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(catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore

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MessageSujet: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Ven 24 Juin - 18:04

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
 réveil. la nuit fut courte, tu ne te souviens même pas de t'être endormi. tu t'étonnes de ne pas trouver ton assistante dans le fauteuil situé au pied de ton lit, car elle s'y endort fréquemment en attendant d'avoir la confirmation que tu vas bien. tu vas rarement bien. il n'y a que face à elle que tu laisses parfois tomber le masque, elle te sait fragilisé par les événements qui t'ont poussé à quitter los angeles. à te réfugier ici, coin paumé où tu espérais te remettre de tes émotions rapidement. cela fait deux ans, tu n'as toujours pas fait un pas en avant. tu te tortures devant les matchs des dodgers, allant jusqu'à regarder ceux auxquels tu as participé. que vous avez gagnés, comme le championnat de la division ouest de la ligue nationale, remporté deux années de suite avec toi à la tête de l'équipe. le baseball te manque, et ton épaule te rappelle à l'ordre à chaque fois que tu t’entraînes. quand bien même parviendrais-tu à guérir complètement, ta jambe a elle aussi subi des dégâts qui te font encore boiter. tu ne remarcheras plus normalement, la guérison a foiré. de toutes manières, tu te fais un peu vieux pour recommencer le sport en professionnel au bout de plus de deux ans d'absence. ta carrière est terminée, enterrée, ne te restent que les souvenirs enfermés dans une pièce de la maison dont tu as donné la clé à natasa afin de ne pas être tenté de tout y démolir dans un accès de colère mêlée de désespoir. tu ne lui as évidemment pas exposé les choses ainsi, mais c'est ce qu'il fallait comprendre.
il doit être dix heures du matin lorsque tu t'installes devant un bol de céréales et allumes la télévision placée au dessus du comptoir de la cuisine. tu tombes sur un dessin animé, et tu regardes donc bob l'éponge faire grève avec carlo le calamar. tu éclates de rire, manquant de recracher la cuillère de céréales que tu viens de mettre en bouche. tu es d'humeur changeante, autre point qui a régulièrement fait fuir tes assistantes avant l'arrivée d'une russe qui en a clairement vu bien d'autres. elle a connu pire, ça se lit dans son regard, se voit dans son attitude et le fait que rien de ce que tu fais ou dis ne semble la choquer. elle est imperturbable, et vit pourtant avec toi depuis un an. tu ne l'as jamais vue s'étonner de rien te concernant. elle t'impressionne, tandis que tu n'es sans doute pas le moins du monde incroyable à ses yeux. un alcoolique dépressif dont elle prend soin et qui signe les chèques en fin de mois. elle est plus ta baby-sitter qu'autre chose.
toujours sans l'avoir aperçue, tu enfiles un jean troué surmonté d'un t-shirt au blanc douteux et pénètres dans le garage. tu mets T.N.T d'AC/DC et sors la voiture sur laquelle tu travailles en ce moment. la météo est idéale pour t'adonner à ta passion. nouvelle passion, tu t'y es mis il y a seulement trois mois de cela, en désespoir de cause. mais tu as accroché. tu finis par avoir tellement chaud que tu te débarrasses de ton t-shirt. et ensuite tellement mal que tu restes allongé sur ton chariot de garagiste, les bras ballants et grognant comme un animal blessé. un chien, peut-être. « natasaaaaa. » tu ne sais pas où elle est, mais elle a tendance à arriver au moment où tu as besoin d'elle. surtout quand tu gueules comme tu le fais actuellement. elle commence à avoir l'habitude, en trois mois il t'est maintes fois arrivé d'avoir mal soit au bras soit à la jambe en bidouillant tes voitures. et elle a eu beau te dire de te trouver une autre occupation, tu es trop borné et ton esprit de contradiction l'emporte généralement sur ta raison. pour ne pas dire toujours.
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Ven 24 Juin - 23:35

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
La routine s’est installée dans cette grande demeure. Depuis que j’étais au service de Cassius Lochlainn, j’avais pris mes marques dans la maison. Mon chat restait cloitré dans mes appartements bien que je la laisse sortir le matin pour qu’elle vienne me tenir compagnie mais dès que mon employeur émergeait, je me dépêchai de la remettre dans la chambre. Aujourd’hui ne ferait donc pas exception. Tous les jours, je me levai à 06h30 pour trainer dans la maison une bonne heure. Je vérifiai que M. Lochlainn respirait encore pour retourner vaguer à mes occupations. Je retirai alors la nuisette qui me servait de pyjama pour enfiler mon tailleur conventionnel et vouloir attacher mes cheveux. Je ne les laissai jamais détachés au boulot mais ils étaient tellement filasses en ce moment. Cassants à cause du changement de saison, que je décidai juste de les laisser à l’air libre. Je reviendrai faire mon chignon plus tard. Durant une heure, je m’activai à faire le ménage de la maison. Ranger le désordre que M. Lochlainn faisait souvent, ivre. L’alcool ne me faisait pas froid aux yeux. Je m’en fichai qu’il boive, tant qu’il arrêtait de casser des choses. Ensuite, je relevai le courrier pour me retirer dans mon bureau. J’avais pris soin de préparer le petit déjeuner de mon employeur –un vrai gosse-. Avec mon chat sur l’épaule qui ronronnait, je regardai les cartons d’invitation aux soirées prestigieuses. Je passai alors quelques coups de fil pour me renseigner. Pas de soirée dansante mon patron était en mauvaise état. Pas de charité, il allait se faire avoir. Tiens, une soirée organisée par ses parents. Il ne les avait pas vu depuis une éternité. Et il y avait une invitation pour moi aussi. Sans doute devais-je être en poste ce soir-là ? Je regardai la date puis la notai dans l’agenda.

Une musique se mit à raisonner dans la maison. Je reconnus cette chanson avant de me lever de ma chaise pour déposer mon chat sur le bureau et lui donner à manger. Puis munie du carton d’invitation, je descendis les marches qui me séparaient du garage, oubliant mon souci capillaire. Je pénètre dans le garage lorsque j’entends qu’on m’appelle. « C’est pas vrai, murmurai-je dans ma langue natale. » Puis, je posai le carton sur une table dégueulasse avant d’en venir à mon employeur qui souffrait le martyr. Je l’attrape par les jambes pour le tirer vers moi si bien qu’il finit entre les miennes. « Bonjour patron. » Délicatesse ? Non, merci. Je n’ai pas que ça à faire. Je devais me trouver une jolie robe et en plus organiser ses déplacements à venir en contactant le chauffeur. Les poings sur les hanches, je lui souris. « Je vous ai dit de ne pas faire de mécanique sans faire vos étirements. Le médecin vous l’a dit également. » Quel tête de mule ! Je passe donc ma main en-dessous de son épaule valide pour ne pas le blesser avant de le porter à bout de bras. Force de cheval. Puis, j’attrape une chaise de ma main libre pour la retourner et l’asseoir à califourchon sur cette dernière. « Ne bougez pas. » Puis, sur mes talons, je partis dans un coin de la pièce pour lui servir un verre. Vu la position, il devait avoir mal à l’épaule.

