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A change of heart + Lloyd&Penny

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Spencer, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : ©emmastonedaily & lolipops
TA DISPONIBILITE RP : ♦ Libre 0/3
En cours : Gwen - Lloyd
A venir : Emrys -
RAGOTS PARTAGÉS : 3696
POINTS : 3365
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Il n'y est plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: A change of heart + Lloyd&Penny Dim 30 Oct - 19:05

« Au revoir. Le Blue Bell vous remercie encore de votre visite ! » Dis-tu au couple qui vient de régler son addition après un long repas. Il est tard et le sourire que tu leur adresses est légèrement factice. Tu es fatiguée, vraiment fatiguée. Mais tu dois tenir encore quelques minutes, le temps qu’il soit l’heure de fermer le restaurant. Car si jamais tu t’avisais de fermer plus tôt que prévu et que ton patron en avait vent, tu pouvais t’attendre à de sérieux ennuis… Avec une petite grimace, tu te masses discrètement le dos, rêvant de retrouver ton lit. Le service de ce soir avait été long et quelque peu intense. Tu avais eu des clients exigeants et aussi un autre un peu trop porté sur la bouteille à qui tu avais dû demander de partir avec fermeté. Il avait bien entendu mal réagi et l’altercation qui avait suivie avait achevé de te saper le moral. Heureusement, ton moment préféré de la journée était arrivé. Le moment où tout le monde partait et où il ne restait plus qu’un seul client. Un client que tu appréciais beaucoup. Avec un léger sourire, tu te diriges d’ailleurs vers sa table. « Je vous ressers un café, Monsieur Jenkins ? » Tu ne doutais pas beaucoup de la réponse mais il faut bien rester un minimum professionnelle. Parce ce que ce que tu fais ensuite ne l’est pas du tout. Très naturellement, tu t’assieds à la table du principal intéressé, te servant un verre d’eau. Encore un truc susceptible de filer une crise de nerfs à ton boss si un jour, il était témoin d’une scène du genre. Mais jusqu’à maintenant, tu ne t’étais jamais faite prendre. Alors que tu faisais ça de plus en plus souvent, t’installer avec Lloyd Jenkins pendant tes pauses ou à la fin de ton service. Tu trouvais cet homme proprement fascinant. Doyen de la faculté de Swansea et professeur de sociologie, il était très cultivé et d’une conversation vraiment agréable. Tu adorais discuter avec lui et tu en étais venue à attendre avec impatience les moments où il poussait la porte du Blue Bell. Surtout que malgré ses airs distingués et son petit accent anglais, il était d’une grande gentillesse et ne semblait pas te mépriser en raison de ton statut de serveuse. Oui, tu l’appréciais beaucoup. Ce qui n’était pas courant chez toi…

« Alors vous dites que les individus sont influencés par la société ? Et que la conscience individuelle ne joue qu’un rôle limité ? » Dis-tu en reprenant le fil d’une conversation qui avait été interrompue par tes devoirs de serveuse. Tu avais commencé à t’intéresser aux grands principes de la sociologie et tu interrogeais Monsieur Jenkins quand tu en avais l’occasion à ce propos. Tu essayais toutefois de te modérer, bien consciente que peu de personnes aimaient faire des heures supplémentaires en dehors du travail. Bien que ton interlocuteur semblait éprouver une réelle passion pour son métier d’enseignement. En tout cas, quand il t’expliquait les choses, tu les comprenais parfaitement et tu avais même envie d’en savoir plus. Enfin, quand ton cerveau était dans la coopération. Parce que là, même si la réponse t’intéressait, tu étais vraiment fatiguée. Tu te mets soudainement à bailler, portant ta main devant ta bouche. « Désolée. » Murmures-tu dans un sourire contrit. « Je crois qu’il est temps que cette soirée se finisse. Je n’ai jamais attendu mon jour de repos avec autant d’impatience, je crois. » Tu oses une confidence sans trop y réfléchir. Même si vous vous vouvoyez et que tu l’appelais Monsieur Jenkins, tu lui donnais de plus en plus souvent des détails personnels à ton sujet. Et tu ne manquais jamais d’essayer d’en apprendre un peu plus sur lui, non plus, sans non plus agir comme une fouineuse. « J’espère que le plat du jour vous a plu au moins. » Tu t’inquiétais toujours de savoir s’il avait bien mangé car tu souhaitais qu’il reste un client fidèle. Ses apparitions étaient vraiment des petites bouffées d’oxygène dans tes longues journées.


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More than the air that I breathe. Knew we would crash at the speed that we were going. Didn't care if the explosion ruined me. Baby, I loved you dangerously. You took me down, down, down, down.
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TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs Hadsen.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Irish coffee & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Aloy, Penny, Evelyn, & William. (4/4)
A venir : Kainoa.
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POINTS : 2970
ARRIVÉE À TENBY : 09/10/2016

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ÂGE DU PERSONNAGE : quarante-huit ans.
CÔTÉ COEUR : Aloy ♥.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Lun 31 Oct - 11:50


A Simple Twist of Fate

Alors oui, tu viens d'arriver en ville, deux bonnes semaines déjà, tu es toujours le nouveau du coin, mais quelqu'un finira bien par prendre ta place dans ce rôle là, d'autant plus que tu t'es bien installé. Tu as trouvé une place qui te convient particulièrement bien ici. Tu as tes habitudes et elles te plaisent, tout te plaît ici en réalité. Le choix que tu as eu à prendre pour arriver ici est certainement le meilleur que tu as eu à faire depuis ton divorce. La vie semble enfin te sourire, même si il est un peu tôt pour le dire. Pas de conclusions hâtives, mais il faut bien en profiter un peu quand même. Tout comme de cette fin de journée, il fut en profiter. Tu es sorti de la fac en fin d'après-midi, des tonnes de papiers t'attendent à la maison puisque tu as décidé d'assister à des cours aujourd’hui au lieu de faire de la paperasse. Non, tu ne notes pas tes professeurs, tu assistes plutôt pour garder ton cerveau en marche, car malheureusement pour toi, tu n'as pas eu l'occasion de donner un seul cours depuis que tu es ici. Quelqu'un s'occupe de la sociologie, mais tu aimerais aussi, bien que tu ne puisses pas tout avoir, tu vas arriver à te débrouiller pour en donner. Pas maintenant certes, mais tu sais que ça va arriver. Tu te donnes encore deux mois à tout mettre en place avant de pouvoir te mettre derrière un bureau autre que lui de ton bureau et donner de la voix pour des étudiants qu tu espères, passionnés. Tu étais réputé pour ça, pour tes cours, la façon dont tu les faisais, mettant en avant l'action des étudiants avant tout. Tu commençais souvent tes cours avec un mot écrit sur le tableau et tu les laissais, pendant une bonne heure à débattre, à donner des informations et avec cela, en plus de tes connaissances tu formais un cours. Les gens croient que tu ne prépares pas tes cours, que tu es lazy, mais non, tu as tout sur ton ordinateur, au cas ou les choses tournent mal, si tes étudiants vont au delà du sujet, ou bien même à côté. Enfin, tout cela pour dire que tu as remarqué que cette façon de faire des cous donnaient des résultats meilleurs, les étudiants étaient surtout plus attentifs en cours et participent tout autant. Tout professeur qui se respecte a la sainte horreur des cours sans vie. Enfin, tu l'espères...

Bref, hors de ton université, tu as le droit de le dire étant donné que tu es le doyen, tu prends le chemin de ta maison, un long trajet en voiture t'attend. Même si la voiture n'est pas ce que tu préfères, c'est amusant de prendre le volant tout en ayant de la bonne musique dans les oreilles, d'autant plus que tu t'arranges pour prendre la route avec le moins de voitures possibles à croiser, comme ça, tu es tranquille. Autant que chez toi, où il n'y a personne qui t'attend, c'est pourquoi tu ne fais que déposer ta voiture devant la porte de ta maison. Enfin, tu mets les pieds à l'intérieur pour prendre une douche histoire de te réveiller et tu te changes, direction le centre ville pour aller manger un morceau, pas question de prendre une soupe de nouilles chinoises comme celle de midi qui n'était, il faut se l'avouer, pas terrible. Tu n'es pas un mauvais cuisinier, mais tu ne prends jamais le temps de faire quelque chose, tu le faisais avant avec ta femme, mais ces temps sont révolus, plus question de cuisinier pour faire plaisir à quelqu'un, quoi que tu peux, à toi. Sifflotant légèrement, jetant ton mégot dans la poubelle devant le Blue Bell, tu entres, tu jettes un coup d’œil dans la salle et tu remarques que ta serveuse préférée est là. Vous avez immédiatement sympathisé depuis que tu es arrivé ici, tu ne refuserais jamais une de vos discussions autour d'un café. Tu souris largement, n'allant pas la déranger, mais croisant simplement son regard. Tu t'installes à ta table, la même que d'habitude et tu prends ta commande, le plat du jour, histoire de changer un peu. Tu prends le même plaisir à manger ici, tout en lisant le journal sur ton téléphone. Tu regrettes de ne pas avoir tes lunettes de lecture d'ailleurs. Le repas se passe à merveille et tu attends le moment où elle viendra à tes côtés, mais des clients passent avant toi, c'est bien normal, mais... Un client, avec un bon coup dans le nez semble un peu insistant. Tu ne dis rien, mais tu n'en penses pas moins, amazed par le comportement Penny tu n'interviens pas, mais tu as la crainte que cet homme revienne parmi-vous un peu plus tard, certainement que trop de public lui a posé problème pour son scandale.

