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La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie

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ARRIVÉE À TENBY : 14/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



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MessageSujet: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Dim 29 Mai - 23:27

De nombreuses étoiles parsèment la voûte céleste. La Grande Ourse est discernable parmi toutes les constellations grâce à sa forme caractéristique de casserole. Si je parviens à les différencier, c'est que l'alcool n'a pas envahi mon cerveau. Oh ! J'en ai dans le sang, c'est indéniable. Aujourd'hui c'est Sophie qui m'a reconduite jusqu'à l'Esplanade, à une centaine de mètres de l'ancien bar où j'ai construit mon joli nid douillet. La jeune maman doit allaiter et a donc une bonne raison de ne pas boire d'alcool, je suis heureuse d'avoir pu compter sur quelqu'un pour me ramener car sinon ç’aurait été prendre le risque de voir mon permis confisqué. Or, les cinquante kilomètres a parcourir jusque Swansea ne sont pas pratiques en bus. Conséquence logique : on va essayer de garder le permis.

Nous fêtions l'anniversaire d'une infirmière urgentiste ce soir. Je ne la connais pas si bien que ça maintenant que je suis promue dans le service de cardiochirurgie. Les occasions d'aller aux urgences se font plus rares. Il faut, pour cela, que je sois de garde dans le service ; cependant j'ai davantage d'interventions programmées que de gardes en chirurgie. C'est un des attraits qui me manquent dans mon métier. Certes mon emploi du temps et mon boulot n'était pas très conventionnel : une mi-temps en tant que médecin urgentiste et une mi-temps en cardiochirurgie... mais cela comblait les attentes que j'avais concernant mon emploi futur. A présent que les urgences se font plus rares il me manque cette adrénaline, cette diversité qui m'était si chère.

Ce soir nous n'avons pas parlé de nos métiers. C'était une pure soirée filles où nous avons discuté mecs, chocolat, coiffure et cocktails. En parlant de ceux-ci, j'en ai juste pris deux alcoolisés pour ne pas revenir complètement déchirée auprès d'Alice, qui a certainement trouvé le pays des merveilles dans ma maison. L'alcool m'a mise juste assez en condition pour passer une excellente soirée et socialiser avec quelques hommes. Je vais revenir dans quelques minutes chez moi, où j'ingurgiterai deux grands verres d'eau, histoire de limiter le mal de crane de demain. Oh, deux cocktails ce n'est pas tant que ça, mais ça reste deux mélanges d'alcools forts. Et je n'avais pas beaucoup mangé avant de venir. J'espère qu'Alice a pris ce dont elle avait besoin dans le frigo, je lui avais dit qu'elle pouvait se servir et que j'avais préparé quelque chose pour son repas. C'est la fille de mon tonton, je veux qu'elle continue à me garder Amy de temps en temps, alors il faut que je la bichonne quand même. En entrant dans la cuisine je suis heureuse de voir que les restes de la pizza faite maison, que j'avais laissée dans le four, sont sur la table. Tout est rangé impeccablement et elle a même fait le peu de vaisselle qu'il restait dans l'évier. Selon moi elle dort dans une des chambres, atteinte par le syndrome de sommeil aigu après qu'Amy lui en ai fait voir des vertes et des pas mures. Pour Amy, c'est tata Alice qui l'a gardée. Et tata Alice va encore la garder parfois quand maman sera partie, mais maman reviendra vite. Elle aime Amy.

Touché Coulé ! Alice dort dans la chambre d'ami, Amy dort à poings fermés tandis que le chat ronronne sagement dans son coin. Bon, au moins je n'ai qu'à m'occuper de moi, tout le monde s'auto-gère dans le sommeil. Je repasse dans la chambre d'ami attraper le baby-phone quand soudain j'entends quelques bruits au rez-de-chaussée. Quelqu'un cogne à la porte. Victor ! Bien sur, il vient chercher Alice. Sa fille, qui dort profondément et qui grognera si on la réveille. Mais la petite enveloppe blanche contenant les billets qu'elle a durement gagnés la mettront de meilleure humeur. « Salut tonton ! » je lance en ouvrant la porte à un Victor chiffonné, grognon et fatigué. Sa fille tient de lui... ils ont cette même ride de fatigue juste au dessus du nez. J'invite Victor à entrer, lui indique le canapé où il peut s'asseoir. « Alice dort dans la chambre d'ami, tu peux me la laisser si tu veux, je lui fait le petit déjeuner demain et je te l'amène ? » je lui propose avec gentillesse.

