AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

« I need a friend. » Aldayla

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: « I need a friend. » Aldayla Mer 17 Aoû - 10:58

Tu ne sais pas ce qu’il t’a pris de lui écrire, à Aldaric. Parce qu’il faut être clair à ce sujet : ce n’est pas l’amour fou entre lui et la famille de Liam. Il a fait des dégâts auprès de Savannah, c’est indéniable. Sauf que toi, tu l’appréciais bien. Beaucoup, même. Et puis, tu as besoin d’une oreille attentive. Une de celles capable de t’écouter, de te conseiller. Une épaule sur laquelle t’appuyer. Parce qu’aujourd’hui, ça fait un trop plein dans ton âme. Ta tristesse est entrain de déborder de tous les côtés et tu n’arrives plus à retenir le flot de tes larmes. Ca doit bien faire une heure que tu es en crise, seule et perdue sur le carrelage froid de la salle de bain. Les jumeaux sont gardés par tes parents – qui essaient de te laisser souffler. Heureusement. C’est la première fois depuis un moment que tu te laisses aller ainsi. Sauf que tu n’arrives plus à t’arrêter. Lorsque tu te redresses pour t’apercevoir dans le miroir, tu constates les dégâts. Ton maquillage est hideux. Ton chignon part en bataille. Tes yeux sont rougis par le désespoir. Ca te file presque la nausée, d’avoir autant pleuré. T’as l’air d’une idiote. Non. Tu es une idiote.

Contre toute attente, Aldaric accepte de te revoir. Vous êtes toujours restés en bon terme, même si vous n’êtes pas non plus du genre à vous organiser une soirée. Plus depuis qu’il s’est séparé de Savie. Tu frémis. D’un côté, tu sais que tu dois franchir ce cap. T’ouvrir un peu à une tierce personne. Parce que depuis le mois d’avril, tu as feint d’être la femme forte qui assurait de tous les côtés. Evidemment, la plupart des gens te croient. Ils estiment que tu as toujours été « Miss Parfaite ». Pourtant, ils ignorent totalement que tu n’es qu’une simple humaine, comme eux, bourrée de défauts en tout genre. Et le premier est sans doute cette rancune qui te pourrit de l’intérieur, qui te consume telle une cigarette, pour finalement te recracher ta souffrance en pleine tête. Ca te poursuit. Tu ne peux définitivement plus te défaire de ta douleur. Elle te suit, partout où tu vas. Parce que chaque endroit te ramène à un souvenir avec Liam. Des jours heureux qui te semblent désormais bien derrière toi.

Machinalement, tu reprends le temps de te maquiller. Histoire d’arranger les apparences. Tu devrais t’en moquer, mais tu ne peux pas. Parce que malgré tout, tu ne veux pas que Tenby découvre à quel point tu vas mal. Ca affecterait d’autant plus Liam. Tu ne veux pas le blesser. La situation est déjà assez difficile ainsi. Alors tu essaies d’être « bien ». Il n’y a plus que tes yeux qui te trahissent, tandis que tu remets ton chignon en place. C’est suffisant pour duper ton monde. Et, ensuite, tu te glisses jusque dans ta voiture et tu roules pour parvenir au terrain de sport.

C’est calme, comme endroit. Lorsque tu arrives, il n’y a personne encore. Tu souris, émue. C’est ici que Joshua aime passer, après l’école, pour taper dans un ballon avec ses camarades. Tu adores venir l’encourager en criant de toutes tes forces et en frappant dans tes mains. Liam était toujours présent, dès qu’il le pouvait. Désormais, tu ressens un grand vide. Parce que Joshua ne vient plus. Il n’est plus motivé, depuis votre séparation. Quant à ton mari… il est absent. Toujours. C’est normal, puisque vous n’êtes plus ensemble. Sauf que cela ne veut pas dire que tu ne ressens plus rien pour lui. Il est l’homme de ta vie après tout.

