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Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed

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MessageSujet: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyDim 29 Mai - 20:49




 



Ian & Aldaric
I need you to need me

18h43. C'est l'heure qu'a choisit ma mère pour mourir.
'C'était déjà trop tard monsieur. On est désolé' C'est ce qu'on simplement prononcé les urgentistes en remballant leur matériel de réanimation dans la chambre. Une chambre qui à force s'est mise à puer la maladie et le renfermé.
Ma mère sur un lit plein de pisse, la poitrine à l'air marquée par les chocs, le regard vide, la peau grise.
Comme un gros faible j'ai vomi au pied de la commode.
Les pleurs de mon plus jeune frère perçait les murs. Tous regroupés dans le salon à s'enlacer dans la panique. On leur avait demandé de rester là pour ne pas encombrer. Mais moi je voulais surtout qu'il ne la voit pas dans cet état. Maintenant j'allais devoir descendre transmettre la nouvelle. Briser leurs coeurs et ruiner leurs derniers espoirs. Mon père lui n'était pas capable de quitter le chevet de ma mère, tenant incrédule sa main froide. Une fois de plus j'allais devoir assumer pour lui. On avait perdu le combat finalement.

Ma famille s'est déchirée. L'espace d'un instant j'ai souhaité rejoindre ma mère. J'ai bien cru que je la suivrais d'ailleurs tellement la pression sur mon coeur s'est faite forte.
Son corps à été emmené, mes frères et mon père ont suivit la voiture des pompes funèbres. Personne ne voulait rester derrière, même si il n'y avait plus rien à faire. Mais cinq gars ça rempli une voiture et il n'y avait plus de place pour moi. 'Vous inquiétez pas, je vous suis.'
C'est bien ce que j'ai dis.
Et pourtant ce n'est pas le chemin que je suis en train d'emprunter. Alors que je marche au ralenti, mes yeux libérant des torrents, mes pas me guident à l'opposé du funérarium. Vers un chemin que je connais bien.

Elle est morte et le choc a un effet bien curieux sur moi. Je me sens coupable parce que je me sens libéré, libéré d'un poids. Et je réalise à quel point la vie est fragile et à quel point j'ai gâché la mienne. Je ne veux plus perdre une minute, une seconde. Je ne peux plus me gaspiller ainsi. Alors je laisse mon corps me guider à lui. Tant de gâchis... Pour si peu, pour rien.
Ils m'attendent mais je m'en fous. Je ne peux pas, pas maintenant. Ils devront signer les papiers sans moi, mon père aura qu'à retrouver ses couilles et se reprendre un peu.
J'ai déjà trop donné, et trop perdu à cause de ça.
A chaque pas je me sens de plus en plus léger, j'ai soudainement l'impression que des ailes viennent me crever les omoplates. Chaque mètre est une distance que je place entre ce merdier et moi. Je me détache.

Arrivé sur le pas de sa porte ma main tremble alors qu'elle presse sur sonnette. Sur mes joues les larmes n'ont pas cessées de couler. Je n'ai toujours pas trouvé comment arrêter ce déluge. J'espère qu'il pourra m'apporter la solution...Qu'avec lui je pourrais m'échapper définitivement l'espace d'un instant, oublier tout.
Mon coeur passe à la vitesse supérieur lorsque la porte s'ouvre et laisse apparaître un Aldaric dont l'absence m'avait détruit. Mon pire sacrifice, pour une cause qui était déjà perdue.
Avant qu'il ne puisse me la claquer au nez; j'entre, me jette sur lui. "Ne dis rien s'il te plait. Ne poses pas de question. On pourra se détester à nouveau demain." Et avant de le laisser dire quoi que ce soit, avant de le laisser me repousser je pose mes lèvres sur les siennes et laisse enfin s'exprimer un désir longtemps refoulé.
Parce qu'il est temps que j'arrête de me torturer moi même. Je veux connaître cette passion que je me suis toujours refusée pour des raisons absurdes. Des raisons qui n'ont plus de sens.
Je libère toute ma passion dans ce baiser, me raccroche à ses lèvres comme si c'était mon dernier refuge. Pressant mon corps contre le sien comme une urgence, j'entrouvre les lèvres pour le chercher plus loin, pour passer la barrière des siennes et me mêler à lui.



 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyDim 29 Mai - 23:17

ian ∞ aldaric
La vie sans Ian était ennuyante… Banale, monotone. Il n’y avait plus rien à attendre, plus de rebondissements spectaculaires, plus le risque de se prendre une baffe sauvage. Aldaric n’avait pas imaginé à quel point une vie plus saine était aussi une vie plus chiante. Ces derniers temps il s’était habitué à ce que sa vie ne soit que coup dur sur coup dur, à ce qu’il s’y passe des trucs dingues presque toutes les semaines, quand ça n’était pas tous les jours. Et d’un coup… le silence radio. Les premiers jours n’avaient pas été de trop et lui avaient permis de se reposer et de penser un peu à lui plutôt qu’à toute cette histoire. Mais en réalité… il n’avait fait que penser à ce dernier baiser avant que Ian ne quitte sa maison. Quand Aldaric croyait avoir tout vu, le gamin le surprenait toujours davantage. Ca n’était pas la première fois qu’ils s’embrassaient mais ce baiser-là avait été différent. Il n’avait pas suffi à le faire décolérer sur le moment et Ian était bel et bien parti sans que personne ne le retienne, mais quelques secondes de plus auraient pu le faire changer d’avis…

Et maintenant c’était trop tard. Comme prévu, Ian lui manquait. Son caractère à la con, sa fausse gueule d’ange. Même ses hurlements incessants lui manquaient ! Le protéger lui manquait, le sermonner aussi, les quelques regards tendres, les quelques preuves d’affection. Tout ce qu’il n’avait plus en somme. Cette fois il n’avait pas essayé de mettre fin à ses jours mais il n’avait plus eu l’impression de vivre pour autant. Aldaric s’était beaucoup remis en question et même s’il ne pensait toujours pas être le réel fautif de l’histoire, il y avait beaucoup réfléchi. Mine de rien ç’avait été un bon médicament pour arrêter l’alcool et n’y avait plus retouché depuis, comme si c’était cette addiction qui lui avait coûté son Ian. Son Ian… Ouais, il y avait autre chose aussi. Des putains de sentiments qu’il n’aurait jamais dû se permettre d’avoir. Lui, amoureux, à son âge… c’était ridicule. D’autant qu’ils ne se verraient plus. Alors c’était un peu comme un gros rhume : il fallait attendre que ça passe.

