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We're just making it worse. Spencer

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Nate R. Miles
Nate R. Miles
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, brendan, lizzie, deborah, jesse and yevgeniya
TON AVATAR : alex turner
TES CRÉDITS : blondie (avat) tumblr (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 8344
POINTS : 5303
ARRIVÉE À TENBY : 26/02/2014
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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 yo (09.06.88)
CÔTÉ COEUR : gwen la sauvage
PROFESSION : musician
REPUTATION : il est plutôt calme depuis qu'il est revenu de rehab, non ?


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MessageSujet: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptySam 30 Juil - 18:19

And I don’t wanna believe it
So don’t, don’t let me see it
When you’re with him


Il est tôt quand le réveil sonne, annonçant qu'une matinée d'effort physique m'attend. Le corps encore endolori par toutes les sessions de danse avec Gwen et les nuits d'amour avec Cal, je commence par me lever doucement, mais sûrement, trainant des pieds jusqu'à la cuisine pour me faire couler un café. A force de m'entraîner avec Gwen, j'ai retenu la leçon, ne plus assister à nos cours de danse sous l'emprise d'une quelconque substance ou avec trop peu de sommeil donc pour ce matin, j'ai fait tous les efforts nécessaires. Pas de sortie trop tard, pas de consommation illégale et beaucoup d'eau. C'est comme ça que je garde la forme et que je commence à voir apparaître quelques changements sur mon corps en plus d'observer les énormes progrès que je fais de séances en séances. Finalement, tourner ce clip vidéo n'aura que des avantages, à condition que les changements durent sur le long terme. Ainsi, je me prépare pour l'une de nos dernières séances avant le jour-j et j'enfile ma paire de basket ainsi que ma tenue de sport à savoir un jogging et un t-shirt noir portant la marque du petit crocodile vert. Autre chose que j'ai appris en commençant les entraînements avec la Martins, c'est qu'il est bien inutile de prendre le temps de se coiffer car les heures d'exercices ruinent tous les efforts mis en place pour avoir une coupe potable.
Je termine mon café d'une traite et je prends une bouteille d'eau que je mets dans mon sac de sport, à côté d'une serviette et des vêtements de rechange. Je sors de la maison de Callum, là où je squatte depuis plusieurs jours en attendant que les travaux soient terminés à l'Esplanade et je n'ai pas le temps de faire deux pas à l'extérieur que mon coeur loupe quelques battements. « Woh. »
Spencer. Spencer qui vraisemblablement vient de sortir du lit si on en croit ses vêtements et ses traits tirés. Impossible de faire demi tour, impossible de changer de trottoir, impossible de l'éviter. Elle m'a vue elle aussi à la seconde où je suis sorti de la maison. Mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Pour être allé chez elle plusieurs fois avant que les choses ne déparent, je sais qu'elle habite un peu plus loin, alors pourquoi elle aussi sort-elle de cet immeuble ? L'heure matinale n'aident pas spécialement mes neurones fatigués, mais bien vite je fais deux plus deux et je devine que c'est de l'appartement du Baxter qu'elle s'échappe. Parce qu'elle y a passé la nuit, certainement. Je l'imagine tandis que mes entrailles se font broyés, m'arrachant une moue dégoutée.
Je n'avais pas affronté la rousse depuis notre dernière rencontre à Swansea où elle s'est à nouveau efforcée de me repousser. Cette soirée qui m'a laissé un arrière goût de défaite. Heureusement que l'alcool était là pour vite me faire tout oublier.
Mon regard se pose une demi seconde sur le tatouage que je me suis fait pour elle quelques mois plus tôt, avant qu'elle ne m'avoue en aimer un autre. Celui dont elle vient de quitter l'appartement, d'ailleurs. Je devrais me réjouir pour elle, qu'elle puisse enfin vivre une belle histoire d'amour comme elle le mérite. J'ai cru en être capable, mais il s'est révélé que la jalousie est un sentiment bien trop destructeur que je ne peux supporter. Face à face, on se regarde l'un l'autre sans rien dire et l'idée de passer mon chemin d'un pas pressé en l'ignorant m'effleure à nouveau l'esprit. Cependant, quelque chose m'en empêche. Le fait d'être sobre, peut-être. Parce que dernièrement, nos rencontres se faisaient toujours dans un état second - peut-être parce que c'est l'unique façon pour moi de les endurer - je prends l'initiative d'engager la conversation. « Salut. » fis-je alors que la sobriété me rappelle à l'ordre, faisant naître un sentiment de gêne lié au fait que je sors de chez mon amant, moi aussi. Dans un effort pour ne pas laisser l'embarras s'installer et camper entre nous deux, je replace mon sac de sport sur mon épaule, puis j'ajoute d'un ton qui se veut naturel. « Comment tu vas ? »

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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.

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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyDim 31 Juil - 10:33

Let’s not make it worse
Let’s give ourselves some time
To start again…

Spencer ouvre les yeux, blottie contre Kainoa qui a passé un bras autour d’elle. Elle reste quelques instants immobile, écoutant le souffle paisible de son amoureux, encore endormi. Elle était délicieusement fatiguée. Comme à chaque fois que l’astrophysicien revenait de Swansea, la nuit avait été courte. Dès que ce dernier remettait un pied en ville, elle se précipitait chez lui, pressée de le retrouver. Parfois, ils parlaient un peu mais souvent, ils se retrouvaient dans ce lit, leurs vêtements disséminés derrière eux comme pour un jeu de piste. Spencer avait d’abord eu peur des absences répétées du Baxter mais au final, ça renforçait leur relation. Le fait de savoir que le temps leur était compté rendait chaque instant meilleur… La rousse se mord la lèvre tandis qu’elle repense aux baisers de son amoureux, au poids de son corps sur le sien, à ses caresses… Il semblait qu’elle ne pourrait jamais se lasser ce qu’ils avaient. Elle pose d’ailleurs une main baladeuse sur le ventre plat de Kainoa, essayant de deviner si un autre round est possible mais il semble vraiment bien endormi. Tant pis. Elle se lève donc doucement, récupérant ses habits complètement froissés au sol. Elle les enfile, bien décidée à aller chercher le petit-déjeuner. Elle connaissait les besoins de son petit-ami désormais… Elle sort de l’appartement des frères Baxter, espérant ne pas croiser trop de commères sur le chemin de la boulangerie. Elle avait l’impression que son apparence globale donnait une assez bonne idée de ce à quoi elle avait occupé sa nuit… A peine dehors, elle entend une exclamation délivrée par une voix on ne peut plus familière. Elle se fige, n’osant pas y croire. Mais il est bien là. Nate. Le cœur de la rousse se met à battre douloureusement contre ses côtes, tandis qu’elle repense à leurs derniers moments ensembles. Elle reste immobile, n’osant pas esquisser un geste. Pour se donner une contenance, elle détaille le musicien de la tête aux pieds, constatant avec surprise qu’il porte une tenue de sport, ce qui ne lui ressemble définitivement pas. Et puis, qu’est-ce qu’il faisait là ? Victoria Street était un quartier bien trop modeste, de bon matin, il aurait plutôt dû être du côté de l’Esplanade… Une étrange grimace déforme les traits du Miles et l’ancienne coiffeuse a tout à coup envie de s’enfuir. Visiblement, il était toujours furieux contre elle.

