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cat people (o'malley)

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MessageSujet: cat people (o'malley) Jeu 15 Sep - 3:14

See these eyes so green
I can stare for a thousand years

Les lumières défilent, d’abord devant, puis sur les côtés de la voiture. Dans l’habitacle, le ronronnement du moteur est à demi-couvert par une chanson de Bowie, et par la voix un peu fatiguée de Daisy Barrow. La route a été plutôt longue, seule dans la voiture, et la musique lui a tenu compagnie pendant les nombreuses heures de conduite. D’Avenged Sevenfold à Abba à David Bowie, elle chante depuis qu’elle a posé ses fesses sur le siège conducteur. Ça la garde réveillée, la blondinette, alors qu’elle traverse le pays pour –enfin- rentrer au bercail. Elle profite de ces dernières heures de solitude pour faire le point, pour réfléchir. À tout et rien, à son année de voyage, aux expériences vécues. Elle repense à la maison. À Evie et sa petite famille. À O’Malley, à qui elle n’a pas envoyé de cartes postales, mais qui s’est toujours mérité une pensée et un petit mot dans celles envoyées à Evie. Elle ne l’a pas oublié pourtant, et au-travers des innombrables babioles achetées un peu partout il y en a plusieurs qui lui sont destinées.

Bientôt, elle passe la fameuse pancarte indiquant qu’elle est entrée à Tenby. Toujours fichée au même endroit, elle n’a pas changé d’un iota. Les couleurs sont toujours aussi fraîches, accueillant joyeusement les nouveaux arrivants et ceux, comme Daisy, qui reviennent d’un long voyage. Elle conduit lentement dans les petites rues, essayant de remarquer quelque changement, quelque chose qui indiquerait que la ville a continué à rouler sans elle. Elle s’attend presque à ce que la Terre ait arrêté de tourner. Mais tout semble exactement pareil, comme figé dans le temps. La peinture s’écaille aux mêmes endroits sur les mêmes clôtures, les bicyclettes des gamins abandonnées aux mêmes maisons.

Elle prend finalement le dernier virage qui mène dans la rue où elle a toujours vécu. Pendant de nombreuses années. Greenhill Avenue a été tout son univers. Ça lui semblait si grand, cette rue bordée d’arbres ! Et maintenant, ça lui semble petit, étroit. Insuffisant. Pourtant, son cœur se gonfle à la vue de la maison familiale et de celle, en face, de son voisin préféré. Stationnant la voiture en face de sa propre demeure, elle coupe le contact et en regarde la façade pendant de nombreuses minutes. Tout semble calme, en ordre, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle en est presque surprise, à vrai dire. Semblerait que Leslie ait su tenir la maison (probablement avec l’aide d’Eirian) en son absence. Nerveuse, elle tapote le volant quelques minutes de plus en regardant dans la direction générale de la maison. Comment Leslie va-t-il l’accueillir ? Est-il seulement à la maison ? Et Eirian… ? Inspirant profondément, elle sort du véhicule.

... Pas prête.

Son regard se porte naturellement sur la maison d’en face. Et Eilian, lui ? Il y a de la lumière aux fenêtres. Il n’est pas très tard de toute façon, il ne dort sûrement pas. Et il risque de lui réserver un meilleur accueil que son frère… si toutefois il ne lui en veut pas trop de l’avoir abandonné à sa cuisine, alors qu’elle avait pour habitude de le nourrir un peu –histoire de ne pas le voir manger des ramens et des fish n’ chips jusqu’à ce qu’il se transforme en carpe japonaise. Décidée à tenter sa chance, elle remonte plutôt l’allée qui mène à la porte de son voisin, tout de même un peu nerveuse à l’idée de débarquer à l’improviste. Et si… Et s’il était avec quelqu’un ? Occupé ? Pire encore, et s’il ne voulait pas la voir ? Tant pis. Elle frappe trois coups à la porte, recule d’un pas, attend impatiemment qu’il vienne lui ouvrir. Elle entend les pas à l’intérieur de la maison, et la porte s’ouvre, et un sourire impossible à contenir éclot sur ses lèvres pour éclairer son visage d’un air légèrement niais. « Salut ! Je te dérange… ? »
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MessageSujet: Re: cat people (o'malley) Jeu 15 Sep - 21:01


