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I did not meant to avoid you... or maybe I did [PV Andrea]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4249
POINTS : 1408
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



Wearing the inside out
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MessageSujet: I did not meant to avoid you... or maybe I did [PV Andrea] Mer 12 Oct - 22:50

Le boulot était depuis bientôt trois ans un moyen que j’avais trouvé d’éviter toutes relations humaines indues – pour lesquelles j’avais pratiquement réussi à me convaincre que je n’étais pas fait. C’était facile dans une petite ville comme Tenby qui, à l’instar de bien des petites communautés soudées en apparences, favorisait (même à l’intérieur de son poste de police) une certaine camaraderie entre les collègues. J’avais trop longtemps travaillé dans le genre de milieu compétitif dans lequel ce genre de relation n’était pas bien vu. Il fallait dire que l’équipe du poste où j’avais travaillé à Londres faisait au moins deux fois la force entière de Tenby. L’unité des crimes majeurs de Bath contenait à elle seule trois détectives-inspecteurs auxquels étaient subordonnés trois sergents-détectives chacun et un bon nombre de membre de l’équipe qui n’avaient probablement pas les titres les plus prestigieux. Tenby n’avait qu’un seul DI, poste que j’occupais. Je me subordonnais à un seul chef laquelle semblait avoir grandi au pays des licornes.

Tout ça pour en venir au fait que j’étais débarqué ici avec la ferme intention de continuer comme si de rien n’était, avec ma mentalité de flic de la ville qui n’était pas au boulot pour échanger les derniers potins. Ma réputation, féroce et franchement désagréable, aidait pour creuser un vide. Il fallait dire que j’avais une nette tendance à me montrer plus que procédurier – élément logique quand on considérait que ma rétrogradation dans l’échelle sociale des flics était causée par une erreur de ce type. J’avais tant tellement réussi à me montrer menteur, manipulateur et désagréable que j’avais même réussi à pousser ma fille plus loin de moi – ou du moins plus loin que ce que je voulais bien admettre.

Et l’univers aurait pu continuer à se porter d’une telle manière s’il n’y avait pas eu un partenariat établi avec une psychologue de la région qui était venu se mettre à travers de ma froideur. Pour être franchement honnête, elle était loin de me laisser indifférent et j’étais bien le premier à me sentir concerné par la frivolité des sentiments. La demoiselle en question, une dénommée Madsen, avait bien une petite dizaine d’année de moins que moi. Dans d’autres circonstances, l’âge ne m’aurait pas semblé être un obstacle : mon ex avait bien refait sa vie avec un homme qui avait une petite douzaine d’année de moins qu’elle. Il y avait dans les médias des exemples bien plus criants que mon ex d’ailleurs. Mais ce n’était pas du tout la même chose : ma réputation dans cette ville n’était pas des plus agréables et j’en avais conscience. La pauvre femme ne voudrait sans doute pas subir mes humeurs maussades. L’élément qui toutefois faisait bien plus de tort que ce que je voulais bien admettre : j’étais malade et au rythme où j’y allais, le temps qui s’étalait devant moi était premièrement vachement trop court pour m’investir dans une relation et deuxièmement de trop mauvaise qualité pour que j’autorise quelqu’un à assister à la scène.

Le résultat était bien simple : j’évitais soigneusement de la croiser – tâche facile quand on était comme dans mon cas un ergomane classique, un workaholique de la pire espèce qui ne semblait trouver du plaisir que le nez sur une scène de crime d’un ennui qui – je l’avouais pleinement – était sans possible équivalent. Et j’y réussissais plutôt bien. Le raisonnement qui se cachait derrière était bien simple : si je ne m’exposais pas à la potentielle kryptonite, il n’y avait aucune chance qu’elle ait un impact sur moi. Sauf que je n’avais pas pu prévoir ce moment où je rentrais au poste d’un moment sur le terrain pour aller vérifier la – oh combien intéressante – preuve sur le plus récent vol de vache, qu’elle se trouverait là. Et j’avais beau eu tenté de retarder le moment où j’ouvrirais la porte du côté passager de la voiture de patrouille qui m’avait amené sur les lieux, il avait bien fallu que je me rende à l’évidence que la brunette se trouvait sur mon territoire et que toute tentative de fuite était voué à l’échec. Bien que j’aie envisagé de prendre le volant de l’automobile pour aller ailleurs le temps qu’elle se pousse, je savais que mon geste serait illégal. Après l’arme que j’avais rendue, près d’un an plus tôt, mon permis avait été la dernière perte majeure que ma condition cardiaque avait causée… Comme si j’avais vraiment besoin d’un rappel que ma masculinité était en train de fondre comme neige au soleil.

