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tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't

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MessageSujet: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't Sam 18 Juin - 15:27



damned if i do, damned if i don't
Tristan ξ Charlie

Charlie c'est pas la femme parfaite, c'est pas la gosse à qui on dit qu'elle est bonne à marier, c'est pas celle qui fait ménage, cuisine et soumission le sourire aux lèvres. Du coup, Charlie, elle fait pas super bien la cuisine – acte de rébellion à demi mots, simple flemme, lacune éducative ? De manière générale, elle reste simple, elle galère, elle laisse Rylee ou Tyler faire, quand elle commande pas un truc au resto d'à côté. Mais il existe une recette qu'elle maitrise sur le bout des doigts, son péché mignon durant l'adolescence : la tarte aux pommes. C'est con, comme plat, c'est pas spécialement original, pas spécialement particulier, pas spécialement impressionnant. Mais c'est sa spécialité. Assise à la table du salon, elle chantonne en découpant une pomme en fines, fines, fines lamelles, puis elle tire la pâte, puis elle étale la garniture, puis elle place les lamelles en une jolie spirale, puis elle enfourne le tout avec le sourire satisfait d'une ménagère aboutie. Charlie, elle est à double-tranchant. Quand elle veut, elle fait ; sinon, elle envoie chier. Elle s'étire doucement, étouffe un baillement, avant de s'extirper de la chaise de bois. Elle parcourt la petite maison où elle vit depuis deux mois, évitant soigneusement la queue de Gunther, occupé à faire sa toilette sur son chemin. Elle est de trop bonne humeur pour pester contre l'animal et se contente de le contourner pour retrouver Tyler, penché sur une petite toile.
Charlie, elle s'adosse au chambranle de la porte, un sourire rêveur aux lèvres. Parfois, elle a du mal à croire à ce qu'elle vit depuis deux ans. Elle qui se voyait comme un papillon de nuit, un volatile insatiable, qui renait chaque soir et meurt doucement dans le plaisir de la chair au petit matin, elle se retrouve prisonnière volontaire de la prison dorée de l'amour. Elle observe le visage concentré de son homme, la petite tache de peinture sur sa pommette. Son regard glisse le long du bras de Tyler, elle ne peut pas s'empêcher de se mordiller la lèvre inférieure. Elle arrive pas à comprendre comment elle fait pour s'émerveiller encore de la beauté du garçon avec qui elle vit. Elle qui croyait qu'on se lassait, qu'on s'ennuyait, que la familiarité était synonyme de banalisation, découvre les découvertes de chaque instant, de chaque seconde, de chaque réveil. « Babe, je vais prendre ma douche. » Tyler lève à peine le regard de son tableau mais elle ne s'en offusque pas. Elle a l'habitude. Elle trouve ça bien, qu'il ne perde pas d'intensité dans sa passion juste à cause de leur relation, tout comme il ne lui reproche jamais l'amas de vêtements qu'elle acquiert et qu'elle crée.
Elle disparaît dans la salle de bain, et réapparait nue, le corps humide, avant de se glisser à nouveau dans la chambre. Elle attrape à la volée des sous-vêtements et des grosses chaussettes, qu'elle enfile avant de retourner dans la cuisine. Elle ouvre le four : la pâte a gonflé, les pommes sont dorés, son sourire est lumineux. Elle sort le gâteau et le dépose soigneusement sur la table, avant de retourner finir de s'habiller. Un jean noir, une chemise bleue, des souliers cirés, une veste en faux cuir, et une bouche rouge plus tard, elle reparait à la porte de l'atelier de Ty. « Je vais chez le voisin, ça te va toujours si je l'invite à diner demain soir ? » Le blond accepte à demi-mots et Charlie lui envoie un bisou dans les airs, avant de récupérer la tarte. Elle glisse également un couteau dans sa poche, et ses clés, avant de quitter le petit pavillon pour aller toquer à celui, presque identique, du voisin. La veille, alors qu'elle-même était parti faire un tour dans les bars des environs de Tenby, c'est lui qui a accueilli Tyler et l'a protégé du froid. Alors, ça lui donne une excuse pour aller le voir, le remercier, et l'inviter : essayer de créer un lien. Pouvoir lui demander des nouvelles en le croisant dans la rue, échanger plus qu'un sourire poli, se sentir bien à l'extérieur de son chez-soi autant qu'à l'intérieur. Elle aimerait bien atteindre ce que ses parents ont rendu impossible. Elle toque, trois petits coups secs, et elle colle un sourire à ses lèvres dans l'attente. L'appréhension monte. Elle espère qu'il sera plus agréable que les dernières fois qu'elle a tenté de lui faire la conversation. Elle craint qu'il ne soit même pas là.  
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MessageSujet: Re: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't Jeu 23 Juin - 19:03

