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High enough (+) MADISON & CALEB

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MessageSujet: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyLun 23 Mai - 5:35


Les sourcils légèrement froncés en signe de concentration, Caleb passait en revue ses instruments soigneusement rangés, histoire d'être sûr qu'il ne lui en manquait aucun. Même si pour une fois, il n'allait pas très loin, il n'avait pas la moindre envie de commencer à travailler et de se rendre compte ensuite qu'il avait besoin d'autre chose. En plus d'être pénible, c'était tout sauf professionnel. Il fit donc le point, avant de refermer ses différentes mallettes, bien étiquetées. Dans sa vie quotidienne, Caleb n'était pas forcément quelqu'un de très ordonné. Mais dès qu'il s'agissait de ses outils de travail, il était assez méticuleux, entre autres parce qu'il en connaissait la valeur. Il en prenait donc bien soin et faisait toujours attention à les transporter dans de bonnes conditions. Il déposa délicatement les mallettes dans le coffre de sa voiture (enfin, de la voiture de sa mère) avant de retourner dans la maison pour prendre ses autres affaires. Jetant un coup d'œil à sa montre, il s'aperçut qu'il était relativement en avance et il en ressentit une certaine satisfaction. Une fois n'est pas coutume... Avant de partir, il donna une caresse à Roxy et embrassa sa petite sœur sur le front, sans oublier ses habituelles recommandations qui devaient sûrement l'ennuyer à force. Sans s'attarder davantage, le jeune homme s'installa dans sa voiture et démarra, direction le ranch Jegger. Là-bas, il s'avançait en terrain connu. Il y avait déjà pratiqué un peu d'équitation quand il était petit, mais pas très longtemps, parce que ses parents n'avaient pas vraiment les moyens de lui payer ce genre d'activités. Puis pendant ses deux dernières années de lycée, il y avait été embauché pendant les vacances, à raison de quelques heures par semaine. Il était garçon d'écurie. Son travail consistait donc principalement à nettoyer les boxes des chevaux, mais ça ne lui déplaisait pas. Au contraire, la proximité avec les animaux le rendait tout content. Parfois, après son labeur, le propriétaire lui offrait même de monter le cheval de son choix pendant un petit moment. À ses yeux, c'était donc un job presque idéal, même si ça ne sonnait pas forcément très bien. Une fois, il y avait emmené Dan et Nia, ils avaient été absolument enchantés. Il avait bien essayé d'inviter Lizzie aussi, mais ce n'était pas trop son truc, alors il n'avait pas insisté. Une fois qu'il avait commencé ses études, il avait trouvé un autre emploi, mieux rémunéré parce qu'il travaillait de temps à autre en horaires décalés et le week-end. Mais il lui arrivait encore de venir au ranch, avec son maître de stage, pendant ces périodes particulières durant lesquelles il devait s'entraîner un peu sur le terrain, comme il se plaisait à le dire. Même si les équidés n'étaient pas sa spécialité (sans grande originalité, il avait choisi les animaux de compagnie à la fin de son cursus), il fallait quand même qu'il acquière un minimum d'expérience dans ce domaine. C'était une excellente chose, qui lui servait d'ailleurs aujourd'hui. S'il avait seulement eu droit à la théorie, à ce qu'il lisait dans des bouquins impeccablement lisses, Caleb aurait sûrement flippé un bon coup rien qu'à l'idée de soigner ces animaux, ou encore les bovins, ou pire, les animaux sauvages. Au moins, avec des stages dans le ranch, le parc animalier et les fermes du coin, il avait gagné une certaine assurance qui était indispensable dans ce métier, à combien plus forte raison dans les situations d'urgence.

Même s'il ne s'occupait pas de chevaux au quotidien (classique, il voyait plutôt défiler des chiens, des chats, des lapins ou des hamsters), le vétérinaire partait donc plutôt tranquille. Bien sûr, il aurait préféré avoir quelqu'un pour l'assister, pour l'aider dans des tâches parfois fastidieuses et demandant une attention particulière. Mais il n'en était pas encore au point d'embaucher. Quant à Juliette, qui faisait un stage avec lui pendant quelques semaines, elle avait dû s'absenter pour quelques jours, qui seraient simplement décalés dans son programme. D'ailleurs, quand elle apprendrait ce qu'elle avait raté, la rouquine serait sûrement très déçue... Elle adorait les chevaux et jusqu'ici, elle n'avait pas encore eu l'occasion de travailler avec eux. De toute façon, elle en était encore aux débuts de son cursus, donc c'était peut-être trop tôt. Il était préférable d'attendre un petit peu, sauf s'il restait vraiment à ses côtés quand il lui confiait la moindre tâche, en lui tenant presque la main. D'ici là, Caleb était tout seul pour bosser avec les équidés aujourd'hui. Mais ce n'était pas bien grave, il n'avait pas à passer l'épreuve du cheval malade ou blessé ou, pire encore, de la jument qui mettait bas. Non, il effectuait simplement une visite de contrôle, pour vérifier l'état de santé des bêtes. Évidemment, ça n'avait rien d'obligatoire, mais c'était beaucoup mieux. Ça pouvait éviter pas mal de mauvaises surprises et en plus, ce n'était ni très long ni très onéreux. Le Gallois avait l'habitude d'effectuer ce genre de tâches maintenant. En arrivant au ranch, il en salua le propriétaire, à qui il expliqua vaguement ce qu'il comptait faire. Bien entendu, il venait à sa demande, mais il préférait toujours donner un peu de détails sur la nature de ses "manipulations" et autres contrôles, ne serait-ce que pour rassurer leur maître. Après cette petite discussion, Caleb put donc se mettre au travail. Ses mallettes soigneusement posées à côté de lui, il fit le tour des boxes, prenant d'abord le temps de parler et de caresser un peu leurs habitants. Puis, suivant une routine précise et presque nécessaire, il passa de l'un à l'autre. Lisant attentivement les carnets de santé, inspectant et palpant les animaux à la recherche de plaies et d'anomalies, vérifiant l'état de leur crinière, observant ses dents et ses sabots, il injectait parfois une seringue dans le corps d'un cheval, prescrivait un médicament ou un régime alimentaire particulier, ou encore écrivait deux ou trois informations à l'adresse du propriétaire du stage. À chaque fois, il passait quelques minutes avec la bête, non seulement parce qu'il savait à quel point le contact était important, mais aussi parce qu'il y prenait plaisir. Il venait de finir son tour des lieux et s'apprêtait à aller voir le propriétaire pour lui faire un compte-rendu quand il entendit des bruits de pas. Une jeune fille apparut alors, une petite brune. Caleb l'identifia aussitôt. Il s'agissait de Madison, la nièce de sa meilleure amie. « Salut ! » Il ne la connaissait pas très bien, mais il avait eu l'occasion de la rencontrer quand Luka, son père, était tombé dans le coma. Autrement dit, pas vraiment les meilleures circonstances pour nouer des liens quelconques... « Je suis venu pour faire un bilan de santé de nos amis. Donc j'ai vu le tien... Wildfire, c'est ça ? Rassure-toi, il est en pleine forme ! »
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptySam 28 Mai - 19:56