Tu entends alors un véhicule arriver, tandis que tu es assise dans les gradins. C’est Aldaric. Il est là, venu à ta rescousse. Tu sais qu’il ne portera aucun jugement sur toi. Lorsqu’il s’avance, tu te redresses sur tes deux jambes. Tu esquisses un sourire, bien qu’il est apte à deviner que ce n’est qu’un masque. Tu lui fais la bise. « Salut ! » Dis-tu sur un ton enjoué – totalement faux. « Merci d’être venu… » Lâches-tu sans parvenir à le regarder droit dans les yeux. C’est trop difficile d’admettre que tu ne vas pas bien du tout. D’avoir une proximité avec une tierce personne. Parce que tu as essayé d’éviter un maximum les contacts humains, depuis ces quelques mois. Histoire de ne pas te trahir constamment. « Tu vas bien ? » Changement de sujet. On ne parle plus de toi, mais de lui. Ca t’évite de foncer dans le mur. Ca te permet de prendre la température. Et puis, ça te fait plaisir de prendre de ses nouvelles, depuis le temps. Parce qu’après tout, il est présent pour toi là où beaucoup n’auraient pas leur place. Etrangement, c’est vers lui que tu as choisi de te tourner et pas une autre personne. N’est-ce pas là un signe de ton amitié pour lui et vice-versa ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « I need a friend. » Aldayla Mar 23 Aoû - 20:15

kayla ∞ aldaric
Aldaric fut plus que surpris de recevoir un message de Kayla Cartwright, ce jour-là. Dans le passé ils avaient été assez bons amis mais comme tout le reste de la petite – immense – famille Cartwright, les choses avaient très largement changé depuis qu’il n’était plus avec Savannah. Moins ils se croisaient et mieux ils se portaient, chacun leur petite vie, chacun de leur côté. Ce qui était parfois compliqué dans une petite ville comme Tenby. Malgré ça, il n’avait pas été impoli avec la jeune femme, ne l’avait pas envoyé balader. Elle avait besoin de quelqu’un à qui parler et il avait tout de suite répondu présent. C’était certes son métier mais il considérait aussi avoir une petite dette pour la famille Cartwright, même si Kayla n’en faisait partie qu’indirectement. Et puis, il n’était pas devenu psychologue pour le prestige ou le salaire. Il voulait aider les gens, si on l’appelait au secours la moindre de choses était de répondre présent. Aussi, il lui proposa de se voir assez rapidement, dans la demi-heure qui suivait. Son problème semblait urgent et il avait à cœur de le prendre au sérieux. De toute façon il n’avait rien d’autre de prévu pour la journée puisqu’il ne travaillait plus depuis un moment – même s’il songeait sérieusement à s’y remettre. Les choses allaient mieux depuis quelque temps. Ian s’était enfin ouvert, lui il buvait moins. Comme quoi, rien n’était totalement insurmontable et il comptait bien le faire comprendre à la jolie Kayla.

Quand il arriva sur place, lieu choisi par Kayla, elle était déjà en train de l’attendre. Il se mordit la lèvre en espérant ne pas être trop en retard et s’approcha d’elle avec un doux sourire sur les lèvres. Ca faisait bizarre de la revoir après tout ce temps mais c’était peut-être la première fois que son regard croisait celui d’un Cartwright et qu’il ne se sentait pas atrocement coupable. Pour le coup on allait parler d’elle et pas de sa connerie, ils n’allaient pas raviver le passé ni remuer le couteau dans la plaie.
« Salut ! » qu’il répondit sur le même ton. « C’est tout à fait normal, tu avais besoin de moi et je suis venu. » Comme tout bon ami le ferait. Il ne savait pas trop s’il était là en qualité d’ami ou de psychologue, d’ailleurs. L’étaient-ils toujours tous les deux ? Aldaric n’osait pas forcément poser la question et ça n’était probablement pas le plus urgent. Il n’en avait pas énormément des amis… Ses rares lui avaient tourné le dos ou menti. Heureusement il lui en restait quelques-uns comme Lizzie. Quant à Ana il valait mieux ne pas en parler.
Ils se reposèrent rapidement sur les gradins et Aldaric ne put s’empêcher de sourire à sa question. C’était typique des gens qui n’assumaient pas leur état, qui voulaient jouer à être le plus fort ; détourner la conversation sur l’autre. Il s’empressa de secouer la tête. « Tout va bien pour moi, mais je ne crois pas que ce soit la raison de notre venue ici. » Kayla avait beau sourire, elle avait une sale mine… Lui qui l’avait toujours vu radieuse. Mais il savait aussi à quel point il était facile de cacher sa peine quand on était déterminé à le faire. « C’est peut-être pas une séance officielle mais je te promets que tout ce que tu me diras ne passera pas le seuil de ma bouche. Secret professionnel jusqu’au bout. » Il sourit pour essayer de la mettre en confiance. Ce qui n’était pas toujours évident… « Alors… qu’est-ce qu’il se passe ? »
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « I need a friend. » Aldayla Lun 29 Aoû - 17:41