Tous les jours il espérait voir Ian derrière la porte. Tous les jours il s’insultait de con ; d’une parce qu’il savait que c’était impossible et de deux parce que c’était pathétique et qu’il était censé lui en vouloir. Mais Aldaric n’arrivait pas à être rancunier ! C’était un de ses grands défauts… en plus d’être naïf, comme Ian l’avait si gentiment fait remarquer.
Il avait dormi à la place de Ian depuis la dispute. Sur le canapé – après avoir vérifié qu’il n’y avait plus rien d’illégal. Son lit lui paraissait trop grand, trop vide… Un homme manquait cruellement à sa vie. Il se rendait compte qu’en dix ans, un seul homme avait pu combler ses désirs les plus secrets ainsi que sa frustration. Camille… Oh Camille. Il ne fallait pas commencer à penser à ce type ou bien ça finirait en nouvelle dépression.

Ca faisait un moment qu’on n’avait plus sonné chez lui. Savannah était venue y passer quelques jours car elle ne se sentait pas trop en sécurité ces temps-ci mais n’était pas restée très longtemps. La présence de sa fille lui avait redonné un regain d’énergie rapidement perdu lorsqu’elle avait quitté la maison. Mais au moins, il avait pu passer du temps avec elle.
Le son de la sonnette le fit espérer à nouveau. Il allait probablement se baffer mentalement après s’être rendu compte que la personne qui venait le voir n’avait rien du gamin dont il était amoureux. Ca pouvait être Lizzie, Savannah… sa cousine éventuellement. Avait-il vraiment envie d’ouvrir, pour se confronter une nouvelle fois à la stupidité de ses espoirs ? Oui, ça s’appelait politesse. Alors il se leva du canapé et se dirigea vers la porte.

Il se serait volontiers pincé pour être certain de ne pas rêver ! En ouvrant la porte il tomba sur un Ian en larmes… Deux choses le surprenaient : sa présence tout d’abord et les larmes. Lui qui faisait le fier, le fort, parfois le sans cœur. Il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu dans un état pareil… Son cœur se brisa totalement. Ian pleure, t’as pas été là pour l’aider. Il imagina vaguement qu’il pouvait s’agir de sa mère, seul vrai sujet sensible pour Ian avec le reste de sa famille. Mais les idées n’allèrent pas plus loin, il n’eut pas le temps car très vite Ian se jeta sur lui. C’était inespéré, incompréhensible, absolument pas normal… Aldaric ne sut pas comment réagir.

Difficile de continuer à croire qu’il dégoûtait Ian. Ils ne s’étaient jamais embrassés si longtemps et le gamin ne s’était jamais montré autant entreprenant ! Mais il y avait un bémol… Un tout petit. Alors une fois que leurs lèvres furent séparées, sans pour autant l’éloigner de lui Aldaric émit une objection. « Ian… qu’est-ce que tu fais ? J’peux pas faire ça. » Ce serait profiter de lui, de sa faiblesse temporaire. Et ça, il était persuadé que Ian le lui ferait payer plus tard. « Si tu m’embrasses comme ça je vais… je vais pas pouvoir m’arrêter. » Il y avait deux cas de figure : Ian le laissait enfin faire, ils passaient un bon moment mais sa fierté reviendrait après et le pousserait à agir comme un con avec Aldaric. Ou bien alors qu’ils seraient lancés sur la bonne voie, cette même fierté le rattraperait plus vite que prévu et il se mettrait éventuellement à vomir, parce que coucher avec un homme le dégoûtait… Aldaric avait-il vraiment envie de retenter sa chance ? D’un autre côté, il lui avait tellement manqué… Il était peut-être tant de ne plus se poser de questions.

« Je crois que je préfère quand tu gueules plutôt que quand tu pleures. T’as une sale mine… Si je peux t’aider… je crois que je veux le faire. » Il essuya les quelques larmes sur ses joues et l’embrassa à son tour. « Tu m’as trop manqué… je… Ouais je vais mettre ma virilité de côté et te supplier de ne plus jamais t'en aller. » C’était trop tard, le baiser de Ian avait ravivé tous ses espoirs et laissait son côté fleur bleue s’exprimer.
Il ne savait malgré tout pas quoi faire avec ses mains, avec ses lèvres. Avait-il droit de le toucher, de l’enlacer, l’embrasser… devait-il laisser Ian mener la danse ? Il préféra poser la question. « Dis-moi ce que tu veux que je fasse… et je le ferais. J’ai pas envie de te froisser… » Il manquait peut-être un peu d'initiatives mais c'était tellement compliqué avec ce garçon.
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyLun 30 Mai - 0:32




 



Ian & Aldaric
I need you to need me

On a beau savoir que la fatalité arrive, penser qu'on s'y prépare et qu'on sera prêt...  On se retrouve malgré tout démuni quand elle est là. J'étais persuadé que je m'étais forgé pour encaisser, que je porterais le reste de ma famille en pilier. Mais au final je m'étais effondré comme eux. J'avais pleuré devant eux alors que je m'étais promis de ne céder qu'une fois seul. Je voulais être leur force. Finalement je n'ai été qu'un fils qui vient de perdre sa maman. Réalisant qu'il ne dirait plus jamais mama, qu'il allait falloir enterrer la femme qu'il aime le plus au monde, son pilier à lui.
De tels chocs provoquent souvent les réactions les plus inattendues et font ressortir des choses qu'on ne pensait même pas avoir en nous.  Ça puise dans le fond, dans ce qu'on voulait laisser dans l'ombre. Se retrouver face à la mort c'est se retrouver nu. Privé de tous les masques, tous les murs et barrières derrières lesquels on se cachait.

