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Promenons-nous dans la boue | Lenny

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MessageSujet: Promenons-nous dans la boue | Lenny Mer 30 Nov - 21:55

Depuis quelques semaines, Siothrún avait une stagiaire. Une petite lycéenne, qui lui rappelait lui quand il lui restait une once d’innocence. Autant dire que ce temps était révolu depuis bien bien longtemps. Il ne l’avait prise au départ que par curiosité et il était persuadé qu’elle allait rapidement s’enfuir en voyant à quel point il pouvait se montrer désagréable et blessant quand il était de mauvaise humeur (soit à peu près tout le temps). Mais s’il avait une liste infinie de choses à lui reprocher, il pouvait bien lui reconnaître une qualité : sa ténacité. Parce que malgré tout, elle était toujours là. Il avait beau lui donner des tâches ingrates, lui faire faire le café, la faire ranger les archives, rien ne semblait entamer sa détermination. Il avait fini par abandonner, se résignait au fait qu’il allait devoir la supporter pendant encore un petit moment.

En soi, Griffiths ne lui posait pas de problème. C’était une jeune fille intelligente et il reconnaissait à contre-coeur qu’elle pourrait sûrement faire une bonne journaliste. Mais il n’aimait pas travailler avec quelqu’un. Déjà que les sujets de Tenby n’étaient pas spécialement passionnants, mais en plus, devoir supporter la présence de quelqu’un d’autre… Ca faisait beaucoup. Enfin, il allait tout de même tenter de faire des efforts, pour le bien de tous et parce que son procès approchait. Il avait d’ailleurs décidé de l’emmener sur le terrain pour une fois.

Il passa la chercher chez elle un samedi matin, plutôt de bonne heure. Il avait gardé la surprise, lui disant simplement de prendre des vêtements chauds et contre la pluie. Et surtout, une paire de bottes en caoutchouc.Il avait bien fait, car la pluie tombait drue dans la pénombre précédant l’ombre. Il attendit d’avoir roulé quelques kilomètres pour lui annoncer la bonne nouvelle :

« Je suis sûr que tu trépignes d’impatience de savoir où on va… Nous nous rendons à la ferme de la famille Howell. Ils élèvent des vaches et font eux-mêmes leur fromage. Ils font également un peu d’agriculture biologique mais c’est surtout les bovins qui nous intéresse. Avec un peu de chance, on va arriver à temps pour les emmener dans les pâturages. Contente ? »

Bah oui, bien sûr, n’importe qui serait content d’aller prendre en photos des vaches sous la pluie, un samedi matin...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Ven 2 Déc - 19:27

Assise sur le siège passager à côté de mon patron, j’étais folle d’enthousiasme et je faisais de gros efforts pour rester impassible. Aujourd’hui, c’était le grand jour. Après plusieurs semaines d’archivage, de cafés et autres tâches ingrates au Tenby Dispatch, j’étais enfin gratifiée d’une vraie mission. Enfin, c’était sans aucun doute Monsieur Breathnach qui allait effectuer le reportage mais pour une fois, j’étais autorisée à l’accompagner. En plus, il dirigeait la voiture hors de Tenby, ce qui était très bon signe. Peut être qu’un bon sujet nous attendait à Swansea ? Surtout qu’il m’avait dit de prendre un certain type de vêtements, ce qui signifiait que nous allions sûrement aller sur le terrain… Oui, je brûlais définitivement d’envie de savoir de quoi il retournait mais je me retenais de poser des questions pour ne pas l’embêter. Je commençais à connaître mon patron et aussi ses limites. Si mon impertinence lui avait plu pendant notre entretien initial, je savais qu’il ne la tolérerait pas au travail… De toute façon, rien ne pouvait entacher ma bonne humeur. Même pas le fait de me lever aux aurores un samedi matin ou le fait qu’il faisait un temps de chien. Mes efforts avaient enfin payé. Même ma patience est récompensée parce que après quelques kilomètres silencieux, mon chauffeur brise le silence, m’expliquant enfin où nous nous rendions.

Est-ce que j’avais dit que rien ne pouvait entacher ma bonne humeur ? Parce qu’à l’entente de l’annonce, c’est la douche froide. La Ferme Howell ? On allait à la ferme Howell ? Prendre des vaches en photo ? J’étais verte. La retombée de mes espoirs était fulgurante. En même temps, j’avais imaginé tellement de choses… Mais sûrement pas ça. C’était la douche froide. Comme si soudainement, j’étais dehors sous la pluie plutôt que dans la voiture. Je me dégonfle comme un ballon. Mais comme je l’avais dit, je commençais connaître Siothrún Breathnach. Il continuait à essayer de me décourager et je ne devais pas lui montrer quand il parvenait à faire quelque chose qui fonctionnait.

« Je suis contente d’aller sur le terrain… C’est sûr que j’aurai préféré quelque chose de moins… rural mais je suppose que mon avis ne vous importe pas une seule seconde. Ça se saurait si les stagiaires choisissaient leurs sujets. »

J’avais dit ça d’un ton léger, essayant de détendre l’atmosphère. Car le peu d’enthousiasme avec lequel le brun m’avait présenté le sujet prouvait qu’il n’était pas plus ravi que moi par l’idée. J’essaye aussi de me remobiliser et je l’avoue, de gagner un peu des temps en faisant mine d’être intéressée malgré tout.

« Alors quel est notre angle d’attaque ? La difficulté d’être agriculteur de nos jours ? Ou au contraire est-ce qu’on doit montrer que la profession perdure et est toujours nécessaire à l’économie ? »

J’aurai préféré quelque chose de plus sensationnel, comme un fermier qui aurait tué sa femme ou hébergerait un trafic dans sa ferme. Mais peut être que je rêvais un peu trop et clairement c’était mauvais pour moi. D’ailleurs, il y a quand même quelque chose qui me perturbe grandement et je dois demander.

« On doit vraiment les emmener paître ? Pourquoi on ne peut pas juste interviewer le fermier ? A l’intérieur de la ferme par exemple… »


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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Ven 9 Déc - 21:52

Siothrún lui décocha un regard glacial.