Je lui tendis le whisky pour passer derrière lui et attraper également un siège. Alors comme le médecin me l’avait appris, je passai doucement mes mains sur la blessure pour attraper son bras pour le tirer délicatement vers moi sans lui faire mal. Ce n’est pas mon but. Mon autre main était appuyée de tout son plat sur la clavicule et je faisais rouler la paume de main sur cette dernière. « On a reçu une invitation de vos parents pour une soirée. J’ai répondu à l’affirmative. Donc pas de jérémiades. De toute façon, je suis également conviée et j’ai bien envie de porter une jolie robe. » Je sens le muscle qui se détend et j’arrive à replacer ce qui était cassé. « Voilà. Maintenant pas d’effort inutile pendant quelques minutes. »
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Lun 27 Juin - 23:09

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
encore une nuit passée à boire pour oublier que tu as mal, aussi bien physiquement que psychologiquement. émotionnellement. tu te remets d'une affreuse rupture, douloureuse à souhait, avec le sport. ou plutôt, tu tentes vainement de t'en remettre, de passer au dessus de tout cela. c'est la chose la plus dure que tu aies jamais eue à faire, sans doute car c'est une pente qu'il te faut remonter seul. tu n'en as présentement ni la force ni le courage. tu n'es plus bon qu'à vider des verres et autres bouteilles en te plaignant inlassablement de cette injustice de la vie. natasa t'écoute, probablement d'une oreille distraite, et finit toujours par t'aider à rejoindre ta chambre avant de quasiment te border dans ton lit. parfois, tu t'en souviens. d'autres pas. mais tu sais qu'elle le fait. elle n'est pas ta première assistante, mais tu espères qu'elle sera la dernière. elle n'est pas encore partie, n'a toujours pas menacé de tout quitter, c'est plutôt bon signe. en général, elles travaillent environ six mois pour toi avant d'en avoir ras-le-bol. elles essayent, ensuite elle se forcent, et lâchent finalement prise. pas natasa. tu lui es redevable pour tellement de choses.
tu rejoins le garage pour en sortir ta toute dernière acquisition: une voiture qui ne paie pas de mine, à retaper entièrement. tu risques de passer pas mal de temps sur celle-ci, et c'est exactement ce que tu recherches. il ne faut cependant pas longtemps avant que tu n'aies à nouveau besoin de ton assistante. c'est plutôt ta mère étant donné le nombre de fois pas jour où tu fais appel à elle, un vrai gosse. en même temps, tu ne sais rien faire tout seul, on t'a toujours servi. ta sauveteuse ne tarde pas à faire son apparition, marmonnant en russe. il serait temps que tu en apprennes les bas histoires de comprendre quand elle peste. elle t'attrape par les jambes, te tirant d'en dessous de la voiture. tu te retrouves entre ses jambes, et lève les yeux sur elle. « bonjour, natasa. vous ne voulez toujours pas m'appeler cass ? » elle te sourit en te faisant remarquer que la mécanique sans prendre tes précautions a préalable n'était pas une bonne idée, mais tu te renfrognes. « les étirements sont inefficaces, douloureux et prennent du temps. » elle t'aide à te relever, te soulevant presque et tu n'es pas d'une grande aide dans ton état. par chance, ta jambe ne te fait actuellement pas souffrir. natasa t'installe sur une chaise? tu te laisses faire, soulagé.
elle s'éloigne et revient avec un verre de whisky. tu le vides d'une traite comme pour faire passer la douleur, ou peut-être simplement car tu es à la foi alcoolique et assoiffé. tu la vois s'apprêter à remettre ton épaule correctement et te retiens de prendre tes jambes à ton cou. c'est encore plus douloureux quand on te répare. tu déposes ton verre vide et te concentre sur les yeux de ton assistante tout en l'écoutant parler. tu tentes de te focaliser sur sa voix. ses yeux et sa voix, rien d'autre. mais son annonce ne te plait pas. « je ne... » tu ne termines pas ta phrase, serrant les dents lorsqu'elle remet ton épaule en place. « merci, lâches-tu avant de partir dans une tirade de protestation: je ne veux pas aller à cette soirée, tout le monde va me demander si je vais bien. et évidemment je dirai que je ne me suis jamais porté aussi bien de toute ma vie. j'ai l'air d'aller bien ? » tu désignes ton visage d'un geste circulaire de  ta main valide. « ça n'ira jamais, je.ne.joue.plus.au.baseball ! » tu tapes du poing sur l'établi à côté de toi, et c'est douloureux. idiot. tu fais mine de rien, fourrant ta main dans la poche de ton pantalon. « excusez-moi. » tu esquisses un sourire navré, appuyant ta tête sur le dossier de la chaise.
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Mer 29 Juin - 0:41

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
Je voyais Cassius Lochlainn comme un homme brisé. Brisé par les évènements. A vrai dire, j’ai été comme lui, quand elle est morte. Quand j’ai perdu ma famille. Certes, il me reste mes frères qui allaient sans doute venir me voir bientôt pour mon anniversaire qui tombait le lendemain de cette fameuse soirée. Je ne me formalisai même pas que Cassius Lochlainn ne connaisse pas la date. De toute façon, sans vouloir mordre la main qui contribue à me nourrir, c’est un enfant pourri gâté. Oui, star du cinéma très jeune, destiné à une carrière dans le baseball aux Etats-Unis. Il a touché le soleil de trop près et tel Icare s’est brûlé pour connaitre une descente aux Enfers, rapide et douloureuse. Le problème c’est que les slaves, nous remontons vite la pente tandis que les occidentaux eux, se laissent couler. D’abord ils flottent et s’immergent. C’est que faisait cet homme. Il était gentil pourtant mais son arrogance et ses caprices le rendaient exécrables. Je ne pense même pas qu’il se rende compte du mal qui faisait aux gens autour de lui. A ses parents pour commencer. Surtout sa mère. Une femme charmante. Non, il était dans sa bulle et un jour, il se réveillerait et serait tout seul. C’est ce qui se passe quand on est insupportables. Et la douleur n’excuse pas tout.