Dans mon asphyxie émotionnelle je ne me retrouve obnubilé que par une seule chose: Aldaric. Immédiatement je ressens le besoin de le voir; une nécessité. Parce qu'il est mon refuge et que j'ai besoin d'être sauvé plus que jamais.
Je n'aurais jamais cru que la mort de ma mère déclencherait une telle réaction en moi. Ce besoin de lui, de son corps. Mais je suppose que dans ma détresse mon esprit est aller le chercher comme un instinct de survie.
M'empêchant de trop réfléchir et me forçant à suivre mes putains de pulsions pour une fois, je me retrouve donc rapidement sur le pas de sa porte, un peu hors d'haleine après avoir couru les derniers mètres à sa vue.
Encore plus rapidement dans ses bras. La vue de son visage fait tout exploser en moi.
J'inspire son parfum, imprime la sensation de sa peau sous mes doigts alors que déjà je les laisse s'égarer entre la limite de son pantalon et le bas de sa chemise, dans son cou.
Je veux me fondre en lui, le sentir au plus profond de mon âme pour le laisser la guérir. Remplacer la peine qui envahit mon corps par du plaisir.
Je le veux, maintenant, dans cet élan. Que son corps soit mon antidote. Et je ne veux pas parler, je veux qu'on ne communique qu'avec nos corps. Pour ne pas me laisser réfléchir, pour ne pas briser mon échappée parce que je ne veux pas être ramené les deux pieds sur terre. Forcé à réaliser.

Mais bien sûr, c'était rêver un peu trop d'espérer qu'Aldaric réponde à mon empressement aussi facilement, sans se poser de questions, sans se demander pourquoi. Il ne doit pas comprendre et je ne veux pas lui expliquer. Aussi, lui n'est pas si enclin à se lancer dans cette passion en silence. Malgré ma demande il m'interrompt. Me force à reprendre un peu de lucidité le temps de l'écouter. Il s'interroge et je ne peux pas lui en vouloir. Je débarque en pleure sur le pas de sa porte, lui saute dessus après lui avoir claqué la porte au nez quelques semaines plus tôt... Il y'a de quoi être perturbé par mon attitude.
Si seulement il pouvait garder ces questionnements pour plus tard, juste saisir cet instant que je lui demande, éteindre son cerveau et s'abandonner à mes bras. "S'il te plait..." Ne dis rien... Je le supplie dans un soupire, cherchant à capturer à nouveau ses lèvres alors qu'il parle. Tais toi et prends moi. Je ne veux justement pas que tu t'arrêtes.

Une supplication qui ne suffit pas. Mais finalement, ce n'est pas une si mauvaise chose. Les mots que j'entend ensuite sont comme un souffle chaud qui vient caresser ce qu'il reste de mon coeur. L'entendre me demander de revenir à lui me procure une étrange sensation de bonheur que je ne pensais pas pouvoir ressentir dans de telles circonstances... Pas assez pour me faire sourire malgré tout même si ça aurait pu me faire rire de délivrance.
Ça ne fait que me donner encore plus envie d'écouter mes désirs et de céder à ma passion. Plus que jamais je veux m'unir à lui.
Connaître ces sensations que je me suis toujours refusées.

Décidé à obtenir ce pour quoi je suis venu je me montre un peu plus avenant dans ma démarche lorsqu'il me demande ce que je veux qu'il fasse. Je pensais le message clair mais visiblement non... Pas de soucis, je vais le faire passer. Sans me décoller de lui je retire vivement mon t-shirt tâché de larmes. Presse mon torse nu contre lui. Je plante mes yeux dans les siens avec détermination. "Fais moi l'amour." C'est ma réponse. Simple, directe. Et après avoir prononcé ces mots dans un murmure je plonge à nouveau sur ses lèvres.


 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyVen 3 Juin - 18:57

ian ∞ aldaric
Aldaric aurait dû s’attendre à ce que ce ne soit pas la fin de leur histoire. Tout simplement car elle n’en avait pas, de fin ! C’était un éternel recommencement. Ils se battaient, se criaient dessus, se réconciliaient. Il avait malgré tout été surpris de le voir sur le pas de la porte et le mot devint soudainement très faible quand les lèvres de Ian se posèrent sur les siennes. A chaque fois qu’ils étaient ensemble Aldaric ne demandait qu’une chose : un peu d’affection. De quoi montrer qu’il tenait à lui. Mais là c’était trop d’un coup ! Un revirement total. Il se posait trop de questions pour laisser ses sentiments le guider et même si Ian n’avait pas envie de l’entendre dire un mot, ce fut plus fort de lui. En plus de lui demander quelques explications il avait à cœur de lui faire comprendre à quel point sa présence lui avait manqué.
Une partie de lui hésitait à répondre à cette demande plus que soudaine. Aldaric était à peu près certain que s’il craquait, on le lui ferait payer plus tard… A se demander si ce garçon n’était pas bipolaire. D’un autre côté c’était peut-être l’occasion qu’il fallait au gamin pour s’assumer et pour se sentir mieux dans sa peau. Après tout s’il savait sucer des mecs dans une ruelle lugubre, pourquoi ne pourrait-il pas coucher avec un beau garçon qui prendrait soin de lui et qui aurait à cœur de satisfaire ses moindres désirs ?
Il devait vaincre cette petite voix dans sa tête, celle de la raison. S’il restait trop longtemps sans rien faire, incapable de prendre les devants ou même de combattre ses doutes, Ian se lasserait et changerait d’avis. C’était l’occasion à ne pas rater et tant pis pour les conséquences. De toute façon, au point où ils en étaient…

Ian torse nu contre lui et qui l’embrassait c’était le rêve de toute une vie. Enfin… de quelques mois plutôt. Aldaric n’avait jamais osé imaginer une pareille scène. Premièrement parce qu’il avait longuement considéré Ian comme un petit frère et deuxièmement parce que son imagination n’était pas aussi débordante. Pour lui, ça n’aurait jamais pu se passer. D’ailleurs c’était probable qu’il soit en train de rêver, endormi dans son lit. Après un moment figé à le tenir contre lui, il prit sa décision. Ses lèvres quittèrent un moment celles de Ian pour se rapprocher de son oreille. Là, il murmura très suavement : « A tes ordres. »
Aldaric ne tarda pas à se mettre au même niveau que lui en retirant à son tour son t-shirt. Il avait chaud… très chaud. Arrête de penser à mal bordel. C’était dur de se focaliser sur les événements car il ne fallait pas oublier que concrètement Ian n’avait jamais couché avec un homme. C’était une énorme responsabilité et il tenait à ce que tout se passe bien. Il regretta même de ne pas avoir d’alcool dans le coin pour qu’ils se détendent tous les deux. Il glissa finalement sa main dans celle de Ian et l’embarqua dans sa chambre pour l’allonger sur le lit. Il se montra fortement dominant, posé à califourchon sur lui et parcourant le haut de son corps par des baisers.

