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How unpleasant to see you [PV Siothrun]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Seren A. Vaughan, Théodore C. Pembroke et Victor I. Cartwright
TON AVATAR : David - Sexy - Tennant
TES CRÉDITS : avatar: pathos sing:Charney (un gif de Grace)
TA DISPONIBILITE RP : Sans vie sociale, recherche rp libre.
RAGOTS PARTAGÉS : 4249
POINTS : 1408
ARRIVÉE À TENBY : 20/03/2014

Et si on se battait pour le bonheur?
ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (8 septembre)
CÔTÉ COEUR : divorcé, au coeur brisé, en voie d'être recollé
PROFESSION : Détective Inspecteur (en arrêt)
REPUTATION : Saviez-vous qu'il a des problèmes de santé plutôt majeurs? Il a quand même failli crevé au boulot. Remarquez qu'avec son amabilité... on s'en serait pas trop ennuyé.



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MessageSujet: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Jeu 2 Juin - 23:01

C’était le genre de cas qui me déprimait grandement. Un jour de pluie qui m’amenait à entrer dans la même voiture que le sergent-détective Donovan pour laquelle j’avais un dédain plus que connu – l’animosité entre elle et moi était pour le moins matière publique au sein du poste. Mais son intelligence – loin d’être limité pourtant – n’était guère mis à l’usage quel que soit le cas auquel il était confié. Le trajet dans l’automobile du poste de police jusqu’à quelques kilomètres, sur cette terre d’un vieux fermier, perdue non loin de la côte et de la plage ou un mouton avait été volé. Pourquoi avait-elle besoin de moi ? Le vieux fermier édenté refusait de parler à une femme officier. Saoulé d’abord par l’attitude archaïque d’un homme qui avait depuis longtemps dépassé l’âge de raison par plus de cinquante années, je n’arriverais pas de bonne humeur sur les lieux.

Le silence s’était imposé par lui-même. De quoi… de toute façon, aurions-nous pu parler elle et moi ? Rien. Strictement rien. Elle n’avait pas d’enfants. Pas d’ambition autre que cette petite ville. Jamais vécu ailleurs que dans cette odeur de mer salée que j’avais cherché à quitter – du nord de mon Écosse natale. J’aurais préféré que le cas soit celui de Tyliane ou de Thomas – les deux étaient en eux-mêmes bien moins méprisables. Ils avaient du talent qui leur amenait au minimum un peu de respect dans mon cœur. Avec Thomas, il était toujours possible de glisser un mot ou deux sur nos filles respectives.

Devais-je vraiment être honnête ? Je n’aurais su quoi dire sur Lawrence. Ma fille et moi étions en pleine dérive. Qu’elle habite chez sa mère ou chez une autre personne n’aurait fait absolument aucune différence : nous ne parlions pas. Mes mensonges cumulés des deux dernières années avaient suffi pour tuer la relation, stable et harmonieuse, que nous avions un jour eue. Je m’en voulais mais face aux problèmes de mon collègue avec la sienne… les miens n’étaient strictement rien.

Quant à Tyliane, j’aurais pris des nouvelles de ses jumeaux. Ils devaient avoir grandi depuis son retour au boulot quelques mois plutôt. Et avec mon horaire plutôt erratique, il fallait quand même admettre que je n’avais jamais pris le temps de prendre congé pour aller le voir. Mon cardiologue se faisait de plus en plus insistant pour que je mette la pédale douce sur le métier qui me tenait tant à cœur… Mais je n’arrivais pas à me voir autre chose que flic.

Même si je n’étais plus que l’ombre du policier que j’avais un jour été – ce flic solide sur ses jambes, la tête haute et qui n’aurait pas plié pour accompagner assis sur le siège passager une policière de bas étage qui ne méritait pas qu’on l’aide à parler à un témoin récalcitrant. C’était mon boulot pourtant… d’être gentil avec les locaux que je détestais presque autant que cette ville. Je m’étais résigné en un sens. Dans une grande ville, cacher mes problèmes cardiaques auraient été d’une complexité à peine descriptible… J’aurais échoué. Lâchement. Il y avait trop de jeune loup qui se mourraient à l’envie de prendre mon poste – à Bath, à Londres, dans le Sussex… Une autre mutation aurait tôt fait de tuer la carrière à demi-moribonde qui était mienne.

Le résultat fut bien simple. Après un entretien d’un ennui mortel avec un homme qui ne nous appris rien sur le vol de son très aimé mouton, l’examen méticuleux d’une clôture qui contenait un trou fait avec des cisailles… nous retournâmes en ville. Je demandais à Donovan de m’abandonner près du restaurant de Fish’n’chip – je n’avais pas pensé ramasser la salade à la maison… L’envie de me rendre chez moi pour me ramasser de la bouffe de lapin ne m’enchantait guère. Je choisis donc de désobéir à ma fille en ramassant du gras – probablement mauvais pour mon cœur qui tirait de la peine. Je me laissais tomber sur un des bancs en ce gris mercredi.

Mon regard s’accrocha sur un de ses habitants plutôt récent qui m’avait marqué – probablement plus pour les mauvaises raisons que ce que je voulais avouer : Journaliste. La peste de ce monde était peut-être propagé par la vermine du genre quoi que j’aurais davantage blâme un certain Green pour la fin de l’humanité. Néanmoins, le journaliste, malgré le dédain certain que j’avais pour sa profession, m’attirait une certaine sympathie. Tenby n’était pas plus son choix que le mien. Il resterait à savoir s’il viendrait ici attirer mon attention et ruiner un peu plus mon humeur – déjà passablement massacrante du jour. Je détournais les yeux vers cette vision du port non loin.