Je le trouve sous une voiture, complètement immobilisé. Et j’ai envie de le secouer comme je faisais avec mes frères. Ils n’écoutaient jamais rien. A croire que c’est le propre des hommes. Je l’attrape par une jambe pour le faire glisser vers moi. Je hausse un sourcil, les poings sur les hanches. « Toujours pas, non. » Mon ton est froid, sec. Comme d’habitude. Je ne suis pas payée pour être chaleureuse. Je suis payée pour l’aider dans ses tâches ménagères et ensuite m’assurer qu’il sorte voir la lumière du jour de temps en temps. La chaleur, je la réserve exclusivement à mon chat et mes peintures. Faute de pouvoir danser. On a du mal à imaginer quand on me voit. Mais je ne faisais pas étalage de ma vie privée. A vrai dire, je ne lui ai jamais parlé de mes frères, de ma sœur, ni de mes parents. Je lève les yeux au ciel. « Si vous les faisiez plus régulièrement M. Lochlainn, vous auriez moins mal. C’est physique et tous les sportifs savent ça. » J’en sais quelque chose. Il n’est pas le seul à avoir perdu sa passion. En plus de toute ma vie évidemment. Je le relève non sans entendre un craquement dans mon dos. Comme s’il en avait quelque chose à faire et je le pose sur la chaise avant de lui apporter son breuvage.

Je me mets face à lui avant de commencer à palper l’articulation endolori. Je la bouge doucement sans paraitre trop brusque tandis que j’essaie d’amener le sujet de la soirée sur le tapis. A vrai dire, il s’agit d’une soirée de ses parents donc je doute qu’il refuse. Ou alors il serait réellement égoïste. Je remets l’épaule en place d’un coup bref avant de l’écouter me parler d’un air impassible. Voilà des mois que j’entendais le même discours. Je me lève alors d’un bond. « Non, vous n’avez pas l’air d’aller bien mais vous ne faites rien pour aller mieux non plus. » Je passe une main dans mes cheveux blonds détachés pour la première fois. Chose qu’il n’a pas remarqué. Evidemment, je ne suis qu’une simple servante à ses yeux. Et il ne voit pas plus loin que le bout de son nez. « Et alors, je ne fais plus ce que j’aime non plus et je ne me plains pas. » Je me penche alors vers lui pour le foudroyer du regard. De mon regard bleu océan. Cet océan qui se déchainait face à lui à cet instant-même. J’étais en colère. Très en colère parce que mes parents étaient morts et que lui, il avait encore les siens et ne daignait même pas aller les voir. Je sentis cette nouvelle boule qui se formait dans ma gorge comme lorsque je m’apprêtai à laisser la peine qui m’avait envahie ressortir. Mais je suis slave. Je sais contenir mes émotions et la boule disparait aussi vite qu’elle s’est formée. Je prends donc son verre vide pour lui en servir un nouveau. Servir, obéir, ne rien dire. Je m’en sers un par la même occasion que je vide cul sec. C'est la première fois que je bois devant lui. « YA predpochitayu vodku, dis-je dans ma langue naturelle avant de le reposer. » Je lui apporte alors le sien. « Faites comme bon vous semble mais vous avez encore la chance d’avoir vos parents, ne les négligez pas. » Je m’assois alors sur la chaise pour attraper une clé que je fais tourner entre mes doigts comme un bâton de majorette. « Et en plus, comme j’ai l’intention d’y aller et que vous savez même pas vous faire cuire un œuf, vous serez perdu sans moi. Et ne vous en prenne l’idée de m’interdire d’y aller, je fais encore ce que je veux le weekend de mon anniversaire. » Je lance alors la clé qui atterrit dans la caisse à outils tandis qu’une ombre passe sur mon visage. Mon anniversaire. Mais également le sien.

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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Mar 5 Juil - 3:50