charlie ∞ tristan
Tristan regardait sa tasse de café avec désespoir. Aujourd’hui, il en faudrait plus pour le réveiller… Il avait fait des cauchemars toute la nuit. Enfin, nuit… Plutôt toute la matinée parce qu’il s’était couché sur les coups de sept heures du matin. Hier, le voisin était venu le déranger à cause d’un problème de clés. Ils avaient, bien à contrecœur, passé la soirée ensemble et même si ça aurait pu être pire Tristan n’avait pas pu écrire de la soirée. Alors il s’y était attelé tout le reste de la nuit quand il avait quitté la maison voisine. C’avait été laborieux avec un peu d’alcool dans le sang… D’autant qu’il ne l’avouerait pas mais il avait trouvé sa maison bien vide, si ce n’était son chat qui l’attendait étalé sur son lit. Alors il avait repris un verre ou deux… Ce matin il avait peur de relire la fin de son chapitre, son léger mal de crâne lui indiquait qu’il aurait peut-être mieux fait de s’abstenir. De toute façon tout ce qu’il avait écrit cette nuit finirait dans la corbeille, comme d’habitude.
Ca l’énervait. Tristan n’arrivait pas à retrouver l’inspiration et il se demandait même si elle reviendrait un jour. Peut-être qu’elle avait foutu la malle en même temps que son ancien petit-ami… Il n’aurait jamais cru que l’amour ait pu l’inspirer, lui qui s’était si mal comporté avec son amoureux. Et pourtant… il lui manquait définitivement quelque chose. Encore plus maintenant que Tyler lui avait parlé de son couple tout beau et tout rose. Lui aussi il voulait ça. Mais pour ça il faudrait être plus agréable, s’ouvrir aux autres, sortir, probablement abandonner ce fichu bouquin… ça lui était impossible.

Il but une gorgée et grimaça. Trop chaud… Mais Tristan n’avait pas la patience. Et il comprit que ça ne risquait pas de s’arranger quand on sonna à la porte. L’écrivain le savait, il allait envoyer balader la personne qui osait le déranger à une heure pareille… Bon d’accord, toute personne normalement constituée ne se levait pas à trois heures de l’après-midi, mais quand on connaissait Tristan on savait que ça n’avait rien d’étonnant. Il hésita à aller ouvrir, ayant moyennement envie d’encore passer pour le méchant de l’histoire.
Tristan décida malgré tout de se lever et de faire honneur – la bonne blague – à celui ou celle qui venait le voir. Une petite voix en lui disait espérer que ce soit encore Tyler. L’autre, la grosse voix de gros con lui gueulait de se la fermer et qu’il s’en foutait de ce type. Il était agréable, de bonne compagnie… Mais ça s’arrêtait là.

Tristan bougea sa carcasse jusqu’à la porte. Il devait avoir une belle gueule… Les cheveux en bataille, en jogging et t-shirt. Ca vendait du rêve quoi ! Quand il ouvrit, il découvrit Charlie. La copine de Tyler. Génial. Il avait eu le droit à Tic, c’était Tac qui se ramenait. A coup sûr demain ce serait les deux ensemble qui viendraient le voir !
Le réflexe assez naturel des gens, c’était de sourire en retour quand on leur souriait. Un peu comme si c’était contagieux. Mais Tristan devait avoir un problème avec ça parce que lui, ça ne lui faisait pas du tout cet effet… Il remarqua sans mal la tarte qu’elle avait dans les mains et trouva l’attention plutôt gentille. Elle était mignonne, Charlie. A lui apporter un gâteau alors qu’il ne s’était jamais bien comporté avec elle.