« Avec plaisir. » Tes pensées disparaissent automatiquement, il n'y a rien de meilleur que le café, surtout ici, du vrai café, pas celui dans les dosette ou tu ne sais quoi d'autre. Tu trépignes d'impatience rien que de savoir que ton café arrive. Tu es certainement accro, mais tu le vis bien. Lorsqu'il arrive devant toi, elle aussi et elle s'installe à tes cotés, reprenant une discussion précédente et cela te fait sourire, presque rire même, tu apprécies de voir qu'elle est aussi intéressée par ce que tu peux raconter, cependant, tu lis la fatigue sur son visage et tu ne désires pas lui voler son temps, Penny a certainement besoin de sommeil tout autant que toi. « Je pense que la sociologie peut attendre demain, ou un autre jour. Parce que sur un sujet pareil, je crois que je ne saurais m'arrêter. » C'est vrai, que tu pourrais en passer la nuit étant donné cette passion que tu as pour tout cela. Mais, tu as raison, elle est fatigué et elle te le fait comprendre, doucement, elle s'ouvre un peu à toi, tu ne l'obliges à rien, vous discutez tous les deux et vous laissez les choses se passer. C'est agréable. « Il est temps pour vous de vous reposer je pense et ne vous excusez pas, je peux comprendre la fatigue, c'est pas évident de marcher toute la journée et d'essuyer certains commentaires... » Tu marques une pause, ta voix devient froide, un peu trop, mais tu as encore cet homme en travers de la gorge. « C'était vraiment parfait. Comme d'habitude et que dire de ce café. » Un léger rire te fait terminer ta phrase, essayant de détendre l'atmosphère, ou bien juste toi en fait. Tu es un peu paranoïaque sur les bords, un peu anxieux aussi, tu ne désires pas qu'il lui arrive quelque chose, mais tu ne veux pas t'immiscer dans sa vie non plus. Il faut que tu trouves le juste milieu, mais pour ce soir, pas question qu'elle sorte d'ici toute seule, on ne sait jamais ce que cet abruti de tout à l'heure peut faire, les dommages causés par l'alcool sont destructeurs.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Mer 2 Nov - 20:48

Tu vas préparer un ultime café pour Lloyd Jenkins, contente qu’il l’ait accepté. Tu te rends derrière le comptoir, mettant la machine en marche. Tu avais dû tanner ton patron pour qu’il achète une véritable machine italienne et s’il avait beaucoup râlé sur le prix initial, il ne le regrettait désormais plus. Elle était largement amortie, les clients ayant plaisir à prendre un petit noir après leur lourd repas de fruits de mer. Toi-même, tu faisais bon usage de l’achat, ta dose de caféine t’aidant à garder la pêche. D’ailleurs, ce soir, tu te prépares une tasse aussi. Il allait te falloir au moins ça pour reprendre la voiture et rentrer chez toi sans t’endormir au volant. Et puis comme ton dernier client du jour, tu appréciais le bon café. Encore quelque chose qui vous rapprochait. Mais ce n’était pas votre seul point d’entente et quand tu apportes deux tasses fumantes à sa table, tu relances un débat que vous n’aviez pas pu finir, pressée d’avoir les réponses à tes questions. Ton interlocuteur te jauge quelques instants avant d’émettre un petit rire charmant et de décliner ton invitation à la discussion. Tu plisses les yeux, reconnaissant le bien fondé de son refus. « C’est vrai que ça a l’air d’être un vaste sujet. » Et il était vrai qu’il pouvait se montrer intarissable quand le sujet l’intéressait. Mais ça ne t’avait jamais dérangée. Bien au contraire. Tu adorais la passion qu’il mettait dans ses exposés… En tout cas, tu n’as pas le temps d’être déçue car il laisse entendre qu’il pourrait revenir dans un futur proche. Tu souris à ton tour. « D’accord, reportons à demain où à un autre jour. Mais pas dans trop longtemps. Je veux mes réponses. » Répliques-tu en plaisantant à moitié. Certes, tu aurais pu ouvrir un bouquin et trouver tes réponses toi-même, mais ça n’aurait définitivement pas eu le même charme.

Tu prends une gorgée de café, savourant son amertume sur ta langue, réfléchissant à ce que le brun venait de dire. D’ordinaire, tu n’aimais pas qu’on te prenne pour une petite chose fragile mais là, la note de compassion que tu entends dans sa voix ne te déplaît pas. « C’est gentil à vous de comprendre… Les gens ont tendance à croire que c’est simple et à mépriser les serveuses à la moindre erreur. Mais on est humaines. Cela nous arrive d’être fatiguées. » Tu ne veux pas avoir l’air de trop te plaindre alors tu n’en dis pas plus. Tu avais une paye, c’était déjà quelque chose. Par contre, pour toi l’incident avec l’ivrogne est déjà oublié alors tu ne comprends pas la remarque que fait le Jenkins sur les commentaires et sa soudaine froideur. Mais il retrouve vite sa bonne humeur alors tu n’en soucies plus. « Tant mieux alors. Et c’est vrai que ce café est divin. » Tu en bois une nouvelle gorgée pour ponctuer ton propos. « Alors finissons le tranquillement et ensuite, je ferai la fermeture. Je ne suis pas non plus à cinq minutes. » Tu détestais boire ton café rapidement et là, tu n’étais plus vraiment en service. Vous terminez donc vos tasses, parlant de sujets un peu plus légers que la sociologie.

Quand vos deux tasses sont vidées, tu ramènes ces dernières à la cuisine, attrapant ton manteau et commençant à vérifier que tout est bien fermé et rangé. Inutile de préciser que tu avais intérêt à ce que tout soit nikel quand ton patron viendrait réceptionner les livraisons demain matin. Quand tu regagnes la salle principale, tu constates que Lloyd a lui aussi mis son manteau. «Il ne me reste plus que le rideau de fer a baisser. Merci d’être resté un petit peu. Bonne nuit, Monsieur Jenkins. » Lui dis-tu dans un sourire chaleureux, n’osant toujours pas utiliser son prénom. « Le Blue Bell vous remercie de votre visite. » Ajoutes-tu en débitant la phrase que tu es obligée de sortir à tous les clients. Sauf que pour une fois, tu ne le fais pas en te forçant. « A très bientôt alors. » Conclus-tu ensuite. Il te salue à son tour puis tu entends la sonnette caractéristique de la porte d’entrée lorsqu’il sort.

Tu vas derrière le bar,te baissant pour attraper les clés de la devanture. Soudain, le carillon retentit à nouveau. « Vous avez oublié quelque ch… ? » Ta voix meurt quand tu te redresses, constatant que ce n’est pas Lloyd. Non, c’est le client éméché de tout à l’heure. Encore plus éméché si l’on en croit sa démarche. « J’ai soiiiif. » Parviens t-il à articuler. Tu pousses un soupir. Manquait plus que ça. Tu croyais pourtant avoir été assez ferme tout à l’heure. « Désolée, Monsieur mais nous sommes fermés. Revenez demain si vous voulez. » Tu te forces à être polie mais tu fais le tour du bar, essayant de le pousser vers la sortie en lui barrant le chemin. Il ne bouge pas d’un pouce, semblant s’énerver. « D’jà t’a l’heur’, t’as pas voulu m’servir… T’as décidé d’me fair’ chier, c’est ça ? Sers-moi connasse. » Tu pousses un petit soupir, continuant à essayer de rester professionnelle. « Je vous l’ai déjà dit, nous sommes fermés. Et si vous ne quittez pas le restaurant, je vais être obligée d’appeler la police. » Tu croises les bras pour appuyer ton propos, fière de ta fermeté mais il te pousses soudain violemment contre le mur, sa colère semblant décuplée. Tu pousses un cri tandis qu’il te serre à la gorge, se mettant à t’insulter de plus belle. Tu te débats mais il est plus fort que toi et tu es pris dans l’étau de sa main. Tout est arrivé trop vite, tu n’as pas eu le temps de réagir, tu es coincée. En désespoir de cause, tu serres les poings, essayant de le frapper. Mais tu as l’impression qu’il ne le sent même pas. Ok, maintenant, il était temps de paniquer.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Jeu 3 Nov - 18:49