Elle le voit d’ailleurs regarder brièvement son avant-bras et elle devine rapidement ce qu’il contemple. La bonne vieille vague de culpabilité qu’elle ressent désormais en présence de celui qui avait été son petit-ami puis son ami revient la frapper comme à chaque fois. Elle ne bouge toujours pas. Il lui avait dit un jour ne plus vouloir avoir affaire à elle, et même si c’était dur, la moindre des choses qu’elle pouvait faire était de respecter sa volonté. Elle attend donc qu’il passe son chemin mais contre toute attente, il la salue soudainement. N’osant pas y croire, elle répond timidement. « Salut… » C’est gênant, très gênant. Et Nate continue à créer la surprise, en lui demandant comment elle va. Spencer pense à tout ce qui a mal tourné dans sa vie depuis que le musicien l’a quittée mais elle est pratiquement certaine que ce ne sont plus des détails qui l’intéressent. « Je vais bien… Merci. Et toi ? » Dit-elle parfaitement consciente que c’étaient avec ces paroles automatiques qu’on pouvait tuer une conversation et la rendre encore plus laborieuse. Mais elle n’y peut rien, elle ne sait absolument pas quoi dire. Pourtant, elle apprécie l’effort de politesse que Nate a fait. Vraiment. D’ailleurs pour lui montrer, elle se rapproche un peu de lui, pour ne pas qu’ils continuent à se crier des banalités de chaque côté de la rue. La situation n’en reste pas moins éprouvante. C’était étrange de faire à nouveau face au Miles. Douloureux aussi. Car le voir comme ça en chair et en os, ça lui rappelait juste à quel point il lui manquait. « Tu… euh… fais du sport dans le quartier ? » Finit-elle par demander, cédant à son impulsion et à sa curiosité. Elle ne devrait pas mais elle avait envie de savoir ce qu’il faisait là. Elle avait aussi envie qu’il lui parle, pour qu’elle sache s’il allait bien. Le silence entre eux la tuait pour ça aussi. Ne pas savoir, c’était pire que tout. Surtout qu’elle avait craint qu’il aille très mal vu comme il avait mal pris le rejet qu’elle lui avait infligé et vu les déconvenues qu’il avait connu avant cela. Mais il avait l’air en forme. Spencer se surprend à en être déçue. C’était mesquin et égoïste, mais ça la dérangeait d’imaginer qu’il pouvait continuer sa vie sans elle, comme si ce qu’ils partageaient n’avait jamais existé. Et pourtant, elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle aussi avait avancé… « Tu fais du sport tout court ? Qui êtes-vous et qu’avez fait de Nate ? » Finit-elle par lâcher dans un petit rire incrédule, essentiellement pour dissiper sa gêne.
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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyLun 1 Aoû - 1:07

And I don’t wanna believe it
So don’t, don’t let me see it
When you’re with him


Elle est aussi étonnée que moi quand je lui adresse la parole au lieu de tourner les talons que j'aurais dû le faire et je ne peux m'empêcher de craquer un peu plus devant ses yeux arrondis et confus. C'est l'effet qu'elle me fait, toujours. Et sa confusion ne cesse d'augmenter quand je vais jusqu'à prendre de ses nouvelles. Des questions banales, en sommes, mais ce n'est pas pour autant que la réponse à cette question ne m'intéresse pas. Si j'ai décidé de la faire disparaître de ma vie, ce n'est pas parce que je me moque d'elle, c'est parce qu'au contraire, elle m'importe tellement que de la savoir dans les bras d'un autre homme est plus que ce que je ne peux endurer. Ce matin, je fais un effort, je range ma rancune et ma rancoeur de côté et j'essaye d'en profiter pour en apprendre davantage sur l'état de Spencer sans avoir à passer par Tyler ou par Norah. J'essaye, mais la coopération de la rousse est limitée puisqu'elle me répond par la phrase la plus basique qui soit. J'avais l'espoir, rien qu'un peu, qu'elle me considère autrement. Qu'elle pense que je puisse entendre comment elle va réellement. Mais dans le fond, je me suis condamné seul à cette conversation monotone. Je suis celui à blâmer, même si je ne le ferais pas. Je préfère garder une pointe d'espoir, encore et lui répondre sur le même ton, avec la même gêne et la même réponse merdique. « Ca va, ça va… » et pour la forme, je parviens même à esquisser un mince sourire.
C'est à mon tour de paraître surpris quand la rouquine franchit la distance qui nous sépare, se rapprochant dangereusement, me donnant l'envie de la serrer dans mes bras et de l'embrasser, même si ses vêtements froissés me font clairement comprendre qu'elle était dans les bras d'un autre quelques minutes plus tôt. Pour ne pas perdre la face et continuer à souffrir en silence, je me convainc que je n'ai pas à être jaloux, pas quand moi-même, j'ai passé la nuit aux côtés d'un autre. Et ça, Spencer ne le loupe vraisemblablement pas puisqu'elle me demande ce que je fais dans le quartier. C'est vrai, j'aurais dû m'y attendre. Je n'ai pas l'habitude de me balader par ici et encore à une heure aussi matinale. « Uhm… Non. En fait, y'a des travaux dans ma chambre à l'esplanade donc je squatte chez un pote pour la semaine. » D'un geste vif, je montre la grande maison qui s'étend derrière moi et je me demande si elle connaît le propriétaire des lieux. Ce qui est sûr, c'est que Cal ne m'a jamais parlé de la rousse. Ainsi, je continue de chérir l'espoir qu'elle ne connaît pas la réputation de ce dernier et qu'elle ne se doute pas quel genre de "pote" il est pour moi.

Toutefois, l'Anglaise n'en démord pas et souligne à nouveau le fait que je sois en tenue le sport. Je souris, embarrassé, malgré son effort pour dissiper la gêne, justement, car je ne sais pas comment elle réagirait si elle venait à apprendre que l'unique raison pour laquelle je me suis mis au sport, c'est à nouveau pour elle. Jamais l'idée de devenir danseur ne m'aurait traversé l'esprit si ça n'avait pas été pour danser sur sa chanson. Parce qu'elle est la seule à savoir que cette chanson est pour elle, je l'imagine un peu comme notre petit secret. Un secret que je chante quasiment tous les soirs en pensant à elle et uniquement à elle. Notre chanson secrète à elle et à moi, même si elle ne veut pas y prendre part. Ainsi elle devinera sans mal quand elle verra que si j'y mets autant mes tripes et mon corps, c'est encore une fois pour elle. Un tatouage n'a pas semblé suffire, mais qu'importe… Je ne peux pas m'arrêter. Je ne peux pas passer à autre chose. Pas tout de suite. Pas quand j'ai encore tant de regrets et tant de remords concernant notre relation. « Mais ouais… Je fais du sport, et plus particulièrement de la danse. Ca fait quelques temps, déjà. » Je hausse les épaules, comme si ce n'était pas grand chose alors que chaque muscle de mon corps est encore endolori par les derniers entraînements. Cependant, dans un but sans doute malsain, j'ai envie d'en rajouter… Pour attiser sa curiosité… Pour la mettre sur la voie et puis, éventuellement pour lui faire saisir que je l'attends toujours. « C'est pour le tournage d'un clip. Et tu sais comment je suis quand il s'agit du groupe, je me donne à fond. » Est-ce qu'elle se doute déjà que c'est pour sa chanson que je danse ? Est-ce qu'elle osera le demander ? Je n'en sais rien, mais une nouvelle vague de gêne se fait sentir et pour occuper mes mains, je me retrouve à les passer dans mes cheveux pour me dégager le visage. La politesse voudrait probablement que je renvoie la balle, que je demande à mon ex ce qu'elle fait dans cette rue, mais son apparence est tellement évocatrice que je préfère ne pas me lancer sur ce sujet, préférant en choisir un autre tout aussi important qu'il lui prouvera que malgré la distance que j'ai instauré, je n'arrive pas totalement à me détacher d'elle. « J'ai appris, pour le salon… Je suis désolé de ce qu'il s'est passé. J'aurais voulu t'appeler pour savoir comment tu allais, mais ç'aurait été hypocrite de ma part. Je me suis juste assuré de savoir que tu n'étais pas blessée autrement. Je ne voulais pas te déranger. »

