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kainoa&charlie - i run to you.

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MessageSujet: kainoa&charlie - i run to you. Ven 23 Sep - 14:50



i run to you
Kainoa ξ Charlie

Elle a bu.
La rage la submerge.
Elle entend encore ces mots qui dégoulinent des bouches informes de ces gens sans importance. Elle voudrait crier, hurler à la gueule de ces ignorants, cracher à la figure de cette masse dansante. Elle voudrait leur arracher les mots des lèvres et le rire moqueur qui résonne dans leurs yeux. Elle voudrait leur faire mal, aussi mal qu'ils font mal au cœur des gens qu'elle aime. Mais elle sait, elle comprend ; c'est le genre de douleur qu'ils s'affligent à eux autant qu'à leurs victimes, le genre de méfait qui défigure à jamais l'auteur de l'acte ignominieux, qui salit son âme, qui noircit son cœur ; tandis que la victime, au milieu de la tornade des mots crus, se débat comme elle le peut.  
Elle a subi les gros mots adressés à ses parents. Elle a vu sa sœur survivre à l'ouragan. Elle a vu sa génération dépasser les on-dits. Elle ne supporte plus de voir son cousin, à son tour, victime de cette ignominie. Charlie, elle a toujours été la victime indirecte, celle qui maintenait les porteurs du nom au dessus de la réputation associée à ce nom. Elle a toujours été au dessus de ces rumeurs, de ces humeurs changeantes de la ville, qui devient comme un être actant dans cette action barbare - répandre des paroles acides, qui transpercent les parois biologiques des organes de ses habitants.  
Mais ce soir, elle a du mal à ne pas entendre, ne pas faire attention, prétendre - prétendre être au dessus de cette bassesse somme toute bien trop humaine.

