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The world keeps turning (feat William)

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MessageSujet: Re: The world keeps turning (feat William) The world keeps turning (feat William) - Page 2 EmptyDim 16 Avr - 1:54

Dans une autre situation, si je n’avais pas eu autant de regrets qui accompagnaient stoïquement chacun de mes pas, j’aurais probablement accepté que l’on ne pouvait pas reculer de trois ans pour réécrire un large pan de son histoire. Je savais que j’avais fait des erreurs. Plusieurs. Je n’étais pas parfait. À Bath, j’avais certes été taciturne mais jamais désagréable que l’homme que j’étais depuis que je me trouvais dans cette ville. Ce qui se dégageait de moi, quatre ans plutôt ce n’était pas une triste et cruelle froideur. Une confiance et une dureté apparente cachait un cœur fragile et probablement plus sensible que ce que je me voulais bien admettre.

Ce métier que j’avais choisi de faire mien, ces unités sur lesquelles j’avais choisi de travailler… elles ne m’avaient pas fait moins humain, moins homme. Combien de fois avant d’entrer sur la scène d’un crime, que ce soit un suicide, un meurtre ou un viol, je m’étais arrêté pour prendre une bouffée d’air? Un grand souffle pour être capable d’insérer dans ma tête un peu de liberté, un peu de paix. Je ne voulais pas perdre le contrôle, je ne voulais pas sentir le sol se dérober sous mes pieds devant l’absolue horreur que l’on ressentait lorsque l’on ressentait la détresse d’autrui.

C’était autant la détresse de celui qui n’était plus, de celui qui avait perdu une partie de lui-même ce soir-là ou de ceux qui avait survécu.

J’étais homme. J’étais humain. J’étais père. J’étais fils. J’étais époux. Je pouvais comprendre. Je n’avais pas vraiment le choix de comprendre ce que les autres vivaient.

Et cette putain d’humanité que je m’efforçais d’enfermer sous vide depuis quatre ans, depuis Latimer, elle m’avait forcé à me mettre à la place de plein de gens. Et j’avais été capable de comprendre presque objectivement pourquoi mon mariage avec Elizabeth avait implosé. Pourquoi elle avait choisi de me cocufier. Mais je l’avais couvert. Parce que ça m’avait semblé logique à faire. Parce que je savais pourquoi elle l’avait fait. Parce que je l’aimais. J’eus un petit éclat de rire amer mais pas vraiment une réponse à son « voir de l’avant pendant qu’il en est encore temps ». Parce que c’était justement ce que je manquais du temps. « Je n’approuverai pas malheureusement. Je crois que parfois, dans la ferveur du moment, on fait des bêtises. Des grosses bêtises qui changent à jamais le cours de notre vie. Et sur le coup… ça nous semble être la seule chose logique à faire. Mais un jour, on se retrouve confronter aux conséquences de ce geste – quand le temps devant nous est plus sombre, quand l’avenir est plus saugrenu, moins stable. Si on avait su que l’autre continuerait sa vie et que la nôtre arrêterait son ascension, la décision aurait été toute autre. »

Il y avait une allure de demi-confession dans ce que j’admettais à mon interlocuteur. J’avais encore du temps devant moi. Mais je savais qu’avec mon cœur qui faisait des siennes de plus en plus régulièrement, je n’étais guère en état de protester. Le temps devant moi n’était pas gai. Et j’avais laissé passé beaucoup d’occasion en or pour le faire. J’avais menti, triché, manipuler, soudoyé pour qu’elle garde un semblant de normalité ma vie. J’étais capable d’assez de recul sur ma vie pour admettre mes erreurs nombreuses.

Je saisissais son idée sur l’évolution inexorable des choses et je ne pouvais pas vraiment m’empêcher d’être légèrement amer face à cette réalité. Le temps avancerait. Le temps ne finirait pas d’avancer que je le veuille ou que je ne le veuille pas. Et les nouvelles technologies étaient un fléau qui n’avaient pas vraiment d’équivalent. Je savais qu’ils avaient aidé – j’avais béni le jour où les dossiers criminels avaient été informatisé simplifiant grandement notre boulot. Je savais qu’elle avait amené du bien – ce putain de défibrillateur que les médecins voulaient me donner était également un de ces éléments que je me devais de féliciter malgré la frustration et la peur qu’elle m’inspirait si bien que je la reprochais.