« Waw. Je me croirais dans un épisode de Desperate Housewives là. » La ménagère qui venait sonner avec un gâteau dans les mains, un sourire probablement forcé collé sur le visage. Toujours aussi poli celui-là. « Tu as perdu tes clés toi aussi ? » C’était de l’ironie, toujours de l’ironie. Il était clair qu’elle n’était pas là pour lui demander un service ! « Ecoute, j’ai pas trop le temps là. » Il mentait, Tristan n’avait rien prévu de la journée. Il n’avait juste pas tellement envie de faire des efforts. « Mais c’est gentil, hein. »

Et il n’avait toujours pas dit bonjour !
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MessageSujet: Re: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't Sam 30 Juil - 13:06



damned if i do, damned if i don't
Tristan ξ Charlie

La porte s'ouvrit pour dévoiler un Monsieur Tristan O'Brian tout en beauté. Visiblement, il n'était pas levé depuis longtemps, ou du moins n'avait-il pas encore prit la peine de se laver et de se coiffer. Cependant, aux yeux de Charlie, cela ne le rendait que plus attirant, et son sourire se teinta de luxure pendant deux secondes, alors qu'elle le détaillait rapidement. Bien vite, elle se reprit et ses pupilles chocolatées trouvèrent celles, plus claires, de son voisin. « Bonjour, » chantonna-t-elle, mais sans lui répondre l'homme lui répondit par une première pique. Les sourcils de la brune se soulevèrent sous une surprise inattendue mais elle ne se départit pas de son sourire avenant, y joignant même un rire sincère quand Tristan continua sur sa lancée. Elle s'attendait à pire que du sarcasme en venant sonner à sa porte, aussi se trouvait-elle plutôt chanceuse. Pour un peu, on aurait pu croire que se jouait là une scène d'amitié banale, teintée d'un jeu d'humour, à qui grincerait le plus fort sans franchir la limite du blessant. Après tout, il n'avait pas tort : elle devait bien avoir l'air d'un personnage tiré de la série qu'il avait évoqué, avec sa tenue propre, son gâteau en offrande et ses envies d'un joli voisinnage. Et puis, à Tenby, on était pas loin de l'atmosphère de Wispera Lane, étant donné les commérages qui se donnaient à cœur joie de circuler d'habitant en habitant, de rue en rue, viciant l'air pur et frais de ce coin du pays de Galles. « Ecoute, j'ai pas trop le temps là. » Le sourire de Charlie diminua d'intensité, mais elle prit le parti de ne pas se laisser abattre. Après tout, elle ne s'attendait pas à ce qu'il l'invite à prendre le thé immédiatement. « Mais c'est gentil, hein. »
Le sourire de la jeune femme reprit l'éclat de quelques secondes auparavant. Elle fit un pas en avant, tentant de ne pas trop envahir l'espace de Tristan, désormais consciente que son confort avec la proximité n'était pas partagé par le monde entier. Puis elle tendit la tarte à deux bras vers le jeune homme. « Désolée, je veux pas t'embêter. » Elle passa une main légèrement nerveuse dans ses courts cheveux. « Je voulais juste te remercier d'avoir accueilli Tyler hier soir. » Elle faillit ajouter qu'elle avait vaguement conscience que ça n'avait pas du être évident pour lui, qui semblait tenir férocement à sa solitude et à son intimité. Mais elle se retint. Cela pouvait paraître déplacé, voir carrément bizarre. « Du coup c'est une tarte aux pommes, que j'ai faite moi-même. Pour te remercier, » répéta-t-elle avec un léger rire, de plus en plus nerveuse. Elle avait l'impression de déranger et elle était partagée entre son envie de lier connaissance avec son voisin, et son désir de ne pas l'embêter davantage. « C'est le seul truc que je sais bien cuisiner, » finit-elle dans un rire, encouragée par la nervosité qui faisait courir l'adrénaline dans son système. Elle attendait simplement qu'il prenne le gâteau pour fourrer ses mains dans ses poches et pivoter sur elle-même, quand elle se souvint. « Oh et, euh... Avec Tyler, on se disait que tu pourrais venir diner à la maison un de ces jours. Enfin, demain soir, en fait. Mais on veut pas te déranger. » Elle sourit à nouveau, évitant le regard clair et perçant du jeune homme. Maintenant qu'elle le lui proposait, cela paraissait intrusif, étrange. Après tout, ils ne se connaissaient pas plus que cela. Mais elle avait l'impression que la soirée précédente n'avait pas été aussi terrible qu'on aurait pu l'imaginer pour les deux garçons, et cela lui donnait une excuse pour tenter d'enclencher réellement leur relation de voisinnage.
Si elle avait su, Charlie, elle aurait peut-être fait demi-tour, elle n'aurait peut-être pas prit le temps en cuisine de faire ce gâteau, elle n'aurait peut-être plus jamais adressé son sourire ensoleillé au jeune voisin. Si seulement elle avait su...  
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MessageSujet: Re: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't Dim 7 Aoû - 23:06

