette chaise… Les minutes s’égrènent, chargées de tension, à la limite de ce qui est supportable sans qu’un mot ne soit prononcé. Aucun de vous deux ne semble décidé à rompre le silence. En même temps… Que dire dans de pareilles circonstances ? Rien ne semblait approprié. « J'ai merdé. » Quoi que ça, c’était pas mal. Un bon début. Un bon résumé de la situation… La voix de Nate est éraillé, basse, signe que son corps a du mal à se remettre de ce qu’il lui avait infligé. Mais tu as du mal à le prendre en pitié. Ta colère contre lui est toujours là, présente quelque part en toi, juste sous la surface et prête à surgir à n’importe quel moment. Une Penny dans son état normal aurait répondu quelque chose de piquant. Du style « C’est le moins que l’on puisse dire. » mais tu n’étais pas dans ton état normal. Non Nate allait devoir faire mieux s’il voulait te faire réagir, te tirer de la léthargie dans laquelle la pensée de sa fin t’avait plongée.

Hélas, il semble à court de mots aussi. Tu l’entends déglutir avec difficulté pour une nouvelle tentative, qui se solde malheureusement par un échec. « Je… J'voulais pas… » Cette phrase est aussi incomplète que possible mais tu la comprends. Enfin, tu pense la comprendre. Sauf que tu ne peux pas le croire. Tu voudrais bien mais les faits ne jouent pas vraiment en sa faveur. Tu te hérisses tandis que ta voix semble venir d’outre-tombe. « Je ne sais même pas quoi dire. » Tu plonges ta tête entre tes mains, essayant de reprendre un peu tes esprits. Tu serais bien restée dans ton immobilité, dans ton monde. Mais tu savais que tu devais réagir, gérer cette situation. S’il y avait bien quelque chose que Nate avait démontré cette nuit, c’est qu’il n’était pas capable de prendre les choses en main… Tu sens toutefois qu’il continue à te fixer et tu relèves les yeux, croisant son regard suppliant. Des reproches acrimonieux te brûlent la langue mais tu ne te sens pas la force de les déverser. Alors tu vas à l’essentiel, d’une voix froide, signe qu’a tes yeux, rien de tout cela n’était acceptable. « Tu l’as voulu à partir du moment où tu as commencé à prendre ses saloperies. Mais ça s’arrête aujourd’hui. » Doucement, tu laisses tes jambes retomber au sol. C’est douloureux après les avoir gardées pliées aussi longtemps mais c’est aussi un soulagement. Ankylosée, tu te tiens pourtant droite quand tu te rapproches un peu du lit pour darder un regard implacable sur lui. « Tu m’entends ? C’est la première et la dernière fois que tu me fais vivre quelque chose comme ça. » Dans le cas contraire, tu ne lui pardonnerais pas. C’était une certitude. Mais vu ton attitude envers lui, il devait bien le comprendre sans que tu ais besoin de l’énoncer à voix haute. Alors autant continuer à annoncer fermement la couleur. « Demain, le médecin signera une décharge pour que tu sortes. Tu devras sans doute passer par le commissariat pour t’expliquer. Et après ça… Tu pars en désintox. C’est non négociable. Tu as déjà une place réservée et je t’y conduirai moi-même. »


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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Sam 28 Jan - 22:18

Don't wanna know
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If he's holding onto you so tight
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I overdosed
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Oh, it's such a shame