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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Lun 6 Juin - 2:02

Que l’on aime notre métier avec passion ou que l’on en soit exaspéré, il y a toujours des moments où l’on n’a qu’une seule et unique envie : tout plaquer pour faire n’importe quoi d’autres que ce que l’on a choisi de faire de notre vie. La fuite et moi avions une histoire quelque peu particulière : c’était ce que j’avais fait quand Melissa était décédée. J’avais mis mes économies dans un visa, un billet d’avion aller-simple et mes inscriptions pour mon programme en haute cuisine française. Ça avait frustré mes parents au plus haut point. Parce que le fait de travailler en cuisine n’assurait pas nécessairement le salaire à six chiffres qu’avocat, entrepreneur ou professeur d’université semblait promettre à mes parents une descendance indépendante financièrement ce que ma passion voulait à la base. Ils étaient fiers jusqu’à récemment du succès de mes restaurants et de voir que j’avais réussi à percer dans un monde des plus compétitifs.

Ceci ne m’empêchait pas de ne pas reproduire la même erreur que mes parents, mes frères et mes sœurs… Ma famille avait toujours été et sera toujours au centre de mes priorités. C’était, sans contredit, la raison pour laquelle je trouvais aussi difficile de travailler depuis quelques temps. Les moments où l’on était dans le vif de l’action – à concevoir les plats, gérer la cuisine, organiser le plancher et cuisiner me remplissait d’un bonheur immense encore. J’avais encore vingt ans quand je me retrouvais à diriger mon restaurant. Le problème venait lorsque le calme revenait entre les services – quand la dure réalité des propriétaires me frappait – les comptes, la gestion, les appels dans les autres restaurants pour savoir comment mes sous-chefs s’en tiraient.

Mais ce soir, je n’avais pas la tête à ça. Je n’avais même pas la tête à travailler depuis que j’avais reçu le SMS de Judy sur les coups de vingt heures, confirmant l’heure et la date du premier traitement de chimiothérapie – nécessaire pour tenter de faire réduire la taille de la tumeur. Mon visage était resté stoïque, parce que Rafael était dans la place, parce que ce n’était pas le temps et encore moins l’endroit pour m’effondrer. Pendant que les commis étaient à nettoyer la cuisine, j’avais pris la très noble décision de ne pas m’attarder sur les comptes de la fin du mois. J’arriverais plutôt le lendemain pour m’assurer de ne pas prendre de retard dans les tâches administratives. Le plus gros du service était fini et j’avais confiance, malgré tout ce que je pouvais bien en dire, je faisais confiance en mon équipe et en particulier à Rafael. Il ne restait plus que quelques tables pour le dessert : ramassant mon manteau et mon casque de moto, je fis un petit geste de la main à Rafael qui se savait très bien en charge. Je l’avais de toute façon prévenu avant d’aller m’occuper de la comptabilité.

Me promettant que ça ne serait pas une habitude que je prendrais au courant des durs mois qui s’en venait malgré la chimiothérapie, la radiothérapie et l’opération dans le but complètement absurde que le poison sauve la femme que j’aime, je laissais tomber la lourde porte derrière moi. Vingt-deux heures sonnaient. Les enfants seraient surement couchés à cette heure-là. Alice gardait chez ma nièce. Les jumeaux étaient chez des amis pour un anniversaire.

Ma moto rangée, je gravis doucement les marches jusqu’à l’étage de notre maison drôlement silencieuse. Judy était couchée dans le lit, sa longue tignasse brune tombait sur une épaule. J’eus un petit pincement au cœur. La chimiothérapie voulait dire qu’ils allaient disparaitre. Je le savais très bien. Silencieusement, j’entrais dans la chambre. Je retirais mon pantalon et ma chemise pour me glisser entre les draps à côté d’elle. Elle sursauta : « Tu ne devais pas rentrer plus tard? » Signa-t-elle machinalement. Je me contentais d’aller doucement déposer mes lèvres contre son cou. « Tu me manquais… et j’étais inquiet. Qu’est-ce que tu lis? », répondis-je et enfouissant mon nez dans ses cheveux.