La fin de l’année au lycée approchait à grands pas et c’était là une réalité qui affectait les gens sur plusieurs points. Pour les professeurs, c’était une période où ils couraient d’un côté et de l’autre pour s’assurer que tous soient prêts pour les examens de fin d’année, si bien que toute question jugée impertinente était plus que proscrite. La majorité des élèves stressaient en voyant arriver ces examens de fin d’année. De mon côté, je ne savais pas vraiment comment le prendre. J’avais beau ne pas aimer l’école, j’étais consciente que les examens approchaient à grands pas, et je n’avais pas envie de faire des rattrapages ou quoi que ce soit, alors je voulais bien faire un effort pour une fois, mais en même temps, je détestais le fait que les révisions me prenaient du temps, sans parler du fait que même si je préférais ne pas le clamer haut et fort, j’avais encore du mal à composer avec le fait que j’avais manqué plusieurs jours, cet hiver. J’avais la sensation d’être encore plus en retard que les autres et je prenais mal la transition. Évidemment, j’avais fait tout mon possible pour sortir de la tête de l’eau, et je pensais avoir réussi ces derniers temps, mais alors que je devais tout réviser, je réalisais que j’avais des blancs, des hésitations par rapport à la matière pour laquelle je n’étais pas présente et c’était on ne peut plus frustrant. Rares étaient les enseignants qui comprenaient, qui voyaient simplement le fait que ce n’était limite pas normal que je fasse des efforts qu’en fin d’année et qui décidaient de me prendre de haut. Je ne pouvais les blâmer, il était vrai que mon comportement n’était pas toujours des plus charmants, même si jamais je n’avais franchi la limite de la politesse ou de la totale rébellion. Était-ce cela qui rendait ma présence en classe encore plus frustrante ? J’en venais à me dire que oui, même si je ne baissais pas les bras… À l’exception d’aujourd’hui. Seule à l’appartement, parce que ma mère était occupée au travail, j’étais au salon, devant mes notes de cours, et je n’y arrivais pas. Peut-être aurais-je pu changer d’endroit dans la demeure pour réviser, supposant que ce serait plus simple, mais j’avais déjà essayé, dans toutes les pièces. Ma chambre, dans la cuisine, sur le balcon, même dans la salle de bains - insérer le jeu de mots pourri par rapport à ce que je pense de mes cours ici - et rien n’y faisait. Découragée, j’en étais - un peu trop rapidement probablement pour certains - venue à la conclusion que j’avais atteint mon quota pour la journée. Je savais bien qu’il me restait encore pas mal de boulot, mais là, je saturais, complètement. Le temps était magnifique à l’extérieur, et pour sûr, je n’avais pas envie d’être cloîtrée chez moi, ou plutôt, coincée avec ces bouquins qui me faisaient tout sauf envie de les lire. Après une mûre - pas du tout en fait - réflexion, je décidai que sortir ne me ferait pas de tort. Sans attendre plus longtemps, je retournai dans ma chambre, balançai mes effets scolaires sur mon bureau déjà rempli de tout cela de toute façon, puis je me changeai pour troquer mon jean et mon t-shirt tout simples pour la tenue que j’avais l’habitude de porter pour aller faire de l’équitation. Rien de trop élégant, ça, je le gardais pour les compétitions, mais un pantalon par-dessus lequel je pourrais enfiler mes bottes convenablement, un haut et une veste à l’effigie du ranch, comme à mon habitude. Mes cheveux étant déjà remontés en chignon désordonné, je ne m’en occupai pas, puis je pris mon sac pour sortir de la maison et me diriger à vélo vers le ranch. Inutile de prendre la voiture, parce que non seulement, ma mère l’avait, sans parler du fait que je n’étais pas encore apte à conduire seule et que dernièrement, je m’étais rendu compte que ce n’était pas vraiment mon moyen de locomotion favori, quand j’étais au volant en tout cas. Pourquoi ? Je ne saurais pas le dire, je m’en tenais qu’à en venir à la conclusion que je n’étais clairement pas pressée à avoir mon permis. De toute façon, le ranch n’étant pas bien loin, il ne me fallut que quelques minutes pour que j’arrive à l’entrée et que sans attendre plus longtemps, je sorte mes bottes de mon sac pour les échanger contre mes Converses, trop peu appropriés pour monter à cheval, évidemment. Laissant mon sac à l’endroit prévu à cet effet, je n’attendis pas plus longtemps pour me diriger vers les écuries, en particulier le box où Wildfire se trouvait. Cependant, avant que j’arrive à destination, mon attention fut interpellée par une voix, puis un visage familier. Enfin, familier étant là un terme bien vague, parce que dans un premier temps, je compris que je l’avais déjà vu avant aujourd’hui, mais je ne saurais mettre un nom dessus. Légèrement embêtée, je tentai malgré tout de ne pas le montrer, souriant malgré tout en disant:  « Hey ! » Heureusement, j’eus un coup de pouce probablement involontaire de la part du jeune homme au moment où il dit que Wildfire était en pleine forme. Là, avec sincérité, je dis:  « Oh c’est génial, tant mieux ! Il ne t’a pas fait la vie dure, j’espère ? » Je savais que parfois, mon cheval pouvait être un peu difficile, surtout avec les gens qu’il ne connaissait pas. Et puis, peut-être que discuter me permettrait de mettre un nom et des circonstances dans lesquelles j’avais pu le rencontrer précédemment, qui sait ?
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyDim 29 Mai - 7:40


L’un des avantages du métier de Caleb, c’était qu’il n’était pas obligé de côtoyer beaucoup de personnes. Oui parce que pour lui, c’était clairement un avantage… Sans être spécialement renfermé, il appréciait la tranquillité et surtout, il se plaisait à penser qu’il n’avait pas spécialement besoin de rendre des comptes à quelqu’un et que peu de personnes discutaient vraiment ses décisions. De toute façon, c’était connu, en-dehors de ses proches, des gens qu’il appréciait, Caleb préférait largement la compagnie de ses amies les bêtes. Au moins, il n’avait personne sur le dos… Mais, une fois qu’il eut effectué le tour des écuries, ce fut sur Madison qu’il tomba. Et en fait, il en était même plutôt content. C’était sûrement parce qu’il s’agissait de la fille de Luka… Le Mathesson était comme un grand frère pour lui et, depuis qu’il était parti en rééducation dans un autre pays, il pensait encore plus à lui. Il prenait de ses nouvelles, il rendait visite à Tyliane, Elias et Ilana régulièrement, il en parlait avec Lizzie… Luka lui manquait, oui, même s’il ne l’avouait pas à haute voix. Et en croisant sa fille par le plus grand des hasards, Caleb avait presque l’impression de maintenir encore un certain contact avec lui. S’il la connaissait mieux, il se serait sûrement aussi senti responsable d’elle, même si elle n’était plus une petite fille… En tout cas, c’était ce qu’il ressentait vis-à-vis d’Elias et d’Ilana. Il se doutait bien qu’ils avaient besoin d’une présence masculine (et que Tyliane avait besoin d’aide), alors il s’efforçait de s’occuper d’eux, de temps en temps, comme il le pouvait, proposant parfois à Lizzie qu’ils le fassent tous les deux - surtout que la petite Ilana était leur filleule. C’était presque comme s’il se sentait redevable vis-à-vis des bébés de Luka… Et s’il avait vu grandir Madison, il en aurait probablement été de même.

Sauf que ce n’était pas le cas et, à vrai dire, la demoiselle ne semblait même pas se souvenir de lui. Il fallait dire que quand ils avaient été présentés l’un à l’autre, les circonstances étaient tout sauf favorables… Il était clair qu’à ce moment-là, elle avait bien d’autres choses en tête. Il n’était donc pas forcément très étonnant qu’elle n’ait pas retenu son prénom. De toute façon, Caleb n’était pas du genre à se vexer facilement. Esquissant un sourire, il entreprit de remédier rapidement à cette lacune. « Je suis Caleb. Le meilleur ami de Lizzie. » Il ne jugea pas utile de donner d’autres précisions pour le moment. Jusqu’ici, tout naturellement, ils évoquaient Wildfire, le cheval de l’adolescente. « Non, t’inquiète pas, ça s’est plutôt bien passé… Tu sais, à l’école, enfin à l’école vétérinaire, on nous apprend quelques astuces, des techniques pour nous y prendre correctement avec les animaux, même quand ils sont de mauvaise humeur ou qu’ils sont difficiles en tout temps. » Et au cas où ça ne fonctionnait pas, ils avaient aussi des méthodes plus radicales. Mais face à Madison, le Donovan préférait ne pas l’exprimer aussi franchement. « Tu veux regarder son bilan de santé ? J’ai son carnet avec moi. » Après avoir obtenu une réponse affirmative, Caleb sortit le carnet en question, montrant deux ou trois points intéressants à Madison. Il souligna l’essentiel, lui expliquant quelques trucs basiques, le tout étant plutôt rassurant pour la propriétaire de l’animal. « Donc voilà, conclusion, aucun souci à te faire ! Normalement, c’est encore moi qui reviens la prochaine fois pour les visites de contrôle. » Le jeune homme rangea ses fiches dans la pochette plastifiée qu’il devait remettre au propriétaire du ranch. Il devait aussi lui parler d’une jument qui était pleine à craquer… Mais globalement, ça s’était bien passé alors il ne se plaignait pas. Comme avec Madison, il avait plutôt de bonnes nouvelles à annoncer. Sauf que maintenant… Il s’apprêtait à aborder un sujet plus délicat. Un peu hésitant, il finit par poser la question qui le tracassait. « Est-ce que tu as eu des nouvelles de ton père ? » Lui-même en avait de temps à autre, mais il n’était sûrement pas aussi bien informé que Madison, du moins, il espérait qu’elle soit plus au courant que lui. De toute façon, il le comprendrait très vite à sa réponse.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyVen 3 Juin - 3:16

