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Catch me if you can + Callum & Thomas

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Spencer, Eleanor & Rhys
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : valtersen (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy)
RAGOTS PARTAGÉS : 1421
POINTS : 2962
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Son cœur et ses pensées sont occupés par une jolie anglaise
PROFESSION : Flic
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux.



MessageSujet: Catch me if you can + Callum & Thomas Dim 12 Juin - 11:50




 



Callum & Thomas

« Allez ne me fais pas croire que tu n’as pas de mauvaises intentions, là tout de suite maintenant. » Marmonne Thomas en direction de la silhouette indistincte de Callum Rhodes. Vêtu en effet de manière très sobre par rapport à la normale, le fils à papa le plus horripilant de Tenby se faufilait à présent parmi les petites rues commerçantes de la station balnéaire, de manière que l’on pourrait qualifier de furtive. Thomas était tombé sur lui par hasard. La nuit commençait à tomber sur la ville, et comme tous les jeudis soirs, il avait commencé à effectuer sa patrouille de routine avant de rentrer à la maison. Tout était très calme et il s’apprêtait déjà à retourner au poste quand il avait vu Callum. Il le connaissait bien, comme à peu près tous les flics de Tenby. Non content de ne rien  faire d’autre de ses journées que de claquer la thune de papa, le Rhodes avait une fâcheuse tendance à la délinquance. Il aimait tout particulièrement tagguer les devantures des commerçants, ayant même l’outrecuidance de laisser son « blaz » ( comme on disait dans le milieu) bien en vu une fois qu’il avait terminé. Apparemment, venir au poste ne le dérangeait pas, car à chaque fois, un généreux chèque de papa lui épargnait des poursuites plus longues. Et comme les faits de délinquance restaient mineurs, il n’y avait jamais de suite. Certains collèges du Weston ne s’embêtaient même plus à le coffrer à vrai dire. Quelque chose que ce dernier ne pouvait ni comprendre, ni accepter. Aussi décourageant que cela puisse être, il fallait faire le sale boulot. Ne pas se coucher devant cette bande de snobs. Surtout qu’il fallait bien l’avouer, le Néo-Zélandais commençait à entretenir une rancune toute particulière à l’égard de ce garçon. Déjà parce qu’il était las d’être pris pour un con mais aussi parce que le Rhodes commençait à prendre un peu trop ses aises. Récemment, il avait taggué la devanture du salon de coiffure. Quelque chose que Thomas avait plus ou moins pris de manière personnelle car la petite coiffeuse Spencer, était la copine de Kainoa, qu’il considérait presque comme son fils. Pire, le salon avait brûlé quelques jours plus tard, ce qui donnait une toute autre dimension à l’affaire. Le flic commençait à se demander si les deux ou trois conneries que ce Callum faisait occasionnellement n’étaient pas en train de se transformer en quelque chose de plus criminel.

Il veut en avoir le cœur net et c’est pour ça qu’il suit le garçon à distance sans aucun remord. Certes, la présomption d’innocence existait, mais les agissements de sa filature étaient suffisamment louches pour que le flic s’en préoccupe. Rien que ce sac à dos qu’il trimballait. Il devait bien contenir quelques bombes de peintures… Callum s’engouffre soudainement dans une ruelle étroite. Thomas peste et après un bref moment d’hésitation, il gare son véhicule de patrouille et lui emboîte le pas à bonne distance. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour prendre sa décision mais il a tout de même laissé une petite avance à son suspect. Il avance donc prudemment, essayant de le retrouver. Il était pratiquement certain que le Rhodes ne se rendait pas à une fête. L’attitude ne collait pas… Et bientôt, le flic se rend compte qu’il peut encore se fier à sa légendaire intuition. Il retrouve en effet Callum Rhodes près de l’épicerie, en train de préparer soigneusement sa bombe de peinture. Le Weston est désolé pour l’épicier mais il n’intervient pas tout de suite, histoire de prendre sa cible en flagrant délit. Il était toujours convaincu qu’un jour, il ferait tomber cette petite ordure de son piédestal doré. Qu’il parviendrait à lui prouver que la vie n’était pas que facilité. Dès que le Rhodes a fait quelques tâches sur le mur (pour Thomas ce n’était rien d’autre) et que le délit est caractérisé, il sort de sa cachette pour intercepter le Rhodes. « Et bien Rhodes, on dirait bien qu’on va passer la soirée ensemble. Ton compte est bon. Pose tes mains sur le mur, et ne bouge pas. Oh et épargne moi aussi ton petit speech sur l’amour de l’art, je crois que je le connais depuis le temps que je te choppe à faire les mêmes conneries… » Il n’allait pas lui passer les menottes pour un tag mais il comptait bien le fouiller. En général, il faisait toujours de bonnes découvertes dans les poches du garçon…




 

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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Ven 1 Juil - 13:44




 



Callum & Thomas
 
Certaines journées peuvent réellement paraître longues. J'imagine que c'est le prix à payer quand on s'offre le luxe de passer sa vie à glander. Et c'est d'ailleurs en partie pour ça que j'ai décidé de créer le cabaret, persuadé que ça m'aidera un peu à tuer le temps. Même si j'ai délégué mes responsabilités trop contraignantes à des managers, j'ai toujours le dernier mot à dire et il faut parfois passer s'assurer que ce mot est respecté comme je l'entend. Cependant aujourd'hui l'endroit est fermé, les ouvriers sont en congé et rien ne bouge.
Pour couronner le tout, tous les amis que j'appelle dans l'espoir de passer le temps aujourd'hui sont indisponibles; soit trop occupé à étudier ou à travailler ou encore déjà prit par d'autres engagements. Même Clément n'est pas là. Je me retrouve donc seul, avec rien à faire. Passant ma journée comme un lion en cage à faire les cents pas dans ma maison trop grande alors que la pluie s'abat dehors.
Je danse à en avoir des crampes aux jambes, m'acharne sur ma console de jeu à en avoir les yeux qui piquent. Agacé par cet ennui que même le cannabis ne parvient pas à tuer.
Quand vient le soir et que la pluie s'arrête enfin de tomber c'est pour moi le feu vert. Il est temps de quitter la cage et de sortir se défouler un peu, de laisser s'exprimer la frustration d'une telle journée. Et pour ça, j'ai ma méthode fétiche; Mes bombes de peintures. J'en entasse quelques une au fond d'un sac à dos. Les enroulant dans du tissu pour éviter qu'elles s'entrechoquent dans un bruit alarmant alors que je marche.
Pour me fondre dans la nuit j'enfile un sweat noir dont je rabat la capuche, autour de mon cou; un snood que je pourrais relever sur mon nez pour empêcher les vapeurs toxiques d'entrer dans mes poumons. J'ai l'habitude de commettre ce genre petit délit et je suis paré.

J'arpente les rues de Tenby à la recherche d'un emplacement idéal. Mais à peine ai-je fais quelques mètres que je l'entend déjà, le ronronnement de la voiture de police.
Bien trop lent et bien trop sur mes pas pour que ça puisse être la caisse d'un habitant lambda. Je le sens dans mon dos et après avoir fait quelques rues j'en suis sûr, le poulet me suit.
L'air innocent je ne montre aucune anxiété à cette idée, je continue de me promener comme si je n'avais rien remarqué, rien à me reprocher. Cependant, à la première occasion je tourne pour couper par une ruelle étroite, m'engouffrant dans un dédale de passages piétons pour ressortir un peu plus loin dans une autre rue, perdant ainsi la voiture du flic.
Enfin seul, je poursuis ma route encore un peu plus avant de m'arrêter devant l'épicerie. Cette façade est l'élue.

Posant mon sac je commence à fouiller pour le bonne couleur, secoue ma bombe dans un cliquetis métallique, remonte mon snood sur mon nez et commence alors à attaquer mon oeuvre.
Clairement ce soir est une soirée un peu tendue, le flic rode et je n'ai donc pas le luxe de commencer une belle pièce qui me prendrait probablement une heure... Cette fois il faudra que je me contente d'apposer mon blaz. De façon un peu travaillée malgré tout. Je suis pas sorti juste pour faire une crotte sur un mur non plus.
Je commence alors à tracer mon L quand une voix m'interpellant me fait sursauter et m'interrompre. Je lâche un juron alors que mon trait se retrouve marqué par cette surprise.
Merde. Ce con de poulet à été plus malin que ce que je pensais.... Et moi j'ai été bien trop confiant sur ce coup là.
Je me retourne pour voir la tête moustachue de ce sale Weston, probablement bien content d'avoir réussi à me prendre en faute. Évidemment, fallait que ça soit celui la. Je lève les yeux au ciel en soupirant tout en m'exécutant. "Oh bah tiens, mon poulet préféré. Qu'est ce qu'il y'a, tu t'ennuyais ce soir ?"
Je me retourne, pose mes mains au mur. Pas besoin de résistance, en un sens j'ai l'habitude et je sais bien qu'à part un peu de sous ça va pas me coûter beaucoup plus. Ça me fait juste un peu chier de devoir encore passer ma soirée à perdre mon temps dans un bureau de flic qui de toute façon peut rien contre moi.
Le système est bien fait pour que les riches puissent toujours s'en sortir contre la justice.

