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I am not okay. It is not all right. [PV Malone]

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TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
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ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

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ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Lun 12 Sep - 22:38

Ma cuillère faisait des huit dans le porridge que mon père avait posé devant moi il y avait bien trente-cinq minutes. Les framboises fraiches déposées en forme de bonhomme sourire avaient été atomisé avec un acharnement probablement plus malsain que ce que je voulais bien admettre. La mixture était maintenant froide et d’une genre de magenta aux picots d’un doux beige. De l’autre côté de la table, Stella me fixait avec un air inquisiteur. Je sentais que la question lui brûlait les lèvres n’allait pas tardé à sortir de ses lèvres. « Qu’est-ce que t’as pour l’amour du bon Dieu ? », jaillit dans les secondes de ses lèvres. Mais je détournais le regard. Mon père posa la main sur l’épaule de Stella : « On ne blasphème pas ! » reprit machinalement mon père en terminant les boîtes repas pour mes sœurs qui entamait leur rentrée scolaire. Ma sœur s’excusa machinalement et mon père continua. « Petite étoile, va faire ton sac, s’il te plait. » Et ma sœur, docile, obéit sans rouspéter, me laissant seule avec mon père qui avait sans contredit la même question en tête.

Les bras croisés, appuyé presque nonchalamment contre l’autre bout de la table, il m’observait avec un air inquiet. Normalement, j’aurais eu droit au même commentaire, une autre question. Mais rien. Mon père avait officiellement commencé à baisser les bras pour savoir la cause de mon mutisme à son égard qui durait depuis près de six mois entier. Stella et Sabrina avaient tous les deux droits à des réponses monosyllabiques pour les questions qui le permettaient. Mais sinon rien pour mes sœurs. Lawrence réussissait de peine et de misère à m’arracher des phrases complètes. Mon dernier bulletin trahissait le désastre que j’étais devenue. Les cours où la note finale était tributaire à la participation en classe avaient alerté les enseignants : mes notes avaient chuté à une vitesse vertigineuse. C’était étonnant que je n’en sois pas plus étourdie. J’avais envoyé sans vraiment y croire mon dossier à l’université de Swansea pour une inscription en cinéma malgré le fait que je n’arrivais plus à m’approcher d’une caméra ou à écrire quoi que ce soit tant la boule qui me serrait les tripes était grande. Mais je n’avais pas répondu à la lettre d’acceptation malgré le fait que je voulais peut-être bien encore devenir célèbre.

Je relevais les yeux sur mon père. « Tu devrais aller te préparer… Veux-tu que j’aille t’y reconduire ? » demanda-t-il sans laisser son exaspération le trahir. Malgré la distance que je pensais insurmontable entre lui et moi, malgré tous les non-dits, je ne pouvais pas m’empêcher d’admirer la patience immense qu’il avait à mon égard quand la seule réponse qu’il reçut fut un petit non de tête à peine perceptible de ma part. Il n’insista même pas pour que je prenne plus que les trois bouchés du porridge que je laissais sur la table comme mes sœurs avaient aussi l’habitude.

Je ne lui avais pas dit que je n’avais pas répondu à l’admission conditionnelle à l’université. Il n’avait probablement même pas conscience que le paiement n’était pas encore passé dans son compte pour mon admission. L’anxiété avec laquelle je vivais continuellement avant d’aller à l’école, à l’école, dans les rues de cette ville qui avait toujours été si rassurante pour moi me semblait décuplé depuis le temps. À me muer dans mon mutisme de la sorte, à longer les murs, peut-être bien que je finirais par devenir tout simplement invisible. C’était ce à quoi j’aspirais plus que tout : la preuve, c’était que je me cachais dans la réserve de la vidéothèque à enregistrer machinalement comme une automate, les prêts, les nouvelles entrées et les sorties depuis cet été.

Machinalement, je montais à l’étage pour me brosser les cheveux. J’étais nauséeuse bien malgré moi. C’était le cas depuis… quand venait le temps de quitter ma chambre, la maison ou je me sentais encore en sécurité. J’avais le teint couleur craie, les taches de rousseurs qui égayaient le paysage troublaient la pâleur de mon teint. Je ne m’étais pas résolue à enfiler quelques habits que ce soit qui avait un couleur plus vive. À la place, j’avais machinalement troqué le bas de pyjama à l’image de ce film pour un survêtement gris informe et un t-shirt noir que je gardais normalement pour les cours d’arts plastiques ou la conception de décors… mais ça aussi c’était d’avant. J’avais ramassé mon sac d’école dans lequel se trouvaient des cahiers neufs que j’aurais utilisé dans une autre situation…

Si j’avais été capable de me convaincre que ma vie ne s’était pas arrêter d’un coup et que tout mon futur n’avait pas basculer dans ma tête dans les méandres intersidéraux qui semblaient m’absorber toute entière depuis des mois.

Donc, en ce matin, plutôt que de prendre la route vers Swansea pour entamer ma première année d’université, j’avais marché à contre-sens puis j’avais pris ma clé de la vidéothèque et j’avais commencé avec la même routine que j’avais eu tout l’été : comme une automate prisonnière de mon silence – comme une pauvre petite bête traquée qui n’osait pas crier.

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ÂGE DU PERSONNAGE : 27ans. (14.11.1990)
CÔTÉ COEUR : fraîchement et douloureusement célibataire depuis peu.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.
REPUTATION : On l'a connu sous tellement de formes, qu'il est difficile de connaître le fin fond de sa personnalité. en tous cas, c'est vraiment un gentil garçon.