« Oh » fut tout ce que je répondis au moment où le jeune homme se présenta à moi, comme s’il avait compris que je ne me souvenais pas vraiment de lui. Enfin, je me souvenais de son visage qui me disait quelque chose, autrement j’aurais eu une réaction totalement différente, mais après, je n’avais pas pu y mettre un nom. J’avais espéré que pour le coup, ça ne se voit pas trop mais visiblement, c’était raté. Un peu gênée pour le coup, je considérai tout de même Caleb, me rendant compte que celui-ci ne semblait pas vraiment m’en vouloir. En tout cas, je l’espérais, parce qu’autrement, la conversation serait malheureusement un peu lourde et ça, je n’en avais pas envie, pas en ce moment. Coup de chance, la suite se déroula un peu mieux. Enfin, quand il était question de ma monture, tout pouvait aller un peu mieux pour le coup. Retrouvant progressivement mon enthousiasme donc, je souris quand Caleb me dit qu’il avait été formé pour gérer des animaux difficiles. Franchement, c’était tant mieux que Wildfire ne se soit pas montré trop chiant quand même, ou du moins, c’était ce que j’en tirais comme conclusion. Après, peut-être que Caleb ne me le disait pas pour m’épargner, mais bon, je n’avais pas besoin d’être épargnée là-dessus; je le savais bien que mon cheval n’était pas des plus dociles, certains disaient même que c’était un véritable cauchemar de travailler avec lui. Moi-même, j’avais eu mes propres difficultés avec cet étalon quand j’étais arrivée ici, mais bon, nous avions appris à nous connaître. Après, je ne disais pas que je l’avais totalement changé, surtout que je n’étais pas la personne la plus pacifique qui soit en temps normal, alors pour sûr, je m’en informais encore auprès des autres, ne voulant certainement pas qu’il arrive quelque chose à Wildfire si jamais il venait à péter un câble ou quelque chose comme ça sur quelqu’un d’autre. Mais là, tout semblait bien aller, faisant en sorte que je ne pensais pas devoir m’inquiéter pour quoi que ce soit et donc je n’avais pas de raisons de refuser la proposition de Caleb de regarder le carnet de santé de mon étalon. Je ne savais pas dans un premier temps si j’allais y comprendre un truc, mais après tout, pourquoi pas ? De plus, le jeune homme eut l’amabilité de m’expliquer un peu ce que je devais savoir, en gros, je supposais, sans même que je lui demande quoi que ce soit. Était-ce parce que je m’étais trahie et j’avais laissé paraître de la confusion sur mon visage ? Ou bien parce qu’il avait pris pour acquis que les termes scientifiques, ce n’était pas mon truc ? Dans l’un ou l’autre des cas, je ne me voyais pas vraiment m’en sentir vexée. En fait, ce serait stupide de faire cela. À la place, je crus mieux de conserver mon enthousiasme, puis lâcher un:  « Super alors ! » , déjà ravie même à l’idée que ce soit lui qui fasse le suivi, si jamais tout allait bien, je m’en doutais. Mine de rien, c’était agréable de voir une tête familière - même si dans un premier temps, je ne l’avais pas tout de suite totalement reconnu - plutôt qu’un étranger un peu trop distant et formel, bref, exactement comme je ne les aimais pas quoi. Par contre, cela avait aussi cet inconvénient comme quoi que compte tenu que Caleb était proche de la famille de Luka, il fut presqu’inévitable que le sujet serait abordé. Personnellement, je n’avais pas osé me lancer d’emblée, mais je ne sus blâmer Caleb de le faire. Bien sûr, cela ne m’emballa pas dans un premier temps, surtout que tout ce que je sus lui dire, ce fut:  « Non… » Un petit soupir fut suffisant pour signifier que cela ne me faisait pas nécessairement plaisir. Après, moi non plus, je ne l’avais pas appelé ou quoi, le temps m’ayant manqué ces derniers jours, mais bon, j’espérais avoir un peu plus de nouvelles que cela… J’essayais tant bien que mal de ne pas lui en vouloir, après tout, peut-être que ce n’était pas qu’avec moi qu’il faisait silence radio. Et cette supposition, je pouvais la confirmer, ou l’infirmer. Je ne tardai pas à chercher à le faire en demandant donc à Caleb :  « Et… Et toi ? Et Lizzie ? » Après tout, si c'était sa meilleure amie, elle devait lui en parler un peu une fois de temps en temps, non ? De mon côté, je n’osais pas vraiment le faire, même si Lizzie était ma tante. Mais après, il fallait admettre que j’apprenais encore à composer avec cette série d’évènements et même si je tentais de ne pas trop m’en faire et jouer les dures, ce n’était pas toujours aussi simple que ça paraissait l’être, bien loin de là.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyVen 3 Juin - 8:16


Une fois qu’il était lancé au sujet de son travail, l’un des animaux qu’il soignait ou ses amis les bêtes en général, il était difficile d’arrêter Caleb. Il fallait dire que c’était un vrai passionné, et il considérait comme une chance le fait d’exercer le métier qu’il avait toujours voulu. Quand il était en Terminale, certains de ses professeurs lui avaient conseillé la médecine générale, parce que venir en aide, prendre soin des personnes malades était incontestablement l’une des plus belles choses au monde. Néanmoins, Caleb n’avait pas vraiment hésité et ce même si son meilleur ami de l’époque s’orientait dans ce domaine-là. Les études vétérinaires étaient peut-être compétitives, mais sûrement pas autant que les études de médecine… Il ne se sentait clairement pas apte à se diriger vers ce cursus universitaire, surtout qu’il n’était pas spécialement doué avec autrui. Il n’avait pas le contact aussi facile que Lizzie, par exemple ; il se voyait donc très mal essayer de se débrouiller tant bien que mal avec les clients. Avec les animaux, c’était beaucoup plus facile… Ce n’était pas une découverte pour le jeune homme, qui s’était toujours senti plus à l’aise avec eux qu’avec des inconnus. C’était la raison pour laquelle il en parlait aussi facilement, comme quand il expliquait un peu à Madison ce qu’il venait de faire, mais aussi ce qu’il devrait vérifier la fois d’après. Ce faisant, il n’oubliait jamais de ne pas employer un langage trop spécifique ou, si c’était le cas, de définir un minimum certains termes. Il avait vu suffisamment de visages agacés pour comprendre qu’il valait mieux rester le plus simple possible avec ceux qui n’étaient pas des professionnels… Et avec le temps, pendant ses études, il avait appris à le faire, ayant ainsi la possibilité de partager un peu plus tout ce qu’il apprenait. Contrairement à beaucoup de ses confrères plus expérimentés, il n’éprouvait pas vraiment de difficultés à rester relativement compréhensible. Toutefois, dans ce cas précis, Caleb n’aurait pas su dire avec certitude si Madison avait vraiment saisi tout ce qu’il lui racontait avec tant d’enthousiasme. Cependant, elle semblait au moins rassurée d’apprendre que tout s’était bien passé. Elle aimait son Wildfire, ça se voyait. De toute façon, dans les parages, il était évident que le vétérinaire ne côtoyait pas beaucoup de personnes qui n’étaient pas profondément attachées aux équidés…