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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Lun 6 Juin - 8:06

Siothrún n’avait pas envie de bosser aujourd’hui. Il se trouvait devant la fenêtre de son bureau, le front collé au carreau et regardait dehors. C’était bien plus intéressant que d’écrire un autre article. Il était las d’attaquer tout le monde, lasse d’écrire sur des conneries… Oui, il en avait ras-le-cul de la vie qu’il menait actuellement. Etait-ce l’entrevue avec l’avocat qui le remettait un peu sur pied ? Toujours était-il qu’i avait envie que ça change, mais il ne savait pas trop comment. Déjà, arrêter de boire et de prendre des cachets pour dormir, ce pourrait être un bon début. Mais est-ce qu’il en était capable ?

La réponse était tout simplement non. Il était bien trop faible pour ça et il se détestait. Lui qui avait été dur et résistant à toutes les épreuves, il s’était considérablement affaibli. Et il enrageait. Avec un peu de chance, la colère qui commençait à gronder en lui serait un moteur de motivation, quand il saura comment l’utiliser.

Il se détourna brusquement et prit ses affaires. Ca ne servait à rien de rester ici à ne rien faire, autant aller faire un tour en ville pour s’aérer l’esprit. Dehors, il faisait gris et froid. Il avait l’impression qu’ici, il faisait toujours le même temps. Ne serait-ce pas un mythe que Tenby était accueillant en été ? Parce que là, il commençait à avoir des doutes.

Et puis sur un banc, il vit quelqu’un qui le fit sourire intérieurement. Quelqu’un qui n’allait sûrement pas être heureux de le voir, mais tant pis.

« Oh, mon inspecteur préféré. »

Et rien à faire si l’autre ne voulait pas de lui. Siothrún avait beau avoir envie de changer, cela ne l’empêchait pas de rester un gros chieur de première. Il avisa ce que l’homme tenait dans ses mains.

« Bon appétit. »

Lui ne savait plus ce qu’était l’appétit, il l’avait perdu depuis bien trop longtemps. Il se nourrissait d’ailleurs n’importe comment, grignotant quelque chose quand il sentait que son corps lui disait que là, il atteignait ses limites.

« Je sais pas comment vous faîtes pour manger ça… »

Ca dégoulinait de gras… Ca lui donnait la nausée rien qu’à regarder. Il plissa légèrement le nez et s’affala sur le banc à coté de Hardy.

« Qu’est-ce qu’il vous arrive pour que vous fassiez la gueule comme ça ? »

Premièrement, il était déjà mal placé pour reprocher à quelqu’un de tirer la tronche, vu que lui-même, il avait l’air aussi aimable qu’une porte de prison. Et secondement, il se demandait en réalité si ce n’était tout simplement pas l’état naturel de Hardy. Ca se trouve, il avait une vie merde lui aussi, tout simplement comme lui. Ca l’embêtait un peu le dire, mais ils avaient quand même un gros point commun : ils détestaient tous les deux cette ville et ils n’avaient pas choisi d’atterrir là.
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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Mer 3 Aoû - 5:51

Prendre le contrôle de sa vie était une situation compliquée à faire que l’on ait vingt ou quarante ans. L’âge nous donne l’illustre illusion que nous sommes d’avantage en contrôle de notre vie. J’avais réalisé que de perdre pied était quelque chose de si facile. On ne réalise pas que la marche dans l’escalier n’est pas là, ni que la maladie s’arrive, ni que l’aide que nous donnons à quelqu’un d’autre est pour nécessairement nous trahir à un moment ou à un autre.

Pour mon cas, la perte de contrôle peut parfois être interprété avec une simplicité désarmante : c’est la cigarette qui me fait de l’œil, le fish’n’chip que je sais très bien que je ne dois pas manger mais auquel je cède par facilité et surement par une petite volonté autodestructrice qui ferait en sorte qu’en d’autres circonstances, ma fille m’en aurait voulu… De manière encore plus concrète, la douleur est ce qui me montre à chaque jour que je ne suis plus le maître de mon corps. Les années m’ont rattrapé et dépassé bien plus que ce que je voudrais bien admettre.

Je ne suis pas le seul dans cette basse ville qui a réalisé que le monde n’est pas toujours juste et pour qui le dépassement des années se trahit par un grand sentiment d’infériorité à peine admis : Tenby n’est pas une ville pour les citadins. À défaut d’en être un vrai, j’en suis devenu un en progressant dans ma carrière pour m’en éloigner. Cette ville est aujourd’hui une prison pour moi… Mais pas seulement pour moi.