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
la vie avec toi n'a rien d'aisé, et tu as beau en être conscient tu ne fais rien pour y remédier. disons que ton comportement dépend des moments, comme s'il t'arrivait d'oublier un temps ce qui te rend malade une seconde plus tard. lorsqu'andrea t'a largué, tu t'es remis en question peut-être trois minutes durant, pas plus. ce n'est dû ni à ton statut, ni à ton habitude d'avoir toujours raison -ou que l'on te donne raison. tu as seulement réalisé que cela ne te faisait pas grand chose, que tu ne ressentais plus le besoin d'être toujours entouré. aimé. le seul fait d'avoir natasa auprès de toi te suffit à présent. de la compagnie, c'est suffisant. n'importe quelle compagnie, et tant pis si elle t'apprécie uniquement car tu la loges et la nourris. si elle ne t'apprécie pas, fait semblant, ment. ni elle ni toi ne vous montrez particulièrement chaleureux, vous expérimentez une cohabitation cordiale et vous vouvoyez tel les deux inconnus que vous êtes l'un pour l'autre. t'écouter radoter une fois saoul et faire ton ménage ne lui permet pas d'affirmer te connaître, tandis que tu ne sais ni ne veux rien savoir d'elle. vous collaborez. moins encore, elle travaille pour toi. tu ne sais pas ce qu'il en est de son côté, mais pour ta part tu la respectes et ressens une forme de reconnaissance à son égard. c'est amplement suffisant, une relation de travail, tu n'as besoin que de savoir qu'elle est là.
tu n'as pas eu le temps de bricoler beaucoup, seulement de siffloter T.N.T jusqu'à "I'm dirty, mean and mighty unclean" avant de te bloquer l'épaule. résultat, c'est coincé sous une voiture que tu cries le prénom de ton assistante. ce pourrait aussi bien être "au secours maman". natasa ne tarde pas à te rejoindre dans l'allée du garage et te tire par la jambe pour te ramener à l'air libre. « très bien. vous ne voyez cependant pas d'inconvénient à ce que je continue à employer votre prénom ? » c'est bien le moment de débattre à ce sujet, bravo cassius. tu hausserais bien les épaules à la suite, mais tu en es bien incapable. tu te contentes donc d'un soupir. « aidez-moi juste à me relever, natasa, ce serait très gentil de votre part. » tu n'as pas besoin de leçons sur les étirements que tu ne fais pas -en tout cas, plus depuis que tu n'as pas le moindre espoir de retourner en pro. c'était toute ta vie, et tu parais sans doute très puéril et faible mais tu ne parviens pas à passer au delà de ça. ta raison de vivre s'est envolée, bêtement. « merci », souffles-tu après avoir étouffé un grognement en t'affalant sur la chaise.
ton verre dans ta main libre, tu laisses natasa s'occuper de ton épaule. elle endosse les rôles de cuisinière, infirmière, femme de ménage et organisatrice de tes journées. sans doute en oublies-tu plus d'un. tu ne serais rien sans elle, et c'est une chose dont tu as parfaitement conscience mais qui ne semble pas te déranger. tu as besoin de te reposer sur quelqu'un, même si c'est égoïste. présentement, c'est elle ton pilier, ta béquille. tu as besoin d'elle, tu ne t'en caches pas. elle est plus forte que toi, c'est un fait qui ne représente aucune honte pour toi. de toutes manières, ces derniers mois, n'importe qui serait plus fort que toi. l'évocation d'une soirée te met sur les nerfs, ou peut-être est-ce la douleur mêlée d'irritation constante face à ta situation qui parle. quoi qu'il en soit, tes paroles font réagir natasa au quart de tour: elle se lève d'un bond, te foudroyant du regard avec cet air que tu lui observes rarement. elle est en général plus indifférente qu'autre chose. tu ne sais pourquoi ton refus l’énerve à ce point et, pour l'instant, tu t'en fous. ses reproches devraient te passer par dessus la tête puisque tu les entends et les lis sans cesse, mais venant d'elle c'est comme un coup de poignard dans le dos. « et alors ? alors je suis un putain de bon à rien. navré, je ne suis pas aussi fort que vous. je ne fais pas d'efforts, je bois. et vous, vous êtes un glaçon. la différence n'est pas si grande. chacun son truc, natasa, moi je ne suis pas à la hauteur. » tu ne sais pas de quoi elle parle en disant qu'elle ne fait plus ce qu'elle aime, énième rappel que tu ne sais rien à son sujet. elle est discrète, muette au sujet de son passé. tu es bruyant, et tu radotes presque tous les soirs sur ce qui va si mal dans ta petite vie.
elle remplit malgré tout ton verre à nouveau, en vidant un elle-même avant de te l'apporter. tu en observes le contenu, comme si le whisky était soudainement devenu des plus passionnants, mais tu n'en bois pas une goutte. « vous ne savez pas quelle relation j'entretiens avec mes parents. ne me jugez pas, vous aussi. » tu es à nouveau calme, presque trop. le fait est que le monde passe son temps à te juger, les magazines people, ceux qu'elle tente de te cacher mais que tu interceptes parfois, soulèvent des questions sans intérêt et passent une page et demi à démontrer que tu es au plus mal malgré le sourire que tu affiches lors de chacune de tes apparitions. c'est idiot, qui la sincérité de ton sourire intéresse-t-elle... rappel alors que tu sais à peine te préparer à manger, merci pour la délicatesse. comme si tu n'étais pas déjà au courant, c'est bien parce que tu ne sais pas tenir une maison que tu as besoin d'elle. tu tentes de croiser les bras, ton épaule te rappelle à l'ordre et tu grimaces, perdant toute crédibilité par la même occasion. « dans ce cas je serai perdu, vous allez où vous voulez. » tu pousses un nouveau soupir et vide finalement ton verre d'un seul trait. « c'est pour quoi, encore, cette soirée ? » tu t'apprêtes à céder, tu le fais à chaque fois. vous disputer est inutile, il suffit de te laisser y réfléchir deux minutes de plus, et tu parviens toujours à cette même conclusion: être seul chez toi est encore pire que trop entouré là-bas. et puis, cette fois, cela permettra de faire plaisir à natasa. pour une fois. première fois, sans doute.
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Mer 20 Juil - 18:05

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
Je ne comprenais pas comment je faisais pour le supporter. C’est un véritable mystère pour moi. En effet, Lochlainn n’est pas l’homme le plus sympathique envers moi. Il me manque constamment de respect, me lance des pics qui font mal. Mais il ne peut pas savoir. Non, il ne peut pas savoir que j’ai perdu ma sœur jumelle, ma moitié, mon pilier dans un accident de la route. Ainsi que mes parents. Que j’ai quatre frères. Et également que mon petit ami m’a laissée tomber pour une fille plus jeune. On dit souvent que je suis froide, que je suis un glaçon. D’ailleurs, ça m’offusque énormément quand on me dit ça. Je ne suis pas un glaçon. Je ne montre juste pas mes sentiments comme les européens. J’intériorise tout. Et quand on arrive à mon anniversaire, je pleure tous les jours. Dans mon coin. Avec le chat dans les bras. Mon beau persan blanc. Rêve de Talia d’en posséder un. Et je l’avais fait. En hommage à ma sœur. Rien que d’y penser, j’avais un pincement au cœur. Je ressens des choses. Je suis juste pudique.

Je débarque pile poil au moment où il s’est –encore- coincé l’épaule. Je ne comprendrai jamais ce mec. Il a mal mais se pousse à bout. Fort heureusement pour moi, je n’ai pas de blessure de la sorte. Bien que j’ai été danseuse. Il avait les trophées dans ma chambre qui trônaient sur la commode. Ils prenaient la poussière. Simple expression. « Non, je m’en fiche à vrai dire. Je suis votre employée. » Je suis trop maniaque pour ça. Je me baisse donc pour fouetter le visage de Cassius avec mes longs cheveux blonds pour le soulever non sans peine. Puis, je le pose sur une chaise que j’ai retournée avant de l’asseoir dessus sans une once de délicatesse. Je hoche la tête à son merci. Pas la peine de parler. De toute façon, je vois à son regard que nous allions encore nous bagarrer. Je fais craquer ma nuque. Vas-y beau gosse, je t’attends.

Je me place devant lui pour essayer de lui remettre l’épaule en place. Je suis plus l’esclave de M. Lochlainn que son employée. Mais bon, le salaire que me versaient ses parents pour garder un œil sur lui était suffisant. Je mettais de côté pour rentrer chez moi. Retrouver mes frères, la tombe de ma famille et la danse. Encore quelques mois et je m’en irai. Bien sûr, je n’en avais rien dit à mon employeur. Pour quoi faire ? Je lui parle de la soirée et il s’emporte. Quand je disais qu’il cherchait la bagarre. Je me mets alors debout après avoir remis son épaule avec un crac sonore pour le foudroyer du regard. D’habitude je ne montre rien. Mais je n’étais plus qu’à quelques jours de mon anniversaire donc je devenais plus facilement irascible. Il avait encore la chance d’avoir des parents. Moi, je ne l’ai plus. Heureusement que mon frère venait me voir car c’est bien un triste jour que celui de notre anniversaire à Talia et moi. « Je suis un bon à rien. » « Vous vous êtes un glaçon. » Et pan. Ça me fait mal. Je sais que je suis froide. Mais comme je l’ai dit, je n’aime pas qu’on me le rappelle. Je serre un peu trop le verre dans ma main si bien que je sens qu’il se fêle. Je déglutis pour ne rien dire. Ainsi voilà le peu de considération qu’il a pour moi. Je suis un être humain, merde. Un être humain. Je sors ses poubelles, vire les courgettes qui lui servent de nana d’un soir sans broncher. Mais je ne tolère pas qu’on me manque de respect. Je ne réponds rien. Je me mets dans mon mutisme.