En revanche, dès qu’il évoqua le père de la jeune fille, Caleb vit le visage de la demoiselle s’assombrir immédiatement. Elle se contenta d’une réponse négative pour le moins laconique, avant de pousser un soupir - de tristesse ou de lassitude, il n’aurait pas su le dire avec certitude. Aussitôt, il eut envie de se mordre la langue, regrettant d’avoir abordé un sujet qui était forcément sensible. Pourtant, il n’avait pas l’habitude de se montrer indiscret en règle générale, ni même de ne pas réfléchir un minimum avant d’ouvrir la bouche. Il fallait croire que dès qu’il s’agissait des personnes qu’il aimait, c’était un peu différent… Esquissant un sourire d’excuses, le Gallois cherchait déjà un moyen de prendre poliment congé, confus de l’avoir mise mal à l’aise, ou plutôt d’avoir ramené sur le tapis un sujet qui était tout sauf joyeux. Néanmoins, Madison reprit alors la parole. Certes, elle ne posa que deux questions, mais c’était quand même deux questions qui nécessitaient une réponse et qui démontraient tout l’intérêt de l’Américaine. « J’en ai un peu, de temps à autre » avoua-t-il, soudain gêné à l’idée d’en savoir plus que Madison. Après tout, même s’il avait connu Luka toute sa vie, il n’avait aucun lien de sang avec lui. Il avait un peu honte de dire à la lycéenne qu’il avait quelques bribes de nouvelles si elle n’en avait aucune. « Mais pas directement, toujours par Lizzie. Il se fait plutôt… Discret, c’est sûr. Mais Lizzie ne supporte pas de rester sans échanger avec lui pendant trop longtemps et quand je la vois, elle me raconte tout. Bref, pour l’instant, sa rééducation ne se passe pas trop mal, apparemment. Mais je t’avoue que je sais pas très bien ce que ça veut dire quand un médecin dit ça. » Malgré le fait qu’il fréquentait la jeune femme très régulièrement, Caleb n’était pas vraiment au courant des relations qu’elle entretenait avec Madison et il se demandait tout d’un coup ce qu’il en était. Bien sûr, il connaissait suffisamment sa meilleure amie pour savoir que si ça ne dépendait que d’elle, elle serait très proche de sa nièce. C’était bien simple, Lizzie était une Bisounours. En revanche, il n’avait pas côtoyé Madison, si bien qu’il n’aurait pas su dire si elle voulait vraiment se lier à toute la famille de Luka ou pas. Ce qu’il savait, par contre, c’était qu’elle y gagnerait, notamment avec Lizzie, Malone ou même Elias et Ilana. Ce fut la raison pour laquelle il posa une autre question, d’une voix un peu timide : « Tu lui parles, de temps à autre, à Lizzie ? Je suis sûr que ça lui ferait très plaisir. » Réalisant alors que ça pouvait être mal interprété, il rectifia aussitôt. « Enfin, c’est pas pour te mettre la pression hein, c’était juste pour que tu le saches. »


Dernière édition par Caleb R. Donovan le Mar 7 Juin - 5:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyLun 6 Juin - 16:43

Lorsque Caleb me répondit par la positive, affirmant que contrairement à moi, il avait des nouvelles de mon paternel, je ne pus m’empêcher de rester un peu perplexe, perplexe et légèrement jalouse, si je pouvais qualifier ma réaction comme tel. Après, peut-être que je réagissais un peu trop vivement, j’en pris conscience que peu de temps après, faisant en sorte que je ne gardai pas une mine confuse et renfrognée bien longtemps. Peut-être était-ce parce que lui, il faisait l’effort de le contacter pour prendre de ses nouvelles, ce que je n’avais pas vraiment osé faire ? Ou bien parce qu’ils se connaissaient mieux ? Il pouvait y avoir une tonne de raisons qui n’avaient rien à voir avec ma propre situation, d’où le fait que je ne pouvais pas lui en vouloir. Je me congratulai même de ne pas m’être emportée trop rapidement à la fin, puisqu’au bout du compte, il me fournit les explications qui me firent comprendre que lui en vouloir ou un truc du genre aurait été complètement stupide de ma part. Plus encore, je ne me comprenais même pas de ne pas y avoir songé précédemment; évidemment que Lizzie allait prendre des nouvelles, Luka était son frère après tout. Et puis, si c’était dans sa nature comme le jeune homme semblait le dire, alors c’était encore plus compréhensible. La seule chose qui me chicota encore un peu, ce fut qu’au bout du compte, je n’eus pas trop d’informations concernant la condition de mon paternel malgré tout, mais je ne m’en plaignis pas, me disant que non seulement, c’était mieux que rien, mais que de plus, si je voulais d’autres nouvelles, je n’avais qu’à me botter le train et me décider à le contacter pour le savoir. Ce n’était pas mon genre d’être timide et de ne pas prendre d’initiatives en temps normal, mais je devais admettre que pour le coup, je ne savais pas encore trop qu’en penser, et la question de Caleb eut pour effet de sitôt me le rappeler, me laissant légèrement gênée, ne sachant que répondre. Au final, je me contentai de simplement hausser les épaules, puis dire:  « Oui, quelques fois, mais sans plus… » Un sourire tout aussi timide et nerveux se dessina au coin de mes lèvres, comme pour confirmer mes propos. Oui, il y avait eu cette fois où elle était venue me retrouver à l’entrée du lycée pour aller dans un café, mais après cela, je devais avouer que je n’avais pas vraiment pris d’initiative de mon côté. C’était ridicule, je le savais, mais ce qui l’était encore plus, ce fut que je vins à dire, comme pour justifier mon comportement:  « Je sais, ne t’en fais pas… C’est juste que… Le temps me manque, depuis quelques semaines. » Enfin, ce n’était pas là la seule raison, mais pour le reste, je ne savais pas comment l’expliquer à moi-même, alors comment le faire envers d’autres ? Comment étais-je supposée admettre que je ressentais un certain inconfort à l’idée de me taper l’incruste, encore et toujours ? Que c’était moi qui, visiblement, était bornée et n’arrivait pas à se décider ? Que depuis tout cela, je perdais un peu plus mes repères, je ne savais pas comment composer avec tout ce qui se passait et que plus encore, je ne savais pas à qui je pourrais en parler ? Tout cela était, en mon sens, à la fois trop gros, mais aussi complètement stupide. Pourquoi ne pouvais-je pas juste me mettre dans la tête de contacter mon paternel pour lui demander des nouvelles, et me dire que le pire qui pouvait arriver, c’était qu’il n’ait pas le temps ni l’envie de me parler ? Peut-être parce que cela me blesserait un peu trop, considérant que je sentais notre relation pas encore totalement solide, puis de nouveau compromise en raison de cette distance… Pour le coup, je ne savais qu’en penser, et je savais qu’il n’y avait que moi qui pouvait s’aider. Je tentai d’ailleurs de faire un effort en assurant à Caleb:  « Mais je tenterai bientôt. » avec un sourire un peu plus confiant, parce que là, je savais que je n’avais probablement pas le choix de le faire, puisque si ça se trouvait, Caleb allait le dire à Lizzie, et cette dernière attendrait peut-être de mes nouvelles. Ou peut-être que non ? Tout était si incertain que je n’avais même plus envie de me poser la question à ce point.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyMar 7 Juin - 6:07


La complexité de la situation n’avait pas échappé à Caleb, ou du moins, c’était ce qu’il pensait… Mais était-il réellement possible de comprendre ce par quoi on n’était pas passé ? Caleb avait beau avoir été ce qu’on pouvait appeler une « surprise » dans la vie de ses parents qui ne dépassaient guère la majorité, il avait au moins toujours vécu avec eux. Les premières années avaient été difficiles pour eux et ils l’avaient trimballé un peu partout, le laissant aussi assez régulièrement avec des personnes de confiance. Mais au moins, il était avec eux tous les soirs. Il avait connu pas mal de nounous, y compris sa grand-mère de Londres qui venaient régulièrement pour s’occuper de lui, mais il n’avait jamais eu à se poser des questions au sujet de l’identité de ses parents, à faire des recherches, à harceler des membres de sa famille pour ça… Il n’avait jamais eu à déménager dans le but de rencontrer l’un de ses parents, à tenter d’établir des liens avec lui alors qu’il avait déjà bien entamé l’adolescence, puis à subir la distance à nouveau, par la force des choses. Non, pour le coup, même s’il plaisantait parfois en disant qu’il avait été le « bébé-test » de la famille, le jeune homme admettait qu’il avait eu une enfance tranquille, conventionnelle, recevant à peu près tout ce dont il avait eu besoin. Malheureusement, tout le monde n’avait pas eu cette chance… Et Caleb était désolé pour Madison. Il aurait voulu que ça se passe plus facilement pour elle, qu’elle ait au moins son « happy end » à défaut d’avoir eu son papa depuis toujours. Hélas, la vie en avait décidé autrement en lui enlevant à nouveau Luka, pour des raisons de santé. Néanmoins, le Donovan n’aurait pas su dire avec exactitude si la jeune fille en était véritablement peinée. Oh, bien sûr, elle devait être triste… Après tout, toutes les filles rêvaient d’avoir leur papa, un super-héros qui serait grand, fort, costaud. Mais le peu de temps qu’elle avait vu Luka à Tenby, elle n’avait peut-être pas eu le temps de tisser d’authentiques liens avec lui. Cependant, elle avait naturellement été bouleversée lorsqu’il avait été blessé en mission, suffisamment pour faire le déplacement jusqu’en Allemagne avec Lizzie, Enael, Malone, Tyliane et Shea. Mais maintenant ? Maintenant, l’espoir de retrouver définitivement son père s’était peut-être évanoui.

