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Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre.

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MessageSujet: Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre. Jeu 1 Sep - 23:51

Je savais bien que je n’étais pas la personne la plus irréprochable qui soit, ni la plus rigoureuse d’ailleurs. Cependant, quand venait le temps de me rendre à un entraînement d’équitation au ranch, jamais je n’étais en retard. Il n’était même pas nécessaire de me rappeler à quelle heure était mon entraînement, à quelle heure je devais être prête pour arriver à l’heure, rien de tout cela. Pour l’école, c’était une autre histoire, mais bon, celle-ci n’avait pas besoin d’être évoquée en cette journée où je n’avais pas cours et où je pourrais passer autant de temps que je le souhaitais en compagnie de Wildfire, ce qui n’était certainement pas de refus pour le coup. En effet, suite à tout ce qui s’était passé ces derniers temps, je m’étais éloignée à contrecoeur de ce qui me passionnait tant. Entre le voyage en Allemagne, le rattrapage que j’avais dû faire au lycée, tout m’avait paru me tomber sur la tête d’un seul coup. Je commençais tout juste à émerger que là, je ne pouvais pas me permettre une journée toute simple et bien tranquille au ranch. Pourquoi ? Parce que sans que je ne comprenne pourquoi, ma mère m’avait demandé d’être prête presqu’une heure avant l’heure prévue, sans me donner de raison. Évidemment, j’avais protesté dans un premier temps, parce que je ne savais pas ce que je ferais pendant trois quarts d’heure. J’étais même allée jusqu’à lui demander si c’était pour faire des courses avant, et que si oui, elle pourrait les faire elle-même et que de mon côté, je pourrais me rendre au ranch à vélo, ce que je faisais bien souvent. Non pas que je ne voulais pas être en compagnie de ma mère, mais les courses, ce n’était clairement pas mon truc. Au bout du compte, puisque ce n’était rien de tout cela, je n’eus pas vraiment d’autre choix que d’acquiescer. Je n’avais pas argumenté bien longtemps en réalité, parce que je ne me voyais pas créer une dispute pour quelque chose de si minime, en fait. Ma mère et moi ayant deux caractères plutôt forts, cela aurait pu dégénérer et franchement, je n’en avais pas envie. J’avais été en froid avec elle pendant un petit moment suite à la blessure de mon paternel et franchement, cela ne m’avait pas plus du tout. Qu’on le veuille ou non, elle était ma mère, celle qui m’avait élevée seule, la personne de qui j’étais la plus proche au monde et ce, une nouvelle famille à découvrir ne saurait jamais changer ça. Quoiqu’il en soit, je fis quand même un effort pour être prête à temps, et sitôt que j’eus enfilé ma tenue pour aller m’entraîner, soit un pantalon confortable et ajuster pour mettre mes bottes par-dessus une fois le moment venu, un haut et une veste par-dessus, je descendis de ma chambre pour aller au salon afin d’attraper mon sac et sitôt que j’y fus, je crus que ce n’était pas de trop de demander: « Bon alors je suis prête. Maintenant, tu peux me dire ce qu’on va faire, ou pas ? » J’avais fait gaffe de me montrer quand même polie, même si évidemment, je n’avais pas pu totalement cacher mon agacement quant au fait d’être laissée dans le flou comme ça. Ce n’était pas ma faute, j’étais faite ainsi, et je me doutais bien que ma mère le savait déjà, puisque c’était elle qui m’avait conçue et élevée, quand même.
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MessageSujet: Re: Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre. Ven 2 Sep - 0:03


   
   

   
❝Madison x Joyce

   
   ♡ Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre.