charlie ∞ tristan
C’était rare qu’on vienne lui apporter un gâteau, à Tristan. En règle générale son voisinage savait à quel point il était aimable et s’abstenait de toute visite, au risque de passer un très mauvais moment. Mais cette voisine-là ne le connaissait pas, ou peu. Et visiblement, toutes les horreurs que son petit-ami avait dû lui sortir à son propos n’avaient pas suffi à la rebuter. Le manque de bonnes manières de Tristan non plus… C’est qu’ils savaient être intrusifs ces deux-là ! Le premier avait réussi à squatter sa maison et son acolyte… l’invitait à dîner. Un dîner ? Il ne put se retenir de faire une grimace. Passer toute une soirée à tenir la chandelle, ça ne l’enchantait pas beaucoup. D’autant qu’il devait écrire et qu’il avait donc bien mieux à faire que de se montrer « courtois » une soirée entière.
D’un autre côté… Ca lui permettrait de revoir Tyler. Merde, mais j’m’en fous de revoir ce gars. « Si j’avais su que j’aurais le droit à une telle invitation en jouant le héros avec ton petit-ami… » Eh bien il se serait abstenu !

Il prit finalement le gâteau que lui tendait Charlie en se disant que ça la ferait peut-être partir. « Si je peux vous donner un conseil : vous devriez laisser une clé de secours en-dessous du paillasson ou un truc comme ça. On n’sait jamais, y’a des voisins qui sont beaucoup moins sympas que moi. » C’était peut-être la plus grosse connerie qui ne soit jamais sortie de sa bouche ! Mais Tristan appréciait particulièrement l’ironie. « En passant, ton homme est incroyablement doué pour crocheter une porte, j’serais toi je me poserais des questions. » rajouta-t-il avec un petit sourire en coin. Ce dernier n’avait à priori pas supporté l’environnement qui se dégageait de la maison de Tristan et l’avait presque supplié de l’aider à rentrer chez lui, monnayant un bon whisky. « Ecoute, c’est sympa. Mais pour l’dîner ça va pas être possible. Vous m’avez l’air très sympa tous les deux… mais tenir la chandelle c’est pas tellement un truc pour moi. Et puis même, vous passeriez une sale soirée en ma compagnie, je ne suis pas un invité modèle. » Tout n’était pas perdu avec Tristan dans le sens où il savait que son comportement était rarement le bon. Mais il était presque allergique aux relations sociales en tout genre. Et puis ce couple, là… Ca l’énervait de voir des gens amoureux. C’était quelque chose qui lui manquait et qu’il ne connaîtrait certainement plus jamais. « A moins que ce soit la seule solution pour que vous ne veniez plus frapper à ma porte… Dans ce cas… » En général les gens avaient besoin d’un prétexte, quand ils étaient méchants. Lui c’était sa « gentillesse » qu’il se voyait toujours obligé de justifier.
Dans le fond, n’était-ce pas juste pour revoir Tyler ? C’était stupide…
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MessageSujet: Re: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't Mar 13 Sep - 13:30