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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyDim 7 Aoû - 18:47

Let’s not make it worse
Let’s give ourselves some time
To start again…

L’effort de Nate pour faire la conversation touche Spencer plus qu’elle ne peut le dire mais elle ne s’attendrit pas trop pour autant. Son instinct lui soufflait qu’elle devait rester sur ses gardes, ne pas trop s’ouvrir au musicien. Déjà parce que la situation était éminemment compliquée entre eux mais aussi parce qu’elle ne voulait pas éveiller des émotions qu’elle ne pourrait contrôler ensuite. Car si elle était certaine de son amour pour Kainoa, il était inutile de nier le fait qu’elle était indéniablement attachée au Miles. Elle avait essayé de réprimer cela mais jusqu’à maintenant, ça n’avait pas été très brillant. C’est pourquoi quand il lui demande comment elle va, elle se retient de lui parler des vrais problèmes qui l’agitent, préférant une réponse laconique. Il fait de même quelques instants plus tard et une pointe de chagrin transperce Spence quand elle comprend qu’ils sont en train de devenir des étrangers l’un pour l’autre. Alors, c’est plus fort qu’elle, elle se rapproche de lui, cherchant à profiter de sa présence pour les quelques instants qu’elle durera. Après, elle sait qu’il tournera les talons et qu’elle ne le reverra pas de sitôt. D’ailleurs, c’est plus fort qu’elle, elle finit par reprendre la parole, essayant de plonger leur entrevue par des questions qu’elle imagine anodines. Sauf qu’elle comprend que quelque chose cloche quand Nate lui fournit une réponse hésitant avec l’air légèrement embarrassé. Elle ne comprend pas pourquoi jusqu’à ce qu’il désigne la maison de Callum Rhodes d’un large signe de main. La bouche de la rousse s’arrondit sous le coup de la surprise. « Oh… Je ne savais pas que tu connaissais Callum. C’est gentil de sa part de t’héberger. » Finit-elle par articuler en se sentant complètement stupide. Callum Rhodes. Peut être que ce n’était pas si surprenant. Après tout, Nate et lui venaient du même milieu. Non ce qui embêtait la Evans était la réputation du Rhodes. Drogue, alcool, filles, garçons, rien n’était hors de la portée du fils de Balthazar Rhodes. Et sans qu’elle ne puisse la contrôler, son imagination lui donna une assez bonne idée de ce que Nate pouvait retirer de la compagnie de ce dernier… Les lèvres de la rousse se pincent tandis qu’elle sent un picotement désagréable sur sa peau. Etait-ce de la jalousie ? Elle ne voulait pas mais le sentiment était trop incontrôlable, il venait de ses tripes. Elle n’avait pas le droit d’être possessive et pourtant…

Alors elle est heureuse quand le Miles lui offre une diversion de choix en évoquant ses nouvelles activités sportives. Encore une fois, elle est surprise par ce qu’elle entend mais elle ne veut pas le vexer alors elle ne laisse rien paraître de son incrédulité pourtant grandissante. Certes, elle n’imaginait pas Nate danser mais ça ne voulait dire qu’il n’en était pas capable… « Dire que tu voulais jamais me faire danser quand on était à la fac ! Qu’est-ce qui t’as fait changer d’avis ? » Elle se mord la lèvre aussitôt après avoir prononcé ces mots. Non mais qu’est-ce qu’il lui prenait ? Evoquer leur passé commun, ce n’était certainement pas un moyen convenable de garder ses distances… Nate donne tout de même des détails et elle affiche un petit sourire hypocrite pour donner une réponse à des centaines de kilomètres de celle qu’elle a réellement envie de faire. « Oh un clip ! C’est cool ça ! C’est vrai que j’ai vu que votre dernier album marchait très bien, alors ce n’est pas superflu. Félicitations d’ailleurs. » Elle regarde Nate se passer une main dans les cheveux, et se prend à ressentir une bouffée tendre de nostalgie face à ce petit geste crâne qu’il faisait de temps à autre. Et finalement, elle perd à nouveau le contrôle malgré tous les efforts qu’elle avait tenté de faire pour ne pas demander. « C’est pour quelle chanson du coup ? » Elle espérait avoir eu l’air détaché mais son cœur battait à la chamade. Elle regrettait d’avoir posé la question et redoutait les implications de la réponse. Car une part d’elle voulait qu’il nomme un titre en particulier. La part dominée par son égo et sa faculté à blesser le Miles et le Baxter visiblement. Car une jeune femme sensée voudrait entendre résonner n’importe quel autre titre pour avoir la preuve que Nate était passé à autre chose… En tout cas, elle ne semble pas être la seule à avoir envie de faire preuve de curiosité car ce dernier lui pose tout à coup une question à propos du salon. Elle le regarde droit dans les yeux. « Tu ne me déranges jamais. Enfin, je veux dire, ça ne m’aurait pas dérangée. Mais non, je n’ai pas été blessée. Je n’étais même pas dedans au moment de l’incendie. » Elle ne parvenait pas à être froide avec lui alors elle avait renoncé. Malgré ce qu’elle avait affirmé à Kai, elle voulait encore qu’il soit son ami. L’idée qu’il ait pu hésiter à l’appeler alors qu’il n’était animé que de bonnes intentions était aussi triste que le reste. Alors si elle pouvait changer cette misérable situation, elle ne s’en priverait pas. Surtout que la pensée qu'il ait pu s'inquiéter un peu pour elle lui donnait un peu d'espoir. « Tu n’as pas à être désolé, ce n’est pas de ta faute. Mais merci, c’est gentil. Je pense juste qu’on peut dire officiellement que je suis une fille poisseuse. » Elle exagérait à peine. Son amitié avec Nate, le salon… Cela faisait déjà deux choses positives de sa nouvelle vie qui étaient littéralement partis en fumée…

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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyLun 15 Aoû - 18:32

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When you’re with him


Peu de gens savent que je connais le Rhodes et encore moins se doutent de ce qui nous unis lui et moi. Vivons heureux, vivons cachés. Malheureusement, la façon dont se crispe Spencer m'indique qu'elle connait le jeune homme de nom, de réputation et même peut-être plus que ça. En effet c'est gentil de sa part de m'héberger alors pour appuyer les propos de la rousse j'acquiesce sans en dire davantage.

