AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptyVen 9 Sep - 20:01

no easy love could ever make me feel the same
No easy love could ever make me feel the same I know I could lie but I won't lie to you wherever I go, you're the ghost in the room I don't even try looking for something new cause wherever I go, I'll be looking for you ◘ one republic



Je te déçois une fois de plus. Je te fais du mal et je ruine ta vie. Je reviens et ne suis pas capable de rendre les choses plus belles. Je suis l'ombre négative, le mauvais souvenir. Mais quoi qu'il en soit je t'aime. Mes paupières sont lourdes et j'ai l'impression de repousser une montagne à la force des cils, mais je parviens malgré tout à ouvrir les yeux. La lumière m'ébloui, me blesse la rétine et me force à replonger dans le noir. Je m'y reprends à trois fois avant de garder définitivement les yeux ouverts, habituant petit à petit ceux-ci à la lumière du jour réfléchie sur les murs blancs de la pièce. Une chambre d’hôpital, il ne me fallut pas longtemps pour le comprendre. D'abord grâce à l'odeur de propreté excessive et chimique. Ensuite parce que j'avais beau être imbibée d'alcool, je me souviens encore la scène de ce matin devant chez Rafael. Je suppose que c'était ce matin, aucun indice dans la pièce ne peut me renseigner. Je tente de tourner la tête pour observer plus en détails l'endroit dans lequel je me trouve, mais ma nuque est terriblement douloureuse et une orthèse me maintient le visage bien droit. Un gémissement m'échappe tandis que j'essaye de me redresser. Corps endolori et membres douloureux. Malgré la souffrance infligée par le moindre mouvement, je me force à contracter chacun de mes muscles pour m'assurer que je n'ai pas perdu l'usage d'une jambe ou la sensibilité d'une main ou un quelconque autre problème d'envergure. Visiblement rien de trop inquiétant. Je me détends et repense à l'incident. Rien de très grave, mes souvenirs ne sont pas erronés, mais le choc fut malgré tout conséquent. Suffisamment pour me faire perdre connaissance et m’effondrer sur l'air-bag tout juste déployé. Je ne parviens plus à me remémorer un quelconque cri, un quelconque visage. Mais une chose est clairement ancrée dans ma mémoire: C’est... Faith. Mon ex. prononcé d'une voix on ne peut plus lasse, par la femme que j’aime. C'est en quelque sorte la raison pour laquelle j'ai foncé tout droit dans un arbre. Pas volontairement, j'ai bien trop peur de la suite que pour en finir, même si je n'avais plus aucun espoir, plus aucune raison d'aller de l’avant. Mais mes sens étaient déjà inhibés par 6 shots de vodka et quelques bières, et le cocktail détonnant de rage et de tristesse qu'ont déclenchés les quelques mots de Rylee, eu raison de moi.

J'entends des pas dans le couloir et fixe avec intensité la porte comme si cela pouvait avoir une quelconque influence sur la trajectoire de l'inconnu. Comme si cela pouvait l'inciter à venir occuper mes pensées, empêchant les sombres pensées qui menacent, d'envahir mon esprit. Mais rien n'y fait et les coups de talons sur le sol de caoutchouc s'éloignent lentement. Mais c'est alors qu'une petite toux résonne, provenant du coin de la chambre auquel mon regard n'a pas accès à cause de l'atèle qui me retient immobile. Je ne suis donc pas seule et je n'arrive même pas à identifier la personne présente. Un léger frisson me parcourt le dos, crainte inconsciente et frustration. La sensation que cause un handicap et à laquelle je ne devrai sans doute être confrontée que le temps de ma convalescence. Sensation qui hante le quotidien de mes patients. Et c'est avec une pensée pour eux que j'articule du mieux que je peux, la gorge contusionnée Qui est là?



made by pandora.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptyVen 9 Sep - 20:30

Le fracas de la voiture contre l’arbre, en face. Le cri de Rafael, t’ordonnant d’appeler les secours. L’attente. Le corps inanimé de Faith. Les sirènes, avec les lumières qui s’alternent. Les curieux, qui venaient voir l’étendue des dégâts. Tes larmes, tandis que tu paniquais à l’idée qu’elle ne puisse pas se réveiller. Tout ça, ce furent les événements, juste après l’accident. Elle qui venait à peine d’entrer dans ta vie à nouveau, voilà qu’elle avait tenté de s’enfuir de manière violente. Au point qu’elle fut rattrapée par un choc, l’empêchant de se détourner de toi. Radicalement. Personne ne s’y attendait. Que ce soit parce qu’elle s’était encastrée dans un vieux chêne ou que ce soit parce qu’elle était venue se cacher en face de ton petit-ami, prête à l’espionner pour découvrir une quelconque information à son sujet.