Un silence s’installa pas très long. C’était quelque chose que je reprochais aussi aux jeunes ça. Ils avaient besoin d’un bruit constant qui les entouraient alors que le silence dans les conversations pouvait faire du bien. Sauf avec ma fille. Parce qu’elle me ressemblait. Nos silences étaient plus bruyants que les plus puissants cris que nous aurions pu pousser. Je le vois levé la main vers le serveur qui finira par se pointer de toute façon. Le deuxième verre n’est pas pour moi une option. Ce n’est pas que mon foie n’a pas la capacité de le filtrer. C’est mon cœur qui m’inquiète. C’est toujours le même organe qui fait défaut que je le veuille ou pas. C’est lui qui décide. Lui qui se trouve comme étant le seul maître à bord pour ou contre ma volonté.

Sa réaction au fait de travailler avec ma femme me fait rire. « J’ai bossé deux ans à Bath avec elle comme subalterne pendant que l’on était marié. J’ai bossé à Londres et dans les environs plus longtemps. C’est plus facile quand on est sur le même pied d’égalité. Parce que quand un des deux est le subalterne et le patron. Il va nécessairement y avoir des conflits qui se ramèneront. Le pire vient des horaires par contre. » J’avais un petit sourire triste en pensant à toutes ses années où nous avions eu de la difficulté à nous croiser. À toutes ses grandes enquêtes. Et comme nous avions tous les deux des têtes de cochons, que nous étions réciproquement plus mule que l’autre… nous avions laissé nos deux caractères se montrer assez facilement. Mais je suis content de faire dérivé sur le sujet de son métier plutôt que sur le mien. J’ai quelque peu peur de ce que je pourrais dire sur Elizabeth. Ma colère à son égard n’est pas encore totalement froide et je le sais que trop bien.

« Cela doit être palpitant malgré tout. Un peu comme gérer une grande enquête qui fait en sorte que l’on carbure au café pendant des semaines en réussissant presque à se convaincre que de dormir n’est pas vraiment utile. » souriais-je en hochant la tête. Dormir ne l’était pas. C’était quelque chose que je n’avais jamais vraiment beaucoup aimé faire – ce qui justifiait probablement beaucoup trop mes semaines de soixante à quatre-vingts heures que je trouvais logique d’effectuer même si les enquêtes qui m’étaient donnés étaient d’une platitude ennuyante. « Ce doit être un trait des Gallois de ne pas être très prompt à informatiser les dossiers et à pousser sur un cadre de réglementation très rigide. Je peux te dire que j’ai soulevé des tollés quand j’ai vu l’état des dossiers qui étaient acceptés comme étant complet par mon prédécesseur. Désolant! » dis-je avec un petit sourire.
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Lloyd Jenkins
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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : hiljaisuus/hjs aka grumpy overlord.
TES DOUBLES : Magnùs & Luke.
TON AVATAR : Rufus Sewell.
TES CRÉDITS : hjs (avatar), Penny love ♥ & tumblr (gifs).
TA DISPONIBILITE RP : En cours : Penny, Muire & Elizabeth. (3/3).

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ÂGE DU PERSONNAGE : cinquante ans.
CÔTÉ COEUR : Après la perte de sa compagne, Aloy, son cœur n'est plus.
PROFESSION : Doyen de l'université de Swansea, sociologue & papa à plein temps.

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MessageSujet: Re: The world keeps turning (feat William) The world keeps turning (feat William) - Page 2 EmptyDim 16 Avr - 10:49


