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The Grand Optimist (feat Penny)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs Hadsen.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Irish coffee & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Aloy, Penny, Evelyn, & William. (4/4)
A venir : Kainoa.
RAGOTS PARTAGÉS : 4676
POINTS : 3017
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016

OH MY GOD
ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-huit ans.
CÔTÉ COEUR : Aloy ♥.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea


Wearing the inside out
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MessageSujet: The Grand Optimist (feat Penny) Sam 3 Déc - 14:51


A window to the past

Les choses ont commencé à déraper il y a quelques jours de cela. Ça a commencé par des appels téléphoniques et puis, des lettres, chez toi et à l'université. Au départ, tu pensais que ça allait finir par passer, parce que tu reconnaissais les numéros et tu ne voulais pas y répondre. En réalité, tu ne savais pas exactement ce qu'on voulait de toi, en refusant de répondre, tu ne pouvais pas le savoir, alors tu as jeté un coup d’œil sur internet et tu as comprit, malheureusement. C'est le procès, celui dont ton nom est dans la liste, pas des accusés, non, mais des victimes bien que tu aies refusé à plusieurs reprises qu'on t'ajoute à cette liste. Toi, tu ne voulais qu'une chose c'est qu'on te laisse tranquille que tu puisses enfin tourner la page et oublier tout ça. Contrairement à certaines des victimes que tu connais qui ne pourront jamais aller de l'avant sans un jugement, toi, tu peux, tant qu'on ne te parle pas de ça et le procès, pour toi c'est t'enfoncer dans ton passé. Voilà pourquoi tu ne réponds plus au téléphone, tu crois même que tu l'as cassé, enfin tu n'en sais rien, il est certainement à l’université, comme toi depuis des jours. Tu ne fais que des aller-retour chez toi pour te laver, te changer et parfois dormir une heure ou deux. Ta secrétaire commençait à avoir un peu peur et se demandait ce que tu faisais, ce que tu avais, mais ton avocat, Peter l'a appelé elle pour lui expliquer en quoi, tu devais t'y rendre, à ce procès. C'est à ce moment là, qu'avec le peu de calme que tu gardais en toi, tu as réussit  à lui expliquer que ce n'était pas possible pour toi de t'y rendre, alors, elle est rentrée dans ton jeu et s'est mise de ton côté, trouvant des excuses à donner à Peter afin que tu restes là. Cependant, elle n'en reste pas inquiète à ton sujet, elle trouve que tu travailles trop alors que tu ne devrais pas, ça n'est pas logique étant donné ton avancement au niveau des dossiers à traiter. Elle te dit souvent que tu t'ajoutes du travail de façon à te trouver des excuses. Elle ne sait pas ce que ça signifie, toi, tu le sais, pourquoi tu travailles autant, pourquoi tu serais certainement capable de te tuer à la tâche. Mais c'est une période, une petite période, tu lui dis, que ça passera, tu lui dis que ça ira mieux demain et puis, si ce n'est pas le cas, le jour d'après. Tu n'as pas besoin que quelqu'un s’inquiète pour toi, ça n'en vaut certainement pas  la peine, surtout si dans quelques jours tout se passera bien. C'est ce que tu n'arrêtes pas de te dire à toi, Lloyd, celui qui a le visage livide et qui tient éveillé grâce au café. Il doit être dix-huit heures lorsque tu quittes la salle de cours, ton manteau sur les épaules, tu soupires, fatigué, mais libéré, la secrétaire n'est pas venue te voir, ta journée a été la meilleure depuis ces derniers jours. Tu fumes une cigarette avant de remonter dans ton bureau, récupérer quelques affaires, peut-être lire un peu avant de retourner chez toi. Cependant, cela ne se passe pas comme tu le veux, comme toujours...

Ta secrétaire se dresse devant la porte de son bureau à quelques mètres du tien, les mains sur les hanches, l'air sévère. « Peter a appelé trois fois et comme demandé, je lui ai gentiment rappelé que tu ne veux pas te rendre au procès, mais je crois qu'il a du mal à comprendre, il est d'ailleurs très en colère à cause de ton téléphone... » Elle hausse les sourcils et tu fais la moue, comme un enfant qui ne veut pas avouer sa bêtise mais tu ne fais rien de plus, tu sais aussi qu'elle va continuer à parler. « Il sera là, demain, il ne te laisse pas le choix. » Et voilà, la journée ne pouvait pas aussi bien se passer. « Il s'est libéré pour venir te chercher alors, je me suis occupé de ton emploi du temps. » cette fois, pour une raison que tu ignores, son visage s'est adouci, elle semble inquiète et cet air te donne la nausée. Tu hoches simplement la tête, te sentant soudainement mal, affreusement mal, comme si tu allais vider le contenu de ton estomac sur le parquet de ton bureau. « Oh et Lloyd, il y a... » Tu ne lui laisses pas le temps de terminer sa phrase, tu la coupes, peut-être un peu trop méchamment, tu t'excuseras plus tard, tu en es certain. Tu entres dans ton bureau qui n'était pas fermé et tu tombes sur quelqu'un. Une figure féminine se dresse devant toi, Penny. Tu l'observes, la bouche ouverte, comme si tu étais un arrêt sur image et tu ne sais pas quoi dire, tu es surpris, sous le choc ? Pendant tout ce temps ou tu évitais ta vie avant Tenby, tu en as oublié les proches que tu as ici, désormais. Tu sens la culpabilité arriver, mêlée à la douleur que tu éprouves déjà depuis un moment, ça ne fait pas bon ménage et pourtant, avec un effort, tu lui offres un magnifique sourire, contrastant ton visage tout entier. « Penny... » Tu crèves d'envie à cet instant de fondre sur elle et de la serrer dans tes bras, pour te sentir mieux, mais c'est égoïste. Tu n'es pas égoïste. Tu restes proche d'elle, déposant ton sac sur ton canapé, à côté du bureau. « Fais comme chez toi, je t'en prie. » Tu t'inclines, avec politesse et tu passes pour te mettre en face d'elle, non pas derrière ton bureau, tu n'es pas son supérieur, tu es son égal, son ami. Tu t'installes, sur le rebord de ton bureau et toujours, souriant, comme si tout allait bien tu reprends la parole. « Comment est-ce que tu vas ? Comment va ta main ? » Tu es sincère, tu veux réellement savoir ce qu'il se passe pour elle, mais tu ne te rends pas compte que tu as été absent, un mauvais ami et tu évites, plus que tout à songer à ça et à sombre dans la panique qui ne demande que ça, que tu te laisses aller.


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TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Spencer, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : ©sawyer & emmastonedaily & lolipops
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ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Il n'y est plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Dim 4 Déc - 22:42

Lloyd&Penny
To be honest with you, I maybe don’t have the words to make you feel better, but I do have the arms to give you a hug, ears to listen to whatever you want to talk about, and I have a heart; a heart that’s aching to see you smile again.


Il est dix-sept heures et Sean n’est toujours pas rentré du travail. Mais ça ne te dérange pas d’être toute seule à Swansea pour une fois. Il y a quelque part où tu dois aller aujourd’hui. Enfin, avant tu attrapes ton téléphone pour en avoir le cœur net. L’écran des notifications est vide, tu n’as toujours aucun nouveau message. Pas de message de Lloyd. Pour la énième fois depuis les derniers jours, tu te fais la réflexion que ça ne lui ressemble pas. Certes, il ne faisait pas parti de ta vie depuis très longtemps mais tu avais l’impression vous aviez un lien spécial, tu ne le vois pas te snober comme ça. A moins que tu ne te plantes sur toute la ligne. C’était une option, certes. Mais dans ce cas là, il t’aurait dit de le laisser tranquille, non ? Tu n’es pas le genre de fille à tergiverser durant des heures alors tu décides de chercher tes réponses toi-même. Tu espérais surtout que son silence ne cachait rien de grave et qu’il ne lui était rien arrivé. C’était surtout ça dont tu voulais t’assurer… Car tu t’inquiétais pour lui. Ça non plus, ça ne te ressemblait pas mais le mal était fait. Certaines personnes entraient dans vos vies sans faire de bruit, sans que vous ne vous en rendiez compte. Tu étais incapable d’expliquer pourquoi tu t’étais attachée aussi vite à cet homme mystérieux mais c’était réel, aussi inattendu cela soit-il. C’est pourquoi une demi-heure plus tard, tu es sur le campus de la faculté en train de te faire indiquer le bureau du doyen. Ça te met un sacré au pincement au cœur de remettre les pieds dans cette fac que tu avais quittée la mort dans l’âme mais tes pensées doivent se focalisées sur le présent. Et surtout sur comment passer le barrage d’une secrétaire surprotectrice…

« Je vous le répète une dernière fois, mademoiselle, le doyen Jenkins est particulièrement occupé en ce moment. Il va d’ailleurs s’absenter à partir de demain… Je suis certaine que ce que vous avez à lui dire est très important mais vous pouvez aussi imaginer que lui a des responsabilités qui le sont encore plus. Je vous conseille de revenir en fin de semaine prochaine ou alors, d’aller voir un professeur référent. » Qu’elle te dit avec ce qui ressemble à une pointe de condescendance. Tu hausses les sourcils bien hauts, scandalisée. « Parce que vous pensez que je suis une de ses élèves ? Je suis une amie de Lloyd… Certes je n’ai aucun moyen de le prouver maintenant mais par contre je pourrai lui parler un peu plus tard de l’accueil que j’ai reçu ici. Je suis certaine qu’il appréciera. » Tu pensais que jouer la carte de l’intimidation serait suffisant mais la femme face à toi est coriace. Et surtout, elle n’a pas l’air d’être une femme brimée par son patron. Elle t’invite une nouvelle fois à partir, ajoutant avec une nouvelle pointe d’ironie que tu pourras dire à Lloyd ce qui te plaira. Il est donc temps de changer de méthode. Tu prends une mine plus douce et concernée, ce qui n’est pas difficile pour le second point. « Ecoutez, je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas de ses nouvelles depuis quelques jours… Je ne vais pas l’importuner, je veux seulement m’assurer que tout va bien pour lui. Après, je partirai. » Tu te sens coupable de plus ou moins apporter un problème personnel sur le lieu de travail de Lloyd mais tu n’avais non plus osée aller chez lui. Tu comptais faire passer ton opération « check on Lloyd » pour une visite spontanée et importune, histoire d’éviter qu’il te prenne pour une folle. Mais tes remords s’adoucissent un peu quand tu te rends compte que ça semble fonctionner. Quelque chose change dans le regard de la secrétaire et finalement tu obtiens plus que ce que tu avais espéré : le droit d’attendre Lloyd dans son bureau. Cette femme s'inquiète aussi pour le brun, tu le vois. Ce qui augmente ton inquiétude bien entendu.