Par moment, dans la journée, tu te surprends à fixer une scène sans la contempler. Sans l’observer. Tes yeux restent droits tandis que ton esprit est totalement déconnecté. Quand tu le réalises, tu sursautes presque. Souvent, c’est le bruit des enfants qui te ramène à la réalité. Ou des larmes, des cris. Il faut généralement que ce soit assez fort pour que tu reviennes à ta triste réalité. Ca t’arrive fréquemment. De plus en plus, à dire vrai. Comme si ton âme essayait de s’extirper de ton corps. Tu la comprends, dans le fond. Toi non plus tu n’aimerais pas vivre à ta place. Sauf que c’est ça, ton univers, désormais. Et quoique tu y fasses, rien ne semblait vouloir changer. Même Liam refusait obstinément de te revoir, si ce n’est pour les enfants. Penser à lui mettait ton cœur en petits morceaux, chaque jour d’avantage. Au point où, actuellement, tu avais envie de tout fracasser autour de toi. D’allumer le feu et de voir ta maison brûler. De boire à en être ivre, au point de tomber par terre. De quitter ta vie. Heureusement, les enfants te maintenaient vivante. Pour l’instant.

Il arrive, Aldaric. Tu essaies de paraître un tant soit peu enjouée – histoire de masquer ta déchéance. Evidemment, il ne sera pas dupé très longtemps. Il est psychologue, après tout. Des cas comme toi, il en a certainement connu plusieurs. Le déni est si appréciable, par instant. Hier encore, tu te serais jurée d’avoir entendu la voix de Liam dans la maison. Ce n’était qu’une illusion. Ton être refusait d’accepter que c’était peut-être terminé entre vous. Que ces quatre mois avaient suffi à ruiner votre couple, à ta propre demande. Et maintenant, tu étais celle qui souffrait inexorablement de cette situation que tu avais engendrée par ton manque de discernement et ton rempli sur toi-même.

Tu esquives ta détresse devant celui que tu considères être ton ami, en dépit des mésaventures avec la famille Cartwright. Il ne met guère de temps à retourner ta question contre toi-même, insinuant que tu devais plutôt discuter de sa venue ici à la place de lui demander comment il se sentait. Tu te mords la lèvre inférieure, avant de détourner ton visage pour regarder un point inconnu à l’horizon. « C’est vrai. » Dis-tu, en sentant à nouveau ton esprit s’absenter de tout ton corps. Pendant quelques secondes, c’est à nouveau le vide émotionnel. Il paraît que ça peut arriver, lorsqu’on a trop pleuré. Tu n’as pas arrêté, depuis des mois. Ceci dit, tu dissimules tes perles d’eau salée derrière ton sourire éclatant et tes tenues impeccables. Derrière ton rôle de mère, de Mary-Sue. Hélas, le masque vole gentiment en éclats. Et aucune colle ne semblera assez forte pour te permettre de le remettre en place. Tôt ou tard, on discernera les fêlures.