Laissant s'étirer mon fidèle sourire narquois sur mes lèvres alors que je sens ses mains qui me tâtonnent, je tourne le visage un peu plus vers lui. "Te fatigue pas, c'est dans la poche de mon jeans." Je sais ce qu'il cherche et il sait que j'en ai. Tous les deux on se connait, pas la peine de perdre son temps à prétendre.
Arrogant, je me retourne alors, posant mon dos au mur dans une pose un peu aguichante qui met en valeur mes hanches, mes poches avant.... "Tu peux fouiller si tu veux, c'est dans la gauche." J'ajoute tout en haussant un sourcil amusé. Quitte à devoir être coincé avec lui ce soir, autant y prendre un peu de plaisir.



 
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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Ven 15 Juil - 18:22




 



Callum & Thomas

Thomas avait abordé le Rhodes avec ce qui ressemblait à une ironie résignée mais les sentiments qui l'agitaient étaient bien plus négatifs que ce qu'il laissait paraître. Il était pourtant d'un naturel calme mais la colère qui le guettait n'avait pas pour seule origine la soirée d'aujourd'hui. Non, elle couvait depuis de longs mois, depuis le jour où Callum Rhodes avait commencé à embêter les habitants de la ville pour son bon plaisir, s'en sortant à chaque fois sans dommage, humiliant systématiquement le Weston et ses collègues. Cependant, le flic était rôdé et prenait bien garde de ne pas laisser ses émotions prendre le dessus. Il avait été entraîné pour cela. Et surtout, il avait déjà vu bien trop de collègues péter les plombs et commettre l'irréparable... Sauf que c'était vraiment difficile. Le Rhodes devait avoir un radar et sentir qu'il ne fallait pas grand chose pour le faire sortir de ses gonds. Visiblement, son arrestation du jour n'était rien de plus qu'une agréable plaisanterie pour lui. Il fait d'ailleurs preuve de l'arrogance et de l'esprit de provocation qui lui sont habituels même s'il exécute docilement les ordres de Thomas. En même temps... Quel besoin avait-il de s'enfuir puisqu'il serait dehors dans quelques heures ? " C'est marrant que ce soit le fils à papa le plus désœuvré de la ville qui me pose ce genre de question... C'est toi qui doit avoir du temps à perdre pour vouloir passer une autre nuit en cellule en compagnie des poivrots de Tenby. » Il était entré dans le jeu des répliques sarcastiques sans même y réfléchir. Il ne devrait pas mais l’idée de s’écraser devant cette petite crapule le répugnait trop. « Et puis fais gaffe, je jurerai que je viens de t’entendre prononcer le mot poulet, tu ne voudrais pas que j’ajoute outrage à agent à ton palmarès ? » Non pas que ça doive le préoccuper mais l’important, c’était de lui tenir tête.

Les mains posées sur le mur, il attend crânement que Thomas commence à le fouiller. Bien entendu, ce dernier ne peut pas voir son visage mais il n’en a pas besoin. Il devine presque le sourire désinvolte et méprisant qui doit s’étaler dessus. Le flic pose les mains sur les épaules du blanc-bec, commençant à descendre le long de son dos pour tâter les poches du sweat qu’il portait. Le processus semble ennuyer le Rhodes qui finit par se retourner vers Thomas pour carrément lui indiquer l’emplacement de ce qu’il recherchait. Le Weston continue toutefois sa fouille méthodique sans se laisser déconcentrer. « Qui sait, pour une fois, tu pourrais me réserver une surprise… » Lui-même n’y croit pas. Il cherche néanmoins au niveau des hanches, cherchant à détecter la présence d’une éventuelle arme. Il le fouille d’ailleurs de la tête aux pieds, allant même jusqu’aux chevilles. C’est sûr que la routine du Rhodes n’incluait rien de plus qu’un peu d’herbe mais il devait rester vigilant. Ne pas prendre de risques inutiles par fainéantise ou lassitude. Il fait d’ailleurs savoir à son suspect qu’il n’est pas dupe. « Tu as subitement décidé de m’aider ou est-ce qu’il y a quelque chose que tu ne veux pas que je trouve ? » Néanmoins, la fouille ne donne rien si ce n’est ce que Callum avait annoncé. Thomas a envie de lui faire ravaler les postures indécentes qu’il affiche exprès pour le provoquer mais il sait qu’il peut faire bien mieux que ça. Il sort le cannabis de la poche du Rhodes avant de le brandir d’un air indifférent. « Tu crois que c’est ça qui m’intéresse ce soir ? » Il fourre la drogue dans sa poche mais il aurait aussi très bien pu la jeter dans le caniveau. Ce soir, ils allaient passer à un niveau supérieur et on verrait bien qui afficherait un sourire arrogant à la fin. Il sort sa paire de menottes de sa poche. C’est une première dans son charmant historique avec le Rhodes. Tout comme ce qu’il s’apprête à faire. « Ce soir, je ne te conduis pas simplement au poste, je te place en garde vue. Grâce à ce charmant petit tag que tu viens de faire, tu es devenu le principal suspect dans l’incendie qui a eu lieu dans cette rue la semaine dernière. Je vais te dire tes droits, mets les mains derrière ton dos. »



 

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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Mer 27 Juil - 15:33




 



Callum & Thomas
 
"Oh mais ne t'offusques pas Weston. Dans ma bouche c'est un compliment. Le poulet c'est mon plat préféré, surtout quand la peau est un peu croquante et que la chair reste fondante... Arrosé d'une bonne sauce blanche, c'est délicieux." Je réplique d'un ton sensuel, passant la langue sur mes lèvres.
Je m'amuse des mains du policier qui parcourent mon corps, en tâtonnant tous les recoins alors que je simule le plaisir d'un petit soupire  joueur.
Je ne me plaindrais jamais d'être touché, et tout particulièrement quand il passe sur les poches arrières de mon jeans. Par obligation ou plaisir, une main sur le cul reste une main sur le cul et je tire à mon avantage cette fouille que je dois de toute façon subir.
Sourire délibérément charmeur, postures indécentes alors que je cambre un peu mes hanches. Je me moque de l'hétéro frustré qui semble avoir envie de perdre une fois de plus son temps avec moi. Par mon attitude désinvolte je marque d'une certaine façon le ridicule de cette interpellation. Lui comme moi, on sait bien que ça ne servira à rien et qu'il s'épuise en vain à m'emmener au poste pour remplir un dossier qui sera classé dans une heure avec un joli chèque de caution.

"Pas besoin d'excuses pour garder tes mains plus longtemps sur mon corps tu sais." Je réplique avec un clin d'oeil quand il s'obstine à me faire une fouille complète malgré que je le guide vers l'endroit où j'ai fourré mon herbe. J'ai presque envie de lui suggérer une fouille plus approfondie. Celle où on se cambre et baisse le bas au cas où on aurait planqué des choses dans le tunnel intime.  Mais j'ai un peu peur qu'il me prenne a mon propre jeu sur ce coup là et décide d'aller réellement y jeter un oeil sans trop de douceur vu que le préliminaire n'est pas tellement dans le ton dans ce genre de situation.  Si j'apprécie d'y recevoir de la visite, je préfère qu'on y aille en ouvrant gentiment la porte plutôt qu'en la défonçant. Alors je m’abstiens. "Je voulais juste t'aider. Depuis le temps qu'on se fréquente toi et moi je pense que c'est bien d'installer l'honnêteté dans notre relation" Je continue sur mon ton d'impertinent qui prend tout ça à la rigolade.  
Je me permet tout parce que je ne crains rien. Je me sens invincible, et je sais très bien que ça le frustre l'autre moustachu. Je lui file toujours entre les doigts et ça doit être énervant quand on a voué sa vie à la justice de perdre à cause d'une puissance supérieur appelé argent.

Je ricane en le voyant fourrer mon herbe dans sa poche. J'imagine toujours que les flics profitent de leur position pour remplir leur propre stock sur ce qu'ils confisquent aux petits délinquants de mon espèce. Ça joue l'homme de loi mais je suis presque sûr qu'une fois le service fini, ça consomme les gains du jour tranquillement posé sur son canapé. En tout cas moi, c'est ce que je ferais... "Fais gaffe elle est peut-être un peu forte pour toi." Je commente avec ironie alors que je tapote un peu mes fringues pour les réajuster, maintenant que la fouille est terminée. Je me baisse pour attraper mon sac à dos, près à lui suivre docilement comme d'habitude. "Tu m'intrigues là Weston." J'affiche un petit sourire. Aurait-il enfin décidé de céder à mes charmes ? "Qu'est ce qui t'intéresses alors ? Dis moi ?"
J'ai la réponse bien vite puisque j’entends alors un cliquetis métallique bien familier, même si je l'entend habituellement dans des situations bien différentes... Je me retourne pour le voir sortir ses menottes.
En premier lieu je reste fidèle à moi même, souriant de plus belle face à cette nouveauté. Je ne panique pas, parce que je n'en vois pas la raison, et je décide comme à mon habitude de m'amuser de cette situation, histoire qu'elle soit moins pénible à passer. J'hausse un sourcil suggestif alors que je m'approche d'un pas chaloupé. "Waw, t'as des pulsions coquines ce soir mon chou ? Tu sais ça tombe bien, j'ai toujours voulu me faire un mousta...." chu. Je ne fini par ma phrase car il m'interrompt, clairement pas intéressé par mes pensées lubriques, il enchaîne. Et je dois bien avouer que, pour une fois, la suite me fait un peu froid dans le dos... Je m'arrête net. Ce dont il m'accuse est bien plus sérieux qu'un petit paquet d'herbe ou un gribouillis sur un mur, il me parle d'un vrai crime. Et je ne comprend pas bien comment je suis supposé me retrouver impliqué là dedans à vrai dire... Je suis un petit con certes mais certainement pas un criminel.
"Quoi ? De quoi tu parles là ? Tu me fais une blague ?" J'ai perdu mon petit sourire mesquin. Je suis confus et ça ne m'amuse plus du tout.
D'ailleurs je me débat un peu en râlant lorsqu'il emprisonne mes poings dans ses menottes.  "Déconnes pas Weston." Je menace alors que je sens qu'il ne plaisante pas. "Je sais que tu peux pas me blairer mais c'est pas une raison pour inventer des conneries juste pour me coffrer." Il a juste envie de se défouler sur moi, c'est sûr. "Si t'es frustré va plutôt baiser." Je grogne.
Je me débat comme un petit asticot rageux alors qu'il m'empoigne pour me mener à sa voiture. Une chose est sûre, il s'en sortira pas aussi facilement, je me laisserais pas avoir par ses fabulations. Il s'épuise pour rien, ce con. Je trouve toujours une porte de sortie, il devrait le savoir.