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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Mar 20 Sep - 11:41

it's gonna be okay.
Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup...

Prisonnier. Horrible sensation qui te donnerait presque envie de crier et de taper dans n'importe quoi. Prisonnier d'une maison dans laquelle je n'ai absolument pas envie de me trouver. Prisonnier d'un mal de crâne constant qui ne veut pas partir malgré ma quatrième tasse de café. Prisonnier d'une douleur à la jambe qui est censée partir depuis longtemps. Mais surtout, prisonnier d'une dispute avec ma copine alors que nous avons emménager ensemble il y a même pas deux semaines. Ça me rend malade, encore plus la dernière. Je ne sais pas comment y échapper et je commence à désespérer de trouver une porte de sortie potable. Je ne sais pas de quelle manière nous nous sommes quitté avec Mona mais je sais que pour les prochains jours, ça va être tendu. On a crié, on s'est dis des vérités en face ... Tout ce que je déteste réuni en une seule petite heure. Assis dans mon fauteuil, je me demande ce que je vais pouvoir faire d'autre que boire une tonne de café, m’assommer avec des anti douleurs et dormir toute la journée. J'ai fais ça trop longtemps après m'être fais tirer dessus pour encore apprécier glander jusque demain. J'ai bien sûr des dossiers en attente sur la table de la salle à manger mais je manque de motivation et suis encore intrigué par la fameuse affaire grâce à laquelle j'aurais fini au bureau. Non, j'ai besoin de sortir et très vite. Prendre l'air, sentir les rayons du soleil sur ma peau. Pourquoi pas plonger tant que j'y suis. N'importe quoi tant que je peux oublier la merde qui m'entoure pour quelques minutes.

Je fonce dans la salle de bain pour prendre la douche la plus lente au monde. L'eau bouillante rougissant ma peau m'empêche de penser à ces boums qui cognent la paroi de ma tête. Quand je sors de l'engin, je me sens déjà beaucoup mieux. Le reste s’enchaîne assez vite, je m'habille, je m'arrange, je range. Rituel que je m'oblige à faire depuis que la Taylor est arrivée ici alors que j'aurais sûrement jeter tout à travers la pièce si je l'avais pu. « Je sors .. Faire des courses. » criais-je à travers la maison, sans trop savoir où elle est. Je n'aurais plus rien à me reprocher comme ça. Je mets mon téléphone dans la poche de mon pantalon, prends une veste et passe le pas de la porte. Je préfère marcher, je suis sûr de rester éveillé comme ça. Il y a une petite brise mais rien d'effrayant, le soleil est bien présent pour rattraper le coup. Je respire, encore et encore. La journée pourrait aller mieux que ce qui était prévu.

« Seren ... » Je plisse les yeux, peu sûr de ce que je vois à travers la vitre. La vidéothèque avait l'air fermée mais la silhouette rousse se baladant à l'intérieur m'a intrigué. Billie m'avait dis que c'était pas la forme et quand je repense à la dernière fois où on s'est croisé, je me dis que je comprends totalement. Son visage en dis long et alors que je me dis qu'il vaut mieux la laisser tranquille, je passe la porte du magasin. Tant pis si c'est pas ouvert. « Salut toi. » dis-je en un demi sourire. Je reste près de la porte, peu désireux du moindre contact humain. « Ca va ? T'as pas une belle rentrée qui t'attends à Swansea ? » demandais-je, curieux. Peut être qu'elle s'était décidé sur un autre plan, une autre école ou même une formation. Je n'en sais trop rien et je m'en veux presque de ne pas avoir pris de nouvelles mis à part par ma soeur. Et encore, la Carter parle tellement peu qu'à part un bof, je n'ai pas eu grand chose comme réponses.
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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Sam 1 Oct - 12:19

Éviter quelqu’un dans une petite ville comme Tenby, c’est tout un défi. En raison de la petitesse de la ville, c’est si facile de tomber sur quelqu’un que l’on connait. Un ami, une connaissance ou bien autre chose. Pour être honnête, même les quelques cinq milles personnes qui vivaient dans ma petite ville étaient bien trop nombreux depuis quelques mois. N’avoir été que de moi, ne pas avoir eu le regard strict de mon père qui me scrutait attentif dans l’espoir qu’un regard pesant, harcelant et paternaliste suffisse pour me faire craquer et me mène à déballer sans aucune hésitation ce qui s’était passé pour que j’en vienne à m’enfermer ainsi dans mon univers, j’aurais complètement abandonné l’idée de sortir de la maison, près de sept mois plutôt. Parce que la peur était venue formée une grande boule dans mon ventre qui me coupait pratiquement le souffle d’un coup sec dès que je me trouvais à l’extérieur de mon petit cocon.

J’avais cessé de renvoyer les messages bien des mois auparavant. Parce que ça demandais du courage que je n’avais pas. Même avec Lawrence ou Billie, c’était particulièrement ardu que de faire l’effort de communiquer. Je préférais m’enfermer silencieusement à l’intérieur de ma chambre pour écouter des films. Darling avait été reçu dans la compétition galloise mais je n’avais pas la force d’ouvrir mon ordinateur pour regarder comment se dessinait la compétition au niveau nationale. Les résultats seraient connus à la fin du mois d’octobre, le temps que les jurys se prononcent. Mais la seule idée d’aller chercher le prix me tétanisait.