A Simple Twist of Fate

Tu ferais tout pour un café, addiction que tu connais depuis des années, tu la partages avec de nombreuses personnes et tu es ravi de boire en compagnie de Penny qui s'octroie quelques minutes de pause avant de faire la fin de son service et de tout fermer. Elle a du courage de s'occuper de tout lorsque le patron n’est pas ici. Il ne semble pas être un charmant personnage. Bien que rares sont les personnes qui parlent en bien de leur patron, celui-ci semble être un petit connard radin sur les bords. « Pas d'inquiétudes, je vous apporterai vos réponses, en espérant que ce soit celles que vous attendez. » Tu souris avant de boire une longue gorgée de ton café, certains te diront que tu ne sais pas en apprécier le goût, mais tu le fais à ta manière. Ta tasse est d'ailleurs presque vide, cependant, pas question d'en prendre un nouveau, d'autant plus qu'il commence à se faire un peu tard, surtout si tu veux travailler un peu avant de dormir quelques heures, il va falloir que tu penses à rentrer, bien que la compagnie et les questions de Penny sont on ne peut plus agréables. Elle n'a de cesse de te surprendre dans ses questions sur la sociologie et parfois, tu aimerais que tous tes étudiants soient comme elle. « Je ferai mon possible pour passer demain, après ma réunion, mais si je ne suis pas là, je passerai après. » C'est vrai que tu viens toujours à la même heure, pour ne pas changer tes habitudes, mais parfois, tu ne peux pas, comme demain, tu ne sais absolument pas comment va se dérouler cette réunion ni combien de temps elle va te prendre. Si ça se trouve, tu vas encore devoir dormir sur le magnifique canapé de ton bureau que ton dos déteste. Tu reprends ta tasse dans ta main avant de la finir, écoutant sagement ce que Penny a à te dire. « Ne me remerciez pas, c'est normal. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour toi le monde, on ne prend pas tous le temps de penser aux autres. » Il ne faut pas se leurrer, si la moitié de la population agissait de la sorte, le monde se porterait beaucoup mieux, mais il est tellement simple de se trouver des excuses pour ne pas le faire et des personnes ont de réelles excuses, c'est vraiment délicat comme sujet. C'est d'ailleurs pourquoi vous repartez sur de la sociologie, plus léger cette fois, quelques anecdotes amusantes dont tu te rappelles histoire de la remettre d'aplomb avant qu'elle ne ferme le restaurant. Lentement, tu te redresses, enfilant ta veste après avoir payé et laissé le même pourboire depuis la première fois que tu es venu ici. Tu fis toujours ça quand tu vas dans un bar, c'est un réflexe depuis que tu as été aux États-Unis ou c’est une institution de laisser un pourboire aux serveurs là-haut. « Je vous souhaite un excellente soirée Miss Collins. » Tu t'inclines légèrement, avec un grand sourire, amusé avant de te reculer et de sortir. Tu fais quelques pas avant de te stopper, tu allumes une cigarette, tu fumes tranquillement quelques minutes avant de remarquer une odeur que tu connais, celle de l'alcool. Tu te retournes et ne voit rien, il n'y a personne, tu ne comprends pas jusqu'à ce que tu entendes un cri. Ton sang ne fait qu'un tour et ta cigarette termine au sol, se consumant toute seule. Cet homme est là, face à Penny, ses mains autour de son cou.

C'est à cet instant que tu te revois, enfant et même adolescent, face à des conflits physiques. Tu n'étais pas un grand gaillard, tu étais assez maigre, personne n'avait peur de toi et pourtant, tu le désirais. Tu voulais être le héros, comme dans les bandes-dessinées que tu avais l'habitude de lire. Sauver la jeune fille pour se marier avec et être heureux, riche jusqu'à la fin des jours. Maintenant, tu sais que ce n'est évidemment pas possible, que ce n'est que dans les livres ou bien dans le films que les choses se passent comme ça, la vérité, la vraie vie, quant à elle est bien plus complexe. Lorsque tu étais enfant, tu criais au secours et si ça ne marchait pas, tu intervenais, mettant ton frêle corps en opposition pour aider l'oppressé. Dans cette situation, tu ne vas pas crier, oh que non. Tu fais quelques pas vers l'homme et tu attrapes le col de sa veste. Tu le jettes avec force loin de Penny, cela fait longtemps que tu ne t'es pas battu, mais tu es prêt à le faire, bien que tu ne sois pas le plus habile avec tes mains. Tu feras un bon bouclier si l'abruti ne réagit pas comme il le devrait. « Je te conseille vivement de partir avant que j'appelle la police ou que je me mette réellement en colère. » Tu ne lui laisses absolument pas le choix et si l'ivrogne décide de faire ne serait-ce qu'un infime geste de colère ou de violence envers Penny, il finira sa nuit à l’hôpital. Tu es en face de Penny, difficile pour lui de la voir ou de l'approcher sans que tu ne sois là. L'homme, appuyé sur ses coudes a l'air quelque peu perdu, ses pupilles sont largement dilatées et son équilibre inexistant, il tente de se redresser, s'appuyant sur une table ronde, il se met sur ses genoux, avant de cracher au sol et d'enfin se mettre debout, il titube en arrière, renversant quelques objets sur son chemin, il tend sa main en avant, cherchant ses mots, mais pas vers toi, c'est elle qu'il regarde c'est ce qui commence à te mettre en colère, surtout qu'il ne fait que marmonner des mots que tu es incapables de comprendre. « Tu dégages. Maintenant. » Ta main gauche se serre, tes jointures sont blanches. Tu ne dois pas te laisser aller, pas jouer les héros, juste le faire partir ou alors attendre qu'il frappe le premier, même si ça sent mauvais de se battre.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Dim 6 Nov - 12:09

Lloyd Jenkins est un homme vraiment charmant et il accepte avec courtoisie de se plier à tes caprices et de revenir le plus tôt possible pour répondre à tes questions. Tu aimes bien quand il sourit, ça lui va bien. Il a toujours l’air un peu… mélancolique alors c’est agréable de voir le coin de ses lèvres se relever. Toutefois, tu te sens un peu coupable de t’être montrée aussi directive alors qu’il semble très occupé comme il te l’avoue l’air de rien. Normal, il devait avoir un certain nombre de responsabilités en tant que doyen de la fac… Tu rectifies un peu le tir. « Non mais revenez quand vous pouvez. Je me doute bien que vous devez être très occupé. » A vrai dire, tu ignorais même s’il avait une famille. « Il y aura un peu de suspense comme ça. » Lui dis-tu en souriant à ton tour, tentant de lui laisser une porte de sortie. Certes, vos discussions étaient importantes pour toi. Quand on vivait à Tenby, les distractions n’étaient pas légions. Et la sociologie t’intéressait comme beaucoup de matières universitaires. Sans doute parce que tu avais été contrainte d’arrêter tes études. Mais pour lui, justement, c’était peut être justement le contraire. Peut être qu’il n’avait pas envie d’avoir l’impression d’être au boulot alors qu’il venait simplement manger ou prendre un verre. « Ne me remerciez pas, c'est normal. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour toi le monde, on ne prend pas tous le temps de penser aux autres. » Murmure ensuite le quadragénaire avec une sensibilité qui ne t’étonne pas un instant. Bien entendu tu approuves, reconnaissant la véracité du propos. Ce qui était un peu ironique car tu étais toi-même plutôt égoïste en temps normal même si tu prétendais le contraire pour te faire bien voir… En tout cas, vous terminez sur cette note et quelques autres plus positives pour aujourd’hui et après vous être salués, Lloyd quitte le restaurant après t’avoir laissé un honorable pourboire. Encore quelque chose que tu associais au raffinement anglais, contrairement à d’autres clients, il le faisait toujours avec discrétion…

Mais il était dit que tu ne terminerais pas sur une note positive justement. En quelques secondes, tout bascule et tu te retrouves plaquée contre un mur par un homme à l’haleine avinée. Peut être qu’en temps normal, tu aurais pu éviter de te retrouver dans une position aussi fâcheuse mais ta fatigue t’avait fait baisser la garde. Tu commences à suffoquer, tandis qu’il t’écrase de tout son poids contre le mur, pressant ostensiblement son corps contre le tien. Une main sur ta gorge, il continue à t’invectiver, te soufflant son haleine fétide au visage. Il faudrait que tu puisses lever le genou pour lui asséner un coup bien placé mais tes jambes sont coincées aussi. Désespérée par ton impuissance, tu ne cesses pas pour autant de te débattre. Ça jamais. « Je te conseille vivement de partir avant que j'appelle la police ou que je me mette réellement en colère. » Soudainement, ton corps retrouve sa liberté de mouvement alors que celui de l’assaillant est tiré en arrière. Encore étourdie par les évènements, tu clignes des yeux, voyant Monsieur Jenkins projeter ce dernier au sol. Sa voix était si déformée par la colère que tu ne l’avais pas reconnue. Mais il était bel et bien là. Et il venait de te sauver. Avec une reconnaissance éperdue et le plus grand des soulagements, tu inspires quelques goulées d’oxygène, t’appuyant sur le même mur qui avait failli causer ta perte. Toutefois, rien n’était terminé. Péniblement, ton agresseur se relevait déjà, refusant pour le moment d’écouter Lloyd qui le sommait de dégager. Ses yeux injectés de sang fixés sur toi, il continue de t’insulter. Tu es abasourdie… Au nom de quoi refuser de servir un verre pouvait-il t’attirer tant de haine ? La colère remplace la peur dans ton esprit. Tu ne voulais pas être la victime de cet abruti fini. Et surtout, tu voulais qu’il dégage de ton restaurant. Alors tu te redresses, contournant le bouclier protecteur que constituait Lloyd et fonce droit sur le type. Sans réfléchir, tu lui assènes une généreuse droite.