Je lui tends son verre avant d’en vider un nouveau pour ma part. Et de deux. Je ne bois jamais mais on va dire que c’est une exception. J’ai la main droite qui me démange. Horriblement. J’ai besoin d’aller voir mon chat pour me calmer. Je reste donc loin de lui sans ajouter quelque chose. Sauf dire que je comptais aller à cette soirée. Lorsqu’il me demande en quoi elle consiste, je sens que je vais craquer. Sa voix m’insupporte. Je suis russe. Je sais rester calme mais on a le sang chaud aussi. J’attrape donc le carton pour lui lancer dans la figure avant de quitter la pièce. Regarde par toi-même. Puis, je reviens sur mes pas pour le regarder. « Je démissionne. Trouvez-vous quelqu’un d’autre. » J’ignore alors qu’il songe à me faire plaisir. Je m’en fous. J’en ai rien à foutre. Je gravis les marches en vitesse avant d’aller dans mes appartements pour attraper mon chat et regarder une photo de ma sœur et moi en bas âge. Alors, je sors la bouteille que j’avais prévue pour mon retour en Russie. Je me sens comme une merde à l’heure actuelle. « Il semblerait que je rentre plus tôt au pays petite sœur. » Une larme coule le long de ma joue. « Je ne suis pas un glaçon, bordel. » J’ignore si quelqu’un m’entend. Je m’en fous. Je débouchonne la bouteille de vodka pour en prendre une longue gorgée avant de m’affairer à faire mon sac. Pas question que je reste avec un mec colérique qui me manque de respect une minute de plus.

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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Lun 15 Aoû - 12:36

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
A l'instant où tu prononces ces mots, tu sais que tu es allé trop loin. Trop tard, tu l'as dit. Non mais quel imbécile... Evidemment, elle n'est pas la personne la plus chaleureuse qui soit, mais personne ne lui a demandé de l'être. Enfin, si, toi, ça te ferait du bien d'avoir quelqu'un d'un peu plus réceptif qu'elle, mais tout de même. Tu n'avais pas le droit, c'est sorti tout seul, une connerie de plus fourchant sur ta langue. Tu manques non seulement de tact -fameusement, d'ailleurs- mais également de délicatesse et surtout de respect. Tu lui as manqué de respect, ce qui n'est pas tout à fait inhabituel mais c'est une habitude qu'il te faut perdre. Une parmi tant d'autres, tu as tout un caractère à modifier, près de trente-cinq ans d'une vie à présent derrière toi à remodeler. Cela t'est d’autant plus difficile que tu n'as que peu de soutien pour cela, toi qui a l'habitude d'être porté vers le haut, de ne faire quasiment aucun effort car tout t'a toujours été dû. Tu es né pour être admiré, dans une famille soudée autour de toi, fière ne serais-ce que de ton premier cri. Donc, tu te plains à longueur de journée, à croire que c'est tout ce que tu sais faire à présent que tu es déchu. Insupportable, au point que tu as toi-même du mal avec ta propre personnalité. Tu es épuisant, et tu ne te mets même pas à la place de ceux qui sont forcés de te voir ainsi. Il n'y a qu'à l'extérieur que tu fais semblant d'aller bien, que tu souris aux caméras et signes des autographes comme si rien n'avait changé. L'air de rien, ça te fait du bien, c'est comme un flashback, tu te sens à nouveau important le temps de signer quelques photos et de prendre la pose avec des gamins. Mais après, c'est la douche froide. Tu n'es plus un grand nom du sport, ni même du cinéma. Et tu es une diva, même ton père ne t'embaucherait plus sur l'un de ses tournages.
Natasa reste à distance, comme pour éviter de te frapper. Ce que, réflexion faite, tu mériterais. Tu ne pourrais même pas lui reprocher de te gifler, ce ne serait que justice. Elle pourrait aussi bien te mettre un coup de poing en plein visage que tu ne penses pas que tu lui en voudrais, elle aurait tout à fait raison. Au lieu de cela, elle te tend un verre et en descend un seconde elle-même. Tu ne t'en plaindras pas, elle est à coup sûr capable de te faire très mal. Elle annonce qu'elle a l'intention de se rendre à la soirée donnée par tes parents, et tu sais que toi aussi. Tu finiras par céder, tu le fais toujours, tu ne saurais dire pourquoi. Tu n'aimes pas être seul ici, et ce même si cette villa représente une sorte de refuge pour toi. Elle est trop grande, trop vide. Tu poses visiblement la question de trop et elle te jette le carton d'invitation au visage avant de tourner vivement les talons. Tu restes un peu perplexe, mais t'estimant toujours aussi heureux qu'elle n'ait pas eu l'idée de te frapper. A peine as-tu eu le temps de réaliser qu'elle réapparaît déjà, et démissionne. Si tu t'attendais à ça... Certes, ce n'est pas tout rose, cela ne l'a jamais véritablement été. Elle doit même te détester, par moment, si ce n'est constamment. Mais tout de même, elle te supporte. Elle t'a supporté jusqu'ici, alors que tu as eu des jours bien pires que celui-ci. Des mots plus durs, aussi. Tu ne peux que la regarder s'éloigner en direction de ses appartements, dans lesquels tu ne t'aventures jamais. D'ordinaire, car il va bien falloir que tu le fasses cette fois.
Tu te lèves doucement et t'assieds par terre afin de récupérer le carton d'invitation que tu parcours rapidement. Nul, nul, et nul. Pas intéressant. Tu feras cependant acte de présence, reste à convaincre Natasa de tout de même venir avec toi. Ne serais-ce que pour célébrer son anniversaire, et elle n'aura ensuite plus jamais à te revoir si elle est toujours aussi décidée à partir. Pour ça non plus, tu ne peux lui en vouloir. Tu te lèves, te ressers un verre que tu bois cul sec en guise d'antidouleur et grimpes les marches jusqu'à sa chambre. Tu frappes à la porte, hésitant. « Natasa... Je vous demande pardon », fais-tu à travers la cloison, appuyé contre le mur. « Je sais... Je sais que je vous complique constamment la tâche, et que je vous épuise. Que je vous ai manqué de respect, plus d'une fois, et que vous méritez mieux que de travailler pour moi. Je vous demande pardon, sincèrement. Et je... Enfin, si vous ouvrez la porte, j'aimerais vous demander encore une dernière chose. » Dis comme ça, tu n'es pas persuadé qu'elle accepte.
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Lun 15 Aoû - 19:07