« Si ça ne te plaît pas, dis-le tout de suite au lieu de faire des sous-entendus stupides. Et sache que moi non plus, je ne choisis pas forcément les sujets de tous mes articles. Tu crois que je suis un spécialiste des vaches ? Absolument pas. Mais c’est ça aussi, le métier de journaliste, se retrouver avec des sujets parfois peu intéressants et barbants. Et c’est ton boulot d’essayer de les rendre attractifs, de donner envie à ton lecteur d’aller jusqu’au bout. Et effectivement, tant que tu auras ce genre de réaction, tu n’auras rien à dire. »


Ce n’était pas parce qu’il n’était lui-même pas très emballé qu’elle pouvait se permettre de telles réflexions. Non mais. Enfin, de toute façon, l’Irlandais trouverait toujours sur quoi râler et des remarques à lui faire, quoi qu’elle dise. Et ça l’agaçait un peu, parce qu’elle ne se démontait jamais. A croire qu’avec le temps, il devenait de moins en moins insupportable (non).

« Tu as bien dû te rendre compte que le Tenby Dispatch a une ligne éditoriale mettant plutôt en avant le patrimoine, le terroir et le côté champêtre de la ville. Le but n’est pas de déprimer les gens quand ils lisent le journal, il faut donc toujours mettre une touche de positif dans les articles. »

Et c’était lui qui disait ça, alors qu’il passait son temps à assassiner tout le monde ? Il faut dire qu’il s’était fait remonter les bretelles, le comité éditorial ayant décidé de refuser ses articles s’il continuait d’en vouloir à tout le monde et d’attaquer les habitants de la ville. Ce n’était qu’un petit journal, ils n’avaient pas envie de se retrouver avec une horde de lecteurs furieux.

« Ta deuxième idée est plutôt bonne dans ce sens-là. De toute façon, j’ai bien compris que tu voulais plus de liberté d’expression. Très bien. Cet article sera le tien. Tu prends l’angle d’attaque que tu veux, tu le structures de la façon qu’il te plaît et tu y racontes ce que tu as envie de dire. »

Tiens, il était d’humeur clémente aujourd’hui… Et puis, ça lui ferait de quoi critiquer. Parce que l’archivage, c’était bien joli, mais il n’avait pas pu lui reprocher grand-chose. Là, il allait pouvoir s’en donner à coeur joie.

« Tu as peur de la boue ? Oui, c’est nécessaire. Pour écrire, il faut que tu connaisses le mieux possible ton sujet. Si le fermier te parle de la dureté de son métier bien au chaud dans sa cuisine, tu risques de ne pas le prendre au sérieux. Alors que patauger dans la boue, ça te montrera déjà un peu ce qu’il doit endurer tous les jours. »

En réalité, ce n’était absolument pas obligatoire, mais ça l’amuserait de voir Griffiths essayer de rester professionnelle au milieu des vaches… Elle voulait découvrir la vérité du métier de journaliste, elle était servie ! Siothrún engagea la voiture sur le chemin de terre légèrement défoncé qui menait à la ferme.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Sam 24 Déc - 14:12

Même si j’ai enrobé mes remarques d’humour, celles-ci ne passent pas du tout et je me fais copieusement engueuler par mon patron. Je baisse la tête, attendant que la tempête passe, me demandant quand même s’il est vraiment fâché contre moi ou juste par le fait d’être obligé de gâcher son talent en allant photographier des vaches un samedi matin. Je me mords la lèvre pour ne pas rire quand il crie qu’il n’est pas un spécialiste des vaches mais globalement, je comprends ses reproches alors j’essaie vraiment de faire amende honorable.

« Je…je voulais juste plaisanter un peu. Désolée. Vraiment. Je vais accorder à ce sujet toute l’attention qu’il mérite. Promis. Je suis vraiment contente d’aller sur le terrain pour la première fois. »

C’est dit sans ironie et dans la plus grande humilité. Je n’ai pas envie qu’il me prenne pour une pimbêche. Il était évident qu’il ne m’aimait déjà pas beaucoup, je ne veux pas lui donner plus de raisons. Mais mes excuses ne suffisent pas et le sermon se prolonge, évoquant ensuite la ligne éditoriale du journal. Sur ça, je ne suis pas certaine d’être d’accord avec le brun. Le terroir ? Le champêtre ? Qui ça intéressait à part les personnes de plus de 90 ans ? Ce que les gens voulaient, c’étaient des potins. Des faits divers bien flippants. Quelque chose à raconter et à débattre avec la voisine ou chez le coiffeur. Pas des photos de vaches… Mais je connais désormais très bien Siothrún Breathnach et je sais que le contredire ne lui plaît pas toujours. Alors je continue à me réfugier dans le silence, jusqu’à ce que les remontrances prennent un tournant tout à fait inattendu. Je me redresse sur le siège éberluée quand il me propose de rédiger l’article.

« C’est vrai ? ça sera mon papier ? Oh merci ! Je ne vous décevrai pas promis. »

Pour un peu, je lui sauterais presque au cou. Mais je connaissais les risques d’un tel geste. Et pas seulement parce qu’il était en train de conduire… N’empêches, j’étais extatique. Non seulement, il avait reconnu que j’étais capable d’avoir une bonne idée mais en plus, il me faisait confiance pour traiter le sujet. Certes, ce n’était pas celui du siècle, mais maintenant qu’il était le mien, il me paraissait dix fois plus attrayant. J’allais faire des vaches de la ferme Howell des stars. Je souris à pleines dents, n’en revenant toujours pas de la fleur qu’il est en train de me faire. A côté de ça, la boue me paraît soudain dérisoire et je reconnais une certaine véracité dans les paroles de mon maître de stage. Toujours un peu plus repentante, j’acquiesce.

« Je… oui, c’est vrai. Il faut du vécu pour écrire l’article. Quel que soit le sujet. »

Je lui adresse un sourire tandis que nous nous garons devant la ferme mais je ne suis pas certaine qu’il y sera réceptif. En fait, les probabilités sont même quasi inexistantes. On sort de la voiture et il fait toujours aussi mauvais. En quelques secondes, je suis trempée et malgré le vêtement de pluie que Siothrun m’avait fait prendre, je sens tout mon corps se refroidir. Mais je me promets d’essayer de rester professionnelle et je salue le fermier avec un grand sourire à la suite de mon patron. J’essaye même de ne pas être insultée par le regard sarcastique du fermier quand mon maître de stage lui apprend que c’est moi qui allait rédiger l’article. Le brave paysan nous fait aussi savoir qu’il est déjà en retard sur son programme à cause de nous et qu’il faut aller chercher les vaches tout de suite. Il nous emmène près de ce qui doit être l’étable, car je sens tout à coup, une odeur de bouse particulièrement désagréable. Je fronce le nez, complètement dégoûtée. Je ne suis cependant pas au bout de mes peines. Bientôt, le fermier ouvre les portes, déversant son troupeau de bovins sur nous.