Il vacille à peine mais toi tu sens la douleur se propager dans tes phalanges quand elles entrent en contact avec son visage. Oh bordel, ça faisait un mal de chien. Tu sens les larmes te monter aux yeux, choquée par la violence de l’impact. « Mais t’es complètement folle toi. » Articule t-il, sa colère semblant décuplée. Mais tu soutiens son regard, ne lui trouvant plus rien d’effrayant maintenant qu’il n’était plus en position de force. Aussi, tu vois une lueur de lucidité qui commence à briller dans son regard. Ses yeux font la navette entre Lloyd et toi et tu crois presque entendre les rouages de son cerveau embrumé tourner. Avait-il vraiment envie de se frotter à vous deux ? Et finalement, le miracle se produit. Il tourne les talons, non sans envoyer valser le contenu d’une table en guise d’adieu. Il quitte le restaurant en hurlant et en claquant la porte. C’est à ce moment là que tu te rends compte que tes jambes sont en coton et qu’elles ne vont plus te porter très longtemps. Tu te laisses tomber sur une chaise, serrant ta main blessée contre toi. Enfin, tu regardes Monsieur Jenkins qui fixe l’endroit où l’agitateur a disparu comme pour s’assurer qu’il partait bien. « Merci… Merci. Vraiment, je ne sais pas ce qui se serait passé si vous n’étiez pas revenu. »

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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Sam 12 Nov - 18:14


A Simple Twist of Fate

Est-ce que nous devons nécessairement se jeter sur l'occasion de devenir un héros dans une vie ? C'est une question que tu te posais, il y a des années, lorsque tu étais étudiant. Est-ce qu'une blessure ou bien la mort elle-même pouvaient valoir une heure de gloire, ou certainement plus. Est-ce que la vie de l'autre est plus ou moins importante que la notre ? C'est difficile à dire, ça dépend des gens, de l’égoïsme, de l'individualisme, de la condition, de la vie elle-même. C'est beaucoup trop complexe pour en tirer une réponse générale et quand bien même, les gens ne feront que mentir. Les gens seraient certainement tentés de dire qu'ils donneront leur vie pour leurs proches, la famille surtout, mais est-ce que les paroles valent les actes, évidemment que non. Tu es bien placé pour le savoir, les vœux de mariage sont un excellent exemple, aimer l'autre jusqu'à la mort. Ces mots ne veulent plus rien dire pour la majorité des habitants de cette planète. Il y a tellement de mots qui perdent leurs sens, surtout depuis des années, c'est un phénomène, c'est sociologique, tu connais bien ça, tu l'étudies. Tu transmets tes connaissances, dans la théorie, et il y a encore de ça quelques secondes, tu vivais le cas pratique. Le cas du héros. Un cas complexe. Tu as suivi ta conscience, ton cerveau, tu as agis avec réflexion, tu n'as pas laissé à ton corps, à ses besoins et autres instincts l'occasion de réagir. Tu réfléchis trop, certainement. Tu n'as pas sauté sur cet homme, en le frappant jusqu'à lui rendre méconnaissable, laissant cette frustration que seul l'homme connaît se refléter dans tes gestes animaux, des gestes violents qui rappellent que l'homme est un monstre. Après, à savoir si tu as agis de la bonne manière, tu ne le sauras certainement jamais, mais tu sais que tu as eu peur, de te laisser aller, de perdre ce contrôle qui fait que ta vie semble correcte et agréable aux yeux des autres. Une vie dont tu caches la majeure partie aux yeux des autres, ils n'ont pas besoin de connaître tes peurs, chagrins et autres problèmes que tu traînes. Personne n'a besoin de savoir qui tu es et tu ne veux pas non pus connaître les gens, cette idée de ne pas tout savoir est attrayante, intrigante, mais on en a peur en même temps. Est-ce qu'on peut accorder sa confiance ? À un ami, un proche, un membre de la famille, une compagne, un inconnu ? Est-ce que justement, un geste comme tu viens de le faire peut permettre d'instaurer un climat d'amitié et de justement, confiance ? Tu te poses trop de questions, trop en un laps de temps trop court, tu t'en donnes de migraines, comme maintenant. Il ne vient de se passer que quelques longues secondes et tu n'as rien vu venir. Cet homme, des mots, Penny et une sacré droite peut-être dans un autre ordre ?  Qui sait. Te voilà en train de secouer ta tête sur les côtés et il n'y a plus que vous dans le restaurant.

Tu clignes des yeux de nombreuses fois, essayant vainement de te récapituler ce qu'il vient de se passer, et cette image de Penny, assénant une belle droite à l'ivrogne reste là. Un léger sourire apparaît sur ton visage, tu es fier, amusé même. Quelques secondes passent et tu restes dans cette position avant de te retourner et de lui faire face, elle, assise sur une chaise. Ses genoux tremblent, tu le vois. Tu fronces les sourcils, soudainement inquiet et tu te mets à genoux, devant elle, l'air inquiet, concerné comme le serait n'importe qui. Tu prends sa main droite entre tes mains, tu l'observes attentivement, espérant qu'elle ne se soit rien cassée, tu fais attention, tu ne sers pas sa main, mais tu la gardes contre les tiennes, comme pour lui apporter un peu de chaleur. Un long soupire s'échappe de tes lèvres, tu te sens quelque peu plus léger. C'est terminé, ton cerveau vient seulement de l'assimiler. Tes yeux quittent sa main pour son visage, toujours avec autant d'attention et d’inquiétude, tu plonges ton regard dans le sien. « Est-ce que tout va bien ? » C'est tout ce que tu arrives à dire et pourtant, tu pourrais en dire des tonnes, demander tout et n'importe quoi, ou encore la prendre dans tes bras et la porter à l’hôpital pour qu'elle subisse un examen complet. De nombreux scénarios s'amassent dans ta tête mais tu en restes là. Ce n'est pas un film, c'est la vie réelle et malgré que la situation se soit démêlée assez rapidement, ce n'est pas anodin. « Penny ? » Tu es parfaitement calme cette fois, tu lui souris avec tendresse, comme le ferait un père, cachant son inquiétude à son enfant. Tu instaures une intimité entre vous, tu espères qu'elle ne va pas mal le prendre, tu espères que tout va bien se passer. Tu espères tant de choses.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Mar 15 Nov - 19:46

La situation avait basculé tellement rapidement que quand ton agresseur prend finalement la fuite, il te faut quelques instants pour te reprendre. Le temps que l’adrénaline redescende. Le temps d’admettre que tout cela n’était pas un mauvais rêve. En même temps, si tu avais un doute… ton souffle court et la douleur lancinante qui transperce ta main, suffisent à le balayer. Tu réfléchis à la chose la plus appropriée à faire maintenant. Et tu te rends compte que le sentiment qui prédomine chez toi, c’est la reconnaissance. Sans l’homme qui se tenait à quelques centimètres de toi, les choses auraient pu finir bien plus mal. Rien ne l’y obligeait mais il avait volé à ton secours sans réfléchir. Tu étais toujours choquée quand tu rencontrais ce genre de personnes, si différentes de toi. Des personnes qui étaient capables de faire passer l’intérêt des autres avant le leur… Alors dès que tu retrouves l’usage de la parole, ce sont bien des remerciements que tu adresses à ton client préféré. Bien que maintenant, il était bien plus que cela, à tes yeux. Le geste noble qu’il venait d’effectuer à ton bénéfice avait irrémédiablement changée la vision que tu avais de lui. Cependant, il ne réplique rien face à tes remerciements maladroits, préférant venir s’agenouiller face à toi. Avec une douceur qui te bouleverse, sans que tu ne puisses vraiment comprendre pourquoi, il prend ta main tuméfiée entre les siennes, la gardant ainsi, comme s’il pouvait la protéger de toute blessure future. Le geste t’apaise, tes frissons inquiets s’estompent doucement. « Est-ce que tout va bien ? » Tu entends nettement le son de sa voix, sa tonalité rassurante mais le sens des mots qu’il prononce ne se fraye pas un chemin dans ton esprit. Tu étais perturbée. Cet homme t’avait fait te sentir vulnérable et tu détestais cela. Il t’avait rappelé ton adolescence, quand ta mère ramenait les pires déchets de l’espèce humaine à la maison et te les imposait comme beaux-pères.

Sans s’impatienter, Lloyd t’appelle par ton prénom, te ramenant à la réalité. Tu baisses alors les yeux sur son visage. Il a l’air sincèrement inquiet pour toi et ça te perturbe autant que le reste. « Je suis tellement en colère… » Articules-tu, histoire de dire quelque chose. Pas « j’ai eu tellement peur » ou « j’ai besoin quelques instants » mais bel et bien l’expression d’une colère pure contre tous ces hommes qui s’en prenaient aux femmes alors qu’on était au 21° siècle et que les mœurs étaient supposées avoir changées. Bien que celui qui enveloppait ta main avec tant de douceur n’appartenait certainement pas à cette espèce. « Je vais bien… J’ai juste mal à la main… Je crois que je me suis fait mal à moi-même qu’à lui… Je vais aller prendre un peu de glace dans les cuisines… » Murmures-tu, consentant enfin à rassurer ton sauveur. C’était la première fois que tu essayais de frapper quelqu’un et le résultat n’était pas très concluant. Sans doute parce que personne ne t’avait jamais dit qu’il fallait bien replier les doigts. « Et vous, vous allez bien ? » Demandes-tu ensuite avec angoisse. La scène avait été si rapide que tu n’avais pas tout vu. L’ivrogne était bien plus corpulent que Monsieur Jenkins et tu espérais sincèrement que ce dernier n’avait pas pris un mauvais coup… Tes yeux ne quittent pas son visage, tandis qu’il t’adresse un sourire qui redonne un peu de vie à tes membres glacés. Il t’enveloppe toute entière de sa présence rassurante et tu te sens en sécurité alors même que cet homme fou pourrait revenir à tout instant. Pour la première fois de ta vie, tu entrevois à quoi ça peut bien ressembler d’avoir un père, un père qui se préoccupe de vous et qui a envie de vous protéger, tu as même l’impression de déceler de la tendresse dans ses yeux. C’est sans doute ce qui fait que tu oses lui poser une question. « Je ne… voudrais pas abuser de votre gentillesse mais… Est-ce que vous pourriez rester avec moi encore un peu ? Juste cinq minutes ? » Tu détestais demander de l’aide ou paraître faible mais tu avais vraiment qu’il reste près de toi.