Je ramassais mon petit classeur et le stylo-plume avec lequel j’avais gribouillé les notes qui me serviraient à rédiger mon rapport qui rendrait potentiellement très heureux ce fermier. Je soupirais en passant une main dans mes cheveux avant de sortir de l’automobile. Peut-être que si je passais simplement à côté d’elle, elle ne me remarquerait pas? Je m’essayais donc, les yeux rivés sur mon téléphone portable comme si une information vitale se trouvait sur le petit écran lumineux alors que je fixais plus ou moins rien – et que de toute façon… sans mes lunettes de lecture c’était de toute façon fouttu.

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MessageSujet: Re: I did not meant to avoid you... or maybe I did [PV Andrea] Dim 23 Oct - 22:58

Tu venais de raccompagner ton dernier patient à la porte de ton cabinet. Tu soufflais longuement en retournant t'asseoir à ton bureau, exténuée par ta journée. Physiquement, ton métier ne demandait pas beaucoup d'efforts. Même aucuns. Mais mentalement, il fallait s'accrocher pour supporter les malheurs et démons d'autrui. Tu avais beaucoup souffert toi aussi, et faire ce métier aurait pu être dangereux pour ta santé mentale. Accumuler les problèmes des autres en plus des tiens, cela aurait pu te faire sombrer, surtout lorsque tu te retrouvais en face d'une femme battue. Ce genre de situation faisait souvent resurgir tes propres souvenirs. Les coups, les insultes, les humiliations et la peur qui te rendait malade. Ses excuses pitoyables, son air faussement désolé, son hypocrisie... Mais le fait d'aider les autres, de voir un sourire éclairer un visage terne et inondé de larmes, savoir que les heures de séances pouvait aider des gens à s'en sortir te faisait le plus grand bien. Tu aurais voulu pouvoir obtenir de l'aide lorsque tu étais prisonnière de ton fiancé. Tu aurais vraiment aimé qu'on t'écoute, qu'on ne te juge pas et qu'on te comprenne sans avoir besoin d'en dire beaucoup. C'était sans doute pour cela que tu passais beaucoup de temps au boulot, dévouée. Tu prenais très à cœur chaque cas que tu suivais parce que c'était dans ta nature, mais aussi parce que tu savais très bien que parfois certaines personnes n'avaient plus que leur psy. Tu te relevais ensuite pour allumer un peu d'encens et ouvrir la fenêtre de ton cabinet. Tenant à ce que les mauvaises ondes sortent de ce lieu censé apaiser, tu t'adonnais à ton petit rituel pour recharger la pièce en énergies positives. Pour repartir à zéro. Depuis ta relation destructrice avec ton ex, tu faisais très attention à ton bien-être et prenais soin de l'environnement dans lequel tu évoluais. De la lumière naturelle, des fleurs, des plantes, de l'espace, des petits cristaux, du sel... Pas de place pour les mauvaises ondes ! Que ce soit chez toi ou dans ton cabinet.