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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Mer 28 Déc - 20:37

Siothrún la regarda du coin de l’oeil et il vit qu’elle était réellement désolée. Ou alors, elle jouait très bien la comédie. Il soupira, secouant la tête et passant à autre chose. Il est vrai qu’il était peut-être un peu trop dur avec elle et qu’il faudrait qu’il sache se tempérer… Il n’avait pas envie qu’on vienne l’emmerder avec une histoire de harcèlement au travail ou de se faire encore remonter les bretelles par son patron, qui l’avait déjà chopé pour lui dire qu’il devrait changer de ton quand il parlait à la jeune fille. Et puis bon… Elle était sympa cette gamine quand même et elle bossait bien. Même s’il ne le dirait jamais à voix haute, c’était ce qu’il pensait d’elle. Peut-être que c’était la vieillesse qui le rendait plus tendre, allez savoir.

En tout cas, elle semblait contente de sa proposition. Au moins une qui était heureuse de ce sujet, même s’il se doutait que ce n’était pas vraiment les vaches qui la motivaient autant. Au moment de se garer, il tourna la tête et il la vit sourire. Pendant un instant, il eut l’impression d’avoir sa petite soeur devant lui. Tiens, ça faisait longtemps qu’elle n’était pas venue le hanter, celle-là. Il se contenta de fixer Griffith pendant quelques secondes avant de finalement sortir de la voiture sans un mot. Il n’avait pas besoin de penser à sa famille maintenant.

Le temps était pourri (pour ne pas dire merdique). Il sentait qu’un bon café chaud quand ils rentreraient ne leur ferait pas de mal. Il récupéra son sac dans le coffre de la voiture et, suivi par sa stagiaire, il alla à la rencontre du fermier. L’Irlandais grinça des dents au regard que l’homme lança à la jeune fille. S’il s’accordait le droit de faire des remarques désagréables à la rouquine, il n’aimait pas spécialement quand d’autres la prenaient de haut. Enfin, il nota qu’elle resta de marbre. Un bon point.

Ils se rendirent jusqu’à l’étable. Ah, la bonne odeur de la bouse… Ca n’avait pas du tout manqué à l’Irlandais. Il attrapa sa stagiaire pour ne plus se trouver devant la porte et le fermier laissa les bovins sortir. Les vaches se ruèrent avec joie à l’extérieur, ne manquant pas de les asperger allégrement de boue. Siothrún essuya une quelques gouttes atterries sur son visage, l’air dégoûté.

« On sera bon pour la douche je crois. »

Il prit l’appareil photo dans son sac. Il était petit, compact et ne ressemblait pas du tout à l’appareil professionnel qu’il utilisait normalement, mais il avait une qualité bien utile par ce temps et pour cette mission : il était étanche.

« Bon, du coup, vu que tu n’as pas eu le temps de préparer des questions, j’en ai une liste si tu veux, au moins pour le début, que tu saches dans quel sens orienté la discussion. N’oublie pas ce que je t’ai appris. Ecoute bien ce qu’on te dit, réfléchis et fais marcher ton intuition. Et surtout, donne-lui l’impression qu’il est la personne la plus importante sur cette Terre. C’est comme ça que tu réussiras à obtenir des informations un peu plus intéressantes que le nombre de têtes de son troupeau ou que Marguerite a vêlé la nuit dernière. »

Il allait se mettre en retrait et la laisser se débrouiller, mais s’il voyait qu’elle s’enlisait, il volerait à sa rescousse. C’était à ça qu’il servait, non ?
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Mer 11 Jan - 21:02

Un bras me tire en arrière et je m’apprête à protester mais je me rends compte que c’est mon patron et je ravale mon cri. Surtout que je deviens totalement reconnaissante quand je comprends car soudainement une trentaine de bovins foncent à l’endroit où je me trouvais quelques secondes plus tôt. Finalement, j’avais encore beaucoup à apprendre de mon ainé… En revanche, rien ne pouvais nous protéger des projections de boue soulevées par le troupeau et je retiens d’affreuses grimaces jusqu’à ce que je remarque que Monsieur Breathnach ne fait de son côté aucun effort pour cacher son dégoût alors qu’il s’essuie le visage.

« Une douche et un bain peut être…Enfin, il paraît que c’est bon pour la peau. »

Que je dis avec un sourire timide, essayant de ne pas passer pour une fille geignarde. Pourtant, dieu m’en était témoin, j’avais très très envie de geindre… Et il se trouve que même si j’ai hâte de faire mes armes en solo, j’ai toujours besoin de conseils. Heureusement, je les reçois sans avoir à les demander et j’écoute ce que me dit Siothrun avec une attention religieuse (sans mauvais jeu de mot). Au fur et à mesure qu’il me donne des conseils, je sens mon cœur battre un peu plus fort dans ma poitrine. J’avais des responsabilités et je ne voulais pas échouer. C’était bête mais je voulais l’impressionner. Je voulais que finalement, il se dise que me prendre en stage n’était pas une erreur grossière.