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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Mar 15 Nov - 21:30


A Simple Twist of Fate

Dans une autre vie, certainement que tu étais un bon père, trop protecteur sans doute, mais tu aurais toujours été là pour tes enfants. Tu es de ceux qui sont capables d'aimer leurs enfants plus que tout au monde. Tu portes la famille au fond de ton cœur, jamais tu ne pourrais cracher dessus, même si des problèmes ou des conflits seraient là, pour ta famille, tu ferais tout. Si tu avais eu des enfants avec ton ex-femme, tu te serais certainement battu pour ton couple. Avec des si... Tu modèlerais le monde à ton image. En attendant, pas question de changer quoi que ce soit, mais de calmer les choses. Tu as une main frêle entre les tiennes, une jeune femme se dresse devant toi, certainement choquée par ce qu'il vient de se passer.  Lentement, tu avales ta salive, avant de l'observer et surtout, de l'écouter. Tu fronces alors les sourcils, concerné par ses mots et tu ne quittes pas ton inquiétude bien que tu comprennes. « Je comprends. » Tu baisses les yeux, quelques secondes, te donnant une contenance en regardant ses doigts, bleutés, sa main est abîmée quoi qu'elle en dise, tu espères simplement qu'elle n'a rien de cassé pour le moment. « Il a eu une sacré frousse je pense. » Tu ris légèrement, avant de replonger ton regard dans le sien, amusé, essayant de la faire sourire un peu tout en te redressant, appuyant sur ton genou posé sur le sol et tu poses délicatement sa main sur sa cuisse. « On ne bouge pas de cette chaise et on ne bouge pas cette main non plus. » Tel un professeur, tu lèves ton doigt vers le ciel, un air faussement sévère, tu vas aller chercher  toi-même la glace dans les cuisines, ça ne doit pas bien être difficile à trouver. Cependant, avant que tu ne fasses quoi que ce soit de plus, elle t'interroge sur comment tu te sens. « Bien, moi ça va, pas d'inquiétudes, je suis un grand garçon. » Ce large sourire accompagne toujours tes paroles, tu restes légers dans tes propos, pas question de la rendre nerveuse, pas question qu'elle se sente mal ou quoi que ce soit de correspondant. Elle doit faire attention à elle. « Tu ne crois tout de même pas que j'allais te laisser comme ça ? » Un sourcil haussé accompagné d'un mouvement de tête, tu ne te rends même pas compte que tu viens de la tutoyer. C'est arrivé tout seul. Tu fais un  pas sur le côté avant de poser ta main droite sur ton épaule et de la serrer légèrement, murmurant quelques mots. « Ça va aller. » & sur ce, tu t'avance dans la salle, la quittant pour quelques secondes en quête de cette glace pour tente de lui soulager la main pour le moment. Lui proposer de voir un médecin sera certainement la prochaine chose que tu vas lui dire, mais pas question de la forcer. Éventuellement lui demander de voir si elle peut bouger ses doigts correctement avant, certes tu n'es pas médecin, mais ça donnera une première impression sur la gravité de sa blessure.

Tu sifflotes un air de musique classique dans la cuisine, tu fais du bruit, qu'elle sache que tu es encore là et tu donnes un ton musicale pour ta quête de glace que tu trouves rapidement. Tu glisses deux petites poches de glaces dans un torchon avant que la sensation ne soit pas désagréable et tu reviens rapidement, tout sourire. « Me voilà ! » Tu te remets dans son champ de vision et tu reposes ton genou sur le sol, reprenant délicatement sa main entre les tiennes avant de lui glisser le torchon glacé dessus. « Ça devrait être un peu mieux comme ça. » Tu retires tes mains avant de te remettre debout, tirer une chaise en face d'elle et de s'y asseoir. « On va rester un peu ici et je te raccompagnerai chez toi si tu penses qu'aller aux urgences n'est pas une option pour le moment. » Tu glisses ça tranquillement dans la conversation, pas question de l'obliger à quoi que ce soit, après tout, tu n'es pas son père, mais tu ne caches pas ton inquiétude sur sa main, surtout qu'elle en a besoin pour son travail et qu'elle ne doit pas forcer. Tu espères aussi que son patron ne va pas lui en faire voir de toutes les couleurs lorsqu’elle va venir travailler demain si elle y va. Au fond de toi, tu aimerais lui dire de ne pas travailler dans les prochains jours, mais ce n'est pas à toi de le faire, tu n'as pas ces droits là, vous ne ne vous connaissez que depuis peu et pourtant, tu as l'impression que ce n'est pas le cas. C'est vraiment bizarre, mais tu as toujours eu énormément de facilité à te lier avec des personnes plus jeunes que toi, tu as toujours donné plus d'implications, notamment lorsque tu étais à Londres, là où tu as presque eu de gros problèmes. Tu aides tellement les autres qu'au final tu es le seul qui en tire quelque chose de néfaste. Les gens jugent trop vite et ne se rendent pas compte du mal, des dommages qu'ils peuvent faire. Car même si tu as du mal avec les gens, tu t'impliques avec eux plus que tu ne le devrais, plus que n'importe qui, comme si tu avais de l'amour, de l'affection et de la gentillesse à donner à perte de vue. Peut-être que c'est ça, ta vie, donner aux autres sans espérer recevoir quoi que ce soit si ce n'est de la reconnaissance, c'est amplement suffisant pour toi. C'est une belle image. Tu passes comme ça, dans la vie des gens offrant et disparaissant par la suite. Enfin, ils peuvent toujours te contacter si ils veulent, c'est d'ailleurs ce que certains étudiants font, de temps en temps, une lettre, ou bien un e-mail ou une invitation à un congrès etc. C'est vraiment sympathique. Un léger soupire s'échappe de tes lèvres, perdu dans tes pensées, encore une fois.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Dim 20 Nov - 14:03

« Je comprends. » D’ordinaire, c’est la phrase des gens qui ne comprennent justement pas mais pour ce qui était de Lloyd, tu le croyais volontairement. Tu ne connaissais personne qui appréhendait le monde avec autant de sensibilité et de réflexion que lui. Et au final, tu n’aurais pas pu tomber entre de meilleures mains ce soir. Car tu jouais les fières, les inébranlables mais l’incident t’avait quand même perturbée. Tu t’étais sentie en danger sur ton lieu de travail et tu n’aimais pas les sensations que cela avaient fait naître au creux de ton estomac. En fait, tu ne savais pas si c’était le contrecoup mais tu te sentais abattue. Vidée. « Il a eu une sacré frousse je pense. » L’œil pétillant, Monsieur Jenkins te tire de tes pensées sinistres par cette réplique amusée. Tu as même l’impression d’entendre un peu d’admiration dans sa voix mais tu ne peux que le supposer. Tu aimerais joindre ton rire au sien mais tu n’y arrives pas. Pas encore. Cela ne veut pas dire que tu es insensible à ses efforts. Ni au fait qu’il prenait à présent soin de toi. Il t’ordonne d’ailleurs de ne pas bouger ta main et de ne pas bouger, sans doute pour aller chercher la glace que tu rêvais d’appliquer sur ta main. Et finalement, un sourire naît malgré tout sur tes lèvres. « Oui, professeur. » Dis-tu irrésistiblement amusée par sa mine faussement sérieuse et ses mimiques faussement autoritaires. Des profs comme lui, tu aurais bien voulu en avoir. Ça aurait peut être pu être le cas si tu avais eu l’argent pour fréquenter la fac plus longtemps… « Les grands garçons peuvent se faire mal aussi… » Répliques-tu en te laissant glisser les yeux fermés sur le terrain sur lequel il essayait de t’amener. Tu étais une fille pragmatique. Tu savais que t’apitoyer sur ton sort ne résoudrait rien. Tu préférais de loin plaisanter avec l’homme formidable qui t’avait sauvée la mise.

Il accède d’ailleurs sans surprise à ta requête, posant une main chaleureuse et réconfortante sur ton épaule. Ses mots le sont tout autant. « Tu ne crois tout de même pas que j'allais te laisser comme ça ? » Il te dit aussi que ça va aller et encore une fois, tu le crois. Il a vraiment une aura bienveillante et tu as presque l’impression qu’il fait plus froid dans la pièce quand il la quitte pour aller dans la cuisine. Mais tu ne te sens pas abandonnée. Peut être parce qu’il sifflote un doux air de musique. Ou peut être tout simplement parce qu’il a dit qu’il n’allait nulle part pour le moment. Il revient rapidement de toute façon, reprenant sa position agenouillée à ton chevet tandis que tu sens soudainement la morsure du froid sur ta main. Mais immédiatement après, c’est le soulagement qui prime tandis que la douleur s’engourdit. « Merci Lloyd. C’est vrai que ça me soulage. » Tu l’as appelé par son prénom pour la première fois depuis qu’il a poussé la porte du Blue Bell. Comme il t’a tutoyée tout à l’heure. En même temps, vous aviez désormais un lien spécial. Tu es toujours très émue par la douceur avec laquelle il prend soin de ta main blessée. Et même par la douceur dont il fait preuve à ton égard tout court. « Je me sens ridicule maintenant… Au final, c’est moi qui ait voulu jouer les grandes filles et on voit le résultat. Je ne pensais pas que je pouvais me faire aussi mal en étant celle qui donne le coup… » Marmonnes-tu effectivement honteuse tandis qu’il prend une chaise pour s’installer un peu plus confortablement face à toi.