Caleb ne savait donc pas exactement dans quel état d’esprit Madison se trouvait, mais il crut ressentir un peu de déception dans sa voix. Déception parce que lui avait eu quelques nouvelles mais pas elle ? Peut-être bien. Pourtant, le Gallois ne contactait jamais Luka et il passait seulement par l’intermédiaire de sa meilleure amie pour avoir de ses nouvelles, qu’il ne trouvait d’ailleurs pas forcément significatives. Il n’osait jamais déranger, de toute façon… Et il s’efforça de l’expliquer en quelques mots à Madison. Il lui demanda ensuite si elle parlait de temps à autre avec Lizzie, mais elle parut à nouveau un peu gênée, affirmant qu’elle avait été occupée ces dernières semaines. Caleb se contenta de hocher la tête en signe d’assentiment. Après tout, il n’était pas là pour la blâmer… Il ne la connaissait même pas vraiment. « Je comprends » fit-il simplement, peu désireux de la mettre à nouveau dans l’embarras. Il avait pensé que sa suggestion lui ferait plaisir, mais il fallait croire que même avec un minimum d’expérience, il n’y comprenait toujours rien, aux adolescentes… Il n’y avait qu’à demander à sa petite soeur pour en avoir la confirmation. En réalité, depuis le début, le vétérinaire avait l’impression de mettre les pieds dans le plat avec la lycéenne. Lui qui voulait seulement essayer de prendre un peu de ses nouvelles, de l’aider à se rapprocher de sa famille paternelle si c’était ce qu’elle désirait, il se rendait compte qu’il aurait mieux fait de rester sur les chevaux en général. Ça, au moins, c’était un sujet qu’il maîtrisait et qui ne risquait pas de la mettre dans l’embarras, a priori. Alors, quand lui vint l’idée d’évoquer Elias et Ilana, le demi-frère et la demi-soeur de Madison, Caleb préféra se taire. Il savait qu’elle les avait déjà rencontrés, mais il ignorait si elle avait envie de les considérer comme des membres de sa famille à part entière. C’était tellement nouveau, pour elle… Elle avait peut-être juste envie de prendre un peu de recul. Il n’en avait aucune idée, alors il préféra appliquer le principe « dans le doute, abstiens-toi », restant alors sur un terrain plus neutre. « En tout cas… Si tu en as besoin, n’hésite pas. J’imagine que tu viens souvent ici, le propriétaire a mon numéro personnel. On peut même s’occuper de Wildfire ensemble la prochaine fois que je passe, si tu veux. »
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyVen 10 Juin - 3:43

Caleb ne semblait pas être le genre d’individu susceptible de me juger ou quelque chose du genre, mais ce fut quand même rassurant de mon côté de l’entendre me dire deux simples mots signifiant sa compréhension par rapport à ma situation. Je ne savais pas s’il pouvait vraiment compatir par rapport à ce que je vivais, raison étant que je ne connaissais pas sa vie de famille, ni ses intentions ou quoi que ce soit dans le genre, mais je préférais qu’il me dise cela, même si c’était un tantinet faux, plutôt qu’il me dise quelque chose qui me ferait sentir encore plus coupable ou bien qui me ferait sentir encore plus coupable de ne pas avoir vraiment fait d’efforts pour contacter Lizzie ou quelque chose du genre. En fait, personne ne m’avait jamais vraiment fait la morale par rapport à cela, mais je savais bien que si jamais je voulais me rapprocher de la famille de mon paternel, il faudrait que je fasse des efforts, ce ne serait pas tout cuit dans le bec. Mais ça, je le savais depuis que nous étions arrivées à Tenby, ma mère et moi, et encore plus quand dans un premier temps, Luka avait donné l’impression de ne pas vouloir me voir. Évidemment, tout s’était passé un peu mieux que je ne l’aurais pensé dans un premier temps, mais la mission militaire de Luka était venu encore une fois nous mettre des bâtons dans les roues, si bien qu’en ce moment, il me fallait encore un temps d’adaptation que je ne pensais pas encore suffisant pour me sentir parfaitement à l’aise. Quand arriverait-il, ce moment ? En toute franchise, je ne saurais pas le dire, et ce n’était pas ici et maintenant que j’allais le déterminer, bien que ce genre de chose ne me permettait pas trop de savoir quoi affirmer à l’adresse de Caleb, faisant en sorte que pendant un bref instant, un silence s’installa, et ce ne fut pas moi qui parvint à le briser. Rapidement, le jeune homme décida de revenir au sujet de mon étalon pendant un bref moment, ce que je ne refusai pas, bien au contraire, mais qui me fit quand même sentir qu’il y avait un manque de fluidité dans la discussion, une sorte de barrière que j’avais l’impression d’imposer ce qui ne me plaisait pas vraiment, pas du tout en réalité. Malgré tout, je me permis quand même de sourire doucement et de répondre:  « Oui, pourquoi pas ? » Je marquai une petite pause, et trahissant une nouvelle fois le fait que parler des chevaux était toujours plus facile pour moi que quoi que ce soit d’autre, j’ajoutai:  « D’ailleurs je crois qu’il devra passer un autre examen bientôt, je fais une course avec lui dans un mois. Est-ce que c’est toi qui s’occupe de ce genre de chose aussi ? » Normalement, je ne portais pas vraiment attention à qui venait s’occuper de mon cheval, tant et aussi longtemps qu’on m’annonçait que celui-ci était en santé et avait le feu vert pour prendre part à des compétitions. Mais là, puisque Caleb et moi on se connaissait - vaguement, mais quand même - je me disais que poser la question n’était pas vraiment chose taboue. Bien sûr, j’avais conscience que c’était une question totalement banale et surtout, je savais que ce n’était probablement pas la seule que j’aurais voulu lui poser. En réalité, depuis que je savais que Caleb avait des nouvelles de mon paternel par la soeur de ce dernier, un truc me chicotait, mais je n’avais pas encore osé le demander, ne voulant pas paraître égoïste ou quelque chose comme cela. Par contre, maintenant que je sentais cet inconfort dans la discussion, et que je ne voulais pas que Caleb croie que je n’appréciais pas son effort pour en parler, faire en sorte que je m’ouvre un peu plus, je me dis que je pouvais prendre le risque. En revanche, je ne me sentis clairement pas d’attaque de le lui demander directement, sans introduire quoi que ce soit, sans tâter le pouls et savoir s’il était à l’aise avec l’idée que je lui demande quelque chose d’un peu plus… indiscret. Adoptant sitôt une attitude un peu plus timide, juste après lui avoir laissé le temps nécessaire pour répondre à ma première interrogation, je lui dis:  « Dis… Est-ce que je peux te poser une question un peu plus… Indiscrète ? Après, tu n’es pas obligé de me répondre si tu veux… » La maladresse avec laquelle j’avait tenu ces mots signifiait que la délicatesse, ce n’était clairement pas mon truc, mais dans l’immédiat, je me disais que c’était peut-être le mieux, autant pour moi que pour le jeune homme dans le cas présent.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyVen 10 Juin - 5:44