C’était elle ma maison, mon pays, les limites de ma vie. Elle répondit, mais j’avoue que j’avais probablement les yeux trop brouillés de larmes pour bien voir. Alice aux pays des merveilles probablement. C’est son livre préféré – c’est sans surprise que notre première se soit appelé comme ça. Un nom doux et délicat. Il n’en faut pas très longtemps pour qu’elle sombre dans le sommeil. La fatigue n’est pas le symptôme le plus inquiétant celui qui nous a menés à consulter à la base. Les saignements et les douleurs le sont. Elle dormait à poing fermés sur mon torse. Une proximité que vingt belles années de relations et cinq enfants n’ont pas encore su comment abimer. Les enfants savent… nous ne leurs avons pas cachés. Ils sont assez grands pour comprendre – même s’il n’y a rien à comprendre dans l’injustice que nous avons ressenti.

À une heure dix, je n’ai toujours pas trouvé le sommeil. Je la décollais doucement contre un grognement de mécontentement. Mais il y a justement Alice qui est sensé dormir ici. Je renfilais le même pantalon, la même chemise et les vieilles chaussures de sports. Je ramassais les clés de la bagnole et filais en silence vers la maison de ma nièce. J’aurais pu le faire à pied. L’air frais m’aurait sans doute fait du bien… Mais non, parce que je savais qu’à cette heure, ma plus grande serait sans doute endormie chez ma nièce. Je toquais à la porte machinalement et pas trop fort… C’est une Savannah rayonnante qui m’ouvrit la porte. Il me vient en tête que j’ai sans doute l’air soucieux, fatigué et peut-être les yeux un peu bouffi… Mais rien. Pas de commentaire. Elle me pointa toutefois le canapé. « Bonjour ma nièce préférée. » dis-je avec un sourire complice (conscient que je dirais ça à chaque neveu et chaque nièce) et j’enchainais sur le même ton. « Tu peux faire ça… As-tu peur que de réveiller Alice réveille un monstre? » J’étouffais un petit éclat de rire qui sonnait à mes oreilles tellement faux. Je repris mon sérieux : « La soirée était bien? » Je passais doucement une main sur mes yeux. Et pendant un bref instant, j’hésitais… mais les mots sortirent plus vite que ce que j’aurais voulu : « Je peux te poser une question sur un collègue…? Griffith c’est un bon docteur ou pas? » Bourde numéro 1 enregistrée en date du jour.

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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Jeu 4 Aoû - 13:18

Les liens entre un père et sa fille sont immuables. L'homme est un animal, ce n'est un secret pour personne. L'évolution fait de lui un animal réfléchi, bien sur. Mais les instincts primitifs restent les même, des réflexes ancrés dans son ADN depuis la nuit des temps. On dit que certains descendants des Indiens d'Amérique ont un instinct presque surnaturel en ce qui concerne leurs enfants. Tels des chefs de meute, ils pressentent quand quelque chose ne va pas chez l'un d'eux et se tiennent éveillés au moindre signe. Ce soir Victor est venu chercher l'un de ses louveteaux, en quelque sorte. Même si Alice allait tout à fait bien, la savoir en dehors de la tanière familiale devait lui peser. Ces instincts, plus qu'un quelconque don surnaturel, sont ceux que les parents acquièrent dès la naissance de leurs enfants. L'instinct maternel... l'instinct paternel... on en a même fait une expression. Malgré la tension qui réside dans le rire de Victor je le partage avec lui en faisant comme si de rien n'était. Avec le temps j'ai appris à ne pas enfoncer le clou et attendre que quelqu'un veuille bien me parler. C'est bien mieux que de presser l'orange jusqu'à ce qu'elle n'ai plus aucune force vitale. « Oui... mais si tu ne veux pas revenir demain la chercher, autant la réveiller maintenant. » Sinon il serait venu pour rien... ou pas. Je n'ai entendu aucun bruit de voiture ce qui veut dire qu'il est venu à pied dans le froid nocturne.