La voix me signale que le journaliste amer (et tout aussi blasé que moi de cette petite bourgade sans doute bucolique) m’a reconnu et juge nécessaire de venir m’embêter alors que je n’en ai tout bonnement pas l’intention. Je tournais machinalement mon regard vers la mer qui s’ouvrait devant moi. Les journalistes et moi étions loin d’être une histoire d’amour. Comme flic, j’avais appris à me méfier de leurs dires. Ils se plaçaient toujours du côté des criminels ou presque – précisant quels étaient les fautes que les flics comment moi avaient fait à l’intérieur de chaque enquête. Je l’avais vu de près lors de l’enquête Latimer et j’avais eu mal – envie de crier, de hurler et de tous briser. Mais à la place, je m’étais montré un peu plus destructeur que ce que je voulais bien admettre. Machinalement, je répondis : « J’ouvre la bouche et je mâche… » J’avais cessé de manger par plaisir ce genre de plat – c’était une solution facile. Mais un sourire pâle sur mon visage, je rajoutais : « Ça rappelle presque mon Écosse natale… Ceux de ma mère étaient de beaucoup supérieur remarque. ».

J’avalais une petite gorgée de l’eau que j’avais demandé avec pour faire descendre une bouchée probablement un peu trop gourmande. Mes artères se plaindraient probablement – mais à l’état qu’ils étaient… leurs plaintes n’étaient même plus étudiés par mon cerveau La douleur sourde était probablement rendu presque habituelle et me rapprochait peu à peu de l’opération irrémédiable. Je levais un sourcil, méfiant face à la question de mon interlocuteur alors que je ruminais sur les médocs et les médecins en silence : « Les enquêtes dans une petite villes sont d’un ennui pour les policiers d’expérience. Et vous qu’est-ce qui se passe pour que vous tirez la gueule de cette manière aussi? » Après tout… raconter le quotidien presque banal d’une petite ville ne devait pas être l’élément le moins saoulant au monde. Ce n’était pas une raison pour tirer une tronche d’enterrement du genre de mon interlocuteur.
[HJ: je m'excuse, j'ai été dépassé et deux mois d'attente c'est impardonnable. Milles excuses.]

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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Mer 31 Aoû - 22:28

L’homme détourna le regard, l’ignorant visiblement, mais ça n’empêchait pas Siothrún de rester, bien au contraire. Il savait que sa présence était souvent indésirable, mais il s’imposait. La réponse de Hardy à sa question lui arracha un sourire sarcastique.

« Mais c’est que vous avez mangé un clown ce matin... »

Pouvait-on appelé ça une blague ? Sûrement pas. Est-ce que cet homme avait seulement un sens de l’humour, aussi pourri soit-il ? Le journaliste se posait la question. Il avait bien vu que l’inspecteur était un peu dans le même genre d’état d’esprit. Peut-être était-ce pour ça qu’il ne pouvait pas s’empêcher de l’asticoter, malgré que ce pauvre homme ne lui ait rien fait et serait mieux s’il le laissait tranquille.

L’Ecossais et l’Irlandais qui se trouvaient tous deux loin de leurs patries. Siothrún sourit doucement, un peu mélancolique. Il lui arrivait aussi de faire des choses juste parce que ça lui rappelait sa terre natale. Alors ils avaient beau avoir des discordances tous les deux, cela n’empêchait pas le journaliste de comprendre ce que pouvait ressentir le policier. Comme quoi, il y avait un petit coeur derrière cette couche bien épaisse de connerie, de sarcasme et de froideur.

« Comme vous, je m’ennuie profondément. »

Il sortit son paquet de cigarette et s’en alluma une. Il se disait parfois que de choper un cancer des poumons et de mourir en peu de temps serait le moindre des mals. Même dans les moments de déprime les plus intenses, il était trop lâche pour penser à se suicider, alors il espérait que c’était la nature qui allait le faire à sa place. Manque de chance, malgré toute la merde qu’il ingérait, il restait en bonne santé. La vie avait décidé de se foutre de lui jusqu’au bout, il faut croire.

« Et je ne fais pas la tronche, c’est ma tête habituelle, vous devriez le savoir. »

Il se laissa aller en arrière, posant un de ses bras sur le dossier du banc. Il savait très bien qu’il n’était pas avenant et à vrai dire, il ne faisait pas grand chose pour que ça change. A quoi ça servirait de se lier avec des gens ? Dans tous les cas, ça ne tiendrait pas longtemps, que ce soit parce qu’il finisse en prison ou parce que les gens apprendront la vérité. Et généralement, être considéré un terroriste, ça n’aide pas à se faire des copains.

« Je furète, j’essaie de voir si je trouverais quelque chose d’intéressant à écrire… Parce que mamie qui fait du tricot, ça va bien deux secondes, merci. Mais vous devez comprendre ce que c’est, que d’être désœuvré. »

Il tira une bouffée de cigarette, faisant tout de même attention à ne pas mettre la fumée dans la tête de Hardy. Comme quoi, il était prévenant quand il voulait hein !

« Ca vous manque pas parfois, la ville, les vrais enquêtes et tout ça ? Parce que là, c’est quoi la chose la plus intéressante dont vous vous êtes occupé ? Papy gâteau qui a perdu sa poule ? »

C’était du sarcasme gratuit, mais il aimait ça. Ca l’amusait. Il fallait bien qu’il se divertisse comme il pouvait.

Pas de soucis (:
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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Jeu 22 Sep - 20:00

Sa question sur mon déjeuner clownesque ne m’évoque même pas le moindre sourire de ma part. J’ai – en un certain sens, pris l’habitude à la mauvaise humeur chronique. Et ma relation, de plus en plus éprouvé, avec ma fille venait jouer un grand rôle sur mon absence de joie de vivre. Pour peu, elle aurait pu vivre dans une autre maison que personne n’aurait vu la différence. Nous habitions dans une maison fait de silence et de froideur. Et je savais bien que la confiance était quelque chose d’ardu à acquérir. Ma mère n’avait pas eu besoin de faire de grands efforts pour ruiner la confiance plutôt fragile que j’avais toujours eu à son égard. Ce qui avait été brisé bien des années plus tôt paraissait encore dans les appels – pénibles et rares – qui marquaient notre relation.