Une fois de plus, ce sont les mots de ton ami qui te tire de tes pensées frivoles, fugaces. Tu le regardes, timidement, n’osant affronter directement son regard. Il t’affirme qu’il remplira son rôle de psychologue et qu’il n’en pipera mot. Tu n’en as jamais douté. Tu esquisses un sourire fébrile, en remontant tes yeux dans les siens. « C’est gentil, Aldaric. » Puis, il te demande ce qui ne va pas. Ne pleure pas te murmure cette petite voix dans ta tête, celle qui essaie de te maintenir hors de l’eau et de ta potentielle noyade. Par où commencer ? Comment lui expliquer et ne pas sombrer dans ta détresse, fondant en larmes ? Tu ne sais pas. Tu es hésitante. Fragilisée par ce silence qui te tourmente. Par les non-dits et ta souffrance permanente.

« Je… Je ne sais pas si tu as entendu les rumeurs sur Liam. Ou même sur notre couple. » Commences-tu, en détournant les yeux, puis le visage, de son champ de vision. Tu es à nouveau ailleurs. Présente, mais pas là. Tu replonges dans tes souvenirs. Dans les moments difficiles que vous avez traversés, Liam et toi, à cause de ce que cette gamine prétendait sur ton mari. Qu’il l’avait draguée ouvertement. Qu’il était attiré par elle. Qu’il la désirait. Tu essaies d’effacer ses songes de ton esprit. Ca fait mal de l’imaginer avec une autre, toi qui as passé presque la moitié de ta vie en étant mariée avec lui. « Nous nous sommes effectivement séparés, depuis le mois d’avril. » Avoues-tu, en déglutissant. Ta tête se baisser et tu regardes désormais l’herbe, un peu plus loin, devant toi. Tu déglutis, en sentant ta gorge se nouer sous le poids de ta tristesse. Merde. Tu vas finir par recommencer à verses des larmes. Tu es une idiote, Kayla. Une mauvaise mère et la pire épouse du monde te dicte cette petite voix, au fond de ton esprit. Ca recommence.

Tu réalises que tu n’as pas donné vraiment d’explication à Aldaric, sur le sujet. Tu as esquivé ce qui te blessait vraiment. Une technique de défense désastreuse et que tu ferais mieux d’oublier, histoire de tout lui dévoiler. Sauf que tu n’y arrives pas. Ca fait trop mal. « C’est moi qui lui ai demandé un peu d’espace et de temps. » Articules-tu, honteusement. Tu n’as pas supporté qu’il ait pu aller draguer une élève. Et si tu avais cru en son innocence, autrefois… tu doutais, désormais. Tu lui en voulais terriblement, même s’il n’avait peut-être rien commis – c’est ce que dit la justice, du moins. Tu ne savais pas pour quelle raison cette adolescente aurait pu imaginer ça. Avait-elle perçu des signaux contradictoires de ce professeur qu’elle admirait ? Tu ne pouvais pas nier cette possibilité. Que Liam ait agi sans en avoir conscience. Et puis, il fallait bien que tu trouves un fautif à ton deuil.

Tu ne te rends pas compte tout de suite, mais tu t’es mise à pleurer. Encore une fois. Ca a été automatique. Des vannes ouvertes que tu ne contrôlais pas. Tu ne les sentais même plus arriver. Abattue par ton misérable état, tu prends ta tête entre tes mains et tu fermes les yeux. « Je me sens perdue. Totalement perdue… » Sanglotes-tu.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « I need a friend. » Aldayla Lun 5 Sep - 16:46

kayla ∞ aldaric
Il sentait bien que Kayla était réticente à parler. Qu’elle avait du mal. Mais il ne dit rien et se contenta de poser son regard bienveillant sur elle, la laissant aller à son propre rythme. « J’ai vaguement entendu, oui. » Aldaric s’était coupé du monde un long moment et n’avait pas totalement suivi cette histoire. Mais il se souvenait d’un procès et de tout ce que ça entraînait. Apparemment, cette mauvaise passe avait mis à mal leur couple et Aldaric fut désolé de l’entendre. Ils avaient l’air tellement bien ensemble… Mais le psychologue se garda bien de dire tout commentaire de ce genre pour ne pas enfoncer davantage le couteau dans la plaie. « Je suis désolé. » se contenta-t-il de répondre dans un premier temps.
L’image qui suivit le toucha tout particulièrement. Kayla s’était mise à pleurer. Jamais Aldaric ne l’avait vue dans un état pareil, elle qui semblait accorder beaucoup d’importance aux apparences… Elle qui voulait toujours être parfaite, heureuse. Il comprit alors que le problème était réel et qu’elle avait plus que jamais besoin de lui. Cette soudaine responsabilité lui fit peut-être un peu peur… Il n’avait plus aidé quelqu’un depuis des mois maintenant et n’était plus certain d’en être capable. Cependant, Aldaric allait faire de son mieux pour la soutenir. Comme un psychologue, ou comme un ami… Ce fut d’ailleurs l’ami qui se permit de prendre la demoiselle dans ses bras pour la consoler. C’était l’avantage de se voir hors d’un bureau ; il pouvait être autant familier qu’il le souhaitait. « Je suis là. » murmura-t-il.