Le boulot l'avait épuisé alors les émissions enregistrées, la paperasse remplie il avait été cherché son chien chez Mrs Fudge et était rentré chez lui. Sa vie était calme sans son frère, sans Daisy et avec Lon qui avait une petite famille avec qui rester. Pourtant O'Ma n'avait plus le cœur à sortir dans les bars pour trouver de la compagnie. Ce n'était plus le genre de relation qu'il cherchait. Il se dirigea vers le frigo pour y prendre une bière et alla s'asseoir devant la télé. La soirée allait être longue et il n'était que 17h30.

Le canapé était confortable mais Eilian se leva avant d'ouvrir la porte fenêtre pour faire sortir le chien. Pris au jeu il lui envoya une balle et l'animal parti la chercher avec un entrain inhabituel. Après quelques lancés de balle le chien perdit son engouement pour la balle et s'enfonça dans les arbres bordant la propriété, inquiet O'Ma le suivit avec une certaine appréhension, il n'avait jamais été plus loin que le jardin. Appelant son chien il s'enfonça un peu plus et faillit trébucher sur une racine. Il ne se souvenait absolument pas qu'il y ait eu un bois dans ce coin là. Entendant des grognements il se retourna mais ne voyant rien, continua son chemin en appelant le chien. Un bruit strident parvint à ses oreille et il se demanda ce qu'il se passait quand il se retourna le chien se précipita sur lui tout crocs dehors de la bave coulant à torrent de sa gueule et... O'Ma se réveilla en sursaut tandis que trois coups venant de la porte retentissait.

Il se massa les tempes et se leva avec mollesse qui pouvait bien sonner à une heure aussi tardive de la soirée. Il regarda le chien allongé sur le tapis, qui n'avait même pas ouvert un oeil, avec méfiance et s'avança vers la porte d'entrée en grommelant un « Oui, oui, j'arrive. » Le O'Ma qui venait de se réveiller était généralement un O'Ma ronchon.

La porte s'ouvre et O'Ma écarquille les yeux d'étonnements. Si il n'était pas aussi sûr d'être réveillé il pourrait croire qu'il est en train de rêver. Devant lui se tient Daisy. En chair et os. Un sourire illumine le visage de la jeune femme et Eilian bouge sans même s'en rendre compte pour la prendre dans ses bras et la serrer fort. Le reste de la phrase de la blondinette se perd dans le pull d'O'Ma. « Me déranger?! Tu ne me dérange jamais! » Il dépose un bisou sur le crâne de la jeune femme et l'invite à rentrer. « J'ai tellement de questions à te poser que je ne sais même pas où commencer! » O'Ma ferme la porte derrière lui et s'arrête à la vue du chien qui a déserté le tapis pour venir se planter dans l'entrée. « Ah. Oui. Je te présente le chien. Il y a eu quelques nouveautés dans ma vie à moi aussi. Je te raconterais bref. Fais comme chez toi, tu connais la maison! »

Il était heureux que la blonde soit de retour. Son départ l'avait attristé quoique le mot n'ai pas été assez fort. Il la regarde, un sourire benêt accroché sur son visage. « Je suis content que tu sois revenue. »
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MessageSujet: Re: cat people (o'malley) Jeu 6 Oct - 2:58