Tu attends environ un quart d’heure encore, le temps qu’il termine ses cours, selon ta nouvelle alliée. Assise sur le divan, tu tapes nerveusement du pied jusqu’à ce que la porte s’ouvre sur celui que tu attendais. Tu te lèves brusquement, ne voulant pas qu’il pense que tu avais trop pris tes aises… Il ne t'attendais pas, c'est évident. Une expression de surprise absolue se peint sur son visage, et il lui faut quelques secondes avant de pouvoir prononcer ton prénom. Mais quand il le fait, c’est avec un grand sourire qui te réchauffe le cœur et qui te rassure un peu sur la portée de ta démarche. « Bonsoir, Lloyd. » Que tu dis tandis que tes lèvres s’étirent à leur tour, une réaction spontanée chaque fois que tu le voyais. Sauf que ton sourire est un peu plus crispé que prévu. Parce que si tu es soulagée de le voir, tu n’es pas forcément rassurée par sa mine. Il a vraiment une sale mine. Il a l’air épuisé, vraiment. Il est pâle, très pâle, les yeux injectés de sang. Mais ce n’est pas le pire. Il y a cette lueur dans son regard, quelque chose que tu n’avais jamais vu, et ce même quand il avait fait barrière de son corps pour protéger ta vie. Il avait peur. Quelque chose l’angoissait, chaque fibre de son corps exprimait cela. Et pourtant… il t’invite à t’asseoir courtoisement, agissant comme toujours en gentleman avec toi. Il est le même et pourtant, il est différent de celui que tu connais. Tu n’es donc pas triste de te laisser tomber sur une chaise faisant face à son bureau, contente de voir qu'il te laisse rester. En bonne pessimiste, tu imaginais forcément le pire… Tu en viens presque à faire comme lui et à te détacher de la conversation tandis que tu fais des hypothèses mais tu l’entends quand même demander de tes nouvelles. « Je vais très bien merci… et la main, pas de soucis. J’ai porté une attelle quelques jours et elle est comme neuve… » Appuyé contre le bureau, penché vers toi, il a l’air concerné par cette fameuse main alors que clairement,  c’est lui qui a besoin d’attention. Une attention que tu retournes bien sûr le plus vite possible dans la bonne direction. « Et toi, ça va ? » Que tu demandes, toujours aussi inquiète. Tu étais curieuse de voir ce qu’il allait répondre à ça. Parce que clairement, ça n’allait pas. Avant d’entrer dans ce bureau, tu ne voulais pas que ça ressemble à un piège mais vu les circonstances et la mine hantée de Lloyd, tu creuses un peu plus loin. « J’espère que je ne te dérange pas… J’étais à Swansea et je me suis dit que j’allais venir te dire bonjour comme nous nous sommes pas vus ces derniers temps. Je t’ai appelé et tu n'as pas répondu alors… J’étais un peu inquiète… » Et voilà, tant pis, tu avais l'air de te justifier mais  tout ce qui t'importait, c'était d'obtenir des réponses. Même si quelque chose te disait que ça ne serait pas forcément simple.

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Dim 4 Déc - 23:54


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La présence de Penny dans ton bureau et aussi surprenante qu'agréable, tu ne t'attendais pas à ce qu'elle vienne te voir, tu comptais lui rendre visite, vraiment, mais pas maintenant, de peur qu'elle voit que tu es faible face à des problèmes que d'autres pourraient gérer avec facilité. Tu n'es pas aussi fort qu'il n'y paraît, mais tu le caches particulièrement bien, tu as un don pour ça. Cependant, aujourd’hui, tu lis dans son regard de l'inquiétude, mêlée à un soulagement, tu as du mal à décrypter tout ça, ton cerveau n'est pas opérationnel comme il le devrait, ça te fatigue. Tu n'en restes pas moins le même, tu es à l'écoute de ta jeune amie qui t'annonce une bonne nouvelle qui arrive légèrement à te détendre, cette annonce te permet de faire un break avec cette panique grandissante en toi. « C'est une excellente nouvelle, vraiment. » Toujours souriant, tu es accroché à ses réponses, trouvant de quoi te focaliser, autre que quelque chose qui est capable de te faire te sentir encore plus mal, tu n'as sensiblement pas besoin de ça. Tu ouvres la bouche pour ajouter un commentaire sur son patron, espérant guider la conversation sur elle, simplement, mais elle te demande comment est-ce que tu vas. Cette question que tu as vraiment du mal à répondre. Beaucoup de personnes ne prêtent pas d'importance à ces quelques mots, qui pourtant, sont d'une importance capitale, lorsque tu tiens à quelqu'un, lorsque tu les prononces, tu te sens sincèrement concerné par la réponse, toujours à l’affût de trouver une solution afin d'aider les gens à se sentir mieux. Mais lorsque ça te concerne, tu ne sais pas comment réagir, généralement, tu ne réponds pas, tu changes de sujet et personne ne le remarque, mais ici, tu sais, tu le vois, elle attend une réponse, non pas une esquive comme tu le fais depuis des jours, te fondant dans le silence. « Je... C'est compliqué, une période assez désagréable, beaucoup de travail, mais ça va passer. » Tu ne sais pas si tu dis ça pour te rassurer ou pour la rassurer, c'est simplement ce que tu espères, que ça va passer, que ça va se terminer, que toute cette histoire arrive à une fin, ou mieux, qu'elle disparaisse complètement. C'est à ce moment là que ton cerveau te rappelle que Peter, ton avocat, un ancien camarade d'université va arriver demain, pour t'obliger à te rendre à Londres et à faire face à ceux qui pendant des mois t'ont obligé à réaliser l'impossible dans des conditions exécrables. Tu as toujours refusé cette image, cette confrontation tu n'as pas besoin de ça, certainement pas maintenant, alors que tu viens de t'installer dans ton havre de paix, là ou tu es venu chercher le calme après la hantise.

Tu essaies de respirer calmement, ta mâchoire est serrée, tout ton corps suis cette ligne de crispation, même avec Penny, c'est difficile, elle est arrivée au mauvais moment, mais tu ne lui en veux pas, tu ne pourras jamais lui en vouloir, au contraire, tu ne pourrais que la remercier. Elle est là, pour toi, elle est la seule à l'être. Cette idée de solitude que tu chéris tant disparaît au gré de la compagnie de cette jeune femme qui t'apporte énormément, bien plus qu'elle ne l'imagine et il y a une voix, au fond de toi qui te dit qu'elle tient à toi, sinon, elle ne serait pas ici, dans ton  bureau, avec cette mine inquiète. « Le téléphone. » Tu ouvres la bouche, incapable de terminer ta phrase pare que tu ne sais même pas ce que tu veux dire, alors tu te redresses et tu vas derrière ton bureau, pour tirer ton fameux appareil d'un tiroir, l'écran est abîmé sur le coin gauche et évidemment, tu as beau presser quelques boutons, il ne fonctionne pas. « Je croyais que je l'avais simplement oublié, mais manifestement, il a vécu quelque chose de différent. » Tu essaies, vainement de faire de l'humour tandis que tu te rappelles, il y a deux, tu travaillais ici, tu étais en pleine relecture d'un futur cours et Peter a appelé, plusieurs fois d'affilé, tu en avais marre de voir l'écran s'illuminer et de rage, tu l'as jeté dans le fond de ton tiroir. « Je suis vraiment désolé, je serai venu te voir, j'attendais juste que les choses se tassent un peu, mais je viens d'apprendre que je pars demain ! » tu lèves tes mains au ciel, signe d'incompréhension et surtout, de cette perte de contrôle dans ta vie. « Et crois moi, tu ne me déranges pas. » Tu ne me déranges jamais. Tu ne fais que subir, certes, ça pourrait être pire, mais c'est compliqué, de gérer tout ça, d'assimiler l'idée de devoir être, considéré comme une simple victime dans une immense salle, pour un procès qui va faire la une des journaux londoniens, malgré l'université qui refuse de montrer quoi que ce soit. Tu te refuses à imaginer les gens être désolés pour le pauvre Lloyd, tu ne veux pas être le pauvre Lloyd, à ça jamais et pourtant... Ton ex-femme va le voir, tes anciens collègues et amis et ici, peut-être aussi, Penny va voir. Tu ouvres une nouvelle fois la bouche, l'observant avec sérieux, silencieux, tu la regardes, tu veux parler, dire quelque chose, mais tu n'y arrives pas et pourtant, tu crèves d'envie de te confier, de lui dire ce que tu as sur le cœur, ce qui te rend comme ça, triste et fatigué, mais rien ne vient. Alors tu as peur, qu'elle croit que tu ne veux rien lui dire, que tu n'as pas confiance en elle, alors que non, évidemment que non, tu pourrais lui compter ta vie tout en buvant un café, tu pourrais lui raconter d'autres histoires, tu pourrais lui parler de tes cours avec passion, sans une seule dois être ennuyé. Lentement, mais sûrement, t'imaginer sur la terrasse d'un café, en train de parler de sociologie avec la jeune femme commence à t'apaiser et tes mains se décrispent. « Tu as du temps devant toi ? » C'est subitement que tu recouvres la parole, c'est le moment de dire les choses Lloyd.


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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Lun 5 Déc - 23:53

Lloyd&Penny
To be honest with you, I maybe don’t have the words to make you feel better, but I do have the arms to give you a hug, ears to listen to whatever you want to talk about, and I have a heart; a heart that’s aching to see you smile again.


 Tu espérais sincèrement que tu n’avais pas brisé quelque chose au sein de ta relation naissante avec Lloyd en faisant ainsi irruption dans son bureau mais plus tu l’observais, plus tu étais convaincue du bien fondé de ta démarche. Clairement, il y avait quelque chose qui n’allait pas pour lui. Bien qu’il fait des efforts remarquables pour donner le change. Il parvient à se réjouir sur la guérison de ta main. Tu réponds à son sourire, agitant brièvement les doigts pour lui prouver la véracité de tes dires mais tu n’ajoute rien d’autre. Ce n’était pas de ta main que tu avais envie de parler. Le silence est une arme redoutable, qui incite souvent les gens à reprendre la parole et Lloyd finit par succomber à cette règle en répondant à ta question sur son état à lui. Tu as l’impression que ce qu’il dit est un début de vérité mais qu’au fond, il continue à donner le change. La surcharge de travail, c’était bien la principale excuse que les gens utilisaient quand ils ne voulaient pas parler de leurs problèmes. « Oh désolée de l’entendre… Si jamais tu veux en parler… » Tu n’arrives plus à être subtile tellement il est clair que quelque chose ne va pas. Mais tu as peur de griller tes cartouches, qu’il te dise simplement de laisser tomber. Parce que s’il te le demandait, tu serais obligé de lui obéir. Il n’était pas Nate, ton cousin que tu pouvais secouer et malmener jusqu’à ce qu’il te confesse ce qui n’allait pas. Non, c’était Lloyd, un homme qui avait l’âge d’être ton père. Malgré sa gentillesse, tu lui devais un certain respect. Et surtout, tu avais des limites que tu ne te sentais pas de dépasser. Alors tu insistes mais avec un peu plus de délicatesse et d’humour. « En plus, ça ne serait que justice… Tu m’as entendue tellement souvent me plaindre de mon patron à moi… » Au fond, tu ne penses pas que ce soit que le travail mais tu n’es pas médium non plus. Certaines personnes se laissaient réellement absorber par leurs emplois…

En fait, tu insistes beaucoup, rappelant aussi que tu lui avais téléphoné quelques fois depuis la dernière fois que vous vous étiez vus. C’est là que le Doyen Jenkins semble se rappeler de l’existence de son téléphone. Il l’extirpe d’un tiroir, te montrant l’écran cassé avec un flegme et un humour que tu pourrais qualifier de typiquement anglais. C’est plus fort que toi, malgré l’inquiétude qui te ronge, tu laisses échapper un petit rire, tentant de briser un peu l’étrange tension qui alourdit l’atmosphère et raidit tout le corps de ton hôte. « Je crois que le problème, c’est ma génération… On a un peu oublié qu’il était possible de vivre sans téléphone. » Tu te sens tout à coup un peu ridicule. Se pourrait-il qu’il ait juste beaucoup de travail comme il venait de te le dire et qu’il n’avait réellement pas eu le temps de prendre tes appels ? Oui, mais comment son téléphone avait-il été cassé ? Tu ne parvenais pas à te défaire de ton mauvais pressentiment… Ta culpabilité augmente encore un peu quand il s’excuse mais tu le reprends vite. « Oh non ne t’excuse pas… Ce n’est pas grave…. » Tu n’oses pas en dire plus, de peur de montrer combien tu avais suréagi. Il allait vraiment te prendre pour une psychopathe à force. Tu te concentres plutôt sur les bouts d’informations qu’il te livre. « Oh oui, ta secrétaire m’a dit que tu partais… C’est pour quelques jours ? » Bien entendu, tu crevais d’envie de demander la destination, comme tout à l’heure, quand tu voulais savoir si ses problèmes étaient uniquement professionnels mais une fois encore, tu te censures et la question ne franchit pas tes lèvres. Surtout que comme toujours, il essaye de te faire sentir mieux quand tu ne le mérites pas forcément, te disant que tu ne le dérangeais pas. Tu as un petit sourire mais tu ne sais plus quoi penser.