La danse. Un pincement au coeur me fait grimacer aux paroles de la jeune femme. D'amers regrets viennent m'assaillir alors qu'un arrière goût infecte me renvoi aux paroles de When I was your man, de Bruno Mars. Probablement qu'il se sentait aussi minable que moi à l'heure actuelle et qu'une rencontre subite, imprévue avec son ex petite-amie lui a donné le pouvoir d'écrire cette chanson. Tout ce que j'aurais dû faire du temps où nous étions ensemble, mais que je n'ai pas fait parce qu'à l'époque je ne savais pas aimer. Je ne savais pas être autre chose que le gamin trop prétentieux, trop arriviste, pour voir que j'avais une magnifique petite amie à mon bras. Non, à l'époque, la petite amie c'était juste l'accessoire à la mode, le must-have pour attirer un peu plus les fans du sexe féminin. Parce que l'inaccessible attire et les rends folles. Qu'est-ce que j'étais con. Jeune et con. Les lèvres pincées et les épaules haussées, je ne trouve rien de mieux à dire que la vérité.  « Ouais… Mais tu sais que je n'étais qu'un gros con à l'époque. » Je ne m'attends pas à ce qu'elle approuve mes propos à voix haute. Elle a bien trop de classe pour ça, mais je sais qu'elle ne le pensera pas moins. Après tout, elle a été la première à souffrir de mon comportement de connard. La première et la plus touchée, surtout. Et comment j'aimerais réparer mes erreurs, même si je sais très bien qu'il est trop tard et que les blessures de son coeur ont déjà été pansées par un autre. Je fais de mon mieux pour vaincre l'élan de jalousie qui menace de me faire exploser, et de me concentrer sur notre conversation actuelle. En quelques sortes, profiter de sa présence à mes côtés, même si nous savons tous les deux que j'aimerais partager bien plus qu'une simple conversation.  « J'avais envie d'une corde en plus à mon arc. Je me suis dis que ça ne pouvait être qu'un atout. Et même si je suis toujours loin d'avoir un niveau pro, je me dis que ça peut toujours servir. » Non, les efforts de Gwen pour me faire attraper une aisance en matière de danse ne sont jamais vains. Je souris timidement à la remarque de la jeune femme sur les ventes de l'album… Si elle le sait, c'est forcément qu'elle s'y est intéressée, non ? Qu'elle s'est un peu intéressée à moi d'une façon ou d'une autre ? Toujours ce même espoir destructeur avant de s'évanouir dans cette réalité où je me souviens qu'elle est heureuse en ménage. « Merci. C'est vrai qu'on est vraiment contents des ventes. C'est carrément notre rêve qui se réalise. » Et elle le sait… Elle a été la première à découvrir mon entêtement pour la musique, quitte a sacrifier notre relation.
Et voilà qu'elle mord à l'hameçon. Je me demandais si elle oserait poser la question concernant le clip vidéo, et fidèle à elle même, sa curiosité la perdra. Mon sourire s'élargit même si cette fois, il est teinté d'une nostalgie infinie. « A ton avis… C'est pour qui que je suis prêt à suivre un régime alimentaire, à diminuer ma consommation de clopes et à me faire martyriser par une prof de danse qui me déteste ? » Un sourire en coin peut en dire long, mais pour accentuer l'effet, je poursuis. « C'est la tienne.  »
C'est la tienne de chanson que j'ai choisi car je veux te prouver de quoi je suis capable par amour. Je veux que tu saches que je peux changer, encore, que je peux m'améliorer pour te plaire davantage, que je peux pousser mes limites aussi bien moralement que physiquement. C'est la tienne que j'ai choisi car j'ai compris depuis le temps que je ne ferai jamais le poids face à Kainoa Baxter, que je ne pourrai jamais connaître les lois d'astrophysique et encore moins nommer une comète avec ton prénom - ton vrai prénom. Mais malgré tout cela, je veux que tu saches que je ne t'oublie pas, que je ne peux pas avancer, pas quand je suis prêt à faire tant d'efforts pour toi. C'est ta chanson, c'est Sacred Wound, car de toutes les chansons que j'aie pu écrire, c'est celle là que j'ai écrite avec mon âme, avec mes tripes, alors que j'étais pourtant encore en couple et que je m'interdisais de penser à toi de cette façon. C'est ma chanson, mais elle t'appartient comme j'aimerais t'appartenir, comme j'aimerais que tu m'appartiennes.
Qu'est-ce que j'aimerais lui dire tout ça. Mais je m'abstiens. Je me contente d'un regard triste, rempli de cette mélancolie qui m'habite dès que je suis en présence de la rouquine. Les regrets, les remords, la nostalgie, la fatalité. L'amertume d'une belle histoire que j'ai bousillé sans même me retourner, sans même y penser réellement. Qui aurait pu croire qu'un jour cette histoire m'achèverait autant ?

« Ca ne t'aurait peut-être pas dérangé, mais ça ne change rien au fait que ça aurait été hypocrite de ma part… Enfin, j'ai été heureux de savoir que tu n'avais rien. C'était un soulagement.  » Un réel soulagement. Et ne pas oser prendre le téléphone pour lui demander des nouvelles moi-même avait été un vrai supplice. Je hausse les épaules, un peu perdu quant à la marche à suivre à présent. Si c'était hypocrite de l'appeler, pourquoi ne serait-ce pas hypocrite de poursuivre cette conversation comme si de rien n'était ? Probablement que ça l'est également. Trop tard. Je suis lancé. « Arff tu as bien de la chance dans d'autres domaines, pas vrai ? » que je demande par politesse tout en espérant qu'elle ne se mette pas à parler de sa vie sentimentale. « Tu as une idée de ce que tu vas faire maintenant ? C'est peut-être l'occasion de voir d'autres horizons ? Je ne dis pas que tu devrais hein. Tu es super douée en coiffure. La meilleure, même. T'es la seule qui arrive à faire tenir aussi bien ma banane sans qu'elle ne me retombe dans les yeux en vingt minutes. »

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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyVen 19 Aoû - 20:54

Let’s not make it worse
Let’s give ourselves some time
To start again…

Nate ne réplique pas à la remarque polie de Spencer à propos de Callum Rhodes et elle comprend que c’est sa manière à lui de clore le sujet. Elle n’insiste pas. Elle sait que la vie privée du musicien ne la regarde plus. Hélas, cet accord tacite ne suffit pas à dissiper la gêne qui plombe l’entière conversation. Une remarque malheureuse de la rousse les ramène tout à coup à leurs jeunes années et le moins que l’on puisse dire, c’est que Nate ne se montre pas tendre avec celui qu’il avait été un jour. « Je ne l’ai pas dit dans ce sens là… » Réplique tout de suite Spencer. Certes, il n’était pas le petit ami idéal à l’époque mais de l’eau avait coulé sous les ponts  depuis et l’entendre se qualifier de gros con répugnait l’ancienne coiffeuse. Surtout que depuis, il s’était amplement rattrapé à ses yeux même s’ils étaient à nouveau en froid. En tout cas, leçon retenue : elle devait arrêter les tentatives d’humour sur le passé. Il fallait s’en tenir à une conversation neutre sur leurs vies respectives et rien d’autres. Mais en étaient-ils seulement capables ? Chaque propos semble lourd de sous-entendu, les ramenant au désastre de leurs sentiments respectifs. Pourtant, ils luttent vraiment tous les deux pour donner le change. « Oh oui, tu as bien raison, c’est bien de chercher encore à se perfectionner. Tu pourrais te reposer sur tes lauriers avec le succès du nouvel album mais non. C’est un bon état d’esprit. Et puis, un bon clip, des fois, ça fait réellement décoller les vues youtube… » Elle débitait des banalités en réponse à celles de Nate, réprimant réellement ces véritables pensées. Parce que comme l’incorrigible romantique qu’elle était, elle avait tout de suite visualisé le Miles en smoking faisant élégamment tournoyer une mariée quand il avait dit que la danse pourrait lui servir. Mais elle se garderait bien de faire une plaisanterie à propos d’un quelconque mariage ou de comment la danse attirerait les filles. « Enfin, voilà vraiment, je suis contente que tu réalise ton rêve. Tu le mérites. » Souffle t-elle pas rancunière du tout, baissant soudainement les yeux parce que l’intensité du regard du musicien la déstabilise.