Well, the road will turn and the road will bend

Tu hausses un sourcil, intrigué, il ne partage pas ton avis sur l'idée que l'on doit accepter nos actes passés qui font ce que vous êtes maintenant. C'est dommage, parce que c'est le but du jeu d'accepter ces erreurs, d'accepter le fait que l'on ne peut pas réagir de la bonne manière et que parfois l’impulsivité à son rôle aussi. C'est quand même malheureusement de regretter tous ces choix, surtout les bêtises, on doit en faire, personne n'est parfait et ce n’est pas possible de passer à côté, aussi grosses soient-elles. Il faut réussir à faire la part des choses et accepter ces choix, les bons comme les mauvais. Même si parfois les conséquences sont parfois insupportables, malheureusement on ne peut pas faire grand chose, il n'y a pas de bouton de retour en arrière. C'est aussi intéressant de tenter de réparer les choses, ça montre que l'on se sent concerné. Même si tu ne partages pas son avis, tu peux le comprendre, surtout si les erreurs commises ont fait prendre sa vie un chemin qu'il ne désirait pas. C'est totalement compréhensible. Tu pourrais en faire de même et regretter amèrement ton mariage, mais tu apprends à l'inclure dans ta vie, c'est grâce à celui-ci que tu prends plus soin de tes proches, même si tu as des difficultés à t'attacher. C'est un peu un homme nouveau que tu es depuis que tu es arrivé. Tu as changé, en mieux dans certains domaines et en moins bien d'en d'autres. Tu dois simplement faire la part des choses, prendre sur toi et comprendre. Tu as regretté aussi ton mariage au début, c'est même normal, c'est une réaction légitime après l'échec de celui-ci, mais plus tu y penses et plus tu te dis que tu en sors presque gagnant, parce que tu as compris un paquet de choses liées au relations amoureuses. Tu es presque à deux doigts de te faire la promesse de ne pas retomber amoureux, mais tu sais que tu es incapable de ça, tu aimes les femmes, tu es un grand romantique et tu ne contrôles pas tes sentiments. Personne ne peut mettre sa main sur les sentiments et les contrôler, c'est là toute la beauté de la chose. C'est certes regrettable parfois, mais pas constant. Perdu dans tes pensées, tu ne réagis pas immédiatement lorsque la serveuse te regarde et s'approche de vous. Lorsqu'elle arrive enfin à ton niveau, tu lui demandes de t'apporter un autre verre de whisky, après tout tu as le droit de t'amuser un peu, tu regretteras sans doute au réveil, mais pour le moment, pas question de songer au lendemain. Tu attends quelque seconde, reportant ton regard sur William, mais il ne commande rien. Tu laisses donc la serveuse s'en aller avec ton verre vide et l'idée de t'en apporter un nouveau. C'est dingue l'amour que tu portes pour le whisky, c'est une vraie passion, tu te souviens que lorsque tu as emménagé avec l'aide de ton avocat du divorce, oui, c'était un ami, la première caisse que vous aviez déplacé dans le salon c'était celle des bouteilles de whisky et le soit de l'emménagement, vous vous étiez offerts une magnifique bouteille d'un whisky vielle de treize ans. Le lendemain avait été très difficile pour vous deux, mais vous étiez au courant des effets de la bouteille et il n'y avait pas eu de regrets, au contraire, vous aviez discuté de pas mal de sujets qui étaient importants à vos yeux, c'était une façon comme un autre de tout mettre à plat après les événements. Comme quoi l'alcool fait parfois de bonnes choses.

« Je peux comprendre que travailler avec sa femme avec l'un qui est le boss de l'autre, ça ne doit pas être évident, ça doit même créer des tensions. » Tu te souviens d'avoir lu des articles là-dessus et qu'il y avait quand même des couples qui supportaient très bien cette idée de chef et subalterne, d'autres pas du tout. Il n'y a pas de juste milieu pour ça, soit ça passe, soit ça casse. Tu te sens chanceux de ne pas avoir eu à travailler avec Caroline, si tu avais été son patron, ça n'aurait jamais fonctionné et si elle avait été ta patronne, ça aurait fonctionné. Tu te plies aisément aux remarques, tu ne râles jamais et tu fais toujours ton travail, ce n'est pas son cas étant donné qu'elle avait toujours son mot à dire et qu'elle était la première à se rebeller si quelque chose se passait mal. Si tu avais été son boss elle aurait sans cesses changé tes plans, tes idées et non, tu ne préfères même pas imaginer la suite, certainement que le mariage n'aurait pas duré aussi longtemps. Elle cherchait toujours à avoir raison, c'était mignon au départ mais après... Tu secoues légèrement la tête essayant de ne pas trop songer à cette idée. « Je confirme, travailler avec sa moitié, c'est mieux quand les deux occupent le même poste, tout du moins du même niveau, c'est beaucoup plus simple pour les relations. » ça ne fait que confirmer tes dires précédents, il faut un équilibre et surtout une égalité, tout partager. C'est la même chose pour les horaires, c'est un vrai casse-tête. « C'est même plus que palpitant. J'adore l'adrénaline, travailler sous pression, devoir rendre quelque chose de parfait dans un délai presque impossible. » C'était un travail de titan que de réaliser un plan sur le années à venir et en même temps faire une présentation de tes atouts. Tu m'étonnes qu'ils ont apprécié ta présentation, avec tout le travail que tu as fournis et puis tu es cette aisance bien à toi lorsque tu parles aux gens. Tu es bienveillant, calme et tu expliques avec talent tout ce que tu as à dire. Tu sais que tu es un bon professeur, tu ne t'envoies pas des fleurs volontairement, tu as des résultats que les autres n'ont pas. Ce n'est pas pour rien que tu es là, tu as manifestement quelque chose de plus comparé aux autres qui se sont présentés pour le poste et qui, avaient beaucoup plus de temps que toi. « C'était tout aussi rigide à Londres, cependant il n'y avait pas réellement de réticences vis à vis de l'informatisation des dossiers et autres, ici, j'avais l'impression de parler à un mur lorsque je proposais ça tout en vantant les mérites des dossiers informatiques. » Tu secoues légèrement la tête sur les côtés. Faut dire aussi que tu étais en faces des professeurs les plus âgés de 'université, bien qu'il y avait quelques jeunes, tu savais que ça entrait pas une oreille pour ressortir de l'autre presque immédiatement. Tu quittes un instant tes pensées, ton nouveau verre de whisky vient de se poser en face de toi, tu le regardes avec gourmandise et tu le prends immédiatement pour en boire une gorgée. « J'imagine les vieux dossiers cornés des années 80 avec l'écriture illisible et du coup, au lieu d'une simple séance de copie, on se retrouve à faire du déchiffrage. » Tu ris, largement, c'était son cas aussi, de trouver des dossiers, des papiers officiels avec une écritures monstrueuse, impossible lire, à déchiffrer, tu te retrouvais à scanner les papiers et à zoomer dessus pour tenter de comprendre, parfois en vain...