Tu n’avais pas réfléchi longtemps. Tu avais contacté ses parents, pour les avertir, ainsi que son frère. Puis, tu étais montée dans l’ambulance qui allait l’emmener dans une unité de soins. Rafael te laissa y aller seule. Il n’avait pas vraiment sa place dans cet « incident » et il devait se reposer, pour reprendre son service. Aussitôt, tu l’embrassas furtivement sur la bouche et tu partis avec elle dans un véhicule qui te donnait la nausée, annonçant parfois des drames.

D’abord, ils devaient effectuer des examens pour être sûre qu’elle n’avait rien d’irréparable. L’impact n’avait pas paru d’une violence inouïe, à première vue, même s’il ne fallait pas négliger son état de santé. Toi, tu étais restée assise dans la salle d’attente et les couloirs, t’appuyant où tu le pouvais. Les minutes te paraissaient durer des heures. Et les heures, elles, étaient une éternité. Les nouvelles tombaient gentiment, aux gouttes à gouttes. Lorsque les médecins annoncèrent au père de Faith – le seul des deux parents présent – qu’elle n’avait rien de grave, tu fus soulagée. Silencieux, vous ne parliez pas. Il avait l’air aussi gêné que toi. La seule fois où tu ouvris la bouche, ce fut pour lui proposer un thé chaud. Il accepta et tu ramenas une tasse dans la chambre de sa fille, toujours inanimée. Elle n’était pas dans le coma, juste tombée dans les pommes.

Sans surprise, elle avait ingurgité de l’alcool. Trop, visiblement, puisque des traces demeuraient dans son organisme. Tu avais espéré pour elle que cet élément ne soit pas relevé. Hélas, elle devra sûrement en payer les conséquences par la suite. Peut-être un retrait de permis et une amende. Tu soupiras, peu enclin à écouter les bavardages de l’infirmière chargée des contrôles à effectuer régulièrement.

Le temps s’écoula, lentement. Le père de Faith, qui fut assez proche de toi par le passé, semblait épuisé. Tu lui proposas de garder un œil sur elle, pendant qu’il allait se reposer à la maison et donner des nouvelles à ses proches – surtout à son fils, qui était sans doute plus concerné que sa propre femme, qui n’avait jamais su apprécier sa fille à sa juste valeur. Il accepta et s’éclipsa, les yeux remplis de chagrins et de questions sans réponse.

Tu pris place sur une chaise, dans la pénombre. Tu veillas sur elle, au mieux, en t’occupant avec des lectures ennuyeuses et ton smartphone. Rafael prit de ses nouvelles – ce qui te fit plaisir. Pourtant, tu ne pouvais t’empêcher d’être profondément attristée. La colère étant redescendue – ainsi que la surprise de vos retrouvailles – tu réalisais à quel point elle demeurait une femme importante à ta vie. Avoir failli la perdre, définitivement, t’avait rendue plus lucide. Plus effrayée, aussi.

Tandis que tu regardais l’extérieur par la fenêtre, tu entends une voix. Faible et rocailleuse, douloureuse. Tu tournes le visage, étonnée. Elle est réveillée ! Un sourire naît sur tes lèvres, tandis que tu te rapproches de son lit. « C’est moi. Rylee. » Dis-tu, pour la rassurer, tandis que tu arrives enfin à sa hauteur. Tu vois son visage, avec son cou immobilisé. Elle semble souffrir un peu. Ca te provoque une certaine souffrance de la voir dans cet état. Tu aurais aimé qu’elle n’ait rien du tout, plutôt que de la voir allongée dans ce lit. Dans cet endroit si glauque. Morbide. « Tu as eu un accident, avec ta voiture. » Expliques-tu, au cas où ses souvenirs ne lui seraient pas revenus. Il ne faudrait pas qu’elle panique de se retrouver ici. Evidemment, tu lui épargnes les détails. Ta voix est plutôt douce, calme. Tu te veux rassurante. « Comment tu te sens ? » Lui demandes-tu, en posant instinctivement ta main sur son bras dénudé. Tu ne remarques même pas ton geste, survenu naturellement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptyVen 9 Sep - 22:43