See these eyes so green
I can stare for a thousand years

Elle a à peine le temps de lui adresser une salutation qu’il s’avance déjà, attrapant la pauvre Daisy qui ne s’y attendait pas. Ses paroles sont étouffées par les vêtements d’O’Malley, qui trouve toutefois le moyen de comprendre ce qu’elle a marmonné dans son pull. Elle lui rend son câlin d’ours sans hésiter, retrouvant le confort des bras de son ami. C’est que ça lui avait manqué, ces étreintes chaleureuses avec le fidèle O’Malley. Toujours prêt à l’aider, à l’écouter, à offrir des conseils ou du réconfort, il avait longtemps été l’un des piliers de la blondinette, et le laisser derrière ne lui avait certainement jamais fait plaisir. Souriant d’une oreille à l’autre, elle abandonne ses chaussures dans l’entrée avant de le suivre à l’intérieur, dans une maison qu’elle connaît presque aussi bien que celle où elle a grandi. Ne sachant pas trop commencer elle non plus, Daisy se contente d’un haussement d’épaules.

Apparemment, c’est O’Malley qui a le plus de choses à raconter, puisqu’un chien dévisage à présent l’invitée. « Comment il s’appelle ? » demande-t-elle en s’approchant, main tendue pour faire connaissance avec le nouveau colocataire d’Eilian, pour finalement le gratter derrière les oreilles. À présent à genoux, elle parcourt la pièce du regard, tentant peut-être de dénicher des changements, même infimes, qui auraient pu se produire pendant qu’elle n’était pas là. Mais, les jouets pour chien mis à part, elle n’arrive pas à déceler quoi que ce soit. Est-ce que tout était bien là avant qu’elle ne décide de mettre les voiles ? Daisy ne saurait même pas le dire. Elle se met à penser qu’elle est partie trop longtemps, que sa mémoire lui fait défaut. Peut-être que ses souvenirs se sont émoussés ? « Je sais pas s’il y a vraiment quelque chose d’important à dire… J’ai enchaîné les petits boulots dans plusieurs villes. J’ai rencontré pas mal de gens différents… » Pas forcément des relations qu’elle conservera d’ailleurs. Beaucoup de gens simplement de passage dans sa vie, et quelques amitiés précieuses. « J’ai visité plein de trucs, par contre ! J’ai un disque dur externe presque plein, je vais devoir faire le ménage avant de te montrer tout ça. » Elle a acheté des tas de trucs, dont plusieurs pour O’Malley. L’échange de politesses avec l’occupant canin des lieux terminé, elle se lève et fouine sans aucune gêne dans le réfrigérateur, pour y dénicher deux bières et en offrir une à son hôte. « Je suis contente de te revoir. » Elle aurait voulu dire qu’elle est contente d’être de retour, mais après quelques minutes seulement dans Tenby elle ne peut décidément pas affirmer que ce sera pour le mieux. Daisy a quitté la ville pour prendre l’air, pour voir quelque chose de nouveau, mais aussi  pour fuir une situation qui lui paraissait de plus en plus étouffante. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’elle s’est invitée chez Eilian : pas tout à fait prête à affronter le retour à la réalité, elle préfère fuir son frère pour encore quelques heures.

Il faut dire que l'alternative choisie est plutôt agréable: elle n'est certainement pas atterrie ici par hasard. Eilian lui manquait réellement, et n'en déplaise à Evie et Lonán, c'est ici qu'elle voulait arrêter en premier. « Alors. Tu me racontes les nouveautés ? » Ce sera sûrement moins long si c'est lui qui commence, après tout.
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MessageSujet: Re: cat people (o'malley) Mer 12 Oct - 19:49