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MessageSujet: Re: The world keeps turning (feat William) The world keeps turning (feat William) - Page 2 EmptyVen 12 Mai - 0:35

J’avais pourtant eu des bons souvenirs avec Ellie. Probablement même plus de bons que de mauvais. Je me rappelais de notre premier appartement minuscule – celui que nous avions probablement partagé beaucoup trop vite après notre emménagement – et du sofa-lit dans lequel nos deux corps exténués d’une longue journée d’entrainement ou de boulot finissaient par s’écraser dans les premiers mois de notre mariage. J’avais un souvenir encore vivide de la beauté que j’avais trouvé en elle quand j’avais vingt-deux ans et que je la dévorais du regard dans sa belle robe blanche devant nos parents et amis réunis ensemble pour ce qui allait être une belle aventure de quinze ans. J’avais encore cette impression de stress qui venait prendre place dans le creux de mon ventre quand elle était partie dans la toilette avec le test de grossesse. J’avais pensé mourir le jour de l’accouchement qui avait suivi cette petite croix dessinée sur le test. Il y avait eu ces Noël en famille, ces baisers échangés en vitesse qui avaient trahi cet éloignement que l’on n’avait pas nécessairement vu passé. Celui qui s’était développer à travers le temps.

Je n’avais pas vu venir la tempête. Je n’avais pas tendance à la voir se dresser. Mais la colère qui s’était bâtie au courant des dernières années avait ruiné une bonne partie des souvenirs heureux qu’il y avait dans les dernières années. Si je faisais bien attention aux détails, je remarquais que les bons souvenirs des dernières années de mon mariage était moins relié à mon couple et d’avantage à ma fille qu’à ma conjointe. C’était ses premiers pas, ses rentrées scolaires, les rares soupers en famille. Nous ne nous étions jamais vraiment éloigner. Jamais vraiment battu jusqu’à ce soir-là. Celui où elle m’avait craché son infidélité dans la panique de la perte des preuves.

Nous avions simplement pris des chemins opposés. C’était dans l’après-coup que s’était joué la difficulté à être un couple. Le divorce avait été pénible à gérer. Parce que je l’avais couvert et qu’il était trop tard à ce moment-là pour que je recule et que je change ma version. J’avais naïvement eu l’espoir que nous puissions réparer ce qui avait été brisé. Sauf que ce n’était jamais arrivé. À la fin, c’était simplement invivable de bosser ensemble. Parce qu’il y avait beaucoup de couple qui ne survivait pas. J’eus un sourire un peu triste en regardant l’homme à côté de moi. Je le comprenais en quelque sorte de juger le fait de travailler en étant le subalterne de son conjoint. « Nous nous étions rencontré à l’école de police. Et c’est relativement courant dans le milieu. La fraternité policière… c’est un environnement un peu fermé. » dis-je doucement. Voici un des nombreux euphémismes que j’étais capable de faire. Ce n’était pas simplement fermé, c’était un univers en soi. Une bulle particulière et différente de la masse globale dans laquelle on vit normalement. « Personnellement, je ne nie pas que cela crée des tensions. Mais le boulot que j’ai choisi n’est pas bon pour les vies de couples de manière générale. » rajoutais-je en me gardant bien de dire que j’étais loin d’être un exemple au registre de la qualité des interactions avec des gens qui ne sont pas dans les ordres. Le jeune de vingt ans que j’avais été aurait sans doute pu bien s’en tirer… l’homme de quarante n’y arrivait simplement pas. Si le proverbe dit que le chat échaudé craint l’eau froide… c’était bel et bien mon cas. Je n’avais que frôler de très loin la relation de couple depuis. Les horaires ne s’y prêtaient pas et ma santé… Disons que j’avais simplement fait une croix sur ce genre de réalité.