Elle ne sait même pas quoi dire… Si elle savait comment je la comprends à cet instant présent… Je ne sais pas quoi dire non plus. Je suis heureux de me réveiller et de la trouver dans la pièce, cela dit, je crois que je n'aurais pas refusé un peu plus de temps pour digérer et pour prendre conscience de conséquences de mes actes. C'est malheureusement un luxe que je ne peux pas me permettre et je soutiens alors le regard de ma cousine. Un regard qui semble se noircir et qui ne tarde pas à m'effrayer quand je constate qu'elle ne s'adoucie pas. Pas le moins du monde. Je la regarde sans savoir quoi ajouter et les secondes me semblent des heures jusqu'à ce qu'elle prenne à nouveau la parole. Des paroles dures auxquelles je ne veux pas croire malgré la réalité qu'elles reflètent. Je secoue la tête, ne voulant pas qu'elle continue de penser ainsi.
« Tu es injuste, Penny… Ce n'est pas vrai. » Ces saloperies, j'en prenais déjà par le passé, il y a des années déjà, même s'il est vrai que je n'y avais pas touché tout du long de ma relation avec Harlow. Il faut croire qu'elle avait réellement un effet positif sur moi.
J'en prenais, mais peut-être en moins grande quantité et moins régulièrement, certes. J'aime croire que c'est parce que j'avais moins d'argent à l'époque, mais il n'en est rien. J'en ressentais moins le besoin, c'est tout, mais ça, c'est hors de question que je l'avoue à voix haute.
Je ne sais pas vraiment qui j'essaye de convaincre le plus… Elle ou moi ? Le fait est que je poursuis. « C'était un accident. » Ca ne pouvait qu'en être un, peu importe ce que je pense et ce qu'elle pense elle aussi. J'essaye de me conforter dans cette idée fausse et j'en viens même à penser que si Spencer n'était pas venue, si j'étais resté tranquillement posé avec cette pute danoise que j'attendais, alors j'aurais certainement partagé mes lignes avec elle et rien de tout cela ne se serait produit. C'était un accident, tout simplement ; On ne peut pas les prédire, on ne les veux pas, mais ils nous prennent par surprise et peuvent ruiner nos vies en quelques secondes seulement. Ca serait presque croyable… A quelques détails près.

Penny commence à se mouvoir, et à mon tour je me redresse dans ce lit d'hôpital inconfortable, faisait fi de cette migraine qui me donne envie de plonger la tête sous l'oreiller. Elle s'avance et je hoche la tête à ses mots. Ce n'est pas le moment de la contredire et puis, j'en viens même à penser moi-même qu'elle a raison. Il est peut-être temps d'arrêter tout ça, temps de se reprendre en main et temps de profiter de la vie de rock-star d'une autre façon.  « Oui, j'entends… Je vais arrêter. » Dis-je simplement, pensant que c'est ce qu'elle veut entendre. Je lui avais déjà fait ce genre de promesse, il y a un peu plus d'un an, alors que j'étais fraîchement célibataire et que je commençais à m'enfoncer doucement, mais sûrement dans de mauvaises habitudes.
Elle reprend la parole et mon coeur s'affole. C'est douloureux, surtout après ce qu'il s'est passé la veille et mes yeux s'écarquillent quand je saisis là où veut en venir Penny. La désintox ? Il me faut quelques secondes de battement afin de digérer l'information. Ce n'est même pas la peine de demander à Penny si elle est sérieuse, le ton de sa voix, l'expression de son visage et son regard me le confirment, mais je ne peux pas laisser une telle chose se produire. « Attends, non, non, non… » Commence-je, perdu, ne sachant pas comment lui faire comprendre que ce n'est pas possible pour moi de mettre ma vie en stand-by uniquement pour lui faire plaisir. « Voyons, je ne peux pas aller en désintox, Penny. » Ca paraît tellement évidement que je me demande comment elle peut me demander ou plutôt m'ordonner une chose pareille. « J'ai des responsabilités, j'ai un contrat, j'ai l'écriture d'un nouvel album à terminer… Qu'est-ce que je suis censé dire aux autres ? » Ce qu'elle ne sait pas, c'est que depuis quelques mois déjà, une nouvelle panne d'inspiration est venue m'abattre et je n'écris plus grand chose. Ou du moins, rien de suffisamment bon.
L'idée que ma cousine soit intransigeante commence à m'effrayer et j'en viens à associer cette idée de cure de désintoxication comme un séjour en prison. Je me sens étrangement mal, comme si la migraine et la nausée n'étaient pas suffisantes et je crois qu'il est temps de poursuivre le débat avec la Collins pour lui faire comprendre que c'est impensable que je mette les pieds dans cette prison pour addicts.  « Je vais arrêter, je te le promets… Mais pas besoin d'aller là-bas, je t'assure. Ce n'est pas nécessaire, je ne suis pas… Comme ces gens là… C'était un accident, ça ne se reproduira plus. Regarde, quand Sean m'est rentré dedans avec sa Porsche, il était ivre mort, et je mettrais ma main à couper qu'il n'y avait pas uniquement de l'alcool dans son système et pourtant personne ne lui a dit d'aller en désintox. Il n'y a pas de raison, et bien… C'est pareil pour moi. »