Ce qu’il venait de dire était gentil mais ça sonnait  légèrement  faux vu qu’il venait de te dire qu’il était submergé de travail et qu’il partait dès demain pour une destination mystérieuse. Ta paranoïa se rallume. Alors dans la suite logique de cette pensée, tu ne peux faire qu’une réponse quand il te demande ensuite si tu as un peu de temps devant toi. « Seulement si toi tu en as… Je sais que tu es trop poli pour me chasser de ton bureau mais je ne veux pas te retarder alors que tu si occupé. » Tu pourrais partir maintenant que tu sais que les causes de son silence sont un portable cassé et les responsabilités d’un homme important. C’est ce que ferait une jeune femme raisonnable. Sauf que ton instinct te souffle qu’il y a plus.  Et tu étais certaine que tu passeras une soirée déplorable si jamais tu rentres chez toi avec ce doute. Si jamais tu n’essayais pas quelque chose d’autre. Tu t’en voudrais si Lloyd avait vraiment un problème mais que tu ne creusais pas plus. Alors tu quittes ta chaise, te levant pour lui faire face. Tu es bien plus petite que lui mais tu relèves le menton, plantant tes yeux dans les siens, ces yeux d’une couleur si particulière. « Cela dit… Je n’ai pas envie de partir sans m’être assurée que tout ira bien pour toi… Parce que vraiment, je suis désolée mais tu n’as pas l’air bien. » Vous êtes séparés par le bureau depuis qu’il est allé chercher son téléphone alors tu te penches sur celui-ci, cherchant à recréer un peu de proximité.

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Mar 6 Déc - 0:53


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Parler.
Voilà ce que les gens n'ont de cesse de te dire, t'ouvrir, discuter de ce que tu ressens réellement, pas simplement tes passions, tes aventures, mais toi, ce que tu aimes, ce que tu penses, ce que tu vis. C'est compliqué, tu n'as jamais réellement su le faire correctement, sauf peut-être lorsque que tu étais enfant, il y avait des moments ou tu te sentais bizarre, tu ne savais pas comment le dire et il y avait Eve, elle voyait toujours quand les choses ne tournaient pas rond. Souvent, tu te retrouvais couché sur son lit et elle était assise, sur une chaise, avec un petit bloc-notes afin de noter ce que tu disais. Eve te disait que tu étais son premier patient, qu'elle voulait toujours en savoir plus sur les autres afin de les aider et ces dans ces moments là que tu arrivais à te dire triste, sans réelles raisons, c'était des sensation désagréables que tu revis désormais mais avec une force quintuplée. Lorsque tu étais enfant, ton père te disait que tu ne devais pas pleurer, tu ne devais pas te plaindre et tu devais toujours tout donner afin d'atteindre le succès. Il était dur, tu ne t'en plains pas, tu sais que cette éducation a fait de toi un homme qui travaille sans broncher et qui le fait plutôt bien,  tu es aussi quelqu'un de droit, tu éprouves des difficultés avec les mensonges, mais tu t'en es très bien sorti, sauf émotionnellement et ça, pour des raisons toujours inconnues. Après, la société donne cette image d'un homme qui pleure comme d'un être faible, quoi que depuis quelques années la tendance va au changement, mais c'est un sujet compliqué, encore sensible. Tu ne te fis pas à ça, tu as beau être professeur de sociologie, être au courant des normes et autres règles, tu ne les suis pas, c'est ce qui fait de toi un être particulier. Rien que maintenant, cette relation que tu as avec Penny est hors du commun, tu as l'âge d'être son père et tu ne l'es pas, tu es son ami, vous avez tous les deux dépassés cette barrière sociale et vous vous en portez très bien. A vrai dire, sans cette amitié, ta vie à Tenby serait sans doute moins attrayante, bien évidemment, tu as d'autres personnes ici, que tu côtoies, mais elle, c'est totalement différent, c'est une relation de confiance immédiate. Tu prends plaisir à l'écouter parler, compter sa petite vie.

Écouter.
Tu fais ça vraiment bien, tu aimes ça, tu peux le dire, écouter ce que les gens ont à dire, il n'y a rien de plus intéressant pour toi, parce que c'est une mine d'or de connaissances, il y aura toujours quelque chose à apprendre des autres, toujours une phrase, un mot, des expression amusantes, de remarques pertinentes. C'est pour cela que tu bases tes cours sur des discussions entre tes étudiants, tu instaures des débats entre eux et tu le les laisses apprendre des uns et des autres, souvent tu n'interviens que pour éclaircir un point ou bien corriger sur une notion. De base, lorsque tu tapes tes cours sur ton ordinateur, ce n'est que sur une notion, son explication, sa place dans le temps, son évolution et ensuite, tu laisses la paroles à la jeunesse, en voyant ce qu'elle a à te proposer et souvent tu ne regrettes pas ton choix. Lorsque les étudiants sont sérieux et un tantinet curieux, ils arrivent eux-même à faire un cours, il faut simplement qu'ils apprennent à prendre des notes sérieusement et ça, ce n'est malheureusement pas gagné. Ici, à Swansea, tu peux réellement laisser ton imagination te guider, personne ne va venir te dire que tu ne dois pas faire ça comme ça, pas comme à Londres. Là ou tout était déjà prêt et tu ne devais que lire et soumettre les étudiants à des tests constants. Lorsque tu étais simple professeur, ça se passait comme ça, mais lorsque tu es passé responsable de la sociologie, tu as essayé, vainement, de changer les choses, mais on t'a accablé de tâches administratives, au final, tu n'avais pas ton mot à dire, tu ne devais qu'acquiescer et écouter les ordres sans broncher et il faut dire que ça aussi, tu le fais vraiment bien.

Ta main glisse dans tes cheveux, tu te décoiffes, tu essaies de t'occuper, combler le silence dans des gestes. Tu ne manques pas un mot de ce que Penny te dit et tu y réponds, la mâchoire serrée par un simplement sourire. Sourire qui cache cependant une certaine colère, notamment envers son patron, heureusement pour lui d'ailleurs, tu n'as jamais eu l'occasion de le croiser. Tu remarques sa façon plus ou moins discrète de vouloir te faire parler et tu la remercies, même si pour le moment les confidences ont du mal à arriver, Penny rend les choses tellement plus simples. Simplement, tu restes silencieux, c'est mieux, prends ton temps Lloyd, réfléchis, tout se passera bien. Te te laisses guider par ses mots. Elle n'est pas la seule à ne plus pouvoir se défaire de son téléphone, techniquement  tu dois toujours avoir le tien, allumé, au cas ou il se passerait quelque chose, là, tu as vraiment marqué un mauvais point, une erreur en le lançant dans le fond du tiroir. D'ailleurs, vainement, tu essaies de l'allumer, appuyant sur le bouton du haut avec ta main libre, mais rien ne s'affiche, génial. Tu décides alors de le laisser sur ton bureau, qui d'ailleurs est la seule choses qui vous sépare tous les deux. « Quelques jours ? » Demandes-tu, tu n'es même pas au courant et c'est avec cette question que tu sors de ton silence. « Je n'en sais absolument rien. » Et voilà, tu dérives à nouveau, tu perds le contrôle, tu inspires doucement, contrôlant ta respiration qui sans te demander ton avis s'est accélérée soudainement. Bien qu'abasourdi par cette idée de devoir partir plusieurs jours à Londres, tu arrives à rire, elle arrive à te faire rire. « J'ai du temps. » Et tu vas en avoir besoin afin de pouvoir te confier, bien que tu ne saches toujours pas comment le faire, tu réfléchis de trop, de nouveau, ça va déraper et tu vas paniquer. Elle te dit même qu'elle va partir, enfin c'est ce que ton cerveau retient, tu la regardes, certainement que là, elle ne va pas manquer la panique et elle te le dit, clairement que tu vas mal et que ça se voit. Mission Failed. Tu pinces tes lèvres, baissant la tête, te dandinant sur place avant de lui montrer le canapé à droite de la porte. Tu attends qu'elle s'y installe et tu te dresses devant elle, appuyé à moitié sur l'armoire. Tu frottes tes mains vigoureusement, comme si tu avais froid, tu vérifies d'un coup d’œil discret que la porte est bien fermée puis, tu regardes à nouveau Penny.

Se confier.
« Avant de m'installer à Tenby, j'habitais à Londres, avec mon ex-femme. J'étais responsable du parcours de sociologie dans une grande université et j'ai été témoin... » Tu vas certainement trop vite, mais tu ne sais pas si les détails vont l'intéresser, tu n'en sais rien, c'est la première fois que tu en parles réellement. Le penser et te le répéter ne compte pas Lloyd. « J'ai toujours énormément travaillé, lorsque les choses se compliquent de manière inattendue, je travaille, ça m'occupe l'esprit, pas le temps de divaguer sur des pensées fantaisistes. Lorsque j'étais responsable, je voyais les étudiants se battre littéralement pour être les meilleurs, la violence des mots n'avait pas de limites pour eux et la politique qui nous était imposée allait dans leur sens. Les meilleurs avant tout. » C'est là que les choses deviennent compliquée, parce que c'est quand tu as compris ça, que tu en as délaissé réellement ta femme. « Au départ, ce n'était que les étudiants et puis, ça a été sur les professeurs, de nombreux d'entre-eux se sont fait renvoyer pour des raisons plus ou moins bidons. La machine se mettait en place seulement, ça a prit quelques années avant que les gens fassent le lien. Plusieurs professeurs ont arrêté de travailler, pour dépression, des étudiants aussi et puis, il y a eu une étudiante en droit, qui s'est suicidé, un étudiant de sociologie aussi et d'autres, ils ne supportaient pas la pression, ils n'arrivaient pas à la gérer... » Toi non plus Lloyd, toi non plus. « Alors, ils ont monté un dossier, les familles, certains professeurs, des étudiants, pour porter plainte, accusant l'université sur de nombreux aspects et ces gens-là... » Tu te dandines une nouvelle fois, passant ta main droite sur ton visage, soufflant avec force. « Ils veulent que j'assiste au procès qui commence demain. Ils veulent que je témoigne. » Parce que tu es une victime Lloyd. « Et je refuse d'y aller... » Tu espères qu'elle va comprendre, ce n'est pas que tu ne veux pas les aider, c'est juste que tu ne peux pas, tu n'es pas une mesure de le faire, tu es incapable d'aller là-haut et de parler. « Je ne peux pas. » C'est comme ça que tu termines. Tu restes là, debout, comme un idiot, devant Penny.

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Mer 7 Déc - 16:05

Lloyd&Penny
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« Quelques jours ? Je n'en sais absolument rien. » Te réponds Lloyd quand tu l’interroges sur son voyage à venir. Si on peut appeler ça une réponse. Tu as l’impression qu’il pâlit de plus belle quand il y réfléchit. Tu fronces les sourcils. Et pour la première fois depuis que tu es entrée dans ce bureau, tu te demandes si le problème ne vient pas en fait de ce mystérieux séjour dont la durée semblait inconnue, même au principal intéressé. Un séjour dont personne ne t’avait précisé la destination. Alors tu insistes, tu te montres indiscrète sans te départir de ta légèreté. Et c’est une victoire. Car tu arrives à arracher un sourire à ton interlocuteur, voir même un petit rire. Et il t’assure même qu’il a un peu de temps pour toi. Tu es soulagée qu’il n’accepte pas ta proposition de partir et tu lui obéis volontiers quand il t’invite cette fois-ci à t’assoir sur le divan. Tu pensais qu’il allait venir s’installer à tes côtés, mais il reste debout face à toi, comme tout à l’heure. Tu as l’impression que sa respiration s’est accélérée, puis tu le vois répartir son poids d’un pied à l’autre. Il était clairement perturbé. Cependant, ses signes d’inconfort multipliés sont pour toi le signe qu’il a pris sa décision… Il va se confier. Tu le sens. Tu ne sais pas laquelle de tes actions a motivé sa décision mais tu es contente qu’il l’ait prise. Tu te penches en avant, prête à l’écouter avec la plus grande attention. Il te donne raison, commençant à parler d’une voix pressée, comme si faire ses révélations rapidement pouvait atténuer leur impact. Et effectivement, tu es un peu perdue dans le flot, tandis qu’en quelques mots, tu en apprends bien plus sur sa vie personnelle qu’au cours de toutes vos conversations. Tu ne pipes pas un mot au début, écoutant tout avec la plus grande attention.