Je préférais ma chambre. Je préférais le confort que je pouvais trouver dans la toute petite pièce dont les murs m’étaient si familiers. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle travailler dans la vidéothèque ne me dérangeait pas trop. Cacher derrière les étagères, je restais quand même prisonnière d’un petit endroit limité dans lequel je pouvais ignorer le restant de l’univers. Et ça faisait partie des rares endroits dans lesquels je me sentais en sécurité.

Tout cela pour en venir au fait que normalement, je faisais attention. Porte verrouillée avant l’ouverture, lorsque devant un film passé presque en sourdine, je mettais de l’ordre dans les DVD avec un dvd en sourdine. Je n’entendis pas toute suite la porte que l’on pousse. La voix de Malone me fit sursauter et mes yeux se baignèrent presque de larme alors que je me retournais pour le fusiller du regard. Ce n’était probablement pas de la colère que je ressentais mais la peur venait d’un coup sec de reprendre entière sa place dans mon ventre. Il avait beau resté, presque appuyé nonchalamment sur le cadre de la porte, il n’en restait pas moins qu’il était dans mon territoire en me bloquant ma seule échappatoire.

Je savais qu’il s’était fait tiré dessus. Mais je n’avais pas trouvé, caché au fond de moi, la force d’aller le voir pour lui dire que j’espérais qu’il allait bien se porter. Pas plus que j’avais trouvé la force de sourire à sa sœur quand elle était venue. Et malgré le fait que je savais ses intentions pures, je ne pouvais pas m’empêcher de lui en vouloir. J’étais devenue en un sens sauvage pendant ses deux mois. Tant tellement que j’hésitais à savoir comment lui répondre. Je me retournais pour fuir son regard après un bref : « Salut » qui avait probablement en lui un tas de reproche qui ne lui étaient pas destiné, mais qui lui étaient quand même agressé parce qu’il était un homme et donc représentait depuis peu l’ennemi que je n’arrivais pas à effacer de ma tête.

Il n’y avait que très peu de nuit qui n’abordaient pas les cauchemars sur ce fameux soir. Il n’y avait donc que très peu de nuits complètes. La fatigue se faisait sentir sur mon corps que j’éprouvais probablement plus qu’autrement. « Toi… ça va? » murmurais-je en évitant précautionneusement de répondre à son interrogation pour savoir si moi, j’allais bien. Parce que j’avais conscience de la fragilité de mon état. De cette question que j’évitais avec un acharnement presque thérapeutique… enfantin définitivement. Mais c’était presque un cri pour ceux qui m’avaient connu avant – moi heureuse et bien. Malone avec qui je m’étais parfois laissé aller jusqu’à commenter l’allure des demoiselles n’allait probablement pas l’ignorer. Tout comme la réponse que je rajoutais malgré le fait qu’il y a encore quelques mois je parlais avec un sourire et des étoiles dans les yeux d’à quel point l’université serait une chance pour moi de m’épanouir : fini les cours de mathématiques qui me faisaient royalement sué, que mon art. Avais-je un jour clamer avant de m’enfermer dans un silence de plomb et une spirale d’autodestruction sociale. « non… je ne vais pas à fac… je ne peux pas. Je préfère bosser. » grondais-je en faisant comme si la boîte des nouveaux arrivages étaient la boîte la plus intéressante au monde mais c’était surtout pour ne pas qu’il voit mes yeux brillants par les larmes. Le plus que j'avais dit en des mois sur le sujet… mais un demi-mensonge. J’aurais préféré avoir la force de me trouver dans une foule – mais ce n’était plus le cas. J’aurais préféré que les derniers mois de lycée ne soit pas une torture pure et dure qui m’avait abonné au bureau du directeur. J’aurais préfér que ma vie soit très différente de ce qu’elle s’était trouvé à être depuis. « T’as pas repris le boulot…? » rajoutais-je avec la voix tendue par les larmes qui s’y cachait.

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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Mer 12 Oct - 1:09

it's gonna be okay.
Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup...

La gente masculine n'étant pas sa meilleure amie depuis un moment, j'appréhende le moment où je passe la porte du magasin. Seren semble vide, sans émotions qui la traversent. C'est comme si physiquement elle était là, mais mentalement dans son lit. Ou simplement dans un autre monde. Je commence à réfléchir à ce que je pourrais lui dire et pourtant, je finis par emprunter le chemin le plus simple, sans chipoter. Elle le prendra forcément mal si je commence à la prendre avec des pincettes. « Salut. » Back off aurait sûrement été plus adapté vu le ton qu'elle emprunte pour un simple mot de politesse. Toute l'appréhension que j'avais en rentrant ici double de volume mais n'étant pas d'humeur a accueillir de la nervosité, je passe complètement par dessus. Si elle m'envoit bouler, je finirais par l'envoyer bouler aussi. « Toi… ça va? » La Vaughan ne me répond pas et prend de mes nouvelles à la place. Je suis pas encore d'humeur pitbull. « J'ai connu mieux. » J'ai une gueule de bois affreuse, je me suis disputé avec ma copine, j'ai envie de me taper la tête contre un mur et ma jambe a décidé de me faire mal, juste maintenant. « J'ai connu pire. » Mais il faut relativiser, se dire comme à chaque fois qu'il y a des gens dans le monde qui vivent bien pire que des petits tracas quotidiens. « Mais je suis content de te voir. » C'est vrai, ça me fait plaisir de la revoir ailleurs qu'une fête ou sans ma petite soeur. Je ne veux pas voler les amitiés de Billie mais depuis que je suis un des rares à savoir son plus gros secret, je me sens quand même un minimum proche de la jeune fille.