Mais le geste ne suffit pas, puisqu’elle entend la suite des propos de l’anglais très clairement. Elle se mord la lèvre, constatant qu’il vient de laisser tomber une bonne fois pour toute la neutralité. Elle ne peut guère le blâmer, elle l’avait bien cherché en posant cette question qu’elle savait déjà hors limite. « Oh… » C’est le seul son qu’elle peut produire, réduite au silence par la réponse du musicien et aussi par son sourire attristé qui brise le cœur de la rousse en mille morceaux. Faire son choix entre Nate et Kainoa avait été pénible mais être le témoin des conséquences du fameux choix était encore pire. La blessure qu’elle avait infligée au Miles était loin d’être guérie. Pire, il ne faisait rien pour, semblant attendre qu’elle change d’avis. Et puis, il avait dû penser qu’il n’était pas digne d’elle, d’où les changements qu’il essayait d’apporter dans sa vie. Une idée qui était insoutenable pour Spence. Elle jette donc aux orties sa pseudo neutralité. « Tu n’as pas besoin de tout ça pour m’impressionner… Tu n’en as jamais eu besoin. » C’est au tour de la rousse d’afficher un sourire triste. Elle voudrait dire qu’elle trouve le geste magnifique, qu’elle est touchée, que jamais elle ne pourrait oublier Sacred Wound et qu’elle était contente qu’il prête autant d’attention à la chanson mais elle sait que ça ne serait que des encouragements vis-à-vis de Nate. Or, elle n’a pas le droit d’entretenir son espoir. Elle espérait juste qu’il trouvait un certain apaisement dans la danse et dans ce nouveau mode de vie. Quant à ce qu’elle ressentait, elle personnellement, face à ses déclaration et au fait qu’il n’avait pas abandonné, elle préférait l’occulter.

Puisque leurs tentatives de neutralités sont toutes aussi vaines les unes que les autres, ils abandonnent tout simplement et Nate se permet de déclarer franchement qu’il était vraiment très content qu’elle n’ait pas été blessée dans l’incendie du salon de coiffure. Spence voit sur son visage qu’il est sincère, qu’il avait eu l’air de vraiment s’inquiéter. Sauf que cette fois-ci, elle ne s’apitoie pas trop, parce qu’elle ne peut pas s’empêcher de se dire qu’il n’avait eu qu’un simple coup de fil à passer et qu’il ne l’avait pas fait… Mais la rousse retient son amertume. Hélas, son interlocuteur ne fait pas de même et pour la première fois depuis le début de leur conversation, il se fait légèrement accusateur. Oui, elle avait de la chance dans d’autres domaines. Mais elle n’allait pas se risquer à répondre à cette question pourtant directe du musicien. Elle se mord la lèvre mais garde la tête droit en lui laissant l’honneur de réengager la discussion après cette boutade. Et elle fait bien de lui laisser une chance car il redevient le Nate qu’elle aime, doux, gentil, drôle. « Merci c’est gentil. C’est en effet un beau compliment. » Dit-elle quand le musicien lui demande ce qu’elle a envie de faire par la suite, évoquant ses talents de coiffure en se référant à sa banane. Et contre toute attente, elle réponds aussi de manière détaillée à sa question. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour se radoucir, portée par sa volonté de reconnnecter avec Nate, même si c’est pour quelques secondes seulement. « J’aime être coiffeuse mais je crois que je vais devoir faire autre chose effectivement… Mon ami Tyler m’a proposé un job, je crois que je vais le prendre…En attendant… autre chose. Le truc, c’est que je ne suis pas douée en grand-chose. » Ajoute t-elle avec une pointe de réalisme amer. Mais elle n’aime définitivement pas s’apitoyer alors elle lui retourne vite la question. « Et toi quoi de neuf en dehors de la musique ? » Demande t-elle pour éviter de lui demander franchement comment il va mais obtenir tout de même quelques détails.


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TES DOUBLES : andrew, brendan, lizzie, deborah, jesse and yevgeniya
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ARRIVÉE À TENBY : 26/02/2014
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PROFESSION : musician
REPUTATION : il est plutôt calme depuis qu'il est revenu de rehab, non ?


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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyDim 21 Aoû - 19:36

And I don’t wanna believe it
So don’t, don’t let me see it
When you’re with him


Bien sûr qu'elle ne voulait pas le dire dans ce sens ça, mais les faits sont pourtant là : quand nous étions ensemble, je passais mon temps à la délaisser et à privilégier tout ce qui était en rapport avec la musique, oubliant même par moment que ma petite amie m'attendait sagement à la maison pour dîner. J'étais un petit ami lamentable et j'en assume les conséquences chaque jour où je ne me réveille pas à ses côtés. Alors oui, elle ne le dit pas dans ce sens là, mais il est clair qu'elle ne l'aurait pas dit si ça ne l'avais pas autant marqué à l'époque. Pourtant on essaye vite de passer à autre chose et je lui explique la raison qui m'a poussé à vouloir me mettre à la danse. Je lui dis que je voulais une corde en plus à mon arc, mais encore une fois, c'est une réalité déformée. Certes, ça ne me déplait pas de parvenir à faire tous ces nouveaux mouvements, d'autant plus que je me sens nettement mieux dans mes baskets, mais la raison en est tout autre. Si j'ai voulu apprendre à danser, c'était parce que je voulais me donner à fond pour Spencer. Je voulais me dépasser et me faire bosser dur comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Tout ça pour elle. Qu'est-ce que c'est ironique… Que je me mette à la danse pour elle alors qu'elle a encore en travers de la gorge le fait que je ne la sortait pas quand nous étions en couple. J'avais envie qu'elle voit pour la première fois le clip et qu'elle soit dévastée par ses sentiments en voyant ce que je peux accomplir pour elle. J'aurais voulu que ce soit une surprise, mais cette rencontre avance la chose et dans le fond, ce n'est peut-être pas plus mal… Parce que je sens qu'elle attendra la vidéo et qu'elle la regardera. Elle la regardera parce qu'elle est la seule et l'unique à savoir que c'est sa chanson. Que tous les soirs où je la fais sur scène, c'est à elle que je pense et à personne d'autre même si mon regard s'égard sur quelques minettes du premier rang pour leur donner de l'espoir. Est-ce que c'est un bon état d'esprit comme elle le pense ? Certainement pas, mais là encore, elle ne sait pas la vérité alors elle ne peut pas savoir. Je me contente de sourire, ne voulant surtout pas la contredire alors que nous avons une conversation qui dure.  « Oui, je pense qu'avec YouTube, ça facilitera la reconnaissance du groupe. » Ajoute-je, comme si toute cette affaire n'est étudiée que d'un point de vue pragmatique. Enfin, elle me félicite pour ma réussite et je hoche la tête, reconnaissant pour ses paroles. Des paroles que je ne compte certainement pas contredire tellement je suis d'accord avec. C'est prétentieux, comme souvent, mais en effet, j'estime le mériter, rien que parce que pour ce groupe, j'ai sacrifié beaucoup, deux relations amoureuses, notamment. La première parce que j'avais l'impression que nous n'étions pas sur la même longueur d'onde, la seconde parce qu'elle avait peur de l'engagement, que ce soit au sein de notre couple ou bien du groupe. Alors ouais, je mérite de vivre mon rêve. J'ai tout donné pour réussir et le succès se montre enfin d'un oeil qui me plait beaucoup.