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
A jerk. Mon patron est un connard. Je devrais avoir l'habitude mais l'approche de l'anniversaire. De nos anniversaires à Talia et moi me rend plus irascible, plus susceptible. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai jamais su pourquoi mais d'ordinaire à l'approche de cette date, je me contente de m'enfermer à double tour dans mes appartements en prétextant une maladie. Souvent contagieuse. Mais je sais que Cassius se fiche éperdument de mon état de santé donc il ne m'approche pas. Sans doute trop peur que j’abîme sa petite personne. C'est dingue quand j'y pense. Je n'aurai jamais pensé qu'un homme puisse être un tel connard. D'ordinaire, je les supporte mais me faire insulter de glaçon. Il ne m'a jamais demandé d'être chaleureuse non plus. Il ne me l'a jamais demandé à ce que je sache. Et même s'il me l'avait demandé, en aurais-je été capable ? Je sais que nous autres Russes avions la réputation d'être des filles faciles. Je n'en suis pas une. Je ne trouve pas l'intérêt à écarter les cuisses et les hommes qui le pensent ne sont que des gros connards. Cassius pouvait certes être un abruti mais au moins, il avait le sens de l'honneur. Oui, un véritable sens de l'honneur. On ne pouvait pas lui retirer.

Cependant, je ne peux pas rester auprès d'un homme qui a si peu de considération pour moi. Alors je démissionne. Dire que j'étais un glaçon. Il avait été plus odieux que ça envers moi. Beaucoup plus. Mais je dois avouer que je suis susceptible en ce qui concernait cet adjectif : glaçon. Je ne suis pas froide. Et lui alors ? Il est encore plus froid que moi. Sauf quand il me demande de rester près de lui complètement bourré. Je file à toute allure dans la villa comme une furie avant d'aller m'enfermer dans ma chambre. Je ne supporte plus cette ambiance. Je ne supporte plus cet uniforme. Alors, d'un geste, je détache ma longue crinière blonde que j'avais pris soin de nouer dans le garage pour ne pas me salir. Puis, je défais ce tailleur de mémère. D'ordinaire, je suis quelqu'un qui aime séduire. J'ai un beau corps, je le sais et je l'assume. Alors, j'enfile une robe style nuisette noire et un long gilet pour attraper la bouteille de vodka. Duchess grimpe sur mon épaule comme d'habitude non sans oublier de mettre les griffes et je commence à boire en préparant ma valise.

Il frappe à la porte et je me tourne alors avant de prendre une nouvelle gorgée. L'alcool monte à la tête à une vitesse et je titube alors pour coller mon oreille contre la porte tandis que mon chat m'arrache l'épaule. Ok, il s'excuse. Pourquoi il s'excuse ? Oh le glaçon. C'est vrai. Il aimerait me demander autre chose. Je lève les yeux au ciel avant de faire un doigt d'honneur à la porte en bois qui m'empêche de communiquer avec Cassius Lochlainn. Mais cette foutue curiosité. Cette foutue curiosité putain. Je l'ouvre alors en volée et deux paires d'yeux le fixent. Les miens et ceux du chat. « Duchess. » Je dis le nom du chat comme s'il en avait quelque chose à faire. Et mes yeux se posent à nouveau sur ses muscles. Et là, c'est l'impulsivité de la femme saoule qui parle à ma place. Non pas saoule, bafouée. Je l'attrape par la nuque pour déposer mes lèvres sur les siennes. Pas du genre sauvage pseudo-débile qui pourrait le briser. Non, il est doux. Prononcé. Assez. J'ai toujours eu un certain talent pour les baisers. Puis, je m'éloigne pour lui sourire. « C'est assez chaleureux pour vous ? » Puis, je me colle contre le chambranle de porte en donnant une caresse au chat qui continue de massacrer mon épaule. « Je vous écoute. Faites vite j'ai un avion à prendre. »
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Lun 5 Sep - 0:18

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
Que Natasa démissionne n'a rien d'étonnant, tu aurais dû t'y attendre. Mais, voyant qu'elle demeurait auprès de toi plus longtemps que les autres, voire bien plus longtemps, tu t'es conforté dans l'idée qu'elle resterait encore. Jusqu'à ce que tu n'aies plus besoin d'assistance, si tant est que ce jour vienne. Tu t'es habitué à sa présence, à elle, et ce même si tu ne la connais pas plus que cela. Vous cohabitez, et tu as appris à respecter ses habitudes et son intimité. A chacun son côté de la maison. Sa présence est comme une évidence, c'est le genre d'habitude que tu détesterais avoir à modifier, toi qui détestes déjà par dessus tout les changements de dernière minute, les imprévus. Avoir Natasa à la maison, c'est juste normal, et tout le monde sait qui elle est, ce qu'elle fait. Tu ne peux la laisser partir, ou du moins pas comme ça. Outre ton égoïsme, le fait que tu ne veux pas la remplacer car elle a toujours été parfaite et que tu n'as pas envie de voir changer quoi que ce soit, tu as conscience qu'elle mérite des excuses, un geste, n'importe quoi. Un cadeau, aussi, pour son anniversaire tout comme de départ s'il s'avère qu'elle s'en va véritablement -ce que tu mériterais, elle est trop bien pour tout ça, pour toi.