Une fois tout en ordre, tu attrapais ton sac et quittais le cabinet. Tu sautais dans ta voiture pour te rendre au commissariat. Tu n'avais pas de problèmes, aucune plainte à déposer, rien. Ou peut-être que si, tu avais un problème en réalité. Tu n'avais plus de nouvelles de William depuis un petit moment et il ne lui était rien arrivé, parce que tu l'avais déjà croisé deux, trois fois en ville et à chaque fois, son regard se voulait fuyant. A peine l'idée de lui faire un signe te traversait l'esprit qu'il était déjà hors de ton champ de vision. Tu ne comprenais pas son attitude. Vous étiez des adultes (normalement) et vu son caractère assez spécial, tu aurais tendance à penser qu'il te serait rentré dedans au moindre pas de travers... Mais en réalité, il préférait t'éviter. William, tu l'avais rencontré grâce au boulot. Vous aviez travaillé ensemble sur une affaire nécessitant une psychologue et cette psychologue, c'était toi. Le feeling était bien passé et ce que tu avais ressenti en sa présence, cela faisait une éternité que tu ne l'avais pas ressenti. Tu avais préféré ne pas t'emballer et faire plus ample connaissance, garder le contact... Chose qui n'avait pas durée bien longtemps puisqu'au bout de quelques semaines, silence radio. Peut-être avais-tu été trop envahissante ? Difficile à croire. Peut-être avait-il paniqué en te voyant proposer de faire une simple sortie ? Ou peut-être que tu avais simplement dit quelque chose de déplacé sans même t'en rendre compte. En tout cas, aujourd'hui tu allais avoir des réponses à tes questions. Tu te garais sur le parking du commissariat et au même moment, une voiture se gara à l'opposé. Tu sortais de ta voiture et t'appuyais contre celle-ci en croisant les bras, te contentant de fixer le passager de cette fameuse voiture. C'était William. Son regard venait malencontreusement de croiser le tien et c'est sans grande surprise que tu le vis faire comme si tu n'existais pas. C'est non sans regret qu'il attrapait ses affaires pour sortir et foncer comme une balle jusqu'au bâtiment, le nez rivé sur son téléphone... Quelle belle esquive.

« William ! Attendez ! », t'exclamais-tu en veillant tout de même à ne pas ameuter tout le quartier.  Il passait devant toi sans même te jeter un regard, pas même un en coin. Rien. Tu regardais autour de toi en riant jaune et en passant une main devant toi pour vérifier que tu n'étais pas devenue invisible. Tu jetais ton sac sur ton épaule pour rattraper l'écossais en vitesse avant qu'il ne t'échappe une nouvelle fois. Tu te plantais devant lui pour l'obliger à s'arrêter « Je rêve où vous espériez vraiment vous en tirer en fixant l'écran de votre téléphone ? ». Tu croisais les bras et affichais une moue amusée, bien que tu sois quelque peu vexée. Tu lui glissais afin de faire allusion à son silence radio et au vent monumental qu'il t'avait infligée en ne répondant pas à ton dernier message il y a un petit moment déjà « Ou alors vous étiez entrain de répondre à mon message ? Comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! ». Tu savais que William n'était pas très bavard et renfermé, tu l'avais bien vu en travaillant à ses côtés. Tu respectais cela et tu n'avais pas été très envahissante durant l'enquête et même une fois son numéro enregistré dans ton téléphone, tu n'avais pas envoyé de messages inutiles. Tu avais proposé à William d'aller boire un café pour le voir en dehors du boulot, faire plus ample connaissance et lui faire passer un bon moment hors du bureau -chose dont il avait grandement besoin. Tu étais persuadée que le courant était bien passé, puis tu t'étais pris un mur tellement violemment sans y être préparée que tu l'avais en travers de la gorge... Toi, la femme qui était parvenue à éviter de se prendre la tête avec les hommes jusqu'à présent. Tu avais été blessée par son attitude, ne t'attendant pas à avoir rêvé cette bonne entente entre vous. Tu t'étais laissée emportée par ces sentiments étranges et euphorisants, comme une adolescente trop naïve. « J'ai tendance à être patiente et gentille. Tout le monde n'est pas scotché à son téléphone en permanence, surtout ceux qui travaillent énormément et qui souhaitent fuir les gens comme vous le faites... Alors j'ai été compréhensive, j'ai attendu pour  ne pas vous déranger... mais croiser mon regard et passer à un mètre de moi en faisant comme si je n'existais pas, c'est trop. Qu'est-ce qui vous prend ? Et ne cherchez pas à fuir parce que je ne partirais pas. ». Tu fronçais les sourcils et fixais l'inspecteur d'un air sévère. Tu préférais que cet homme parfois froid et brut te balance en plein visage qu'il n'était pas intéressé, qu'il ne souhaitait te revoir qu'en cas d'urgence professionnelle plutôt qu'il continue à te traiter de la sorte. Mais s'il pensait s'en tirer aussi facilement, il se fichait le doigt dans l’œil jusqu'au coude...