« Je veux bien votre liste, merci. Intuition, attention, flatterie, s’il le faut. Un angle positif, le patrimoine et le terroir à l’honneur. Je crois que je peux le faire. » J’ai l’air d’un petit soldat qui part au front. Je n’ai cependant pas beaucoup d’assurance et j’en perds encore un peu quand je dois poser ma question suivante. « Est-ce que… euh, ça vous gênerai de prendre les photos pour moi aujourd’hui ? J’ai peur de ne pas réussir à tout faire en même temps. »

Genre tenir debout malgré la boue glissante, poser des questions pertinentes, qui plus est à un homme qui ne semblait pas très bien disposé à mon égard et tout cela en affrontant une trentaine de vaches visiblement pressée d’aller paître. Mais bon, j’avais peur qu’il le prenne mal si je le cantonnais au rôle du simple photographe qui suivait en silence. Cette inversion des rôles était tellement inattendue que je ne savais pas quel côté l’aborder… En tout cas, avec la liste d’un journaliste de talent dans la main et sa confiance en prime, je ne peux plus reculer. J’accélère le pas pour me retrouver au niveau de notre hôte du jour qui ne se soucie visiblement pas de nous attendre et je me jette à l’eau. Je commence doucement, suivant les questions de la liste. Combien de vaches Monsieur Howell possédait t-il ? De quelle race étaient-elles ? Pourquoi avoir choisi d’élever cette race ? Combien d’heures passaient-ils par jour à s’occuper de ses bêtes ? Qu’aimait-il à propos de son métier ? Le problème, c’est que je pataugeais. Et pas seulement dans la boue. Je pataugeais, parce que mon interlocuteur ne répondait que par des monosyllabes ou le strict minimum rendant mon premier solo périlleux. Les minutes passaient mais je ne tirais pas grand-chose de lui, tout en m’épuisant à essayer de marcher derrière lui. Pire : Je ne pouvais même pas prendre de notes à cause du vent et de la pluie. Ok, j’aurai peut être dû écouter mon patron quand il m’avait expliqué que la vie de journaliste n’était pas si idyllique que ça. En tout cas, elle ne consistait pas qu’à rédiger des petites chroniques sur un macbook flambant neuf dans la chaleur des bureaux du Tenby Dispatch avec un bon café à la main… Pile au moment où je me fais cette réflexion, je sens mon pied glisser sous moi. Ça m’apprendrait à courir pour égaler la foulée de mon sujet. Car je m’étale lamentablement dans la boue, tombant à plat dos comme une idiote…


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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Mar 17 Jan - 19:42

Siothrún ne trouva rien de mieux comme réponse qu’un grognement. Bon pour la peau… Ça lui faisait une belle jambe. Mais même s’il ne dit rien, il appréciait l’effort de Griffiths d’essayer de trouver le bon mot et de ne pas râler. Si elle l’avait fait, ça lui aurait tapé sur le système et il se serait fait une joie de lui remonter les bretelles. Alors que là, elle prenait ça plutôt dignement, finalement. Un bon point, mademoiselle. Il sortit la liste de sa poche et la lui tendit.

« Bien, je vois que ça rentre. »

Quand elle lui demanda de prendre des photos, il lui jeta un regard glaçant pendant quelques secondes avant de hocher la tête. Oui, c’était inutile, mais ça l’amusait de la voir avoir si peu de confiance en elle dès qu’il s’agissait de lui demander de quelque chose.

« Pas de problème, partage des tâches. Concentre-toi sur tes questions, je m’occupe du reste. »

S’ils avaient été dans une situation à peu près normale, il l’aurait peut-être poussé à travailler en solo, histoire qu’elle puisse voir ce que cela faisait. Mais sous cette pluie battante qui faisait de chaque pas une épreuve, il se montrait plus coulant. Elle était déjà assez brave d’affronter cette météo plus que capricieuse avec le sourire.

Et comme pour ne rien arranger à cette journée bien pourrie, l’agriculteur ne fit aucun effort pour répondre aux questions de la jeune femme, ce qui commença à agacer fortement le journaliste. C’était quoi son problème ? Etait-il sexiste, la considérait-il trop jeune pour lui accorder de l’importance ou était-il tout simplement trop con ? Voulant la laisser se débrouiller, il resta quelques pas en arrière, en profitant pour essayer de prendre des photos intéressantes. Essayer était bien le mot, parce qu’avec la pluie, on ne voyait pas grand chose.

Il vit sa stagiaire glisser, mais il était trop loin pour la rattraper. Il rangea l’appareil dans une poche en pestant avant d’arriver près d’elle en quelques grandes enjambées. L’attrapant par le bras, il l’aida à se relever un peu durement.

« On va arrêter le carnage. »

Sans la lâcher, il se tourna vers l’agriculteur.

« Merci monsieur Howell de nous avoir consacré un peu de votre temps. »

L’homme n’attendit même pas que le journaliste en finisse pour s’éloigner en grognant. Pour le coup, Siothrún lui aurait bien fait manger de la boue, pour lui apprendre à être aimable. Il regarda ensuite Griffiths et lui sourit gentiment. Ce qui devait être la première fois depuis qu’ils travaillaient ensemble.

« Bon, c’est loin d’être une réussite, mais vu le temps, je ne crois pas que j’aurais fait mieux. Tu t’es bien débrouillée, Griffiths. J’ai des fringues dans la voiture, tu vas aller te changer, sinon, tu vas attraper la crève. On avisera ce qu’on fait après. »

Première étape : se mettre au sec. Il verrait ensuite s’il trouvait quelqu’un prêt à se faire cuisiner par la jeune femme ou s’ils allaient devoir rentrer bredouille et dans ce cas-là, écrire un article avec presque aucune information. Ca serait toujours un moyen de lui apprendre la broderie...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Ven 27 Jan - 21:10

Si mes blagues sur la boue n’arrachent qu’un grognement sans joie à mon patron, il a l’air quand même content de voir que j’ai retenu ses conseils. Bien que ça n’a pas été difficile pour moi, vu que je bois littéralement ses paroles. A vrai dire, même après un mois à travailler sous ses ordres, j’avais toujours la plus grande admiration pour lui. Sur le plan professionnel, il était finalement celui que je pensais qu’il était. Et sur le plan humain… Et bien il était dur mais il m’avait prévenu qu’il n’en serait pas autrement. Et puis, il restait juste dans ses critiques et que parfois, même si c’était très léger, je sentais un radoucissement, une fêlure dans son masque d’éternel insatisfait. Enfin, et c’était non négligeable, il agissait comme un maître de stage responsable. C'est-à-dire qu’il savait quand devait s’arrêter la leçon et quand il était temps de me soutenir. Comme c’était le cas aujourd’hui, alors que mon premier reportage en solo sur le terrain tournait à la catastrophe. Car même s’il avait accepté de prendre les photos pour moi – non sans un regard réprobateur – les autres éléments semblaient s’être ligués contre moi. La météo, la boue, les bovins, mon sujet peu coopératif, rien ne va. Jusqu’au grand final, ma magnifique glissade dans la boue, qui finit par une chute humiliante.  Le souffle brièvement coupé, je reste quelques instants allongée. Je ne me suis pas vraiment fait mal, si ce n’est à l’égo… Un bras secourable m’attrape cependant, me remettant sur mes pieds. Je lève les yeux, croisant ceux bleu acier de Monsieur Breathnach.