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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Sam 4 Fév - 10:48

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Ta colère, bien que réprimée, était palpable. A vrai dire, elle emplissait toute la chambre, chargeant l’atmosphère d’une lourde tension. C’était un miracle que tu n’ais pas encore explosée et que tu ais réussi à dire ce que tu avais à dire d’une voix calme. Hélas, par un miracle malsain, Nate parvient à trouver LA réplique susceptible de te faire perdre tout contrôle dès sa première réponse. « Moi je suis injuste ? MOI JE SUIS INJUSTE ? Est-ce que tu es seulement sérieux ? » Tu peines à parler tant tu es offusquée. Ton cousin et toi vous aviez fait un long chemin vers l’acceptation l’un de l’autre ces derniers mois mais son overdose vous renvoyait douloureusement en arrière. Et soudain devant toi, tu revois le musicien capricieux et égoïste qui t’avait souverainement agacée lors de son arrivée à Tenby. Pire, il a l’air d’un sale gamin à te faire passer pour la méchante qui s’énervait pour pas grand-chose. « Non mais tu t’écoutes parler ?! Il ne s’agit pas d’une petite incartade là, tu as fais la connerie de ta vie ! Et tu crois que je vais laisser passer ça ? Mais tu te fourres le doigt dans l’œil mon pauvre… J’ai tous les droits de dire ce que je viens de dire. » Non tu n’étais pas injuste. Tu avais beau essayer de voir le problème à travers le regard du Nate, tu ne comprenais pas sa remarque. Et quand bien même… Admettons que tu sois vraiment injuste… Est-ce que ce n’était pas de bonne guerre après ce que tu venais de traverser cette nuit ? Hélas, ton cousin semble décidé à s’enfoncer dans le déni, ne parvenant pas à rallier ta théorie. Tu inspires et tu expires mais rien n’y fait. Tu laisses échapper un rire sans joie. « Un accident ? Certainement pas. A partir du moment où tu prends de la drogue, tu acceptes pleinement le risque que tu puisses en mourir. Tu ne me convaincras pas du contraire. »

Un sentiment tout aussi négatif que la colère était en train de naître en toi tandis que tu te rapproches du lit d’hôpital de Nate. L’inquiétude. Elle revient te frapper avec plus de force que jamais, te forçant à lutter pour ne pas qu’elle te paralyse à nouveau. Car votre petit échange vient de le prouver, ton cousin ne se rend définitivement pas de la gravité des faits. Une certitude qui est fortifiée quand il te dit d’une voix légère qu’il va arrêter. Tu avais déjà entendu ça… Sa promesse n’en est pas une, ce sont simplement des mots pour t’apaiser. « Je ne te crois pas. » Murmures-tu, excédée. Et tu fais bien. Parce qu’il refuse ensuite d’aller en désintox. Et il faut voir de quelle façon il le fait… Il t’explique d’une voix mesurée, comme si tu étais complètement irrationnelle que non, il n’avait pas vraiment le temps d’aller en cure, il avait des responsabilités, un album à terminer, etc. Tu as l’impression qu’on te fait une mauvaise farce. Et cette fois, c’est bon, tu perds vraiment les pédales. « JE M’EN FOUT DES AUTRES ! JE M’EN FOUS DE TON PUTAIN D’ALBUM !! » Cette fois, tu avais véritablement hurlé. La porte de la chambre s’entrouvre et une infirmière mécontente y passe la tête. Tu t’entends vaguement lui promettre que tu vas baisser d’un ton. Une promesse qui te semble pourtant impossible à tenir tant tu as les nerfs à fleur de peau. Et si Nate persiste dans cette attitude, tu ne réponds plus de la tienne… Tu passes une main dans tes cheveux blonds en bataille, essayant de rassembler tes idées. Hélas ton cousin profite de ton silence pour continuer sa pitoyable petite plaidoirie, ne remarquant pas qu’il ne fait qu’aggraver son cas. « Ne fais pas diversion en parlant de Sean ! Il n’a rien à voir dans cette histoire ! C’est de toi qu’on parle Nate bordel. »

