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tyler&charlie + tick, tick, tick, boom

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MessageSujet: tyler&charlie + tick, tick, tick, boom Sam 11 Juin - 15:21



tick, tick, tick, boom
Tyler ξ Charlie

« I seriously can't believe this. » D'un geste nerveux, Charlie envoya valser sa chemise noire au col blanc immaculé et parsemée de colombes minimalistes de l'autre côté de la pièce. « These fucking cats, » continua-t-elle à grogner en cherchant dans sa garde-robe un substitut à cet embryon de tenue qu'elle avait commencé à imaginer avant d'extraire son corps fluet du lit douillet. Il était encore chaud de la présence de Tyler, pourtant le jeune homme était absent du champ de vision de sa douce. Dans le cas contraire, il serait déjà en train de subir les protestations extrêmement vulgaires de cette dernière. Pour l'instant, elle se contentait donc de marmonner des grossièretés pour elle même, s'énervant comme à son habitude pour pas grand chose. On était samedi, la matinée était bien entamée. La journée aurait du s'annoncer paisible, reposante, productive pour son petit ami et agréable pour elle. Sa famille lui avait toujours demandé quel intérêt il pouvait bien y avoir à gacher toute seule son humeur et, par la même occasion, une telle journée, pour des futilités. Généralement, elle leur répondait en claquant aussi violemment que possible la porte de sa chambre devant leurs nez. Avec le temps, ils avaient appris à ne point sourciller, observant quelques secondes la surface blanche ornée d'un imposant panneau « KEEP OUT », avant de faire demi-tour dans un ricanement satisfait.
Tyler, lui, n'avait que rarement droit à un simple claquement de porte. Charlie préférait lui crier droit dans les oreilles. C'était beaucoup plus amusant, et, surtout, ça lui permettait d'évacuer toute la frustration qu'elle acumulait à force de le voir sourire sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Depuis qu'ils avaient emménagé ensemble, les petites choses du quotidien se mettaient sur le chemin de leur idylle parfaite ; mais rien n'avait autant l'essence d'un obstacle, aux yeux de la brune, que cette impression qui l'étreignait depuis quelques semaines quand elle observait son amoureux à la dérobée. Cette impression d'être tenue à l'écart d'un secret. Cette impression d'être peu à peu oubliée, délaissée, mise de côté comme un vulgaire reste rance d'un repas vieux de plusieurs jours. Cette impression qui était à cet instant précis le dernier de ses soucis. Arrachant rageusement une robe bleu nuit de sa tringle, Charlie déboula dans le salon en sous-vêtements. Sans saluer Tyler, elle se mit immédiatement à lui crier dessus : « Regarde ce qu'ils ont fait encore tes chats ! » Elle les aimait bien, les boules de poil. Du moins avait-elle appris à les apprécier en deux mois de cohabitations. Elle appréciait leur ronronnement, quand elle lisait, lovée au fond d'un fauteuil. Elle trouvait agréable la chaleur qu'ils diffusaient quand ils se collaient contre elle la nuit. Elle s'amusait de leurs petits jeux quand elle était d'humeur. Mais elle ne supportait pas leurs miaulements quand ils oubliaient de remplir les gamelles à la bonne seconde. Elle se fatiguait rapidement de leurs demandes d'affection quand elle n'en avait pas envie. Elle s'énervait de les voir débarquer sur son clavier alors qu'elle tentait de lire ou d'écrire quelque chose sur son ordinateur. Et, pire que tout : cela la mettait hors d'elle de retrouver, systématiquement, des poils sur ses vêtements. Elle avait tout essayé : verrouiller la penderie, mettre les fringues foncées en hauteur, tenter de leur apprendre quels espaces étaient interdits... Rien n'y faisait. Elle ne comprendrait probablement jamais comment ils s'y prenaient. Mais le constat était là, encore une fois : sa chemise comme sa robe perdaient leur intensité à cause de trainées de poils blancs laissés là par Olga.
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MessageSujet: Re: tyler&charlie + tick, tick, tick, boom Jeu 23 Juin - 12:55