no easy love could ever make me feel the same
No easy love could ever make me feel the same I know I could lie but I won't lie to you wherever I go, you're the ghost in the room I don't even try looking for something new cause wherever I go, I'll be looking for you ◘ one republic



Quand je pense qu'il y a quelques heures encore j'étais confiante, sûre de mes capacités, habituée à la conduite sous l'emprise de l'alcool, persuadée que je gérerais une fois de plus. C'est sans doute là mon plus grand défaut, à force de ne compter que sur moi même, je finis par trop me faire confiance. Cela ne relève pas de la vantardise, je n'ai guère pour habitude d'afficher et de scander mes mérites, mais intimement, j'ai tendance à connaitre par cœur mes limites et à me reposer sur des lauriers qui sont plus fragiles que je le crois. Preuve en est que ce talent pour conduire avec un taux d'alcool notable dans le sang, m'a fait faux bon une fois mêlé à la tristesse. Et c'est ainsi que je me retrouve clouée au lit, à souffrir un corps meurtri et une âme alourdie de culpabilité, en plus du reste. J'en viendrais presque à me demander si je n'aurais pas mieux fait de rester hors du territoire anglais, profitant d'une vie paisible loin des préoccupations du quotidien. Mais cela aurait signifié ne plus revoir Rylee, et c'était inenvisageable. D'ailleurs, poser un regard sur elle et entendre sa voix avait suffit à me convaincre que j'avais fait le bon choix en revenant. Notre entre-vue, même si elle avait été faite de cris et de reproches, valait tous les voyages que j'avais pu faire. Rien n'a plus d'importance à mes yeux que la jeune Baxter. Et un accident de voiture pour ses beaux yeux, ce n'était pas cher payé. D'ailleurs, en parlant d'elle, c'est sa silhouette qui approche au moment où je reprends connaissance. Elle semble fébrile. Un peu hésitante comme si j'étais devenue un être de porcelaine. Un peu excitée de réaliser que je suis de retour parmi les vivants. Un peu gênée de me voir affaiblie et souffrante. Finalement elle est dans l'état normal d'un individu au chevet d'une personne qui lui est chère. Cet accident aura donc eu un avantage: me démontrer que j'importe toujours à ses yeux.

Rylee se poste à coté de moi et une fois encore je trouve la situation fort ironique. Il n'y a pas longtemps que nous échangions des paroles dures et distantes, et voilà qu'elle me tient compagnie et cherche à prendre soin de moi. J'en viendrais presque à bénir cet accident de nous donner une seconde chance. Je ne sais pas dans quelles circonstances nous nous serions revues si mon départ avait été une réussite. En tous cas, nous aurions difficilement eu une meilleure occasion que celle-ci pour réaliser des retrouvailles calmes et positives. Comme elle m'explique rapidement la situation, je fais signe de la tête que je sais ce qui m'est arrivé. J'ai réalisé en demandant à la personne présente de se montrer, que si ma voix est rauque et l'articulation douloureuse, il ne me faudra pas longtemps pour retrouver une plaine possession des mes capacités de diction. Dès lors, je pourrais très bien parler. Mais j'ai trop honte de ce qui s'est passé, et surtout trop peur de la faire fuir ou de la dresser à nouveau contre moi, avec des paroles inappropriées. Mais lorsqu'elle me demande comment je me sens, je n'ai pas d'autre choix que de répondre. Je ne veux pas dire d'erreur et pèse donc mes mots. Je n'ai plus l'alcool comme excuse et si je la blesse ou l'ennuie, elle n'aura que peu de scrupules à tourner les talons. Spontanément j'aurais envie de dire que je me sens bien puisqu'elle est à mes cotés. Mais je crains de lui faire peur avec ces paroles. Surtout que si Rafael n'est pas là -ce qui semble être le cas- elle va vouloir s'éclipser et le rejoindre pour se rassurer dans ses bras. En effet, je la connais, et fidèle comme elle est, des compliments lui paraîtraient déjà trop osés. Je pourrais donner une réponse bidon, selon laquelle ça passe même si j'ai mal à peu près partout. Mais nous nous sommes aimées deux années durant et je refuse que nous nous parlions comme si nous n'étions que de simples connaissances! Alors je me laisse aller à quelque chose de plus osé en espérant parvenir à la garder près de moi un instant encore.