Nous avions eu un trop long moment de froid Madison et moi, et je n’avais pas du tout aimé cette période. Elle était la personne à qui je tenais le plus au monde, celle que je ne pouvais pas perdre sans quoi ma vie s’arrêterait littéralement. Elle était ma vie, je ne pouvais la décrire autrement. Je l’aimais tellement fort que je me l’appropriais peut-être un peu trop et inconsciemment je n’avais pas supporté qu’elle parte avec sa nouvelle famille pour voir son père blessé sans même accepté que je vienne avec elle. Elle avait tenté de revenir vers moi durant son séjour mais si rancunière que je l’étais je l’avais repoussé mais j’avais vite changé d’avis, je ne pouvais pas rester mal avec ma fille. Enfin quand je dis vite, il avait fallu tout de même attendre son retour, c’est dire que ça a mis du temps tout de même. Mais au fond de moi je m’en veux terriblement de l’avoir en quelque sorte abandonné au moment où elle avait le plus besoin de moi. A ce moment-là elle était entourée de personnes qu’elle ne connaissait pas forcément plus que ça, jusqu’à ce qu’elle retrouve son père, j’avais toujours été sa seule et unique famille à l’exception de son parrain mais ce n’était pas lui qui l’avait élevé et il ne vivait pas avec nous donc elle ne le voyait pas à chaque jour non plus. Quand on avait réussi à se réconcilier toutes les deux je m’étais promis que j’allais essayer de changer et qu’une telle situation ne devait plus jamais se reproduire, j’avais besoin de Madison et réciproquement elle avait besoin de moi, j’étais sa mère et elle était ma fille.

Je savais tout à fait que Madison n’avait pas cours aujourd’hui et que par conséquent, étant donné qu’elle avait réussi à rattraper son retard au lycée, qu’elle était à jour et qu’elle commençait à s’en sortir, elle allait aller directement au ranch pour y passer la journée. Si je ne lui avais pas demandé d’être prête une heure avant l’heure de son départ sans lui donner aucune explication, je ne l’aurai probablement pas vu avant le soir. Parfois j’avais la sensation que ce voyage et ce froid qu’il y avait eu entre nous avaient comme casser quelque chose, et je voulais tenter à tout prix de rattraper ça, je ne supportais pas de sentir qu’il pouvait toujours exister une tension entre ma fille et moi, c’était simplement impossible. Je savais pertinemment que Madison se posait beaucoup de questions quant à la raison pour laquelle je lui avais demandé d’être prête plus tôt que prévu mais je n’avais pas cédé et ne lui avais rien dit. Simplement, pour ne pas qu’elle me fasse faux bond j’avais pu lui confirmer que je ne lui demandais pas ça pour les courses, je savais combien elle détestait ça et c’était certain que je ne prendrais pas ce prétexte là pour me réconcilier avec ma progéniture, au contraire je ferai plutôt aggraver les choses dans ce cas-là.

Trop excitée à l’idée de ce que j’allais proposer à Madison, j’étais prête depuis un moment déjà. Je m’étais installée dans le canapé avec ma tasse de café et j’avais commencé à réfléchir à ce que j’allais lui dire pour lui annoncer la nouvelle. Depuis que je m’étais royalement plantée en annonçant à Luka qu’il avait une fille, je redoutais toujours de dire quelque chose à quiconque, même si cela était tout à fait banal ou si j’étais certaine que cela ferait plaisir. J’étais consciente que Madison détestait être dans l’ignorance de quelque chose, je l’avais d’ailleurs senti à sa façon de s’adresser à moi en me disant qu’elle était prête. Je n’appréciais guère qu’elle me se comporte ainsi avec moi et je ne supportais pas qu’elle me manque de respect en me parlant de cette façon-là avec son air…que je ne savais pas décrire mais je savais que je n’aimais pas ça. J’inspirais un grand coup au lieu de soupirer et me mettre en colère en fermant les yeux pour canaliser mon énergie. Une fois que j’étais sûre que je pourrais parler tout à fait normalement sans une once de provocation ni d’énervement j’ouvrais les yeux et je pouvais dire ce que j’avais à dire d’un air tout à fait anodin. « Bonjour ma chérie. Je pense que maintenant je peux te dire pourquoi je t’ai demandé d’être prête une heure plus tôt, mais sache que c’est mon jour de bonté, en temps normal je t’aurai plutôt envoyé promener vu ton amabilité ce matin. » Je me levais en posant ma tasse vide sur la table basse et me dirigeais vers ma fille en souriant et l’embrassais sur le front. Je prenais mes affaires et cherchais mes clés de voiture dans ma poche de veste et les lui tendis. « D’accord pour faire une heure de conduite avec ta vieille mère ? » J’espérais vraiment que mon idée lui ferait plaisir autant que je le pensais et qu’elle n’allait pas m’envoyer promener en me lançant à la figure que mon idée était nulle et ringarde comme moi. Je ne pouvais nier que j’étais angoissée à ce moment-là mais j’essayais de ne rien laisser paraître.