 



Tyler & Charlie

Un ronronnement sourd et un petit coup de tête dans mon front, je décolle doucement les paupières pour me retrouver face à une tête de chat en quête d'affection. Gunther me fixe de ses yeux à demi clos, attendant que je réponde à sa demande.  Levant mollement le bras je m'exécute, caressant son long poil ébouriffé alors que ma vue finit de s'ajuster.  
Dehors les oiseaux chantent dans le jardin, quelques rayons de soleil se frayent déjà un chemin à travers les rideaux, capturant dans une douce lueur orangé la poussière qui vole. Image onirique, signes annonciateurs d'une douce journée. Le genre de détails qui vous aide à vous réveiller de bonne humeur.  A côté de moi, le corps endormi de Charlie. Elle respire paisiblement, sa silhouette se soulevant au rythme de ses soupirs, les épaules dégagées par la couverture rabaissée. Peau satinée sur laquelle je dépose un léger baiser avant de me glisser hors de la couette. Gunther sur mes talons et Olga surgissant de derrière le rideau. La chatte fait ses vocalise matinale alors qu'elle me suit avec entrain, Gunther manque de me faire trébucher alors qu'il s'obstine à se frotter à mes jambes quand j'essaie de marcher. Pas le temps de penser à moi et d'aller me vider la vessie, mes deux tigres sont bien trop impatients et je sais ce qu'ils me veulent. Mon premier arrêt du matin est toujours le même; la cuisine. Je m'empresse de remplir les gamelles, bataillant un peu avec des félins envahissant, avant de pouvoir enfin me soulager de la nuit. Ici mes chats sont rois et quand ils réclament je cède. Les deux bêtes sont ma priorité, probablement parce que je me sens redevable envers eux. C'est eux qui m'ont empêché de me sentir seul quand je vivais sans personne dans un flat miteux au bout de la ville. Grâce à eux, ma vie à Tenby n'a jamais été terne et morose. J'avais toujours une présence chaude et aimante en rentrant, un but en me levant le matin. Ce sont plus que des animaux pour moi, c'est ma famille, même si beaucoup dirait que cette vision est excessive. Certains ne comprennent pas qu'on puisse accorder autant d'importance à des boules de poil. Tant pis pour eux.

Pour compléter mon rituel matinal je fais couler le café. Geste qui a tendance à me rappeler un peu trop le boulot... Mais je sais que Charlie en prendra sûrement une tasse en se levant. Alors comme ça, il est prêt pour elle. Je fais ensuite chauffer mon eau avant d'y jeter un sachet de thé pour aller le déguster dans le canapé. Non sans allumer mon tourne disque auparavant, sur un volume raisonnable pour ne pas déranger ma brune, me laissant bercer par le relaxant album de Rhye; Woman.
Un matin comme je les aime: paisible. Et je ferme les yeux alors que je me délecte de la musique tout en savourant mon earl grey bien chaud.
Un calme qui rapidement s'effondre. En deux secondes la journée devient stressante. C'est bon, c'est fait.
Charlie, à moitié nue, déboule dans le salon. Au son de sa démarche je sais déjà que ça ne va pas être pour me souhaiter un bon matin en chantonnant... J'en soupire d'avance alors que je dépose ma tasse, me préparant à recevoir la plainte. Sa voix vient couvrir la musique, faisant presque trembler mon tympan...  Pas de salutation, directement l'étape reproche. Et quelle surprise; ça concerne les chats...
C'est toujours la même chose, elle dramatise pour quelques poils sur des vêtements. Et j'ai beau lui expliquer que c'est pas bien grave et que c'est ça le prix à payer pour avoir des chats, elle ne décolère pas de ces choses là.