Elle émerge dans le noir. Elle a du mal à ouvrir les yeux, tant ils sont pâteux. Elle a du mal à savoir où elle est, jusqu'à ce que la voix douce de Tyler ne résonne à ses oreilles. Il la rappelle à la réalité ; à lui. À son monde d'artiste, ce monde d'abstraction, d'incompréhension ; ce monde qui l'inspire malgré elle, qui lui donne envie de couper dans le tissus à grands coups de ciseaux. Elle clignote des yeux, juste un instant, juste le temps de s'ancrer dans le monde des vivants. Puis elle sourit. Dans la pénombre, elle distingue les traits de son amoureux, son sourire tendre, ses longs doigts câlins. "Je vais au travail", il murmure, avant de se pencher vers elle et de déposer un simple baiser sur sa tempe. Et puis, il menace de disparaître ; et elle chouine, Charlie, elle a pas honte de faire l'enfant en sa compagnie. Elle veut juste le contact de ses doigts sur sa peau, de son souffle dans son dos, juste un peu plus longtemps. "Tu te réveilles ?" La voix chuchote, amusée, se glisse au creux de son oreille. Elle sourit plus franchement. "Tu finis à quelle heure ?" Elle glisse la phrase dans un baillement, elle écoute à peine la réponse, attendant seulement l'information nécessaire pour répondre, s'étirant : "Je serai probablement pas là, je vais voir Kainoa." Ils échangent quelques autres douceurs, un baiser lèvres contre lèvres, et puis Tyler disparaît.
Dans le noir, Charlie se redresse, lentement. Elle sait où elle est, maintenant, mais elle sait pas quand elle est. Elle tend le bras pour attraper l'horloge qui l'informe gentiment que la journée est bien trop avancée. Charlie rit. C'est parce qu'elle a commencé sa nuit trop tard.
Elle attrape son téléphone pour envoyer un sms à son cousin. Elle dit pas pourquoi, elle laisse pas entendre les raisons de cette visite improvisée ; elle aime pas accepter que ces rumeurs puissent influencer sa vie, ses actions. C'est amer quand elle se souvient de l'énorme omission qu'elle maintient au creux de Tenby, toute une partie de sa vie, toute une moitié de son identité, cachée loin des frontières de la ville. Mais c'est sucré, cette fois, de chercher une excuse pour rendre visite à Kai, vérifier qu'il est heureux, que personne n'entache le bonheur naissant du prodige Baxter. Même si les rumeurs qui courent sur lui sont à l'origine de cette initiative, ce n'est pas un poids très lourd à assumer. C'est plutôt une façon de détourner ce réseau grinçant de voix, de leur donner un sens qu'elles n'oseraient même pas concevoir.
Et puis, elle vaque à sa vie, Charlie.
Elle déjeune, elle dépose les croquettes dans les gamelles des chats, elle se douche, elle s'habille en dansant devant son miroir, elle grignote une banane devant la télé, elle se maquille, elle retrousse ses manches de tulle légère, elle appelle partout partout partout pour vérifier que personne personne personne n'ait besoin d'elle, elle recompte ses sous pour vérifier qu'ils puissent bien se permettre l'achat du nouveau micro-ondes, elle ouvre le frigo, regarde les restes tristes du repas étrange avec le voisin, elle envoie un message à Holly, elle prend un selfie, elle dessine une robe bien trop belle pour elle, elle trie ses chaussures, elle s'occupe à chasser le temps. Quand dix-sept heures sonnent, c'est un soulagement. Elle glisse ses petons dans ses tennis et elle s'extirpe hors de la petite maison. Elle court presque, son jean collé aux jambes, son pull long enveloppant son corps fluet, lui échappant parfois pour suivre les mouvements du vent.
Et bientôt elle toque, trois coups secs sur la porte du nouveau logis de Kainoa et Spencer. Elle a toujours ses doutes sur la rousse, c'est pour ça qu'elle a bien vérifié auprès de Tyler qu'elle travaillait aussi aujourd'hui. Pourtant, si elle est là, c'est parce que, peu importe ses réticences, ses questions insistantes, elle soutiendra envers et contre tous son cousin. Dès qu'il lui ouvre la porte, c'est une tornade humaine qui s'abat sur lui : sourires éclatants, bras qui s'enchaînent à son cou, rire d'enfant. "Kai !" Elle s'écarte un peu pour le laisser respirer, lui offrir l'occasion de la laisser rentrer. "Je suis trop contente que tu aies fini tôt et accepté de me voir." Il est vrai qu'elle l'avait parvenu au dernier moment. Il est vrai aussi qu'elle lui avait proposé de passer bien plus tôt que d'habitude, vu qu'ils s'étaient vu à peine une semaine auparavant pour manger une glace et que Kai lui raconte son séjour estival. Mais ce qui était vrai par dessus tout, c'était que jamais il n'aurait dit non, et jamais ils ne se lasseraient l'un de l'autre. C'était ça, le lien sacré de la famille ; la seule chose pour laquelle Charlie ressentait de la gratitude à l'égard de ses incapables de parents. La seule chose bien qu'ils avaient fait, était d'avoir réuni autant d'enfants aussi géniaux - malgré leur mauvaise influence - sous la bannière atroce du nom des Baxter. "Comment ça va ?" Rieuse, joueuse, Charlie.
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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : Miss Choco.
TES DOUBLES : Liam + Lylou + Caleb + Mona + Sean + Josh.
TON AVATAR : Colton Haynes.
TES CRÉDITS : Pigfarts is real + Anaëlle.
TA DISPONIBILITE RP : 0/4
(Abbey - Hope - Spencer)
À venir : Faith - Lloyd - Fiona - Sameen.
RAGOTS PARTAGÉS : 5936
POINTS : 4850
ARRIVÉE À TENBY : 01/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 26 ans (13.04.91)
CÔTÉ COEUR : Fiancé à Spencer, ils attendent un heureux événement.
PROFESSION : Astrophysicien.
REPUTATION : Vous croyez que c'est parce qu'elle est enceinte qu'ils sont pressés de se marier ? Ça m'a l'air un peu précipité, tout ça...



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MessageSujet: Re: kainoa&charlie - i run to you. Sam 24 Sep - 8:44