 
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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Dim 7 Aoû - 18:52




 



Callum & Thomas

Le numéro de Callum Rhodes atteint des sommets de ridicule et Thomas a de plus en plus de peine à retenir de bruyants soupirs. Il n’est pas dupe, il voit bien ce que son suspect est en train de faire. Il comprend très bien ses allusions, tout comme ses réactions exagérées quand il se livre à la fouille de base obligatoire. Mais il reste totalement impassible, faisant mine d’ignorer le numéro de folle que l’autre est en train de lui livrer. Si le Rhodes espérait éveiller une quelconque homophobie en lui, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Le Weston se sentait hétéro à 100% mais contrairement à certains de ses collègues, il ne se livrait pas au parfait cliché du flic étroit d’esprit. L’attitude du fils Rhodes n’éveillait chez lui rien d’autre que de l’agacement. Et encore, c’était juste à cause de la provocation, la manière dont elle était faite importait peu. « Et toi, ne cherche pas d’excuses pour qu’on passe plus de temps que nécessaire l’un avec l’autre… Tu es certainement charmant, mais tu n’es définitivement pas mon type. » Il continue la fouille, essayant vraiment de faire son boulot correctement, même si une petite voix insidieuse lui soufflait qu’il perdait son temps. Tant pis. S’il baissait les bras maintenant, il savait que sa conscience ne le laisserait pas en paix. Et puis, ça commençait comme ça les mauvais flics, les flics ripoux. Ils commençaient toujours par fermer les yeux sur des petits trucs, au nom de leur tranquillité et après ça empirait… Pendant qu’il se livre à ces nobles réflexions, Callum continue ses agaceries. « De l’honnêteté hein ? Garde cette pensée à l’esprit alors, ça pourrait nous servir par la suite. » Car le fils de riche peut faire le malin, il n’a aucune idée de ce qui l’attend. Thomas savait conserver ses atouts et les déployer au bon moment.

Il commence d’ailleurs à instaurer un changement d’atmosphère, ne prêtant que très peu d’attention à l’herbe qu’il vient de découvrir à l’endroit indiqué par le Rhodes. Mais ce dernier continue à fanfaronner, ne sentant pas le vent tourner. Thomas continue cependant de rendre pique pour pique, peu désireux de laisser le dernier mot à ce petit merdeux, même si ça aurait sûrement été un signe de maturité de ne pas le faire. « Tu vois, c’est la différence entre nous, je ne suis pas assez stupide pour toucher à cette merde. Mais clairement, pour toi, il est déjà trop tard. » Puis fatigué de tout cela, il sort sa paire de menotte, bien décidé à le coffrer dans les règles. Sauf que bien entendu, la vue des bracelets ne fait que découpler les émois du jeune homme. Il délivre de nouveaux dires inconvenants, sous l’air excédé de Thomas. Mais soudain, ce que le flic a dit avant de se faire interrompre semble soudainement monter jusqu’au cerveau ramolli par la marijuana de son interlocuteur. Et enfin, le sourire arrogant que ce dernier affichait jusque là s’efface. Il a presque l’air inquiet… C’est un changement agréable, et le Weston ne peut pas prétendre qu’il ne savoure pas le moment quand il lui passe les menottes, lui liant les mains dans le dos, n’oubliant pas de lui dire ses droits. Ça serait con de tomber sur un vice de procédure.

Surtout que contrairement à ce que le Rhodes sous-entend, ce n’est pas une blague. Oh non. Thomas voulait vraiment résoudre cette enquête et avait de bonnes raisons de suspecter le Rhodes. Alors une fois, les bracelets de métal passés autour de la chair tendres des poignets du jeune homme, il le retientd’une main ferme quand il se débat. « Toi déconnes pas. Ne m’oblige pas à user plus de force que nécessaire… » Des paroles qui tombent dans les oreilles d’un sourd, car Callum Rhodes se débat de plus belle, continuant à débiter des vulgarités. Thomas était déterminé à le ramener jusqu’à la voiture mais les saccades du menotté rendent l’opération impossible. Ils n’ont parcourus que quelques mètres qu’il est effectivement contraint d’user la force. Plaquant le Rhodes contre un nouveau mur, il fait levier contre ses poignets entravés, histoire que ça commence à lui tirer sur les épaules. Il le maintient fermement dans cette position, se doutant que désormais, ça l’exciterait beaucoup moins. « Tu vois, je n’invente rien du tout. Ton tag a été remarqué sur la devanture du salon de coiffure une semaine avant qu’il ne brûle. Une coïncidence, tu me diras. Mais certains pourraient dire que c’est une manière pour toi de déposer ta marque avant de commettre tes méfaits. Tu sais, il ne faut pas chercher à comprendre les pyromanes. Tous des fêlés narcissiques. Au fond, tu avais peut être envie qu’on sache que c’était toi. » Il était littéralement en train de commencer l’interrogatoire et de lui mettre la pression mais il comptait sur l’émoi soudain du Rhodes pour obtenir des résultats. Il fallait qu’il gagne un maximum de temps avant qu’il ne puisse appeler son avocat.   « Et puis, ce n’est pas tout… J’ai d’autres éléments qui t’incriminent. Comme le portrait robot que cette charmante voisine nous a aidé à établir après qu’elle t’ait vu t’enfuir de là-bas, le soir des faits… Je te montrerai tout ça au poste, promis. On aura le temps à mon avis. » En réalité, la voisine n’avait pas été précise pour qu’ils établissent un véritable portrait robot mais la description qu’elle avait donné correspondait à celle du Rhodes. Et ses petits tags achevaient d’en faire un suspect. Maintenant, il ne manquait plus que des aveux… Alors Thomas enfonce le clou. « Alors à mon avis, tu devrais calmer tes ardeurs et réfléchir très soigneusement aux prochaines paroles qui vont sortir de ta bouche. Et tu vas arrêter de résister, car ton cas est déjà assez sérieux comme ça. »




 

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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Mar 16 Aoû - 1:29




 



Callum & Thomas
 
Je laisse échapper un petit ricanement hautain face au poulet qui se croit malin, supérieur à moi parce qu'il est soit disant clean. A d'autres. Une fois de plus j'ai bien l'intention de défendre mes opinions. "Tu sais c'est pas de la merde c'est..." euh non, préciser à un flic qu'il s'agit d'une production maison n'est peut-être pas la plus brillante des idées... "... un produit de la nature." On va plutôt jouer cette carte là. Même si ça fait hippie de dire ça, c'est vrai que je n'en pense pas moins. Tout est dans le nom; de l'herbe. C'est juste des plantes quoi... Offert par la terre. Si ça existe c'est pas pour rien...
Et puis au moins on peut pas me reprocher de faire dans le chimique.

Je continue encore à jouer mon assuré, effronté qui n'a peur de rien, qui n'a rien à se reprocher. Mais ça change bien vite quand les menottes se retrouvent à mes poignets et que des accusations sont prononcées.
Je suis dans l'incompréhension complète. J'ai littéralement l'impression qu'on vient de retirer une chaise brusquement de sous mes fesses et que je me retrouve à terre sans m'y attendre. C'est le même choc, le même revirement de situation. Et pour la première fois je me retrouve sans acte de défense face au flic. Je n'ai pas de réplique pour ces cas là... C'est nouveau, inconnu. Je ne sais pas comment réagir. En tout cas j'ai plus envie de rire.
Comme n'importe qui, j'imagine, mon premier reflexe est de me débattre. Je m'attache à l'espoir minime qu'en gigotant assez je pourrais me libérer de la poigne de Weston et m'encourir pour me noyer dans la nuit. Mais de toute façon même si je parvenais à réaliser cette idée utopique, je n'irais probablement pas bien loin avec des menottes dans le dos... C'est donc inutile mais je continue malgré tout. Juste pour lui faire comprendre qu'on accuse pas un Rhodes aussi facilement, que notre espèce ne se plie pas docilement. "Lâche moi, t'es qu'un malade !" Je hurle presque en essayant alors d'écraser son pied. Je suis persuadé qu'il invente tout ça, ou juste qu'il a décidé de me rendre responsable par plaisir et non par justice. Ça me met en rage d'être accusé d'une chose que je n'ai pas commise. Et il y met tellement de conviction... Je me sens comme une souris prise dans un piège. Vulnérable, sans solution et sans issue.