Je me lève pour aller couper le tourne disque, déjà énervé alors que la journée commençait si bien. "Déjà, bonjour..." Je commence en marquant le mot. Parce que oui, elle a beau être fâchée ça ne l'empêche pas d'être polie et de s'adresser normalement à moi en me saluant. Je suis son compagnon, pas son chien.
"J'espère que t'as bien dormi..." Je continue ironiquement. "Concernant les chats c'est comme ça et si tu sais pas apprendre à mordre sur ta chique je te force pas à rester. Quand toi tu poses ta tête sur mon épaule et que t'y laisses des traces de fond de teint sur mes chemises tu m'entends pas me plaindre à ce que je sache. Alors grandis." Je balance ensuite de manière très cash.
J'en ai juste marre de l'entendre se plaindre des chats. Les chats eux ne se plaignent jamais d'elle. Si je dois choisir entre les deux, je prend clairement ceux qui font le moins d'histoires....
Me dirigeant vers un placard j'en sors un rouleaux collant, fait pour passer sur les vêtements et y enlever les crasses, principalement les poils. Sans prendre la peine de me rendre à sa hauteur pour lui donner je lui envois. "Tiens, une invention révolutionnaire." Je grogne avant de me laisser retomber dans le fauteuil pour continuer à boire mon thé.



 
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MessageSujet: Re: tyler&charlie + tick, tick, tick, boom Jeu 7 Juil - 16:18



tick, tick, tick, boom
Tyler ξ Charlie

« Déjà, bonjour... » Le ton sarcastique, presque détaché de Tyler, lui fait mal au ventre. C'est souvent le cas avec lui : elle l'aime tellement qu'elle s'en veut immédiatement quand elle se fache contre lui. Elle déteste qu'il la regarde à demi, comme il le fait là. On dirait qu'il ne la voit pas vraiment. Elle déteste quand il paraît si peu affecté par ses humeurs. Elle voudrait qu'il continue de s'occuper d'elle, de se soucier du moindre sursaut de son palpitant, comme aux premiers jours de leur idylle. « J'espère que t'as bien dormi. » Mais l'ironie grinçante qui continue la met hors d'elle. De quel droit ne la prend-il pas au sérieux ? Ses petits poings de femme se serrent, ses ongles manucurés rentrent dans la chair de sa paume, sa machoire se tend. « Concernant les chats c'est comme ça et si tu sais pas apprendre à mordre sur ta chique je te force pas à rester. Quand toi tu poses ta tête sur mon épaule et que t'y laisses des traces de fond de teint sur mes chemises tu m'entends pas me plaindre à ce que je sache. Alors grandis. » Les yeux de Charlie s'écarquillent à mesure que les mots se déversent de la bouche lasse de son petit ami. C'est tout ? Il n'essaie même pas de trouver de compromis ? Il ne promet même pas d'essayer de faire autrement ? C'est à elle, et elle seule, de faire des efforts ? Et qu'est-ce que c'est que cette menace à demi-voilée, de la foutre à la porte ? Son estomac se serre, la peur l'enserre. Il s'en fiche, qu'elle vive avec lui ou pas ? Elle représente donc si peu que ça ? Elle relève même pas la légère insulte, se promettant mentalement de faire plus attention pour ne pas lui donner raison, ne pas lui donner davantage de motifs pour la foutre dehors. Elle comprendre pas ce qu'il se passe, elle comprend pas que sa colère soit liée à sa peur. Elle a pas l'habitude d'avoir peur. Charlie, elle est ardente, elle est sure d'elle, elle est royale. Et Tyler, il est à elle, il est certain, il est toujours là pour elle. Elle comprend pas cette peur nouvelle, comme s'il y avait un risque, comme si leur amour ne suffisait peut-être plus, peut-être pas, face à l'adversité de la vie.
Elle se redresse, elle étire son corps longiligne, elle sors la poitrine ; position alpha. Ses yeux suivent Tyler qui attrape un rouleau collant et le lance dans sa direction sans même lui jeter un regard. « Tiens, une invention révolutionnaire. » Elle laisse l'objet choir. « Mais t'es sérieux ? » Elle l'observe toujours, il se réinstalle dans son fauteuil comme si de rien n'était. Elle s'approche en enjambant l'objet au sol et brandit sa robe devant les yeux du blond. « Tyler, tu sais très bien que je fais des efforts, » siffle-t-elle entre ses dents. « J'ai accepté qu'ils dorment dans notre lit parfois, qu'ils soient partout, qu'il faille les nourrir. Mais je t'ai déjà dit qu'il fallait qu'on trouve une solution, » elle appuie sur les trois syllabes du mot, « une vraie solution, pour mes fringues. Ta brosse, là, elle sert à rien ! » Sa voix part un peu dans les aigus. Dans le fond, est-ce l'état de ses habits qui la dérange ? N'est-ce pas plutôt le désintérêt que son petit ami lui porte quand elle lui souligne le problème ? « Tu me vois pas mettre mon fameux fond de teint sur tes toiles, hein, » ajoute-t-elle, moqueuse, en lui rappelant implicitement que ses vêtements ont plus d'importance, pour elle, que de simplement la vêtir au quotidien.
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MessageSujet: Re: tyler&charlie + tick, tick, tick, boom Mar 9 Aoû - 1:37