Et j’étais le premier à pousser sur autre chose que mon manque de désir pour l’acte pour repousser l’éventualité d’un jour retomber. Ce ne serait pas ici. J’avais une relation bien trop catastrophique avec mes collègues indépendamment de leur sexe. Et je cherchais encore cette rigueur que je n’arrivais tout bonnement pas à trouver. J’étais exigent. Je l’avais toujours été. En vieillissant, ça s’empirait et j’en avais conscience. Avec un petit éclat de rire noir, je rajoutais : « Ne jamais se taper une femme qui possède un permis de maniement d’arme, une règle que j’aurais dû briser et que beaucoup respectent dans les forces. » C’était une tentative de faire le coq. Comme le plus gros de ma vie sociale était celle qui était au bureau, les seules femmes qui auraient pu m’entrainer sur ce chemin avaient toute ce cliché du flic.

Après qu’il se soit commandé un second verre, la conversation dériva un peu plus sur son métier et la paperasse. J’avais probablement encore fait une généralisation hâtive. J’en étais plein de ce genre de situation. Parce que je n’accordais pas facilement ma confiance. Parce que j’avais une barrière que je maintenais haute. Je savais que je tendais à le faire. Une grossière erreur. Une idée de base biaisée. Je vieillissais en agissant comme ma mère une preuve que la pomme ne tombait pas vraiment loin de l’arbre. « Je comprends beaucoup trop bien. J’aime l’adrénaline de ce boulot» La recherche d’une solution à un impossible casse-tête. La bonne recherche de la solution parfaite. Ce que je cache c’est que justement cette poussée d’adrénaline elle m’est plus nocive que salvatrice. J’en ai conscience. Mon métier est littéralement en train de me tuer en grugeant mon cœur à grand coup de stress. Mais dans les choses que je sais de moi, c’est que mon métier me définit. C’est plus que le simple endroit auquel je me rends, je ne me verrais simplement pas faire autre chose. Ça dépasse ce rêve de petit garçon que l’on a tous un jour. Suivre les mêmes traces que son père. Faire ce qu’il a fait avec la fierté qu’il avait. Son histoire n’était pas si différente que cela. « Je n’ai pas eu à me battre pour l’informatisation. Mais je compatis énormément. Je me bats pour la précision. On oublie souvent l’importance de la précision à l’intérieur des rapports. Je ne suis pas un exemple pour l’écriture par contre : la mienne frôle l’indécence tellement mon écriture est affreuse. » dis-je avec un sourire. « Je peux donc m’imaginer la cata… Il m’arrive d’avoir de la difficulté à relire mes notes prises pendant des enquêtes. Je bénis l’invention des ordinateurs pour ne plus me faire taper sur les doigts parce que mes rapports sont une horreur à lire. » Il y avait peut-être une excuse sur l’excès de zèle dont je faisais preuve. Il y eut un rire franc qui franchit mes lèvres pour accompagner celui de Lloyd.
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MessageSujet: Re: The world keeps turning (feat William) The world keeps turning (feat William) - Page 2 EmptyVen 12 Mai - 13:20