Seren détourne la question comme à chaque fois mais je sens que la réponse ne devrait quand même pas tardé. Je ne suis de toutes façons pas prêt à partir. « Non… je ne vais pas à fac… je ne peux pas. Je préfère bosser. » La rousse part ailleurs, fais comme si elle n'écoutait qu'à moitié ce que je pouvais bien lui raconter. Je déteste quand les gens font ça devant, je déteste qu'un ami qui ne se sent pas bien reste triste seul, dans son coin. « Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ? » Je sais comment c'est à son âge. On a peur du nouveau, on a peur du fait que les cours sont plus durs, on a peur de ne pas s'intégrer. Et pourtant, tu te rends compte et seulement quand tu finis l'université, que ce sont les meilleures années de ta vie. « Seren ... Qu'est-ce qu'il y a ? » La vie est compliquée et n'a jamais rendu les choses faciles pour personnes. Mais pour Seren, dernièrement, c'était encore pire. Entre son père catholique pur, son homosexualité et toutes les hormones liées à la crise d'adolescence, c'est compliqué de ne pas péter les plombs ou de ne pas déprimer. Je l'ai toujours trouvé très courageuse, même quand elle m'engueulait, persuadée que je vais aller parler de son secret à tout le monde. « T’as pas repris le boulot…? » J'aurais bien voulu, mais on m'en a empêché. Ce n'est pas plus mal quand j'y repense. Je sais que mon rendez-vous d'aujourd'hui était important mais y aller avec la gueule de bois n'aurait rien arrangé. Parce qu'il fallait que je me rende à l'évidence et que je comprenne enfin que je n'ai plus 18 ans, encore moins de quoi avaler tout cet alcool. « Si. Mais l'avantage de s'être fais tirer dessus c'est qu'on te laisse tranquille un long moment. » précisais-je ironiquement. Mon père est un peu moins sympa que la moyenne, alors que ça devrait être l'inverse, mais le reste du bureau veut tellement me rendre service qu'à la fin, ils pourraient tous faire le travail à ma place. « Je ne me sens pas très bien, j'irais plus tard. » ajoutais-je, un peu dans la lune cette fois. Je m'approche d'un mur et m'appuie dessus avant de croiser les bras. « Ou demain. » finis-je par dire en souriant. De toutes façons, vu comment la discussion part, je suis sûr de rester un long moment dans ce magasin. Ou en tous cas, jusqu'à ce que Seren se décide à se réveiller un petit peu.

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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Jeu 20 Oct - 22:43

Les blessures les plus profondes ne sont pas nécessairement celles qui sont les plus visibles. Je ne doutais pas que Malone avait eu mal avec tout ce qui s’était passé dans sa vie au courant des derniers mois. Je ne pouvais pas imaginer la douleur que l’on ressentait quand on se prenait une balle. Sauf que mon cœur lui avait encaissé choc après choc pendant la dernière année. Le dernier impact avait été plus violent, si violent que j’en avais eu le souffle coupé. Si terrible que je peinais à me relever, que chaque matin me semblait comme une triste et cruelle bataille pour ouvrir mes yeux et affronter la journée qui se dépliait devant moi.

Ma routine, j’y tenais parce que ça semblait être le seul moment dans ma misérable existence où j’étais en contrôle de ce que je faisais. Et voilà que Malone avait poussé la porte de mon petit coin de solitude dans lequel je m’étais réfugié et qu’il perturbait mon mince équilibre. Au fond, je me foutais bien de sa réponse – autre donnée inquiétante. Machinalement, je répliquais d’un ton qui devait être plus froid que l’hiver en Sibérie : « Contente aussi. ».

Menteuse, menteuse, menteuse. criait une voix dans ma tête. J’étais une sale menteuse. Et je ne me le cachais même pas. Le mensonge n’avait pas l’air crédible et j’en avais tellement conscience. Mais bon, lui dire de dégager n’améliorerait en rien mon existence et je le savais très bien. J’aurais juste moins l’impression d’être morte à l’intérieur – parce que c’était ça la véritable sensation. J’avais un jour eu des émotions, mais mon cœur maintenant n’était plus capable de les traiter. J’étais vivante – pleinement vivante. Je respirais, j’avais un pouls, des hormones, mes ongles à tailler, mes cheveux qui poussaient même si ça ne se voyait plus parce qu’ils étaient toujours ramasser en un informe chignon. Disparaitre était la seule chose à laquelle j’aspirais. Sauf que me pousser dans l’arrière-boutique ne l’aurait pas fait. Malone aurait bien été en mesure de me suivre.

Sa question m’irrita au plus au point. Il savait pourtant qu’avant j’en parlais avec des étoiles dans les yeux. Et maintenant, la forêt de mes yeux était prise dans un hiver glacial. Un éclair de colère silencieux traversa ces derniers alors que je laissais échappé un claquement de langue amer. « Je ne peux pas, d’accord…? » Ça avait eu moins le mérite d’être clair comme phrase. Sauf que je ressentis la nécessité de rajouter avec ironie : « Tu veux que je le répète ou ça te va? » La vérité, c’était que ça me faisait mal qu’il appuie sur le fait que j’avais peur. Une peur tellement grande que je n’arrivais pas à bouger. Que ma vie s’était arrêtée d’un coup sec et que je gardais bien péniblement la tête en dehors de l’eau à cet instant.