« Merci. »

Que je marmonne, le rouge aux joues. Il n’a pas l’air content et je pique du nez en l’entendant parler de carnage. Il a perçu comme moi mon échec retentissant. Je ne sais plus où me mettre et je suis contente qu’il donne congé au très peu aimable Monsieur Howell. Je n’avais pas besoin de sentir en plus, le regard goguenard de ce dernier sur moi. Mais le reportage est fichu et quand je croise à nouveau le regard de Shiothrun, j’ai envie de disparaître. Sauf que… Pour ma plus grande surprise, il n’a pas l’air furieux après moi. Au contraire. Il m’adresse un sourire (un sourire ?!) et tente de me remonter gentiment le moral. Je n’en crois pas mes yeux mais étrangement, cette sollicitude bienveillante ne console même pas. En fait, je me dis que s’il a être gentil avec moi, c’est que je dois vraiment faire pitié.

« Non, je ne me suis pas bien débrouillée… C’est même tout le contraire ! J’ai été nulle, archi-nulle. Ne me mentez pas, ça ne m’aide pas ! Vous m’aviez fait confiance et je n’ai pas été la hauteur.  Et maintenant, on a rien pour écrire l’article. J’ai fais perdre du temps à tout le monde. »

Pour en rajouter à ma misère, ma voix monte dans les aigus, tandis que les larmes me montent aux yeux. Je détestais échouer quand j’entreprenais quelque chose. Et ne pas être à la hauteur, c’était littéralement ma phobie. Une minuscule part de moi sait que je devrais lui être reconnaissante d’être gentil et pas réprobateur mais j’étais trop en colère contre moi-même pour être rationnelle. Je fais volte-face, regardant dans la direction où le fermier a disparu. Mais il est déjà loin et mon idée de le rattraper pour avoir une seconde chance est balayée par l’attrait qu’exerce la proposition de mon patron sur moi. Voiture ? Chauffage ? Vêtements secs ? Parce que oui, je suis trempée et je commence déjà à avoir froid. Alors penaude, je finis par le suivre. Et je reprends un peu mes esprits tandis que nous marchons côte à côte.

« Je suis désolée, je ne voulais pas vous crier dessus… Je voulais juste faire du bon travail pour une fois. »

Le trajet jusqu’à la voiture semble durer une éternité. Je ne sais plus quoi dire et dans le doute, je me dis que  ne plus ouvrir la bouche est une bonne idée. Je marche simplement aux côtés de mon maître de stage, tête basse. Je me surprends à me demander à quoi ressemblait le premier reportage de mon patron. Mais je n’ose pas lui demander. De toute façon, je suis toujours très dépitée, et je ressasse en silence.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Dim 29 Jan - 11:36

Siothrún fut étonné par la réaction virulente de sa stagiaire. Il s’était attendu à beaucoup de choses… mais pas à ça. Il laissa sortir ce qu’elle avait visiblement sur le cœur, sans rien dire, sans rien exprimer. Qu’elle se décharge de sa frustration, ça ne pourrait lui faire que du bien. Et lui, ça lui en apprenait un peu plus sur cette jeune femme qu’il continuait à voir comme une gamine. Mais elle était visiblement plus que ça. Il enfonça ses mains dans ses poches, la suivant jusqu’à la voiture. Il ouvrit le coffre pour qu’ils puissent s’abriter en dessous le temps de se changer et attrapa un sac posé sur le siège arrière. Il avait prévu qu’ils allaient finir trempés, il avait donc fouillé dans ses placards à la recherche de vêtements grands et confortables, trouvant une flopé de sweats et t-shirts un peu immondes, mais bien larges. Et vu comment elle était taillée, ça allait lui faire des robes. Il s’assit sur le bord du coffre, lui laissant fouiller pour trouver quelque chose à sa convenance (il ne fallait pas être difficile).

« Si tu crois que je te mens pour te faire plaisir, tu te mets le doigt dans l’œil. Même toi, tu ne dois pas y croire. Depuis quand c’est dans mes habitudes de me préoccuper de ton petit égo ? Jamais ça n’arrivera. Je serais toujours honnête avec toi, car il n’y a que comme ça que tu peux espérer progresser. Peut-on réellement dire que tu as été nulle alors que les éléments se sont ligués contre toi ? Ce ne serait pas un mensonge, mais ce serait de la mauvaise foi. Peu de personnes aurait fait mieux que toi. Et n’oublie pas que tu n’es qu’une stagiaire. Tu apprends. Tout ne peut pas marcher d’un coup. Tout le monde rate un jour ou l’autre, et c’est ça qui permet de progresser, justement. Et pourquoi faire du bon travail, pour une fois ? Je suis satisfait de ce que tu fais, tu ne serais pas là sinon. Tu serais au bureau en train de trier je ne sais quelle connerie encore. »


Il se redressa et fit face à sa stagiaire. Les mains posées sur ses épaules, il la fixa de son regard glacial.

« N’importe qui aurait refusé de descendre de cette voiture pour aller courir après des vaches dans la boue. Mais tu l’as fait. Avec le sourire et en blaguant. C’est ça que je voulais voir, un comportement positif et professionnel, même quand tu t’es ramassée dans la boue. Tu as attendue qu’on ne soit que tous les deux pour craquer. Et tu vas tout de suite te mettre quelque chose dans le crâne, Eleanor : ce pauvre type ne mérite absolument pas tes larmes et je t’interdis de te sentir coupable. Ouvre les yeux et rends-toi compte que ce n’était pas de ta faute. »

Ce devait être la première fois qu’il l’appelait par son prénom. Au bout d’un mois, c’était plutôt pas mal comme progrès. Siothrún sentait ses barrières tomber petit à petit face à cette apprentie journaliste et il ne savait pas s’il devait s’en réjouir ou pas. Sûrement l’avenir allait le lui dire.