Finalement il finit par lutter contre mes gigotements. Il montre sa force, me plaque violement contre un mur et je grogne. J'en ai presque fantasmé de cette situation, tenu menotté, le corps d'un bel homme pressé contre le mien, menaçant... Oui j'aurais presque pu imaginer Weston dans ce scénario, parce que j'ai eu la folie de le trouver sexy. Il l'est beaucoup moins maintenant et toute cette situation est bien moins excitante que dans mes rêves alors que je suis accusé d'avoir faire brûler un établissement. "J'ai tagué le salon, oui, mais j'y ai jamais foutu le feu !" Je n'ai pas de raisons de mentir. Je n'ai jamais chercher à nier mes faits de vandalisme ou ma consommation, ce n'est pas maintenant que je vais commencer. Il devrait me connaître mieux que ça et savoir que si vraiment j'avais foutu le feu je ne m'en cacherais pas. Justement, si j'avais voulu en faire un acte narcissique pour me faire de la publicité je l'aurais carrément revendiqué avec fierté. Je serais pas en train de presque me pisser dessus à l'idée de finir derrière des barreaux loin de mon luxe.

Je me force à ricaner quand il mentionne ses pseudo preuves. J'essaie malgré tout de garder la face, de pas lui montrer trop que je suis terrorisé et de rester fidèle à mon image d'arrogant. "Ouais je veux bien voir ça, ton portrait robot, parce que j'y crois pas une seconde. D'ailleurs faudra que tu me dises quand à eu lieu cet incendie exactement, je suis sûr que je te donne un alibi. Ton accusation est bidon." Dans le fond, ce simple détail pourrait me sauver bien facilement. Je n'ai aucune idée de quand ce salon a brûlé exactement, je sais juste qu'un jour en passant dans la rue j'ai remarqué un établissement carbonisé... Avec un peu de chance, j'étais avec quelqu'un au moment des faits et je serais vite écarté de l'enquête...
Etant innocent, je suis également sûr que cette histoire de portrait robot est bidon, c'est impossible vu que je n'y étais pas.
Ce qui me fait de plus en plus penser que cette arrestation est infondée et n'est que le fruit d'un plaisir personnel de la part de l'agent.
Mais il paiera cet affront. Un jour ou l'autre il subira la colère Rhodes. Même si ça prend du temps, même si je dois attendre que sa voiture se fasse accidenter pour pousser mon père à décliner son droit à l'assurance. Je me vengerai, il n'y échappera pas.
Je me sens humilié et il n'y a rien qui puisse m'enrager plus que ça.



 
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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Dim 21 Aoû - 18:46




 



Callum & Thomas

Parfois, Thomas ressentait de l’empathie pour certains suspects ou essayait au moins de ne pas les juger trop sévèrement mais c’était loin d’être le cas aujourd’hui. Il n’aurait pas pu être plus différent de Callum Rhodes, comme le démontre la réplique idiote que ce dernier lui sert à propos de son herbe. Le flic ne s’abaisse d’ailleurs plus à répondre, ignorant par la même occasion les ricanements moqueurs du jeune nanti. Maintenant qu’il lui avait passé les menottes aux poignets, la donne avait changé et le rapport de force aussi. Sauf que même si Callum se tait enfin, il ne rend pas les armes pour autant. Il se met soudainement à se débattre, ce qui oblige Thomas à réaliser un plaquage musclé sur sa personne. Pas de quoi calmer le Rhodes qui se met à hurler qu’il est malade. Le Weston garde le silence, habitué à ce genre de réplique au cours des arrestations. Il évite aussi les coups de l’agité au maximum, presque sans y faire attention. Une journée normale au boulot pour lui. Il savait de toute façon que le jeune homme n’avait aucune chance, vu qu’il était menotté et d’un gabarit beaucoup plus frêle que celui du flic. Il doit d’ailleurs s’en rendre compte tout seul, car après quelques secondes, il pousse un grognement et cesse de se débattre. La peur transparaît une nouvelle fois dans sa voix quand il tente de se défendre, verbalement cette fois. Thomas ne se laisse pas attendrir et garde son flegme. « On discutera de ça au poste. Pour le moment, tout ce que tu as à faire, c’est de me laisser t’emmener à la voiture. Tu sais que sinon, je serai encore obligé d’employer la force. Gagnons du temps tous les deux. » Cela dit, peut être que la douceur et la raison ne sont pas la bonne méthode avec celui-ci car il n’écoute pas, retrouvant très vite du poil de la bête. Le flic se dit que finalement, il devrait peut être le provoquer pour qu’il parle, car il était évident qu’il n’en tirerait plus rien une fois qu’il serait  en présence de son avocat…

Enfin, il fallait avant tout dans le cadre de la procédure, ne rien faire que le Rhodes puisse utiliser ultérieurement. Mais puisqu’il avait déjà notifié son droit à garder le silence au Rhodes, le flic pouvait se permettre de tenter le coup. « Ne t’inquiète pas pour ça, je vais t’en montrer des choses. Ça risque même de nous prendre la nuit. Et après, tu verras que ton arrestation est parfaitement fondée. » Assènes Thomas pour détourner l’attention du portrait robot. Car tout ce qu’il avait, c’était le témoignage d’une vieille dame qui avait vu un brun s’enfuir. Autant dire n’importe qui. Mais le bluff n’était pas interdit par la loi et le flic comptait bien jouer cette carte à fond. « Quant à ton alibi, je ne peux pas attendre de l’entendre… Le salon a brûlé le 8 Mai. Alors oui, cherche bien ce que tu faisais ce soir-là. A supposer que le cannabis t’ais laissé quelques cellules grises. » Prudemment, le Weston décolle sa prise du mur, et constate qu’il a effectivement cessé de se débattre. C’était bon signe pour la suite. Le second round pouvait commencer. Il mène donc le jeune homme jusqu’à la voiture et le fait monter dedans. Il passe à l’avant, et démarre, surveillant attentivement Callum dans le rétroviseur. Et puis, l’instant T arrive. Après avoir traversé les petites rues de Tenby, ils passent devant le commissariat sans s’arrêter. Avec un sourire satisfait, le flic scrute le visage de son suspect, pressé d’y déceler de la surprise, voir de la peur. Il avait beau se persuader qu’il se livrait à ce manège pour les besoins de l’enquête, une part de lui appréciait sa vengeance. « Quoi Rhodes, tu croyais que j’allais gentiment t’emmener au poste ? Dans une cellule chauffée avec le téléphone à portée de main pour appeler Papa ou pire un avocat ? » Le flic dévoile enfin son jeu, maintenant qu’il n’y a plus d’issues possibles pour son adversaire. Ça avait été difficile de se retenir mais évidemment, il n’aurait rien pu dire avant, sinon Callum se serait encore plus débattu et ne serait jamais monté dans la voiture. « Je ne suis pas si stupide, malgré ce que tu penses. Tu ne t’en sortiras pas. Pas cette fois. Personne ne m’a vu t’arrêter, personne ne sait que tu es dans ma voiture. On est hors radar. Ce qui nous laisse pas mal de temps devant nous pour qu’on parle de cette histoire d’incendie avec franchise.  Il a accentué le dernier mot, délivrant ainsi une menace. Callum avait intérêt à lui dire la vérité. Sinon, il ne reculerait devant rien. Enfin, ça c’est ce que le Rhodes doit penser. « On va s’éloigner un peu du centre avant tout. Je tiens à ce qu’on soit tranquilles pour discuter. Je connais un coin où personne ne nous entendra. Tu vois les tags, c’est une chose mais mes collègues et moi, on a une méthode un peu spéciale pour les plus grosses affaires. »  Thomas ne savait pas s’il était crédible dans son rôle de flic ripou mais il espérait que ça suffirait à faire craquer le Rhodes. Parce qu’il n’avait évidemment aucune intention de le tabasser. Il voulait juste le débarrasser de son arrogance légendaire et entendre la vérité.



 

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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Mar 23 Aoû - 19:55




 



Callum & Thomas
 
"T'as vraiment cru que j'allais te laisser m'emmener à ta caisse sans faire d'histoires alors que tu m'accuses d'un truc que j'ai pas fais ?" Du talon j'essaie de viser son tibia, mais le flic est assez habitué à ce genre de situations que pour savoir comment éviter mes coups. Je m'acharne donc en vain, ça m'épuise presque un peu d'ailleurs. Je tente d'enfoncer mon coude dans son ventre mais là encore, le poulet a de l'expérience. Je me frustre.
"Toute la nuit, toute la nuit... Ça me semble être une belle promesse mais je doute qu'à ton âge tu puisses encore tenir aussi longtemps non ?" Je réplique stupidement et rageusement, ne pouvant m'empêcher de répondre à tout par l'affront. Si je n'ai pas mes mains pour le gifler, je n'ai que mes mots. L'attaquer sur son âge est peut-être petit et peu inspiré, mais dans la situation de stress dans laquelle je suis, je ne suis pas contre une cartouche facile.