Et encore une fois, il prononce exactement les mots que tu veux entendre. Te laissant un peu de temps pour reprendre tes esprits, sans te brusquer mais t’indiquant qu’il peut te conduire aux urgences si nécessaire. Tu regardes ta main désormais dissimulée par le torchon et la glace (bénie soit-elle et bénie soit Lloyd) et là en dessous, tu essayes de bouger tes doigts. A ta grande surprise, tu y arrives. Ça veut dire que tu n’as rien de cassé, non ? C’est le diagnostic dont tu as besoin car tu es fermement décidée à ne pas parler de cet épisode à ton patron. Il serait encore capable de retourner le truc contre toi… « Mes doigts bougent, je pense que ça devrait aller. En plus, les urgences ici, c’est une catastrophe. A la limite, j’ai meilleur temps d’aller voir mon médecin demain. » Tu n’as pas spécialement envie d’aller aux urgences. Entre tes épisodes avec Andrew et le récent accident de Sean, tu avais un peu pris les lieux en grippe. Tout comme Savannah Cartwright, l’une des médecins urgentistes. En même temps… tu tuerais pour un arrêt de travail. Quelques jours loin de ce resto pourri et du tyran qui le dirigeait… C’était quelque chose. Tu secoues la tête, il ne fallait pas prendre tes désirs pour des réalités. Ni se perdre dans ses pensées quand on avait de la compagnie comme c’était ton cas. « Qu’est-ce que c’était l’air que vous siffliez tout à l’heure ? » Demandes-tu, curieuse et surtout toujours désireuse de te changer les idées. Mais tu remarques avec un sourire amusé que le brun a fait comme toi, le regard lointain, il est ailleurs. Alors, rendue plus téméraire que jamais par votre rapprochement de ce soir, tu oses lui demander. « A quoi vous pensez ? » Tu étais déjà fascinée par cet homme auparavant mais désormais tu voulais définitivement apprendre à mieux le connaître.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Dim 20 Nov - 19:02


A Simple Twist of Fate

Cette habilité que tu as de te perdre dans tes pensées dépasse parfois l'entendement, mais c'est une façon comme une autre d'échapper à ce qu'il se passe sur la planète terre. « Il n'y a pas de quoi te sentir pathétique, absolument pas. » Tu glisses ta main gauche sous ton menton lui offrant par la même occasion un regard compatissant tout en passant tes doigts sur ta barbe naissante. « Il est vrai que ce n'était pas la réaction la plus rationnelle à prendre que de lui asséner un coup au visage, mais... » Tu lèves ton doigt, comme tu l'as fait tout à l'heure, dans ton rôle de professeur qu'elle a extrêmement bien prit. « Le résultat était le bon, il s'est enfuit. » Assez honteuse d'ailleurs et, si il ne l'avait pas fait, tu aurais certainement usé de tes mains pour lui faire comprendre que sa place n'était pas ici. D'ailleurs, tu espères qu'il ne reviendra pas dans les coins, l'idée qu'il soit là, avec elle et que tu ne le sois pas te rend quelque peu mal à l'aise, pas question qu'elle est à affronter cet homme une nouvelle fois et qui sait, il est peut-être capable de venir avec d'autres et de réellement lui faire du mal et plus tu y penses, plus tu as mal au ventre. Ta main passe de ton menton à tout ton visage que tu recouvres tandis que tu n'as de cesse de te dire que tu dois arrêter de penser. Ton regard se pose sur ce torchon, apposé sur sa main qu'elle arrive à bouger, ce qui est une excellente nouvelle, cela veut dire que rien n'est cassé. En tout cas, c'est comme ça que ça se passe dans les séries médicales que tu as l’habitude de regarder lors des nuits ou tu refuses de dormir et où, comme un adolescent, tu passes ta nuit à regarder tout et surtout n'importe quoi. Lentement mais sûrement, tu retrouves le calme et l'ordre dans tes pensées, pas question de partager tout ce dont tu es en train de penser, tu ne dois pas la faire paniquer. « Si les doigts bougent, c'est bon signe, à voir par la suite, cependant, je crois que porter tout ce qui est lourd risque d'être un problème pendant un moment... » Les lèvres pincées, tu la regardes désolé, tu sais qu'elle a comprendre ce que tu essaies de dire, lié à son travail, du fait qu'elle va devoir soit faire une pause, soit se la jouer vraiment incognito afin que son patron ne remarque rien du tout. Si celui-ci à le malheur de faire une remarque déplacée à Penny et que tu es là, les choses vont chauffer et cette fois, ce ne sera certainement pas elle qui va se servir de sa main sur le visage d'un homme. « La marche de Radetzky, il me semble que c'est de Johann Strauss, un autrichien. » Les informations ont l'air d'être les bonnes, tu n'as pas d'autre qui te vient en tête à l'idée de cette douce mélodie que tu apprécies énormément.

Les yeux clos pendant quelques secondes, tu marques une nouvelle pause avant de répondre à cette dernière question, curieuse. Un léger sourire apparaît sur ton visage et tu plonges ton regard dans le sien, à nouveau. « Tu, à quoi est-ce que tu penses, c'est mieux. » C'est ta façon à toi de lui dire qu'elle n'a pas à continuer avec le vouvoiement, pas après ce qu'il vient de se passer et puis, ça te fait sentir vieux, encore plus que tu ne l'es déjà. « Et... Je pense à énormément de choses, mais avant tout, je suis content de voir que ça va pour ta main après... » Tu bouges tes mains, un geste d'incompréhension. « Je pense beaucoup trop. »  Lentement, tu secoues la tête sur les côtés, mettant de l'ordre dans ces pensées qui convergent. « J'analyse tout, trop souvent, c'est un problème parfois, enfin, souvent même. » ta voix est basse, douce, tu ne veux pas non plus qu'elle s'inquiète pour toi, mais tu t'en voudrais de ne pas lui offrir une réponse sincère. Ce n'est pas que tu ne veux pas parler, au contraire, mais ce sujet ne semble pas réellement te plaire. « Tu vois c'est une barrière, admettons que tu sois en cours, là où tu apprends la théorie, on va te donner une règle de conduite, celle de dire bonjour comme signe de respect envers autrui et, tu vas te voir en pratique, face à quelqu'un, la logique et tes connaissances vont te faire dire bonjour, on est d'accord ? » Tu n'attends pas réellement de réponse de sa part, tu veux simplement voir si elle suit tes explications sur ton cas. « Et bien, ce n'est pas réellement mon cas, là, je vais me demander si cette personne va me dire bonjour à son tour ou alors, si elle va le dire avec sincérité ou mieux, si effectivement cette personne a conscience ou pas de l'idée de respect qui se cache derrière le mot etc... » Tu fronces les sourcils, espérant que ton exemple est correct et surtout, compréhensible. Tu n'oses pas lui dire que lorsque l'ivrogne était là, tu as eu ce mécanisme de questionnement sur tes actes. La peur de faire peur à Penny à cause de gestes qui peuvent être dangereux. Tu ne fais guère confiance à ce côté animal qui est enfuit en toi, Lloyd, l'homme de la théorie. Tu passes tes mains sur tes genoux, frottant légèrement ceux-là, essuyant cette envie de fumer une cigarette rapidement accompagnée d'un bon café, tu feras ça lorsque tu seras rentré, ça te semble une excellente idée. Entre temps, tu te recommences à te poser des questions sur ce qu'il vient de se passer et tu espères qu'elle ne va pas commencer à douter de ta sincérité, parce que malgré tout, ça t'arrive de réagir sous une impulsion, sans tout ce mécanisme de penser. Ce que tu as pu faire quelques fois ce soir, avec la glace, les mots rassurants etc...


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Jeu 24 Nov - 17:39

Plus, tu retrouves tes esprits, plus tu es en mesure de réfléchir à ton comportement et tu te rends compte que tu as peut être exagéré en assénant une droite à ton agresseur alors que Lloyd l’avait déjà mis en déroute. Surtout qu’au final, tu avais plus mal que lui. Tu confies donc tes doutes au doyen mais une nouvelle fois, il te rassure avec douceur et humour. Ce n’était pas bien, pour quelqu’un aussi amoureuse de l’indépendance que toi mais tu aimais qu’il te chouchoute. « C’est la première fois qu’on me dit que je ne suis pas rationnelle, c’est tout le contraire d’habitude. » Il n’y a pas de reproche dans ta voix, au contraire, un sourire amusé flotte sur tes lèvres. Tu te laisses petit à petit gagner par la sérénité de ton interlocuteur. Etait-ce possible de ressentir un coup de foudre en dehors des sentiments amoureux ? Parce que tu avais bel et bien l’impression que c’était en train de t’arriver. Tu appréciais de plus en plus ce que tu découvrais de Lloyd. Tout à l’heure, tu l’avais comparé à un père et cette idée grandissait en toi. Tu aurais voulu avoir un père comme lui au lieu du looser qui détenait officiellement le titre. Peut être que là, élevée par un homme bienveillant, tu n’aurais pas autant de blocages sentimentaux et peut être aussi que tu ne serais pas serveuse dans ce boui-boui minable. Quoique comme c’était parti, tu ne seras peut être plus serveuse dans un futur proche. Tu regardes ta main d’un air désolée, te rangeant à regret au bon sens des arguments de Lloyd. « Je sais que ça serait plus sage de ne pas la solliciter dans les jours à venir mais je ne peux vraiment pas permettre d’être en arrêt ou en congé. » Une confidence qui s’est échappée de tes lèvres presque inconsciemment, tant cette nouvelle problématique t’inquiétait.