Tout cela pour en venir au fait que le sérieux venait sans doute avec l’âge, plus précisément que le fait que contrairement à un bon verre de vin, j’étais fort loin de m’améliorer au fur et à mesure que je prenais des années. Aigri et amer. Autodestructeur et sévère. Sérieux et ronchon. J’étais loin de m’aventurer dans une épopée ou les petits lutins chantaient sur la beauté du monde. Et j’en étais presque venu à composer une ode à la médiocrité de l’existence.

Mon boulot avait peut-être en fin fait ce qu’il avait tendance à faire. Flic, c’est le genre de métier qui peut rendre malheureux parce qu’il devient une partie intégrante de notre vie. Tout comme le journaliste qui doit toujours faire un effort (parfois immense mais souvent juste existant) pour s’assurer d’avoir toujours un œil attentif sur ce qui l’entoure. La nouvelle est un peu comme une scène de crime. Chaque détail compte. Des détails qui faisaient justement en sorte que je n’étais pas si loin de ce que l’Irlandais ressentait. Croquant dans une frite, j’étais pensif malgré tout. Une tornade sans fin de question et de répliques toutes plus acerbes que j’aurais voulu bien lui lancer au visage en espérant probablement que les mots finissent par le blesser. « Je dois dire que ce n’est pas très étonnant considérant votre tronche. Les gens heureux n’ont pas habituellement le même aura de misère. » Il me vient brièvement en tête qu’une telle affirmation pourrait probablement être blessante pour l’Irlandais. Mais je ne le cache pas, son statut de journaliste n’est pas là pour m’attirer la moindre sympathie à son égard. J’ai un faible sourire probablement plus moqueur que ce que j’aurais voulu. Je tire un air qui est très près d’être le sien. C’est pourquoi, d’une même voix, je rajoute : « Vous ne inquiétez pas… je tire le même état de misère. ». Semi-moqueur puisque j’ai bien connaissance que je suis loin d’avoir le sourire rassurant que j’ai un jour eu.

Je savais pourtant avec une honnêteté désarmante qu’il me faudrait peu pour me sortir de ma misère. Prendre mon courage à deux mains, aller chez le médecin, annoncer ma retraite anticipée en raison d’un état de santé pour le moins précaire, enseigner à la place « paisible retraite » où du haut de ma toute petite quarantaine je me verrais vieillir en ressassant des histoires qui ne seraient plus que des souvenirs : de vieux articles de journaux, de vieilles coupures poussiéreuses qui finiraient nécessairement un jour ou l’autre par sombrer dans l’oubli collectif le plus total. Tout comme la plus part des histoires qui se passaient dans cette petite ville du Pembrokeshire : le tricot le plus long pondu par la mamie du coin comme le mentionnait ironiquement le journaliste. « Quelle honte! Pourtant Mamie qui fait du tricot serait une très bonne histoire si elle se finirait par un terrible accident. Ça pourrait peut-être même valoir la peine que je me déplace. ». Un petit éclat de rire probablement plus froid que ce que j’aurais voulu m’accompagna. C’était sans doute cet été qui tirait à sa fin ou juste l’envie cruel que me faisait sa cigarette.

La conversation dériva sur la grande ville – lointaine et que je n’avais pas vu depuis des mois que dis-je des années. Autrement que pour l’hôpital de Swansea qui était simplement plus adapté à gérer un cas comme le mien ou les blesser de la route. « L’unité des crimes majeurs me manquent. Il y a un peu de trafic dans la ville mais… Ça a beau être distrayant qui fait pousser la meilleure herbe magique du comté. J’ai passé presque quinze ans de ma carrière à m’occuper des homicides et des crimes de grandes envergures – alors c’est certain que je m’ennuie des enquêtes d’envergures – parce que des petits vols et des conflits entre voisins, ça fait des années que ça n’éveille plus rien. Mais retourner me serait impossible. Et vous? Les vrais reportages… ça vous manque? »

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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Mer 28 Sep - 23:06

Et bien non, il faisait toujours sa gueule d’enterrement. Mon Dieu, que ce type était déprimant… D’accord, Siothrún n’était pas forcément le mieux placé pour parler, vu que pour lui, faire une tête de quatre kilomètres de long, c’était devenu son quotidien.

Les mots de l’homme passaient au-dessus de la tête du journaliste sans le toucher. Cela faisait bien longtemps qu’il s’en foutait des réflexions comme celles-ci. Déjà, parce que le regard des autres lui importaient peu et ensuite, parce que ces derniers temps, il n’avait même pas la force de s’énerver pour si peu. La seule chose qui arrivait encore à le faire sortir de ses gonds, c’était quand on critiquait son professionnalisme. Il avait tout perdu à cause de son métier, alors il supportait moyennement qu’on vienne lui dire qu’il faisait de la merde. Question de fierté. Néanmoins, il soupira et prit un air blessé.