Amère, je me relevais de l’endroit sur lequel je m’étais assis, à même la vieille moquette pour aller chercher une autre boîte sur le côté de la pièce et l’ouvrir. Il fallait que je lui tourne le dos lors qu’il me posa la question sur ce qui n’allait pas. Tout avais-je envie de hurler. J’assistais impuissant depuis un an à l’effondrement de ma vie : ma mère, mon alliée, suivit de ma foi déjà souffrante, et de cette petite partie de moi que je n’avais pas cru si importante parce que j’avais tant souvent voulu la perdre dans les bras d’une demoiselle.

Son ironie me passait par-dessus la tête avec une violence telle. Certes, personne ne l’obligeait à en parler. Personne ne le harcelait pour avoir des questions sur ses sautes d’humeur. C’était évident parce que les gens voulait naturellement l’aider. Après ce qu’il avait vécu c’était normal.

Est-ce que le fait de parler allait vraiment changer quelque chose pour moi? Un regard de l’autre côté de l’Atlantique suffisait à me faire savoir que probablement pas. Les temps avaient beau avoir changé, la parole d’une femme ne valait pas toujours son pesant d’or. Et que pouvait être ce que je ressentais dans le fond de mon être? Ce grand vide qui prenait toute la place. « Et t’as décidé de m’embêter à la place parce que visiblement j’ai l’air de vouloir parler. » sifflais-je entre les dents. « Ou il fallait que je me fasse tirer dessus pour avoir la paix. » Je relevais les yeux vers lui et le fixais sévère : Mon ton tout aussi dur rajouta : « Il n’y a strictement rien… Je vais bien, d’accord? Je vais bien… » Mais ma voix se cassa sur la deuxième répétition. Non, je n’allais pas bien. Rageusement, de ma manche, j’essuyais mes yeux parce que j’avais conscience que le brouillard de la pièce n’était causé que par cela. Des larmes, un torrent de larmes que je maintenais. J'étais bien contente d'être sagement assise à même le sol, parce qu'autrement, mes jambes n'auraient jamais trouvé le moyen de soutenir mon poids.

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PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.
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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Ven 21 Oct - 1:24

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Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup...

J'ai interrompu son moment de tranquillité, j'ai débarqué dans cet endroit qu'elle considérait comme son jardin secret. Je comprends l'histoire, j'ai tellement eu besoin de cet espace pour moi ces derniers mois, encore plus ces dernières semaines. Je me suis également réfugié dans ma relation amoureuse, dans les sorties, dans l'alcool. Je sens sur son visage que ce n'est pas ça, que ça ne va pas mais à côté, je sens cette fermeté sur son visage qui pourrait faire fuir n'importe qui. Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas fui. Peut-être que mes expériences personnelles m'ont suffi à comprendre comment gérer une crise ou c'est peut-être simplement en ayant vécu avec sept personnes que je me suis mis à penser que je pouvais tout affronter. « Contente aussi. » Woaw. Une baffe dans la figure. Je croyais avoir tout vu mais ce ton si froid et si peu heureux de me voir me glace le sang. Je fronce les sourcils, détestant qu'on me parle de cette manière. « Cache ta joie. » répliquais-je un peu jaune. Je finis par demander des nouvelles, lui demande si au lieu de se trouver dans le magasin elle ne devrait pas être à l'université. Je regrette immédiatement la question. La tête change, le regard change. J'ai posé la question qu'il ne fallait pas mais je m'en fou, Seren va y répondre et puis c'est tout. « Je ne peux pas, d’accord…? » Fausse réponse. On m'a toujours enseigné que quand tu veux tu peux. Sa réponse m'irrite mais on ira nulle part si on s'énerve tous les deux. Je vais être l'adulte et je vais répliquer. Sauf qu'elle prend la parole avant moi. « Tu veux que je le répète ou ça te va? » Un petit ah s'échappe avant que je n'étouffe un petit rire. « Non vas-y, répète un coup. » Je me bouge du mur en guise de provocation. « Tu finiras peut-être par me dire la vérité. » ajoutais-je en un sourire narquois. « Quand on veut, on peut. » finis-je par dire en lui tournant le dos.