Tu te souviens la semaine que nous avions passé à dormir à la belle étoile et à randonner en Ecosse? Il y eu cette nuit où nous avons dormi...et pas seulement ajoutais je en baissant les yeux, doutant que prendre cet exemple fut judicieux sur un sol de petits cailloux. Nos corps étaient sacrément endoloris le lendemain matin...je pense être 5 fois plus en morceaux que cette fois là conclus-je avec un sourire qui ne parvint pas à être autre chose que fataliste.



made by pandora.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptyVen 16 Sep - 14:05

Elle était là, allongée. Son corps devait sûrement être très douloureux, étant donné la faiblesse de sa voix, quelques instants auparavant. Tu la regardes, entre le soulagement et la crainte. Tu avais failli la perdre définitivement. Dans ton esprit, tu te sens chamboulée. Face à la mort, vos querelles te semblaient inutiles. Futiles. Elles t’étaient effacées, tandis que ton anxiété avait pris le dessus. Alors, avec une douceur extrême, tu pris place à ses côtés en touchant son bras – geste de proximité que jamais tu n’aurais autorisé autrefois. Pas depuis votre rupture. Tandis qu’elle t’observe, tu t’octroies de t’asseoir sur une chaise, que tu places près d’elle. Histoire d’être à sa hauteur, plus confortablement. Tu lui souris, espérant lui procurer un peu de réconfort malgré son état déplorable. Puis, tu lui demandes comment elle se sent. Parce qu’elle souffre peut-être plus qu’elle n’y paraît. Si les blessures sont superficielles, elles demeurent présentes et bien réelles. Tu n’es pas médecin, tu ne saurais juger. D’autant qu’elle doit être sous antidouleurs, probablement.

Elle te répond alors, évoquant un vieux souvenir – plutôt agréable. Tu te remémoras chaque détail, y compris la sensation le lendemain matin. Tu étais endolorie de partout, mais tu ne te sentais pas mal. Parce qu’elle était présente. Parce que, du coup, ça n’avait aucune importance que ton corps soit dans cet état-là. Tu esquisses un sourire du coin des lèvres, tandis que tes yeux fixaient un point imaginaire, perdue dans tes songes. « Je vois. » En revenant au présent, tu te rendis compte de ton manque de lucidité et tu revins sur Terre aussitôt. La réalité était moins agréable. Vous n’étiez plus ensemble. Vous n’aviez pas dormi à la belle étoile. Non. Faith avait eu un accident de voiture – dont tu te sentais en partie responsable. Cela te provoqua un pincement au cœur. « Heureusement, tu vas t’en remettre. » Constatas-tu, avec un brin d’espoir, tout en gardant ta main sur son bras. Tout finirait par s’arranger. Dans quelques heures, voir quelques jours, elle serait libre de sortir de cet endroit.

« Je vais sonner, histoire que le médecin puisse t’examiner. » Expliquas-tu en te redressant, coupant votre contact de peau à peau. Tu appuyas alors sur la fameuse sonnette, au-dessus de son lit, pour qu’une infirmière soit prévenue de son réveil et qu’elle puisse demander à un confrère plus expérimenté de procéder à l’examen habituel. Tu te rassieds alors sur ta chaise, avec un sourire léger. Tu ne sais pas comment te comporter, dans un cas pareil. Quoiqu’il en soit, tu n’as pas reposé ta main sur son bras.