Aldaric s’était interdit de prononcer un mot de plus. Mais il en avait besoin. « Au moindre problème fais-moi signe… » S’il se sentait mal, qu’il n’était finalement pas prêt, qu’il avait un haut-le-cœur… S’il avait mal, aussi. Aldaric se plaçait naturellement en dominant car Ian lui avait demandé de lui faire l’amour mais peut-être qu’il préférait inverser les rôles. Peu importait pour lui, il jugerait sur sa réaction.
Et pour ça, il laissa sa main glisser le long de son torse pour finalement s’attaquer à son pantalon.
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyVen 10 Juin - 16:18




 



Ian & Aldaric
I need you to need me

Enfin le français cède à mes intentions. Acceptant mon étrange pulsion sans plus se poser de questions. Alors que ses bras se referment sur moi, je me sens protégé, comme si plus rien ne pouvait m'arriver et qu'aucun mal ne pouvait plus m'atteindre.
Je ferme les yeux et m'abandonne à ses baisers si longtemps refusés. Mais qu'est ce qui m'a prit d'avoir aussi peur de quelque chose de si doux ? De si évident.
Mes mains rejoignent celles d'Aldaric pour accompagner son mouvement lorsqu'il retire son haut, souhaitant l'accélérer.  Je ne sais pas si c'est de l'impatience ou de la peur de me débiner, mais je n'ai pas envie de perdre une seconde. Du temps j'en ai déjà assez perdu.
Mes mains se perdent contre la peau de son dos pour serrer un peu plus son corps au mien. Le bout de mes doigts se délecte de la douceur de cet épiderme que je découvre, explorant les courbes de ses muscles. Je glisse vers ses hanches pour enfin remonter le long de son torse si bien dessiné. Sa main capture alors la mienne et me ramène à la réalité alors que nos bouches se séparent. Je me rend alors compte à quel point ma tête tourne, déchirée entre cette passion enflammée et le choc de ma mère. Je reprend mon souffle, essuie ma joue de mon autre main alors que je me laisse guider vers les escaliers. Mes larmes ont semblerait-il cessé de couler.

Je ne pâlis cette fois pas à la vue du lit. Cette fois j'en ai envie et, même si je garde une certaine appréhension face à l'inconnu, ça ne me fait plus peur. Je laisse le psychologue m'allonger, m'abandonnant complètement à lui. Je lui fais confiance, je sais qu'avec lui je suis en sécurité, je sais qu'il ne peut rien m'arriver de mal. D'ailleurs il me rassure et je hoche la tête en guise de réponse.
Je ne sais pas encore si je suis confortable avec l'idée qu'Aldaric soit celui qui se place au dessus... mais je ne suis pas sûr que l'inverse me convienne mieux. Je suis en terrain inconnu et je n'ai aucune idée de comment je préfère aborder la chose. Alors je reste sur ma résolution et je m'empêche de réfléchir et je verrais bien comment les choses viennent.

Liant à nouveau mes lèvres aux siennes je me tortille sous lui pour retirer mon jeans alors qu'il en fait de même. Entre nous il ne reste désormais plus qu'un fin morceau de tissu qui trahit son érection contre la mienne. Une couche de trop que je m'empresse de retirer également, le coeur battant si fort que j'ai l'impression qu'il va finir par s'arracher de ma poitrine.
Nous voilà à présent entièrement dévoilé l'un à l'autre, sans plus aucun masque derrière lequel se cacher et ça m'en donne des sueurs. Je déglutis.
Je sens toute sa chaleur me couvrir, chaque centimètre de sa peau. Je laisse mes mains caresser ses cuisses d'hommes. Une sensation très différente de celles d'une femme. Je sens ses muscles beaucoup plus marqués, sa pilosité. J'ai longtemps cru que ça me dégouterait et pourtant je me retrouve à en redemander alors que j'intensifie mes caresses. Je frôle ses fesses nues, remonte dans le creux de son dos.

Je ne me suis jamais senti aussi proche de quelqu'un. Ça peut paraître impossible mais à 26 ans je n'ai jamais fais l'amour. J'ai baisé c'est tout... Pour la première fois je découvre la tendresse et cet étrange sentiment de ne faire qu'un avec la personne, cette envie de fusionner et non pas juste de venir. J'en soupire de plaisir alors que mes yeux finissent de sécher.
Ses doigts me font vibrer, son souffle dresse chaque poil de ma peau. Je me tend et me courbe sous ses attentions, ses caresses. Mes mains capturent les siennes et les écrasent de plaisir alors que nos sexes s'enlacent.

La sueur perle sur mon front, l'appréhension me donne le tournis lorsque vient le moment crucial. Je plonge mes yeux dans les siens, m'y accroche pour ne pas perdre pied alors que je l'autorise à entrer, non sans serrer un peu les dents. Je laisse échapper un râle alors que je tente de me détendre. Toujours fixé à son regard, on s'apprivoise doucement, on s'adapte et ma mâchoire fini par se desserrer pour laisser échapper quelques soupirs de plaisirs.  Des gémissements qui se perdent dans les siens lorsque nos lèvres se rejoignent à nouveau. Mes doigts se crispent dans son dos.
On ne fait plus qu'un et je ne me suis jamais senti aussi libéré.

Perdus l'un dans l'autre, nos coeurs battent à l'unissons lorsque vient la jouissance. Unis dans cette apogée, nos corps se resserrent, nos souffle viennent effleurer le cou.
C'est fait. A partir de cet instant il n'y aura plus de retour en arrière.
Reprenant mon souffle je garde mes bras enlacés dans le dos d'Aldaric. Je le garde près de moi comme si j'avais peur que cet instant se brise et se perde. "Ma mère est morte et j'ai agressé Ana." Je lâche alors de manière un peu brute, comme si je ne pouvais plus le contenir plus longtemps. J'ai besoin que ça sorte, comme si le fait de le mettre en mots, de les envoyer dans l'air, allait faire sortir ça de ma tête.