La date tombe et mon cerveau se met alors à réfléchir à toute vitesse. Mais la cocotte n'a pas tord, le cannabis affecte bien ma mémoire même si j'ai toujours refusé d'admettre les effets négatifs de la fumette.... Il me faudra un peu de temps pour retrouver ce que je faisais ce soir là, avec qui j'étais et où. Et l'état d'esprit dans lequel je suis ne m'aide pas du tout à réfléchir correctement. Mes idées sont toutes embrouillées.
Je décide  alors d'arrêter de me débattre. Capitule. Je n'arriverai à rien ici, pressé contre le mur à perdre mon souffle à force de gesticuler. Il faut que je me pose pour pouvoir mieux penser, que je me sente plus en sécurité. "Ok c'est bon, amène moi au poste qu'on en finisse." De toute façon c'est comme ça que ça finira, je n'y échapperai plus à ce stade.  Au plus vite j'ai mon cul en cellule d'interrogation, au plus vite je peux appeler un avocat et démentir officiellement ses accusations. Que notre échange soit contrôlé et enregistré et que je sois libéré pour pouvoir partir comme un prince en lui faisant un doigt.
Je le laisse donc m'emmener à sa voiture, non sans grogner un peu lorsqu'il me fait monter à l'arrière sans grande délicatesse, me poussant sur la banquette comme si j'étais un gros sac de courses. "Ça va, tu prends ton pied hein ce soir ?" Je demande cynique tout en lui lançant un regard noir alors qu'il ferme la portière. Je dois me retenir de ne pas cracher sur lui.  
Quand il prend place sur le siège conducteur je me penche immédiatement vers lui "Tu sais que c'est contre la loi de ne pas porter sa ceinture ?" Je récite comme un enfant modèle pour soulever le fait qu'il ne m'a pas attaché et que, menotté je suis bien incapable de le faire moi même. Un flic qui ne respecte pas la loi, il devrait avoir honte et j'aime pointer le détail du doigt. L'accuser d'être un mauvais policier. Hors la loi avec un titre qui excuse, mais hors la loi malgré tout.

Je reste silencieux le reste du voyage, lance des regards noirs à travers la fenêtre. Seul le bruit du moteur et de la route se font entendre.
De temps en temps je sens le regard de serpent de Weston se poser sur moi. Je me tourne finalement pour le croiser, répond d'une grimace en tirant la langue, un doigt puis retour sur le paysage qui défile. Paysage qui défile un peu trop d'ailleurs puisque le commissariat entre soudain dans mon champ de vision pour s'éloigner ensuite alors qu'on devrait s'arrêter. "Qu'est ce que tu fous Westie ? Le commissariat était juste là." Je demande en cachant mon inquiétude et ma confusion. A quoi il joue ?
La réponse me glace le sang. Je n'aime vraiment pas ce que j'entend. A vrai dire il fait un peu peur avec ses insinuations. Est-ce qu'il aurait pété une case ? La folie est après tout susceptible de se manifester chez tout le monde, même chez un flic. Et c'est probablement le plus dangereux. Les flics ont du pouvoir. Un type avec des menottes, la loi de son côté et un flingue qui se retrouverait soudainement sous l'influence de la folie, c'est un scénario catastrophe. J'espère simplement que Weston n'est pas la victime d'un accès de démence et qu'il veut simplement jouer avec mes pieds... Mais le doute est là malgré tout. Peut-être que j'ai trop poussé sa patience, que je l'ai rendu fou au point qu'il veuille réellement m'anéantir... Après tout, je ne sais pas de quoi il est capable... Je ne peux pas être sûr qu'il ment. "Arrête de déconner !" Je grogne en me voulant autoritaire et assuré. Mon regard est braqué sur ses mains qui tiennent toujours fermement le volant, continuant de nous amener plus loin, vers la sortie de la ville.
Clairement, il veut me faire peur, et ça marche. Mais je ne le laisserais pas s'en rendre compte, je ne lui ferais pas ce plaisir. . "Qu'est ce que tu vas faire Weston ? Me tabasser ? Ou alors t'as juste envie que je me mette à genoux pour honorer ta petite bite ?" Je glapi agressivement, faisant passer l'accélération de ma respiration pour de l'emportement. De l'agacement plutôt que de l'angoisse. Je me force à ricaner froidement alors que je le fusille du regard dans le rétroviseur. Ma bouche se tord de haine. "Je te préviens que si t'as prévu d'endommager mon visage parfait, j'irai draguer ta fille. Et crois moi je sais comment les faire craquer, même si je devais avoir un nez cassé. Elle sera dans mes draps en moins de deux et je me ferais un plaisir de la prendre en levrette tout en pensant à toi." J'aurais pu menacer de le rendre eunuque, mais je pense que Deborah est un sujet plus sensible pour Thomas que ses parties génitales. Je suis quasi sûr de toucher sa petite corde sensible, histoire de lui renvoyer l'ascenseur des émotions. Perfide, je me penche vers l'avant, approche ma bouche de l'oreille du poulet pour simuler d'un ton suave "Oh... oui...vas y Déborah. Secoues ton petit cul comme ça oui... Oh... Déborah" Comme si je venais. Je recule en poussant un soupire satisfait, pour me relaisser tomber sur le siège tout en riant sournoisement. Je dirige mon regard vers le rétro pour croiser celui de Thomas, les yeux mauvais et défiants.  Non je ne le laisserais pas se réjouir de ma peur... Je me pisserais dessus en secret si il faut mais il n'aura pas cette victoire. Je resterais défiant jusqu'au bout. D'ailleurs je passe la langue sur mes lèvres quand ses yeux croisent les miens.


 
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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Dim 28 Aoû - 18:07




 



Callum & Thomas

"Toute la nuit, toute la nuit... Ça me semble être une belle promesse mais je doute qu'à ton âge tu puisses encore tenir aussi longtemps non ?" "Ça va, tu prends ton pied hein ce soir ?" Thomas roule des yeux, s’exhortant au calme. Bien entendu, il ne s’était pas attendu à ce que Callum Rhodes reste silencieux pendant son arrestation et pendant le trajet mais il ne pensait pas non plus qu’il serait aussi pénible. Est-ce qu’il ne la fermait jamais ? Il fallait croire que non. Mais ils étaient deux à pouvoir faire la guerre des nerfs. Le flic esquisse un sourire parfaitement moqueur tandis qu’il installe le Rhodes à l’arrière de la voiture. « Non mais écoute toi, toujours à parler de cul. Tu sais ce qu’on dit, non ? C’est toujours ceux qui en parlent le plus, qui en font le moins… Finalement, c’est peut être toi qui est frustré et qui a besoin d’aller baiser un bon coup. » Peut être même que c’était exactement ce dont il avait besoin. Ça l’occuperait suffisamment pour qu’il arrête de faire des conneries dans la rue. Et la police de Tenby pourrait de son côté faire autre chose que perdre son temps avec un emmerdeur pareil… Parce que c’est ce qu’était Callum Rhodes, un parasite. Rien d’autre. Il n’apportait rien à la communauté. Il s’ennuyait alors il le faisait payer au reste du monde. C’était difficile d’avoir de la pitié de lui vraiment. Pauvre petit gosse de riche désœuvré. "Tu sais que c'est contre la loi de ne pas porter sa ceinture ?" Cette fois-ci, c’est un soupir exaspéré qui s’échappe des lèvres du Weston. S’il avait espéré que sa réplique précédente clouerait le bec du fils de Balthazar Rhodes, il en était quitte pour une bonne déception. « Ah bon, c’est contre la loi ? Je l’ignorais. Je te donnerai un formulaire à remplir au poste, tu pourras me dénoncer. » Réplique Thomas sans s’intéresser un seul instant à cette histoire de ceinture de sécurité. C’était à vrai dire le cadet de ses préoccupations actuelles. Et il devrait en être de même pour Callum Rhodes, comme Thomas finit par le lui dire. « Franchement, il n’y a que toi pour t’intéresser à la sécurité routière alors que tu es dans une telle merde… Réfléchis plutôt à ton alibi, c’est encore le seul moyen pour que tu t’en sortes ce soir. »

Est-ce qu’il suit ce conseil ? Le Néo-Zélandais en doute fortement mais par miracle le trajet se déroule dans un silence relatif. A part un doigt d’honneur, rien à signaler. Il laisse d’ailleurs ce geste obscène sans réponse dans un état d’esprit, proche de « rira bien qui rira le dernier » Et la comédie commence en effet quand ils dépassent le commissariat. Thomas commence à déployer ses techniques d’intimidation, essayant d’instiller le doute dans l’esprit de son adversaire. Et s’il était ripou ? Et s’il était complètement frappé ? Des flics qui pétaient des plombs, il y en avait tout le temps… Sauf que l’adversaire en question est coriace et que le moment où il paraît déstabilisé ne dure pas. Il fait même en sorte dissimuler la peur que le flic a pourtant entendu furtivement dans sa voix, allant jusqu’à lui ordonner « d’arrêter de déconner. » Le Weston se complaît alors dans son rôle de psychopathe. « Oh mais je suis très sérieux. La déconnade vient justement de se terminer. » Il demeure ensuite silencieux, une méthode qu’il considère plus efficace que celle qui consiste à proférer des tas de menaces. Malheureusement, une nouvelle fois, Callum démontre son incapacité à se taire, faisant une nouvelle allusion lourde de sens. Cette fois-ci, Thomas choisit tout bonnement de l’ignorer.