« Pour l’instant, je suis le seul à pouvoir juger ton travail. Alors si je te dis que tu t’es bien débrouillée, c’est que c’est le cas et tu n’as rien à dire là-dessus. Compris ? »

Il avait pris son temps le plus dur et le plus brutal, pour que ses paroles ne paraissent pas aussi douces qu’elles auraient dû l’être. Car au fond, il ne voulait pas être comme ça. La compréhension, ça n’apportait rien d’autre que des problèmes. Mais face à elle, il ne réussissait pas à rester complètement détaché et injuste. A croire qu’il fallait juste une adolescente un peu tenace pour le rendre moins con.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Lun 20 Fév - 21:51

Aujourd’hui, j’avais clairement perdu le contrôle. Car en plus d’avoir raté mon premier solo, je venais de hausser la voix face à mon tuteur. Je m’étais excusée dès que je m’en étais rendue compte mais comme durant toute ma tirade, il n’avait pas dit un seul mot. Et ce silence… Et bien c’était complètement angoissant. Encore plus que s’il m’avait engueulée, ce qu’il aurait eu légitimement le droit de faire… Toujours muet, il ouvre le coffre dès que nous arrivons à la voiture et nous nous abritons en dessous tandis qu’il sort un sac plein de vêtements secs… Admirant sa prévoyance, je m’exécute sagement quand il me fait signe de fouiller dans le sac à la recherche d’un rechange peu désireuse de le contrarier encore plus. Mes doigts rencontrent alors de bons gros sweat-shirts moelleux et je crois qu’à ce moment précis, je pourrai pleurer de reconnaissance. Quoique non, ce qui est de nature à me faire éprouver de la gratitude, c’est ce que me dis mon patron ensuite. Même s’il me remet un peu à ma place et le fait sur un ton autoritaire, chaque mot qu’il prononce me met du baume au cœur. Je suspends ma fouille du sac, le regardant aussi heureuse qu’incrédule face aux compliments à peine voilés qu’il m’adresse. Mais ce n’est pas fini, car il pose ensuite une main réconfortante sur mon épaule, continuant à affirmer qu’à ses yeux, je me suis bien débrouillée. Alors enfin, je cesse de le contredire.

« Compris ! » Que je souffle d’une petite voix pleine d’émotion, secouée par l’intégralité de ce qu’il vient de dire, espérant faire passer ce que je ressens par ce simple mot. Et moi aussi, j’ai envie de lui dire quelque chose, même si je n’aurai jamais sa géniale éloquence et sa force de persuasion. « Et… je voudrais ajouter que j’apprécie. Que vous soyez honnête avec moi… En fait, j’apprécie beaucoup de travailler avec vous. Vous êtes… un modèle pour moi. Alors savoir que vous pensez du bien de moi… ça veut dire beaucoup. Tout comme le fait que m’offrez des opportunités de peut être pouvoir réaliser mon rêve un jour. Et que vous continuiez à me faire confiance. » Je pourrais aussi dire qu’avec le temps, il était devenu bien plus à mes yeux qu’un type désagréable, que j’avais compris qu’il y avait que ce qu’on imaginait derrière ce regard acier mais il n’y avait aucune façon polie de formuler cela. Alors, je me tiens bêtement face à lui le regardant d’un œil humide. J’étais vraiment touchée par ce qu’il venait de faire pour me remonter le moral. En fait, j’étais pris d’une folle envie de lui sauter au cou mais malgré mes émotions en ébullition, mon instinct parvenait tout de même à me souffler que c’était une mauvaise idée. Alors, j’essaye progressivement de revenir à la normale.

« Plus de larmes… Plus de crises d’égo, c’est promis. Même avec vous, je vais rester professionnelle. » Que je jure sur un ton léger en retrouvant le sourire. Je recommence à fouiller dans le sac et je finis même par oser poser ma question de tout à l’heure. « Dites… Il était comment votre premier article solo à vous ? » J’arrête enfin mon choix sur un vêtement, tirant un gros sweat-shirt vert du sac. Je le déplie découvrant un trèfle et le nom d’un club de foot de Belfast, me rappelant les origines irlandaises de mon patron. J’ai encore envie de lui poser une question personnelle, de lui demander si ça venait de chez lui, s’il avait joué au foot mais au lieu de ça, je suis frappée par une révélation. Ou plutôt une idée que je considère comme lumineuse. « Vous savez ce que je me dis ? Pourquoi faire un reportage sur un fermier mal embouché alors que vous êtes là ? Je pourrai écrire quelque chose sur vous si vous acceptez de répondre à mes questions… Je suis certaine que ça sera tout aussi intéressant et que les gens aimeraient en apprendre un peu plus sur vous. Et puis comme ça, vous serez le meilleur juge de mon travail ! »


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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Sam 4 Mar - 22:50

L’Irlandais grogna en entendant la jeune fille. Comment lui, il pouvait être un modèle pour quelqu’un ? Il n’avait pas besoin d’un point de vue externe pour savoir qu’il était horrible la plupart du temps. Il ne souhaitait à personne d’être comme lui et de finir vieux et aigri à trente-huit ans. Alors ça le faisait toujours grincer des dents d’entendre ce genre de choses. Heureusement, c’était plutôt rare. Généralement, les gens avaient compris que le bon sens poussait plutôt à ne pas prendre exemple sur lui. Il pouvait voir qu’elle était émue, et ça le mettait mal à l’aise. Il se passa la main dans les cheveux, tentant un pauvre sourire pas très convaincant.

« C’est mon boulot. »

C’était facile de se cacher derrière cette excuse. Beaucoup plus facile que d’avouer qu’au fond, il était humain et que la petite rousse avait su comment le prendre, même inconsciemment. Plus facile que de se rendre compte que finalement, il était capable de s’adoucir devant quelqu’un qui en valait vraiment la peine. Il refusait de se dire tout ça, car il savait que s’il montrait trop de sympathie pour elle, il aurait l’impression de la mettre en danger. Il devait garder ses distances… mais en était-il capable ? La solitude lui pesait horriblement. Il était déjà seul quand il était en Irlande, certes, mais ici, ce n’était même pas son pays. Il ne connaissait rien et surtout, il ne se sentait pas à sa place. Alors oui, il faiblissait.