J'enchaîne en lui faisant clairement comprendre que c'est donc de sa chanson qu'il s'agit et si je sens que la nouvelle fait effet chez la rousse, sa réponse me laisse esquisser un sourire. Je n'ai pas besoin de ça pour l'impressionner ? « Peut-être… Mais je le voulais. » Oh que oui, je le voulais. Peut-être pour attiser un peu sa jalousie aussi… Même si j'essaye de me réjouir du fait qu'elle soit enfin heureuse en couple avec un homme qui la mérite, je ne peux m'empêcher de revivre cette pointe de possessivité. J'aurais tellement plus de choses à dire à propos de ce qui m'a motivé pour cette chorégraphie et la chanson dans son ensemble, mais je me retiens. Cela dit, je ne sais pas jusqu'à quand je parviendrais à le faire, parce que déjà, je sens mon poing se serrer tellement l'envie de faire mes révélations est forte. Patience… Je garde patience et j'essaye de prendre part à la suite de la conversation normalement en écoutant la demoiselle dire ce qu'il en est de sa situation actuelle. « Si tu as une roue de secours pour le moment, c'est déjà bien. C'est pas facile de trouver du travail aujourd'hui. Je veux dire, si je n'avais pas la musique et que… j'avais besoin de travailler, je ne saurais rien faire. Vraiment. » Heureusement, la question ne se posera jamais et je n'aurais pas à me salir les mains pour subvenir à mes besoins de petit bourgeois banlieusard. Cependant, quand elle dit qu'elle n'est pas douée pour grand chose, je me dois de secouer la tête pour la reprendre. Aussi, je ne réponds pas à sa question, préférant développer les compliments à son égard; J'ai pu me retenir plus tôt, mais la voir se décrédibiliser aussi facilement me rend fou et je veux lui prouver le contraire. « Je ne suis pas d'accord avec toi… Tu es douée pour beaucoup de choses, c'est juste que tu ne t'en rends pas compte. Il faudrait que tu aies un peu plus confiance en toi. Tu sais… Tu te souviens, ce soir où tu m'as confié que tu en avais marre d'être toujours le second choix ? Je suis revenu quelques heures plus tard avec ce tatouage… » Elle sait duquel je parle évidemment, mais je relève tout de même mon avant-bras. Serenate. Un message codé que personne d'autre ne peut comprendre. « Je l'ai fait pour te montrer que tu n'étais pas un second choix. Que tu méritais d'être aimée et reconnue pour ce que tu es. Et je n'ai pas voulu m'arrêter à ça. Tu sais, Sacred Wound, j'aimerais crier sur tous les toits que c'est ta chanson et que la danse, elle est pour toi aussi… J'aimerais que tout le monde sache qu'il y a cette fille grandiose quelque part et qu'elle mérite toutes les plus belles choses. J'aimerais le faire, mais ça ne serait pas correct, je le sais. Alors je n'en fais rien. Tu te rends compte à quel point c'est foireux ? J'aimerais dire au monde à quel point tu es merveilleuse, mais à côté de ça je n'ose même pas t'appeler pour demander de tes nouvelles… Ouais, c'est foireux. » Je soupire après cette longue tirade, sachant pertinemment que j'ai encore une fois dépassé les bornes. Instinctivement, je me recule d'un pas, comme si je m'attends déjà au rejet de la rousse. « Désolé, je sais que je n'aurais pas dû dire ça. A croire que la sobriété, ça ne me réussi pas vraiment. C'est juste que… Ne dis pas que tu n'es pas douée pour grand-chose, je sais que c'est faux. »


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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptySam 27 Aoû - 10:58

We’re just making it worse
We’re just making it worse
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Cette conversation forcée avec Nate était aussi pénible que douloureuse alors c’est presque un soulagement quand Spencer et lui laissent tomber les faux semblants pour dire ce qu’ils ont vraiment derrière le crâne. Presque. Parce qu’en réalité, la rousse n’éprouve aucun plaisir à contempler la mine peinée du musicien et à entendre les allusions de plus en plus explicites qu’il lui fait. Elle se racle ainsi la gorge, gênée quand il affirme avec conviction qu’il tenait particulièrement à l’impressionner. Elle ne sait absolument pas quoi répondre à cela sans dépasser une limite mais heureusement pour elle, il ne tarde pas à reprendre la parole, la réconfortant à propos de son chômage récent. La rousse hoche alors la tête, on ne peut plus d’accord avec ce qu’il vient de dire. Une roue de secours, c’était tout ce dont elle avait besoin pour sortir la tête de l’eau. L’incendie de son salon avait été un coup dur mais elle avait connu pire. Elle avait réussi à échapper à Ben, elle pouvait très bien remonter cette pente… Elle s’était promis de se montrer distante mais Nate est tellement mignon dans ce qu’il dit qu’elle sent un sourire attendri naître sur ses lèvres. Elle voudrait le contredire, lui dire qu’il sait faire pleins de choses, de ne pas se dévaloriser mais ça serait sûrement hypocrite alors qu’elle venait de faire de même. Alors elle le taquine, se demandant tout de même si elle possédait toujours ce droit. « Peut être que tu pourrais devenir ambassadeur pour une marque de gel… » Elle lui adresse un pâle sourire, trouvant sa plaisanterie aussi nulle que son attitude envers lui, ce qui n’était pas rien. Elle devait commencer à se rappeler que parfois le silence était d’or. Ou au moins que les banalités étaient plus sûres que ses piètres tentatives de rallumer la flamme d’une complicité de toute façon éteinte. « Non mais tu as raison, ce n’est pas simple et je suis contente d’avoir trouvé quelque chose avec le peu de diplômes que j’ai. »

Si Nate et Spencer avaient été raisonnables, leur conversation aurait dû s’arrêter à peu près là. Il lui aurait souhaité bonne chance pour son nouveau travail, elle lui aurait souhaité bonne chance pour la suite de sa carrière. Elle aurait rejoint le lit de Kainoa et il aurait rejoint celui de Callum. Leurs chemins ne se seraient plus croisés pendant un moment et ils auraient gardé leurs souffrances respectives pour eux même. Sauf que comme les faits et cette conversation le démontraient, ils étaient incapables. Nate prend soudain une grande inspiration, ses yeux brillant d’une détermination nouvelle. Spencer prend peur. Elle connait ce regard, elle sait ce qu’il va faire. Une déclaration ou quelque chose comme ça. Comme toujours, il allait dire des mots magnifiques, des mots qui la bouleverseraient, qui feraient vaciller ses certitudes. Et le futur lui donne raison, parce que c’est exactement ce qu’il fait. La rousse a le souffle coupé. Qu’est-ce que disait l’adage déjà plus ? Don't date a writer because they breathe words. Nate avait ce talent avec les mots, il les pliait à sa volonté, en faisant presque de la poésie. Il écrivait des chansons sublimes, elle était bien placée pour le savoir, mais il était tout aussi capable d’improviser dans la pratique. Il s’insurge donc, lui disant qu’elle devait avoir plus confiance en elle, qu’elle ne pouvait plus se dénigrer vu qu’elle était une personne merveilleuse et que lui s’en était enfin rendu compte. Il rappelle aussi ce qu’il a été capable de faire pour elle. C'est beau, c'est touchant. Elle écoute, encaissant chaque mot dans la souffrance alors que des centaines de femmes auraient probablement tué pour les entendre. Ce discours passionné suffisait à montrer combien il l’adorait. Et ça la tuait parce qu’elle avait attendu des années pour entre quelque chose comme ça de sa bouche et maintenant que son souhait est enfin exaucés, il se retourne contre elle. Car elle ne peut bien entendu par recevoir cette preuve d’’amour comme il se doit.