damned if i do, damned if i don't
Tristan ξ Charlie

Elle parlait, elle parlait, elle parlait. Les mots dégoulinaient en longues guirlandes chantantes, extraits du fond de sa gorge par l'adrénaline qui courait dans ses veines. C'était idiot, d'être aussi nerveuse pour un simple remerciement et une invitation de courtoisie. C'était idiot de tenir la tarte à deux bras aussi loin d'elle que possible, comme si cela allait encourager Tristan à l'accepter. Cela ressemblait si peu à Charlie. Pourtant c'était bien elle, et un bref éclat d'innocence enfantine pouvait même se lire au fond de ses iris chocolatées. C'était une facette d'elle même qu'elle ne s'était longtemps pas autorisé à laisser s'exprimer, celle qui voulait croire en d'innombrables et imprévisibles possibles, celle qui refusait de se laisser aller à un cynisme frôlant le pessimisme. Elle voulait juste avoir de bonnes relations avec ses voisins, puisque cela était possible pour la première fois de sa vie. Alors elle parlait, elle laissait son sourire flotter sur ses lèvres pour exprimer sa sincérité.
Tristan finit par prendre le gâteau et Charlie en ressentit un soulagement infini. Elle prenait cela pour un bon signe, un signe d'acceptation. Et ce, même si ce geste était accompagné de paroles distantes, impersonnelles, légèrement ironiques même. Charlie sourit à nouveau en hochant la tête, remettant mécaniquement une mèche de ses cheveux bruns dernière son oreille, ce qu'elle faisait toujours inconsciemment lorsqu'elle était face à quelqu'un qu'elle trouvait attirant. Elle n'était pas en train de flirter, pas ouvertement, pas volontairement, mais elle ne pouvait nier qu'elle trouvait son voisin à son goût - et ce, depuis qu'elle avait posé les yeux sur lui la première fois alors qu'elle emménageait avec Tyler. « Faudra qu'on y pense, oui, » répondit-elle, avant d'ajouter : « Ça fait pas longtemps qu'on vit ensemble, on a pas encore ces réflexes. » Elle était comme ça, Charlie, elle parlait librement, dans raison, simplement parce qu'elle aimait le contact que cela instaurait entre les gens et elle. Elle en avait eu rapidement marre, de la solitude que son nom de famille lui avait imposé durant l'enfance.
Elle rit doucement à la remarque suivante de Tristan, sans pour autant répondre. Il aimait jouer au bougon alors qu'il était drôle. Il cachait bien son jeu, tout comme Tyler et elle, qui devaient offrir l'image du couple rangé, parfait, prêt au mariage. La réalité était tout autre et leurs vies respectives avaient, à leurs yeux du moins, le goût et la couleur d'une aventure sans fin. Que son homme sache crocheter des serrures ne semblait ni absurde ni suspect pour la jeune femme. Après tout, elle aussi avait su le faire à une époque, et elle était persuadée qu'avec les motivations nécessaires elle serait capable de réitérer l'exploit. Pendant que ces pensées tournaient doucement dans son esprit, elle écoutait les mots qui coulaient avec hésitation des lèvres roses de Tristan. Sans se départir de sa bonne humeur, Charlie laissa son visage glisser en une brève grimace pour signaler sa déception. Alors qu'elle allait protester - qu'ils savaient se tenir lorsqu'ils avaient des invités, qu'elle était sûre qu'il était bien plus agréable qu'il ne se plaisait à laisser croire, qu'il devait leur donner une chance avant de se faire une opinion aussi tranchée sur ce que devrait être leur relation - Tristan reprit la parole pour revenir sur ses mots.
Il était étrange. Il ne semblait pas d'accord avec lui-même, pas sur de ce qu'il était. Les yeux de Charlie s'illuminèrent et elle s'engouffra dans la porte qu'il avait ouvert pour elle, en songeant que s'il lui tendait une telle perche, c'était qu'au fond, il voulait répondre positivement à son invitation, sans oser. « Promis, si tu nous détestes toujours après ce dîner, on te laisse tranquille. » Ton joueur et sourire en coin, Charlie avait prit soin d'exagérer ses mots. Et puis, elle ne pouvait parler qu'en son nom, en rien ne pouvait-elle contraindre Tyler à ne plus opportuner leur voisin. Cela dit, si la soirée suivante se passait réellement si mal, elle doutait qu'aucun des trois n'insisterait. Elle espérait simplement que cela ne soit pas le cas.
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MessageSujet: Re: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't Sam 24 Sep - 17:23