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MessageSujet: Re: I did not meant to avoid you... or maybe I did [PV Andrea] Jeu 3 Nov - 22:19

Il fut un temps où j’avais du moins eu confiance en la vie et un certain espoir envers l’avenir. J’avais aimé. J’avais patienté. J’avais sacrifié. Toute forme d’affection pour autrui demande une certaine abnégation – un don de soi qui n’a peut-être aucun équivalent. Que ce soit en amour ou en amitié, ce genre de relation est un monde particulier dans lequel on s’aventure sans nécessairement savoir une idée du trajet dans lequel on s’embarque.

Quand j’avais rencontré Elizabeth, j’étais jeune et naif. J’avais vieilli avec elle. Pris de la maturité comme un bon vin. Les enfants ont tendance à faire ça. Je pouvais le constater auprès des rares connaissances que j’avais conservées de Bath qui n’avait pas connu la parentalité. Parce que me préoccuper de ceux qui m’étaient cher voulait aussi dire m’occuper de moi-même. Lawrence après tout ne pourrait pas grandir pour être une jeune femme épanouie si je n’étais pas à la hauteur des attentes.

Où le plan avait-il déraillé?
À quel moment dans ma vie j’avais pris cette si mauvaise décision qui me faisait me retrouver ainsi, seul et désabusé dans un monde qui semblait si loin de celui auquel j’avais aspiré?

La vérité c’était que je n’en avais aucune idée. J’avais blâmé l’infidélité de ma femme – cruelle brûlure que j’avais ressentie à ce moment précis où ma vie parfaite avait finalement volée en éclat. Le miroir sans tain avait volé en éclat. J’avais blâmé le boulot parce que celui que j’avais choisi comme mien était un vampire s’abreuva à même notre sang pour en extraire une vie sans boulot. Policier est un de ses métiers qui forge le caractère et la perception du monde que l’on a. Une lunette particulière sur le monde qui nous désabuse petit à petit face à la bonté du monde. Frankenstein, je l’ai vu et je l’ai arrêté plus d’une fois.

Le tout en revenait à ce petit trois semaines plutôt quand, au bureau beaucoup trop tard comme à mon habitude, mon téléphone avait vibré. La solitude, autrefois si amèrement détestée, était devenue une amie que je côtoyais avec une fidélité qui n’avait que très peu d’égale que je n’avais pu m’empêcher d’être troublé. Qui pouvait bien m’envoyer un message à cette heure? J’avais eu espoir que ce soit Law – mais il fallait vraiment avouer que ma relation avec ma fille était rendu à un sommet de minimum. Parler? PUF! On ne faisait plus vraiment ça. Le pire scénario que je m’étais imaginé aurait été des nouvelles d’Elizabeth. Sauf que mon cerveau n’avait pas prévu… ça.

Ça, c’était le texto que ma grande solitude et moi nous avions contemplé avec un air interloqué pendant un bon vingt minutes : Machinalement, j’avais donné mon numéro à la Madsen. Et comme ma réputation dans la région n’était pas des plus enviables je n’avais pas prévu que ÇA pouvait se produire. Certes, il y avait eu d’autres échanges avant. Une certaine complicité peut-être même. Elle avait une intelligence notable mais je n’étais peut-être plus capable d’admettre que j’en valais la peine. Sans me cacher la vérité, je savais que j’étais devenu un vieil aigri peu social qui préférait son boulot – même ce satané porte-à-porte saoulant que l’on se retrouvait à faire pour prévenir des dangers de certaines choses. Et je n’étais plus habitué à une demande pourtant banale d’aller prendre un café à deux. À défaut de trouver une excuse potable pour fuir un quelconque attachement indu qui aurait pu venir mettre en danger le peu d’émotion que je m’autorisais à ressentir, j’avais simplement tourné mon téléphone de côté et j’étais retourné à mes occupations comme si de rien n’était. Après tout ma situation n’avait pas changé.