Je finis par lui dire que je ne vais pas travailler, sans pour autant expliquer les raisons. « Et t’as décidé de m’embêter à la place parce que visiblement j’ai l’air de vouloir parler. » J'espère qu'elle n'a pas l'impression de me faire peur parce que c'est raté. « Tu as bien conscience que toutes les fois où nous nous sommes parler, tu n'en avais absolument pas envie. » lui rappelais-je en ironisant un peu. Bon, ça ne marche que pour une fois mais je trouve l'exemple assez bon. « Ou il fallait que je me fasse tirer dessus pour avoir la paix. » Et un coup dans la figure, un. Je suppose que je vais devoir m'y habitué si je veux continuer de discuter normalement et sans m'énerver. « Je ne te le conseille pas, ça fait mal et surtout, t'as encore plus d'attention que d'habitude. » dis-je toujours aussi calme, une main sur ma cuisse. C'est comme ça que je vais faire, pour survivre. La moindre pic se transformera en blague et même en blague morale quand il le faut. Seren a voulu me faire chier et j'ai balayé d'un seul coup sa remarque en lui en faisant une du genre. Je suis presque fier de moi, au point de m'applaudir. « Il n’y a strictement rien… Je vais bien, d’accord? Je vais bien… » Encore et toujours. Sa voix se casse, trahissant sa tristesse. Je sais qu'elle bloque ces larmes, tente de ne pas pleurer et de faire la dure pour me faire fuir. Si la rousse se souvenait de la soirée où elle m'a révélé son homosexualité, elle saurait que je n'abandonne pas aussi vite. Elle a fait bien pire ce soir là. « Tu va me servir le même discours longtemps ? Parce que j'ai tout mon temps tu sais. » dis-je plus exaspéré que ce que j'aurais voulu. Merde à la fin, au bout de la troisième réponse, je me suis dis qu'elle changerait enfin de discours. « Puis de toutes façons t'as l'air de plus essayer de te convaincre toi que de me convaincre moi. Alors on va continuer comme ça, que tu le veuille ou non et ce, jusqu'à ce que j'ai une réponse qui me convienne. » Je me suis calmé mais j'ai ce ton dans la voix qui dit que je ne me laisserais pas faire. Je vais la réveillé et je ferais tout ce qu'il faut pour empêcher que Seren bouffe sa vie pour des petits tracas qui lui passeront. Je suis conscient qu'elle n'est pas moi et qu'elle n'en a pas forcément besoin mais je dois le faire, même si c'est simplement pour avoir la conscience tranquille.

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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Lun 24 Oct - 23:58

Certaines langues du monde sont connues pour leur emploi particulier des tabous. Les femmes et les hommes ne peuvent pas parler de certaines choses ensembles parce que les mots en question dans le lexique n’ont pas une correspondance terme à terme dans celui de l’autre sexe. C’est le même environnement, la même culture, mais deux langues distinctes et porteuses d’un profond stéréotype de genre. La situation chez moi est semblable : c’est une lunette religieuse qui bloque la vision sur certain terme. Et à l’instar de ses cultures étrangères, c’est l’univers de ce qui se passe derrière les portes closes d’une chambre à coucher qui écope le plus cruellement du manque de vocabulaire. Je les ai les mots pourtant. Dans certains journaux, quand se passent des éléments graves, le thème est abordé. Écrit en noir sur fond blanc. On en fait sa culture pour les femmes qui, comme moi, se taisent et encaissent en silence. Laissent leur peur se muer en une colère silencieuse jusqu’au moment où l’explosion de leur propre trop-plein émotionnel leur cause un dommage bien trop grand. J’aurais voulu avoir la force d’aller seule à la police pour en parler. D’avoir l’énergie de mettre mes forces au service de la bonne cause. Parler pour briser ce putain de mythes. Mais à la place, je m’enfermais cruellement dans ma boule, me privant de mon seul moyen d’expression parce que pour la première fois de ma vie la simple idée de coucher mes idées de textes sur papier suffisaient à me donner une nausée si puissante.

Le tout se muait lentement en moi en un cancer émotif, un loup-garou tapis qui n’attendait que la pleine lune pour se déchainer. Et voilà que Malone débarquait dans cet environnement que j’avais toujours cru sécuritaire parce que mon patron n’avait pas jugé bon de m’interroger sur le pour et le contre de mon comportement des plus étranges depuis des mois. Il avait juste compris qu’il fallait me laisser du temps pour retomber sur mes pattes. Chose que le jeune avocat ne semblait pas en mesure de comprendre. Parce qu’après un petit rire – que j’interprétais comme moqueur probablement avec erreur, il se décida à me lancer des phrases d’une prévisibilité telle que ce fut à mon tour de laisser échapper un rire moqueur et froid qui semblait si terriblement éloigné de celle que j’avais un jour été. Parfait s’il avait envie de jouer à ce jeu-là avec moi. Avec sept mois à fermer ma gueule en avalant, je sentais mon sang bouillir dans mes veines. « Vas-y! Sors tes clichés à deux balles. Tes phrases bidons qui servent à rien. » grondais-je avec beaucoup plus de méchanceté que ce que j’aurais voulu y mettre. Ma voix trouva la force de rebâtir ses forces avant de rajouter. « JE PEUX PAS. » Probablement parce que c’était pour l’irriter plus qu’autre chose. Et ça me faisait un mal de chien de lui gueuler ce que je n’avais pas osé verbaliser à personne. « Ferme ta gueule si c’est pour parler comme un putain de biscuit chinois! »

Dans une autre vie, la moi ivre avait eu assez confiance en Malone pour lui confier mon homosexualité comme un accident. Même si j’aurais préféré laisser cette révélation pour quelqu’un qui m’était important, une femme dont la simple vue m’aurait donné la confiance pour clamer haut et fort ma véritable nature. Et je savais très bien que je lui avais alors tendu une arme à double tranchant. Et le lâche n’avait pas trouvé mieux que de me la ressortir à cet instant. Il m’aurait giflé que la douleur n’en aurait moins réelle.