Est-ce que la soirée était bien ? Un sourire radieux apparaît sur mon visage en y repensant et j'oublie momentanément l'air las de mon oncle. D'ailleurs, le terme « nièce préférée » me fait toujours autant sourire même si je sais que chaque Cartwright reçoit une attention équivalente.
« C'était sympa, en effet. Je ne suis pas sure que tu veuilles entendre le compte-rendu détaillé de la façon dont je me suis retrouvée à faire de la pole danse au milieu d'une boite de Swansea alors je te couperai ce passage. » fais-je en riant, ce qui réveille du même coup mes abdominaux déjà mis à rude épreuve ce soir. Heureusement que je ne dois pas rire trop fort – Alice et Amy oblige. « Nos bébés dorment à poings fermés... la tienne ne se réveille jamais en pleine nuit, c'est un avantage. » Aucun moyen de poursuivre puisque la main qu'il pose sur ses yeux fait partie des gestes qu'il arbore en cas de problème. Il a fait le même signe quand je suis arrivée un midi en plein coup de feu, dans sa cuisine, et qu'un mec avait fait une connerie. Ouais, il y a un truc qui doit avoir sacrément déconné dans sa vie. Alors quand j'entends le nom de Griffith et que je pense au service dont il est en charge, l'angoisse me prend aux tripes comme une sale grippe. Je déglutis péniblement avant de répondre à sa question ; « Heu... oui, enfin pas trop mal. J'ai eu quelques soucis avec lui sur la prise en charge de patients, à part ça on dit qu'il fait son job, il est doué. Tu veux que je me renseigne davantage ? »

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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Mer 7 Sep - 0:51

Je n’ai pas la réputation d’être un homme facile au boulot. Exigeant, têtu et caractériel sont probablement les premiers termes que mes associés sortiront. Mais ils auraient tort de me définir d’une telle sorte. Le domaine de la restauration est un domaine compétitif. Pour y mener une carrière fructueuse, il faut comprendre que l’excellence est le minimum que l’on peut s’attendre à donner aux clients qui viennent et dépensent souvent des sommes pour le moins considérable. Je n’ai, par conséquent, jamais vu de mal dans le fait de replacer – peut-être un peu rudement certes – un collègue ou un associé.

La vérité est bien autre, il faut tracer un trait entre l’homme carriériste qui a beaucoup sacrifié pour arriver à obtenir le compte en banque, la motocyclette et la réussite matérielle et le père de famille qui a trimé fort pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que ses parents (et parfois son frère). Si une seule chose est véritable dans la vie, c’est que notre famille a souvent bien plus l’occasion de voir ma véritable nature. Mes enfants savent que chaque haussement de ton de ma part marque une grossière erreur de leur part. C’est peut-être justement cet amour puissant et viscéral qui m’unit à mes enfants mais aussi à ma femme. Je n’enviais pas mon frère sur ce point – il avait choisi sa carrière au-delà de ses enfants, de leurs sourires, de leurs rires.

Malgré la difficulté de concilier travail et famille, j’avais fini par avoir un semblant d’équilibre. Et j’aurais tout donné pour ne pas voir mon équilibre si fragile s’effondrer. Des tas d’années sont mis en place pour bâtir une famille… Alors un sacrifice comme une nuit écourtée sans but dans l’espoir de récupérer ma fille, ça ne me dérangeait pas. Pas plus que le fait de bercer mes enfants pendant des heures lorsque plus petits leurs dents les travaillaient. Je n’avais donc pas de problème à regarder ma nièce dans les yeux en lui disant : « Tu sais très bien que je le ferais sans problème. Tu comprendras mieux quand Amy sera plus grande – tout comme tu apprécieras encore plus tes nuits quand elle les fera entièrement. ». Alice n’avait pas encore le permis – l’histoire serait changer au moment où elle prendrait les clés de son indépendance. Et je le prendrais probablement mal. Vieillir ne m’avait jamais particulièrement effrayé. Peut-être bien parce qu’entrainer dans l’espèce de tourbillon que crée en lui-même une famille nombreuse de sept – la mère, le père et les cinq gamins – je n’avais pas réaliser que le temps me passait. Pourtant, Savie m’arracha un sourire lors qu’elle mentionna le pôle-dance. J’étais vraiment devenu si vieux entre temps. La cinquantaine m’avait rattrapé plus vite que je ne l’aurais cru. « Oh! Mais le coup de vieux que tu me ferais prendre en me racontant des trucs du genre! Tu ne joues plus à la poupée et tu as un truc pour la pole-dance. », rigolais-je doucement avant de basculer sur le sujet pour lequel j’avais tenu à faire le déplacement malgré tout.