« Ton père était là. Je lui ai dit d’aller se reposer. Tu veux lui écrire un message avec mon téléphone ? Le tien est cassé. » Demandes-tu, espérant ainsi qu’elle comprenne qu’elle n’avait pas été laissée seule depuis son arrivée, il y a quelques heures. Dans l’accident, son téléphone avait roulé sur le sol et il avait été piétiné dans la cohue. « Ton frère voulait venir, évidemment. Mais il ne pouvait pas se libérer tout de suite. » Dis-tu. Elle avait toujours été très proche de la gente masculine de sa famille, mais pas du tout de sa mère – qui, à ton sens, te rappelait étrangement ton géniteur. « Ils étaient bouleversés. » Murmures-tu. Tu ne parles pas de toi, évidemment. Tu ne veux pas lui dire à quel point tu avais eu peur. Ceci dit, si cela n’avait pas été le cas, tu ne serais pas présente. Quoiqu’il en soit, tu l’envies un peu d’avoir eu deux membres de sa famille à ses côtés. Faith l’ignore, mais tes parents divorcent à l’heure actuelle. Ton père vous a trahis – tu ne l’as su que trois mois après votre rupture – et il vit désormais avec « son autre femme et leurs trois enfants ». Il ne reviendra jamais. Quant à ta mère… elle est dépressive et alcoolique. Rien de glorieux. Et, sans doute qu’elle ne remarquerait même pas ton absence – trop imbibée d’alcool du matin au soir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptySam 24 Sep - 11:56

[size=31]no easy love could ever make me feel the same[/size]
No easy love could ever make me feel the same I know I could lie but I won't lie to you wherever I go, you're the ghost in the room I don't even try looking for something new cause wherever I go, I'll be looking for you ◘ one republic



Évoquer ce souvenir me procure une sensation de plénitude totale. Au fil de la description de nos vacances en Ecosse, je me sens glisser dans un monde de coton et de plaisir. La douceur et la frénésie de ces moments que nous partagions elle et moi. Je me retrouve, le temps d'un instant, replongée au cœur de notre relation, à cette époque où tout n'était que splendeur à nos yeux, et où la noirceur n'avait pas de place. Sous ses doigts, tous les maux s’effaçaient, toutes les laideurs devenaient de l'or et les blessures cicatrisaient. Elle avait guérit chacun de mes maux et embellit mon quotidien. Elle m'avait rendu goût à une vie palpitante et sulfureuse. Elle avait chassé ce besoin que j'avais d'oublier et d'être en perpétuel changement. Et je crois, sans être trop égocentrique, lui avoir fait tout autant de bien. Elle n'avait pas le même passé que moi, nous n'avions pas les mêmes personnalités, mais l'une et l'autre, nous avions besoin de repartir de zéro. C'est ce que notre relation nous avait offert. Je vais sonner, histoire que le médecin puisse t’examiner. Sa main quitte mon bras et je retombe brutalement sur terre. La réalité me saute au visage et me force à comprendre que le présent est à des milliers d'années de la belle époque que je contais. J'aurai voulu l'empêcher d'appeler le corps médical, lui proposer que nous ne restions qu'elle et moi encore un moment, mais il est trop tard, elle a déjà enfoncé la sonnette. Et de toute façon, je n'aurai pas eu la force de la retenir. J'ai l'impression que la moindre initiative que je prendrai, s'avérera être une mauvaise décision. Il faut dire que dans le climat sous lequel je vis depuis près de deux semaines, tous mes choix passés se révèlent être des erreurs.

Alors qu'elle se rassied, j'ai le souffle coupé le temps de réaliser que non, elle ne renouera pas le contact physique. Nous qui étions si tactiles par le passé ne nous sommes touchées que deux fois depuis que nous nous sommes retrouvées. Un détail de plus qui s'ajoute à la longue liste des choses qui se sont envolées en poussière au moment où j'ai claqué la porte de notre appartement il y a un peu moins de deux ans. Le temps de prendre mon courage à deux mains et de me décider à caresser son visage, Rylee prend la parole. J'avorte donc mon projet et me contente d'écouter ce qu'elle a à me dire. Elle parle de mon père et je ne peux retenir un léger ricanement. C'est fou comme depuis mon départ il avait soudain trouvé un intérêt en ma personne. Peut-être avait-il réalisé que je n'étais pas si fade et inutile que ce qu'il n'avait eu de cesse de me répéter durant mon adolescence. Je voudrais lui expliquer la situation, lui dire que non je ne le contacterai pas parce que son hypocrisie m’écœurait au plus haut point, que sa présence ici n'était rien de plus qu'une occasion de se pavaner, de montrer que lui il avait été de l'avant et était toujours un homme respectable contrairement à son épouse. Mais Rylee aborde déjà Adriel et je m'adoucis alors. Mon frère me manque, et il est vrai qu'en cet instant, sa présence aurait été un soutien fort apprécié. Elle conclut sur un Ils étaient bouleversés  et je décide que ce n'est pas le moment de la confronter à mes problèmes de famille. Lui faire pitié ne me parait pas une bonne option, car c'est sans doute la raison pour laquelle elle reste à mon chevet, et je préférerais que cela soit parce qu'elle tient toujours à moi.