« Vous êtes pas un tendre quand vous vous y mettez. Mon petit cœur fragile va avoir du mal à s’en remettre. »

Son petit cœur complètement desséché et incapable de ressentir beaucoup de choses, plutôt. Enfin, s’il se vexait pour si peu, il serait mal barré. Disons que les gens n’avaient pas pour habitude d’être tendre avec lui, vu comment il était aimable avec eux.

« Oui, elle pourrait se faire assassiner avec l’une de ses aiguilles, ça pourrait être une sombre histoire d’héritage… On tient une bonne intrigue de polar là. »

Comme-ci ça avait des chances d’arriver tiens… La petite vieille avait plus de chances de faire une crise cardiaque. Et s’il entendait parler de quelque chose dans ce genre-là ces prochains jours, il se dirait qu’ils avaient porté malchance à la pauvre mamie. Il soupira et écrasa sa cigarette à moitié consumée sur le banc avant de la remettre dans le paquet. Tiens, ça aussi, il faudrait qu’il arrête… Quand les poules auront des dents.

Les yeux rivés sur le sol, il écouta ce que le flic avait à lui raconter. Et il ne pouvait s’empêcher de ressentir de la compassion pour cet homme qui lui était pourtant antipathique. Ils étaient tous les deux paumés. Mais pour Siothrún, c’était entièrement de sa faute et il méritait sa peine. Alors que dans le cas de Hardy… Il trouvait la sanction injuste. Peut-être était-ce parce qu’il avait une facilité à se mettre à sa place et à se dire qu’il n’aurait pas aimé subir ça. En tout cas, ça ne lui plaisait pas de ressentir ça à l’égard de l’homme. Alors il grogna, l’air peu aimable :

« Bien sûr que ça me manque. Mon métier était toute ma vie, ici, je suis en train de mourir asphyxié. »

Et ça le foutait en rogne. Il se leva et fourra ses mains dans ses poches faisant quelques pas avant de se retourner et de poser son regard glacial sur le flic.

« Franchement, vous allez vraiment rester là jusqu’à votre retraite ? Regardez-vous ! Vous vous sentez pas un peu pitoyable ? Vous avez l’air déprimé comme pas possible, rien qu’à être assis à côté de vous, on a l’impression de sentir que votre vie est merdique. Vous avez pas envie de leur montrer qu’il vous reste encore un peu de hargne ? »

Mais il se prenait pour qui à lui dire des trucs comme ça ? Parce qu’il était quand même vachement mal placé. Mais comme d’habitude, quand il était énervé, il fallait que ça sorte, et pas toujours de la meilleure des façons.
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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Dim 9 Oct - 10:48

Il faisait partie de la petite catégorie de gens que je détestais sans nécessairement avoir qu’il s’agit de la patience ou de l’énergie nécessaire pour obéir aux règles sociales. Dans ce petit jeu politique, les conventions étaient clairement établies : le beau principe de la veuve et de l’orphelin restait peut-être comme une couleur de fond au sein du débat, mais ils restaient que nous appartenions, du moins en mon sens, chacun à deux univers particulièrement distinct. Même si je ressentais chez l’Irlandais une fragilité autodestructrice semblable à celle qui m’accompagnait jour après jour, il appartenait au monde de ceux dont la plume, aiguisée, tranchante et parfois acerbe, avait tendance à grandement déplumer les gens de mon espèce pour prendre part à la belle danse de l’opinion publique. Dédain probablement justifiable considérant que j’avais traversé alors que j’étais vulnérable et que mon divorce se pointait comme une évidence à l’horizon. Ca ne devait probablement pas lui être dédié d’office mais c’était simplement plus facile peut-être justement parce que nous avions cette même fragilité sous-jacente que nous ne voulions pas nécessairement admettre.

Ce fut ainsi que, moqueur, je continuais sur ma lancée amère : « Je serais tendre à votre égard le jour où les journalistes se mêleront de leurs affaires et où vous aurez aussi un propos tendre à mon égard. Ma pitié est devenue denrée rare.» Autant dire que j’aurais pour lui une quelconque forme de respect le jour où les poules auront des dents. Malgré la ressemblance, il n’y aurait fort probablement jamais d’histoire à la Roméo et Juliette. Deux positions irréconcilliables s’opposaient dans un drame ressemblant plus à Hamlet avec sa chaude lutte pour le pouvoir qui s’inscrit comme une obligation. Toutefois, l’humour noir nous rassemblait en un sens. Avec un sourire sombre, je rajoutais : « Remplacer l’aiguille par un neveu au moins. Ça serait plus réaliste. »

Et je me sentais mal de prévoir une telle chose. Les médias seraient attirés par une histoire aussi dramatique c’était certain et je savais que je n’aurais pas la force nécessaire pour les affronter. Ils achèveraient ma carrière bien plus vite. Me laissant soupirant sur mon sort, j’expliquais calmement que j’avais vraiment l’impression de mourir.

Je me reconnaissais partiellement dans le propos de l’irlandais. Sauf que mon métier n’avais mais été toute ma vie. Mon métier avait été une des pierres angulaires de la construction de mon identité. Mais toujours moins important que ma fille. Ce qui était le plus pénible dans toute cette histoire, c’était d’être en train de perdre les deux à la fois. Lawrence, toute la colère du monde que j’avais ne pourrait pas me la ramener. Je savais fort bien que pour faire la paix avec elle, il fallait simplement que je baisse les armes et que je laisse colère et mensonge derrière moi. Comme une solution pour tous mes problèmes, il fallait que je reconnaisse l’ampleur de mon état, que je cesse de jouer à l’autruche et que j’accepte cette putain d’opération qui aura tôt fait de transformer mes crises d’arythmie en un rythme normal qui me redonnerais au moins le soulagement des nuits complètes sans coupure causé par la douleur et sans la peur de ne pas me réveiller demain.