 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyVen 17 Juin - 20:34

ian ∞ aldaric
Si on lui avait dit qu’il finirait par avoir Ian. Si on lui avait dit que leurs corps seraient aussi proches, qu’ils ne feraient même plus qu’un. Si on lui avait dit qu’il tomberait amoureux d’un gamin insolent, imprévisible, menteur… de Ian. Il n’aurait jamais cru tout ça possible. Il n’aurait jamais cru qu’une seule personne pouvait changer sa vie entière, sa façon de voir les choses, sa façon d’être. Ian lui avait fait tout connaître. La haine, la colère, la tristesse, l’inquiétude, le dégoût, la dépression, la joie, l’incompréhension, l’amusement, l’extase, l’amour… Peut-être que le gamin ne s’en rendait pas compte mais il était devenu un pilier dans la vie d’Aldaric et ce dernier ne se voyait définitivement plus sans lui. Il avait cru que ce serait préférable de se passer de sa compagnie, de sa personnalité autant agaçante que touchante mais il s’était trompé. Et maintenant qu’ils venaient de vivre cet ultime rapprochement… toutes ses bonnes résolutions se retrouvaient réduites à néant.
Il ne savait pas si cette fois serait l’unique ou si elle serait suivie par d’autres. Mais pour une fois Aldaric n’avait pas voulu se poser la question et avait aimé Ian comme il n’avait jamais aimé personne. L’attente et la frustration avaient rendu les choses tellement irréelles qu’il réalisait encore à peine.
Il reprenait son souffle, priait vaguement pour que Ian ne s’en aille pas trop tôt. Il n’était probablement pas du genre à câliner l’autre pendant trois heures après l’amour… Alors Aldaric s’attendait à ce qu’il fuit encore. Il s’attendait aussi à ce que les choses se passent mal, à ce qu’il devienne peut-être violent. C’était triste à imaginer mais le psychologue le connaissait par cœur maintenant. Il espérait que ce moment l’aiderait à s’adoucir et qu’il ne le repousserait plus constamment… C’était peut-être en bonne voie, après tout. De toute façon son esprit était trop embrumé pour penser à quoique ce soit. Il avait pris son pied, oui. Mais c’était encore plus que ça. Tellement symbolique… Ian et Aldaric. Aldaric et Ian.

Ian ne tarda pas à briser le silence, ne manquant pas de surprendre Aldaric au plus haut point. Sur son petit nuage il redescendit à une vitesse folle pour s’écraser au sol. D’un autre côté… Ian était arrivé en pleurant, il aurait dû s’y attendre. Le psychologue ne sut pas comment réagir. Il n’avait jamais vu sa mère mais la nouvelle l’attristait plus qu’il ne l’aurait cru. Pour Ian, premièrement. Et aussi parce qu’il aurait voulu l’aider, il aurait pu si le garçon l’avait laissé faire. Il resta un moment silencieux, ses doigts caressant sa peau claire. Quant à la deuxième confession… Il ne savait pas non plus quoi en faire. Ian avait voulu venger l’honneur du psychologue… ou le sien, il ne savait pas trop. Aldaric voulut d’abord lui demander les détails de cette « agression », mais il avait peur de la réponse. Il n’imaginait pas Ian capable de commettre un meurtre, loin de là… Mais les gens pouvaient toujours nous surprendre, surtout lui.

Chaque chose en son temps. « Je suis désolé pour ta mère. » Des mots horriblement banals pour un événement qui ne l’était pas… Aldaric savait à quel point un enterrement pouvait coûter cher et si les Pemberton n’avaient probablement pas encore pensé à ce détail, Aldaric avait peur que ce ne soit un gros problème. A l’époque, ses parents n’avaient pas su payer une pierre tombale à son petit frère. Ils s’en étaient tellement voulus… « Si tu as besoin de quoique ce soit… tu sais que je suis là. » Il ne parlait pas d’argent directement, ce n’était pas le moment. Mais cette phrase contenait beaucoup de choses. En fait… Il ferait absolument tout ce que Ian lui demanderait.
Il comprenait mieux pourquoi le gamin était perdu. Il venait de perdre ce pour quoi il se battait depuis un moment déjà… Aldaric ne se sentit même pas vexé, alors qu’il venait d’être en quelque sorte utilisé. Du moment qu’il pouvait alléger sa peine il s’en fichait bien.
« Qu’est-ce que tu entends par… agresser Ana ? » Il osa finalement poser la question. Mais dans sa voix il n’y avait aucun jugement tandis que ses doigts continuaient à caresser sa peau. Ian parlait rarement, se confiait peu. Alors Aldaric voulait être une oreille attentive et lui donner l’envie de recommencer à chaque fois qu’il en avait besoin.
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyMar 9 Aoû - 2:28




 



Ian & Aldaric
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En seulement trois heures de ma vie, je suis parvenu à faire le voyage entre les deux émotions les plus intenses du répertoire. Le chagrin le plus profond et le bonheur le plus pur. A présent je suis retombé à mi-chemin. Incapable de rester accroché à l'un des côtés, aspiré de parts et d'autres dans chaque direction au point que je fini par stagner au milieu. Tiraillé. J'ai l'impression de flotter dans le rien. Ni triste, ni heureux. Simplement inerte, comme si je m'étais mis en pause.  
J'ai envie de hurler, j'ai envie de rire, pleurer et sourire. Je ne sais plus quoi ressentir et encore moins quoi penser.
Ce sentiment de vide, de me perdre moi même, c'est probablement l'une des choses les plus effrayantes que j'ai pu ressentir. Je ne me retrouve pas, je ne me vois plus. Comme si on m'avait laisser tomber au milieu d'un brouillard dense, isolé mon âme et mon corps et lancé dans une partie de cache-cache.
Alors je me raccroche à la seule chose qui me permet de garder un pied dans la réalité. Le corps chaud d'Aldaric. Mon ancre. Je me serre contre lui comme si j'avais peur de couler en le lâchant. De me perdre définitivement dans ce brouillard et ne plus jamais trouver un chemin.
Je concentre mon attention sur les battements rapides de son coeur je me laisse bercer par sa respiration qui doucement soulève son torse, puis retombe.
Se soulève puis retombe. Encore. Et encore. Comme une hypnose je m'apaise.
Trouve un nouveau chemin, un sentier qui doucement se dévoile alors que je l'emprunte. Il n'est constitué ni de joie ni de peine. C'est un chemin de guérison, de quiétude. Une route qui m'invite à laver mes mains, à vider mon sac si lourd pour continuer mon voyage plus léger.
Il est temps que j'arrête de traîner mon bagage trop rempli.
Et c'est comme ça que ma bouche finit par s'ouvrir. Simplement pour faire de la place, pour cracher les gros encombrants.
Admettre est le premier pas vers la guérison, c'est ce qu'on dit, et c'est ce que je veux.