J'irai les voir au sortir de l’hôpital, mais là je n'ai pas vraiment la tête à les contacter...déclarais-je pour neutraliser les jeux. Elle ne parle pas de ce qu'elle ressent, semble perdue dans ses pensées, et j'imagine fort bien qu'elle pense à Rafael. Je ne peux pas lui en vouloir, à ses yeux il serait plus logique qu'un de mes parents me tiennent compagnie plutôt qu'elle, mon ex qui m'en veut cruellement. Et parce que son bonheur importe plus que le mien, je me décide à prononcer de douloureuses paroles. Tu sais, le médecin ne va surement pas tarder, tu peux partir! C'est très gentil d'être restée à mon chevet, mais j'en connais un qui ne doit pas apprécier que tu reste à mes cotés... conclus-je avec un clin d’œil entre complice et amusé.


made by pandora.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptyJeu 13 Oct - 16:33

Il est difficile de savoir, pour toi, ce que tu ressens précisément en ce moment-même où elle ouvre enfin les yeux. Tous tes sentiments mitigés semblent s’être apaisés, bien qu’ils te brûlent encore l’intérieur. Ton cerveau, en ébullition lors de son apparition soudaine devant chez Rafael, a l’air de se moquer complètement de la souffrance que ton cœur éprouvait autrefois, lorsque Faith avait choisi de t’abandonner lâchement, du jour au lendemain. Il ne résidait en toi que la peur constante de la perdre définitivement. Et maintenant, tu avais la certitude qu’elle était bien vivante et qu’elle ne pourrait pas disparaître dans un cercueil de sitôt, comme ton esprit tordu avait pu te le suggérer. Le soulagement s’empara de toi avec efficacité. Tout ton corps se décontracta et tu retrouvas bien vite des vieux réflexes, notamment pour prévenir le docteur que la jeune femme avait décidé de réapparaître – une nouvelle fois.

Après quelques mots échangés, notamment sur la famille de cette dernière et leur incapacité à la retrouver – en dehors de son père et de la volonté de son frère – tu marquas un temps de pause. Elle semblait quelque peu déçue. Tu pouvais le lire dans ses yeux. Malgré ce qu’elle prétendait, Faith ne pouvait pas totalement se détacher de ce manque d’amour cruel à son égard. Toi plus que quiconque savait de quoi il en retournait. Après tout, Richard Baxter n’avait-il pas déserté quelques temps plus tôt pour rejoindre son « autre famille » ? Néanmoins, cette information n’était pas au goût du jour et tu ne tenais pas à l’évoquer auprès de ton ancienne petite-amie. Aussi, elle prétexta vouloir uniquement les appeler lorsqu’elle sortirait de cet endroit si glauque. Tu hochas la tête, d’un air entendu. « Je comprends. » Plus qu’elle ne pouvait se l’imaginer.

Le silence s’installe entre vous. Si, autrefois, vous n’aviez pas besoin de mots pour vous comprendre, tu dois avouer que tu ne sais plus ce que pense Faith en cet instant. De plus, elle doit être encore sonnée par son accident et son abrupt retour, qui la réveilla pour de bon. Alors tu l’observes, sans savoir quoi lui dire, le cœur déchiré de la voir dans un si piteux état physique. Elle finit par briser ce qui était si gênant entre vous. Perdue dans tes pensées, tu ne réalisas même pas de qui elle parlait, dans un premier temps. « Qui ça ? » Demandas-tu tout haut – chose que tu aurais pu éviter. Hélas, c’est sorti de ta bouche et tu ne réalises qu’ensuite qu’elle évoque Rafael, ton petit-ami. Tu tentes de te reprendre, aussitôt. « Oh… » Emets-tu. Ceci dit, tu ne trouves rien à argumenter. Tu n’as aucune idée de si Rafael saura se montre compréhensif ou non. Et puis, d’une certaine façon, tu t’en moques. Toi aussi, tu dois composer avec son ancienne fiancée, la mère de son fils, qui ne cesse de lui tourner autours comme un rapace. Alors, il peut bien comprendre ta présence au chevet de celle qui avait partagé ta vie à une autre époque.