Mon regard se porta amer sur l’homme probablement plus prompt à réagir que moi. J’arrivais petit à petit à me faire à l’idée que ma vie se terminerait plus ou moins comme elle avait commencé. Sur le bord de la mer, dans une petite ville sans histoire. Mais il avait la hargne que j’avais peu à peu abandonné. Je haissais toujours avec autant de force l’idée mais je m’y résignais conscient qu’au vue de ma situation, aucune option ne s’offrait à moi : Je siffflais entre les dents, lui renvoyant le même commentaire sur un ton similaire. « Je pourrais vous tendre un miroir et vous dire de bien vous regarder. Vous n’êtes pas moins pathétique que moi. » Il n’avait rien à me dire pour juger. Je fermais les yeux en étouffant silencieusement la douleur qui m’avait presque coupé dans ma pensée. Trop d’orgueil pour sortir devant lui le cachet. Il attendra un peu. Le cœur qui s’affole, j’en ai habitude. Las, je soupirais presque. « J’en ai envie… mais vous sous-estimez grandement l’épaisseur de mon dossier en déontologie. Il y a des erreurs qui ne pardonnent pas et d’autres situations. Il faudrait un double miracle pour que je trouve le chemin vers un poste prestigieux. La retraite dans mon cas est une affaire d’années, peut-être même de mois. Il me restera l’enseignement… et bien plus tôt que ce que j’avais envisagé. » déclarais-je avec une certaine hargne au fond de mon regard. L’enseignement. Seul terminal pour conserver un pied dans cette partie si grande de mon identité. Mais si réducteur et si déformer de la réalité.

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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Mar 11 Oct - 1:46

« Désolé, mais vous êtes une proie bien trop facile. »

Et pourtant… N’avait-on rien d’autre à faire que de s’acharner sur un pauvre flic ? Il avait fait une erreur, certes grave, mais ça ne le lâchait pas. Siothrún pouvait imaginer que sa vie privée avait également dû être impactée. Et lui, il avait une famille, une femme et sûrement des enfants. Le journaliste ne s’était pas particulièrement intéressé à l’affaire, gardant ses distances, écœuré par l’acharnement médiatique. Mais il pouvait comprendre. Le journaliste n’avait pas toujours le choix de ses sujets et chaque journal avait sûrement voulu avoir son petit potin croustillant. Son métier n’était pas toujours le plus glorieux…

Il ricana, sombrement. Comme-ci un seul habitant de cette ville pouvait penser au meurtre… Ils étaient vides et insipides, comme leur ville. Le journaliste les soupçonnait de vivre dans un monde de bisounours où tout le monde vit en harmonie. Ou tout simplement, il était jaloux de leur innocence. Allez savoir.

Siothrún avait l’impression de l’avoir atteint avec ses paroles, au vu du regard que Hardy lui jeta et à sa façon de répondre. L’Irlandais sourit, moqueur. Oh oui, il se savait pathétique. Mais lui au moins, il le reconnaissait. Il avait l’impression que le flic ne vivait pas dans le même monde. Son intuition lui soufflait qu’il y aurait quelque chose à exploiter, mais le journaliste la faisait taire. Il n’allait pas lui non plus se mettre à le torturer. Hardy avait le bien le droit qu’on lui foute un peu la paix.

« Ne croyez pas être le premier à me le dire. Mais visiblement, vous n’aimez pas qu’on vous mette la vérité devant la figure, vu la façon dont vous me répondez. »

Ah, titiller les gens… Rien de mieux pour le remettre de bonne humeur. Siothrún semblait doucement reprendre vie, son visage s’illuminant. Oui, il vivait entièrement à travers les autres. Cela se voyait comme les yeux au milieu de la figure : depuis qu’il s’imposait la solitude, il n’allait pas bien. Et c’était seulement quand il avait des interactions avec les gens, aussi malsaines soient-elles, que ça allait légèrement mieux.

« L’enseignement ? Je ne vous vois vraiment pas professeur… Vous ne semblez pas avoir énormément de pédagogie. Et sincèrement, vous ne préféreriez pas finir à élever des moutons plutôt qu’à des donner des cours barbants ? Vous êtes un homme d’action. Et ça serai sérieusement du gâchis. »


Nerveusement, il ressortit une cigarette. En fait, s’acharner ainsi sur Hardy, c’était se mettre lui-même devant ses propres erreurs.

« Merde Hardy, comment vous avez pu foutre votre carrière en l’air comme ça ? Comme n’importe quel journaliste, j’ai enquêté sur vous. Vous auriez pu concourir pour remporter le titre de flic parfait. Enfin ! »

Il se laissa de nouveau laisser tomber à côté de sa victime du jour et lui adressa un grand sourire éblouissant.