Pour une fois, Caleb avait deviné juste. Il était bien plus judicieux de parler du compagnon à quatre pattes de Madison… Tout simplement parce qu’elle y était attachée, mais aussi parce que c’était forcément beaucoup plus facile, beaucoup plus léger comme sujet de conversation que la santé de son père. Alors le jeune homme esquissa un nouveau sourire. « Oui, si c’est un examen, c’est aussi moi qui m’en occupe. » Se sentant soudain un peu plus concerné par ce qui devait se passer dans les jours à venir, Caleb se pencha vers son sac qu’il avait laissé par terre, pour en sortir son iPad qu’il tenait à jour dans ses tâches à effectuer. Il cliqua sur le calendrier et fit défiler le mois de juin. « C’est bien ça. Je dois revenir pour lui et pour un autre dans trois semaines… Mais avec ce que j’ai vu aujourd’hui, je suis sûr que tout va bien se passer. C’est juste que je suis… Disons obligé de respecter les délais. » Il rangea son iPad avant de se redresser. « Et toi, tu n’es pas en période d’examens ? » Lizzie lui avait bien dit en quelle classe sa nièce était, mais le Donovan était totalement incapable de le retenir… Et il essayait de la situer en âge par rapport à sa petite soeur. Nia passait son baccalauréat cette année, incroyable mais vrai. Rien qu’à y penser, il prenait un véritable coup de vieux.

Alors qu’il s’apprêtait à prendre congé parce qu’il n’avait pas envie d’avoir l’air trop insistant ou de la déranger outre mesure, Madison sembla soudain devenir un peu plus timide. Elle paraissait embarrassée et, si ça l’intriguait, Caleb n’allait pas tarder à en savoir la cause. « Oh… Ouais, bien sûr. » Il se demandait ce que la jeune fille pouvait bien avoir envie de lui demander, mais ç’avait sûrement un lien avec son père, ou encore avec sa tante. Il ne voyait pas à quoi d’autre ça pouvait avoir un trait, étant donné qu’ils ne se côtoyaient pas. Il espérait seulement que ce n’était rien de véritablement indiscret comme elle le disait ou, tout simplement, quelque chose qui le mettrait mal à l’aise par rapport à ses amis. Mais il n’était nullement fermé à la discussion… D’autant plus que c’était lui-même qui l’avait initiée. Alors il essaya de le lui montrer. « Je t’aurais bien invitée à boire un truc quelque part, mais… Comme on est assez loin des commerces… » En plus, si elle venait d’arriver, elle s’apprêtait assurément à rejoindre Wildfire. Ce n’était donc pas le moment de prendre la voiture pour l’emmener ailleurs, sauf peut-être si c’était elle-même qui émettait cette idée. Mais il avait plutôt l’impression qu’elle voulait seulement poser une question, puis en finir là.

« Tu veux savoir ce que ton père représente pour moi, ou à quel point je le connais ? » C’était la première hypothèse qui était venue à l’esprit du vétérinaire et, si telle était la question de l’adolescente, elle risquait d’être surprise par la réponse. En effet, d’aussi loin que remontaient ses souvenirs, Caleb connaissait Luka… Il était comme le grand frère qu’il n’avait jamais eu. « Désolé, je t’écoute. » Si ça se trouvait, il faisait tout bonnement fausse route et il empêchait juste Madison de s’exprimer. Or, ce n’était pas ce qu’il désirait… Si elle ressentait le besoin de lui poser une question, il voulait qu’elle se sente tout à fait libre de le faire. Bien évidemment, il avait aussi un peu peur que le résultat ne lui plaise pas trop… On ne savait jamais. Mais il avait bien noté qu’elle avait précisé qu’il n’était pas obligé de répondre s’il n’en avait pas envie. S’il estimait donc que ce n’était pas à lui de le faire, alors il ne le ferait tout simplement pas. De toute façon, il était bien assez grand pour savoir faire la part des choses, qu’elle le lui dise ou pas. Il verrait bien ce qu’il en était. En attendant, comme pour l’encourager à parler, à défaut de la conduire dans un endroit plus propice à une discussion prolongée, il lui adressa un nouveau sourire, plus franc que les précédents.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyMer 15 Juin - 17:42

Un petit sourire apparut sur mes lèvres lorsque Caleb admit que ce serait probablement lui qui ferait l’examen de Wildfire afin de confirmer que celui-ci était apte à faire la fameuse course à laquelle je participerais avec lui, évidemment. Depuis que j’avais été jumelée à lui à mon arrivée à l’écurie, jamais je n’avais eu de problèmes de ce côté, mais pour sûr, j’espérais que ça continue sur cette lancée, parce que pour être franche, je ne me verrais pas faire des compétitions avec un autre cheval que lui à présent. Je savais bien que j’étais capable de monter n’importe quel animal, mais Wildfire et moi avions une connexion que je ne saurais expliquer, mais qui faisait en sorte que j’étais en confiance avec lui sur une piste de course, et je sentais que je pouvais le pousser autant que possible et il ne m’en voudrait pas, ne me ferait pas faux-bond ou quelque chose du genre. Voilà pourquoi je faisais mon possible pour m’assurer qu’il soit toujours en forme - même si évidemment, il aimait bien manger plus qu’il ne le fallait - et j’étais contente que pour le moment, tout se déroule pour le mieux. Après, compte tenu que je ne pouvais pas prévoir l’avenir, le mieux était de me concentrer sur autre chose de plus concret, mais évidemment, plus délicat. Sentant que j’avais pris un risque en demandant à Caleb si je pouvais lui poser une question un peu indiscrète concernant ma relation, sa relation avec mon paternel ainsi que sa famille immédiat, je fus quand même rassurée qu’il accepte de m’écouter, mais peu certaine de comment je pourrais lui poser cette fameuse question qui, dans ma tête, me semblait quand même tout à fait étrange. Au bout du compte, avant que je dise quoi que ce soit, le jeune homme reprit la parole en me disant que si ça n’avait pas été de la distance, nous aurions pu aller prendre quelque chose. J’appréciais l’intention, puisque cela montrait que la conversation n’était pas que de passage, pour meubler nos consciences, mais je répondis quand même avec un haussement d’épaules, signifiant que cela en me gênait pas vraiment. Parler ici ou ailleurs, je ne pensais pas que ce soit vraiment différent dans mon cas, puisque ce que je voulais demander était toujours aussi délicat, encore plus que la question que Caleb supposa. D’ailleurs, cette constatation m’arracha un petit rire nerveux et m’obligea à m’arrêter un bref instant dans mes intentions pour réfléchir à ce fait. Maintenant que j’y pensais brièvement, je me disais que oui, il pourrait être intéressant de savoir comment ils se connaissaient, ce que Caleb savait et tout ce qui venait avec, dans la mesure qu’il voulait bien me le dire évidemment mais dans ma tête, je me disais que s’il avait supposé la question, c’était que ça ne le gênait pas plus qu’il fallait, si ? Au début, j’eus presqu’envie de lui confirmer que c’était ce que je voulais attendre même si ce n’était pas le cas, mais au bout du compte, je fus devancée par le jeune homme qui me laissa la parole une nouvelle fois. Légèrement prise de panique pour le coup, même si je faisais mon possible pour ne pas le montrer, j’en vins à dire:  « Hum oui, peut-être mais en fait… » Je marquai une pause juste avant de prononcer ma question, histoire de m’assurer que celle-ci ne semblait pas trop idiote, même si quelque chose me disait qu’elle l’était effectivement, d’une certaine façon. Égoïste surtout, mais idiote quand même. Malgré tout, je pris mon courage à deux mains, puis je vins à demander:  « Ça… Leur arrive de parler de moi ? Lizzie, et les autres ? » Évidemment, je ne posais pas cette question pour penser que j’étais connue ou quoi. En gros, je voulais simplement savoir comment j’étais perçue au sein de la famille. Jamais je n’avais osé le demander directement, et je ne m’expliquais pas vraiment pourquoi je le demandais ici et maintenant, mais chose étant à présent faite, je supposais qu’il fallait que j’attende une réponse de la part de Caleb, réponse par rapport à laquelle j’étais quelque peu anxieuse, si bien que je finis par ajouter:  « Après si tu veux me dire comment tu les connais et tout, ça me va aussi ! », montrant ainsi qu’au fond, tout ce que je voulais savoir, c’était comment me positionner dans tout cela, histoire de me donner une idée de quoi faire, comment m’y prendre. Bref, à ce point, j’avais le sentiment que toute information ne serait pas de refus, et surtout généreuse de la part du jeune homme, j’en étais bien consciente.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyJeu 16 Juin - 6:55