 



Tyler & Charlie


Humeur de chien de grand matin. C'est probablement ça qui m'énerve le plus. Qu'on s'engueule le soir, après avoir déjà encaissé notre journée c'est plus le type d'agenda qui me convient. Mais visiblement ce n'est pas celui de Charlie. Ici ça va juste pourrir le reste de ma journée, la polluer de mauvaises ondes alors que je devrais la subir, l'esprit déjà massacré par une dispute stupide. Ça se traine sur tout ce qu'on fait, ça nous emballe comme un vêtement qu'on avait pas prévu de porter mais qu'on ne peut plus enlever. Elle choisit toujours son moment... Une spécialité féminine qui consiste à toujours faire chier avec perfection et s'assurer qu'on ne puisse pas tout de suite passer à autre chose. Comme une bonne nuit de sommeil le permettrait par exemple.
Mon thé à déjà un goût amer alors que je tente de continuer normalement ma matinée et de ne pas laisser mes nerfs se contracter trop. Mais c'est trop tard, elle m'a énervé... Je repose ma tasse, agacé. Le breuvage restera probablement là à refroidir jusqu'à ce soir.
Même si j'essaie de garder un air blasé, elle a déjà gagné. Et je sais qu'en plus, elle ne fera que s'enrager encore plus de me voir me comporter ainsi. Comme si j'en avais rien à faire. Mais dans le fond, c'est vrai que je m'en fous un peu de son problème de poil. Ça me passe au dessus, et je comprend pas qu'on puisse devenir aussi fou de rage pour du pelage. Quand je pense que ce qui me tracassait hier en m'endormant c'est la manière dont on va pouvoir payer le loyer tout en s'achetant un nouveau micro-onde depuis que le notre à décidé de démissionner... Et elle, rien ne semble la préoccuper plus que ses fichues fringues. Ça me dépasse.