En revanche, il lui est complètement impossible d’ignorer la suite des propos du Rhodes. Dès qu’il prononce le prénom de la fille de Thomas, tout bascule. Le flic serre le volant avec rage, sentant ses phalanges craquer. Tout son corps se raidit, tandis qu’il sent de puissantes vagues de haine le submerger. Son passager n’était finalement pas un demeuré, il venait de mettre dans le mille en menaçant de manière aussi sale ce qu’il avait de plus précieux au monde. Mais le Weston n’était pas un demeuré non plus. Il savait ce que Callum était en train d’essayer de faire, et il ne lui donnerait pas satisfaction. Il ne craquerait pas, il n’assènerait pas de coup pour obtenir le silence. Certes, ça le démangeait, mais il savait qu’il ne devait pas. Il ne voulait pas donner de preuves à Callum pour une éventuelle plainte et surtout, il ne voulait pas perdre une partie de lui, son intégrité. Il n’était pas ce mec qui cognait avant de réfléchir. Il se sentait capable de remporter cette manche. Alors il reste impassible, la tension dans sa mâchoire demeurant la seule preuve de sa rage. Il frémit en entendant le Rhodes mimer l’acte sexuel avec sa fille près de son oreille mais il ne bronche pas, essayant de ne pas penser à ce qu’il était en train d’entendre. A vrai dire, il a presque envie d’en rire parce que à ce moment précis, il en était presque à regretter Leslie Barrow, ce qui était parfaitement ironique. Enfin, il se permet tout de même une minuscule réponse, freinant brusquement, histoire que Callum soit renvoyé avec force sur le siège arrière. Quand c’est fait, il parvient à articuler d’une voix froide, sans rien trahir de son débat intérieur. Car dans sa tête, il se voyait joyeusement étrangler ce mec. « Ma fille a bien trop de classe pour suivre une vermine comme toi de son plein gré. Je ne me fais aucun soucis pour elle. A moins que tu veuilles ajouter une agression sexuelle à ton charmant palmarès ? Et puis, tu sais, je lui ai appris à se défendre. Je suis sûr qu’elle peut te mater. Y avait qu’à voir comment tu te défendais tout à l’heure… » Il garde la tête haute mais en son fort intérieur, il est quelque peu paniqué. Il faudra qu’il prévienne Debra de se méfier. Et ce de façon subtile car défendre à  l’adolescente de faire quelque chose, c’était encore le meilleur moyen de lui donner l’envie… « Franchement, tu m’inquiètes Rhodes, tu es complément obsédé en fait. Tu ne crois pas que tu devrais consulter ? » Ajoute t-il d’une voix presque aimable pour sauver les apparences. Il ne devait pas se laisser atteindre, laisser croire à son adversaire, qu’en effet, il avait trouvé son plus grand point faible.

Quelques minutes plus tard, ils arrivent sur un petit parking désert et Thomas se gare. L’avantage, c’est qu’il n’a plus besoin de se forcer pour afficher un sourire mauvais et pour toiser Callum avec animosité dans le rétroviseur. Et il était presque certain que ce dernier pouvait aisément sentir les envies de meurtres qu’il avait à son égard. Cependant la voix du flic est froide, presque détachée, bien que teintée de sarcasme. « Bon, c’est ta dernière chance de dire la vérité. Essaye de ne pas la gâcher. Je serai vraiment désolé de devoir recourir à la violence avec toutes les gentillesses que tu m’as dite. » Il sort du  véhicule, le contourne et ouvre la portière, extirpant Callum de l’habitacle sans ménagement. Ils ne seraient pas dérangés car les lieux étaient en travaux. Ce qui donne d’ailleurs à Thomas la possibilité de pousser son suspect dans une belle flaque de boue pour ensuite le dominer de toute sa hauteur. « Est-ce que c’est toi qui a mis le feu au salon ? Réfléchis bien à ce que tu vas dire. » Dit-il en posant ostensiblement une main sur son holster.




 

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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Ven 9 Sep - 5:12




 



Callum & Thomas
 
Je vendrais mon âme pour un chewing gum...
Pouvoir mordre dessus pour canaliser ma nervosité. Lui faire subir mon envie de fumer qui commence à me ronger jusqu'à la moelle.
Le mâcher avec arrogance et le cracher au visage du Weston quand j'aurais usé toute son élasticité.
Mais, à défaut de pouvoir aller en chercher un dans mon sac, j'extériorise mon agitation par mes pieds, mes doigts coincés dans mon dos. Je gigote, impatient de pouvoir sortir de cette voiture, d'en finir et d'être libre.
Inquiet de ne pas comprendre ce que me réserve le moustachu. Je commence à avoir du mal à garder la face et pourtant, je ne parviens pas à abandonner mon arrogance pour autant. Elle devient même presque hors de contrôle alors que je me retrouve à émettre des petits gémissements indécents dans son oreilles. Cherchant à lui mettre en tête l'image de sa fille courbée, nue, devant moi et ma main qui claque sur sa fesse. C'est un mécanisme de défense, de paraître sans peur, de toujours avoir la gueule ouverte comme si on en avait rien à foutre. Et c'est de la fierté de ne jamais vouloir être celui qui finit à genoux. Mélangé à mon naturel malsain, mon manque de THC et le stress intense... Je deviens la pire des langues de putes.

C'est satisfait de moi que je me rassied correctement sur ma banquette. Mais finalement je me retrouve bien déçu. Je pensais le faire exploser avec ça, mais l'homme sait visiblement garder son sang froid mieux que ce que j'avais imaginé. Alors pour masquer ma déception je lâche simplement un soupire hautain en haussant les épaules.
"C'est clair que pour se taper quelqu'un comme Barrow, faut avoir beaucoup de classe oui..." Je grogne dans mes dents. Plus pour ma satisfaction personnelle que les oreilles du flic. Tenby est une petite ville où j'aime laisser trainer mes oreilles et les soirées alcoolisées dans les bars sont souvent riches en révélations. Certaines étonnent assez que pour qu'on les retienne...  Comme celle de la gamine du poulet vue avec ce coureur renommé qui a pratiquement le double de son âge. Un bruit qui est bien trop croustillant que pour être ignoré. Même si la rumeur n'a jamais pu être confirmée, ces murmures me suffisent pour sauter sur les conclusions satisfaisantes.  
"C'est facile aussi d'avoir le dessus quand l'autre gars a les mains liées..." Je rajoute ensuite plus fort, directement à son attention cette fois. "Enlève moi les menottes et on verra bien." C'est presque un défi que je lui lance. Il a beau voir une plus grosse carrure, moi je cache simplement bien mes muscles qui ont été sculptés très finement avec la danse. J'ai l'agilité et la jeunesse, il a l’âge et un poids plus lourd qui rend plus lent... Le pari n'est pas impossible et un combat équitable pourrait tourner en ma faveur. En tout cas, j'aime me bercer avec cette idée.

Quand il m'accuse d'être un obsédé je me dois de me retourner pour fixer le rétroviseur et sourire de toutes mes dents comme un gamin insolent. "Bien sûr que je suis un obsédé. Mais pourquoi consulter pour ça ? A partir du moment où on assume son addiction et qu'on vit bien avec je vois pas où est le problème. J'aime baiser ! Je baise et je baise bien. T'es juste jaloux." Dans un rictus je tourne à nouveau mon attention sur la route. Sa remarque était tellement ridicule... Si il espérait toucher un point sensible en retour il s'est bien mit le doit dans l'oeil. Parce que je n'ai jamais caché que je suis un sex addict, et je ne l'ai jamais vécu comme une honte. Je trouve toujours de quoi assouvir mes pulsions et je n'abuse de personne pour autant. Je suis en parfait contrôle. De tout sauf de cet instant... Et je dégluti alors que je vois le paysage défiler. Toujours dans le flou quant au sort qu'il me réserve... Je flippe en mon for intérieur.

Finalement il arrête enfin la voiture... Mais je ne sais pas si c'est forcément une bonne chose vu l'endroit où il choisit de faire ça... Un parking vide, une zone en travaux... Et toutes ces scènes de films où les mercenaires trainent leur victime dans des déserts se rejouent dans ma tête... Le coup de feu que personne n'entend, et le corps brûlé ou enterré sur place, là où personne n'ira jamais chercher.
Discrètement je me retourne pour essayer de regarder dans le coffre, juste pour être sûr qu'il n'a pas un jerricane d'essence ou une pelle...
Il ouvre ma portière et mon coeur fait un bond, il accélère comme si j'avais dansé toute mon énergie. Comme si j'y avais directement vidé une seringue d'adrénaline.
Avant que je ne puisse réagir il m'a déjà tiré par le bras, comme un malpropre. Sans me laisser le temps de me mettre le pied à terre je suis jeté dans la boue et le choc contre le sol n'est pas sans douleur. Putain, un jeans gucci de la collection 2015... C'est pas comme si je pouvais recommander le même si il me l'a ruiné...  Je grogne. Ça aussi il me le paiera.
Je ne supporte pas de me faire humilier comme ça... L'idée qu'il doit prendre un malin plaisir à me voir au sol comme un vermisseau me donne la nausée. J'ai juste envie de lui foutre mon poing dans les couilles.
Les mains dans le dos je gesticule pour essayer de me relever mais c'est pratiquement impossible, je lui donne juste une bonne raison de plus de rire...
Mon regard se lève vers lui, prêt à l'insulter et expulser toute la rage de mes tripes en guise de réponse mais ce que je vois m'immobilise de terreur. Mes yeux s'écarquillent à la vue de sa main sur son revolver. C'est une blague ? La poule a vraiment perdu la raison. Et c'est visiblement pas bon pour moi...
Sous la surprise, je roule sur le dos pour m'appuyer sur mes coudes et reculer un peu en me trainant. J'aimerais mettre mes mains en avant ou encore me protéger le visage, mais je suis toujours coincé dans ces putains de menottes.
"Wow Wes ! Je déconnais, arrête, je vais pas la toucher ta fille. Je la trouve moche de toute façon." Si je cherche à améliorer la situation pour protéger ma jolie tête, ma franchise risque en réalité de peut-être me coûter cher. Je veux lui donner l'assurance que je ne sauterais pas sa fille mais il risque de se froisser que je la qualifie de thon. Malheureusement, c'est sorti d'instinct. Le stress, le cannabis qui traîne encore un peu dans mon sang; Mon cerveau n'est plus en état de prendre des gants. Réfléchir avant de l'ouvrir, formuler pour faire passer la pilule.
Je le pense vraiment en plus. Elle est en effet tout sauf mon type de fille et c'est probablement pour ça que j'ai pas encore essayé de me la faire. Je les préfère avec un visage fin et une expression moins revêche. Comme juliette, avec ses traits de princesse et ses grands yeux qui pétillent ou Brianna, qui est tout en douceur et finesse. C'est peut-être le côté innocent qui m'attire en fait... C'est vrai qu'elles ont ça en commun, ces deux créatures qui sortent du lot. Ça vient probablement d'un désir malsain, d'être celui qui perverti l'innocence. Parce qu'il faut admettre que, quand on baisse les yeux et qu'on voit une chose si douce vous bouffer la queue, l'image a quelque chose de satisfaisant et presque poétique. Ça donne un sentiment de puissance, l'impression d'être un tel dieu qu'on fait céder les précieuses.