Il attendit qu’elle se calme tranquillement, très patient. Puis quand les sanglots semblèrent s’arrêter, Aldaric se recula un peu pour la regarder. « Est-ce que tu lui as demandé de l’espace après toute cette affaire ? Tu ne lui faisais plus confiance ? » Ses questions étaient peut-être un peu directes mais il avait besoin de savoir. Et surtout, Aldaric ne jugeait pas la jeune femme. C’était tout à fait légitime de douter de quelqu’un quand tout le monde autour de nous semblait le faire. Et si ses souvenirs étaient bons, les faits qu’on lui avait reprochés n’avaient rien de très simple à surmonter. « Pour moi il n’y a aucun doute que tu es toujours amoureuse de lui. Mais qu’est-ce qu’il ressent, Liam ? Tu le sais ? » Il avait du mal à croire que l’étincelle se soit éteinte des deux côtés. Et si Liam était toujours amoureux lui aussi, alors il faudrait confronter les deux points de vue pour trouver une solution. Qu’ils discutent. « Kayla… tu as tendance à tout garder pour toi. Mais ça te perdra, est-ce que tu le sais ? Tu ne peux pas rester toute seule dans ton coin, et c’est très bien que tu m’aies envoyé un message. Un bon réflexe. T’as besoin d’être soutenue. Moi je suis là pour ça. Est-ce que vous avez déjà parlé de votre rupture avec Liam ? » Ca n’était pas toujours facile d’aborder un sujet pareil mais peut-être se rendraient-ils compte au final que leur amour était toujours présent et qu’ils avaient juste fait une belle connerie.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « I need a friend. » Aldayla Mer 7 Sep - 16:21

Tu t’en veux de pleurer devant Aldaric. Tu n’aimes pas que tes proches te voient dans cet état. Seulement, tu n’arrives plus à enfouir tes émotions. Parce que tu ne peux te confier à personne, dans ton entourage. Et puis, devant les enfants, tu dois rester forte en toutes circonstances. Continuer de sourire, de te coiffer et de te maquiller pour ton propre reflet, en travaillant à côté. Tes patients aussi comptent sur ta douceur et ta force de vivre. Alors tu t’accroches désespérément au peu qu’il te reste, en espérant ne pas sombrer. Cependant, tu es au bord de la rupture physique et psychologique. Cinq enfants à élever, c’est trop dur. Même en alternance. Tu ne sais pas comment Liam tient le coup, lui. De vous deux, il est inexorablement le plus fort. Tu n’en doutes nullement.