« Au moins, je vous ai en ville. Je me sentirais bien seul sinon. A vrai dire, votre cas m’intéresse beaucoup et j’aime beaucoup fouiller dans la vie des autres. Mais dites-moi sérieusement : vous préférez laisser cette affaire derrière vous et finir votre vie en étant continuellement frustré – parce que ne le cachons pas, c’est ce qu’il va se passer – ou bien, n’avez-vous pas envie de redorer votre blason ? Un peu de fierté personnelle, un peu d’ego… Franchement, vous ne perdrez rien, vous avez déjà été qualité de pire flic de l’Angleterre, qu’est-ce qu’il pourrait vous arrivez de pire ? »

Est-ce qu’il cherchait un moyen désespéré de s’occuper ? Oui.
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Et si on se battait pour le bonheur?
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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Dim 16 Oct - 12:29

Le bonheur, voilà quelque chose que j’avais perdu de vue il y avait déjà un bon nombre d’années. Quand j’avais réalisé la trahison de la femme avec qui, malgré la distance causée par nos deux mentalités de carriériste, j’avais longtemps imaginé passé le restant de ma vie avec elle, j’avais aussi vu le bonheur s’enfuir à toute vitesse. Le souffle m’avait manqué sur l’impact. Je m’étais demandé quand j’avais merdé pour la faire s’éloigner à ce point-là de moi.

La blessure avait été cruelle et n’avait jamais vraiment cicatrisé. Au téléphone ma voix avait été stoïque quand elle m’avait joint, paniquée par le vol des preuves m’annonçant sans tabou ou presque ce qu’elle avait fait au courant des mois qui avaient précédés. Et j’avais choisi de la couvrir – parce que je n’avais pas encore eu la force de lui dire que ma pratique tirait à sa fin, que la retraite serait plus proche.

La conséquence la plus criante de sa trahison était sans contredit le fait que j’avais enfermé mes sentiments au plus profond. La joie et la tristesse semblaient tout deux avoir été opprimé dans un coin de ma tête et de mon cœur sans que je puisse y avoir accès. J’étais devenu le Grinch, au cœur deux tailles et demi trop petit qui ne ressentait plus qu’une sourde colère. Mon regard était de glace sur le monde qui m’entourait. Analyste, amer, noir et cruel, il était comme moi : prisonnier d’un long hiver. Probablement parce que je ne voyais plus la lueur au bout du tunnel. Je soupirais lentement. « Je n’ai jamais prétendu être heureux. Et ce n’est pas la vérité qui m’irrite mais l’intrusion que je ressens lorsque vous tentez d’en savoir plus que ce que vous êtes en droit de savoir. »

Et c’était bien vrai que dans ma cruelle vérité, j’avais jugé pertinent d’installer une distance immense, presque insurmontable entre moi et les autres. Sans être hautain pour autant, je tirais ma morose solitude avec moi… et avait appris à ne guère apprécié les intrusions sur ce qui était d’abord et avant tout, mon domaine. Ma vie privée, truffée de secrets, ne devait en aucun cas être exposé au grand jour. C’était d’ailleurs pour cette raison que la Collins avait su trouver chez moi un point faible qui me plaçait vulnérable face à ses attaques. Le commentaire sur ma pédagogie m’arracha un claquement de langue impatient entre deux bouchées de ce qui pourrait être adéquatement perçu comme une arme que j’utilisais contre moi-même. Je grondais : « Vous ne me connaissez pas dans le cadre de mon travail. Ne jugez pas. Je suis plus pédagogue que ce que j’ai l’air. Le tact vous manque et je suis presque certain que malgré tout ça, vous faites un de ces journalistes – particulièrement désagréable – qui sait comment faire son travail efficacement. »

Et me voilà prisonnier de son propre jeu, répondant aux questions du journaliste dans un jeu de ping-pong où les répliques ont toutes un gout amer. Malgré tout, je l’appréciais dans un certain sens. Malgré la sourde colère qu’il m’inspirait et l’amertume que notre table semblait dégager. « Il fallait s’en douter que vous alliez fourrer votre nez partout – et surtout là où il n’a rien à faire. ». Je n’aimais pas parlé de l’affaire Lattimer. Justement pour tout ce qu’elle avait fait dans ma vie comme dommages – tant les directs que les collatéraux étaient insurmontables. Le bilan ne cessait de s’alourdir. Comme il avait fait ses recherches, j’optais pour la réponse déjà toute faite. « Elle était belle et en valait le sacrifice. » Après tout, j’avais choisi d’inverser la donne et de prétendre que j’avais été le fautif. Mon nom avait été associé à l’infidélité et il était trop tard pour corriger le titre. Mais tout cela, il ne le savait pas et me rabattait les oreilles sur le fait que je devais me battre. J’avais – personnellement – depuis longtemps arrêter la bataille. Oh! Je continuais à faire des recherches, à me rendre à Bath pour continuer à fouiller les enquêtes, j’avais dans mon bureau, des copies du dossier et je cherchais cruel une manière de relier le coupable au crime qui avait été commis. Tout cela pour une simple et bonne raison : la famille de l’enfant dont la vie s’était arrêter beaucoup trop tôt méritait d’avoir des réponses. Mais tout cela, je ne pourrais pas les fournir si je m’épuiserais avec le cœur en chamade… Avec la douleur qui m’étreignait. La peur de faire comme mon père et de cesser de respirer en portant encore cette insigne. Ce fut à mon tour de me fâcher. Rageusement, je pliais le papier dans lequel se trouvait frites et poisson tout deux à peine entamé conscient que cette discussion me coupait l’appétit. Il se borgnait à la version émise par mes supérieur, une vision biaisée parce que j’avais menti. « C’est un truc que je déteste de vous – à titre de journaliste. Vous ne vous fiez qu’à la vision officielle sans vous imaginer que les jeux de pouvoir peuvent être franchement plus élaborer que ce que vous croyez. Vous m’en coupez l’appétit. ». Il y avait toujours deux versions au minimum à une histoire et ce que les policiers faisaient couler était souvent teinté. Honnêtement, face à cette question, qu’est-ce que j’avais à perdre encore, j’avais eu une tonne de réponse : ma fille… mais ce qui franchit mes lèvres fut plus simple : « Mourir en service serait pire. Il me reste encore cela à perdre. » avouais-je en le fusillant du regard.