Même si je savais très bien que ma fille pouvait survivre sans moi, que Savie serait plus que contente de la garder pour la nuit. J’avais tenu pour me rassurer en quelque sorte. Le nom de Griffith avait franchi mes lèvres bien plus vite que ce que je croyais. De toute façon, Savie serait sans doute la première à savoir pour ma femme. Elle la verrait passer à travers ses urgences pour aller en oncologie. J’aurais aimé qu’elle ne me dise rien de négatif à son sujet. Il faut dire qu’elle ne le connait pas plus que ça le médecin. Mais j’aurais préféré avoir le plus d’information parce que je lui confiais une importante composante de cet équilibre parfois précaire. J’aurais aimé avoir la force de la regarder dans les yeux mais je me sens comme un animal pris en cage et effrayé. « Ouais… J’aimerais bien. » Mon pouce gauche fait nerveusement tourner mon alliance dans ma main. Ma voix est sans l’ombre d’une émotion lorsque je continue : « C’est lui qui doit prendre en charge Judy… mais… » C’est comme si les mots étaient de roc dans ma gorge. Un papier sablée qui abime mes cordes vocales. Ma voix me lâcha pendant un instant.

Ici, mon père dirait sans doute qu’un homme ne pleure pas. Il m’avait sorti une ineptie du genre à l’enterrement d’Hannah. Que toutes les larmes du monde ne la ramène pas. Mais il m’avait fallu Judy pour me remettre à l’amour. Pour faire confiance en l’amour et en la vie. Notre mariage aura laissé de la vie… mais la seule pensée que dix-huit mois pourrait suffire à me l’arracher me broyait le cœur. « Ça n’augure vachement pas bien. »

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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Jeu 2 Fév - 17:17

« Tu comprendras mieux quand Amy sera plus grande » me fait rire. Parce que c’est exactement la même phrase que je répète à Amy lorsqu’elle me pose une question à laquelle je bloque. Les enfants ne peuvent pas tout comprendre, et ils ne le devraient pas. Garder l’innocence d’Amy est un peu mon job de mère et je m’y atèle au mieux. Aujourd’hui, c’est un peu moi l’enfant, après tout. « J’ai hâte ! Rien au monde ne pourrait nous préparer à devenir parents… » Ça, c’est certain que ce n’est pas une affaire de chochottes. Rien dans ma formation n’aurait pu me préparer à ça. Les nuits blanches, l’impression de gazouiller avec eux, … « Mais ça en vaut la peine. » La voir évoluer dans ce monde est un cadeau quotidien à mes yeux. Ses boucles blondes me rappellent une autre petite fille à son age. Lors du dernier repas de famille nous avons ressorti les anciens albums photographiques. Aux cotés de Matthew et Liam se trouvait une copie ressemblante d’Amy, moi. Ça m’avait fait tout drôle car je ne pensais pas lui avoir tant transmis. Maintenant je comprends quand Aldaric me dit que nous aurions pu être jumelles au même age. J’espère qu’elle n’ira pas faire joujou avec une barre de pole dance avant ses trente cinq ans… ou qu’elle n’ira pas du tout. Victor devait se dire la même chose il y a plusieurs dizaines d’années… comme il le dit, l’idée procure une drôle de sensation. « Dis pas ça, t’es loin d’être vieux. » Le chef a encore de longues années de cuisine devant lui. La vieillesse, c’est dans la tête. Le bonheur fait disparaître la vieillesse.

On en vient à parler d’un de mes collègues, le docteur Griffith. Un frisson parcourt mon échine de bas en haut. Sa demande n’est pas anodine, il y a bien une raison pour qu’il veuille que je me renseigne sur lui et ça n’augure rien de bon. J’acquiesce et note mentalement de m’informer davantage sur lui, son taux de réussite, ses méthodes, … ce sont des trucs qui se savent en général. Victor finit par briser le silence pour avouer ce qui le tracasse. Le sang quitte soudainement mon visage. Je n’aime pas ça. Je n’aime vraiment pas ça. Mais alors pas du tout. Mon rythme cardiaque s’accélère et j’entame : « Judy ? Mais pourquoi il doit prendre en charge... » Puis je m’interromps aussi brutalement, le laissant parler à sa guise. Mon sang se glace dans mes veines. Judy ne mérite pas de telles épreuves, ni Victor, ni mes cousins et cousines… j’ai peur pour eux.