Well, the road will turn and the road will bend

C'est attentivement que tu l'écoutes parler de sa femme, ça a l'air d'être un sujet difficile pour lui alors tu décides de vraiment te concentrer, ça malgré l'alcool que tu as en toi et qui commence à te faire te sentir un peu trop bien. Ton goût pour le whisky prononcé peut te mener très loin, tu le sais, il va falloir que tu fasses attention à ne pas en abuser, parce que tu as cette manie de ne jamais savoir comment dire non. Statistiquement, son histoire reste dans les normalité, ce n'est pas are de croiser une femme durant son cursus et de l'épouser après bien que depuis trente ans, tout évolué, puisque en 80 par exemple il y avait un taux de couples avoisinant les 80% pour les jeunes de plus de 25 ans désormais... C'est bien plus bas, après l'histoire possède un rôle dans ces chiffres, ils ne sont pas anodins, ils traduisent de nombreux résultats et malheureusement, ils sont en baisse, encore et toujours. Les jeunes ne se mettent plus ensembles, ou alors si mais pour simplement quelques mois alors qu'avant c'était pour la vie. Vous vous faites bouffer dans cette société hostile qui évolue au grès des envies de certains et ça oblige les autres à se soumettre et ça, même parfois sans le vouloir. Ta génération et celle de William ont été un peu sauvé, vous êtes au milieu de tout cela, vous n'avez pas réellement eu besoin de vous adapter comme vos aînés ont dû le faire. C'est plus simple pour vous que les autres et ça, même en parlant de ses jeunes générations qui baignent immédiatement dans ce monde de la surinformation, le technologie et de la solitude. Vous, en tant que sociologues, vous devez de prévenir les gens, d'en parler, parce que c'est un problème ce qui est en train d'arriver, mais personne ne vous écoute. Franchement soyons honnête, qui est-ce qui va lire un article d'un sociologue, d'autres sociologues ? Un ou deux curieux, mais c'est tout. Le seule endroit qui pourrait vous donner un impact plus grand serait la conférence TED, mais même ça, ce n'est pas sur que ça fonctionne. Au final pas grand monde ne connaît ça non plus. Vous avez donc un public restreint et pourtant, vous êtes toujours là, à compter vos histoires, à prévenir pour l'avenir et vous comptez sur vos étudiants qui écoutent et retiennent vos mots. En espérant qu'un jour ça puisse servir. « Les tensions peuvent prendre vie avec un rien, un détail, quelque chose d'inutile, c'est la même chose pour tout le monde, après c'est l'intensité qui varie, au final, tous les univers sont fermés, hermétiques, voilà ce que nous sommes devenus. » Un sourire apparaît sur on visage, presque désabusé, même William en parle de cet univers fermés et c’est ce qu'il se passe maintenant, tout le monde se ferme sur soi-même et puis continue de vivre sa petite vie sans ouvrir sa vie à de nouveaux horizons. Certes, la police, c'est quelque chose de bien différent, parce qu'ils sont souvent sous une vide tension, sous des critiques du peuple aussi. Il faut garder en soi l'idée de l'ordre et de la justice et ça ne doit pas être évidemment constamment. Même toi Lloyd, qui respecte énormément la police parfois tu as été en colère contre elle, parce que tu as oublié qu'ils sont humains, comme tout le monde qu'ils font de erreurs et malheureusement, pour certains, elles sont impardonnables. L'homme en veut à l'homme infaillible. C'est vraiment une image à retenir. Tout comme cette question, est-ce qu'il y a vraiment un travail qui se prête plus à des activités de couple ? Tu pourrais faire des recherches là-dessus, en écrire un magnifique article tout en publiant un sondage, mais tu n'as pas le temps, peut-être plus tard, mais tu es persuadé que pour tout le monde, son travail est le plus difficile, pour tout le monde mêler le privé et le personnel c'est compliqué.