Lâcheté : 1 Couilles : 0

Je savais très bien que je n’étais pas en état de toute façon pour m’engager dans quoi que ce soit. J’avais beau affirmé à ma fille que c’était bien et que je me faisais à ma condition, j’étais un vieillard coincé dans le corps d’un homme de 41 ans. Et je n’étais plus comme un bon vin – mais me transformait en une très bonne représentation d’un vinaigre amer.

Un bref saut dans le futur après que j’ai choisi d’agir comme le pire des connards que la Terre eut un jour porté. Je n’avais visiblement pas appris grand-chose au courant de ces quatre dernières années de divorce ou mon intelligence avait décidé de se faire la malle en même temps que ma capacité cardiaque. Bref, je me trouvais coincé et je n’avais pas eu le choix de prendre mon courage à deux mains et d’affronter la femme qui se dressait au milieu de mon chemin. Je me retournais avec une allure maladroite d’adolescent probablement plus que d’homme mature et responsable que j’étais au final. Démasqué dans toute ma lâcheté, je sens un peu de rouge me monter aux joues.

Elle semble s’amuser de la situation. Mon regard prend un instant détaillé son visage. Elle est plutôt jolie avec ces cheveux d’or, ses fines lèvres et ses yeux couleur forêt. Je ne suis pas aveugle sous mon apparence de borgne borné. Bien sûr que je peux l’admettre. Mais je peux aussi très bien admettre que l’âge, la mauvaise humeur et les nuits trop courtes entrecoupées par mes réveils douloureux a fini par me rattraper. J’ai vieilli. Des pattes d’oie ont trouvé leur juste place sur mon visage. L’anneau longtemps porté a laissé des marques aussi plus profondes que ce que je veux bien admettre. Je n’ai pas nécessairement conscience de l’histoire de l’Anglaise.

Les discussions quoi qu’intéressante étaient souvent brève même au courant de cette fameuse enquête où j’avais donné mon numéro. Parce que je m’étais forcé à mettre une distance entre elle et moi comme je le faisais avec tout le monde. Ne pas m’attacher pour ne pas que personne ne s’attache – logique implacable. Sauf que voilà, j’avais répondu aux autres textos : une autre erreur de ma part. Je pouvais ici me donner une bonne claque dans le dos pour avoir été un parfait imbécile. Il fallait dire que son métier n’était pas pour me rassurer non plus. Les psychologues et moi n’avions pas tendance à bien nous entendre. Il y avait de l’amertume dans la voix de la demoiselle.

Le reproche était justifiable et mon regard penchant amèrement vers le sol. Et j’étais confronté au même choix que j’avais souvent ces temps-ci : Mensonge ou vérité. Et la vérité crue, ardue et amère que j’avais en tête, je savais très bien que je ne pouvais pas l’exposer ainsi à Andrea : « Je ne veux pas m’attacher avec personne parce qu’au rythme ou je vais, je ne sais pas si je serais en vie dans quelques mois. ». Néanmoins, il me parut évident qu’elle ne se tasserait pas du chemin. À l’heure qu’il était, le poste était probablement en train d’être déserté peu à peu. L’équipe de nuit dans un poste de petite envergure comme celui de Tenby n’était que constitué de six policiers. Minuscule en soit. J’hésitais sur la bonne réponse à donner sachant que la vérité ne pouvait pas être exposée. Pas si près de mon boulot. « Je ne voulais pas tester ta patience ni ta gentillesse. Mon horaire est complexe. Je travaille beaucoup. » conscient que mon cardiologue me hurlerait de remplacer beaucoup par trop. N’eut été que de lui, j’aurais déjà été en arrêt de travail officiel depuis six mois – même si la médication agressive réduisait de manière majeure les grandes arythmies. Je soupirais : « Personne ne m’a invité à aller prendre un verre depuis mon divorce. Ça date et je sais très bien que rien ne peut se produire avec qui que ce soit. Tu devrais passer ton chemin et aller vers quelqu’un qui a d’avantage ton âge. » Et surtout la forme associé à quelqu’un de son âge.

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MessageSujet: Re: I did not meant to avoid you... or maybe I did [PV Andrea]

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I did not meant to avoid you... or maybe I did [PV Andrea]

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