Je m’approche d’un Victor déboussolé, prends une grande inspiration et me lance : « Je suis désolée. Je sais que rien de ce que je pourrais dire ne pourra apaiser un tant soit peu ce que tu vis mais… elle est forte, Judy, elle peut s’en sortir. » Il est impossible de faire des promesses alors que je ne sais rien. Il vient de me balancer ça et… j’ai de la peine pour Victor. Pour la tante que j’ai appris à connaître et à aimer. Elle peut s’en sortir, j’en suis certaine. Je ne peux pas imaginer l’inverse. Il s’agit juste de trouver un plan : de la chimiothérapie, des rayons, une thérapie alternative ? Les cancers ne sont pas mortels à tout les coup… Je prends Victor dans mes bras dans une étreinte chaleureuse. « Quel est le pronostic de Griffith ? »

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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Dim 19 Fév - 23:01

Je ne me suis jamais perçu comme "vieux" pourtant. C’est une étiquette qui conviendrait mieux à mon frère. Parce que lui a vieilli. À un moment sur sa route, il a pris de l’âge. Il est devenu sérieux. Si en milieu de travail je suis reconnu comme un requin sanguinaire, mes proches savent pourtant que je suis de manière général un homme au tempérament assez doux et dont le sérieux n’est pas toujours au rendez-vous. Ça fait partie intégrante de cette douce rébellion que j’ai vécu depuis que j’ai réalisé que le chemin tracé par mes parents n’était pas fait pour moi. Depuis ce moment où j’avais choisi le bonheur sur les grandes routes d’Europe plutôt que dans ma Nouvelle-Zélande natale.

Dans le détour du chemin, j’avais associé certaines conditions à des maladies de vieux. Avec les gamins, je ne m’étais pas vraiment vu vieillir – parce qu’il y avait mes petits à voir grandir et devenir de moins en moins miniature et de plus en plus indépendant. Leur croissance était bien plus intéressante que les quelques vallons qui avaient établi leur marque sur mon visage comme un territoire dont ils avaient normalement l’accès sans que j’aie mon mot à dire sur la pertinence de leur présence.

La vieillesse m’avait toujours semblée distance – peut-être parce qu’elle était associée avec cette idée de retraite et que je savais très bien qu’il faudrait enlever couteaux et autres ustensiles de mon cadavre parce que l’un des rares endroits où je me sentais sincèrement à mon aise c’était derrière les fourneaux – que ce soit Chez Victor ou ailleurs.

Mais l’âge m’avait rattrapé avec cette saloperie qui était tombé sur la gueule de mon couple et de ma famille. Et ma femme… elle en avait assez bavé pour qu’elle puisse éviter une telle chose. Je m’en veux presque comme si j’étais responsable de ce qui lui arrive.

En un certain sens, je le suis. Parce que je vois le visage de Savannah qui change de couleur lorsque je confie qu’un de ses collègues, oncologue, prenait en charge de ma femme. Le grand « C » est un ennemi que l’on n’attend pas au détour du chemin. Je sais qu’elle est chamboulée – en un certain sens, elle me rappelle un peu Alice qui s’est tenue forte et qui a fait comme si l’univers n’était pas aussi fragile que ce que l’on croyait.

Je sais que c’est idiot, mais le fait qu’elle soit médecin me rassure juste assez – Elle n’a pas vu son dossier pourtant et je le sais. Mais il n’en faut pas très longtemps pour que la vague me heurte une troisième fois en peu de temps. L’optimiste cède au pessimisme lorsqu’elle me demande le pronostic de ma femme : « Il n’est pas bon son pronostic. Il lui donne dix-huit mois avec la chimio, des radiations et une opération. » dis-je en croisant les bras. Sa caresse m’a presque fait du bien pendant un instant. Je ne me suis pas senti fermé comme une huitre. « C’est con… parce que l’on pensait que c’était sa ménopause – après tout… elle approche cinquante et un. » Un peu bête comme excuse. On avait soupçonner la nature de faire simplement son œuvre. Après tout demain deviendra un jour hier. « Les enfants savent… Mais tu es la seule des neveux et nièces qui est au courant pour l’instant. » Ça me surprend presque que ma voix n’éclate pas en mille et un éclat. J’ai presque l’air d’énoncer des faits distants et lointain.

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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie Lun 20 Mar - 1:14

« Il n’est pas bon son pronostic. Il lui donne dix-huit mois avec la chimio, des radiations et une opération. » Oh merde. Pas bon ça… Mais Griffith n’est pas le seul oncologue de l’hôpital. Il peut y avoir un second avis. Un troisième… Nous ne pouvons pas nous avouer vaincus tout de suite. Néanmoins je sens la fatigue peser sur les épaules de Victor. Il a l’air épuisé. Bien sur je ne suis pas la première au courant alors… alors peut-être qu’ils ont déjà tout tenté et qu’il m’en parle parce qu’il n’y a pas d’autre solution ? De la chimio, des radiations et une opération… c’est lourd comme protocole. Autant dire qu’il n’y va pas de main morte. Et même avec ça, elle n’aura que dix-huit mois.

