AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

“L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère.” (J.Racine) [Tyler/Allen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: “L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère.” (J.Racine) [Tyler/Allen] Mar 4 Oct - 13:30

De la sueur commence à perler sur son front, ses paupières se mettent à tressaillir, sa tête dodeline petit à petit, puis de plus en plus fort. Sa respiration s’accélère. Soudainement Allen s’assoit dans son lit, les yeux ouverts. La pièce est sombre, seuls les volets en piteux états laissent passer quelques rayons de lumière. La lumière pâle d’un matin d’automne. Il met quelques secondes à réaliser qu’il n’est ni au front ni sur le lit de l’infirmerie du dispensaire de fortune sur lequel il a passé le plus clair de son temps ces six derniers mois. Sa respiration commence à reprendre un rythme un peu plus normal mais son cœur bat encore à toute vitesse. Allen ne sait plus ce que c’est que de se réveiller normalement, que d’ouvrir doucement les yeux dans un lit douillet, encore bien au chaud sous sa couette. Il ne sait plus ce que c’est de sourire parce qu’il nous reste encore quelques minutes de sommeil, la tête posée sur l’oreiller, à remonter sa couette jusque sous ses yeux pour garder la chaleur de la douce nuit que l’on vient de passer. Il ne sait plus ce que c’est d’essayer de retrouver, à peine réveillé, les détails du joli rêve qui est en train de s’enfuir tout doucement pour laisser place à la réalité. Il ne le sait plus car depuis l’accident ses nuits ne sont peuplées que de cauchemars, de coups de feu, de sang, de souffrance et d’horreur. Les matins réveillés ainsi en sursaut sont légion, mais le pire reste peut-être que les cauchemars il les vit même réveillé. De toute la journée ils ne le quittent pas.

Allen rejette la couette et pose ses pieds au sol. Il mettra plusieurs minutes à se lever. Tout son corps n’est que papier. 6 mois après l’accident il ressent toujours les douleurs qui le lancent sans arrêt. Le matin, quand son corps n’est pas encore chauffé c’est encore plus dur. Le temps de se mettre en route… Il part sous la douche, l’eau bouillante qu’il fait ruisseler sur son corps lui fait du bien. Allen pense à ce qu’il est sur le point de faire. Dans quelques dizaine de minutes il quittera ce motel délabré, en bord de périf, dans lequel il a passé la nuit. Et il mettra les pieds à Tenby pour la première fois de sa vie.

Il n’a pas revu son frère depuis des années. Depuis son départ pour l’armée les deux frères n’ont jamais cherché à se contacter. Ils se voyaient de temps en temps, lorsque lors de ses permissions Allen rentrait chez ses parents, mais ils se contentaient de s’échanger des banalités, se jugeant l’un l’autre, ne se pardonnant pas d’être si différents. Puis à partir du moment où Tyler déménagea à Tenby les deux frères n’eurent plus aucun contact. A vrai dire Allen ne sait même pas exactement où Tyler habite. Il est sur le point de chercher une aiguille dans une motte de foin… Et puis s’il ne le retrouve pas tant pis, c’est que les deux garçons n’étaient pas fait pour se retrouver un jour.

Allen quitte le motel. Il se sent mal. Ce n’est pas les douleurs de l’accident cette fois. C’est la peur de se retrouver face à Tyler. Après une heure dans un bus tout aussi pourri que l’endroit où il vient de passer la nuit Allen débarque dans le centre de Tenby. Une petite ville qui parait bien comme il faut. Jolie, calme, tout ce qui ne lui ressemble pas. Il s’attendait à se retrouver dans un petit village, mais c’est bien plus grand que ce qu’il pensait. Il ne retrouvera jamais son frère, c’est impossible ! ça serait tout de même une drôle de coïncidence qu’il croise quelqu’un qui connaisse le peintre raté qu’est Tyler. Alors Allen erre dans les rues, demandant parfois aux passants s’ils connaissaient un certain Tyler. Mais tout le monde semble se méfier de lui, avec ses rangers aux pieds, son gros sac militaire sur le dos et son visage marqué par l’accident et la tristesse. Il commence à faire chaud et le militaire suffoque sous son gros blouson. Il a passé sa matinée à chercher. En vain. Il s’arrête acheter un petit sandwich, et reprend sa route. Il n’abandonne jamais quelque chose qu’il a commencé.

Finalement, au bout de plusieurs heures Allen croise une vielle dame. Étrangement elle ne semble pas effrayée par lui. Encore plus étrangement elle connait Tyler (il se garde bien de dire qu’il s’agit de son frère). Enfin ! Elle lui indique l’endroit où il vit. Allen part en direction de la résidence, mais il fait des détours, encore et encore, comme pour retarder le moment de l’affrontement. Mais après avoir sillonné toute la ville il n’a plus le choix. Allen se retrouve devant la porte qu’on lui a indiquée…

Que fait-il là au juste ?? Les deux frères ne se sont jamais entendus, pourquoi est-ce que ça en serait autrement aujourd’hui ? Allen n’a jamais aidé Tyler, il n’a pas su le protéger, alors pourquoi aujourd’hui Tyler lui tendrait la main ? Il ne savait pas pourquoi il était venu vers lui aujourd’hui, mais il savait, sans aucune logique, que c’était le seul vers qui il pouvait se tourner !

Allen frappa de trois coups secs.

Revenir en haut Aller en bas

“L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère.” (J.Racine) [Tyler/Allen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP abandonnés-