Il avait été marié, apparemment. Il avait bel et bien vécu à Londres. Il avait été témoin de quelque chose, oui mais de quoi ? Tu ne restes pas dans le brouillard très longtemps. Lloyd se fait très concis, mais en quelques mots, il parvient à poser un décor cauchemardesque, à retranscrire la tension insoutenable qui avait existé sur son lieu de travail, à expliquer comment des vies avaient été brisées par un engrenage inimaginable. Tout à l’heure, tu avais vaguement pensé que le travail pouvait parfois prendre l’ascendant sur certaines personnes, ne te rendant pas compte que tu avais touchée la vérité du bout des doigts. Mais maintenant, tu savais. Il y avait ce procès. Ces familles, ces collègues qui voulaient que Lloyd soit présent. Et lui qui ne voulait pas visiblement. « Tu  ne veux pas y a aller parce que tu ne veux pas tout revivre ? » C’était presque une question rhétorique. Il suffisait de voir l’expression hantée de Lloyd pour se rendre compte que cette période de sa vie continuait à avoir une aura destructrice. « C’est pour échapper à tout cela que tu es venu à Tenby ? » Les questions se bousculaient sur tes lèvres, plus nombreuses les unes que les autres, tandis que tu assimilais doucement ce qu’il venait de te révéler. Encore un peu de rhétorique. Parce que quand on a un poste important sans la capitale anglaise, on ne vient pas s’enterrer au Pays de Galles sans raison… Au fond de toi, tu savais qu’il attendait sûrement plus qu’un peu de curiosité et tu t’avances encore un peu plus dans les suppositions. « Est-ce que… tu te sens coupable de ne pas vouloir témoigner ? Vis-à-vis des familles des victimes ?  » Une nouvelle intuition te frappe au moment où tu prononces le dernier mot. Lloyd avait globalement parlé avec des tournures impersonnelles, rendant son statut dans l’histoire un peu flou mais ces tournures qui contrastaient avec l’état dans lequel il était. Se pourrait-il qu’il soit victime aussi ? C’était même plutôt évident Cela expliquerait bien des choses. Mais ça… Tu ne trouves aucune manière correcte de le demander et peut être pas d’utilité. Tu as peur de le pousser dans ses retranchements alors qu’il vient tout juste de s’ouvrir à toi.

Surtout que tu n’es pas certaine que sa confession l’apaise. Raconter semble douloureux et bientôt tu ne te sens plus capable de rester tranquillement assise tandis qu’il se débat en face de toi. Tu te lèves, et doucement, tu vas vers lui, posant une main sur son épaule, essayant de capter son regard. « Si tu ne veux pas aller témoigner… Personne ne devrait t’y obliger. Ce que tu décris… Tu as l’air d’avoir vécu un tel calvaire… Je ne peux pas imaginer ce que ça a été de perdre ces étudiants alors que tu étais responsable d’eux. D’être harcelé par tes supérieurs, ces mêmes personnes qui sont censés protéger leurs enseignants et leurs étudiants. De perdre ta joie de vivre, d’être dressé contre tes collègues… » Non, tu ne pouvais pas imaginer. Certes, ta vie professionnelle n’était pas idyllique, mais tes petits tracas au Blue Bell étaient loin d’égaler cette tragédie que ton ami venait de te dépeindre. Tu comprenais mieux son angoisse du procès. Il était tellement difficile de sortir du silence, de se montrer vulnérable publiquement… De voir son passé venir vous frapper alors qu’on pensait avoir avancé. Ça aussi, tu en savais quelque chose… « Tu as dû faire preuve de beaucoup de courage pour te remettre, pour trouver la force de commencer une nouvelle vie… C’est ton droit de penser à toi en premier aujourd’hui. » Prôner la préservation de soi, c’était tout toi. Mais plus que tout, tu voulais voir Lloyd se sentir mieux. Parce que malgré ce que tu venais de dire, tu ne pensais pas qu’il s’était un jour remis de ce qui s’était passé. Après tout, tu l’avais toujours trouvé très mélancolique malgré ses attentions à ton égard. « A moins que… A moins que témoigner puisse t’apporter… une sorte de conclusion. Peut être la paix d’esprit. Tant que cela reste ton choix. » Tu lui serres doucement l’épaule, toujours aussi désireuse de le consoler. Tu hésites encore pour ta prochaine réplique mais elle franchit tes lèvres malgré tout. « Personnellement… J’espère que les responsables paieront et qu’il y aura le plus de charges possibles contre eux. » Tu as l’air féroce. La vengeance, c’était plus ton mode de fonctionnement que l’apaisement et le pardon. Et puis, sans surprise, tu te sens aussi protectrice envers lui que lui envers toi.
 

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Mer 7 Déc - 17:09


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Avant toutes choses, ce qu'il s'était passé à Londres, tu l'avais déjà placé de côté, tu n'y pensais plus, pour toi c'était déjà de l'histoire ancienne, mais depuis que ton avocat n'a de cesse de tenter de te contacter, tout est revenu, en revers. De temps en temps certes, tu pensais à Londres, tu sais que tu as donné beaucoup trop de ton temps à cette université, tu sais aussi que physiquement et moralement, c'était difficile, mais tu en restais là, jamais s'attarder sur les détails. Tu avais toi-même fais le vide dans tes pensées, histoire de ne pas cauchemarder, de na pas montrer cette faiblesse liée aux sentiments, comme tu es en train de le faire maintenant. Heureusement que c'est Penny, tu serais incapable de te laisser aller devant quelqu'un d'autre et tu espères, qu'elle ne va pas t'en vouloir, de le laisser aller de cette manière, de déballer ta vie, qui n'est pas toute rose, mais qui n'est pas complètement sombre non plus. Tu t’en sors toujours bien même si c'est par la petite porte, comme à Londres. Tu as su partir avec que l'idée du procès ne soit présente, tu voulais disparaître et que les gens oublient ta personne par la même occasion, mais tu t'es loupé. Sans doute que tu étais trop proche des étudiants, car malgré tout, tu as tenté de les aider à ta manière, ils venaient te voir, parler de ce qu'ils ressentaient et tu essayaient tant bien que mal de les rassurer, leurs donner des astuces, parfois même des cours, supplémentaires hors de la faculté, tu mâchais leur travail afin qu'ils ne se noient pas. Ces étudiants là veulent certainement te voir et dire que tu les as aidé. D'un côté évidement que tu comprends, ils veulent voir un visage familier pendant un procès, quelqu'un qui n'est pas de la famille et si ça se trouve, ils ne te considèrent pas comme une victime, simplement parce qu'ils ne savent pas ce que tu as du faire. Que ce soit littéralement oublier ton mariage ou travailler jour et nuit afin de leur procurer les meilleurs cours possibles dans un délai infernal. Eux ne savent pas, mais Peter lui, est au courant, il eu en mains des dossiers, des e-mails, des marques réelles de ce qu'il s'est passé et dedans il y a des preuves. Tu as été victime de harcèlement. Même si tu refuses encore à le croire, même si tu refuses à le montrer, ça s'est réellement passé. Cette vérité, aussi ignoble soit-elle est belle est bien réelle, certainement plu douloureuse pour d'autres que toi, mais le gouvernement vous met tous dans le même sac, celui des victimes. C'est pour une bonne cause, celle de faire payer vos persécuteurs qui eux-même ont certainement des persécuteurs. Tu pourrais parier qu'ils ont simplement écouté des ordres et par contre, ceux qui ont donné ces ordres, jamais on ne va savoir qui c'est. Perdu de nouveaux dans tes pensées après ton monologue, tu soupires, à plusieurs reprises, écoutant Penny qui te répond, t'offrant de quoi t'expliquer. « Tenby, pour moi, c'est un nouveau départ, une bouffée d'air frais, l’endroit idéal pour reprendre ma vie en mains, m'amuser, faire tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire à Londres ou même avant. » Effectivement t'amuser c'est le mot, c'est ce que tu désires réellement faire, non pas plonger dans le travail et récupérer ce rythme infernal, te coupant du monde pour justement, te protéger de celui-ci.

L'entendre dire que tu te sens coupable te fait te sentir un peu plus mal, comme si ce n'était déjà pas assez. Tu serres les dents, mais elle a raison, tu t'en veux de ne pas vouloir y aller, ne serait-ce que pour eux. Ils ne te pardonneront jamais, mais tu te sais incapable de prononcer quoi que ce soit. Tu as été très fort devant eux, tu n'as rien montré, tu as tout gardé pour toi, pour les protéger, mêmes aux enterrements auxquels tu as assisté, seul. Tu étais là, debout, stoïque. Tout le contraire d'aujourd'hui ou tu ne sais pas ou poser tes pieds, ou tu es courbé par la fatigue. Bien que cette main, que Penny vient de poser sur ton épaule te fait te redresser, comme un électro-choc. « Sincèrement, j'ai moins vécu que les étudiants, mais ça n'empêche que oui, j'ai subi de mon côté... Il n'y a pas réellement de courage ici... » Tu marques une pause, glissant ta main gauche sur tes yeux que tu frottes vigoureusement. « Je comprends qu'ils demandent à ce que je sois là. Ils n'ont rien vu, venant de moi, ils ne savent pas comment est-ce que j'ai vécu cette période, parce que j'étais là pour eux, à les soutenir, comme je le pouvais, ils pensaient à eux avant tout, et moi aussi, c'est ce qui m'a sans doute permit de tenir. » Tu imagines un instant, la culpabilité dans leurs regards s'ils en viennent à te voir, presque larmoyant à parler de tout ce qu'il s'est passé à l'université, ils n'ont pas besoin de savoir ça et de se sentir mal pour toi. « Tant qu'on ne m'en parle pas, tout va bien, je croyais être parti à temps, je croyais avoir tourné, même déchiré cette page, mais manifestement non. » Tu fermes les yeux, le temps de quelques inspirations afin de te focaliser sur cette main qui se trouve sur ton épaule, cette main qui t'apporte un peu de chaleur et de soutien. Mystérieusement, tu remercies Penny de nombreuses fois. « Si l'on m'avait proposé de simplement y aller pour être présent pour les étudiants, la famille et mes anciens collègues, je n'aurai pas hésité une seule seconde. Là, c'est un tout autre travail que de témoigner devant des personnes qui ne savent pas toute la vérité, des personnes que j'ai essayé de protéger tant bien que mal. » Voilà l'origine du problème, en quelques mots, tu marques l'entièreté du problème qui s'offre à toi. Tu ne veux pas qu'on te voit réellement. Cette idée de protéger les gens de la douloureuse vérité, c'est comme ta vocation. « Je ne sais pas si les responsables paieront parce qu'au final, je pense qu'ils ont déjà gagné... » ce ne sont que des pions qui vont payer pour tout le mal qui a été causé et entre temps, ils ont déjà gagné des étudiants, ils se sont déjà déplacés, ils ont eu ce qu'ils voulaient même si désormais, ils doivent en assumer certaines conséquences. Ceux qui vont payer, ce qui seront là demain et les prochains jours ne vont que s'amuser de voir cette humiliation au sein du corps enseignant victimisé. C'est une défaite parce que personne n'a agit plus tôt, les choses ont eu le temps de déraper avant que quelqu'un n'agisse. Vous étiez tous là pourtant, vous saviez tous ce qui était en train de se passer et pourtant. Tu fermes à nouveau les yeux avant de venir poser ta main sur celle de Penny, montrant à ta manière que tu apprécies sa présence à côtés en ce moment difficile. Cette affection qu'elle te montre est sincère, elle fait du bien, mais elle rend tes émotions incontrôlables. Tu paniques, à nouveau, submergé alors, tu la prends dans tes bras. Posant ton menton dans ses cheveux, tu la serres contre toi, précieusement sans prononcer un seul mot.