« Bien sûr que je te fais encore confiance. Ce n’est pas comme-ci que tu avais fait une grave erreur ou quelque chose d’impardonnable. Je sais que j’ai parfois l’impression de l’oublier, mais tu es là pour apprendre. C’est par les erreurs qu’on apprend le mieux. Mieux vaut que tu te plantes maintenant alors que je peux encore récupérer tes conneries que quand tu seras toute seule. Et je ne doute pas ton professionnalisme. Tu as beau être une adolescente, tu sais être mature quand il le faut. »

Même en faisait preuve d’une extrême mauvaise foi, ce dont il avait l’habitude, il ne pouvait pas lui reprocher ce point là. Elle s’était toujours conduit d’une façon impeccable, il n’avait jamais eu à se plaindre. Et puis ce matin… Pas mal d’autres personnes auraient fait une crise de nerfs. Elle lui demanda comment était son premier article et il se contenta de marmonner :

« Pas très fameux, mais c’était sur la fête du quartier… Pas mon genre de sujet. »

En vrai, ça avait été un désastre tel qu’il avait dû être entièrement réécrit. Si elle était sage, il le lui ferait lire pour qu’elle se rende compte de tout ce qu’il ne faut absolument pas faire. Pour l’instant, il avait un peu trop d’égo pour lui montrer qu’il avait été capable d’un tel torchon. Et puis, elle venait de lui dire qu’elle l’admirait, alors même s’il désapprouvait, il n’avait pas envie de chuter dans son estime.

Il tourna brusquement la tête vers elle à sa proposition. Son premier instinct aurait été de refuser. Parler de lui ? Et puis quoi encore ? C’était tout ce qu’il ne voulait pas, qu’il évitait dans toute conversation. Mais il ne se voyait pas dire non alors qu’elle prenait une initiative, ce qu’il la poussait à faire au quotidien. Pourquoi il ne pouvait pas avoir une stagiaire normale qui se contentait de suivre les ordres et d’être apathique ? Après quelques secondes de réflexion, il finit par soupirer.

« Très bien. Mais je me réserve le droit de ne pas répondre à toutes les questions et de te recadrer si je sens que ça prend une direction qui ne me plaît pas. Et on fait ça chez moi, car je ne veux que personne entende. Et j’ai du bon thé en plus. En voiture. »

Il ne lui laissait pas le choix. Si elle protestait, il la larguerait à la rédaction pour qu’elle fasse de l’archivage. Au fait, il n’avait pas dit qu’il devait prendre ses distances ? Parce que la faire pénétrer dans son intimité, c’était effectivement mettre des barrières entre eux… bravo l’Irlandais.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Dim 26 Mar - 21:05

La séquence émotion se termine aussi rapidement qu’elle a commencé et Monsieur Breathnach met fin à la panégyrie sur son rôle de tuteur que je suis en train de lui faire en déclarant très laconiquement qu’il faisait simplement son boulot. Ce n’était pas tout à fait exact mais je sens que insister gâcherait tout alors je garde le silence, me retenant de sourire béatement quand Il me dit ensuite que j’ai toujours sa confiance. Que j’ai le droit de faire des erreurs. Et qu’il me trouve mâture pour mon âge. De quoi remonter définitivement mon moral. Et me faire retrouver ma curiosité naturelle. J’ose enfin interroger mon patron sur ses débuts à lui. Lui a retrouvé son naturel, semblant me répondre à contrecœur, mais il le fait quand même.

« Pourtant je suis sûre qu’une fête de quartier irlandaise est un peu plus animée qu’une fête galloise. »

Que je réplique quand il me fait comprendre que ses débuts n’ont pas vraiment été exceptionnels. Mais c’est plus histoire de dire quelque chose. Je comprends en effet que c’est également un sujet sur lequel il n’a plus très envie de s’étendre. Je commence à le connaître à force. Et pourtant, sans doute poussée par l’audace de la jeunesse, je lui demande de devenir le sujet de mon premier article. Il tourne la tête vivement en entendant ma requête, me fixant quelques instants, pensif. Je croise mes doigts dans les manches du sweat, bien trop grand pour moi. L’idée ne semble guère l’enchanter. Cependant, il a l’air de sérieusement la considérer. Et finalement, après un petit soupir… Il accepte. Non sans fixer ses conditions.

« J’accepte toutes vos conditions ! Surtout celle qui inclut du thé chaud » Que je dis avec un enthousiasme que j’ai du mal à dissimuler. Et surtout comme si j’étais en position de négocier quoi que ce soit… « Vous allez voir, je vais faire un super portrait de vous »

Bon je lui avais déjà fait ce genre de promesse fallacieuse quand il m’avait confié le sujet de ce matin mais cette fois-ci, j’étais véritablement décidée à ne pas me planter. Je chasse d’ailleurs le regard désapprobateur que j’imagine ma mère faire si jamais un jour elle apprend que j’ai accepté d’aller seule chez un homme plus âgé que moi sans « supervision » pour me concentrer. Les questions que j’ai envie de lui poser se bousculent dans ma tête et je commence à faire méthodiquement le tri. Se faisant, je vais docilement reprendre ma place sur le siège passager. Il vient s’installer au volant et nous laissons enfin derrière nous la pluie et cette ferme dont le propriétaire n’a pas grand-chose à envier à l’épouvantail qui trône dans son champ. Je tourne un peu ma langue dans ma bouche mais je suis réellement incorrigible alors je reprends vite la parole.

« Est-ce qu’on peut commencer dans la voiture ? Je ne vois pas qui pourrait nous entendre ici. » Même s’il est un peu humide, je peux tout à fait utiliser mon cahier pour prendre des notes et tracer les grandes lignes de mon article. J’essaye aussi de jouer à la plus fine, utilisant un des conseils qu’il m’a donné un peu plus tôt pour obtenir le maximum d’informations de sa part : la flatterie. Comment il avait dit déjà plus ? Il fallait donner l’impression au sujet de l’article qu’il était la personne la plus importante de la Terre. « Je n’essaye pas de négocier vos conditions ou quelque chose comme ça… C’est juste que je suis vraiment impatiente d’en apprendre plus sur vous. Vous êtes jeune et vous avez l’air d’avoir déjà une vie si remplie… »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Lun 1 Mai - 19:13

« Ah ça oui. En même temps l’Irlande, le Pays de Galles… On ne peut pas vraiment comparer. »

Parce que l’Irlande était bien mieux à son avis. En même temps, il se retrouvait parachuter là, alors c’était sûr qu’il n’avait pas un avis forcément très positif sur le Pays de Galles. Et l’Irlande resterait toujours son pays de cœur, sa patrie et sa maison, même s’il n’avait plus jamais la possibilité d’y mettre les pieds. Elle lui posa ensuite sa question qui le déstabilisa. Mais il décida de faire un effort. Elle n’était pas forcément la personne à qui il devrait s’ouvrir, mais lâcher quelques brides sur son passé de journaliste, ça n’allait sûrement pas le tuer, ni lui porter préjudice à elle.