Tu finis par laisser les sanglots se calmer, pendant que ton ami te frotte le dos. Il te réconforte. C’est plaisant d’avoir une main tendue vers toi. Parce que, finalement, tu te sens bien seule dans ta vie. Tu as de l’entourage, de la famille. Ceci dit, tu ne tiens pas à les inquiéter. Tu as mis des limites autours de ta douleur, pour ne pas la laisser transparaître. Ca fonctionne plutôt bien. Sauf qu’Aldaric, lui, n’est pas dupe. Il te questionne. Tu ne réponds pas tout de suite, essayant de reprendre tes esprits. Il a raison sur plusieurs points, notamment ton amour pour Liam. Est-ce toujours réciproque ? Les doutes sont présents. Sinon, il ne t’aurait pas rejetée comme ça la dernière fois. Tu regardes alors discrètement ton confident du moment et tu prends un mouchoir dans ton sac à main, que tu utilises pour essuyer ton visage et ton nez – c’est très glamour. Franchement, tu dois avoir l’air immonde. Tu t’en moques. Tu reprends alors ta respiration, désireuse de te délivrer de tout ce poids qui affaisse tes frêles épaules. Et tu commences par sa dernière question. « Pas vraiment. Il… il a refusé d’en parler, quand je le lui ai proposé. » Expliques-tu. Votre rupture était un peu floue pour vous deux. Il ignorait la véritable raison de ton envie de fuir quelques temps. Il s’était sans doute dit que cette affaire avait eu des proportions démesurées sur ta fragilité, ta jalousie. Tu n’avais jamais eu confiance en toi. Néanmoins, la blessure était plus profonde. Tu souris, tristement. « Je n’ai jamais douté de lui, de son honnêteté. Je savais que ce n’était pas possible, que cette fille mentait. Qu’il m’aimait et que jamais il n’aurait pu me trahir comme ça. Pourtant, une partie de moi a commencé à s’angoisser, à être fatiguée… et j’ai… » Termines-tu, tandis que ta voix dégringole pour n’être plus qu’un murmure. Une confidence presque inaudible.

Par lâcheté, tu regardes ailleurs. Tu te perds dans tes songes. « Il ne le sait pas.. » Articules-tu, délivrant ainsi ton profond secret. Celui que tu n’as pas révélé à Liam. Celui que tu t’apprêtes à divulguer. Ce qui te tord encore les boyaux aujourd’hui et te rend malade. Rien que d’y penser, ta main se pose instinctivement sur ton ventre. Parce qu’actuellement, si tout s’était bien déroulé, tu devrais le sentir bouger. « J’étais enceinte. Je l’ai perdu. » Murmures-tu. Dans ta voix, on sent ton désespoir. Tes yeux s’humidifient à nouveau et ta gorge se noue. Ta respiration te brûle les narines, t’assèche la gorge. C’est violent. Ca te fait mal. Tu as envie de te mettre en boule dans un coin et de dormir pour l’éternité. « Le médecin a dit que c’était lié au choc. Aux émotions. » Evoques-tu, dévoilant ainsi que tu avais fait une fausse-couche à cause de ces rumeurs sur ton mari et une lycéenne. Et pour cela, tu avais été en colère. Contre elle. Contre lui. Contre toi. Contre le monde entier, finalement. « Alors j’ai fini par demander de l’espace à Liam. » Pour toi, ça te semblait « logique ». Il était en parti responsable, dans ton idée, de cette perte – dont il ignorait tout. Toi aussi. Parce que tu n’avais pas été assez forte pour garder ce petit être vivant à l’intérieur de ton utérus, bien au chaud, comme avec tes autres bébés. La culpabilité, mélangée à ta rage, t’avait obligée à prendre du recul. Sans quoi, tu aurais sans nul doute terminé en dépression nerveuse.

Quelques secondes s’égrainent, lentement. Tu laisses le temps à Aldaric d’assimiler. D’essayer de te mettre dans ta tête. Tu ne veux pas te cacher. Tu veux qu’il t’aide. Alors tu te dévoiles plus qu’à l’accoutumé. C’est nécessaire. Sinon, tout finira mal. « Et en quatre mois de séparation, que je pensais provisoire… J’ai la sensation qu’il va vraiment me quitter définitivement. Et je… je ne sais pas comment on en est arrivé là. » Admets-tu, en baisse ta tête. Des mèches de cheveux te retombent sur le visage, tandis qu’une brise légère te caresse la peau. Votre mariage est entrain de merder sérieusement. Malheureusement pour toi, plus le temps avance et plus tu as un mauvais pressentiment là-dessus. Parce que son attitude, au téléphone, te l’a laissé présager. Même si tu refuses encore de l’admettre, tu as peur qu’il réalise qu’il ne t’aime plus vraiment. Que tu as grandi, changé, tout comme lui et que vous n’êtes plus compatibles comme autrefois. « C’est l’homme de ma vie. Je l’aime tellement… » Confirmes-tu en redressant ta tête, pour regarder Aldaric. Tes yeux sont secs, pour le moment. Tu as affirmé cette phrase comme si elle pouvait te sauver de la noyade. Hélas, ce n’est pas sûr que cela suffira.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « I need a friend. » Aldayla Sam 24 Sep - 17:28