Quand on souffre d’une horrible perte on traverse cinq étapes. Plus ou moins… c’est ce que les livres nous disent. Mais en réalité c’est un peu plus compliqué que ça. Chaque être humain est différent. Chacun vit sa peine d’une façon différente. Certains sautent une étape, d’autres restent bloqués un moment sur l’une d’elles… chacun a sa façon de gérer, de surmonter une épreuve. Je pense que c’est important de savoir ça… puisque Victor n’a pas perdu sa femme. Non, elle est toujours là bien vivante. Son cœur bat. Mais quand on nous annonce une mauvaise nouvelle, quand on sait que la vie ne nous fera pas de cadeau et nous enlèvera un être cher, c’est pareil. On passe par le déni car la perte n'est pas envisageable, on ne peut imaginer que c'est réel. Puis on trouve un arrangement, on supplie, on implore, on offre tout ce qu'on a, on offre nos propres âmes en échange d'un jour de plus. C’est exactement ce que je viens de faire : essayer des thérapies alternatives, un traitement, quelque chose qui la guérira… C’est ça, la négociation. Seulement quand ça échoue… la colère est difficile à contenir, on tombe dans la dépression, le désespoir, jusqu'à ce qu'on accepte finalement que l'on a tout tenté. On abandonne. On abandonne et on accepte. Le chagrin peut être une chose que l'on a en commun mais il est différent pour tout le monde. Il n'y a pas que la mort dont on fait le deuil, de la vie, d'une perte, d'un changement. Et on se demande pourquoi ça bloque autant parfois, pourquoi ça fait tant de mal mais la chose dont on doit se souvenir c'est que ça peut changer. C'est comme ça qu'on reste en vie, quand ça fait si mal, qu'on ne peut plus respirer, c'est comme ça qu'on survit. En se rappelant, qu'un jour, qu'en quelque sorte, vous ne le ressentirez plus de la même manière, ça ne fera plus aussi mal. Le chagrin vient à chacun en son temps, de sa propre manière. Alors le mieux que l'on puisse faire, le mieux que chacun puisse faire est de recourir à l'honnêteté. Le truc vraiment merdique, la pire partie du chagrin est que vous ne pouvez le contrôler. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de laisser nos sentiments quand ils viennent. Et les laisser partir quand on peut. La pire chose c'est qu'à la minute où vous pensez l'avoir surmonté, ça recommence. Et toujours, à chaque fois, vous ne pouvez plus respirer. « C’est con… parce que l’on pensait que c’était sa ménopause – après tout… elle approche cinquante et un. » Je hoche la tête, un peu déconnectée. Ils ont du avoir un sacré choc en découvrant que ce n’était pas la ménopause… « Est-ce qu’elle va tenter le protocole qu’il a établi, alors ? » J’ose enfin demander en le regardant dans les yeux. Je sais que j’aborde un point délicat. Probablement que je ne devrais pas le faire ce soir alors qu’il est si vulnérable. Le traitement laisserait à Judith dix-huit mois avec son mari et ses enfants, non sans douleur. Une chimiothérapie est lourde, des rayons également… le corps en sort affaibli et l’esprit aussi. Parfois les patients préfèrent éviter tout ça et vivre jusqu’à ce que le cancer ne le leur permette plus. C’est un choix difficile à faire. Tous n’ont pas de famille. « On pourrait demander l’avis d’un second médecin. » je propose alors. Cela fait partie de la négociation… on veut tout faire pour que le pire n’arrive pas. Et parfois ça fonctionne, parfois le fait de persévérer paie. « Je suis désolée, vraiment… si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésites pas. Je peux sortir un peu avec les filles pour leur changer les idées, avec Judith aussi… ou organiser des soirées pyjama à la maison pour que Judith et toi vous retrouviez tout les deux. » J’essaie de trouver n’importe quoi pour ne pas me sentir impuissante : on a un pouvoir d’agir après tout, on peut arriver à dépasser ça.
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MessageSujet: Re: La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie

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La forme la plus raffinée de yoga ♣ Victor & Savie

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