C'est ça les Hommes de toute façon, se plaindre, croire que c'est le pire et puis avancer malgré-tout, parce qu'au final il n'y a pas le choix, c'est la vie. On avance ou la on abandonne. Tu te perds dans ces pensées et tu ne devrais pas, mais l'alcool aidant tu glisses sur des terrains difficiles, cependant William arrive à te faire quitter tes songes et tu souris, cette remarque au sujet d'une femme avec une arme, elle te fait rire aussi et elle marque bien que lui, est coincé dans son univers, comme si il refusait ou ne pouvait pas voir ce qu'il y avait autour de lui, ce qui est bien dommage parce que parfois, regarder autour de soit, ça permet de découvrir de nouveaux horizons et d'éventuellement apercevoir une once de bonheur qui se balade. Certes, tu n'es pas un modèle d'optimisme, mais tu fais des efforts, après tout, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, il faut se préparer à tout, au bien comme au mal. « L'adrénaline, une fois qu'on y goûte, c'est bien difficile de s'en passer. » C'est comme une drogue, une fois qu'on commence à s'y habituer, si dans une situation quelconque, elle n'est pas là, c'est comme si on était perdu, on ne sait pas comment réagir. C'est là qu'on dérape parce que la barrière est tellement mince entre une poussée d'adrénaline et de l'anxiété, de la panique, du stress tout simplement. Tu connais bien ça toi, tu es devenu un grand anxieux avec tout ce que tu as vécu récemment, c'est nouveau pour toi, de pas toujours avec le contrôle mais tu t'en sors bien, pour le moment. Tu gardes tout ça bien ancré en toi, personne n'a besoin de savoir que tu n'es plus aussi doué qu'avant, plus aussi certain. Et rien que d'y penser, tu prends ton verre et tu en liquides le contenu d'une traite, tant pis, ta raison se mettra de côté pour ce soir. « Vous avez bien eu de la chance parce que j'ai l'impression que je vais rester bloqué là-dedans pendant encore un long moment... » Tu souris, jouant avec ton verre entre tes doigts, tu regrettes d'avoir tout bu d'un coup, vraiment, mais tu ne peux pas revenir en arrière, il va falloir que tu te concentres. « Mon écriture n'est pas non plus un modèle... » Tu peux encore te relire, mais tu ne vas pas t'amuser à dire qu'elle est belle, c'est pour ça que tu n'écris que les titres sur les tableaux quand tu donnes tes cours. Des cours qui te manquent...


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MessageSujet: Re: The world keeps turning (feat William) The world keeps turning (feat William) - Page 2 EmptyDim 4 Juin - 23:14

Il était bien possible de sentir l’universitaire qui se cachait dans l’homme que j’avais face à moi. Je n’étais pas comme ça, j’étais plus du type pratico-pratique personnellement. Mes études s’étaient bornés aux comportements des criminels. Ma carrière s’appuyait d’avantage sur de l’expérience que sur des hautes études. Je n’aurais pas nécessairement dit que tous les univers étaient fermés sur eux-mêmes. La plupart des gens avaient un cercle d’amis qui pouvait varier au niveau de la forme et de l’origine. Mais il y avait des milieux qui me semblaient plus stigmatisés, des milieux dont l’échappatoire était un peu plus difficile. Le milieu dont j’étais issu était de ceux-là selon moi. Et il y avait plusieurs éléments qui contribuaient à faire d’un milieu un de ses environnement où l’on se trouvait toujours un peu coincé : les horaires instables, l’opinion générale, la triste vision de l’humanité qui finissait un jour où l’autre par venir à bout de notre patience et de notre espoir. J’étais sombre et triste comme homme. J’en prenais conscience parfois.

Je souris doucement à ce que le professeur disait mais une partie de moi n’était pas en accord avec ce qu’il disait. Ce n’était pas le cas. Il y avait des tensions que l’on ne pouvait pas voir venir. Que l’on ne pouvait pas non plus attribuer à un petit rien insignifiant. Il y avait des choses qui bousculaient le cours de notre vie et qui n’étaient pas nécessairement des éléments que tout le monde avait. L’infidélité se bâtissait petit à petit certes. De petites tensions… peut-être pas nécessairement. Pour Ellie et moi, c’était d’avantage le contraire qui avait joué : c’était une dérive lente, une absence de friction, de contact, la lente mais constante dérive qui avait mené. Ce que je ne dis pas, c’est justement que les tensions, elles étaient apparues du jour au lendemain. Quand la douleur avait été réelle. Quand j’avais su ce qui s’était tramé dans mon dos. Ma tolérance face à elle, son indifférence totale au fait que je l’avais couvert. Un peu sérieux et plus profond qu’à mon habitude, je rajoutais : « C’est plus que ça. Nous vivons dans une société hautement individualiste. Je ne crois pas que tous les univers sont nécessairement hermétiques, mais je crois que beaucoup de gens ont simplement oubliés qu’il y a les autres autour. »

Voilà ici l’hôpital qui se fout de la charité. Je sais très bien que je suis l’image même de l’homme qui ne pense qu’à lui-même. Si je pensais un peu aux autres, j’aurais sans doute déclaré mon état de santé à mes patrons. J’aurais sans doute jugé pertinent de considérer de me faire opérer même s’il y avait des risques associés à ce genre de situation. J’aurais fait passer ma fille avant mon orgueil si énorme qu’il ne passait plus à travers la porte. J’aurais sans doute jugé important de faire attention à ne pas blesser les autres dans mon comportement. Je faisais mon petit con à cet endroit probablement. Mais ça, il ne le savait pas. Ça faisait partie intégrante de cette façade que je tenais à tout prix à garder ériger autour de moi comme pour prétendre que tout était parfait dans le meilleur des mondes.