Cependant, ce n’est pas parce que le Jenkins t’as sauvé la mise qu’il doit se faire en plus psychologue ou confident en plus. Tu dévies donc le sujet sur la musique. « C’est très joli en tout cas. » Que tu dis, rêveuse quand il te parle de Strauss. Il n’y avait pas beaucoup d’amateurs de musique classique dans ton entourage. En même temps… à 25 ans, on n’était pas censé avoir un faible pour les symphonies et les grands crûs… L’intimité est de plus en plus étroite entre vous, et Lloyd finit par te demander de le tutoyer. Tu opines du chef en souriant. Ça risquait d’être difficile tant tu le respectais mais du moment qu’il avait demandé… Et puis, tu manques de fondre quand il t’avoue que sa première pensée est pour ta main. L’idée que tu ne mérites pas quelqu’un d’aussi bien dans ta vie t’effleure mais tu la chasses pour mieux l’écouter quand il répond avec plus de précisions à ta question. Il te fait une confidence aussi, tu t’en rends compte. Vous êtes loin des conversations anodines d’avant, signe qu’un cap est franchi dans votre relation naissante. Tu profites d’une pause dans ses explications pour te pencher en avant vers lui. « Oh ça doit être épuisant… » Il y a un peu de ta compassion dans ta voix mais surtout, un réel intérêt. Surtout quand il reprend ses intonations de professeur, te donnant des exemples plus précis. « Je crois que je comprends… Et donc… tu penses que c’est une barrière dans tes relations avec les autres ? » Non seulement tu réussis à le tutoyer mais en plus, tu oses lui poser franchement la question qui était venue spontanément dans ton esprit. Tu devais bien avouer que tu le voyais souvent partir dans ses pensées et tu t’étais plusieurs fois demandée ce qui se cachait derrière ces « absences ». Bien que cela ne t’avait jamais dérangée, comme tu le lui avoues. « Moi je ne trouve pas ça si problématique… Je veux dire quand tu réfléchis comme ça, tu es aussi forcément plus attentif aux autres, à essayer de deviner ce qu’ils pensent, ce qui se cache derrière leurs actes… » Tu as du mal à expliquer ta pensée, et tu as l’air plutôt maladroite dans tes propos. Peut être parce qu’il ne t’avait pas franchement demandé ton avis mais que tu lui donnais quand même… Tout à coup gênée, tu réprimes un frisson. Le froid de la glace sur ta main commençait à se propager dans le reste de ton corps. Tu retires le torchon avec un rictus. « Bon je crois que ça va aller. On devrait y aller, je ne voudrais pas vous… te retenir trop longtemps. Il est déjà tard. »

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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Jeu 24 Nov - 18:12


A Simple Twist of Fate

Tu l'observes un sourcil haussé, te répétant ses quelques mots dans ta tête avant d'y répondre. « Crois-moi, être rationnel constamment n'apporte pas que du bon, au contraire. » Et pourtant, c'est ce que tu es aussi, comme elle, un être qui a les pieds sur terre et qui ne demande pas la lune. Tu n'as pas de rêves fous, d'envies d'extraordinaire, au contraire, tu as besoin de calme, de tendresse, de temps, d'affection et bonne compagnie. En parlant de compagnie, à chaque seconde que tu passe sen compagnie de Penny, tu l'apprécies de plus en plus. C'est certainement la première fois que ça t'arrive, de te lier d'amitié aussi rapidement avec quelqu'un, bien que tu te sois toujours bien entendu avec des personnes plus jeunes que toi. Tu es un professeur après tout. Lentement, tes yeux dévient sur cette fameuse main, héroïne de cette soirée animée. Tu t'attendais à ce qu'elle t'annonce qu'elle n'allait pas pouvoir faire de pause pendant quelques jours et là, tu aimerais, tu crèverais d'envie de lui proposer ne solution miracle, mais il n'y a rien, rien que tu puisses faire, elle sait ce qu'elle doit faire et ne pas faire de son côté, elle est adulte, ce n'est plus une enfant. Ce n'est pas ton enfant. Tu te mords l'intérieur de la bouche, essayant de relâcher cette pression douloureuse qui grandit en toi, de te sentir inutile. Penny te sauve de tout cela, en quelques mots, elle retourne ton cerveau, elle en revient à la musique et cette douce mélodie anime tes pensées et tu souffles détendu. Tu ne lui dis rien, tu ne la remercies pas, mais tout ton corps le crie pour toi. « Tu devrais l'écouter, c'est apaisant et enivrant à la fois, j'ai toujours trouvé que le musique classique avait quelque chose pour apaiser les mœurs,... Enfin, la musique en général, ça dépend des gens pour le genre. » Les générations un peu plus anciennes ont vraiment du mal à comprendre pourquoi les jeunes de nos jours écoutant sans arrêt de la musique, ils sont bloqués avec leurs casques et autres écouteurs, mais désormais, tu comprends, toi-même tu es accros à cette musique, tu en as partout dans ta maison et même sur toi, dans ton téléphone. Tu découvres de nouveaux genres, tu apprends à apprécier des nouveaux styles dans l'espoir de te calmer ou bien de rendre ta vie plus agréable en imaginant tout et n'importe quoi sur ton trajet vers le travail.  D'ailleurs, tu fais souvent vieux jeu en arrivant à l'université avec une musique classique en fond. C'est amusant pour les autres.

Doucement, tu passes ta main gauche sur ton visage, fatigué, pas physiquement non, tu pourrais rester des heures éveillé et c'est certainement ce que tu vas finir par faire cette nuit. C'est épuisant, comme Penny le dit si bien, il n'y a pas de meilleur mot pour décrire ce qu'il se passe pour toi que celui-là. Une barrière ? Certainement un fossé, c'est un handicap la plupart du temps, parce que tu te retrouves là, en face de quelqu'un qui parle, comme si de rien n'était, bercé par ses propres mots et toi, tu es là, impliqué dans une réflexion qui n'a pas lieu d'être en essayant de comprendre, ou même pire d'interpréter pour au final, déverser une réponse rapide, afin d'éviter un malaise naissant à cause de ton propre silence. Parfois, tu arrives même à te faire bercer par les mots qui forment une douce mélodie et tu perds complètement le fil de la conversation, à sourire bêtement, amusé par ce que tu crois entendre. « C'est un obstacle je dirai, ça n'empêche rien à la sociabilisation, si ce n'est que souvent on me demande ce que je fais, pourquoi je suis aussi silencieux, mais lorsqu'on me connaît. » Tu souris largement, bougeant légèrement ta tête de gauche à droite, essayant de détendre cette atmosphère que tu as toi-même rendue plus lourde. « Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas, souvent, j'oublie et surtout, j'interprète ce que l'on me dit, c'est extrêmement complexe pour moi de faire confiance, il suffit de vraiment rien... » Et tu baisses les yeux, repensant à ton ex-femme à comment est-ce que tu as fait pour ne rien voir, comment est-ce que tu as pu vivre comme ça pendant si longtemps. Tout le monde le savait, tout le monde oui, sauf toi. Toi, le premier concerné par l'adultère, tu ne voyais rien ou, tu ne voulais rien voir. Vivre comme ça semblait te suffire. « Et parfois, comme tout le monde, j'évite de voir ou bien de comprendre l'inévitable, c'est comme un déni constant. » Tu te confesses devant Penny, de ton erreur de n'avoir rien vu. C'est bizarre, pour toi, de le lui dire, de te lâcher d'un poids on ne peut plus douloureux alors que ce ne sont que des simples mots. Elle ne doit certainement pas comprendre de quoi tu parles, mais toi, tu le sais et pour le moment c'est ce qui compte, pas question de l'embêter, de lui faire perdre son temps avec ça. Les grands garçons ne pleurent pas, ils ne s’apitoient pas sur leurs sorts, c'est ce que tu père serait en train de te dire. « Souvent, l'attention se marque par des gestes et le visage, il dit tout à la place des mots. » Tu te redresses, retirant ton manteau et tu la glisses sur les épaules de Penny, non, tu n'as pas manqué de voir ses frissons, tu te doutais à un moment ou un autre qu'elle allait avoir froid. Même si la glace soulage, ça reste désagréable au bout du moment. « Je te raccompagne. » rapidement, tu prends ton paquet de cigarettes dans la poche gauche de ton manteau afin de pouvoir assouvir cette douce et lancinante envie de fumer une cigarette une fois dehors. « Et, je suis là de mon plein gré, tu n'as pas à t'inquiéter pour mon temps. » tu souris largement, accompagnant tes quelques mots d'un clin d’œil taquin avant d faire quelques pas vers la sortie.


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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Dim 27 Nov - 21:27

« Crois-moi, être rationnel constamment n'apporte pas que du bon, au contraire. » Comme toujours, tu avais effectivement envie de croire Lloyd. Surtout qu’il avait certainement un peu plus d’expérience que toi. Mais en vérité, tu ne savais faire que ça, être rationnelle, pragmatique. Le peu de gens qui te connaissaient, te qualifiaient même de control freak… Sauf que ce soir, tu l’avais perdu le contrôle et ça te perturbait.  Heureusement, tu n’étais pas seule avec tes pensées et les conséquences de cette agression. Le Jenkins veillait sur toi et te changeait les idées. En fait, vous vous lancez même dans une de vos énièmes discussions sur l’art et la culture, comme s’il ne s’était rien passé. « Oui je l’écouterai, c’est certain… » Dis-tu en parlant de la mélodie de Strauss qu’il avait siffloté tout à l’heure, sans doute pour t’apaiser. « J’aime beaucoup la musique classique aussi, même si ce n’est pas vraiment de mon âge… Enfin à la maison, ce n’était pas vraiment ce qu’on écoutait alors je m’initie toute seule, on va dire. C’est pour ça que je suis toujours contente d’avoir un conseil. » Une nouvelle confidence, mais elle n’était pas désintéressée. Tu avais l’impression que le doyen de la faculté de Swansea pouvait aussi t’apporter quelque chose dans ce domaine. Même s’il était clair que tu commençais à abuser de sa gentillesse… D’ailleurs, cela fait plusieurs fois que le brun se passe la main sur le visage, essayant sans doute de repousser la fatigue. Tu commences donc à bouger les doigts, consciente qu’à un moment donné, tu devras le libérer.