Malgré des circonstances qui n’étaient pas forcément favorables, Caleb était content d’échanger quelques mots avec Madison. Oui, échanger quelques mots, c’était encore l’expression la plus appropriée, étant donné que leur conversation était un peu empruntée… Mais au moins, il aurait essayé quelque chose et finalement, elle semblait s’ouvrir un peu, puisqu’elle alla jusqu’à lui dire qu’elle voulait lui poser une question indiscrète. Bien entendu, le jeune homme n’allait pas refuser, vu que c’était lui-même qui avait initié la discussion. Mais comme il craignait un peu ce qu’elle allait lui demander, il ne put s’empêcher de se dire qu’il préférait peut-être un silence embarrassant. Néanmoins, en l’occurrence, la demoiselle semblait bien plus gênée que lui. Elle laissa échapper un rire qui semblait nerveux et, comme il tentait de deviner à haute voix ce qu’elle avait en tête, il finit par s’excuser pour lui laisser la parole. Il aurait bien aimé pouvoir la rassurer un minimum, mais elle n’était assurément pas tombée sur la personne qui trouverait les meilleurs mots pour ça. En plus, il ne voulait pas l’empêcher de parler… Alors il se contenta de se taire, regrettant encore une fois de ne pas pouvoir l’inviter à boire quelque chose dans les parages immédiats, malgré le fait que Madison ait haussé les épaules pour signifier que ce n’était pas important. De toute façon, ce n’était pas perdu, il pouvait toujours le faire plus tard, avec Lizzie ou pas… Caleb était sûr que Luka serait content d’apprendre qu’il allait vers sa fille.

L’adolescente bégaya un peu et il lui adressa un sourire qui se voulait encourageant. Puis elle se lança enfin, désarçonnant le vétérinaire, qui n’aurait jamais pensé à une telle question. Il resta silencieux pendant quelques instants, comme s’il voulait être sûr d’avoir bien intégré les mots prononcés par son interlocutrice. Il n’avait pas eu le temps d’ouvrir la bouche qu’elle reprenait déjà la parole, affirmant d’une voix plus assurée qu’il pouvait aussi lui raconter comment il les connaissait. Caleb sourit à nouveau, cherchant en premier lieu à la rassurer un peu. « Je la trouve pas indiscrète, ta question. » C’était plutôt le sujet en lui-même qui était délicat. Mais heureusement, il pensait pouvoir donner une réponse relativement satisfaisante - enfin, du moins, il l’espérait. « En fait, je côtoie pas les autres, comme tu dis, tant que ça… » Bien entendu, il connaissait chacun d’entre eux, Enael, Malone, Tyliane, Ade… Mais il ne les voyait pas aussi souvent qu’il l’aurait voulu. Tout le monde était pris dans ses activités quotidiennes. Sauf qu’avec sa meilleure amie, c’était bien évidemment différent. Ils s’envoyaient des textos régulièrement et ils avaient conservé cette facilité à passer l’un chez l’autre, même sans que ce soit spécialement prévu. Certaines choses ne changeaient pas. « Mais Lizzie, oui. Et je te rassure, elle parle bien de toi, des fois. Tu sais… C’est sûr que ça lui ferait plaisir d’apprendre à mieux te connaître, de passer plus de temps avec toi. Elle est vraiment adorable et c’est la… Oui, la meilleure tante dont tu puisses rêver. » Il aurait pu chanter ses louanges encore longtemps, mais il pensait avoir à peu près répondu à la première question.

Alors il enchaîna avec la deuxième, mais avant ça, il lui fit une proposition. « Et si on allait marcher un peu autour des enclos ? Je crois que c’est une meilleure idée que de rester ici. » Il commença à marcher et elle le suivit à l’extérieur. « Nos parents nous emmenaient au parc, quand on était petits. On a le même âge… C’était il y a plus de vingt ans donc il y avait encore moins de monde à Tenby. Nos parents se connaissaient pas spécialement, mais nous, on a commencé à jouer ensemble au bac à sable. Tu vois, on est les meilleurs amis du monde depuis qu’on est hauts comme trois pommes… Et depuis, on s’est jamais séparés. » Et à une époque, ils étaient trois. Le trio infernal. Mais depuis des années déjà, le trio n’existait plus. Caleb s’efforça aussitôt de chasser cette pensée, parce que l’image de Rhys se formant dans son esprit avait le don de le rendre triste. « Après, j’ai connu toute la famille comme ça. Ses frères, ses cousins… D’aussi loin que remontent mes souvenirs, je les ai toujours fréquentés, d’assez près d’ailleurs. C’était un peu… Enfin, c’est un peu ma deuxième famille. » Il s’interrompit alors, réalisant que ce n’était pas forcément quelque chose à dire. Après tout, il s’adressait à quelqu’un qui était lié par le sang aux Mathesson, mais qui ne les avait pas rencontrés avant d’être en âge d’aller au lycée. La vie était vraiment étrange, parfois… Le Donovan tenta de rattraper sa maladresse, mais sans savoir comment. « Enfin bref, c’est bien que tu sois là… C’est bien que tu aies l’occasion d’apprendre à les connaître. »
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyMar 21 Juin - 14:46

