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Curiosité mal placée ou mine d'inspiration à exploiter? [Théodore]

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MessageSujet: Curiosité mal placée ou mine d'inspiration à exploiter? [Théodore] Lun 3 Oct - 12:04


La curiosité est un défaut que je viens embrasser depuis des années, que je laisse complètement m'annihiler pour me dicter le chemin sur lequel mes pas doivent me porter. Ça a toujours été plus fort que moi ce besoin de creuser un peu plus loin pour trouver la petite bête noire dissimulée sous les apparences que les gens se plaisent à aborder, moi le premier. Je suis justement bien placé pour savoir qu'il ne faut pas se fier à la première impression qu'une personne viendra nous présenter, qu'il y a toujours ce petit quelque chose d'enfoui en elle qui à un moment ou un autre fera inévitablement surface et dès lors les gens commencent à parler. Certains le nient, certains l'assument, mais nous sommes tous un peu porté par cette curiosité dévorante qui nous tord les tripes dès lors qu'on tend l'oreille et entend une bribes de ce petit quelque chose qui capte notre attention. Les mots voyagent vite, les réputations se forment et avant même d'avoir eu le temps d'y faire quoi que ce soit le bouche a oreille a fait son œuvre pour créer une jolie vague qui nous reviendra inévitablement en pleine gueule à un moment ou un autre. Ce moment où nous ouvrirons de grands yeux médusés de savoir ce qui se dit en se demandant comment la chose a pu se savoir et surtout comment est-ce qu'elle a pu revenir jusqu'à nous ou plutôt un regard satisfait d'avoir réussi à ainsi faire jaser d'un sujet que nous voulions voir ébruiter. Tout dépend du point de vue.

Est-ce que la réputation de cet homme est volontaire? Peut-être en partie. Peut-être que non. Peut-être qu'il est simplement ainsi, victime de son attitude qu'on a trop rapidement jugé. Un cas particulier qui gère une boutique pieds nus. Une boutique où le sucre est maître. Le paradis des gamins avides de toutes ses friandises qu'on leur pointe sans les laisser en approcher. Forcément la chose a attisé ma curiosité. Quelques paroles entendues par-ci par là au cours des dernières journées où je me suis baladé dans cette ville que je connais encore si peu à la recherche de cette boutique de plaisirs coupables pour en rencontrer le propriétaire et m'en faire ma propre idée. Rencontrer ce personnage me semblant formé d'une certaine excentricité, mais je peux me tromper. Le bouche à oreille et les ragots sont traitres en ce sens où ils sont souvent porteurs d'une parole déformée, améliorée ou détériorée. Peut-être s'agissait-il d'un seul et unique incident qui s'est ébruité et pas simplement le fruit d'une attitude qui jour après jour vient à sa peau coller.

Que puis-je donc y gagner à ainsi marcher en direction de la dite boutique pour combler ma curiosité sans doute mal placée? Une distraction, une idée peut-être même pour finalement me lancer et arriver à écrire quelque chose qui se tient un minimum. Après tout il n'y a rien de mieux que la société pour inspirer les faits d'une société. Pas forcément une personne pour inspirer un personnage, mais parfois il suffit d'un regard, un mot une pensée et bien souvent ce sont ses gens qui savent sortir du lot qui arrivent à nous donner ce petit quelque chose qui manquait à notre inspiration défaillante. De l'espoir donc, c'est peut-être ça que je viens chercher, et un petit quelque chose pour combler ma dent sucrée. Je serais bien fou de ne pas en profiter quitte à aller dans cet endroit.

Je passe le pas de la porte, j'observe souriant. Je sens l'enfant en moi sautiller devant la vue de cet endroit. Un enfant sans doute trop heureux de savoir que je n'ai pas à me priver comme lui on le privait. Alors je m'avance un peu vers les étalages et j'observe en me demandant pour quoi je vais craquer, toute notion du temps un instant dissipée par mon esprit visiblement occupé et mon estomac en gargouillant presque. Je ne pensais pas que les sucreries me feraient un tel effet, mais il faut croire que moi-même j'arrive à me tromper sur la nature de ma propre personne.
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy/Bianca
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Arabella Dot McCormack, Seren A. Vaughan et William T. Hardy.
TON AVATAR : Tim Minchin
TES CRÉDITS : avatar: James sing:Charney
TA DISPONIBILITE RP : méga disponible.
RAGOTS PARTAGÉS : 633
POINTS : 350
ARRIVÉE À TENBY : 31/01/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 janvier)
CÔTÉ COEUR : assez grand pour tout le monde - sans attache
PROFESSION : propriétaire du Sugar Rush de retour aux études malgré son âge de grand-père de l'université
REPUTATION : L'excentrique confiseur dont les penchants pour la bouteille et la peur des calories en font un être encore plus bizarre, délègue à sa fille biologique sa boutique. Il semble avoir une idée derrière la tête avec sa réorientation professionnelle.