Enfouissant mon front dans le creux de ma main je souffle alors que, comme attendu, elle s'énerve de plus belle. Je ne sais vraiment pas où elle trouve toute cette énergie de grand matin...
Mais finalement, alors que je tentais de rester détaché, de ne pas lui donner la satisfaction de crier en retour, elle finit par pousser un peu trop sur mes nerfs. Ses cris aigus me donnent envie d'exploser. De lui clouer cette bouche que j'aime pourtant tant.
Si j'ai déjà le sang chaud par nature, au réveil j'ai particulièrement peu de patience. Faut pas me faire chier quand mon cerveau est encore en train de s'allumer.
"Tu me fais chier Charlie !" Je hurle enfin à mon tour, bondissant soudainement du canapé pour l'agripper par les épaules. Je ne la secoue pas, je ne la frappe pas. Je la serre juste assez que pour lui faire comprendre qu'il est temps qu'elle la ferme et qu'elle arrête son cinéma. "J'ai pas de solution okay ?"  Et je suis sincère. Si j'en avais eu une, je le lui aurais déjà donné pour qu'elle arrête de geindre à propos des poils. Cependant, même si je ne comprend pas son obsession pour ses tissus elle a malgré tout marqué un point. Ses vêtements sont comme mes toiles, et je me dois de respecter sa passion. Que je la partage ou non. Elle me soutient dans ma peinture après tout... Cela dit, même si elle a raison, je suis bien trop énervé que pour me calmer et l'admettre. Si elle était venue calmement, je l'aurais entendue. Mais là, j'ai juste balayé cette idée loin de ma fierté. "Alors maintenant tu arrêtes de me casser les tympans de grand matin, tu veux bien ?!" Je continue alors, là où j'aurais pu simplement dire 'Tu as raison, je n'avais pas vu les choses de cette façon. On va trouver une solution.' Et on aurait pu se rasseoir tranquillement. Se calmer et se câliner... Rire de notre tempérament ardant. Partir travailler l'esprit plus léger...
A la place je traverse simplement le salon comme une furie, ne sachant pas très bien où je vais, m'éloignant simplement d'elle.
Par la porte de la cuisine ouverte, je peux voir le percolateur qui continue de doucement dispenser des gouttes de cafés dans la carafe. Dire que je l'avais mis en route pour elle... J'ai juste envie de le jeter dans l'évier maintenant, avant qu'elle ne puisse en profiter.
En fait... C'est même carrément ce que je vais faire.
A grande enjambées j'entre donc dans la cuisine, je coupe le percolateur, attrape la hanse du bol de verre pour le vider dans le bac métallique, direction les égouts. "Tiens, et ton café, tu te le feras toi même." Trop bon trop con, ça va un moment. "Et moi, si tu continues, je vais aller boire mon thé chez le voisin !" J'ajoute alors impulsivement.



 
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MessageSujet: Re: tyler&charlie + tick, tick, tick, boom Mar 13 Sep - 13:32