Je sens la crise d'angoisse frôler mes nerfs alors que je ne peux pas quitter ce revolver des yeux. Déjà ma respiration s'est grandement accélérée. Terrorisé et confus, je ne comprend pas comment on en est arrivé là. Je taguais tranquillement l'épicerie et me voilà maintenant dans la boue, face à flic fou, menaçant de sortir son arme pour me descendre... Je ne comprend vraiment pas. "Merde, je vole pas, j'agresse pas; je comprend pas pourquoi tu t'acharnes sur moi alors que y'a vraiment pire comme vermine. Je dessine sur des murs putain !" Clairement, il dramatise en me traitant de la sorte et j'essaie de lui faire voir raison... "Je te l'ai déjà dis et je changerais pas de discours, c'est pas moi qui ai foutu le feu au salon !" Alors que je continue de reculer mon dos heurte la voiture et je me sens à présent encore plus coincé. "Alors maintenant arrête s'il te plait. T'as gagné, tu me fous les boules. T'es content ? C'est ça que tu voulais ?" L'arrogance dans ma voix s'est brisée, je n'ai plus de belle façade pour me protéger. Ma terreur est mise à nue... Et je le déteste de m'avoir mit dans un tel état. Misérable, suppliant... Perdant.


 
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Spencer, Eleanor & Rhys
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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Son cœur et ses pensées sont occupés par une jolie anglaise
PROFESSION : Flic
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux.



MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Sam 17 Sep - 23:21




 



Callum & Thomas

Au cours de sa carrière, Thomas avait entendu maintes insultes sur sa mère. Et même si elles étaient proférées de manière générale, il avait eu beaucoup de mal à apprendre à ignorer les obscénités proférées  par les suspects sur sa génitrice. Mais l’exercice lui paraissait désormais facile pour ne pas dire futile à côté de celui qui consistait à écouter les paroles abjectes que Callum Rhodes débitait à propos de Debra. Surtout que oui, il avait nominé sa fille clairement. Le désavantage des petites villes où tout le monde connaissait tout le monde… La pensée que cet homme assis à l’arrière de la voiture puisse connaître sa fille, savoir à quoi elle ressemblait, prononcer son nom et la dépeindre dans des situations aussi dégradantes rendait le flic malade. Littéralement. S’il avait écouté son instinct de père, il serait déjà probablement tombé sur le Rhodes, lui refaisant le portrait avec une joie féroce. Heureusement pour lui, il possédait d’autres instincts, moins destructeurs qui lui soufflaient que ce gamin ne faisait rien d’autre qu’essayer de le repousser dans ses retranchements. Alors il se contient même si ses phalanges sont blanches à force de serrer le volant. Une nouvelle fois, il se doit d’ignorer les propos de son passager, surtout que ceux-ci mentionnent Leslie Barrow, une autre bonne raison de perdre le contrôle pour Thomas. Il serre les dents, réprimant une remarque cinglante. Il était las des joutes verbales, et Callum ne parvenait toujours pas à la fermer.

Le self-control du flic doit d’ailleurs quelque peu déranger son adversaire, car il change d’angle d’attaque, proférant que c’est facile de dominer un homme attaché et qu’il n’avait qu’à lui enlever ses menottes pour qu’il puisse en découdre face à face. Une idée tentante. Celle de faire disparaître ce sourire arrogant à coup de pieds et de poings. Mais ça ne servirait définitivement pas les intérêts de Thomas qui se contente d’émettre un rire moqueur. « Il vaut mieux que tu gardes les menottes. Parce que si je fais ce que tu demandes, ça pourrait devenir embarrassant pour toi. Tu sais quand tu chialeras comme une merde à mes pieds, me suppliant d’épargner ta misérable existence et ta belle gueule de gosse de riche. » La violence pouvait être aussi verbale, comme le montre cette réplique de Thomas, symptôme du fait que son masque d’impassibilité est en train de se craqueler malgré tout. Néanmoins, il se rassure, se disant que c’était une part obligatoire de la petite comédie qu’il devait mener même si au fond, il sait qu’il se ment à lui même. Enfin, Callum a vite fait de dédramatiser quelque peu la situation, ressentant visiblement le besoin de se justifier vis-à-vis de son obsession au sexe. C’est ridicule mais ça parvient à arracher un rictus à Thomas quand il s’entend dire qu’il est probablement jaloux. Il n’avait pas à se plaindre de ce côté-là… Mais bon, il n’allait pas à se rabaisser à comparer sa vie sexuelle à celle du Rhodes. Il se contente donc du service minimum. « Et maintenant, c’est toi qui vas te faire baiser. Ça va te changer, tu vas voir. »

C’est la dernière menace qu’il profère. Après, il arête enfin de parler, passant à quelque chose de plus concret. Il gare la voiture dans un décor digne d’un film d’horreur et sort Callum de la voiture sans douceur. A vrai dire, il le jette même à terre sans cérémonie, dans la boue, dans la saleté. Le flic  doit bien avouer qu’il apprécie l’image après que le Rhodes ait justement traînée sa propre fille dans la boue. Il le regarde donc se contorsionner au sol avec un sourire froid. C’était problématique car il n’avait pas de remords à ce moment précis. Un lourd signe d’alerte mais il était désormais trop impliqué pour reculer. En fait, il va même plus loin, laissant clairement paraître qu’il était peut être prêt à se servir de son arme. Et finalement, plus que tout le reste, c’est ce geste qui a de l’effet. Les mouvements de Callum Rhodes s’accélèrent, son souffle se fait plus saccadé, tandis qu’il se retourne et essaye de se protéger malgré ses mains entravées. Ses réflexes semblent guidés par la peur mais malheureusement pour lui, son cerveau ne suit pas immédiatement. Il débite une nouvelle remarque grossière sur Debra et le flic voit à nouveau rouge. Alors, au lieu de simplement poser la main sur son revolver, il sort carrément ce dernier. Une nouvelle limite qu’il ne comptait pas franchir. Il commence à transpirer. Il était à la limite de la bavure, il le savait. Un coup qui partait, c’était si vite arrivé… Il se fait donc la promesse solennelle de ne pas enlever le cran de sécurité. C’était le dernier rempart. Il ne devait pas basculer dans la folie. Il était déjà allé bien trop loin.

Sauf que le résultat qu’il visait est finalement atteint. Les yeux rivés sur son arme, Callum se décompose et se lance dans une sorte de tirade désespérée pour défendre ses intérêts. Thomas entend ses mots et voit la lueur de sincérité dans son regard. Il se dit que personne ne peut jouer la comédie dans une telle situation. Il le croit. Sauf qu’il ne le montre pas tout de suite, une dernière petite vengeance mesquine pour les propos que le Rhodes lui a infligés tout au long de la soirée. Le ton de ce dernier se fait alors suppliant, aux antipodes de ce qu’il avait démontré précédemment. Thomas pousse un petit soupir. Effectivement, il avait eu ce qu’il voulait. Une confession et une reddition. Mais il ne sent pas bien pour autant. C’est même tout le contraire. Soudainement, il a honte de lui. Ce soir, il était devenu ce qu’il détestait. Un homme qui ne respectait pas les règles. Un homme qui faisait du mal à son prochain. « Ouais, j’ai eu ce que je voulais… Tu vois, ce n’est pas difficile quand tu y mets du tien. Répondre simplement à une question, ce n’est pas si difficile si ? » Qu’il dit à Callum sans rien montrer de son état d’esprit et sans se départir de son ton froid. Il s’agissait de ne pas se laisser attendrir devant la terreur du jeune homme. Ne pas penser que ce n’était qu’un gamin, presque de l’âge de Debra. Non, il fallait qu’il comprenne. Alors il continue de toiser sa victime, toujours à terre. « Ca t’as plu ce petit bain de boue ? Comment tu dis, déjà plus ? J’espère que  « tu prends ton pied »… Tu te rends compte que tu aurais pu t’éviter tout ça ? » Il se penche au dessus de Callum, désormais adossé à la voiture, essayant de le fuir, lui, Thomas. Il ne pouvait pas nier que c’était étrange pour lui d’inspirer la crainte. Comme s’il était passé du mauvais côté. Mais en fait, c’est ce qui s’était produit. Il avait dépassé les limites à partir du moment où il ne s’était pas arrêté devant le commissariat… « Et en fait, à l’avenir, tu ferais mieux de te rappeler de ce moment là. Parce que peut être que la prochaine fois, ça ne se finira pas aussi bien. »