Stupidement, elle sent les larmes lui monter aux yeux. Elle faisait honneur à sa réputation de fontaine, encore et toujours. Le visage de Kainoa danse devant ses yeux et elle essaye de puiser un peu de fermeté dans cette image. « Non, en effet, tu n’aurais pas dû dire ça. Alors non, je ne t’excuse pas. Tu ne peux pas me dire toutes ces belles choses. Pas après ce que je t’ai fais. S’il te plaît ? C’est trop dur de t’entendre dire tout ça alors que je t’ai fais souffrir. Que je te fais souffrir. » Elle lui jette un regard douloureux, résistant à l’envie de le toucher. Elle ne savait pas comment il s’y prenait, car elle n’avait pas l’impression qu’il faisait exprès mais il parvenait toujours à attendrir l’anglaise, à lui donner envie de choisir son côté, de le réconforter. Elle avait envie de lui donner ce qu’il voulait mais bien entendu, elle ne pouvait pas. Elle se radoucit toutefois parce que c’est juste sa nature. « J’apprécie les encouragements… Mais je ne suis pas d’accord. Je ne les mérite pas. Tu as raison, tout ça… c’est complètement foireux. » Elle fait un geste vague de la main, essayant d’englober ce qu’elle ne parvient pas à dire. « Tu n’as pas à me remonter le moral, à être gentil, à continuer à me dire que tu me trouves merveilleuse… Au fond, ça rend les choses encore pire. Parce que ça me rappelle juste que j’ai dû faire un choix entre deux hommes tout aussi merveilleux et qu’aucun de vous deux n’était meilleur que l’autre. » C’était sincèrement ce qu’elle pensait. Son cœur avait donné la préférence à Kainoa mais sur un plan purement rationnel, l’astrophysicien et le musicien étaient à égalité, donnant enfin à Spence l’impression d’être aimée. Ils étaient différents et l’aimaient d’une façon différente mais ils avaient cette qualité en commun. « Tu n’as rien fait de mal, ok ? C’est même le contraire. Alors il faut que tu cherches une femme qui mérite ce genre de paroles pour de vrai. Qui en sera plus digne que moi et qui pourra les apprécier. Parce que moi, je ne peux pas. J’ai perdu ce droit quand je t’ai repoussé. » Oui, finalement, elle en était à regretter la période où il semblait la détester.

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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyLun 29 Aoû - 23:20

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« Je t'accorde que ça pourrait devenir une possibilité. » Je m'esclaffe à la proposition de la rouquine. Même si la situation est tendue, elle parvient à faire un trait d'humour qui cette fois, me fait vraiment rire, me donnant l'impression de retrouver mon ancienne amie. Evidemment, ça ne dure que quelques secondes à peine. Juste le temps pour l'espoir de renaître avant de se faire pulvériser violemment à nouveau. C'est comme si je n'arriverai plus jamais à être normal en présence de Spencer. A mi chemin entre la gêne et la prestesse, l'envie de lui crier mes sentiments et l'envie de les enterrer en espérant qu'ils finissent par se taire. Cette rencontre est peut-être fortuite, mais elle devient de plus en plus importante à mes yeux, marquant un nouveau point de rupture. Parce que comme toujours… Je ne peux pas laisser courir. Je suis incapable de fermer ma gueule et d'encaisser les choses comme elles viennent. Comme toujours, j'ai mon mot à dire, parce que je suis un perfectionniste dans l'âme et parce que je ne peux pas laisser Spencer se dénigrer de cette façon. Alors je crache le morceau. Le fond de ma pensée, limpide, pour une fois, grâce à ma sobriété est toujours aussi affolé en présence de l'Anglaise, mais ce n'est pas pour autant que je perds mes moyens. Au contraire. C'est clair comme du crystal, alors les mots fusent et se font entendre. Tellement qu'ils font monter les larmes aux yeux de la jeune femme et que j'en vienne à me sentir coupable. Je me mords l'intérieur de la joue, serre le poing doucement pour me faire violence et ne pas dépasser une nouvelle limite. Je n'aime pas la voir pleurer, mais je n'irai pas sécher ses larmes malgré cette envie qui me dévore les tripes. Je dois accepter l'idée que je lui fasse du mal, même si elle clame que c'est le contraire. Ca, et le fait qu'elle ne me pardonne pas. Oui, j'ai définitivement dépassé les bornes et cette fois, je ne peux pas mettre le chapeau sur une quelconque substance illicite. « Tu me fais souffrir et c'est toi qui pleures ? Allons, Serena… Je suis désolé… Et s'il te plait, accepte mes excuses. » Plus qu'une demande, c'est une supplication. Elle ne supporte pas de me faire souffrir, mais la réciproque est tout aussi vraie. Ca me tue de la voir les yeux embués de larmes sans pouvoir faire un pas pour la calmer, mais à quoi bon chercher un nouveau rejet ? Je crois que j'ai épuisé ma réserve de rejets pour un bon moment. Je reste sur place, le regard fuyant, tout de même, parce que c'est douloureux de voir ses prunelles émeraudes briller de cette façon. J'aimerais la faire pleurer de joie, pas de tristesse, mais malheureusement, ce n'est plus à moi que revient ce droit.
Elle me renvoie tout ce que je viens de lui dire et je baisse la tête, soupirant en silence et acceptant à quel point notre relation s'est détériorée. Et puis, elle parle du choix qu'elle a dû faire et je sens mon coeur saigner comme au premier jour. Le soir où je l'ai embrassé, où je lui ai avoué à quel point elle m'avait manqué parce que j'avais enfin l'espoir de l'avoir retrouvée pour de bon et où elle me l'a arraché pour me le piétiner. Mais ce n'est pas sa faute… Je le sais. C'est de ma faute. C'est moi qui l'ai maltraité… C'est moi qui l'ai poussé dans les bras du premier venu en la quittant aussi brutalement. Si j'avais été plus délicat, plus sensible, alors j'aurais fait en sorte de ne pas la blesser, de ne pas détruire sa confiance en elle et qui sait, elle ne se serait pas mariée à Ben pour passer l'éponge. Je déglutis en imaginant les horreurs qu'elle a dû vivre. Tout ça, par ma faute. Parce que j'ai été le premier à lui mettre des coups, même si ceux là n'étaient pas physiques, mais moraux.
« Je le déteste, ce garçon. C'est plus fort que moi, mais si je devais être honnête… Je devrais te dire que je comprends ton choix.  Lui, il n'a jamais fauté avec toi. Il a tout fait pour te mériter et je suppose que c'est le cas, qu'il te mérite. Je le déteste, mais si… Il est meilleur et ça me tue de l'admettre parce que tu sais que ce n'est pas le genre de choses que j'avoue facilement. » Meilleur que moi ? Je ne sais pas… Mais meilleur pour elle, clairement. Il semble pouvoir lui apporter la stabilité et l'amour dont elle a besoin, bien loin des mondes que je côtoie.
J'aimerais avoir le courage de la regarder dans les yeux alors qu'elle me dit que je dois trouver une autre femme à aimer, une femme qui soit disant, le mériterait plus qu'elle, mais c'est impossible. Je souris à cette idée saugrenue et je ne peux pas m'empêcher d'ajouter d'une voix amusée.
« T'es gentille de dire ça… Mais tu sais… Je me considère déjà comme chanceux pour avoir trouvé l'amour deux fois dans ma vie. Toi et Harlow… Elle, elle m'a appris à aimer. Elle m'a appris ce que c'était de se donner à quelqu'un. Mais toi, toi tu m'as aimé alors que je ne méritais pas une seule miette de ton amour. Tu m'as aimé alors que j'étais incapable d'aimer qui que ce soit. Tu t'es donnée à moi et ce n'est que des années plus tard que je me suis rendu compte d'à quel point j'étais riche en ta compagnie. » Je hausse les épaules en me mordant la lèvre inférieure. « Tu n'as rien fait de mal, toi non plus. Et même si je n'arrive pas à passer à autre chose, tu as bien fait de me repousser… » Je le déteste, mais présentement, c'est moi que je déteste pour être aussi honnête avec la jeune femme. Ca me tue de la voir amoureuse d'un autre, mais il faut que je me fasse une raison… Il faut que je me fasse à l'idée même si je ne suis pas certain de pouvoir accepter et de pouvoir la laisser tranquille un jour. Si je n'étais pas sur le point de me rendre à mon cours de danse, j'aurais volontiers planté une cigarette entre mes lèvres pour faire descendre cette tension qui grimpe en moi… Mais non, je dois résister. Comme je dois résister à mon envie de l'embrasser, même dans ses vêtements froissés qui trahissent sa nuit.« Je… Je vais être en retard à mon cours… »