Cependant, il est lui aussi en train de te faire une confidence à propos de lui. Et c’est très important, tu le sens. Même si pour le moment, tu as du mal à visualiser ce que ça implique vraiment. En tout cas, tu as envie de te montrer digne de cette marque de confiance. Surtout que tu t’en veux déjà pour ta réaction première. Tu avais essayé de lui dire que ce n’était pas forcément un problème. Or ce n’était pas franchement ce que les gens avaient envie d’entendre quand ils étaient certains justement d’avoir un problème. Alors, tu te fais plus attentive, essayant de te rattraper. « Oui, c’est sûr que les gens qui ne te connaissent pas doivent imaginer que tu ne les écoute pas. » Il te sourit gentiment comme si rien de tout cela n’était grave mais encore une fois, tu as l’impression qu’au contraire, c’est très sérieux pour lui. Toi-même, tu essayes de te rappeler de vos longues discussions, si à un moment donné son attitude t’avait troublée. Mais en fait, comme vous parliez beaucoup de sociologie, tu avais pris ses silences pour de légitimes moments de réflexion… Il continue à t’expliquer le problème et tu comprends enfin que celui-ci n’existe pas que vis-à-vis des autres. « Je comprends… C’est très humain quand même. La confiance est l’une des choses les plus précieuses que l’on puisse accorder… Surtout si elle a déjà été trahie une fois. » Parce que tu extrapoles peut être un peu mais tu as l’impression en observant les expressions et les gestes de Lloyd qu’il y a quelque chose derrière ce qu’il dit. Un épisode de sa vie douloureux, qui avait donné lieu à cette expression de tristesse fugace que tu avais vu passer sur son visage. Tu as envie de le consoler comme il l’avait fait pour toi mais tu ne sais pas comment t’y prendre. Sauf que quand il continue en parlant de déni, tu ne réfléchis plus et tu te fais plus spontanée. A court de mot, tu dégages ta main du torchon qui te donne de toute façon froid pour attraper la sienne et la serrer quelques instants. Il a encore raison, les gestes ont parfois plus de sens que les mots.

Un jour, tu trouverais peut être le courage de lui demander plus de détails mais pour le moment, tu n’osais pas. Surtout avec ce qu’il venait de dire sur la confiance. Tu n’avais pas envie de forcer la sienne. Tu relâches alors sa main et amorce votre départ des lieux. Il te prouve d’ailleurs qu’il n’est pas si inattentif que cela, remarquant presque immédiatement que tu as froid. Avec la prévenance que tu lui as définitivement associé, il passe sa veste sur tes épaules et tu sens une vague de chaleur bienvenue t’envelopper. Tu le remercies d’un sourire, un sourire qui s’agrandit quand il t’annonce qu’il te raccompagne et qu’il a de toute façon le temps. Tu le vois se rapprocher une nouvelle fois de toi pour prélever quelque chose dans l’une de ses poches, un paquet de cigarette. C’était là un vice que tu ne cautionnais pas du tout mais tu n’allais pas lui faire la leçon. Pas cette fois-ci... « Si c’est de ton plein gré alors… Bien volontiers. » Tu minaudes un peu, cachant ta nervosité et ton soulagement. Même si tu ne l’avoueras jamais, tu avais un peu la trouille de ressortir. Lloyd te raccompagne donc jusqu’à ta voiture (un court trajet), fumant sereinement sa cigarette. Arrivée près de Debbie sans encombre, tu tournes le dos à celle-ci pour saluer Lloyd. Une poignée de main te paraît bien froide après ce qu’il vient de faire pour toi alors, tu te penches légèrement en avant, presque timidement, pour déposer un baiser sur sa joue. « Merci encore… Merci pour tout. » Tu montes dans la voiture et tu démarres. Ce n’est que quand tu es presque chez toi que tu te rends compte que tu as oublié de lui rendre sa veste. Ça t’embête de l’imaginer faire le trajet de retour dans le froid sans son manteau mais il est trop tard. Et au fond, tu n’es pas mécontente. Car tu avais désormais un prétexte pour le revoir. Tu la lui rapporterais dès demain, sans doute accompagné de quelque chose d’autre, histoire de le remercier de manière plus convenable de ce qu'il avait fait pour toi.

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MessageSujet: Re: A change of heart + Lloyd&Penny Dim 27 Nov - 22:22


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Pendant un instant tu te revois, à Londres, ton sac sur les épaules, à attendre ta femme en bas de son immeuble et la voir arriver en bonne compagnie, c'est à dire de ses collègues, des hommes, bien plus beaux et charmants que toi, comme s'ils sortaient directement des magasines. A cette époque, ça ne te choquait même pas, tu restais là, debout, les mains dans les poches de ton jean tâché de craie et ta chemise, souvent dans le même état. Tu fumais, moins à cette époque d'ailleurs, elle n'aimait pas l'odeur sur toi, elle n'avait de cesse de te le dire et tu avais essayé d'arrêté, tu avais des patchs durant une période, mais ça ne fonctionnait pas. Au final tu terminais souvent avec tes étudiants dans le café de l'université avec vos cigarettes. Tu ne voyais pas ce qui était sous tes yeux, littéralement, son adultère, les mensonges de Caroline. Ton travail était important pour toi et malheureusement, tu n'avais que cela en tête, vous ne parliez que de cela, il n'y avait pas de sorties de couple, pas de soirées romantiques, certes de temps en temps, tu lui apportais des fleurs et elles périssaient sur la table de la cuisine. Il n'y avait plus ses petites attentions présentes lorsque vous étiez aux États-Unis, elle avocate, toi professeur, tout le monde savait, sauf toi, que votre couple n’allait jamais s'en remettre. Le pire dans toute cette histoire, c'est que tu n'as jamais essayé de sauver ce qui restait de votre relation, tu as décidé, le plus rapidement possible de tout arrêter, de couper les ponts et de ne plus jamais la revoir. Tu ne sais même pas ce qu'elle est devenue, tu ne sais même pas ce qu'elle a fait lorsqu'elle s'est retrouvée sans habitation parce que tu avais vendu l'appartement. La dernière fois que vous vous êtes vu, c'est lors du règlement à l'amiable, lorsque ton avocat a déposé les photos d'elle et de quelques uns de ses collègues en train de s'embrasser, a plupart du temps. Tu étais incapable de la regarder dans les yeux, tu étais incapable de te regarder dans un miroir. Cette nausée, cette sensation immonde qui était en toi, parfois, elle revient te hanter, te dire que tu as tout loupé. A cette époque, tu étais en train de couler Lloyd, elle te laissait te noyer tandis que ton travail te tirait vers le bas, les horaires, les commentaires, la charge de travail, tout et tu ne disais rien, tu te laissais faire passivement. Au fond, heureusement que tu as divorcé, tu as pu partir, partir avec que l'affaire de ton université éclate au grand jour.

Pendant une seconde, tu pinces ton nez puis tu frottes tes yeux, marqués par la fatigue, mais certainement pas celle d'ici, au contraire, mais cette fatigue d'user, oui user littéralement ton cerveau, de mettre en marche ce mécanisme douloureux de tes pensées. La présence de Penny est rafraîchissante, elle te sort de ta vie on ne peut plus lambda. Depuis que tu es ici, depuis peu certes, tu n'as rien fait d'extraordinaire, si ce n'est ton travail. Tu essaies, petit à petit de t'intégrer dans cette ville en rencontrant de nouvelles personnes. C'est difficile, mais tu vas y arriver, tu le sais. Tu dois oublier, tirer une page sur ce passé qui te hante malgré tout ce que tu fais. Tu restes là, debout, face à elle, plongé dans un silence qui reste néanmoins bercé par ses paroles auxquelles tu offres un simple réponse qui est un sourire sincère. Tu songes à ton manteau, il lui va bien, même si il est trop large au niveau des épaules, tu tentes de te focaliser sur cette image afin d'apaiser ta conscience qui n'a de cesse de te faire souffrir. Lentement, tu l'accompagnes dehors, rassemblant ses quelques mots afin d'y apporter une réponse, cette fois différente que la silencieuse que tu viens de faire. « C'est là le problème, soit l'on accorde trop vite la confiance et on se rend compte de notre erreur plus tard, soit on refuse de l'offrir et le résultat est le même... » C'est une belle leçon de vie, de savoir comment faire ou de simplement, laisser les choses se faire, car malgré ce problème que tu as avec la confiance, tu tends largement à l'offrir à Penny, c'est impossible à expliquer, mais les choses vont dans ce sens là, le bien semble émaner de sa personne, alors, tu te laisses aller. Lentement, tu allumes ta cigarette, soufflant cette épaisse fumée par tes narines, fermant un instant les yeux, profitant de cette sensation  étrange que la nicotine t'apporte. C'est agréable, tout comme ce froid qui prend possession de ton corps, secouant légèrement ton échine. Tu souris, tu as l'impression de revivre encore plus, lorsqu'elle dépose un léger baiser sur ta joue, en guise de remerciement. Tu souris, avec tendresse. « C'était un vrai plaisir. » Tu t'inclines, tel un prince, amusé par cette situation et tu la laisses s'en aller, avec ton manteau sans rien dire. Tu laisses ta cigarette au creux de tes lèvres, tu enfonces tes mains dans tes poches et tu t'en vas, à pieds, en paix.



FIN

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