Même si Kainoa n’était pas forcément très à l’aise lorsqu’il prenait la parole en public, il était plutôt content d’avoir participé à une conférence spéciale à l’université de Swansea. Déjà parce que ça s’était bien passé et qu’il s’améliorait un peu… Mais aussi parce que du coup, ça lui avait permis de terminer plus tôt. Car s’il exerçait exactement le métier dont il rêvait depuis son enfance, ça ne voulait pas pour autant dire que c’était de tout repos. Les trajets ainsi que les nombreuses heures effectuées de nuit le fatiguaient un peu. Mais heureusement, au fil des années, il avait fini par s’habituer à un rythme assez particulier, si bien qu’il récupérait plutôt rapidement. Quelques heures de sommeil, parfois pas grand-chose, par-ci, par-là… C’était suffisant. Et depuis qu’il avait emménagé avec Spencer, c’était différent. Il n’avait plus à se casser la tête pour savoir à quel moment il pourrait passer la voir à son appartement. Maintenant, tout était plus simple. Il la retrouvait, naturellement, que ce soit après une journée de travail ou une nuit de travail. Il lui consacrait du temps même quand son corps réclamait un peu de sommeil, préférant attendre qu’elle aille bosser ou encore qu’elle s’endorme pour en faire autant. C’était comme si leur vie de couple avait véritablement commencé - ou du moins, elle avait forcément pris une autre tournure. Il découvrait avec joie la vie à ses côtés, plus encore qu’auparavant. Ça l’étonnait autant que ça le ravissait, peut-être parce qu’il avait encore du mal à réaliser sa chance. En plus, il admettait volontiers qu’elle lui facilitait énormément la tâche au quotidien… Elle le connaissait suffisamment pour savoir que l’un de ses premiers réflexes en rentrant à la maison, après l’avoir embrassée, était d’aller ouvrir le réfrigérateur. Ce dernier n’était jamais vide, contrairement à celui qu’il possédait dans l’appartement qu’il avait longtemps partagé avec son frère. Forcément, la cohabitation entre deux hommes, ce n’était pas la même chose… Spencer était attentive à beaucoup de détails (qui au final n’étaient peut-être pas aussi insignifiants qu’on aurait pu le penser) et ça le rendait admiratif, même si du coup, il avait souvent l’impression de ne pas en faire autant qu’elle. Mais leur vie commune commençait tout juste et avec le temps, il espérait réussir à s’améliorer.

Quand le jeune homme eut rejoint son nouveau chez-lui, sa bien-aimée était déjà chez le glacier. Après avoir réchauffé les restes du dîner de la veille et l’avoir englouti devant la fin de la rediffusion d’un des matchs de la Premier League, il en profita pour aller faire une sieste (l’une de ses spécialités). Mais il ne ferma pas les yeux très longtemps, puisqu’il n’avait pas oublié que sa cousine Charlie allait passer le voir. Alors il avait programmé une sonnerie sur son téléphone portable et, après être passé sous la douche, il se sentait suffisamment reposé et réveillé. Il eut à peine le temps d’enfiler un short et un débardeur que la sonnette de la porte d’entrée retentissait. Descendant les escaliers quatre à quatre, Kai se retrouva nez-à-nez avec Charlie. Une seconde plus tard, elle l’entourait de ses bras et il se mettait à rire. « Princesse Charlie. » Il l’enlaça à son tour, la soulevant même un peu du sol pour ne pas faire les choses à moitié. « Je vois pas pourquoi j’aurais pas accepté de te voir… Tu sais que t’es la bienvenue ici ! » Il se doutait que, même s’ils étaient devenus plus ou moins voisins, elle ne passerait pas à la maison aussi facilement que s’il était célibataire. Mais il voulait quand même qu’elle se sente à l’aise ici. C’était la famille… « Allez, viens. » Il la reposa au sol, puis la relâcha, la laissa passer et referma la porte derrière lui. « Je vais bien, merci ! J’ai du mal à me débarrasser de mes cernes, mais… Ça va, ça n’a pas l’air de trop faire peur aux gens autour de moi. » Il la conduisit à l’intérieur, dans le grand salon. « Je suis désolé, on n’a pas encore tout à fait fini d’emménager… Et encore, là ça va mieux, même si c’est toujours un peu le chantier. On essaye de mettre un peu de l’ordre tous les jours et petit à petit… Enfin, on pose nos marques quoi. » Il l’invita à s’asseoir sur le sofa. « Qu’est-ce que tu veux boire ? On a… » Il devint plus hésitant. « Promis, je fais aussi les courses avec Spencer hein ! » assura-t-il en riant, avant de se diriger vers le réfrigérateur, élevant un peu la voix pour qu’elle l’entende bien. « De l’eau gazeuse, du thé glacé, du jus de pomme… Qu’est-ce qui te tente le plus ? » Après avoir obtenu la réponse de sa cousine, l’astrophysicien les servit tous les deux. Il posa des sous-verres sur la table basse du salon (oui, il s’en était souvenu), mais tendit directement son verre à Charlie. Puis il s’installa à côté d’elle. « Et toi, comment tu vas ? Tu m’apportes de bonnes nouvelles ? »

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LOST IN LOVE
I swear when our lips touch, I can taste the next sixty years of my life ⊹ Because I could watch you for a single minute and find a thousand things that I love about you.


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