Naturellement, tu prends la direction de ses appartements afin de mettre ton plan en pratique. Tu t'excuses, sincèrement, ayant conscience que tu es juste infernal. Tu n'as jamais vraiment pris la peine de faire des efforts, parce qu'elle est toujours restée, quoi que tu fasses. Tu t'es reposé sur la certitude qu'elle ne t'abandonnerait pas, mais tu avais tort. Elle fait bien, évidemment. Et puis, c'est comme un électrochoc. Alors même si tu ne parviens pas à la faire rester, elle aura le mérite d'avoir eu une grosse influence sur toi. Elle ouvre vivement la porte et, même avant de remarquer sa robe pourtant remarquable, tu aperçois le chat. Boule de poils sur son épaule, qu'elle te présente sous le nom de Duchess. « Oh, et... vous avez un chat depuis longtemps ? » Tu te sens vraiment stupide de ne pas savoir qu'un animal vit chez toi. Mais, en même temps, tu ne viens jamais ici et Natasa est une femme des plus secrètes. Un véritable mystère pour toi. Tu es si occupé à te préoccuper du chat que tu ne remarques pas tout de suite le changement dans l'attitude de la jeune femme. Pas avant que sa main ne trouve ta nuque, et ses lèvres les tiennes. Un baiser doux et prononcé, auquel tu ne résistes pas même une seconde: tu le lui rends. L'une de tes mains se pose sur sa taille, et l'autre se perd dans ses cheveux, que tu as rarement vus lâchés. Tu ne réalises pas qu'il s'agit de ton ex(?)-employée ni qu'elle ne peut qu'être saoule ou devenu folle pour t'embrasser. Non, tu ne penses à rien du tout, tu es seulement absorbé par cet échange inattendu. Elle s'écarte et te sourit, te laissant pantois. Dans l'incompréhension totale, même. N'était-elle pas censée te détester ? Sa remarque te ramène à la réalité. « Natasa... Je ne voulais pas vous blesser. » Vous, ça parait bizarre après vous être embrassés. Tu la regardes s'appuyer dans l'encadrement de la porte, pour le moins perturbé. A vrai dire, tu as désormais du mal à rester à cette distance d'elle. Merde, tu veux comprendre ce baiser, et ce qu'il t'a fait ressentir. Tu te laisses aller en arrière pour t'adosser au mur histoire de ne pas céder à l'envie de capturer à nouveau ses lèvres. « Ne le prenez pas. Restez, ne serais-ce que jusqu'au gala. J'aimerais que vous m'y accompagniez, afin de fêter votre anniversaire. Ou au restaurant, je vous invite au restaurant... » C'est presque la panique: tu veux qu'elle reste. Encore plus après cet échange. « Enfin... ma présence ne doit pas vous donner très envie d'y participer, mais je veux vraiment faire quelque chose pour vous. » Tu te détaches du mur et franchis la distance qui vous sépare. Tu penches légèrement la tête afin de la regarder, empêchant difficilement tes yeux de dévier sur sa bouche. Ne pas y penser, ne pas y penser. « S'il vous plait », souffles-tu, comme si parler t'était devenu difficile.
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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Lun 5 Sep - 0:50

so hold me when I'm here, right me when I'm wrong. hold me when I'm scared and love me when I'm gone
Pourquoi est-ce que j’étais tant touchée par ce que m’avait dit Cassius ? Cassius Lochlainn. Je me souviens avoir eu affaire à sa mère, une femme très bien. Elle m’avait prévenue que son fils était une tête de mule mais en deux ans, jamais, jamais je n’aurai ressenti une chose pareille. Une déception et un dur retour à la réalité. Assise sur mon lit dans cette robe, enfin plutôt dans ce déshabillé, je scrutai la chambre que j’occupai depuis un moment tandis que Duchesse ronronnait près de moi. Les larmes coulaient abondamment sur mon visage tandis que la photo, cette photo trônait sur ma commode. Outre les photos représentant mes trois frères, celle de deux petites filles blondes similaires, identiques me regardaient en me jugeant. Alors, je pris cette bouteille que je réservai pour les grandes occasions. J’avais un vide. Ce vide ressenti à la mort de ma sœur, de mes parents. Orpheline. A la charge de quatre grands frères. Tous blonds aux yeux bleus. Russes. Froids au cœur de pierre. L’un d’eux devait débarquer bientôt pour mon anniversaire. Notre anniversaire comme le voulait la coutume. Mais il y avait ce gala. Enfin, Vladimir comprendrait assurément mes obligations. Pourquoi est-ce que je pense à ce stupide gala alors que désire quitter cette demeure ? Parce que j’ai envie de rester. Je n’ai pas envie de le quitter.

Comme s’il avait lu dans mes pensées, il vient jusqu’à mes appartements pour toquer à la porte. J’ouvre difficilement en cachant bien entendu la bouteille tandis que mon persan trône sur mon épaule déchirant un peu mon kimono au passage. Ses yeux bleus attrapent ceux de mon patron quasiment similaires pour lui lâcher un petit miaulement. Depuis quand est-ce que j’ai un chat ? Je me tourne vers le chat pour lui sourire tendrement avant de la caresser en dessous du menton. « Seize ans. Elle commence à se faire vieille mais je… disons que je ne m’en sépare jamais. » Je penche alors la tête sur le côté. Je ne sais pas si c’est l’alcool, le fait que nous venons de nous disputer ou l’attraction que j’ai toujours ressenti pour cet homme torturé et alcoolique mais je m’approche alors doucement de lui à pas de loup avant de le regarder avec mes grands yeux de biche pour lui sourire. Ma main passe délicatement derrière sa nuque tandis que mes lèvres trouvent les siennes. C’est quasi une évidence. Instinctif. Comme si ça coulait de source. Le baiser se fait doux au démarrage tandis qu’il se prononce plus quand Cassius décide de me le rendre. Sa main se perd sur ma taille tandis que l’autre vagabonde dans mes cheveux. Puis sentant les griffes de mon chat qui me rappelle alors sa présence. J’y mets fin pour lui faire mon fameux sourire énigmatique. « J’ai vécu pire. On m’a fait bien pire. » Mon accent se fit plus prononcé tandis qu’à la simple évocation de mon ex qui a brisé mon rêve de devenir danseuse jette un froid. Une ombre passe et je relève alors la tête pour le fixer en penchant de nouveau la tête sur le côté. Une petite voix me dit d’être honnête. De lui dire pourquoi je suis comme ça. Si froide et si distante. Pourquoi je ne veux pas me laisser aller. « Le gala me semble très bien mais je dois refuser pour le restaurant. » Je me mâchouille alors la lèvre inférieure tant je suis tiraillée entre l’envie de lui parler de ma famille ou de me taire.