Tu la regardes, déposant ta main sur son bras – relançant ce contact physique qui vous faisait défaut quelques secondes plus tôt. « Je peux encore attendre que le médecin arrive. Je préfère m’assurer que tout va bien… » Dis-tu, démontrant alors ton attachement toujours présent pour elle. En dépit de votre rupture violente, tu ne pouvais pas rayer cette femme de ta vie de façon définitive. Pas comme ça. Pas tandis qu’elle était allongée dans un lit d’hôpital. Tu essaies alors de lire sur son visage ce qu’elle peut éprouver. « Est-ce que… tu vas rester dans le coin ? » Risques-tu de demander. Une question qui te brûlait les lèvres depuis quelques temps, déjà. Depuis le moment-même où elle était réapparue d’entre les fantômes de ton passé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  EmptyDim 4 Déc - 22:15

no easy love could ever make me feel the same
No easy love could ever make me feel the same I know I could lie but I won't lie to you wherever I go, you're the ghost in the room I don't even try looking for something new cause wherever I go, I'll be looking for you ◘ one republic



On avait souvent pris le temps de ne rien faire. Je me souviens bien ces weekends que nous passions à simplement nous regarder. Retser allongées, contempler la pluie ruisselant le long des fenêtres, écouter le chant des oiseaux ou un des cds de notre grande collection. Rien de plus, rien de moins que de longs moments de paix. Nous avions toutes deux un besoin pressant de nous isoler de cette existence puissante et nerveuse qu'est celle de la vie active. Malgré que nous n'habitions qu'une petit village et non un grande ville, nous nous sentions trop enchâssées et entourées de responsabilités. Alors nous nous aménagions ces moments hors du temps, hors de la réalité. Juste elle et moi et la douceur d'une éphémère vie de bohème. J'avais, avant notre rencontre, un besoin constant de mouvement: jobs variés, partenaires variés, squats variés. Telle était ma vie et je craignais les instants d'immobilité, fuyant l'ennui comme la peste. Mais j'ai compris, à ses cotés, que le silence peut avoir un sens, que du repos peut ressortir quelque chose, que de l'immobilité peut découler tout un monde à explorer.

Pourtant, parler de son départ, envisager me retrouver seule avec la blancheur éclatante et le silence profond de cette chambre, seule avec ma douleur et mes regrets, cela me terrifie. Pire que cela, je serais prête à claudiquer fébrilement à sa suite simplement pour ne pas la perdre de vue. Parce que c'est bien là que réside le problème: j'ai appris la valeur du silence et de l'apaisement...à ses cotés. Sans elle, plus rien n'a véritablement de valeur de toute façon. Cependant, je suis sincère lorsque je lui conseille, pour le bien de son couple, de rejoindre Rafael au lieu de rester à mon chevet. J'aborde à peine son nouveau compagnon que son visage m’apparaît. Pas mal foutu son homme. Pas à mon gout - et je ne dis pas cela parce que j'aime les filles, la tendance hétéro de mon adolescence ne s'est pas évaporée -, mais indéniablement il est mignon. Et puis, il a ce regard bienveillant et une attitude séduisante. Mais dès à présent, il est mon rival. J'ai beau aimer Rylee plus que tout au monde, je ne peux l'imaginer aux cotés d'un autre, même si elle y est heureuse. Et puis d'ailleurs, je ne pense pas qu'il puisse la combler autant que je le faisais. C'est loin d'être de l'égocentrisme, seulement nous avions une relation unique. Une complicité qu'elle ne pourrait avoir personne d'autre. Nous étions faites l'une pour l'autre.