La perfection était illusoire, je le savais. J’avais un jour eu ce que je considérais comme une vie parfaite : une fille parfaite, une femme parfaite, un boulot parfait. Je savais que c’était cruellement partie en couille au courant des dernières années. J’avais presque envie à cette pensée de demander un verre de fort au serveur quand il repassait. Mais la légère douleur que je ressentais déjà me trahissais la morne réalité. J’avais passé l’âge même si j’étais plus jeune que mon compagnon de table. Le stress m’avait usé. J’étais rendu vieux à l’intérieur. Vieux et aigri. Je comprenais ma fille d’avoir préféré ses livres à son vieux un peu amer qui trainait sur ses épaules le poids d’une grosse erreur judiciaire qui le grugeait complètement de l’intérieur même si à l’instar de beaucoup d’autres cas, il avait fini par tomber dans l’oubli collectif. Mon erreur, celle de mon ex en fait, pourrait très bien faire en sorte qu’un autre enfant traverserait la même chose. Et je le savais très bien.

Mon regard s’accrocha sur Lloyd un petit instant quand il mentionna l’effet que l’adrénaline pouvait avoir sur les hommes. « bien difficile de s’en passer » c’était plus que ça. Je savais que mon métier, son adrénaline mais son importance aussi me mettait en danger. Mon cœur avait trop souffert des différents impacts et le surplus lui était dangereux. Une impression triste passa sur mon visage quelques secondes. « C’est une drogue en un certain sens. Un truc qui nous fait carburer tellement mieux que tous les autres produits. » mais ça… je le savais déjà. J’étais accro à mon boulot. Accro aux enquêtes, aux énigmes… C’était pour ça que de lâcher prise était difficile – presque impossible pour moi. Parce que c’était mon boulot. Parce que c’était mes habitudes. Parce que j’aimais l’imprévu qui venait avec une journée passée au poste de police. On ne savait jamais vraiment vers quoi l’on s’embarquait en prenant la relève d’une équipe. C’était encore plus vrai lorsqu’il était question de patrouille quelque chose que je n’avais pas fait depuis un peu plus de dix ans maintenant mais que j’aimais particulièrement. Je soupirais en cachant bien l’espèce de petite frustration que je ressentais encore et toujours face au fait de savoir que j’en avais perdu. Sans jamais avoir rien fait pour le mériter. Je savais que c’était sans doute un peu con de dire que je n’avais rien fait.

La conversation dériva doucement sur la technologie. Je n’étais pas un professionnel même si j’appréciais profondément son arrivée. Lorsqu’il me confia son envie de la « facilité » de ma situation, je retiens doucement un petit éclat de rire : « Saches que je n’ai pas vraiment de mérite à avoir. Il y a eu une loi pour l’informatisation des dossiers de police au tournant des années 2000. C’était nécessaire. Comment accéder un dossier papier d’un criminel qui aurait frappé à Inverness quand on bosse à Bath. C’était une nécessité dans mon cas. Mais tu as ici toute ma compassion… parce que j’avoue avoir tricher sur ce point. » Dis-je avec un petit sourire. Et je rajoutais avec un sourire : « Moins pratique pour un enseignant, je peux au moins dire que c’est pour crypter mes notes d’enquêtes. ».

Je n’avais pas vraiment tendance à m’arrêter comme ça pour prendre le temps. Respirer, profiter du monde qui m’entourait tout simplement. Mon regard se tourna pendant un petit instant sur la salle du bar. Il y avait quelques visages familiers, des gens que l’on arrêtait plus ou moins régulièrement, des gens avec qui je partageais une ville depuis près de trois ans sans nécessairement avoir fait connaissance avec eux. J’ai un bref regard sur mon téléphone qui vibre pendant un instant. Regard en biais sur l’afficheur. J’étouffe un soupire d’exaspération. « Je m’excuse, je dois le prendre… C’est le boulot. » Après un bref salut, j’ai un grand soupire d’exaspération, deux oui, un non et quinze minutes qui franchisse mes lèvres. Je raccroche. « Le devoir m’appelle. Mais si jamais la solitude vous frappe… ça a été un plaisir et ça me ferait plaisir de le remettre. »
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