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Ana & Ian ◊ I went too far.

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MessageSujet: Ana & Ian ◊ I went too far. Ven 23 Sep - 0:39







Ian & Ana-Sofia
"The weak can never forgive. Forgiveness is the attribute of the strong."


Trois fois que je baisse le doigt. Quelques pas en arrière pour finalement revenir frôler le bouton de la sonnette. Indécis.
Dans ma main je serre le bouquet de fleurs, tenté de le laisser tomber dans un buisson pour éviter d'avoir l'air trop con.  Je ne suis surtout pas certain qu'il soit bien accueillit par la latine. Il finira sûrement broyé sur le pas de la porte ou brûlé au fond du four. Ou encore tout simplement dans ma figure.
Probablement que je suis plus ridicule qu'autre chose avec mon cadeau miteux. Pourtant je ne parviens pas à me résigner, je le garde par désespoir. Désespoir de faire comprendre mon regret, demander mon pardon. Comme une symbolique.

Il m'aura fallut du temps avant d'arriver ici, devant cette porte. J'ai cru pouvoir aller de l'avant, oublier et juste continuer ma vie comme si rien ne s'était jamais passé. Oublier Ana. Mais les chuchotements m'ont forcé à réaliser ce que je m'étais juste que là caché à moi même; On ne peut pas juste tourner la page sur une chose pareille et il est temps pour moi d'assumer. Assumer que j'ai défiguré une femme, pratiquement abusé de son corps et que j'ai espéré que la mer l'emporte à jamais... J'ai faillis devenir un meurtrier, et ça m'effraie. Ça me traumatise même. De savoir que je suis capable de telles choses. Qu'un monstre sommeil en moi. Et j'ai peur qu'il refasse surface à nouveau un jour.

Tout me paraissait pourtant enfin prendre du sens. Aldaric, une nouvelle vie hors de l'arnaque. Me rééduquer pour trouver un vrai travail. J'allais me repentir, changer pour être meilleur. Enfin être quelqu'un dont un enfant pourrait être fier. J'étais en si bonne voie quand la réalité m'a rattrapé, quand les doigts se sont tournés vers moi... Quand le passé est venu me souffler à l'oreille; je ferais toujours partie de toi même si tu cours vite.
Tout s'est écroulé. J'étais l'anonyme des rues, maintenant je suis celui qui alimente les conversations outrées en fin de dîner. Un criminel dans nos rues. Un danger. Incroyable que des choses comme ça se passe par chez nous. On change de trottoir, on murmure que je serais mieux en prison. Je dois serrer le poing pour me contenir lorsque j'entend derrière moi que ma pauvre mère doit se retourner dans sa tombe. Heureusement qu'elle est morte avant de savoir ça.
Tous mes espoirs de rédemptions se sont écroulés... A nouveau. Et je commence à croire qu'il n'y aura jamais de lumière pour moi. Je ne peux que l'apercevoir. Tendre la main pour me la faire couper alors que j'approche un peu trop.

Je ne sais pas trop ce que j'espère en me présentant ici aujourd'hui. Si je suis là pour elle ou juste pour ma conscience...
Je fais demi tour une nouvelle fois. Descend les quelques marches du perron.
Qu'est ce qu'on peut dire dans une telle situation ? Désolé ? Ça parait un peu faible quand on a brisé les os de la personne...
Sois un homme Ian, sois un homme.
Cinquième essai et cette fois je ferme les yeux alors que mon doigt enfonce le bouton. J'observe la poignée, anxieux.
Et finalement, dans la précipitation, je prend la décision de me débarrasser de ces foutues fleurs. Je jette le bouquet un peu plus loin puis regrette... Putain je suis tellement indécis. Stressé par l'affrontement à venir. Par cette porte qui commence à s'ouvrir alors que mon coeur se met à palpiter.

J'inspire profondément, elle apparaît alors et mon expiration se bloque. Je me fige, terrifié par ce que je vois. Une femme qui, malgré le temps passé, porte encore des séquelles sur son visage. A quoi devaient ressembler les marques le lendemain de l'attaque pour être toujours visibles maintenant ? Je baisse les yeux sur la jointure de mes doigts. Effaré de voir ce que ces petites articulations peuvent causer. Puis mon regard rejoint le sien et, instinctivement, ma main se pose sur la porte pour l'empêcher de la refermer.
Je peux très bien deviner qu'elle ne veut pas de moi ici, que je ne suis pas le bienvenu et que si je lui laisse la moindre chance, elle me laissera dehors sans m'écouter. Alors je fais déjà un pas à l'intérieur. Juste pour m'imposer. J'expire enfin, mais mon souffle tremble. Ma bouche s'ouvre mais seul le silence en sort.
Merde. Je n'étais vraiment pas prêt pour ça... Et je ne trouve vraiment pas d'autres mots à souffler que. "Je suis tellement désolé pour ce que je t'ai fais..." Oui j'ai conscience que ça ne sera pas si simple, qu'elle va balayer mes excuses de la main... Mais c'est la première marche. Même si elle ne mène pas haut, il faut bien la passer pour avancer.
Même si elle a attaqué mon frère, baisé Aldaric, je n'aurais jamais du la laisser pour mourir sur cette plage, je n'aurais jamais du déchirer son sous-vêtement ou briser ses os. Elle a probablement mérité les deux premiers coups, parce qu'elle n'est pas non plus innocente. Mais la pluie qui a suivit ne lui était pas destinée. Elle était destinée à ma colère et ma frustration. Ma haine du monde. J'ai crié ma peine sur elle... Je l'ai utilisé. J'ai été minable.