   
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MessageSujet: Re: Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre. Ven 9 Sep - 20:39

Déjà que j’étais quelque peu frustrée à l’idée de ne pas savoir pourquoi on me demandait d’être prête beaucoup trop d’avance pour aller au ranch qui, en fait, n’était pas si loin que ça, le propos que tint ma mère, qu’importe si son ton se voulait neutre ou rempli de reproches, ne vint certainement pas m’aider à être plus tranquille. Plus encore, je ne pus m’empêcher de me sentir quelque peu blessée par cette remarque qui, bien qu’elle semblait inoffensive, limite normale pour une mère qui voulait s’assurer que sa fille s’adresse à elle correctement. En d’autres circonstances même, peut-être que cela ne m’aurait même pas chicotée. Peut-être que je me serais simplement contentée de rouler discrètement les yeux en attendant la suite, sans rien dire. Sauf que là, le silence que je gardai à ces dires voulait signifier tout autre chose. En effet, ce silence représentait le fait que je me faisais violence pour ne pas retourner dans ma chambre, attendre une heure et ravaler ma peine par rapport à ce qui s’était passé. Malheureusement, c’était une envie qui m’avait prise souvent ces derniers temps et là, tout de suite, je ne savais pas que faire pour m’en débarrasser. Certaines gens pourraient me dire de vivre avec, mais dans mon cas, ce n’était pas possible. Comment étais-je supposée supporter le fait de marcher constamment sur des oeufs avec ma mère ? Avoir l’impression de surveiller mes paroles avec la seule personne avec qui je me permettais d’être moi-même ? À mon avis, ce n’était juste pas chose faisable. À mon grand regret, c’était ainsi que les choses étaient depuis un moment, soit depuis que j’avais décidé de me rendre en Allemagne pour aller y voir mon paternel qui reposait dans un état grave à ce moment-là. Je savais bien que j’avais eu mes torts, surtout lorsque j’avais choisi d’évincer la personne la plus précieuse dans ma vie, mais je pensais encore et toujours que ma mère n’avait pas eu raison de me faire la gueule alors que j’avais besoin d’elle. Non pas parce que je pensais qu’elle devait être constamment à mon service, mais si jamais, elle, était triste ou quoi que ce soit, j’étais là pour elle, alors ne pas avoir droit à la même chose d’une personne qui, je pensais, serait du genre à m’apporter son soutien de façon inconditionnelle m’avait grandement refroidie. Du temps était passé depuis, des discussions aussi, mais il n’en demeurait pas moins que ce genre de remarque me faisait encore froid dans le dos, à l’idée que nous puissions être en froid encore une fois et qu’à un certain point, je ne sache pas le supporter comme je le faisais en ce moment. Tolérante pour le coup, je me contentait de simplement attendre, les bras croisés sur ma poitrine, faisant tout mon possible pour adopter une attitude plutôt neutre. Toutefois, celle-ci ne resta pas comme tel sur mon visage bien longtemps. En effet, sitôt que ma mère termina de m’annoncer quelle était cette idée qu’elle avait derrière la tête, ma mine se déconfit tranquillement, adoptant un air à la fois triste et paniqué. Le tout fut accompagné, à mon grand désarroi, par un:  « Maman… » trop peu bien placé dans le cas présent, je le savais parfaitement, mais je n’avais pas su faire mieux. Loin de moi l’idée que de passer du temps avait ma mère était une mauvaise chose, c’était le cadet de mes soucis. Plus encore, si ça avait été une proposition d’aller faire des courses, que celle-ci avait été formulée de la même façon, clairement, j’aurais été du genre à lui dire que non, elle n’était pas vieille, ou un truc du genre. Mais là, c’était comme si je l’avais zappé, pour la simple et bonne raison que ce fut plus fort que moi de dire:  « Tu sais que je suis nulle… », ce qui se trouvait à être la pure et simple vérité. Je ne pouvais pas le cacher, je n’aimais pas conduire. Je ne savais pas pourquoi, cette idée ne me plaisait pas, je n’étais pas douée, tout simplement. C’était à un tel point que je rêvais que ce soit possible de se déplacer à cheval dans la ville. Ça, je le ferais tout le temps, sans problème. Mais là, je sentais que je n’avais pas le choix. Pourquoi ne pouvais-je juste pas garder mon vélo ? Ou limite apprendre à conduire un scooter ? Étais-je vraiment obligée de faire ça ? J’avais malheureusement l’impression que oui dans le cas présent, et pire encore, je me sentais mal de dire non, parce que je ne voulais clairement pas que ma mère pense que je ne voulais pas passer de temps avec elle, parce que ça ne ferait qu’empirer les choses et c’était la dernière chose dont j’avais envie.
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MessageSujet: Re: Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre. Ven 23 Déc - 15:12