J'ai lâché le morceau de but en blanc. La déclaration est courte mais lourde.
Mais surtout, c'est la première fois que je dis ces choses à haute voix.
Et ça rend soudainement tout ça atrocement réel. Le souvenir de cette nuit où j'ai laissé un monstre m'habiter.  Où j'étais prêt à souiller même à tuer. Et ma mère...
On l'entend souvent dire, que perdre une maman c'est ce qu'il y'a de pire. Que peu importe les tensions qu'il y'a pu avoir, le climat familiale, et même l'éloignement, ça déchire l'âme de la façon la plus violente qui soit. S'en est même indescriptible. C'est comme mourir un peu.
Ma mère est morte... Les mots m'arrachent la bouche.
Mes entrailles sont poignardées.
"Merci..." Comme un automate je répond alors face à la condoléance. Les yeux fixant le vide, je n'ai même pas réfléchis. Et je me vois déjà aux funérailles, remercier tous ces gens que je n'ai pas envie de voir. Faire bonne figure alors que j'ai juste envie de m'effondrer, serrer ces gens dans mes bras quand j'ai juste envie qu'on me laisse seul. Je le sais déjà, que je vais devoir tout assumer ce jour là. Et ça n'en sera que plus pénible. Pas de repos pour Ian, pas le temps de faire son deuil. Tout le monde l'attend au tournant, pour qu'il assure et porte le reste de sa famille... Mais j'en ai marre. J'ai envie de démissionner.

Je redescend alors sur terre quand Aldaric m'interroge sur Ana. Comme si j'avais oublié de respirer pendant que je m'étais égaré aux funérailles, j'inspire soudainement. Cligne mes yeux devenus un peu secs à force de rester fixés sur le mur. Déglutit.
Merde, il va falloir que je lui raconte maintenant, que j'aille au bout de ma confession.
"Euhm..." Mais comment avouer ça ? Comment raconter une atrocité pareille ? "Ok. Il y'a quelques jours... Ana à fait agresser un de mes petits frères.... Encore une fois pour se venger de ma dette... Il est rentré la gueule en sang. Ce soir là je suis sorti prendre l'air. J'ai pas supporté l'idée qu'il subisse ça à cause de moi tu comprends... Et c'est là qu'elle est arrivée. Je sais pas si c'est une coïncidence ou si elle était vraiment décidé à me pourrir, mais toujours est-il qu'elle est venue me provoquer. Je crois qu'elle était saoul. Mais ça à été la goutte de trop pour moi. Après ce qu'elle t'a fait... Ce qu'elle venait de faire à mon petit frère, j'ai explosé. Et je l'ai frappé... A plusieurs reprises, assez fort. Fort assez que pour lui faire perdre connaissance. -" Je détourne le regard, fuis le sien. Je n'entre pas dans les détails, je n'en suis pas capable. Et ce discours révèle déjà bien assez d'horreurs comme ça... "- Je voulais lui faire payer tu sais ? Et je crois qu'en commençant à la frapper j'ai aussi vidé toute ma colère, ma frustration. Tout ce que j'ai toujours enfuis. Au final je lui ai fait payer ses actions, mais aussi toutes les merdes que la vie a mit sur mon chemin...Et ça m'a même pas fait du bien au final." Parce que maintenant je culpabilise.
Une larme roule alors sur ma joue. Mes yeux recommencent à pleuvoir semblerait-il. Je me doutais bien que mon visage n'allait pas rester sec bien longtemps....
Restant détourné d'Aldaric, incapable de le regarder tellement j'ai honte, je demande alors la voix brisée. "Est-ce que tu peux me pardonner ?" Même si ce n'est pas à lui que je devrais demander, c'est son pardon qui m'importe le plus. J'ai besoin de ça pour avancer dans vers la rédemption. Savoir qu'il est à mes côtés même dans mes heures les plus sombres. Qu'il est là pour m'aider à me relever.



 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptySam 13 Aoû - 1:17

ian ∞ aldaric
« Est-ce que tu peux me pardonner ? » Aldaric resta longuement silencieux suite à la question du gamin. Il avait su pardonner Ian un bon nombre de fois, depuis leur rencontre… Aldaric avait su lui pardonner ses mensonges, ses escroqueries. Il avait su pardonner quand Ian l’avait rayé de sa vie. Et, en l’accueillant chez lui et en lui faisant l’amour de cette façon, il venait indirectement de lui pardonner la dispute de la dernière fois. Le fait d’avoir caché de la drogue chez lui, le fait d’avoir été absolument odieux… Aldaric réalisa et eut un frisson d’effroi. Ian avait une telle emprise sur lui qu’il pouvait absolument tout lui passer. Mais il ne put pas y songer plus longtemps, Aldaric sentant bien que Ian attendait absolument une réponse. Il se redressa un peu, déposa sa main sur sa joue pour capter son regard. « Peu importe ce que tu en diras Ian, je sais que tu es quelqu’un de bien. Tout le monde craque, un jour ou l’autre… Et il faut avouer qu’elle ne t’a pas facilité la tâche, toi qui en bavais déjà énormément. » Aldaric n’excusait pas l’acte de Ian, ne lui donnait pas raison. Mais si les rôles avaient été inversés, peut-être aurait-il pu se comporter de la même et horrible façon. « Oui… oui j’te pardonne. Mais toi, est-ce que tu te pardonnes ? » Ana était en vie, tout le monde pouvait faire des erreurs. Et c’était même un miracle qu’il ne l’ait pas tuée quand on connaissait toute la rancœur qu’avait le gamin pour la dealeuse.
Aldaric était touché que Ian lui demande son pardon. Il avait l’impression de découvrir une nouvelle personne, un gamin touchant… et aussi étonnamment fragile. Son envie de le protéger redoubla alors et il s’autorisa à déposer un petit baiser sur ses lèvres, sa main toujours posée sur sa joue. Il ne savait pas trop ce que tout cela faisait d’eux. S’il fallait qu’il se considère en couple ou toujours célibataire. Mais Aldaric s’était promis de prendre les choses comme elles venaient maintenant et de ne plus se poser trop de questions. De toute façon, il n’y avait que Ian qui l’intéressait et les autres hommes lui semblaient alors invisibles.