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MessageSujet: Re: Curiosité mal placée ou mine d'inspiration à exploiter? [Théodore] Mer 12 Oct - 9:44

Margaret ne m’avait pas vu aussi organisée dans mon travail que ce que j’étais devenu au courant des derniers mois depuis la naissance de notre fils. J’avais à l’époque voulu m’assurer que la boutique puisse survivre sans heurt au court congé paternité que j’avais eu l’intention de faire. J’avais donc fait des réserves des bonbons dont la recette ancestrale était classé secret de défense chez les Pembroke depuis trois générations, formé Marlon afin qu’il sache exactement comme passer les commandes et à demi-mot et bien à regret, je lui avais confié certaines des recettes dans l’éventualité que j’aille envie de passer plus de temps avec ma femme et mon fils.

Mais cette fois-ci, la situation n’était pas exactement la même. Le Hamilton de ma collègue ne trahissait pas nécessairement le fait qu’elle avait le droit d’être dans la confidence familiale – par ma faute, parce que je n’étais pas en état d’être père quand Grace avait pointé son nez dans ce petit monde. Et ce qui me poussait à me structurer n’était pas un congé court.

Il fallait bien que je me rende compte que ma réputation s’alliait mal à la boutique. La rumeur courait dans toute la ville comme une évidence : je ne niais pas mon passé d’alcoolique pas plus que je niais l’existence de mes troubles alimentaires. Et c’était ces derniers qui me bloquaient. Les pressions de Maggie de ses dix dernières années avaient lentement mais surement commencé à faire leur chemin dans mon petit esprit qui était réputé pour son entêtement quasi-légendaire.

J’avais beau être en équilibre quand je me trouvais dans la boutique en raison des nombreux souvenirs positifs qu’elle représentait… il n’empêchait pas que d’y travailler était curieux et difficile pour moi. Le sucre et moi ne faisions pas un bon alliage depuis mon adolescence – et les rares fois où j’en avais abusé étaient marqués par cette volonté autodestructrice. L’idée du centre communautaire et d’accueil que j’avais en tête depuis bientôt cinq ans commençait à se profiler à l’horizon comme une évidence. Sans le dire à Margaret – elle devait bien s’en douter mon ex-femme et ma colocataire, j’avais repris le chemin des cours avec quelques cours du soir pour un programme court du deuxième cycle universitaire. Je rentrais donc tard quelque soirs par semaines et je l’avais qui venait me voir pour s’assurer que mes rentrées n’étaient pas due à une quelconque rechute dans l’alcool. Mais je n’avais pas encore eu la force de lui en parler. À la place, je prétendais que je n’avais rien en tête.

Et certaines de mes journées ne laissaient rien prétendre sur mes plans étonnamment positifs pour moi qui m’était battue pendant si longtemps. En arrivant ce matin dans ma boutique, j’avais suivi la même routine. Soulier enlevé, musique dans le tapis, j’avais enfilé un tablier avant de filer dans la petite usine dans laquelle nous assemblions des tas de pièces traditionnelles de sucres qui avaient un jour été normale mais qui aujourd’hui semblaient être un véritable voyage dans le temps. Les volets ouverts, je laissais entré dans la boutique une tonne de lumière naturelle. Et ma bonne humeur m’amenait à chantonner sur le rythme en plaçant des guimauves faites à la main sur un présentoir qui devait avoir près de mon âge – mais malgré les rénovations de l’endroit, je devais avouer que j’avais de la difficulté à me débarrasser des éléments qui avaient marqué mes premiers pas d’enfant dans cette boutique.

Le bruit de la clochette d’entrée – elle aussi un des éléments qui indiquait que l’insigne occupait l’endroit depuis déjà un bon moment me fit sortir la tête de derrière la grande boîte. Se trouvait dans ma boutique un homme qui contrairement à moi semblait être sortir de son adolescence à un moment ou à un autre. Je baissais machinalement la musique qui emplissait l’endroit. « Bonjour! Première visite au Sugar Rush? » dis-je avec entrain. J’avais toujours fait de mon mieux pour que ma boutique trahisse une bonne humeur parce qu’après tout… pour la plupart des gens, les bonbons étaient quelque chose de positif. Et je connaissais normalement mes habitués. Je passais de l’autre côté du petit comptoir avec un grand sourire. Je passais une main dans ma longue tignasse rousse. « Est-ce que je peux vous aider? » demandais-je.

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When I grow up, I will be tall enough to reach the branches that I need to reach to climb the trees you get to climb when you're grown up. I will be smart enough to answer all the questions that you need to know the answers to before you're grown up.BY Solosand
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