Cette sensation que je ne pourrais plus rien faire d'autre que des erreurs...Je la connais bien cette sensation. Un peu trop si vous voulez mon avis. Avant Rylee, elle était mon quotidien: mon frère faisait tout fort bien, et moi je n'étais que le point sombre de notre prestigieuse famille. Ma belle demoiselle avait ouvert la voie à une confiance en moi, à un bien être et à une joie de vivre tout nouveaux pour moi. Mais me trouver face à celle qui m'avait rendue heureuse en ne parvenant plus qu'à la décevoir, cela me brise le cœur. Alors voilà pourquoi je lu conseille de partir. Parce que même si je n'admettrai jamais qu'elle soit avec un autre, je ne me sens plus digne d'elle. Plus pour l'instant en tous cas. Le déchet que je suis, immobilisée dans ce lit d’hôpital à cause de l'alcool et de la jalousie, ne peut prétendre conquérir pour le cœur de cet ange. Il me semblait d'ailleurs qu'elle avait admis que je ne lui apporterais plus rien de bon, et qu'elle tournerait les talons sans plus jamais venir à moi. Mais la voilà pourtant qui prononce ces mots si doux à mon cœur:" Je peux encore attendre que le médecin arrive. Je préfère m’assurer que tout va bien… " Je crois revivre. Littéralement. Ce cauchemar entamée ce matin par ma faute, cette impression de la perdre sans possibilité de retour en arrière, cette sensation qu'elle avait tiré un trait sur moi...Tout s’évapore en un instant et l'espoir m'envahit à nouveau. Ce même espoir qui m'avait poussé à quitter ma plage ensoleillée où je commençais à me sentir chez moi, pour reconquérir ma belle. Je cherche que répondre mais mes pensées sont trop vaporeuses pour trouver une formulation rationnelle à des remerciements que je veux chaleureux. Posant sa main sur mon bras, elle renoue ce contact qui me manquait tant, et je ne crois pas qu'elle s'en rende compte, mais me mène à l'extase en articulant cette toute petite question. Est-ce que… tu vas rester dans le coin ?

Trop heureuse, je ne contrôle plus véritablement mes actes, mes paroles et bien moins mes pensées. Je l'aime cette femme et savoir qu'elle tient encore à moi, ne serais-ce que d'une façon infime, cela suffit à me faire oublier les blessures de mon corps et les cicatrices de mon âme creusées progressivement par l'erreur que fut mon départ. Creusées plus profondément et soudainement lorsque j'ai vu un autre la faire sourire comme je parvenais à le faire il y a deux ans. Instinctivement je glisse délicatement sa main dans la mienne et l'attire à mes lèvres. Posant un court baiser sur le dos de sa main, je lève les yeux vers elle afin de capter son regard. J'ai l'impression d'agir à la fois trop vite comme si je voulais apprivoiser un animal sauvage, et d'un autre coté il est douloureux de ne plus pouvoir posséder ses lèvres, parcourir son corps ou parler librement.

Je refuse de te mentir. Du coup je dois bien admettre que je ne suis revenue que pour toi. Mon regard se fait alors fuyant. Ce n'est pas que je n'assume pas ce choix, loin de là, simplement je réalise l'impact que cela peut avoir sur elle. Je crains qu'elle l’envisage sous la forme du coup tu ne nous laissera pas en paix Rafael et moi. Alors pour ne pas l'effrayer je modère mes propos. J'ai pour projet d'ouvrir un cabinet de consultation, déménager de chez mon frère à un appart' sans doute moins douillet mais où je serai seule et où je ne m'incrusterais pas dans un ménage, renouer des liens dans Tenby car j'en ai perdu beaucoup en partant...De bêtes petites choses, le temps de trouver un nouveau but à ma vie Je cherche par ces derniers mots à la rassurer, je ne m'acharnerai pas à vouloir reconstruire notre couple. Je ne crois pas avoir tenté de m'en convaincre ne serais-ce qu'un instant mais si elle le croit, cela me suffit. Du coup la réponse est oui, je reste...cela te convient? Osais-je tout de même.


made by pandora.




Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty
MessageSujet: Re: no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith  Empty

Revenir en haut Aller en bas

no easy love could ever make me feel the same ◘ Rylaith

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-