   
   

   
❝Madison x Joyce

   
   ♡ Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre.

J’étais un peu déçue de voir que ma fille ne semblait pas emballée par l’idée que je lui proposais. Je ne savais plus quoi faire pour lui faire plaisir et quelques évènements passés nous avaient quelques peu éloignés et ce par ma faute, et je comptais vraiment me rattraper. Madison est vraiment la personne que j’ai de plus cher au monde et si je perdais ma fille alors je n’aurai plus rien à faire sur cette Terre. Elle n’était rien de plus que ma raison de vivre et cela me suffisait. Je serais capable de faire n’importe quoi pour elle mais il n’en était pas moins que j’étais humaine, comme elle et que moi aussi je faisais des erreurs. Je n’étais pas une mère parfaite, loin de là et je n’essayais pas de l’être mais je faisais de mon mieux afin que ça se passe bien et parce que je ne voulais que son bonheur.

En fin de compte, je m’en voulais terriblement d’avoir fait la tête à Madison car elle était partie seule en Allemagne pour aller voir son père. J’aurai aimé qu’elle me demande de l’accompagner, mais elle n’a pas voulu. Elle n’a rien voulu de ma part au moment de son départ et je l’ai très mal pris si bien que je l’ai laissé tomber alors qu’elle avait besoin de moi, elle avait besoin de sa mère. Mais quel genre de mère laisse tomber sa fille comme je l’ai fait ? J’espérais qu’avec le temps tout redeviendrait comme avant car je me sentirais vraiment mal toute ma vie si jamais j’avais vraiment cassé quelque chose entre elle et moi. Madison est tout ce que j’ai.

« Ma chérie… » Je m’avançais vers elle et me postais devant elle. Je posais délicatement mes mains sur ses épaules. A vrai dire, j’avais hésité à le faire, j’avais peur de la brusquer ou simplement qu’elle m’envoie chier en me disant qu’elle n’avait pas besoin de cela, que je n’avais pas été là quand elle en avait eu besoin et qu’elle n’était plus un bébé. Madison était très mûre pour son âge mais comme toutes les adolescentes elles avaient ses périodes où l’on ne pouvait même pas lui dire bonjour. « Je t’interdis de dire que tu es nulle, ce n’est pas vrai… Alors je sais que tu vas me dire que je ne suis pas objective parce que je suis ta mère mais à mes yeux tu es la meilleure… » Je finis par prendre ma fille dans mes bras sans même continuer ce que je voulais dire, j’en avais besoin. C’était trop tendu entre nous et je n’aimais pas ça.

« Ecoute ma chérie, je sais que conduire ce n’est pas ton truc mais ça te sera utile tôt ou tard, crois-moi ! Regarde à quel point tu aimes les chevaux, tu feras probablement carrière là-dedans et ça t’irait bien mais quand bien même ça n’arriverait pas, avec le permis tu pourras transporter des chevaux toi-même et tu sauras que tu fais de ton mieux pour ne pas qu’ils ne soient pas stressés par le voyage et tout le reste. Après, je veux bien te proposer autre chose. C’est assez tendu entre nous depuis ton retour d’Allemagne et c’est ma faute je le sais mais vraiment ça me fend le cœur et je déteste que ça se passe comme ça. On pourrait faire quelque chose ensemble, toutes les deux, je te laisse choisir. Mais en contrepartie, tu conduis pour y aller et après tu conduiras pour te rendre au ranch, est-ce que ça te convient ? » Je la regardais dans les yeux avec des yeux presque suppliants. J’avais peur qu’elle me rejette, cela m’aurait vraiment fait mal, mais je pouvais aussi comprendre qu’elle grandissait et qu’elle n’avait plus forcément envie de passer du temps avec sa vieille mère.