O'Ma regarda Daisy s'approprier les lieux, puis le chien et se senti un peu délaissé, lui aussi aurait  aimé qu'on le grattouille derrière l'oreille. La question posée par la blonde le mit mal à l'aise. Le chien c'était... Le Chien, il ne s'était même pas embêté à lui trouver un nom déjà il n'avait pas eu le cœur de le ramener à la SPA, il avait fait sa B.A. « Le Chien ? » un peu gêné il passa la main dans ses cheveux et se lança dans une explication succincte qu'il voulait convaincante. « Lechien tout attaché ça lui va bien, non? Et puis est ce qu'il a vraiment besoin d'avoir un nom? Je ne pense pas. La société nous impose de nous donner des noms pour qu'on ne s'oublie pas. Mais "Lechien" c'est unique comme nom. Il n'y en aura pas un deuxième comme lui! » Son laïus terminé il posa les yeux sur Daisy qui avait clairement l'air de le juger. « Bon j'avoue. J'avais pas d'idée alors j'ai continué à l'appeler Lechien. Ça veut pas dire que je l'aime pas, au contraire! Il rompt un peu la monotonie. » Surtout quand il pisse sur le tapis, pensa Eilian avec un petit soupir. La discussion dériva sur le voyage de Daisy et O’Ma fronça les sourcils. Bien sûr qu’elle devait avoir des choses à raconter ! Elle avait voyagé, fais le tour du monde. O’Ma ne connaissait pas grand-chose du monde, lui, en dehors de Tenby, New-York et Londres et encore si il n’avait pu rester qu’à Tenby il l’aurait fait. Peut-être qu’un jour il franchirait ses barrière et prendrait un aller sans retour certain vers des pays plus exotique, vivre une vie qu’il n’aurait jamais pensé vivre. Mais tout ça était hypothétique, plus qu’hypothétique… « J’espère bien que tu vas me montrer des photos !! Je n’attends que ça, même ! Tu as visité quels pays ? » Il la regarda se lever et se diriger vers le frigo pour sortir de quoi boire, quel rustre, il ne lui avait même rien proposé. Il haussa les épaules en se consolant : elle connaissait la maison, ici c’était presque autant chez elle que chez lui. Il jeta un œil à la maison d’en face où la lumière était encore allumé et se demanda si elle y était déjà passé. « Tu es rentrée quand ? » Sous-entendu, tu es passé voir ton frère, cet énergumène dénué de toute bonne manière et de tout savoir vivre ?

Échappant au sujet de conversation qui préoccupait vraiment O’Ma, à savoir elle, Daisy lui demanda des nouvelles de sa vie, à lui.. Il bu quelques gorgée de bière avant de se décider à parler. Elle le saurait tôt ou tard de toute façon, les nouvelles allaient vite, à Tenby. « Je ne sais pas si tu l’as su, mon père est mort il y a quelques mois. Sa femme aussi. » Il invita la blonde à aller s’asseoir dans le canapé après tout rester debout n’était pas la position la plus confortable. « On m’a refilé la garde de leur fils. Mon frère. Un gamin de 17 ans. Tu te rends compte Daisy ?! Je ne suis déjà pas très fini comme adulte alors pour m’occuper d’un enfant, en pleine crise d’ado et qui vient de perdre ses deux parents ? Je crois que je suis le pire tuteur du monde. Bref. Il est resté tout l’été à Tenby et il en a profité pour faire n’importe quoi. Un vrai monstre derrière ses airs d’ange. » O’Ma n’avait pas su gérer. Il l’avait su dès le départ que rien n’irait dans cette cohabitation. Il ramenait un gamin dans un trou paumé du pays de Galles alors qu’il avait toujours vécu dans les hautes sphères New-Yorkaise comment aurait-il pu imaginer que cela se passe bien. « Après son énième gaffe… » Il désigna le chien d’un coup de tête avant de reporter son attention sur Daisy « J’ai cédé à la facilité. Les notaires qui règlent la succession de mon père m’ont conseillé de le mettre en pension alors je l’ai envoyé à Londres. Et me revoilà seul, enfin presque. » Il soupira avant de reprendre une gorgée de bière, s’il voulait oublier il lui faudrait plus qu’une bière. « J’ai l’impression d’avoir échoué. » Il regarda la photo encadrée sur la cheminée où se trouvait la photo qu’ils avaient tous pris à Noël. « Enfin bref voilà mes nouvelles. Ah et puis Lon’ et Evie ont envie d’aller s’installer en Irlande. Alors je vais être de nouveau seul à la radio et je déprime… T’aurais pas besoin d’un boulot, par hasard ? »
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