Le silence envahit à nouveau la pièce. Aldaric réfléchissait, cherchait à peser ses mots pour que ce moment confidences ne se finisse pas en larmes ou en cris. Finalement, il osa lui dire le fond de sa pensée. « C’est vide, ici, depuis que t’es parti… Je me doute et je comprends parfaitement que tu doives être là pour ta famille mais si jamais… si jamais un jour t’en as marre et que tu veux juste te reposer un peu, ma porte te sera toujours ouverte. Peut-être que je pourrais… te laisser un double de mes clés. Si ça te dit. » Aldaric ne se rendait pas vraiment compte de ce qu’il proposait. En fait, il aurait voulu lui demander de venir vivre ici à nouveau mais il savait que Ian avait de toutes nouvelles responsabilités et qu’il n’accepterait probablement pas. Pire, qu’il se vexerait peut-être. Lui laisser le double de ses clés semblait au psychologue un bon compromis… Un petit quelque chose qui voulait dire je te fais confiance.

Galvanisé par les confessions du garçon, il voulut s’y mettre. Il voulut libérer sa tête et son cœur quitte à se prendre un mur en retour. Laissant sa main caresser la peau nue de Ian, il laissa échapper un soupir. « Moi aussi, je voudrais te dire quelque chose. » Rien d’aussi lugubre que les aveux du jeune homme, mais quelque chose qui le tracassait réellement. « Je t’aime, Ian. Je suis… j’suis tombé amoureux de toi. » Depuis le temps, il fallait que ça sorte ! Et ça faisait autant de bien que ça le terrassait. Il était tellement imprévisible, indépendant… Aldaric n’allait-il pas tout gâcher, encore une fois ?
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyMar 16 Aoû - 2:27




 



Ian & Aldaric
I need you to need me

La réponse d'Aldaric... Quelle autre réaction aurait-elle pu m'inspirer que celle d'enfouir ma tête dans le creux de son cou en me ruant pour me serrer contre lui ?
Pleurant toutes les larmes de mon corps, une partie étant cette fois le fruit d'un soulagement profond, je me laisse aller dans ses bras. J'évacue, en sécurité, je me réconforte. Me pressant comme un fou pour me sentir au plus près de lui. Je veux m'enfouir dans sa peau, fusionner avec son corps. N'être plus qu'un pour de vrai cette fois. Et j'ai beau me serrer j'ai l'impression que ce n'est jamais assez, que le contact est insuffisant. L'osmose ultime est un fantasme inatteignable. Irréalisable. Peu importe la proximité et même si nos corps ne laisse plus passer une parcelle d'air entre nos peaux, nous ne serons toujours que deux entités pressées l'une contre l'autre. Jamais une seule...
Alors je pousse encore plus ma tête dans son cou dans un vain espoir. Presque frustré mais en même temps étrangement libéré. "Merci." Je fini par lâcher d'une voix à peine audible, étouffée contre son épaule et par mes sanglots.
Finalement j'émerge et plonge mes yeux dans les siens alors qu'il baisse son visage vers le mien.
J'accueil son baiser comme si je l'avais attendu toute ma vie, y répond comme si c'était la dernière chose qui m'était donné de faire. Je l'embrasse comme si ma vie en dépendant. Parce que dans le fond c'est presque le cas. C'est lui qui me sauve. Pendant tout ce temps c'est lui que j'avais attendu. Je cherchais le bonheur alors que depuis des années maintenant, je l'avais déjà rencontré... Il fallait juste que je m'autorise à accepter la forme sous laquelle il se présente. Celle d'un homme.... Et finalement, maintenant le pas passé, je ne comprend plus pourquoi j'ai montré tant de résistance.
Tant de temps perdu, juste parce que je suis têtu... Si j'avais su.

Nos regards se perdent l'un dans l'autre et le temps semble alors s'arrêter.
Finalement c'est lui qui vient briser le silence. Je souris, ce qui doit me donner une expression étrange avec l'association de mon regard endeuillé. Probablement un sourire pâle, mais un sourire malgré tout. "J'aimerais ça oui."
La proposition me touche grandement, surtout avec le dernier coup que je lui ai fais... Planquer de la drogue pour la mexicaine dans son canapé... Une trahison qui aurait pu être celle de trop. Et pourtant, fidèle à lui même, au lieu de se méfier et de garder ses distances il m'ouvre une nouvelle fois sa porte.
L'idée de pouvoir vivre à cheval entre chez lui et mon domicile m'enchante. Un bon deal pour ne pas rompre brutalement le lien avec ma famille une fois de plus, tout en démarrant petit à petit une nouvelle vie qui me rend bien plus heureux. "Merci..." J'ajoute encore une fois. Je le remercie surtout pour la confiance qu'il m'accorde plus que pour la clé pour être honnête.