   
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MessageSujet: Re: Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre. Ven 30 Déc - 2:01

Sans réfléchir dans un premier temps, je roulai des yeux au moment où ma mère en vint à me dire que qu’importe si j’étais douée ou pas pour conduire une voiture, pour elle, je resterais toujours la meilleure à ses yeux. Je me doutais bien qu’elle voulait m’encourager, me persuader de prendre la route en sa compagnie, mais dans l’immédiat, j’avais trouvé ce propos un peu enfantin, d’où ma réaction. C’est qu’après-coup que je me rendis compte d’à quel point, dans les circonstances actuelles, était quelque peu déplacée et surtout, ne viendrait aider de quelconque façon à régler cette situation. Parce que justement, cette tension que j’éprouvais avec ma mère ne me plaisait pas, bien loin de là, je regrettai aussitôt ce que j’avais fait, et du coup, quand elle vint à continuer son discours, je préférai de loin baisser les yeux et pincer les lèvres, comme pour m’abstenir de tout commentaire. Parce qu’en temps normal, je me serais permise de lui faire part de mon indignation par rapport à la réalité qu’était de mettre les chevaux dans des remorques pour les déplacer, même si j’étais consciente de l’utilité de ce geste, et que certainement, ce n’était pas moi qui ferait une chose pareille plus tard, qu’importe si je travaillais dans le monde de l’équitation ou pas - bien que je faisais tout pour ce que soit le cas - mais je me dis que cela n’aiderait en rien. Puis, finalement, je me congratulai de n’avoir rien dit, puisque la personne la plus précieuse à mes yeux dans mon monde en vint à mettre le doigt sur ce qui nous divisait tant depuis quelques semaines. Par réflexe, je déglutis, mais je n’en fis rien, soulagée, en quelques sortes, de ne pas être la seule à ressentir que quelque chose n’allait pas, que nous étions à un stade où même si nous avions mis nos différends de l’avant et que seul le temps allait arranger les choses. Cependant, consciente également qu’il était possible de donner une petite poussée au temps, à condition de faire des efforts, je décidai, après un petit soupir discret, de me soumettre à sa proposition, qu’importe si la contre-partie me plaisait ou pas. Réfléchissant pendant un bref moment, j’arrivai, en mon sens, au meilleur compromis que je pouvais faire, c’est-à-dire que je lui proposai:  « Eh bien… Je pourrais conduire pour aller au ranch, et tu pourrais monter à cheval avec moi ? » Puis, comme pour prouver que ce n’était pas - totalement - une idée lancée à tout hasard, j’ajoutai:  « Ils ont fait entrer une nouvelle pouliche au ranch, pour les débutants… » En venant à la conclusion que je n’avais pas besoin d’aller plus loin dans mes explications, je plaçai mes mains dans mon dos, me balançant sur mes pieds et me mordillant la lèvre en attendant la réaction de ma mère. J’espérais sincèrement qu’elle allait accepter, non pas seulement parce que cela allait m’éviter un déplacement en voiture de plus, mais aussi parce qu’au fond, je savais que s’il y avait une activité mère-fille qui pourrait nous aider à nous réconcilier, c’était bien celle-ci. L’équitation, ce n’était pas seulement ce que je savais le mieux faire, c’était ce que j’aimais le plus faire au monde aussi, et ce que j’aimais aussi, c’était quand je pouvais partager cette passion avec d’autres personnes que j’appréciais, à commencer par ma mère. En gros, je ne voyais pas vraiment ce que nous pourrions faire d’autres, parce que - même si je n’allais pas le dire à voix haute - j’avais un peu passé l’âge d’aller manger une glace ou manger au MacDonald’s pour le plaisir. Enfin, je ne dirais jamais non à une glace ou un repas de restauration rapide, mais disons que si jamais ma mère voulait vraiment me faire plaisir, monter à cheval était la plus belle option qu’elle pouvait me proposer. Et de mon côté, je devais admettre que cela me rassurerait de ne pas avoir une chance de plus d’écraser un piéton ou bien un écureuil sur la route.
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MessageSujet: Re: Joyce&Madison + Tu sais que je n'aime pas les surprises, et encore moins apprendre.

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