charlie ∞ tristan
Tristan avait accepté à demi-mots de venir à ce dîner, mais avait précisé que c’était pour se débarrasser d’eux une bonne fois pour toutes. Et il n’en fallut pas plus à Charlie pour prendre ça comme une invitation à rentrer chez lui… Il arqua les sourcils en la voyant faire et serra les doigts sur la poignée sans comprendre. A quel moment lui avait-il donné la permission d’envahir son espace vital comme ça ? Ah oui… c’est vrai qu’ils n’avaient pas besoin d’autorisation, les tourtereaux.
« Quand je vois comment tu t’incrustes chez moi, j’ai un peu de mal à te croire sur parole. Tu voudrais pas me signer un truc pour que j’aie une preuve de ce que tu me dis ? » A croire qu’ils étaient tous les deux très doués pour s’introduire chez les autres sans qu’ils n’en aient envie… Que ce soit dans leurs habitations ou dans leurs vies. Parce que Charlie avait beau avoir promis, Tristan doutait beaucoup de ses mots. Ce n’était pas si difficile de laisser son voisin en paix, bon sang ! Surtout quand il était aussi désagréable que l’écrivain. C’était peut-être la première fois qu’on s’acharnait autant avec lui, et c’était… D’accord, c’était peut-être touchant et agréable. Qu’on cherche à le connaître malgré son caractère à la con et ses manières d’ours mal léché. Mais Tristan ne se cherchait absolument pas d’amis, il avait besoin de temps pour écrire et pas qu’on le dérange tous les quatre matins pour avoir du sel ou ce genre de choses.
Peut-être qu’il avait un peu peur de montrer qui il était vraiment. Ou plutôt… Qui il avait été des années auparavant. Il avait peur de s’attacher à nouveau à des gens qui finiraient par ne plus le supporter et par le laisser, comme lui. Parce que même si Tristan savait se montrer agréable et même être un allié de choix – si si, promis, c’est juste que là ça ne se voit pas – il n’en était pas moins obsédé par l’écriture de son bouquin. Sa panne d'inspiration. Et c’était ce qui avait tué son couple et ce qui continuait de le tuer à petit feu. Peut-être avait-il besoin qu’on le détourne de ce projet qui finalement n’aboutirait probablement pas… Mais personne ne semblait avoir ce pouvoir.

« C’est promis, je viendrais demain soir. » Il était fichu. Elle l’avait eu. « Maintenant… Tu crois que tu pourrais juste rentrer chez toi ? J’ai beaucoup de boulot. » Il faisait de son mieux pour rester poli ! Si ça ne tenait qu’à lui… Le garçon soupira, attrapa la jeune femme par les épaules et la poussa gentiment dehors. « Pour couper court à d’éventuelles questions dans la journée qui arrive, je ne suis allergique à rien et je me fous bien de ce qu’on va manger. Si je suis de bonne humeur je ramènerais du vin et je serais même à l’heure, mais faut pas trop m’en demander hein. Allez, bonne journée ! » Il ferma la porte derrière elle et s’appuya contre en soupirant une fois de plus. Ca le déprimait déjà, ce dîner.
Mais d’un autre côté… revoir Tyler… Et puis merde hein.
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MessageSujet: Re: tristan&charlie + damned if i do, damned if i don't

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