La décision qu’il prend en choisissant d’ironiser sur le fait que sa douleur est réelle est simplement la goutte qu’il fait déborder le vase déjà trop plein de ma patience. C’est une rage profonde et animale qui prend le contrôle de mon cerveau – ce n’est plus le noir de la nuit qui teinte la vision que j’ai, mais un rouge de rage, une fureur violente qui me déchire toute entière l’espace d’un instant. Sous l’impact de cette explosion, j’attrape un des DVD et le lance de toutes mes forces en sa direction semblant regagner sur la tristesse que j’avais donnée l’impression de représenter intégralement. Les deux se tiraillent également le chemin de mon esprit. Les barrières de mon éducation me font aussi opprimer ma colère et le sentiment d’injustice que je ressens. Ma voix est un grognement d’animal blessé lorsque je rajoute la menace qui accompagne ce rare excès de colère : « Dégage, connard! » Je n’écoute qu’à peine le fait qu’il me dise qu’il restera jusqu’à ce qu’il obtienne une réponse qui le satisfasse. Mais c’est qu’il ne comprend rien. S’il se fait avocat dans cette situation, il joue à un jeu bien dangereux auxquels il ne peut pas gagner. Il prend le rôle de l’avocat du diable dans un défi qui clairement ne le mettait pas à son avantage. « C’EST PAS PARCE QUE CA SE VOIT PAS QUE ÇA FAIT PAS MAL! » Ma voix sonna plus aigue que ce que j’aurais voulu. Un grand cri puissant avant de se briser lamentablement en un seul éclat.

Ça s’était vu, mais trop discrètement. Trois points, ça se cache habillement d’une mèche de cheveux surtout quand ils sont longs comme les miens. Sauf que ma détresse elle était visible constamment pour ceux qui me connaissaient. J’avais toujours été sociale. Me fermer sur moi comme une huitre, ce n’était pas normal. Refuser de parler, refuser de toucher une caméra, ce n’était pas moi. Ne plus être capable d’écrire. Ne plus faire d’effort pour me montrer présentable ou aimable. C’était tous des signes claires que j’étais tout sauf bien. Je respirais, j’étais vivante et en théorie « BIEN » parce que physiquement, la plaie était refermée et les tests étaient négatifs. J’avais survécu. Et ma première fois à tenter de verbaliser le truc se noya dans mon propre sanglot. « On… on m’a… » Mais le tabou était là et trop fort pour que j’arrive à le surmonter.

Pour ce petit pas vers l’avant, j’en fis probablement trois vers l’arrière lorsqu’à travers mes larmes, des sanglots réels, sans mise en scène, sans maquillage, sans doublage. « Ça peut faire tellement mal que l’on ne peut plus vouloir vivre. » grondais-je en l’admettant pour la première fois. Je n’étais sérieusement pas certaine que le jeu en valait la chandelle. L’ironie l’emporta à nouveau à travers mes sanglots. « T’es content de le savoir, hein? Je ne vais pas bien. Ça te fait te sentir mieux? »

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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Lun 21 Nov - 0:33

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J'ai peut-être été trop loin, je n'en sais rien. En tous cas, je ne pense pas que je mérite le dvd qu'elle a essayé de me lancer en pleine figure. Je l'évite, de justesse et rigole un coup. C'est juste une blague en fait, ce n'est pas possible autrement. « Dégage, connard! » Woaw, on commence à aller loin maintenant. « Eh bien, je suis sûr d'une chose, c'est que tu ne feras pas de la grande littérature. C'est moi où tu n'as jamais lâché autant d'insultes en une seule conversation ? » Je me fais presque rire alors que j'essaie de garder mon sérieux devant la pique que je viens de lui envoyer. Merde à la fin, ça sort d'où tout ça ? Même quand Seren m'a envoyé son homosexualité par accident je l'ai trouvé plus cordiale. Je croyais que c'était difficile de faire pire. « C’EST PAS PARCE QUE CA SE VOIT PAS QUE ÇA FAIT PAS MAL! » La rousse marque un point mais je ne comprends pas pourquoi elle me crie dessus. Tout ce que je veux c'est comprendre, comprendre pourquoi elle se sent si mal, comprendre pourquoi elle ne va pas à l'université .. Pas pour jouer le rôle du père même si j'en ai l'habitude, mais simplement du copain tracassé. « Ah quoi tu joue Seren ? Tu crois que m'insulter et me gueuler dessus te feront sentir mieux ? Bonne chance pour ça j'ai déjà essayé. » Oh oui et des millions de fois. A son âge comme le mien. Je ne sais pas d'où ça sort mais je suis fier de moi, surtout après autant de gentillesse qu'elle a eu à mon intention. « Mais vas-y continue ! J'ai tellement mal à la jambe, avec une gueule de bois en prime que ton petit soucis dont tu ne veux pas me parler, j'en ai rien à foutre. » Je n'en ai pas rien à faire. La preuve, c'est que je suis en train de la provoquer en guise d'échange. De la mauvaise provocation, celle qui a tendance à te foutre un poing dans la figure alors que t'as rien demandé. Je ne suis pas d'humeur à m'en prendre plein la tronche même si, comme je l'ai préciser, je m'en fou un peu de la voir m'insulter de tous les noms qui lui passe par la tête. Ca finira par lui passer, je la connais quand même.