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MessageSujet: Re: How unpleasant to see you [PV Siothrun] Jeu 20 Oct - 12:32

Siothrún eut un sourire quelque peu amer.

« J'essaie tout simplement de savoir ce qu'il s'est passé. Je sens que des choses sont cachées dans cette affaire. Ne pensez-vous pas que le peuple a le droit de savoir la vérité ? Tenez-vous vraiment à être lynché ainsi, sans même avoir la possibilité de vous défendre ? Si je fais ça, ce n'est pas par plaisir de venir fouiner dans votre vie. Enfin si, mais ça, c'est mon plaisir personnel et je ne sortirais pas l'excuse du journalisme pour ça. Moi, tout ce que je veux, c'est la vérité. Et tant pis pour les conséquences qu'elle peut avoir. »


Est-ce qu'il avait vraiment l'impression que tout n'avait pas été dit dans cette affaire ? Disons qu'il trouvait ça bizarre qu'une telle erreur soit commise par un homme qui jusqu'à lors avait eu une carrière des plus honorables. Alors peut-être que Hardy avait réellement commis une bavure et dans ce cas, tant pis pour lui. Mais Siothrún comptait bien le presser comme un citron avant d'abandonner. En même temps, il n'avait qu'à pas être la seule personne légèrement intéressante à lui adresser la parole dans cette ville ! Et en plus, le flic avait tout pour lui plaire : il n'amait pas les journalistes et il se défendait. Combo gagnant.

« Oh, mais je sais quand avoir du tact et quand attaquer de front. Je vois bien qu'avec vous, vous faire les yeux doux et me montrer aimable ne servirait absolument à rien. Vous êtes en colère, vous n'êtes pas désespéré. J'en apprendrai plus en vous faisant sortir de vos gonds qu'en vous brossant le sens du poil. »

Au moins avec Hardy, l'Irlandais pouvait être à peu près naturel et lui montrer une partie de sa vraie nature : un connard cynique. Parce que ne vous y trompez pas : si la dépression et ses problèmes ne l'avaient pas arrangé, s'il restait tout simplement un homme perdu et en manque d'affection, Siothrún n'en resta pas moins un sale con. Les gens avec qu'il était sympathique sans arrière-pensée se comptait sur les doigts d'une main.

« Mais je prends ça pour un compliment. »

Hé, il venait quand même de dire qu'il faisait bien son boulot ! Et le journaliste s'en foutait d'être vu comme agaçant, méprisable ou fouille-merde. Il ne faisait pas son métier pour être un gentil bisounours, loin de là. Il leva les yeux au ciel en entendant les réponses que le donner le flic. Des réponses toutes faites, sans saveur. Il ne faisait que répéter ce qui le protégeait. S'il pensait vraiment que le journaliste allait s'en contenter... Et Hardy laissa la colère qui couvait transparaître un peu. Siothrún ne put s'empêcher d'avoir un mince sourire victorieux. Finalement, il ne fallait pas grand chose pour le provoquer... Enfin, il s'était battu honorablement. L'Irlandais resta complètement imperméable aux vagues de mépris à son égard qui émanaient de son interlocuteur. Il croisa les bras et resta là à le regarder sans sourciller. C'est vraiment ce qu'il pensait ? Qu'il se contentait de ce que lui disait les haut placés et qu'il n'allait pas chercher plus loin ? Mais c'était exactement le contraire ! Il défia l'homme du regard avant de parler d'une voix douce pour la première fois depuis le début de leur conversation, laissant transparaître la légère sympathique qu'il éprouvait pour lui :

« Vous avez tout faux. Je m'en fous de la version officielle, je veux la vraie version. Je veux savoir si vous êtes réellement un simple mari infidèle, qu'est-ce qui vous a mené à faire ça. Je ne peux pas croire que vous êtes assez crétin pour laisser des preuves sans surveillance pour aller retrouver les bras de votre maîtresse. Je sens que derrière se cache quelque chose de plus intéressant que ça et vous venez de me le confirmer. Des jeux de pouvoir, dites-vous ? Je serais bien intéressée de voir ce que c'est. Je ne suis pas votre ennemi William, loin de là. Je sais ce que c'est que de subir et de devoir fermer sa gueule. Battez-vous pour ce qu'il vous reste. »

La fin de sa phrase était amère. Il savait que quand son procès serait rendu public, il serait considéré comme l'un des méchants de l'histoire alors qu'en réalité, il avait juste été débile. Il avait beau être mauvais au fond, il ne l'était pas au point d'apprécier être un terroriste, loin de là.

« Mais je ne vais pas vous importuner plus longtemps. C'était très appréciable de passer cette pause déjeuner avec vous, il faudrait faire ça plus souvent ! »
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