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Tyler ξ Charlie

« Tu me fais chier Charlie ! » Interloquée, choquée probablement par les gestes de Tyler, la jeune femme reste immobile, encore tremblante - un peu de rage, un peu de désespoir. Elle a envie de fondre en larmes face à ce qu'il se passe, à l'image qu'elle a, grandissante, de leur couple s'effondrant sans raison autre que la Vie. Si elle était pas si fière, Charlie, elle aurait déjà baissé les bras, baissé la voix, baissé sa garde. Elle se serait excusée en murmurant des mots doux dans le coup de son amant, elle l'aurait caressé, souillé de quelques larmes douces pour qu'il la comprenne et qu'il la pardonne. Mais Tyler et Charlie c'est pas une relation toute douce aux angles polis. C'est une rencontre étonnante entre deux personnalités qui se ressemblent peut-être par trop d'aspects. Au début, plein de monde dans leur entourage leur disaient que ça marcherait jamais. Certains en sont encore persuadés d'ailleurs, tant leurs comportements volages n'avaient pas l'air près à prendre fin. Pourtant, semblerait-il, ce ne sera pas une coucherie qui mettrait fin à leur relation. Juste leurs tempéraments de feu.
Mollement, elle tente de repousser les mains de Tyler qui enserrent ses épaules. Ça lui fait mal au ventre, ça lui rappelle un peu trop les larges mains de son père quand elle faisait un pas de travers et qu'il avait trop bu. Elle ferme les yeux comme pour chasser le mauvais souvenir, comme si cela allait suffire à annihiler la dispute et à retrouver le calme amoureux de sa relation avec le beau blond. Mentalement, elle essaie de retrouver le moment exact où les choses ont commencé à s'envenimer. C'est un exercice auquel elle se prête un peu trop régulièrement à son goût, ces derniers temps. Elle n'arrive jamais à trouver de vraie réponse. Peut-être le moment où ils ont emménagé ensemble ? Peut-être le moment où elle a passé un mois sans travailler car personne n'avait besoin d'elle nulle part ? Peut-être le moment où il s'est fait distant et bougon pendant dix jours sans raison ? Qui sait. Et cette seule certitude qui transperce son cœur à la fin, chaque fois : ça vient d'eux, de leur couple, pas de quelque chose d'extérieur à eux. Ça n'est pas simplement réglable en changeant un paramètre. C'est leur caractère de chien ou leur amour défaillant, quelque chose de trop ou bien un truc manquant, un équilibre précaire pas fait pour durer et qui en a enfin marre de marre sur la pointe des pieds sur un fil si mince, si haut au dessus du vide. Elle voudrait retrouver un poids à rajouter sur la balance pour retrouver un équilibre plus stable, Charlie, sauf qu'elle fait partie des éléments instables.
Tyler lui hurle dessus, sur son visage fermé. Il en a marre de ses humeurs changeantes, de sa capacité à l'énervement instantané. Il a raison, elle est pas facile à vivre la petite brune. Pourtant il y avait une époque où il trouvait ça adorable. Quand elle rouvre les yeux pour voir où il se dirige de ce pas furieux, elle a les yeux humides. D'un geste plein de rage elle frotte rapidement ses paupières dans le dos de Tyler pour effacer toute trace de l'émotion terrible dans laquelle cette scène la met. Trop fière, trop têtue pour montrer la moindre faiblesse. Elle suit Tyler dans la maison, à moitié comme une souris apeurée de ce qu'elle va trouver derrière le mur, à moitié comme une fusée prête au décollage à la moindre provocation. Quand son petit ami se saisit de la cafetière d'un air dramatique pour verser le breuvage en préparation dans l'évier, elle ne peut pas s'en empêcher : au milieu de ces éclats de colère, elle éclate de rire. Un rire gros, gras, grinçant de moquerie. Est-il sérieux ? Est-ce véritablement elle qui fait preuve du moins de maturité à l'instant présent ? Elle s'en tient les côtes, un peu pour l'emphase, un peu parce qu'elle rit réellement très fort. Si fort que la phrase suivante prononcée par Tyler ne suffit pas immédiatement à mettre un terme à sa réaction inappropriée. Non, cette menace - la deuxième en quelques minutes - se contente de s'insérer insidieusement dans l'air qu'elle respire, puis dans ses veines. Ça a un goût amer. Un goût d'abandon et de solitude. Elle a envie de détester cet homme, cet homme qui l'a fait aimer, qui l'a fait abandonner sa solitude royale, et qui semble maintenant proposer sans s'en soucier de l'y condamner à nouveau, mais cette fois, dans une pauvreté de l'âme insupportable.
Son rire se noie dans sa gorge, elle tousse même un peu pour extraire les dernières gouttes d'hilarité de son système. Elle regarde Tyler avec ses grands yeux pas maquillés, des yeux expressifs qui convient innocence, malice, joie, tristesse, sensualité, honnêteté... Elle le regarde fixement, soudainement trop sérieuse, comme si elle avait l'impression de déterminer du cours de leur vie avec les prochains mots qu'elle prononcerait. Un tel poids pourrait pousser à faire des excuses et des efforts, à calmer la donne et à se confondre en câlineries. Ce serait sans compter qu'il s'agit de Charlie. Elle pourrait rire à nouveau légèrement, admettre que cette histoire de poils de chat n'est pas si grave que cela. Elle pourrait lui proposer une solution, une serrure pour une partie de son dressing, n'importe quoi. C'est sans compter qu'il s'agit de Tyler et Charlie. « D'abord tu me dis de me tirer, maintenant tu offres de te tirer. Il y a un problème, ici, Tyler ? » Son ton est froid, glacial. Ça lui donne un frisson à elle-même, parce qu'elle ne sait pas d'où ça vient et qu'elle a peur d'où ça va. Elle n'ose pas le dire mais elle le pense fort, si fort : est-ce que tout ceci est tellement à propos des chats ? Autant ses plaintes que la réponse du blond : rien de tout cela ne lui semble plus avoir trait aux chats.
D'ailleurs, Olga se balade, nonchalante, entre les chevilles nues de Charlie, et elle s'en contre-fout.
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