 
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : stephanie sigman
TES CRÉDITS : penny (avat + gif)
RAGOTS PARTAGÉS : 5153
POINTS : 3171
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014

ÂGE DU PERSONNAGE : 28 yo (26.09.89)
CÔTÉ COEUR : casada con caleb
PROFESSION : narcotraficante
REPUTATION : la cualquiera mexicana



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MessageSujet: Re: Ana & Ian ◊ I went too far. Mar 27 Sep - 13:39

Make no apology
It's death or victory
On my authority
Crash and burn
Young and loaded

Mon ventre se fait entendre, il résonne dans l'appartement sans que je puisse assouvir sa faim. Si Kainoa était bien gentil à me faire quelques courses pour ne pas que je sois obligée de sortir de chez moi, les réserves se sont épuisées et je ne me sens pas d'humeur à affronter le regard des autres. Moins je sors et mieux je me porte. Alors je fais appel à ce système magnifique qui se nomme la livraison à domicile. Une pizza. Je l'attends avec impatience, l'estomac creux et douloureux si bien que je réalise ne pas me souvenir du dernier aliment que j'aie mangé.
Ca sonne à la porte. C'est sans doute le livreur, que je me dis. J'y crois. J'en suis persuadée et je ne regarde pas par le judas pour vérifier l'identité du visiteur. J'ai l'argent déjà posé sur le cabinet et je pars ouvrir sans trop m'en préoccuper. Pourtant, j'aurais dû. Car ce n'est pas le livreur de pizza. Ce n'est pas celui que j'attendais. Sa simple vue me fait tourner la tête et je perds mes moyens le temps de quelque secondes. Je ne réagis pas. Pas tout de suite du moins et je laisse la crevure gagner du terrain.
Je ne pensais pas tomber nez à nez avec lui avant longtemps et je ne pensais pas qu'il serait assez stupide pour venir se montrer alors que je porte encore les marques de notre dernière rencontre.
C'est d'abord sa main qu'il pose sur la porte pour m'empêcher de la refermer puis il fait carrément un pas à l'intérieur et je le regarde faire, pétrifiée. C'est le choc. Parce que je ne m'attendais pas à le voir. Pas avant d'être prête pour prendre ma revanche et lui faire subir les mêmes misères. Pas avant de pouvoir lui faire vivre le même enfer si ce n'est plus… 
Une fois le choc passé, c'est la peur qui prend place. Cette peur qui me fait faire un pas en arrière pour le garder à distance parce que je ne me souviens que trop bien de cette sensation alors qu'il me rouait de coups. Je me souviens de la force dans ses mains alors qu'il m'étranglait. Je me souviens de sa résistance alors que j'essayais de me défendre tant bien que mal. Je me souviens avoir été à sa merci et prié intérieurement pour qu'il m'achève afin d'en terminer et de ne plus jamais avoir à vivre ça. Je me souviens de son poids sur moi, cette sensation d'étouffer. Je me souviens du cauchemar, de la douleur, de la convalescence, puis à nouveau de la douleur. Encore maintenant, je la sens, cette douleur aiguë qui me prend aux tripes. Je me souviens avoir été une victime. Sa victime.
Et c'est ce constat qui me rappelle que je ne veux plus jamais ressentir ça.
De la peur, je passe à la rage. Une rage vivante. Une rage que je vis et que je transpire. La mâchoire serrée, je me reprends. Je ne serai plus jamais la victime de quiconque et encore moins la sienne. Jamais. Je ne suis pas cette femme qui aura peur toute sa vie de son agresseur. Je ne suis plus cette femme qui a désiré mourir sur cette plage humide et froide pour ne plus avoir à encaisser les coups. Cette fois, je les donnerais les coups.
Et cette voix. Sa voix… Pourtant bien différente de quand il me susurrait à l'oreille qu'il allait me souiller… Je l'entends et elle est sur le point de me rendre folle. Ma respiration s'accélère, mon coeur bat la chamade comme s'il était sur le point d'imploser. Il n'a pas le temps de faire un pas de plus que je le repousse contre le chambranle de la porte.
« Recule avant d'être désolé pour autre chose. » Crache-je, mauvaise. Je le repousse, mais je me recule aussitôt, ne supportant pas le moindre contact avec cet individu que j'aimerais voir pendu à un arbre, suffocant, suppliant pour avoir de l'air, mais crevant à petit feu. « Chinga tu madre. » Ca siffle entre mes dents sans la moindre retenue, l'insulte étant un réflexe purement mexicain. Il empiète sur mon territoire, littéralement et je sais d'avance que je n'aurais pas ce qu'il faut pour le faire déguerpir par la force. Je n'ai plus qu'à espérer qu'il comprenne que sa présence n'est pas souhaitée et qu'il fasse demi-tour. « J'veux pas de tes excuses. J'veux pas de toi chez moi. » Je reste droite, la tête haute, les traits déformés par les blessures et la haine que je ressens à l'encontre du rat. « Dégage ! »

_________________

Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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