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Dim 11 Déc - 11:59

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« Tenby, pour moi, c'est un nouveau départ, une bouffée d'air frais, l’endroit idéal pour reprendre ma vie en mains, m'amuser, faire tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire à Londres ou même avant. » Lloyd te confirme ce que tu pensais et la colère continue à faire son chemin en toi. Tu en voulais aux personnes qui l’empêchaient justement de prendre ce nouveau départ. C’était irrationnel parce que maintenant que tu connaissais un peu mieux l’histoire, tu comprenais que chacun essayait de se sortir de la situation à sa façon, de se remettre. Mais c’était plus fort que toi. Parce que tu ne supportais pas de voir cette expression de souffrance sur le visage de l’homme qui avait été si bon pour toi… Surtout qu’il finit par confirmer à demi-mot une autre de tes intuitions. Il n’avait pas été un simple témoin, il avait souffert personnellement de la situation. Et maintenant, il était clairement dans une impasse. Car il ne semblait pas vouloir révéler son véritable statut aux personnes qui réclamaient sa présence au procès, ce qui laissait sans doute apparaître qu’il n’avait aucune raison valable de ne pas témoigner. Cela devait ajouter aussi à son fardeau, passer pour le type détaché aux yeux des autres. Mais comme tu t’étais rapprochée de lui, tu pouvais bien voir qu’il était tout sauf détaché. Tu te sens maladroite, ne sachant plus comment le consoler tandis que le flot de ses confidences se fait plus continu et plus déchirant. Tu ne fais pas le poids avec cette main grossièrement posée sur son épaule et ton long silence. Tu es à court de bonnes paroles et de conseils…

La main de Lloyd vient soudainement recouvrir la tienne, signe que même s’il navigue dans les eaux troubles du passé, il se rappelle que tu es là, que tu souffres silencieusement avec lui. Ce qui fait que tu oses poser une question supplémentaire. « Mais tu ne crois pas que leur révéler la vérité pourrait les aider ? Peut être que s’ils savent qu’ils n’étaient pas seuls… Peut être qu’ils se sentiraient un peu soulagé de voir que quelqu’un avait gardé son humanité dans cette histoire ? Savoir que vous, les professeurs, vous étiez soumis aux mêmes contraintes, aux mêmes pressions… » Et surtout la question la plus importante pour la fin. « Tu ne crois pas que… dire la vérité pourrait TE libérer ? Tu n’as pas à te jeter aux flammes pour les autres. Tu ne dois pas les laisser gagner. » Tu as envie de ravaler tes mots et ton assurance quand tu vois que l’expression de pure angoisse sur le visage de Lloyd s’accentuer. Il fallait que tu arrêtes les bêtises, après tout, tu n’étais pas une grande psychologue. Tu n’avais pas à lui dire ce qu’il devait faire.. Tu n’étais rien du tout. Juste une petite serveuse qui arrondissait parfois ses fins de mois avec des chantages minables… A vrai dire, tu ne méritais certainement pas la présence d’un homme aussi admirable que le Jenkins dans ta vie. Et pourtant, vous étiez là, tous les deux, à vous raccrocher l’un à l’autre. Il finit d’ailleurs par t’attirer à lui pour te prendre dans ses bras. Le geste te surprend bien entendu, ne serait-ce que par ce que tu n’étais pas accoutumée à recevoir des câlins. Mais aussi parce que même si tu avais l’impression que tu connaissais Lloyd depuis des années, il n’avait débarqué dans ta vie que récemment.

Cependant… tu te fonds dans ses bras comme si c’était parfaitement naturel, posant ton visage contre son épaule. Il est grand, bien plus grand que toi, tu ne l’avais jamais remarqué mais ça t’apparaît quand tu sens son menton venir recouvrir le haut de ton crâne. Doucement, tu passes tes bras dans son dos, venant agripper une nouvelle fois ses épaules du plat de tes mains. Tu le serres contre toi, espérant que ça lui sera plus utile que tes divagations. Sous ta joue, le tissu doux de sa chemise mais aussi les battements rapides de son cœur. La peur, l’angoisse étaient réels, bien que tu n’en avais jamais douté. Tu restes contre lui, peu décidée bouger tant que les battements de son cœur ne se seront justement pas un peu calmés.  L’étreinte dure tandis que tu imagines l’affreuse semaine qu’il vient de passer et tu t’en veux de ne pas t’être inquiétée plus tôt. Mais maintenant, tu étais là et tu étais fermement décidée à essayer de l’aider. Alors finalement, tu poses la question que tu aurais peut être pu poser dès le début. « De quoi tu as besoin ? » C’est un peu cru formulé comme ça mais c’est pourtant ce que tu voulais dire. De quoi avait-il besoin pour aller mieux, là maintenant, tout de suite ? Parler encore ? Être seul ? Fuir ? Se changer les idées ? De soutien pour opposer un refus ferme sur sa présence demain à quiconque le harcèlait ? Tu étais prête à faire tout ce qui était en ton pouvoir. « Ne pensons pas… à ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire. Ce qui est bien, ce qui n’est pas bien. Dis-moi… Ce que tu veux faire. »

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Dim 11 Déc - 16:25


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Tu ne pouvais pas être un héros Lloyd, même si tu penses que c'était le cas lorsque tu étais à Londres, il faut que tu arrêtes. Tu as fais ce que tu pouvais faire, du mieux que tu as pu, même si tu te persuades que ce n'est pas assez, ça ne sert à rien, c'est de la douleur que tu t'infliges toi-même. Si tu n'arrives pas à passer cette étape, tu te condamnes toi-même à souffrir constamment pour quelque chose que tu n'aurais jamais pu faire. Certes, tu peux t'en vouloir pour d'autres faits, tu n'as pas été parler aux autorités de ce qu'il se passait à l'université, tu n'as pas agit assez rapidement, mais tu n'es pas le seul, vous étiez nombreux à comprendre l'engrenage, mais personne n'a rien fait , vous avez tous attendu que quelqu'un meurt avant de réagir et même là, c'était trop tard, puisque d'autres ont abandonné leur vie. C'est certainement ce qu'on va vous reprocher, de n'avoir rien fait plus tôt. Tu les attends, les reproches, les cris, les larmes, les regards. C'est aussi pour cela que tu ne te vois pas, en tant que victime, parler devant toute une audience, tu serais jugé. Même si tu as fais de ton mieux pour les protéger des bourreaux, au final sans le vouloir, tu restais l'outil de ceux-là, malgré toi. Ce sont toutes ses pensées, qui gravitent en ce moment et qui font de toi cette magnifique loque qui malgré tous les événements donne des cours, assiste à des conférences et s'occupe de tout ce qui est administratif dans cette université. Tu ne te ménages pas, jamais, le travail semble être ta seule source de paix et ça, depuis des années, tu ne peux pas végéter, tu as toujours quelque chose à faire, tu ne peux pas permettre à tes pensées de te retourner et de te faire souffrir, trop ressentir. Tu avales péniblement ta salive, gardant tes yeux fermés, durant quelques secondes, cherchant un réconfort quasi inexistant dans le noir et tu décides de lui répondre, tout en glissant ton pouce sur sa main, à Penny, posée sur ton épaule. « Je pense, j'espère qu'ils le savent, qu'ils s'en souviennent... » Tu te rappelles, de ces jours ou tu avais cinq étudiants paniqués en face de ton bureau, tu les as laissé entrer et vous aviez discuté, pendant deux heures sur l'ambiance du moment, sur les cours et puis, de leurs vies, de leurs problèmes. Il y avait deux jeunes filles, l'une n'arrivait pas à se calmer, elle était persuadé que si elle ne validait pas son année, sa vie était fichue, elle répétait sans cesse que c'était trop dur et tu as dis que tu ferais de ton mieux pour l'aider avant de la serrer dans tes bras, qu'elle vide ses larmes contre toi et tu as vu, dans les regards de ses camarades, une tristesse profonde, de la colère aussi. Malheureusement pour eux, tu n'avais pas grand chose à leur proposer, tu n'avais rien de plus qu'eux, si ce n'est de l’amour à offrir, des conseils, de mots réconfortants et des cours supplémentaires pour les aider à ne pas sombrer. Ça n'a pas suffit. Peut-être que si, tous les professeurs avaient été comme toi, les événements se seraient passés autrement, personne n'en saura rien. « Ils savaient, que lorsqu'ils franchissaient la porte de mon bureau, il n'y avait plus de pression, je leur offrais mon temps, ils venaient quand ils le voulaient, pour poser des questions, pour parler simplement ou même pour le silence, parfois, certains s'installaient pour travailler, d'autres sont même venus dormir sur le canapé. » Cette image te fait toujours sourire, lorsqu'ils étaient à plusieurs, que deux travaillaient et que l'autre dormait sur le canapé pendant que tu préparais tes cours à ton bureau.

C'est certainement pour cela que tu as demandé un canapé ici, un réflexe. Certes, tu l'utilises énormément, parce que tu dors ici aussi, mais pour tes étudiants aussi, ils sont moins sous pression lorsqu'ils s'installent sur quelque chose de confortable, c'est plus convivial. Vous restez tout de même dans une université, mais tu privilégies les liens entre les étudiants et professeurs, faisant attention à ne pas dépasser la limite tout de même, tes règles sont on ne peut plus strictes. Mais ici, les discussions sont plus légères, moins de pression, moins de contraintes. Tu te rappelles, étudiants, toujours avoir cette peur de toquer à une porte et de déranger, tu veux que cette boule au ventre d'angoisse, elle n'existe pas pour eux. Cependant, tout n'est pas facile à obtenir, le travail n'est pas mâché pour eux ici, le niveau est élevé, mais atteignable pour tous ceux qui vont y mettre le travail nécessaire. « Je sais ce que j'ai fais, j’en suis fier, mais je me souviens aussi, de ce que j'aurai du faire... » C'est tout ce que tu arrives à ajouter avant que tu ne finisses pas la prendre dans tes bras et la serrer contre toi, avec tendresse. Ton menton dans ses cheveux, tu vois, derrière elle, tu la protèges de tout ce qui pourrait la frapper par derrière et tu aimes, te sentir comme ça, capable de protéger les personnes que tu aimes. Tu te sens utile et non pas déprimé ou angoissé comme tu as su l'être ces derniers temps. Au fond, tu sais que ça va passer, mais tu sais aussi que le vivre est un vrai calvaire. Tu sais que tu aurais du en parler à quelqu'un de professionnel, tu aurais du te confier avant que les choses ne dérapent. Tu viens de déverser une partie sombre de ton passé à Penny, celle qui es la plus proche de toi en ce moment, celle qui est là, lorsque tu en éprouves le besoin. Tu sais qu'elle ne te laissera pas tomber et tu espères qu'elle sait que toi aussi, jamais tu ne vas la laisser tomber, tu seras toujours là, quoi qu'il arrive. Comme un père. Lentement, mais sûrement, tu arrives à le calmer, tu arrives même à retenir les quelques larmes qui ont menacé de couler sur tes joues. Ton souffle chaud s'écrase dans ses cheveux, juste avant qu'elle ne prenne la parole, contre toi. Elle te demande ce que tu veux et toi, tu veux répondre, tu sais quoi répondre, mais tu ne dis rien. Tes yeux se ferment à nouveau et tu te laisses guider par les mots qu'elle prononce contre toi. Tu refuses de quitter cette étreinte pour le moment. Je veux que tout s'arrête. Tu aurais voulu, revenir en arriver, ne pas aller dans cette université londonienne et ne jamais prendre par dans ce scandale, tu voudrais même ne jamais avoir rencontré Caroline. Tu voudrais, que ton unique demande en mariage soit celle que tu as fais lorsque tu étais gamin. Tu voudrais simplement être monsieur tout le monde, ne rien avoir à cacher et avoir une vie normale, sans rebondissements. « Je ne sais pas. » Tu n'es pas capable de lui dire tout cela. Tu ne sais pas, maintenant, ce que tu veux faire, tu ne sais pas ce que tu veux profondément en toi, tout se mélange à nouveau. Tu resserres un peu plus ton étreinte avant de te reculer, de la lâcher, après avoir déposé un baiser invisible dans ses cheveux, tu recules de quelques pas, lui offrant à nouveau son espace personnel. « Enfin, je sais que je veux, c'est juste impossible. Je dois faire avec. » Tu hausses les épaules, les yeux brillants, tu arrives tout de même à lui sourire et tu te rends compte, que c'est facile de sourire à Penny, c'est apaisant d'être en sa compagnie. « Ce que je sais, c'est que j'aimerai que tu restes... » Encore un peu. « Peut-être prendre un peu l'air, fumer une cigarette... » Mais rester tous les deux. Boire un café, prendre des bourrasques de vent glacé dans le visage, oublier l'angoisse, vivre l'instant, revoir Evelyn, oublier Caroline, oublier Londres, apprécier la compagnie de Penny comme il se doit, cesser de s’apitoyer, nager dans l'eau glacée, courir à n'en plus finir, rire, manger, vivre tout simplement.