Tu as réussi à moduler ta voix, à ne pas hurler. Quoique peut être que ce n’est pas vraiment du self control. Parce que tu te sens tout à coup vidée. Ton énergie s’évapore à vue d’œil et tu n’as même plus la force de crier. C’est regrettable parce que tu sais que tu vas devoir lutter avec chaque fibre de ton âme pour aider Nate contre son gré. Sauf si tu échouais encore une fois à le faire… Parce que tu savais qu’il avait des problèmes depuis plus d’un an. Et tu n’avais rien fait. Surtout ces derniers temps, parce que tu étais justement avec Sean. Et voilà où ça vous menait… Tu reprends la parole d’une voix plus faible. « Tu as un problème Nate…Et on s’est menti tous les deux en faisant mine de ne pas le voir mais aujourd’hui, on doit arrêter de se voiler la face… Je sais que c'est dur à admettre mais tu as eu une année difficile… Et…et je pensais que je serai un soutien suffisant mais visiblement, ce n’est pas le cas… » Tu vacilles à cette pensée, avant de te raccrocher à la barre du lit, posant tes deux mains sur le métal froid. Oui tu étais lessivée. Trop d’émotion et le manque de sommeil sans doute. Alors petit à petit la carapace d’intransigeance se fissure, laissant éclore une culpabilité toute neuve et une vulnérabilité que tu détestes. « Tu étais mort… Pendant quelques instants, ton cœur s’est arrêté de battre… Tu étais mort. » Tu le répètes une seconde fois pour qu’il comprenne même si l’idée te fait monter les larmes aux yeux. « Je n’ai pas réussi à t’aider alors je vais demander à des personnes plus compétentes de le faire… Ce sera dur de t’envoyer loin, de te laisser aux mains d’inconnus mais c’est ce qu’il faut faire. C’est ce que j’aurai du faire, il y a quelque temps déjà. C’est le seul moyen pour que tu t’en sortes.» Dis-tu en essayant de lui transmettre un peu de ta conviction.


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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Sam 11 Fév - 17:18

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Et tout déraille. A moins que tout avait déjà déraillé et que ce soit la réaction violente de Penny qui me fait comme un coup de pied dans le ventre, qui me réveille. Je m'obstine à croire - à vouloir croire - que ce n'était pas grand chose et que de toute façon, il n'y a pas à épiloguer étant donné que cette overdose ne m'a pas été fatale, mais c'est peine perdue. Les mots de ma cousine sont durs et reflètent une triste réalité. Je le comprends. J'en conçois, même, mais je ne peux pas la laisser me faire aller en cure de désintoxication. Je ne veux pas y mettre les pieds comme je ne veux pas admettre que j'ai un problème avec la drogue - je ne peux pas. C'est impensable. Je continue de secouer la tête, peu importe la migraine qu'un tel geste engendre. Je ne peux pas laisser Penny décider pour moi.
En plus, elle est la plus jeune de nous deux… C'est moi qui suis censé prendre soin d'elle et l'aider quand ça ne va pas et non l'inverse. Pourtant, la scène que nous sommes en train de vivre me fait redescendre sur terre et me fait malheureusement comprendre à quel point je suis faible. Je n'ai même pas été foutu de me remettre d'une rupture sans tomber dans des addictions malsaines alors que Penny a réussi à se réinventer, à reprendre une vie normale après la perte de sa petite Cassie.
Elle hurle et je réponds par un mouvement de recul instinctif, à m'enfoncer un peu plus dans mon lit d'hôpital. Penny ne rigole pas, vraiment pas et je me pince les lèvres, choqué par ses cris et sa détermination à m'envoyer en désintox. J'ai beau essayer de faire diversion, rien n'y fait et la blonde est fermée à toutes mes remarques.