« Hum… »

Super portrait… Ouais, il attendait de voir ça. Il était nul pour parler de lui-même. Sans même parler de sa méfiance, il était tout simplement un mauvais orateur. Lui, son truc, c’était de se taire et d’écouter, non pas de parler. Et ça tombait plutôt bien dans son métier, surtout la façon dont il l’exerçait. Ca lui permettait d’entendre des choses qu’il n’aurait normalement pas dû… Elle avait visiblement décidé de profiter de la situation et de commencer son interrogatoire, retournant les conseils qu’il lui avait donné.

« Je vois que tu apprends vite… »

Sa remarque sur sa ‘jeunesse’ le fit doucement sourire. Il avait tout de même pas loin de quarante ans. Il n’appelait plus ça jeune.

« Tu sais, ma vie est loin d’être aussi intéressante que tu sembles le penser… On va commencer par le début, hein. Je crois que j’ai toujours voulu devenir journaliste, depuis tout petit. Je ne sais pas pourquoi. En tout cas, c’était en opposition avec tout ce que voulaient mes parents. Les Breathnach… Ils œuvrent dans l’ombre, mais ils sont influençant dans le monde de la pharmaceutique. »

Il parlait d’eux comme s’il ne s’agissait pas de la même famille. Au fond, il était tellement différent et à l’opposé de tout ce monde là qu’il ne se sentait pas inclus dedans. Ce n’était qu’un nom de famille, rien de plus.

« Et puis… Ils sont en opposition totale avec mes convictions. Catholiques un peu trop extrémistes à mon goût, indépendantistes, intolérants à bien trop de choses… Tout ça m’a emmené à partir dès ma majorité pour pouvoir faire ce que je voulais de ma vie. A coté de mes études, je travaillais pour un petit journal, sur des sujets très peu intéressants… De fil en aiguille, j’ai su ce qui me plaisait réellement : le journalisme politique. Fouiller dans les affaires des puissants, tenter rétablir un peu de justice dans ce monde. J’étais un peu idéaliste à l’époque. J’ai fait ça pendant des années. Je ne me suis consacré qu’à mon travail, rien d’autre ne comptait. Et puis… l’erreur de trop et la mise au placard ici. »

Il allait vite falloir qu’il imagine quelque chose si elle posait plus de questions à ce sujet-là…

Pas de soucis ! Je suis pas mieux, tu vois... désolée ><
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans la boue | Lenny Lun 15 Mai - 21:43

« Ah ça oui. En même temps l’Irlande, le Pays de Galles… On ne peut pas vraiment comparer. » Je me garde bien de contredire mon maître de stage. Je n’allais pas faire preuve d’un chauvinisme exagéré alors que je faisais partie de ces gens qui étaient convaincus que l’herbe était plus verte ailleurs… Et puis, j’avais l’impression que parler de l’Irlande lui faisait mal au cœur alors je me tais quelques instants pour lui laisser un peu de répit. J’avais l’impression que les choses commençaient doucement à s’arranger entre nous alors je n’allais pas inverser cette tendance en jacassant comme une pie… Je continuais mon combat pour monter dans son estime, pas à pas. Je n’avais pas d’autre objectif que gagner le respect de cet homme que j’admirais tant. Et s’il paraît sceptique sur le fait que j’allais faire un « super » portrait de lui, il m’offre toutefois une nouvelle marque de reconnaissance en me disant que j’apprenais vite. Je n’avais en effet pas perdu de temps pour mettre ses conseils en pratique. J’aurais d’ailleurs pu répliquer que j’étais en train d’apprendre du meilleur, mais ça aurait été poussé un peu loin. J’étais en train de comprendre qu’il y avait une très faible ligne jaune entre un compliment et de la basse flatterie… Mais bon, je considère en effet que je ne m’en sors pas trop mal quand je vois qu’un fin sourire étire les lèvres de Monsieur Breathnach tandis qu’il commence à me raconter un peu son histoire. Inutile de préciser que je n’en perds pas une miette. Je bois ses paroles, constatant qu’il y avait quelques similitudes dans nos histoires. Moi aussi je rêvais de devenir journaliste. Moi aussi mes parents pensaient que c’était une mauvaise idée… Cependant, ce portrait n’est pas à propos de moi et je me concentre sur ce que dit mon interlocuteur, prenant soigneusement des notes. Il avait beau dire que sa vie n’était pas intéressante, je voyais les grandes lignes d’une histoire fascinante se dessiner… Ton patron se livre bien plus que ce que tu aurais pu imaginer d’ailleurs, et tu sais que tu ne dois pas gâcher cette chance, en rebondissant intelligemment quand il t’en laissera l’occasion.

« Est-ce que votre famille a été affectée par le conflit Nord-Irlandais ? Est-ce que vous avez été personnellement affecté par cette période ? Peut être que ça aurait pu avoir une certaine influence sur votre vocation… » Demandes-tu timidement, tiquant sur les mots « catholiques » et « indépendantistes » tandis que tes cours d’histoires te reviennent rapidement en tête, et que tu fais un rapide calcul de l’âge de l’irlandais. « J’ai lu que la partition catholique/protestante avait été très violente et s’était faite au sein même des familles parfois… » Tu sens que tu es sur un terrain glissant. Toutefois, tu as l’impression qu’un véritable journaliste d’investigation n’aurait pas pu passer à côté des indices contextuels que tu as l’impression de déceler dans le récit du journaliste. Tout était question d’instinct… Ou peut être de dosage alors tu poses aussi des questions un peu plus neutres. « Le petit journal dans lequel vous avez commencé… Quel type de sujets traitait-il essentiellement ? Comment vous avez basculé vers le journalisme politique, vous avez changé de patrons ? » Tu as bien entendu quand il a dit que c’était une erreur qui l’avait conduit ici. Et curieuse comme tu étais, tu brûlais de demander mais le moment semblait plutôt mal choisi alors que tu venais de lui poser des questions plutôt intimes sur sa famille. A voir si cette erreur serait mentionné à nouveau dans la suite du récit…



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