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Sam 24 Déc - 15:11

Lloyd&Penny
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« Je pense, j'espère qu'ils le savent, qu'ils s'en souviennent... » Finit par murmurer presque douloureusement Lloyd quand tu lui demandes si la vérité n’apaiserait pas ses étudiants. Tu te contentes de cette réponse. Tu n’avais pas vécu ce qu’il avait vécu, tu n’avais aucune idée de ce que ça pouvait être. Tu ne pouvais que te fier à sa parole. Surtout que tu étais encline à le croire. Tu ne connaissais pas le quinquagénaire depuis longtemps mais il représentait déjà une source de réconfort pour toi. Rien que le fait de penser à lui et son intelligence sereine parvenait à t’apaiser. Et si ta vie continuait à dérailler comme elle le faisait actuellement, tu avais l’impression que c’était vers lui que tu irais chercher conseil. Il avait une façon d’écouter qui te plaisait. Alors tu n’avais aucun mal à imaginer que ses étudiants aient pu ressentir la même chose. Il y avait des enseignants qui vous marquaient, qui vous inspiraient plus que d’autres… Et tu essayes de représenter la même chose pour lui, l’écoutant avec attention se plonger dans les souvenirs, essayant d’être une source de réconfort à ta façon. « Un abri dans la tempête… Ce n’est pas rien. » Dis-tu alors qu’il sous entend de plus en plus clairement qu’il est coupable par sa passivité. Ton regard s’égare sur le canapé, et tu imagines un étudiant tourmenté endormi dessus. L’image ne te fait pas sourire. Finalement, peut être que ton manque de moyen pour continuer la fac avait été une bonne chose… Ou pas. Peut être qu’avec un professeur comme Lloyd Jenkins, tu serais une femme totalement différente. Quelqu’un de plus respectable. Parce qu’il te fait sentir meilleure que ce que tu es. Surtout quand il te prend dans ses bras, comme si ta seule présence pouvait vraiment l’aider à chasser ses démons… « Ne sois pas trop dur avec toi-même. Il y a certaines choses auxquelles, nous ne pouvons tout simplement pas faire face. C’est facile avec le recul de penser à ce qu’on aurait pu faire ou ce qu’on aurait dû dire. Mais sur le moment… on est juste désarmés. » Murmures-tu contre son épaule lorsqu’il t’avoue qu’il y a certaines de ses abstentions dont il n’est pas fier.

Tu es bien, blottie contre lui. Tu te sens en sécurité. Le monde te paraît moins cruel tandis que tu entends les battements réguliers de son cœur. Ce n’est pas toi qui a besoin d’être consolée mais pourtant, cette étreinte te fait du bien. A part Nate, jamais personne ne t’avait serrée comme ça. Même ta propre mère n’avait jamais été capable de ce genre de tendresse… Il n’y a pas d’arrières pensées, juste cette volonté d’être l’un pour l’autre. De partager un peu de chaleur, un peu de chagrin. Finalement, l’humanité n’était pas si inaccessible que cela ; et tu es contente que Lloyd te rappelle que tu pouvais en éprouver. Il représente ce dont tu ne pensais pas avoir besoin : une figure paternelle. Même si dans ton esprit, tu n’osais pas l’appeler ainsi de peur qu’il fasse comme l’original : qu’il disparaisse… Mais pour le moment, il est là, en chair et en os. Tu entends son souffle, tu sens la chaleur de sa peau sous tes mains. Il est réel et il t’apporte indéniablement quelque chose de vital. Et pour cela, tu lui es reconnaissante. A tel point que tu es prête à beaucoup pour l’aider. Tu finis d’ailleurs par lui demander tout go ce qu’il veut. Hélas, lui-même ne le sait pas. Doucement, il desserre ton étreinte et te laisse reculer de quelques pas. Tu quittes la chaleur de ses bras, le laissant réfléchir vraiment à la question, maintenant qu’il t’as un peu expliqué comment il fonctionne. Tu ne veux pas le troubler d’avantage. « Enfin, je sais que je veux, c'est juste impossible. Je dois faire avec. » La réponse aura fini par tomber. Le regard du doyen luit de tristesse, voilé de regrets. « N’est-ce pas la condition même de l’être humain de vouloir ce qu’il ne peut avoir ? » Répliques-tu avec une pointe de malice. Tu te dis que c’est le bon moment pour détendre l’atmosphère. Car tu ne peux pas lui offrir l’impossible, même si tu aimerais bien.

Il en a conscience. Car la demande qu’il formule est tout ce qu’il a de plus raisonnable. Tu y accèdes sans hésitation, lui rendant le premier vrai sourire de la soirée qu’il t’adresse. « Pas de problème, j’ai tout mon temps. » Sean t’avait dit qu’il travaillait sur un gros dossier, il ne risquait pas de te chercher. Et de toute façon, tu serais quand même restée. Hors de question de laisser Lloyd alors qu’il avait besoin de toi. Lui ne t’avait pas laissée tomber quand tu avais eu besoin de lui… Tu lui accordes aussi son deuxième souhait, attrapant ton manteau pour le suivre à l’extérieur. Prendre l’air était un concept en plein mois de Décembre, au bord de la mer mais vous gallois, étiez habitués aux températures rudes. Vous repassez devant sa secrétaire et tu ne peux t’empêcher d’émettre un puéril sourire victorieux. Maintenant, elle savait que tu n’avais pas menti. Dans les couloirs, tu continues à faire preuve d’entrain. « Alors, tu as envie d’aller où ? Tu as déjà repéré des endroits sympas ici ? » Tu espérais que c’était le cas, car à Tenby, tu le forçais très égoïstement à beaucoup fréquenter le Blue Bell. Autant qu’il s’ouvre de nouveaux horizons quand il était ailleurs. « Parce que sinon, je ne sais plus si je te l’ai dit, mais je suis originaire d’ici à la base… Alors je connais quelques coins. »

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Sam 24 Déc - 16:49


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Être dur avec toi-même, c'est dans ta nature, tu dois être capable de donner le meilleur de toi-même en toutes circonstances pour toi, mais aussi pour autrui et c'est grâce à ton père que tu es capable de faire ça. Ce n'est pas un défaut étant donné que tu tires du positif, certes ce n'est pas un rendu constant mais tu ne connais pas une seule chose qui est capable de ne fournir que du positif, ça n'existe pas. Il y a tellement qui n'existe pas et pourtant tant de personnes s'acharnent à y croire. Ce sont des rêves qui ne seront jamais réalité, des rêves d'atteindre un objectif, des rêves... Au fond, ils n'existent que dans le sommeil et ce n'est pas pour rien. Tu connais bien ça, tu reconnais les rêveurs, ceux qui veulent qu'un jour quelque chose de particulier se produise et ceux qui n'en ont pas, ceux qui ne croient qu'en ce qu'ils peuvent voir, ce qui est en face d'eux. Les hommes des preuves. Tu es de ceux-là enfin, tu croyais..., ceux qui ne veulent que ce qu'ils peuvent réellement posséder et ceux qui cherchent à mieux se comporter, à réussir sans pour autant faire du mal aux autres. Même si eux, ne sont pas toujours à tes côtés lorsque tu en as le plus besoin. Tu penses énormément à eux, peu souvent à toi, tu penses aussi tout autant à ton travail qui occupe actuellement la place majeure dans ta vie. C'est toujours à ça que tu t'accroches lorsque tu sens que tout le reste dérape, tu te caches du reste et tu travailles, des heures et des heures, oubliant tout ce qui pourrait te mettre de mauvaise humeur, ou bien te faire de sentir mal, te rendre triste. Tu fais comme si tout allait bien et Dieu sait que tu es particulièrement habile pour le faire. Bien que là, dans les bras de Penny, tu as fini par craquer et montrer une facette de ta personne que peu de personnes connaissent. Elle a ton entière confiance, même si elle ne le sait pas, c'est le cas, tu serais capable de tout lui confier si elle le voulait, tu répondrais à toutes ses questions avec une sincérité tranchante. Tu te sens bien en sa compagnie et cela fait bien longtemps que ça n'avait pas été le cas avec n'importe qui d'autre. Tu te laisses bercer par ses mots, ils restent dans ta tête, tu n'y réponds pas, tu te contentes de sourire, enfin, détendu, un peu. Cependant, tu ne peux pas faire durer cette étreinte des années, ni pour elle, ni pour toi, c'est une bonne idée. Tu souris un peu plus, encore une fois tu te retrouves à espérer l'impossible en étant avec elle et tu te demandes, si ce n'est pas le bonheur de l'instant qui fait rêver autant de gens. Intéressant, tu ne t'étais jamais penché sur ce sujet et ça vaudrait peut-être le coup de faire quelque chose, d'écrire, tu verras, plus tard. Pour le moment, c'est Penny qui compte. À quelques mètres d'elle désormais, tu te sens quand même un peu gêné après ce qu'il vient de se passer mais tu n'en dis pas un mot, restant sur ta demandes plus que réalisable de sortir dehors et de fumer une cigarette.

Doucement, tu vas récupérer ton sac, quelques papiers que tu glisses dedans, tu y mets des cigarettes aussi, un briquet qui trônait sur ton bureau et tu t'empares des clés. Ton manteau se retrouve avec élégance sur tes épaules et tu laisse évidemment Penny sortir la première, lui tenant la porte avant de tout fermer à double tour après un dernier regard pour t'assurer que tu n'as rien oublié. « Je te promets, je vais être de meilleure compagnie. » Une nouvelle façon plus ou moins détournée de ta personne pour t'excuser, avant de passer devant l'antre de ta fameuse secrétaire qui te lance un regard plus ou moins suspicieux et grave. Elle t'en veut, certainement de te laisser aller comme ça, elle est inquiète, c'est normal tu comprendre désormais. Penny est carrément venue te voir parce que tu étais incapable de répondre au téléphone, enfin, tu as un peu amoché celui-ci, tu devras sans doute le réparer ou le recharger simplement, au fond ce n'est que l'écran qui a eu un choc de taille en rencontrant le fond du tiroir. Tu remets ton écharpe correctement sur tes épaules après avoir regardé si Penny en portait une aussi. « Sincèrement, je ne sais pas, à vrai dire je n'ai pas eu l'occasion de sortir souvent ici. » En effet, dans tes souvenirs, il n'y a que deux soirées passées ici qui reviennent. Tu glisses ta main droite sous ton menton avant d'user celle-ci afin de trouver une cigarette dans ta poche et de l'allumer aussitôt dehors. « Je suis sorti deux fois à Swansea, la première fois pour mon arrivée en temps que doyen et la seconde pour la soirée de présentations de tous les nouveaux professeurs et autres membres du staff aux anciens. » Vous n'êtes allés que dans des restaurants aussi, ça ne compte pas trop et à vrai dire, vu comment tu as terminé la seconde soirée, tu ne serais même pas capable de dire ou se trouvait le fameux restaurant. Mais avant que quelqu'un ne commente tu n'étais pas le seul bien alcoolisé le soir là, aucune honte. Rapidement, d'un geste expert tu allumes ta cigarette et tu pousses un long soupir de satisfaction avec cette fumée qui s'infiltre dans tes poumons. « Génial, tu vas pouvoir me donner des bonnes adresses pour plus tard. » Tu pars sur un peu d'optimisme oubliant presque entièrement Londres qui t'attend demain. Tu marches à ses côtés, dans le froid, le vent dans vos visages et particulièrement agréable et il te permet de faire évacuer ce résidu de panique qui était encore en toi. C'est dingue comme quoi, le simple fait d'être à l'extérieur arrive à te calmer, toi qui y a encore quelques minutes pensais que les choses n'allaient pas s'améliorer. Tu souffles lentement ta fumée réfléchissant à ce qu'elle t'a dit quelques minutes plus tôt au sujet de la condition de l'homme. « Pour tout à l'heure, tu m'as posé une colle avec cette condition humaine qui le pousse à demander l'impossible. C'est un sujet intéressant, vraiment, mais le préciser serait une excellente idée et mériterait des recherches. Admettons que tu demandes à quelqu'un ce qu'il désire après un moment heureux ou triste et tu verras je pense, une réelle différence dans les réponses. » Tu gardes ce visage pensif, bien que maqué par le froid revigorant.