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MessageSujet: Re: We're just making it worse. Spencer We're just making it worse. Spencer EmptyDim 4 Sep - 12:03

We’re just making it worse
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We’re just making it worse

Comme toujours Spencer est incapable de cacher sa détresse face à Nate. Les larmes lui montent aux yeux tandis que la vision qu’elle a de ce dernier se brouille. Elle se sentait ridicule à pleurer comme ça mais ce n’était plus quelque chose qu’elle pouvait contrôler. Le musicien l’avait émue avec ses mots. Et surtout ces derniers démontraient qu’il éprouvait toujours des sentiments forts pour elle, ce qui était bouleversant aux yeux de la rousse qui ne pouvait pas lui retourner. Elle ne supportait pas l’idée qu’elle puisse le rendre malheureux et déjà, elle se sentait mal d’avoir refusé ses excuses. Mais elle ne supportait pas non plus d’entendre ces aveux d’attachement. Non seulement, ils la faisaient se sentir mal vis-à-vis de Kainoa mais en plus, c’était comme s’il jetait du sel sur leurs blessures à tous les deux. Des blessures à peine cicatrisées… Tu me fais souffrir et c'est toi qui pleures ? L’ironie de la situation n’a pas échappé à Nate et finalement, cette remarque est peut être la meilleure de toutes celles qu’il pouvait faire. Il était vrai qu’il avait toujours su la faire rire. La rousse sent un pâle sourire naître sur ses lèvres. « Je ne pleure pas… J’ai juste quelque chose dans l’œil. » Réplique t-elle, tout à coup séduite par le sarcasme. Cependant, le ton suppliant du Miles ne lui a pas échappé et elle sent sa résolution vaciller. Elle est tout bonnement incapable de le repousser trop durement. « C’est bon, j’accepte tes excuses. » Capitule t-elle d’une voix douce. Sauf que le mal était fait. Malgré toutes les bonnes résolutions de la rousse, leur conversation n’avait rien d’anodine. Même elle, elle venait de délivrer un petit discours passionné à Nate, ressassant de manière plutôt cruelle et inutile l’enchainement des évènements qui les avaient conduits dans cette impasse. Comme si une ultime mise au point était nécessaire. Alors qu’au fond, il n’y avait plus rien à dire.

Sauf que Nate a encore visiblement besoin de s’exprimer. Et elle comprend que c’est important pour lui alors cette fois-ci, elle le laisse faire, non sans se mordre la lèvre. Parce que apparemment, ses paroles à elle étaient tombées dans le vide, l’anglais pensait toujours que Kainoa était meilleur que lui, continuait à se comparer à lui. Sauf qu’il ne le fait pas de manière immature ou mesquine. A vrai dire, c’est tout le contraire. Il a l’air d’avoir une maturité nouvelle, une certaine noblesse dans ce qu’il admet. Alors finalement, elle le fait, elle effleure doucement son bras, impressionnée et reconnaissante. « Tu sais que je t’ai pardonné Liverpool depuis longtemps… Et je ne suis pas d’accord avec toi…Ce n’était pas une question de mérite ou de savoir qui était meilleur que l’autre… Rien que le fait que tu puisses me tenir ce genre de discours prouve… que tu es digne de moi. Même si je n’aime pas ces mots. Ça donne l’impression que je suis le prix d’une sorte de compétition que j’aurai organisé entre vous. Alors que ça n’a jamais été le cas. Mais merci de ta franchise… Vraiment.» Elle disait vrai. Il semblait placer son bonheur personnel à elle au dessus de son animosité envers Kainoa, réfutant cette dernière et sa déception pour parvenir à penser que c’était le gallois le bon choix. C’était magnifiquement désintéressé et altruiste. La preuve que comme il le disait, l’amour de Harlow l’avait vraiment changé… Elle hoche ensuite la tête de gauche à droite, le contredisant une nouvelle fois. « Ne parle pas au passé… Je t’aime toujours. Pas de la façon dont tu voudrais. Et quand même déjà trop au goût de Kainoa mais c’est quelque chose qui ne changera jamais. Même si tu ne fais plus partie de ma vie, même si on ne se parle plus, tu auras toujours une place spéciale dans mon cœur. Tu m’as beaucoup apporté aussi. Je ne serai pas celle que je suis aujourd’hui sans toi. Et ça, je ne l’oublierai pas. » Avec un rictus triste, elle se recule, laissant retomber sa main. Elle se rappelait s’être moquée de maintes héroïnes de triangles amoureux en se gavant de crème glacée avec sa grande sœur, et elle le regrettait désormais amèrement. Car à présent, elle comprenait un peu mieux les dilemmes de ces pauvresses…

Nate était en effet une partie d’elle, de celle qu’elle était aujourd’hui. Une partie de son cœur qu’elle devait détacher et oublier pour qu’ils puissent tous les deux aller de l’avant si on l’on se sentait d’humeur métaphorique. L’amputation était douloureuse mais nécessaire. Il faudrait juste que le temps puisse faire son œuvre… « Ok donc on a rien fait de mal tous les deux… Alors on devrait arrêter tous les deux se torturer… Et passer à autre chose, oui. Même si c’est difficile. » Leur conversation était finalement plus douce et plus apaisante que celle qu’ils avaient eue dans cette ruelle sombre à Swansea.  Pas foncièrement porteuse d’espoir, mais de sûr, ils se quittaient en meilleurs termes. Car ils doivent effectivement se quitter, Nate annonce d’un air penaud qu’il doit se rendre à son cours de danse. Spence hoche la tête. « Oui je dois y aller aussi. Ne te mets pas en retard pour moi. » Elle lui lance un dernier regard hésitant, sentant son cœur se serrer. Le garçon aux paroles d’or et à la mèche rebelle. Le musicien. Le poète. Nathaniel Riley Miles. Le garçon qui fumait toujours sa cigarette avec une élégance folle et qui donnait des prénoms féminins à ses voitures. Celui qui avait cet accent craquant qui lui rappelait le pays. Celui qui lui avait écrit une chanson et mélangé leurs deux noms pour l’éternité sur son bras. Sensible, passionné, charismatique, romantique. Nathaniel Riley Miles. Celui qu’elle avait aimé en premier, celui dont le nom avait noirci des centaines de pages de ses cahiers quand elle était encore jeune et naïve. Celui qu’elle avait suivi jusqu’ici pour se rendre compte qu’il en aimait une autre. Celui avec qui en fin de compte, elle ne ferait jamais sa vie. Oui, c’était difficile de le laisser partir. Mais elle le fait quand même. « Prends soin de toi surtout. » Elle a l’impression qu’elle ne le reverra pas de sitôt. Pourtant, elle tourne quand même les talons, faisant preuve d’une volonté dont elle ne se serait pas crû capable. Elle fait comme Harlow finalement. Elle l’abandonne une nouvelle fois. Et pourtant, Nate se considérait quand même comme chanceux de les avoir connues toutes les deux. Alors qu’elles lui avaient toutes les deux brisé le cœur. A ne plus rien comprendre. Mais c’était peut être ça l’amour. Un sentiment complètement irrationnel. Plus on aimait une personne, moins ça avait de sens.

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