Quand Penny reprend la parole avec plus de douceur, je me mets à regretter ses hurlements tant ses mots sont difficiles à encaisser. Que j'accepte ? Que j'admette ? De nouveaux tremblements viennent s'emparer de mon corps et je dois me faire violence pour les maîtriser tout comme je prends sur moi pour ne pas m'effondrer devant ma cousine. J'étais mort… J'étais mort et j'ai failli le rester, même si j'essaye de ne pas y penser.
 « Penny… Je t'en supplie… » Je sens une larme couler le long de ma joue et je l'essuie aussitôt, refusant de pleurer devant la serveuse. Elle est si forte, elle, et je ne suis qu'un minable en comparaison. Quelque chose qui ne semble pas sur le point de changer, a priori. Je secoue la tête une dernière fois, au cas où elle n'ait pas compris à quel point je ne veux pas aller dans un centre de ce genre pour me faire soigner.  « Ne me force pas à y aller. » Que j'implore doucement, effrayé à cette idée de devoir quitter la ville pendant quelques temps, devoir quitter Penny et surtout devoir quitter mon petit confort.
Je ne suis pas sûr de pouvoir la convaincre.
Je ne pense pas la faire changer d'avis, pas quand elle me regarde avec cet air sur le visage que je n'avais jamais vu auparavant. Elle est touchée, véritablement, et c'est à cause de moi. Elle a peut-être raison… Le plus simple serait d'admettre le problème et d'aller dans ce foutu centre la queue entre les jambes, mais c'est au delà de mes forces. Je ne peux pas avouer mes faiblesses à voix haute. C'est déjà tellement dur de l'envisager… Alors le dire ? Mettre des mots sur cet état ? Je n'y arrive pas. C'est tellement effrayant.

J'ai tellement peur. Peur de tout ce que la nuit dernière signifie. Peur de ce qui m'est arrivé, de ce qui a failli m'arriver et de ce qui m'arrivera que j'aille me faire soigner par des professionnels ou non. La lèvre inférieure tremblante, je peine à respirer parce que je cherche à éviter les sanglots.  « S'il te plait… Essaye de me croire, je peux m'en sortir sans aller en désintox. » Je me redresse et j'attrape la main de Penny qui se tenait au barreau métallique et je l'implore un peu plus, les larmes aux yeux.  « Il y a un autre moyen, je t'assure… Je peux y arriver. J'ai… J'ai compris que c'était grave et que… Que je dois faire quelque chose, mais par pitié… Ne m'envoie pas dans un endroit comme ça. » Adieu la dignité et l'indépendance. Bonjour la solitude et le manque. Un endroit que je considère comme une prison où tous les habitants luttent contre des problèmes divers et sont paradoxalement drogués pour combler le manque de drogue et commencer le sevrage. « Je n'ai pas grand chose à quoi me raccrocher, mais toi tu en fais partie, Penny… Et si je ne suis même plus autorisé à te voir pendant plusieurs semaines… Je n'y arriverai pas.  » Peut-être que partir défaitiste la fera changer d'avis ? J'essaye en tout cas.

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MessageSujet: Re: We don't love anymore. Serenate Mer 22 Fév - 17:13

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I'll be a thorn in your side
'Til you die