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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Mar 10 Jan - 20:09

Lloyd&Penny
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« Je te promets, je vais être de meilleure compagnie. » S’engage Lloyd avec une certaine solennité alors que vous quittez son bureau. Pour dissimuler de la gêne ? C’était fort possible. Après tout, il venait de te révéler un pan entier de son passé. Il t’avait aussi serrée dans ses bras avec la tendresse d’un père et ces deux éléments étaient aussi bouleversants l’un que l’autre. Mais en aucun cas, c’était quelque chose pour lequel il devait s’excuser. Bien au contraire. Tu étais touchée par les marques de confiance dont il t’avait gratifiée. Et pour la première fois de ta vie, tu étais prête à garder un secret plutôt qu’à en faire l’usage le plus bénéfique possible. Parce que l’estime et la confiance de Lloyd étaient devenues deux choses primordiales à tes yeux sans que tu ne t’en rendes compte. Tu avais besoin de lui dans ta vie, tu avais besoin qu’il continue à poser ce regard là sur toi. Et surtout… tu voulais le protéger. Le récit qu’il t’avait fait continuait à résonner dans ton esprit, et tu sentais ton estomac se nouer à l’idée de l’enfer qu’il avait vécu dans son ancienne université. Un enfer qui le rattrapait aujourd’hui. Tu pensais sincèrement que cet homme formidable méritait un peu de bonheur et si tu étais celle qui pouvait le réconforter ne serait-ce qu’un soir, tu t’acquitterais de cette mission avec fierté. Tu n’hésites pas à le lui dire d’ailleurs. « Tu es toujours de bonne compagnie… Et quand bien même tu serais morose toute la soirée, je ne partirai pas pour autant. » Dis-tu d’un ton mesuré. Un peu de légèreté pour ne pas le faire se sentir plus mal qu’il ne l’est déjà mais une touche de sérieux pour lui faire comprendre qu’il pouvait te parler de ses problèmes aussi longtemps qu’il en aurait besoin…

Une fois que vous êtes dehors, le froid vous surprend alors vous vous emmitouflez soigneusement tandis que tu prends la direction des opérations, cherchant votre prochaine destination. Lloyd allume une cigarette, t’avouant que ses sorties dans la ville ont été plus que limitées depuis sa prise de fonctions et qu’il ne connaît donc pas les bonnes adresses. « Ça c’est au moins un problème auquel je peux remédier. » Dis-tu dans un sourire en regardant ton compère s’épanouir à chaque bouffée de fumée qu’il envoyait dans ses poumons. Tu avais un speech anti-tabac tout prêt mais ça serait pour plus tard. Pour le moment, tu étais toute prête à te transformer en guide touristique. « Bon cela dit, à cette heure-ci et vu les températures, je ne sais pas si j’ose te proposer autre chose qu’un restaurant. » Tu lui jettes un nouveau regard en coin, essayant de deviner s’il souffre du froid ou pas. Il faut dire qu’en tant que native du Pays de Galles, tu n’as pas la même perception de la notion que le reste du monde. Parce qu’en vérité, tu as bien d’autres choses à lui proposer. Parce qu’en fait, revenir à Swansea te fait plaisir. Sans doute parce que tu avais dû te tenir loin d’ici pendant deux longues années. « Quoiqu’on pourrait prendre ma voiture et aller du côté du phare ? C’est magnifique la nuit. Et si jamais on a trop froid, il y a un petit pub sympa sur la jetée. » Il y avait aussi un restaurant gastronomique avec vue sur le phare mais un menu dans ce restaurant représentait presque une semaine de ton salaire. Les seules fois où tu y allais, c’était quand Sean régalait…

Vous traversez l’allée serpentant entre les pelouses soigneusement entretenues et presque inconsciemment, vous retombez dans vos vieux travers, lançant un débat sociologique/psychologique dont vous aviez le secret. « Non, allez… je ne peux pas croire que tu n’as pas ton idée sur la question… » Que tu dis quand Lloyd t’avoue que tu lui as posé une colle en lui parlant de la condition humaine. Tu en es certaine, il est du genre modeste aussi. Cependant, une part de toi rayonne de fierté à l’idée qu’il ait pu trouver ta remarque pertinente. Tu aimes bien marcher à ses côtés, et spontanément, tu glisses ton bras sous le sien, comme si tu voulais te se sentir plus proche de lui. « Du coup, tu pense que quelqu’un d’heureux aurait des exigences plus modestes ? Tu crois qu’il est possible d’être simplement satisfait de ce qu’on a ? Je connais peu de personnes dans ce cas. Moi je dirai que les gens sont avides et souvent insatisfaits. » Toi la première. C’était sans doute pourquoi le sujet devenait de plus en captivant à tes yeux. Quoique… Tu aurais pu parler d’un sujet totalement insignifiant avec Lloyd, tu étais certaine qu’il trouverait encore le moyen de le rendre intéressant. C’étaient des moments précieux que vous viviez tous les deux, ou du moins, c’était ainsi que tu les ressentais. Des petits instants qui te faisaient te sentir moins vaine, moins bloquée dans ta petite vie misérable. Mais comme toujours, tu ne veux pas abuser de sa bonté alors tu fais en sorte qu’il ne se sente pas obligé de jouer les professeurs toute la soirée. « Et sinon… J’espère que ta secrétaire ne t’as pas imposé un couvre-feu. Elle a l’air de gérer ton emploi du temps d’une main de maître. » Glisses-tu à nouveau malicieuse.


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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Mer 11 Jan - 18:23


A window to the past

Un sourire apparaît sur ton visage après ces quelques mots pendant que vous marchez. « C'est vraiment gentil. » C'est tout ce que tu arrives à dire malheureusement, tu ne sais pas si elle voudrait réellement rester à tes côtés lorsque tu es de cette humeur morose dont elle parle. Tu n'es pas quelqu'un de bonne compagnie lorsque tu te sens mal. Même toi-même tu ne te supporte spas alors tu te mets de côté et tu t'occupes, oubliant qui tu es pourquoi tu le fais et ça marche. Heureusement, tu te sens mieux comparé à tout à l'heure, certes tu ne peux pas dire qu tu es à 100% mais c'est largement mieux, tu peux parler librement et surtout, tu peux enfin respirer parce que ça devenait vraiment compliqué là-haut. Ici, vous êtes dehors, en plein dans le vent qui est faut se l'avouer très froid, enfin cela ne te dérange pas, lorsque tu vivais à Liverpool étant gamin, du vent dans les oreille tu en avais tout le temps et faut aussi se dire que Londres n'est pas la ville ou les températures sont les plus élevées. « Tout me va. » Dis-tu lorsqu'elle parle d'un restaurant, et lentement tu commences à avoir envie de ce restaurant mais ce que Penny te propose immédiatement après te fait oublier instantanément celui-ci et tu hoches la tête. « Ça me semble être une excellente idée, je suis partant pour le phare et le pub. » Tu te doutes bien que vous n'allez pas rester toute la nuit dehors, à un moment, il va faire un tantinet trop froid pour vous deux et vous n'allez pas cracher sur un verre et tu t'imagines déjà avec un Irish Coffee entre tes mains. Cette idée te met en joie, tout comme celle de partager un moment avec Penny près du phare, tu as confiance en elle si elle te dit que c'est magnifique et ça te fera un endroit à revisiter plus tard. Tout en marchant, certainement en chemin pour sa voiture, tu continues de fumer tranquillement, te régalant de cette fumée et ce goût dont tu ne pourras jamais te lasser. Jamais tu n'as eu l'envie d'arrêter de fumer, tu sais ce que tu fais, tu sais pourquoi tu le fais et tu ne regrettes rien. Encore moins le choix de passer du temps avec Penny qui rayonne à côté de toi et que tu espères régaler avec tes connaissances qui ne vont pas tarder à arriver.

Ces discussions autour de la sociologie et parfois un peu de psychologie voir philosophie, tu adores ça, parce que tu n'as pas la pression des cours, tu parles simplement de ce qui te plaît le plus dans ton travail pour quelqu'un comme Penny, c'est à dire quelqu'un de réellement important à tes yeux, que tu chéries avec tendresse et tu adores voir qu'elle est intéressée par tout ce que tu lui dis. Tu te sens à ta place. « Je ne dirai pas plus modestes, peut-être plus adaptées à la rigueur, prenons un exemple, un couple vient de se marier, tout le monde sait qu'ils cherchent un nouveau lieu d'habitation et ça depuis des années et l'euphorie inconsciemment va les pousser à acheter cette maison qu'ils vont voir avant de partir en lune de miel. C'est plus commun de faire des décisions plus importantes, personnelles lorsqu'on est heureux. » Tu tires lentement sur ta cigarette avant de réfléchir une seconde, tu n'as pas terminé, tu es d'ailleurs bien loin d'avoir terminé, c'est un sujet complexe, tu aurais certainement besoin d'avoir des nombres sur toi, mais tu n'as rien malheureusement, ce n'est pas un sujet que tu étudies en ce moment mais tu sais de quoi tu parles évidemment. « Alors, se contenter de ce qu'on a est un problème de notre société, la consommation, la publicité, le constant afflux d'informations n'aident sensiblement pas les hommes à se contenter de ce qu'ils veulent puisqu'ils voient toujours plus et au final, demandent tout cela. Ça touche aussi bien les gens heureux comme les autres, c'est vraiment malheureux parce qu'on va chercher du besoin ou normalement il n'y en a pas, il n'y a pas cette constante demande. C'est comme si tu mettais une carotte devant le nez d'un âne et que jamais tu ne vas la déplacer, elle sera toujours là tout comme l'envie de la manger alors qu'il a tout ce dont il a besoin à côté de lui, non, la carotte avant tout. » Tu en aurais des exemple à donner, tu pourrais en parler pendant des heures notamment de ce qu'il s'est passé aux États-Unis il y a des années au sujet de l’anxiété, cette création médicale et ce livre qui poussait tous les gens à se diagnostiquer eux-mêmes anxieux et en besoin de pilules et ses pilules, elles en ont détruit des vies, créant des dépendances et de nombreux problèmes pour les hommes, mais c'était pas grave, ça rapportait de l'argent et on a juste besoin d'argent, non ? Tu avais entamé des recherches à ce sujet lorsque tu étais sur le terrain et puis tu as rencontré ta femme, renonçant à tes recherches pour le boulot de tes rêves. « L'avidité et l'insatisfaction sont des traits bien humains... De plus en plus présents, on garde précieusement ce que l'on a pour soit, ce que l'on a gagné du travail et on perd doucement, cette joie de vivre. » Les gens sont de moins en moins heureux, c'est un fait et cela touche littéralement tout le monde, que ce soit un riche jeune bourgeois qui se perd dans la drogue superficielle et qui met fin à ses jours en tombant d'un pont, gaspillant son argent ou alors ce fils d'ouvrier qui se bat pour réussir mais qui n'a pas les connaissances nécessaires et qui va se tirer une balle avec le fusil de chasse de son père, des exemples comme cela, tu en as à la pelle, quoi qu'il arrive, ça termine toujours mal. Il faudrait la chérir cette joie de vivre, il faudrait être heureux d'être en vie, mais non, ça ne fonctionne pas comme ça, ça n'est pas aussi simple et ça ne le sera jamais. Tu baisses les yeux avant de faire tomber la braise de ta cigarette au sol, de l'écraser avec ton pied et de jeter le mégot dans une poubelle avant de hausser un sourcil, amusé par ces quelques mots. « Elle a l'habitude avec moi, je ne suis jamais les horaires, je reste tout le temps, sans le vouloir je lui donne du travail en plus, mais elle commence à me connaître, elle sait comment je fonctionne, on s'en sort bien. » Tu as un léger rire avant de reprendre. « Je lui parlerai du couvre-feu. » Pendant une seconde, ta main gauche se glisse dans ta poche, comme si tu allais t'allumer une nouvelle cigarette, mais tu n'en fais rien, plus tard certainement.