Mais n’est-il pas trop tard pour se taire ? « Cassius… » Je susurre mon prénom avec mon accent russe pour la première fois. « Votre… Ta… enfin vous ne me gênez pas c’est juste que si je suis comme ça c’est pour une bonne raison. Comme vous êtes chiant, dépressif et alcoolique pour une raison. » Je pose le chat à terre qui commence à me démettre l’épaule tandis que cette dernière va se frotter contre les jambes de Cassius en ronronnant. Il s’approche alors de moi et je pose doucement ma main sur son torse pour lever les yeux et le regarder. Il semble limite m’implorer. Je sens les larmes qui affluent. Merde, je vais craquer. Stupide remarque. Stupide alcool. Je me mordille de nouveau la lèvre inférieure. Je glisse alors doucement ma main pour le faire entrer dans ma chambre. Mon sanctuaire. La valise trône sur le lit avec les vêtements en vrac tandis que les photos continuent de me regarder. « Je ne peux pas venir au restaurant avec vous car tous les ans, à mon anniversaire, je dine avec l’un de mes frères. Cette année il s’agit de Vladimir. » Je lui montre la photo d’un grand blond à l’allure d’un mastodonte. « On fait ce rituel depuis la mort de mes parents dans un accident de voiture… » Je passe ma langue sur mes lèvres. « Et celle de Talia. » Je lui tends cette photo où deux petites filles identiques sourient. « Avant j’étais joyeuse et je dansais énormément. J’adorai ça. La danse était toute ma vie. Et je suis tombée amoureuse. » Ma voix se brise alors tandis que je reprends la bouteille. « Et il m’a brisé. Donc quand je disais que je savais ce que vous ressentiez ce n’était pas… c’est quoi l’expression ici ? Du vent ? »

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MessageSujet: Re: (catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore Jeu 22 Sep - 0:31

alors seulement tu baisses ta garde et tu t'abandonnes à mes bras
Tu ne savais même pas qu'elle avait un chat, et c'est une information absolument insignifiante mais elle prend soudainement des proportions énormes. Parce qu'il n'y as pas que cette histoire de chat, il y a tout. Tu ne sais rien d'elle, tu ne la connais pas. Natasa Menchikov, tout compte fait, jusqu'ici, elle se résume à un joli visage et à un patronyme difficile à prononcer. Tu ne la connais pas, non seulement car elle est du genre discrète, mais aussi car tu n'as pas pris la peine de lui prêter attention. Tu as un comportement égoïste depuis quelques années déjà, conséquence directe de ton incapacité à rejouer un jour. Cela te mine complètement, au point que tu t'es simplement refermé sur toi même, forteresse d'infortune. Tu ouvres finalement les yeux, et tu comprends pourquoi tu as préféré demeurer aveugle ces deux dernières années. C'est plus facile, fermer les yeux est tout simplement la solution de facilité et c'est ce dont tu avais besoin. C'est peut-être lâche, peut-être risible. Mais c'est fait, c'est tout, tu ne reviendras pas sur tes actes passés, ni ceux que tu aurais dû poser mais que tu as ignorés. Tu n'as plus qu'à tout recommencer, correctement cette fois. Lorsqu'il ne s'agissait que de toi, tu as directement baissé les bras, comme si ta seule personne n'en valait pas la peine. Tu ne dois donc pas agir pour toi-même, mais pour tes parents par exemple. Pour Natasa, qui ne mérite pas ce que tu as pu lui faire vivre et qui fut toujours là, des mois durant, quels que soient tes caprices.

Le temps de tes réflexions, elle s'est approchée et la dernière barrière naturellement dressée entre vous dès votre première rencontre s'écroule. Elle t'embrasse, sans raison apparente, et tu le lui rends sans plus de bon sens - it's wrong, comment cela pourrait-il ne pas l'être. Elle est sans aucun doute la femme la plus attirante que tu aies jamais vue, mais elle est de toute évidence bouleversée, elle n'a pas toute sa tête et n'aurait jamais agi de la sorte dans d'autres circonstances. Comment pourrait-elle s'intéresser à toi... Tu devrais probablement dire quelque chose lorsque vous vous détachez l'un de l'autre, mais elle est plus rapide que toi et tu as petit à petit cette impression de te rapprocher d'elle. Non pas physiquement, bien que ce baiser représente une ignorance totale des limites conventionnelles, mais plus spirituellement que ça. Elle s'ouvre à toi, pour la première fois. Peut-être car c'est la première fois que tu es disposé à l'écouter. « Je comprends », fais-tu en hochant doucement la tête lorsqu'elle refuse pour le restaurant. Le gala, c'est déjà ça. En frappant à sa porte, tu étais persuadé de prendre une gifle, voire un coup de poing.

Tu fronces les sourcils en l'entendant reprendre, s'ouvrir encore un peu plus. Tu encaisses sans broncher le portrait qu'elle dresse de toi, disons que c'est peu flatteur mais aussi très réaliste. Ton regard se pose momentanément sur le chat venu se frotter contre tes jambes, mais tu ne tardes pas à revenir sur Natasa. Celle-ci te fait finalement entrer dans sa chambre, pièce que tu as à peine regardée en emménageant avant de décréter que cette partie de la villa appartiendrait à ton assistante et que tu n'y mettrais plus les pieds. C'est plus simple ainsi, chacun ses appartements, plus d'intimité. Enfin, pas pour toi, l'assisté, mais pour elle cela a jusqu'ici fonctionné. Evidemment, elle s'est approprié les lieux, tu peux apercevoir les photos de trois hommes, qui ne tardent pas à être identifiés comme étant ses frères. Ok, ils font peur. Merde, évidemment, ils sont slaves. Tu as assez donné niveau os cassés, si on pouvait éviter que tu te fasses démolir par un russe de deux mètres... Tes pensées sot interrompues par l'annonce de la mort de ses parents, ainsi qu'une certaine Talia. La photographie dont tu te saisis précautionneusement éclaire cette zone d'ombre: sa soeur jumelle. Tes yeux clairs ne la quittent pas, tu détailles les sourires identiques de ces petites filles. Fils unique, tu ne peux pas comprendre. Tu n'as même jamais envisagé le fait que tu pouvais perdre tes parents, c'est comme un concept nouveau pour toi. Un concept effrayant. Tu ne la regardes à nouveau que lorsqu'elle évoque la danse, équivalent de ce que représentait le baseball dans ta propre vie. Tout. Tu ne prends la parole que lorsqu'elle a terminé de tout t'exposer: « Je suis désolé. Je... je ne savais pas. Bien sûr, je ne sais rien de vous. » Tu lui prends doucement la bouteille des mains, la déposant sur la commode. « Je vous remercie de m'en avoir parlé. Et je tiens encore à m'excuser, cette fois de n'avoir jamais pris votre sensibilité en compte. » Tes doigts effleurent sa joue. « Je suis désolé. » Pour sa famille, sa passion, ton comportement, à vrai dire pour beaucoup trop de choses.
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(catasa) what if I fell to the floor, couldn't take all this anymore

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