Mais Aldaric se s'arrête pas là. Semblerait-il lancé il continue alors sur une confession qui me laisse coi. Mes yeux s'écarquillent alors qu'il prononce des mots que je ne pensais pas entendre. Je ne le ai en réalité entendu prononcés par personne d'autre que ma mère.
Mon coeur palpite, je ne sais pas comment réagir. Dans mon cerveau tout s'active à mille à l'heure. "Al je..." Je suis choqué, ému, paumé.
Tout ce que je sais c'est que ces mots m'ont provoqué une sensation de chaleur qui évoque le bonheur. C'est comme si j'avais attendu ça toute ma vie sans le savoir. Je souris sans m'en rendre compte. "Je... Moi aussi." Finalement je le sors. Pas encore sous la forme à trois mots mais je répond néanmoins à ses sentiments du mieux que je peux.
Je ne suis capable de prendre qu'une étape à la fois dans la relation. Le sexe était celle du jour...  Les mots je t'aime devront encore attendre un peu...
"Tu sais j'ai longtemps été confus par rapport à ce que je ressens pour toi... J'ai cru que j'interprétais mal mes sentiments, que je m'inventais des choses. Parce que t'es mon héros Al, personne m'a jamais traité comme tu me traites.  Alors je me suis dis que je me méprenais à cause de ça, en prenant de l'admiration et de la gratitude pour de l'amour...  Mais en fait non... C'est bel et bien de l'amour, j'en ai eu la confirmation aujourd'hui." Je tente maladroitement d'expliquer...  D'expliquer tous ces mois de lutte. Mes changements d'avis, mon attitude instable envers lui. J'étais juste paumé, j'avais peur de sauter sur la mauvaise conclusion quand il s'agissait en réalité de la bonne.
"Je suis désolé d'avoir été aussi lent." J'ajoute en l'embrassant une fois de plus. "J'ai compris maintenant." Je ne changerais plus d'avis.

Passant une main sur mes joues couvertes de résidu de larmes je me recule alors un peu. Après ce moment passé, ce bout de rêve, je réalise qu'il est temps pour moi de retourner à la réalité. Aldaric m'en a donné la force et je ne pourrais pas me cacher dans ce lit pour l'éternité... Il est temps d'affronter mon cauchemar. "Par contre, c'est pas que j'apprécie pas cet instant un peu guimauve, tout le contraire, mais il faudrait que j'aille à rejoindre ma famille au funérarium je crois... Je me sens prêt." J'avoue timidement, souriant néanmoins toujours plus. Je me sens si libéré, ressourcé que j'ai l'impression d'enfin commencer à me retrouver. Rien que dans ma façon de m'exprimer. Je m'étais effacé, mon language s'était décoloré. Mais je me sens ramené à la vie. La preuve, je suis même arrivé à plaisanter un peu. Tout ira mieux je le sais maintenant. L'épreuve qui m'attend est dure mais je sais qu'au bout du couloir il sera là. Avec la mort vient une renaissance. C'est peut-être le choc qui me fallait. "Est-ce que... Je pourrais revenir demain matin ? Je crois que je devrais rester avec mes frères ce soir... Même si je préférerais être ici. Mais ils ont besoin de moi... une dernière fois." Une dernière fois oui, parce qu'une fois le deuil passé c'est décidé, je prend mon propre envol. Avec Aldaric.  



 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed Aldaric & Ian ☀ Love until we bleed EmptyMar 23 Aoû - 20:17

ian ∞ aldaric
Aldaric avait cru se jeter dans le vide en lui avouant ses sentiments. Il avait franchement eu peur de se prendre un mur, car il fallait être honnête : c’était bien le genre de Ian. Mais le psychologue avait malgré tout un maigre espoir que les choses soient réciproques, après tout ils venaient de faire l’amour… Ian avait arrêté de le repousser pour s’offrir entièrement à lui. « Moi aussi. » Ca devait être ça le bonheur. Cette sensation qu’il venait de ressentir au plus profond de lui alors qu’il entendait ces mots. Que Ian se contente de lui dire ça comme ça, ça lui allait très bien. Il n’en attendait d’ailleurs pas autant de sa part ! Il eut alors bien du mal à empêcher un immense sourire de naître sur ses lèvres. Il n’avait plus connu ça depuis Camille… et Dieu sait qu’il avait ramé pour en arriver là avec Ian. « Non, t’as pas à être désolé. C’est pas toujours évident… de se rendre compte qu’on aime quelqu’un. Même moi j’ai mis un moment avant de l’admettre. J’ai toujours su que j’avais besoin de toi mais de là à mettre des mots dessus… » Pour faire court, il ne lui en voulait pas. Ni pour avoir mis du temps, ni pour la dispute de l’autre fois, ni pour toutes les autres. Aldaric voulait tout reprendre de zéro avec lui, ne plus ressasser le passé à tout bout de champ.

Ian les ramena finalement à la réalité. Il avait raison : il devait partir, affronter cette épreuve – une de plus. « Bien sûr, je comprends. Il faut que tu sois là pour eux. Je te trouve encore une fois très brave. » Il s’approcha et déposa un baiser protecteur sur son front. C’était difficile de le laisser partir après tout ça mais pour la première fois depuis leur rencontre, il était persuadé qu’il le reverrait. Et très vite, puisque Ian lui demanda s’il pouvait passer demain matin. Aldaric sourit et s’empressa de hocher la tête. « Tu es toujours le bienvenu ici alors passe quand tu veux. » S’il envisageait de reprendre le boulot ce n’était pas encore fait alors il passait toujours la plupart de son temps ici. Bien sûr, s’il venait à travailler à nouveau, il lui donnerait ses horaires. « Cela dit… ils auront toujours besoin de toi, tu sais. C’est ta famille. Mais dis-toi qu’un jour il faudra aussi que tu apprennes à vivre pour toi. Et en venant ici aujourd’hui… tu as enfin réussi à le faire. Le temps de quelques heures. » Il était fier de ça. Mais il était aussi fier de le voir tant dévoué à sa famille. C’était assez paradoxal… Tout ce qu’il voulait au fond, c’était son bonheur.
Il le regarda un instant s’habiller avant d’attraper son boxer et de le mettre. Il allait l’accompagner à la porte, c’était la moindre des choses. Quand Ian fut prêt à partir, il attrapa tout naturellement sa main et le suivit jusqu’à l’entrée. Il déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant de le laisser partir pour de bon. « Courage pour tout ça… Tu es fort, ne l’oublie pas. Pour eux tu le seras en tout cas, même si ton cœur saigne. Dis-toi que tu pourras relâcher toute la pression que tu veux ici avec moi. » Il voulait que cet appartement lui apparaisse comme un refuge, comme un endroit où il pourra enfin être lui-même. Où il pourrait pleurer librement, hurler toute sa peine librement. « Je t’aime. » murmura-t-il une dernière fois. Ca n’attendait aucune réponse, c’était comme un encouragement. Qu’il sache qu’il n’était pas seul. Qu’il ne l’était plus, en tout cas.
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