Tu es à bout de force. Les effets de ta nuit d’insomnie commencent à se faire ressentir, tout comme le contrecoup de l’angoisse inexpugnable que tu avais ressenti tout au long de cette longue nuit. Alors tu n’avais définitivement pas la force de t’engager dans un débat houleux. Et pourtant, c’est ce que tu es obligé de faire car ton cousin ne veut pas se ranger à la force de tes arguments. Au contraire, il continue à te supplier de ne pas l’envoyer en désintox… C’était trop. Tu avais pensé que manquer de perdre la personne que tu aimais le plus au monde constituait une épreuve suffisante mais non, tu devais repousser tes limites pour ne pas céder. Car Nate était en train de te briser le cœur. « Penny… Je t'en supplie… » Répète t-il. Il tremble littéralement dans son lit d’hôpital et tu le vois même essuyer une larme qui roule le long de sa joue. « Ne me force pas à y aller. » Il y a des intonations désespérées dans sa voix et tu ne peux plus les ignorer. Tu es déchirée. Il représentait tellement pour toi… Tu aimerais pouvoir accéder à sa requête. Ne pas l’éloigner, le garder près de toi. Mais ce n’était pas possible. C’était justement parce que tu l’aimais que tu devais le protéger de lui-même. Toi tu ne pouvais plus rien pour lui… Tu avais été tellement aveugle à sa souffrance, comment pouvait-il penser que tout irait bien avec toi à ses côtés ? Il fallait qu’il se fasse aider une bonne fois pour toute par des gens compétents. Une nouvelle fois, tu te blindes donc, secouant la tête de gauche à droite, les larmes aux yeux. Cependant, plus tu renforces ta résolution, plus il essaye de percer ton armure. Il renouvelle ses supplications, posant une main sur la tienne. Cette fois-ci, tu te mets à pleurer franchement, surtout quand il te décrit la cure de désintoxication comme un endroit absolument affreux.

La main qui est posée sur la tienne est froide, tellement froide… Tu l’enveloppes donc dans les tiennes, essayant de lui insuffler un peu de chaleur. Tu es sur le point de céder, tu le sens. Alors tu inspires, puisant dans tes dernières réserves. Il fallait que tu fasses pour lui ce que tu n’avais jamais eu la force de faire pour ta propre mère. « J’ai déjà signé les papiers… » C’était sans appel, il ne pouvait pas y avoir de retour en arrière. Il fallait que tu lui fasses comprendre que supplier ne servait à rien. Car s’il continuait, tu craquerais, c’était certain. Tu étais à bout de souffle. Et ça te tuait de devoir lui dire encore et encore non alors qu’il avait l’air si faible sur son lit d’hôpital… « Nate… Je sais que tu as peur. Mais tout va bien se passer, je te le promets. » Tu lâches un enfin un peu de lest, te rapprochant de lui pour de bon, l’enlaçant de toutes tes forces. Tu es debout alors pour une fois, tu es plus grande que lui. Le côté droit de son visage se retrouve contre ton épaule tandis que tu poses ton menton au dessus de son crâne. « Moi non plus, je n’ai pas grand-chose à quoi me raccrocher. Mais toi… Mais toi tu as toujours été là pour moi. Tu te rappelles quand j’étais furieuse que tu sois allé porter plainte contre Andrew sans mon accord ? Tu l’as fais pour m’aider malgré mon gré. Et bien, c’est pareil maintenant. Je ne t’enverrai pas loin si je ne pensais pas que c’était la bonne chose à faire pour toi. » Tu fixes le mur de l’hôpital en face de toi, sentant le corps toujours tremblant de ton cousin entre tes bras. Mais ta voix ne flanche pas, parce que tu es persuadée d’être en train de faire la bonne chose. « Je t’aime Nate. Et tu m’aimes aussi. Alors tu vas partir et tu vas te soigner. Tu vas le faire pour moi. Pour toi. Pour nous. Et dans le processus, tu auras le droit d’être fâché contre moi. Je m’en fiche. Tout ce qui compte, c’est que tu me reviennes. En bonne santé. » Tu t’arrêtes quelques instants, enfouissant ton visage dans ses cheveux pour y déposer un baiser. Et aussi pour t’imprégner de leur odeur. Car il allait bien sûr te manquer même si c’est toi qui l’éloignais… « Promets-moi, promets-moi que tu vas tout faire pour guérir. Que tu ne vas pas lutter. Après tout ce qu’on a traversé tous les deux, tu me dois bien ça. » Et oui, toi aussi, tu pouvais jouer sur la culpabilité et sur l’affection que vous vous portiez mutuellement.

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We got tired of your charms And tired of your false alarms. You're just a book
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