kayla ∞ aldaric
Une fois de plus Aldaric la laissa parler sans jamais l’interrompre. Il savait que cette jeune femme en avait beaucoup sur le cœur et maintenant qu’elle avait commencé à se confier, il ne voulait pas la couper sur sa lancée. Il eut pourtant du mal à se retenir, notamment quand elle lui parla de sa grossesse… Perdre un enfant, c’était peut-être la pire chose qui puisse exister, aussi en entendant ses mots il frissonna. Avant Amy il était toujours resté de marbre face à ces nouvelles, n’imaginant que peu la douleur que ça pouvait être. Mais maintenant que sa petite fille était là, dans sa vie, il ne pouvait pas s’imaginer la perdre. Ce serait trop douloureux. Alors il compatissait… Et sa main vint tout naturellement chercher celle de Kayla pour la serrer doucement et lui apporter un maigre réconfort.
Que ce soit le premier ou le cinquième enfant, on ne se faisait jamais vraiment à sa disparition. Il restait toujours là dans un coin de la tête et même si le temps était le meilleur des alliés, pouvait-on vraiment s’en remettre ? C’était une vision bien pessimiste et il espérait sincèrement que Kayla réussirait à passer au-dessus de ça, mais c’était rare. Surtout si Liam n’était pas là pour l’aider…

« Ca se voit que tu l’aimes. » Il sourit tristement. Et même s’il connaissait beaucoup moins Liam, il était – presque – persuadé que Liam ressentait la même chose pour elle. Cependant il préféra ne rien dire de tout ça au risque de lui faire de faux espoirs. « Je suis désolé pour ton bébé, Kayla… » Aldaric se trouva un peu bête à ne pas savoir quoi dire d’autre. C’était bien le comble pour un psychologue… Et surtout pour un ami. « Ce que je vais te dire ne va probablement pas te faire plaisir… Mais je pense que tu as fait une erreur en gardant ça pour toi. Kayla… Liam était autant concerné par cet enfant que toi et… Il aurait pu t’aider. Te comprendre. C’est son rôle. » Cette histoire aurait pu les diviser comme les rapprocher. En tous les cas, Liam était en droit de savoir que sa femme venait de perdre leur enfant. Malgré ça, il comprenait que ce genre d’aveu ne soit pas évident à dire, surtout s’ils étaient en mauvais termes ces derniers temps. « Si tu n’arrives pas à lui parler ou qu’il ne veut pas t’écouter… Tu peux toujours lui écrire. Lui faire une lettre dans laquelle tu lui expliques tout ce que tu ressens… Qu’est-ce que tu en penses ? Je peux t’aider à écrire si tu veux. » L’aider sans non plus lui souffler les phrases, il fallait que ça sorte du cœur, que ça soit sincère.

Aldaric ne savait pas vraiment ce que cette nouvelle aurait comme impact sur leur couple. C’était à double-tranchant mais dans tous les cas, Liam devait savoir. « Tu ne peux pas continuer à porter tout ce poids sur tes épaules. Tu as besoin de lui… mais si tu ne lui fais pas savoir il ne le devinera pas. Surtout si tu lui as demandé un peu de distance… Si vous… si vous avez besoin d’un médiateur, je peux faire ça pour toi. Mais je doute que Liam soit vraiment ravi de cette idée. » Si Kayla se fichait bien de ce qu’il s’était passé avec Savannah, ce n’était pas la même chose avec le grand frère Cartwright. Moins ils se voyaient et mieux ils se portaient. « Ou sinon, tu peux lui faire une vidéo. Si lui parler directement est trop dur et que l’écrit ne t’inspire pas. » Il cherchait vraiment toutes les solutions, mais de toute façon une conversation devait avoir lieu.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: « I need a friend. » Aldayla

Revenir en haut Aller en bas

« I need a friend. » Aldayla

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP abandonnés-