Ce n’était pas dans mes habitudes de me montrer aussi hésitante et maladroite. Enfin, évidemment qu’il y avait certains moments où je savais qu’une attitude assurée, comme si tout ce que je faisais était bien et indiscutable, n’était pas toujours appropriée, mais cette fois-ci, puisque ce n’était pas nécessairement volontaire et que malgré la délicatesse de la situation, j’aurais voulu pour sûr être plus confortable dans celle-ci. Enfin, pour le moment, je faisais avec ce qui en était, parce que c’était probablement l’attitude la plus adéquate à adopter. Inutile de prétendre que j’étais totalement à l’aise alors que ce n’était pas le cas, ça ferait de moi une hypocrite, une personne que j’avais pour habitude de détester. Pour cette raison, j’avais osé poser cette fameuse question qui me brûlait les lèvres, même si au final, je ne savais pas comment Caleb allait réagir. Au bout du compte, il ne le prit pas mal, ne sembla pas, aux premiers abords en tout cas, me trouver égoïste, narcissique ou un truc du genre et pour moi, c’était bon signe, si bien que je choisis de me soulager un peu quand il accepta d’y répondre, me montrant inévitablement plus attentive à ses propos. Non pas que je ne l’aurais pas été si jamais il s’était montré mal à l’aise de me répondre, mais disons que les circonstances étaient un peu plus confortables pour moi. Ce fut donc avec un petit sourire de contentement que j’accueillis la réponse comme quoi Lizzie parlait parfois de moi, jamais en mal. Cette seconde partie, disons que je m’en souciais moins - bien que je sois contente qu’elle ne parle pas de moi en mal, évidemment - mais cela faisait quand même plaisir à apprendre. Enfin, je ne pensais pas que je lui avais donné quoi que ce soit pour qu’elle parle en mal de ma personne, mais après tout, j’aurais très bien pu être perçue par celle qui voulait tenter de se taper l’incruste dans la famille, briser ce qui semblait être une certaine harmonie, même s’il devait y avoir des problèmes comme dans toutes les familles. Si ce n’était pas le cas, alors c’était plus que tant mieux. Après, peut-être que les autres avaient d’autres perceptions que Caleb ne connaissait pas, mais pour le moment, je n’avais pas l’intention de mener une enquête ou quelque chose du genre, ayant à la base posé cette question parce que l’occasion s’était présentée et parce que je voulais combler, en quelques sortes, ma curiosité, me donner une idée de comment composer avec tout cela. Enfin, je ne disais pas que c’était ça qui allait déterminer mon comportement avec le reste de la famille Mathesson, mais disons que c’était là un bon indice qui me permettait d’être un peu plus optimiste pour la suite. Satisfaite pour le coup, j’eus un petit sourire en guise de remerciement à l’adresse du jeune homme, décidant de ne pas aller plus loin dans mes interrogations sur ce sujet. À quoi bon, après tout ? Je n’étais pas une experte quand il était question des grandes conversations et comment les tenir, mais j’étais d’avis que ce n’était pas nécessaire de s’étaler sur ça, à moins que je veuille que cette discussion devienne un interrogatoire, mais clairement, ça ne me faisait pas envie. À la place, et ce, même si je n’y avais pas pensé précédemment, j’acceptai d’abord la proposition de Caleb de marcher un peu autour des enclos. Enfin, il y avait certainement plus beau à voir sur ce ranch que ça, mais je ne le mentionnai pas, me disant qu'au pire, nos pas nous guideraient ou plutôt, je guiderais nos pas vers des lieux plus tranquilles et plus agréables à regarder. Dans l’immédiat, disons que je n’en ressentais pas nécessairement le besoin, puisque lui comme moi n’étions pas en train de nous attarder sur le paysage, mais plutôt sur la conversation qui allait de bon train, à mon avis. En silence, j’écoutai alors le jeune vétérinaire m’expliquer le pourquoi du comment il avait rencontré Luka, Lizzie et toute la famille. Ce fut avec surprise et amusement que lorsqu’il me dit que cela faisait plus de vingt ans, je souris, parce que… Il y a vingt ans, je n’étais même pas née, même pas encore imaginée, je me doutais bien. Cela faisait drôle, quand même, de penser ainsi, même si d’une certaine façon, j’avais l’habitude, parce qu’outre au lycée, j’étais bien souvent une adolescente coincée dans un monde d’adultes. Pour tout dire, cela ne m’avait jamais vraiment gênée, donc je m’en remis bien rapidement, laissant Caleb terminer son récit en lui adressant alors un sourire un peu plus doux, laissant ce sourire s’élargir au moment où il revint à parler de moi, de ma présence ici. C’est à ce moment que je décidai d’ouvrir la bouche pour lui répondre:  « Je suis contente d’être là aussi, je t’avoue. Je ne peux pas cacher que j’avais peur au début, mais ça, je suppose que c’est normal… » Après tout, quel enfant ne le serait pas au cours d’un tel changement de vie, d’habitudes, de tout ? Enfin, enfant était là un mot bien vague, parce que je ne me considérais pas comme tel depuis longtemps, même si bien souvent ces derniers temps, j’avais eu mes moments de vulnérabilité et d’incompréhension qui avaient fait en sorte que j’avais compris que je n’étais pas totalement une adulte. Mais ça, je n’allais clairement pas l’admettre à voix haute, j’avais trop d’orgueil pour ce genre de chose. Par contre, cet orgueil ne m’empêchait pas d’admettre certaines choses qui se voulaient sincères et que je pensais gentilles, par exemple:  « Mais je ne le regrette pas. Franchement, j’ai été encore mieux accueillie que je ne l’aurais cru, et ça fait du bien. » Enfin, je ne cachais pas qu’il y avait eu quelques soubresauts, mais était-ce vraiment nécessaire de les mentionner quand tout allait bien au final ? En tout cas, j’étais d’avis que ce n’était pas utile, d’où le fait que je m’en tins à ce propos, considérant Caleb dans l’espoir qu’il allait comprendre que c’était également à lui que je m'adressais par la même occasion.
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MessageSujet: Re: High enough (+) MADISON & CALEB High enough (+) MADISON & CALEB EmptyMer 22 Juin - 0:00


Même s’il manifestait une assurance relative en répondant à Madison, Caleb ne pouvait s’empêcher d’appréhender un peu la réaction de cette dernière, dans le sens où il ne savait pas s’il saurait lui donner une réponse qui serait non seulement sincère, mais qui apaiserait aussi sa curiosité. Déjà, il la connaissait à peine, ensuite, il avait remarqué au comportement de sa petite soeur (et d’autres) que les adolescentes pouvaient être très changeantes et enfin, il comprenait bien que ce n’était en rien un sujet facile. Mais finalement, la jeune fille sembla assez satisfaite de ce qu’il lui avait dit, puisqu’elle esquissa un sourire. Il n’avait peut-être pas répondu complètement à sa question, étant donné qu’il manquait un peu d’éléments pour le faire. Néanmoins, en ce qui concernait Lizzie, il était sûr de lui - peu de personnes le connaissaient aussi bien que lui. Or, cela semblait suffire à Madison, pour l’instant du moins. Le jeune homme avait bien compris qu’elle cherchait encore sa place au milieu de tout ce beau monde. Elle n’était pas une descendante de la famille la plus réduite de Tenby, c’était une certitude… Mais, comme il le souligna, elle avait de la chance. Ils étaient des gens bien. Caleb, lui, avait toujours été attaché aux Mathesson, mais aux Carter aussi. Il entreprit d’ailleurs, comme promis, de lui raconter comment il les avait connus. C’était une histoire qui remontait jusque très loin… Et qui continuait encore aujourd’hui. Le Gallois avait certes les épaules larges depuis de nombreuses années, refusant de trop compter sur les autres, même en cas de grosses difficultés. Mais Lizzie, c’était différent, elle avait toujours été son pilier, encore plus quand Dan les avait quittés. Et chacun d’entre eux l’avait aidé à sa manière. Alors il pensait effectivement qu’il pourrait en être de même pour la petite Américaine, qu’elle saurait trouver un équilibre dans cette famille qui était la sienne, mais qu’elle n’avait pas toujours connue.

D’ailleurs, les choses ne semblaient pas être trop mal parties, du moins vues de ce côté-là. La confidence de Madison allait dans ce sens, en tout cas. Même si elle avait éprouvé de l’appréhension, elle disait être contente de se retrouver pour l’instant. Pas de véritables regrets en ce qui concernait son déménagement, c’était déjà le point positif à retenir. « Oui, je suppose aussi » se contenta de répondre Caleb, partageant tout à fait son point de vue à propos de ses appréhensions initiales. Il ne pouvait pas comprendre dans le sens où il ne serait jamais à sa place, mais il tentait bien d’imaginer les changements impliqués et la peur de la réaction des membres de sa famille, qu’elle découvrait tout juste. Heureusement, ses craintes ne paraissaient pas fondées, puisque la lycéenne affirma avoir été encore mieux accueillie qu’elle ne l’aurait cru. Le visage du vétérinaire se fendit alors d’un large sourire, puisqu’il était alors rassuré. Il éprouvait de la compassion pour elle, donc il se sentait mieux en sachant que jusqu’ici, tout ne se passait pas trop mal pour elle. Il espérait pouvoir y contribuer un peu, d’une certaine manière, puisqu’il se sentait vraiment lié à cette famille. Au moins, il avait pu discuter avec elle… C’était déjà quelque chose, non ? « C’est cool de t’entendre dire ça. » Il le pensait vraiment, en plus. Il était content même s’il ne pensait pas qu’elle avait envie de le côtoyer spécialement. Mais savait-on jamais… Caleb n’était peut-être pas capable de discerner ce genre de choses, mais il tenait à effectuer un autre geste pour elle. « En tout cas, si tu as besoin de quelque chose… Enfin ou pas forcément, si tu as envie de parler, si tu cherches à joindre Lizzie mais qu’elle ne répond pas à son portable, si tu as une question à propos des chevaux ou quoi, n’hésite pas à m’appeler. Tu peux même passer chez moi, il y a toujours quelque chose à grignoter. » Depuis que ses parents étaient partis, le Donovan ne comptait plus le nombre de fois où il avait dit, même à des personnes qu’il ne fréquentait pas de près, qu’ils étaient les bienvenus chez lui. De toute façon, ils avaient toujours ouvert facilement la porte de leur maison. « Donc j’te file ma carte de visite, c’est le plus simple… Je serais bien resté encore un peu, mais j’ai rendez-vous au refuge d’ici quelques minutes. » Caleb fouilla dans son portefeuille et en sortit l’une des cartes de visite qu’il avait depuis qu’il exerçait son métier. Tout en lui adressant un dernier sourire, il la tendit à Madison. « Alors à bientôt peut-être… Si j’ai un moment, je passerai voir la course, ça m’arrive, de temps en temps. En attendant, entraîne-toi bien ! » Il se pencha pour lui faire une bise avant de s’éloigner. « Passe une bonne journée ! »
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