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TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Spencer, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : ©sawyer & emmastonedaily & lolipops
TA DISPONIBILITE RP : ♦ Libre 0/3
En cours : Gwen - Lloyd
A venir : Emrys -
RAGOTS PARTAGÉS : 3703
POINTS : 3366
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Il n'y est plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Sam 21 Jan - 20:55

Lloyd&Penny
To be honest with you, I maybe don’t have the words to make you feel better, but I do have the arms to give you a hug, ears to listen to whatever you want to talk about, and I have a heart; a heart that’s aching to see you smile again.


Tu avais découvert une nouvelle facette de Lloyd ce soir. Bien sûr, tu avais pressenti dès vos premières rencontres qu’il traînait un passé mais tu n’avais pas cherché à creuser plus, consciente que tout le monde pouvait traîner ses bagages. Et finalement, il s’était ouvert à toi et tu comprenais désormais que derrière son assurance et son élégance, il dissimulait une personnalité tourmentée. Il avait tendance à se renfermer, ne voulant pas déranger. C’est pour ça que tu insistes pour rester avec lui ce soir et finalement vous vous mettez d’accord sur le programme de la soirée. Non pas qu’il y ait une véritable discussion. Ton compagnon pour la soirée semble ouvert à toutes tes propositions et finalement, ça sera le phare. « Ok en route alors ! Au moins, on ne peut pas dire que tu es contrariant. » Tu lui adresses un petit sourire. Tu es décidément de très bonne humeur ce soir. Peut être que tu t’appliques à détendre l’atmosphère pour lui montrer que ton regard sur lui n’a pas changé. Tu l’admires toujours autant, malgré ce qu’il t’a confessé… Ils ne vous restent plus qu’à rejoindre ta voiture. Elle est là sur le parking, et comme si Nate était contagieux, tu la couvres d’un regard tendre. Et tu la défends férocement avant que ne vous montiez à bord. « Bon par contre, on ne fume pas dans Debbie… enfin dans la voiture. » Te corriges-tu, consciente que tout le monde n’était pas au courant que ton Audi avait un petit nom. Ça te paraissait même ridicule, à présent… En tout cas, si certains trajets se passent dans un silence désolant, ce n’est pas le cas de celui-ci. Car vous êtes lancés dans une de ces fameuses discussions qui vous font perdre la notion du temps. Surtout que Lloyd prend le temps de répondre à tes questions de manière très pointilleuse. Tu es concentrée sur la route depuis que tu as démarrée mais tu essayes de ne pas perdre ce qu’il dit. Car c’est véritablement intéressant, pour ne pas dire fascinant.

« Alors ça voudrait dire qu’on est plus censé vis-à-vis de nos envies quand on est heureux, voir amoureux ? C’est fou, j’ai toujours pensé que c’était le contraire… Après, je m’éloigne un peu du sujet mais je comprends ce que tu veux dire, enfin comment tu lies bonheur et désir. » Bonheur et désir. Avidité et insatisfaction. Besoin et envie. Autant de notions qui se retrouvaient impliquées dans le sujet que tu avais abordé. Vous pourriez facilement en avoir pour la nuit. Surtout que tu ne pouvais pas t’empêcher de ramener le sujet à toi. Peut être que ton matérialisme et ton amour de l’argent tirait leur origine de quelque chose de précis ? Tu n’y avais jamais pensé mais ça t’amusait tout à coup de t’auto-psychanalyser. Tu veilles toutefois à ne pas trop interrompre Lloyd car il semble avoir une bonne expertise sur le sujet et te livres finalement un véritable cours magistral, pour ton plus grand plaisir. Tu es aussi sensible au fait qu’il use de métaphore pour illustrer son propos, comme il le fait avec l’âne, car même si tu aimes l’oublier, tu n’es qu’une petite serveuse qui n’a jamais fait d’études supérieures. « C’est vrai, on doit faire face à une exposition constante à la publicité et on baigne dans les artifices de la société de consommation… » C’était un discours qui t’était plus familier, et qui touchait moins au personnel. Ce n’était pas pour autant que tu n’étais par perplexe. Alors renforçant cette impression de l’élève qui apprenait du maître, tu poses une nouvelle question. « Ce que je ne comprends pas c’est que tout cela puisse avoir encore un impact alors qu’on est conscient du phénomène. Je veux dire… Si l’âne sait qu’il n’a pas envie de la carotte, ne pourrait-il pas au moins se rebeller à l’idée qu’on essaye justement de le lui imposer ? »

Ton passager donne toutefois une conclusion plutôt navrante à tout cela. Pour lui, l’avidité semble faire partie du genre humain, de manière presque inéluctable. Une telle pensée pourrait t’arranger, elle te ferait te sentir moins marginale dans les rares moments où tu t’interrogeais sur le bien-fondé de certaines de tes actions mais Lloyd semble lier cette avidité à une absence de joie de vivre, ce qui a le don de te perturber. Cela voudrait-il dire que tu essayes de compenser quelque chose quand tu ne penses qu’à t’enrichir ? Tu ne t’étais jamais demandée si tu étais heureuse… Au fil de vos propos, la route s’est faite moins fréquentée, plus obscure. Signe que vous arriviez doucement à destination. Tu en es heureuse, ça te fait une bonne diversion. « On arrive. » Et tu retrouves un peu le sourire, heureuse comme une gamine chaque fois que tu vois le phare illuminer les falaises et l’eau obscure. Avec un léger chauvinisme, tu jettes des regard en coin à Lloyd, essayant de voir s’il trouve le spectacle aussi réjouissant que toi. « Non finalement, le couvre-feu est une mauvaise idée, ça serait dommage de rater ça. » Achèves-tu en te garant sur le parking près de la plage. A vrai dire, tu imaginais bien que Lloyd donnait du fil à retordre à sa secrétaire mais quelque chose te disait qu’il noircissait un peu le tableau. Il devait être un bon patron, meilleur que le tien, tu en étais certaine. Il était bien trop tourné vers l’humain et l’autre pour ne pas que ce soit le cas… Vous sortez de la voiture, faisant quelques pas vers la jetée. « Mais peut être que maintenant que j’ai découvert que je pouvais passer à l’improviste à ton bureau et t’enlever pour la soirée, tu travaillera moins… » Parce que cette petite escapade te plaisait et tu savais déjà que tu ferais en sorte qu’il y en ait d’autres…



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MessageSujet: Re: The Grand Optimist (feat Penny) Sam 21 Jan - 21:33


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Contrariant ? Jamais, enfin si quand même un peut, mais que dans tes cours, quand tu opposes tes idées avec ceux des autres, quand tu sais que tu as raison, mais que les étudiants veulent avoir raison, quand ils se battent pour des idées qui malheureusement ne sont pas du goût du jour. Ils sont malins tes étudiants, peut-être un peu trop rêveurs aussi, mais ils réfléchissent, ils cherchent à comprendre et surtout, tu es là pour les aider à se poser des questions, mais pas n'importe lesquelles, les bonnes. Tu marches aux côtés de Penny, cigarette au coin des lèvres, profitant de cette charmante fumée qui t'enveloppe, cette fumée au goût qui t'apaise, mais pas autant que la présence de penny, c'est pourquoi c'est plus simple pour toi de te débarrasser de ta cigarette que de la présence de la jeune femme. « Pas du tout, je me fis à ce que tu me proposes, tu as mon entière confiance. » Amusé à ton tour, tu mets tes mains devant tes yeux et tu fais quelques pas dans le noir complet, t'arrêtant à côté de sa voiture qui d'ailleurs ne semble pas simplement être un moyen de locomotion. Elle porte un nom, généralement lorsque l'on donne un nom à un objet, on y accorde une importance et aussi et surtout, une valeur sentimentale. « Enchanté Debbie. » Dis-tu avant de t'incliner galamment pour la saluer après t'être débarrassé de ton mégot. Tu suis les instructions de Penny, mais il est évident que jamais tu n'iras à fumer dans la voiture de quelqu'un d'autre, à vrai dire tu ne fumes même pas dans la tienne pour le peu de fois que tu roules avec. Tu ne perds pas de temps pour monter dedans d'ailleurs, tu t'installes en souriant tentant cependant de ne pas te perdre dans tes explications pour ne pas la perdre à son tour, tu sais à quel point tu es capable de t'emballer lorsque tu parles de sujets intéressants. Pas question qu'elle se retrouve privée de son entière concentration pendant quelle roule, ne jamais prendre de risques, très important, surtout au volant. « Je pense que oui, la vie en couple se mêle, il y a moins de place pour soi, mais on voit les choses à deux, dans les étapes de la formation d'un couple, dans sa construction, on peut voir la disparition des moments seuls, de tout ce qui se lie à la solitude, c'est un partage de sa vie que l'on offre, les gens parlent bien de « moitié » lorsqu'ils parlent de leurs compagne ou compagnon. » Enfin, ce sont les couples ordinaires, ceux que tout le monde connaît, ceux qui vont partager le même lit, le même compte en banque, la même tasse de café, la même douche etc... « On se fie à l'autre sur quoi faire, comment le faire, il y a de moins en moins de choix impulsifs et même si ceux-là sont encore là, on parlera d'un choix impulsif au supermarché, pour faire plaisir et souvent, à l'autre. » Au final, lorsque l'on est avec quelqu'un et que les choses se passent bien, que la relation est saine, on fait une croix sur cet égoïsme et on se focalise sur la famille. « Enfin, je généralise, je parle ici des couples qui fonctionnent, qui sont sur cette ligne de l'ordinaire plaisant, depuis des années, on sait bien que c'est plus compliqué que cela... Les gens pensent trop, jugent, questionnent ou pas du tout, ils se laissent berner et ne savent plus ce qu'ils veulent vraiment... » C'est triste, mais c'est comme ça que ça fonctionne et on en revient à cet âne et sa carotte.

Le pauvre qui va passer sa vie à la chercher parce qu'elle est là, parce qu'elle est attirante et surtout parce qu'elle est là seule à être là et à être différente de ce qu'on lui propose en temps normal. « C'est une addiction, en ce moment même, nous avons ce problème d'être au centre de l’information, c'est trop, il faut être capable de faire un choix sinon, on ne sait pas ce que l'on veut et lorsqu'on ne sait pas, on prend un peu ici, un peu là et puis, c'est tout et sans s'en rendre compte, toutes les informations qui suivent seront les mêmes... » La manipulation des médias sociaux, c'est un problème très récent, on regarde quelque chose et comme de par hasard, quelques jours après, la même chose revient avec une publicité et le reste du monde ? Aucune idée. « L'âne aussi développe l'addiction, alors que ce n'est pas dans sa nature, mais il veut cette carotte, il en a maintenant besoin, c'est vital pour lui, le reste perd son intérêt et si il n'a pas sa carotte, il meurt. Il ne se questionne pas comme nous, il ne se contente pas du reste, non. » L'homme détruit l'âne, et pas que, l'homme détruit tellement de choses que ce n'est même plus possible de les énumérer. « Sincèrement, dans le monde, dans notre société plus exactement, où nous vivons, je pense que tout est question d'addiction. Les informations, les publicités, les nouveaux goûts, tout est propice à l'addiction et on tombe dedans plus ou moins de la même manière. On sait que c'est pas bon pour nous, mais on en tire quelque chose de positif quand même. Je fume, je sais que c'est mauvais pour la santé et pourtant, c'est tellement agréable... » Le voilà ton petit exemple personnel. Tu sais que ça risque de te tuer un jour, mais tu es persuadé que ce n'est pas la cigarette qui va venir à bout de ta personne. Pour toi, c'est plus un plaisir quotidien qu'autre chose. D'ailleurs en parlant de plaisir, tu t'es perdu dans tes paroles, la nuit est tombée et surtout vous venez d'arriver. Tu sors de la voiture et tu as les yeux brillants devant ce que tu vois, tu admires ce qu'il y a sous tes yeux et tu ne regrettes absolument pas ton choix. « C'est magnifique. » Tu fais quelques pas en avant, enfonçant tes mains dans tes poches pour ne pas les geler. C'est avec une rapidité déconcertante que tu te perds à nouveau dans tes pensées et tu prends un peu de temps pour lui répondre, tu te tournes vers elle, l'air désolé. « Aha, est-ce que tu vas réussir à faire taire mon cerveau ? Si seulement. » Tu souris, amusé, comme tout à l'heure, oubliant tout le reste, Penny est ici et c'est tout ce qui compte, au diable l'avenir.

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