Elle commence à respirer normalement, je dirais même qu'elle commence à se calmer. Ca me rassure parce que j'ai l'impression que la rousse allait faire un arrête cardiaque. C'est là que j'ai l'impression que ça devient sérieux, qu'on va quelque part dans la conversation. « On… on m’a… » Fini les insultes, fini les cris. C'est comme si elle avait compris que je n'étais pas là pour l'ennuyer mais juste pour savoir ce qui n'allait pas. Puis je ne suis pas du genre à croire au hasard et si je suis arrivé ici, je suis presque sûr que c'est pour une raison. « Ça peut faire tellement mal que l’on ne peut plus vouloir vivre. » Ce n'est pas le genre de phrase que j'aime entendre de la bouche de quelqu'un. « Comment ça ? » m'inquiétais-je, sans pour autant aller plus loin. « T’es content de le savoir, hein? Je ne vais pas bien. Ça te fait te sentir mieux? » La Vaughan me fatigue, pour de bon. Toujours à vouloir rejeter les autres, toujours à vouloir faire comme si le poids du monde lui tombait dessus alors qu'en fait, il suffirait qu'elle discute un peu pour au moins essayer d'aller mieux. « Arrête un peu de rejeter les gens qui se tracassent pour toi. » dis-je sur un ton beaucoup plus calme. « Continue Seren .. Tu sais que je suis le dernier qui va te juger. » tentais-je, appréhendant sa réaction. Soit elle va encore me crier dessus, soit elle va se confier un peu. Et je ne parierais pas sur ça.

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MessageSujet: Re: I am not okay. It is not all right. [PV Malone] Jeu 24 Nov - 21:54

Je sais qu’il le fait pour me provoquer. Pleinement. Ce n’est pas dissimulé. Ce n’est pas diminué : c’est là comme une évidence. Il me cherche. À le faire si bien que cela, il me trouvera. Parce qu’après le rire – bien réel – qu’il a après que le DVD le rate, on dirait qu’il n’a pas compris que je suis une bombe sur le bord de l’implosion. Chaque seconde pendant laquelle je me contiens me demande un effort qui est quasiment surhumain. L’absence des contacts de ses derniers mois ne m’a pas aidé à contrecarrer la peur qui avait grandi au fond de moins alimentée par l’amertume et la frustration. Et le fait qu’il trouve pertinent de réduire sans savoir ce que j’ai vécu à un "petit soucis" comme un autre, comme ceux que traversent tous les adolescents me donne pratiquement la nausée.

Je me retiens de gueuler sur le coup que ce n’est pas rien. Ce n’est pas un petit souci comme l’est mon homosexualité – celui-là, j’étais même prête à admettre que je m’en faisais un peu trop pour rien. Le monde ne s’était pas arrêter d’un coup sec quand elle avait été dévoilée sans tambour ni trompette. Les rares gens que j’avais mis au courant avant d’exploser et de me transformer en fantôme de moi-même ne m’avaient pas rejeté pour mes préférences. Billie peut-être mais c’était plus une jalousie envers le fait que la vraiment-saoule-moi avait trouvé bon lancé ça dans les oreilles de son frère avant les siens.

Non… cette fois-ci, j’avais vraiment l’impression d’être morte à l’intérieur. C’était une créature silencieuse qui s’est installée dans mes entraves et qui me grugeait de l’intérieur. Un détraqueur qui aspirait toute forme d’espoir jusqu’à me laisser vide comme une poupée de cire. C’était le monstre qui vivait en dessous de mon lit quand j’étais petite. Sauf que cette fois-ci, mon père avec ses paroles de chevalier n’était pas là pour le renvoyer purger sa peine aux oubliettes de mes cauchemars les plus terribles.

Craindre le nom d’une chose ne fait que rajouter au poids de cette chose. Mentionner le nom me faisait encore plus peur que tout ce que j’avais vécu comme merde au courant de la dernière année. Mon corps tout entier tremblait alors que je ramassais des miettes de forces pour être capable de mettre des mots en un ordre au minimum logique. Former une phrase porteuse de sens ne devait pas être si compliquer que ça. Je peinais à le croire.

Je les rejetais pour une raison les gens qui m’entouraient et qui se tracassaient pour moi. Le monstre qui picorait dans ma personnalité jusqu’à me rendre comme une pâle imitation de la femme que j’avais un jour été finirait par les contaminer aussi. Parler me ferait me sentir mieux. Le continue calme poussa un seul mot à l’extérieur de mes lèvres.

Il avait presque réussi à me convaincre que ça irait mieux si je le laissais sortir. « violée… » Six lettres qui m’arrachèrent presque automatiquement une plainte de douleur et un grand sanglot. Ça faisait mal. Tellement mais tellement mal. Une douleur puissante qui te tord les entrailles. Un goût amer de bile qui remonte dans la gorge mais que je retiens péniblement à l’intérieur. Ce qui me marqua aussi fut le goût salé de mes larmes et le son de mon sanglot déchirant comme celui d’un animal blessé qui craquait sous l’aveu. Le poids de la honte qui me rattrapait pour me plaquer au sol… toujours aussi amer.

Parler ne faisait pas de bien. Juste ces six lettres mis une après l’autre sans que je sois capable de les compléter avec autre chose me donnait l’impression que l’on tordait mes boyaux jusqu’à obtenir une purée. Parler me donnait l’impression que je mourrais encore un peu plus qu’autrefois. J’enfouis mon visage à l’intérieur de mes coudes et de mes mains. La douleur comme un coup qui me tuait peu à peu. Je me sentais si… si petite. Ma voix n’est qu’un mince filet de panique maintenant. « Je voulais pas… J’ai dit non. »

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I am not okay. It is not all right. [PV Malone]

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