Parce que finalement, ce n’était pas tant à propos du salon que ça. Non il s’agissait avant tout de donner une leçon. Une leçon cruelle mais nécessaire, bien que Thomas peinait à utiliser ce mot aux vues des moyens qu’il avait dû employer. Il range alors son flingue, empoignant Callum par son sweat-shirt pour le relever et le placer en face de lui, continuant à le tenir fermement par le col. «Je ne pense pas que tu mentes pour le salon alors disons que pour ce soir, je vais te laisser repartir. Je ne t’emmène même pas au commissariat.  Tu as raison, au fond, tu n’es que de la petite vermine. Tu ne mérites pas toute l’énergie que mes collègues ou moi, on a dépensé pour toi. Alors j’espère que tu as compris ta leçon. A l’avenir, on ne s’embêtera plus. Tu vois, quand on fait les choses à l’ancienne, on a des résultats. Alors pourquoi s’en priver ?  » Encore jouer le rôle du ripoux quelques instants, histoire de bien marquer l’esprit du fils de Balthazar Rhodes, qu’il se rappelle de cette terreur quand l’envie de sortir du rang le prendrait à nouveau. «Tu comprends ce que je veux dire ? Ca veut dire que tu as tout intérêt à ce que je ne t’arrête pas à nouveau. Et je ne veux plus voir ton stupide symbole orner les murs de cette ville. Sinon, je saurai où venir te chercher » Et puis, il ne résiste pas. Pour l’honneur de Debra, il est obligé de terminer comme ça. Il relaisse tomber Callum comme un vulgaire sac à patates, au même endroit que tout à l’heure. S’il avait été mauvais, il lui aurait refilé un coup de pied pour faire bonne mesure mais il se contente d’un avertissement solennel. « Et ne t’avises surtout pas de t’approcher de ma fille. Sinon, je te jure que je te le ferai regretter amèrement. » Puis il fait le tour de la voiture prêt à partir, peu désireux d’offrir un trajet de retour au Rhodes.



 

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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas Lun 26 Sep - 21:14




 



Callum & Thomas
 
Je ris doucement, sans imaginer que ce sera la dernière fois ce soir. Me pensant encore capable de m'en sortir, comme je le fais toujours. "Pas tellement en fait." J'hausse les épaules l’air insouciant, ne cachant ma mon sous entendu alors que je prend sa réplique de baise de façon très littérale. Choisissant de ne considérer que son point de vue sexuel et non son autre sens bien moins plaisant.  Après tout, il serait probablement étonné d'apprendre toutes les choses que j'ai déjà pu essayer, et être celui qui se fait baiser en fait notamment partie. Mais je suppose que pour un hétéro fermé, l'idée est compliquée à imaginer... Alors je fais mon malin en riant face à son ignorance et sa réplique qui tombe à l'eau.
Tant que la voiture roule, je refuse de m'abandonner au stress, je garde en tête que tout peut encore arriver, y comprit un échappatoire.
Mais mon utopie s'écroule quand il freine, me jette hors du véhicule et sort son arme.
Je perd le contrôle et m'effondre... Je ne ris plus et je ne vois plus d'issue possible. Je suis coincé entre lui et cette foutue caisse, menotté et incapable de me relever.

Mon dieu, je n'ai jamais autant eu envie d'écraser les noix de quelqu'un. Personne ne m'a jamais autant rabaissé, rendu aussi misérable. Je ne me savais même pas capable d'avoir aussi peur, de me montrer si vulnérable. Et à cause de ça, je lui voue la haine la plus profonde qui soit. J'ai beau être incapable de répliquer alors que je suis recroquevillé dans la boue et qu'il me nargue avec son arme, le mot vengeance se grave déjà dans mon esprit. Et elle sera à la hauteur de son crime. Quand je me serais relevé et nettoyé, qu'il ne s'y attendra pas. Je le laisserais penser qu'il m'a maté et calmé et puis j'arriverais dans son dos par surprise un soir pour lui enfoncer doucement la lame. Et lui murmurer un dans tes dents connard à l'oreille. Un Rhodes ne s'abaisse jamais et quand il tombe c'est uniquement pour se relever encore plus fort.
Une des plus belles leçons que la danse m'a probablement offerte; Foules toi la cheville une fois et plus jamais tu ne manqueras de prudence sur ce mouvement. Même si ça fait mal, au moins tu attaqueras avec plus de maitrise la prochaine fois. Une erreur apporte justesse et précision, persévérance et non pas abandon.
D'ailleurs la danse... C'est probablement à cause d'elle que j'ai tant peur en ce moment. Certes la folie de Thomas me laisse penser qu'il pourrait être capable de m'envoyer une balle dans le crâne, mais je pense plus plausible qu'il vienne m'en envoyer une dans le tibia pour l'éclater. Ou qu'il utilise simplement ses pieds ou la crosse pour me briser un bras, une côte ou mon bassin. Détruire mon corps pour m'empêcher d'exercer ma passion. Pour moi cette idée est plus effrayante que la mort.  Même si les deux ont de quoi terrifier. Moi qui craignais tant pour mon nez et l'harmonie de mon visage, c'est au final le cadet de mes soucis.

Mon visage se tord de haine alors qu'il confirme que me foutre dans un tel état étant bien dans son désir. Il me dégoute. Je sens mon sang bouillonner et la peur être remplacée par de la colère quand je comprend qu'il ne me fera rien en fin de compte. Qu'il se fout juste de ma gueule et qu'il s'amuse de me voir aussi pathétique. Tout ça n'était qu'un jeu pour lui. Abuser de sa position pour faire chier un simple gars comme moi qui, au final, ne fait rien de si terrible, je trouve ça écoeurant... Si il n'avait plus son arme en main je cracherais probablement sur ses chaussures, à défaut de pouvoir atteindre son visage.
Je ne supporte pas son air bien trop fier et supérieur alors que, clairement, il s'amuse de m'avoir jeté dans la boue et probablement ruiné mon Gucci... Mes jointures se serrent alors que mon poing se crispe.
Si seulement je pouvais le cogner...
Mais tout ce que je peux faire c'est ricaner froidement quand il me demande si je me rend compte que tout ça aurait pu être évité, si c'est si difficile de répondre à une question. Ce con se fout vraiment de ma gueule car, oui, tout ça aurait bel et bien pu être évité si il n'avait pas eu envie de me tester... "J'y avais déjà répondu à ta question je te signale. Y'a plus de budget pour les cotons tige au commissariat ?"  Trou du cul, je me retiens d'ajouter, considérant qu'il faut malgré tout que je me contienne face à un homme armé.
Qu'il n'ait crainte, ce moment je risque difficilement de l'oublier... Mais pas certain que ça soit pour en garder une leçon. Je le garderais surtout en mémoire pour le lui faire payer. Ce jour là, ses propres souvenirs de cette soirée, qui doivent le rendre si fier de lui, deviendront amer et il regrettera d'avoir joué avec moi.  
Non, ça ne se finira définitivement pas aussi bien la prochaine fois... Mais pour lui. Parce que ma rancune n'a pas de limites et je n'abandonnerais pas tant que ma soiffe de vengeance ne sera pas assouvie. Même si le retour de flamme prend 10 ans à l'atteindre, je sais me montrer patient.

Alors que je le fixe de mes yeux remplis de noirceur, sa main vient saisir mon sweat et il me relève avec force, presque douloureusement. Son visage à présent près du bien fait remonter en moi l'envie de crachat... Et je dois contenir ma bouche pour ne pas envoyer un mollard sur sa la sienne qui débite des paroles abjectes.
Je n'ai jamais fais preuve d'autant de contrôle alors que je parviens à encaisser ses mots tout en ne répliquant rien.
Je retombe, grogne et je sens la haine en moi grandir un peu plus. Alors qu'il s'éloigne vers la portière, il me met en garde contre sa fille. "Message bien reçu." Je réplique d'un ton amer et hargneux. Mais quel message ? Celui que le pire acte de vengeance serait probablement de mettre les paroles que j'ai eu dans la voiture en action. De toucher sa progéniture... Et, à cet instant, je me promet de trouver un chemin à travers elle pour l'atteindre, car il m'apparait clair qu'il n'y a pas de sujet plus sensible pour lui.
"Les menottes !" J'hurle finalement quand je comprend qu'il va reprendre la route en me laissant là.
Heureusement il fait demi tour pour me libérer de leur douloureuse entrave et je peux enfin me redresser. Je le toise du regard avant de me diriger vers la caisse, ouvre la portière arrière pour récupérer mon sac à dos. "Sois prudent en conduisant Weston, parce que mon père entendra parler de cette histoire...." Je menace. Dorénavant le policier ferait mieux de ne plus trop compter sur son assurance. J'ai toujours réussi à convaincre mon père de trouver de bonnes raisons de bloquer les remboursements envers les gens qui m'ont causé du tord...
Marchant à reculons pour ne pas perdre le poulet de vue je m'éloigne, je crache au sol, puis me tourne enfin pour continuer mon chemin.
Si il me laisse partir ce soir, il ne faut surtout pas qu'il s'attende à ce que cette histoire soit finie... Oh non. Il vient simplement de commencer la guerre. 


 
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MessageSujet: Re: Catch me if you can + Callum & Thomas

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